Gaïd Salah

Algérie : lâché par Paris et Washington, le général Gaïd Salah prend pour son grade !

La candidature du président algérien pour un 5ème mandat a fait déborder tout le pays. Le peuple a exprimé pour la troisième semaine consécutive son refus catégorique de la mascarade. Toutes les manœuvres, les intimidations et les chantages du pouvoir, de l’armée qui détient les rênes et le bloc présidentiel n’ont réussi à briser l’élan de la contestation populaire. Ce vent de changement qui fait chavirer le régime a même gagné les rangs du Front de libération nationale (FLN). Certains membres ont quitté le parti pour prendre le train en marche et se joindre à la rue.

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Rabat Vs. Riyadh et Abu Dhabi : La vérité sur les turbulences qui secouent leurs relations

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Le Maroc a-t-il retiré son ambassadeur en poste en Arabie saoudite ? Bien sûr que non. Mais Mustapha Mansouri se trouve-t-il vraiment à Rabat ? Oui. Il a été convoqué par le MAECI pour «consultations». Donc, pour être précis dans le vocabulaire utilisé, notre ambassadeur a été «convoqué» mais pas «retiré». De même pour le chef de la mission diplomatique du Maroc à Abu Dhabi, Moha Aït ou Ali. Il se trouve également à Rabat où il a été convoqué pour consultations et non pas retiré des Émirats arabes unis. Lorsque le journaliste de l’agence russe Sputnik a contacté Nasser Bourita pour en savoir davantage sur le sujet, ce dernier a catégoriquement nié que les deux ambassadeurs aient été retirés respectivement de Riyadh et d’Abu Dhabi. Et le ministre avait raison sur la forme. Les deux diplomates n’ont pas été retirés mais «juste» convoqués. Un écart sémantique ou un abus de langage et bonjour la crise diplomatique. Ce qui est certain en revanche, c’est que le Maroc et ses 2 «alliés» du CCG passent réellement par une zone de turbulences au-delà de la terminologie usitée.

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Algérie : Le général Abdelmalek Guenaizia inhumé aujourd’hui

La dépouille du général-major Abdelmalek Guenaizia, ancien numéro 2 de la Défense nationale en Algérie, a été inhumé aujourd’hui au cimetière de Sidi-Yahia, dans la capitale Alger. L’ancien chef d’Etat-major et ex-ministre délégué auprès du ministre de la Défense, qui n’est autre que le président Abdelaziz Bouteflika, est mort le 4 février 2019 à Genève. Il avait 82 ans. Son corps avait été rapatrié mardi en Algérie où il a été accueilli par le premier ministre Ahmed Ouyahia, le vice-ministre de la Défense le général de corps d’armée Ahmed Gaïd Salah et le président du Sénat Abdelkader Bensalah.


Le général-major Abdelmalek Guenaizia, qui avait été promu au grade de général en 1984, est nommé, dans la foulée, commandant des forces aériennes puis adjoint au chef d’état-major de l’Armée algérienne. Il est désigné en 1990 chef d’état-major puis promu, l’année suivante, au grade de général-major.

Cet ancien officier de l’Armée de libération nationale, bras armé du FLN durant la Guerre d’Algérie -1954/1962-, a effectué plusieurs cycles de formation en France et dans l’ex-URSS. Il a aussi participé à la guerre israélo-arabe de 1973.

En 1993, et pas très en odeur de sainteté avec les puissants officiers supérieurs de l’époque, le général Smaïn Lamari, le général Mohamed Médiene dit Toufik, directeur du DRS, le général Mohamed Bouzit dit Yacef, patron de la Direction de la Documentation et de la Sécurité Extérieure –DDSE-, ou le général M’henna Djebbar, responsable de la direction centrale de la sécurité de l’armée –DCSA-, et au paroxysme de la décennie noire qu’a vécue l’Algérie, le général Abdelmalek Guenaizia est «exfiltré» de l’armée et nommé ambassadeur en Suisse où il demeurera en poste sept longues années.

A son retour de Berne, et après une traversée du désert de 5 ans, il est rappelé en 2005 par Abdelaziz Bouteflika pour occuper, sous son autorité, les fonctions de ministre délégué à la Défense. Il y restera 8 ans. Il prendra sa retraite définitive en 2013.

A ses obsèques, de nombreuses hautes personnalités algériennes ont fait le déplacement au cimetière de Sidi Yahia pour lui rendre un dernier hommage, parmi lesquelles, principalement, le premier ministre Ahmed Ouyahia, le président du Sénat, Abdelkader Bensalah, les ministres de l’Industrie et des Mines, Youcef Yousfi, de la Justice, Tayeb Louh et de l’Intérieur, Noureddine Bedoui, ainsi que l’ancien premier ministre Abdelmalek Sellal, le général Ahmed Gaïd Salah, vice-ministre de la Défense, et le directeur général de la sûreté nationale, le colonel Mustapha Lahbiri.

Bouteflika et l’Algérie humiliés par la mafia au pouvoir

Paraplégique, muet et extrêmement diminué, Abdelaziz Bouteflika a été officiellement déclaré candidat aux présidentielles de 2019 par ses «geôliers», les membres de l’Instance de coordination de l’Alliance présidentielle qui regroupe le FLN, le RND, le TAJ et le MPA. Une décision qui non seulement humilie la carrière et la mémoire de l’homme politique qu’était Abdelaziz Bouteflika mais également l’ensemble du peuple algérien ainsi que la mémoire des 1,5 millions de martyres tombés en luttant pour leur indépendance et leur dignité.

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Sahara : La brèche du shutdown ne peut endommager la solidité de l’axe Rabat-Washington

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C’est dans un contexte de crise politique interne sans précédent aux Etats Unis que démocrates et républicains se renvoient la balle depuis près de trois semaines sur fond d’une polémique autour du financement du projet du président Donald Trump visant à construire un mur à la frontière du Mexique. Les démocrates ne veulent pas de ce mur «de la honte» et refusent de le financer alors que le chef de l’Etat tient absolument à l’ériger. C’est pour lui une question de sécurité nationale. Pour ce faire, il a besoin de quelques 5 milliards de dollars de crédits que lui refuse la majorité démocrate à la Chambre des représentants. Par mesure de rétorsion, le président a bloqué toutes les lois présentées par le camp démocrate dont le budget 2019 grâce auquel l’administration peut fonctionner. Ce qui a conduit à une paralysie presque totale de la mécanique administrative du pays, notamment au niveau fédéral. A l’aune de cette lutte intestine, la présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, a présenté un projet de loi de budget qui a fait réagir quelques milieux marocains, en raison d’une clause visant à dissocier les aides octroyées au Sahara de la rubrique Maroc. Aussitôt proposée, aussitôt rejetée par la Maison Blanche et le Sénat, cette disposition était mal formulée, incomplète et, surtout, inapplicable. Une petite manoeuvre avortée de quelques lobbyistes pour profiter de cette brèche du shutdown et justifier leurs honoraires. D’ailleurs, il est dit noir sur blanc dans ce texte que ses dispositions ne permettent, en aucune manière, de tirer des conclusions quelconques sur un hypothétique changement de la position américaine sur la question du Sahara ou, encore moins, sur l’état des relations entre le Maroc et les Etats-Unis.

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