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Brexit - Page 3

A la veille du Brexit, les hommes d’affaires de Gibraltar se tournent vers le Maroc

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La « Gibraltar Morocco Business Association » vient de voir le jour. Elle a été créée par un groupe d’hommes d’affaires locaux dans le but de favoriser les liens commerciaux, culturels, touristiques et éducatifs avec le Maroc.

Dans un communiqué cité ce mardi par Gibraltar Chronicle, les fondateurs ont expliqué que cela découlait des préoccupations suscitées par le Brexit, ajoutant que le Maroc pouvait et serait une alternative viable à la « trop ​​grande dépendance » du rocher vis-à-vis de l’Espagne.

« Nous ne devons pas oublier ce qui s’est passé en 1969, lorsque Franco a fermé la frontière et que les fournitures essentielles, les travailleurs, le vin, le gaz ont été arrêtés du jour au lendemain, le même scénario pourrait se reproduire compte tenu de la montée de l’extrême droite en Espagne avec l’alliance Vox (Ndlr :parti d’extrême droite fondé en 2013) , le Parti populaire et Ciudadanos (Ndlr : parti espagnol de centre droit) », soulignent -ils.

L’association affirme se réjouir de voir que le gouvernement de Gibraltar prévoyait toutes les éventualités, et que des négociations sont en cours concernant les liaisons de ferry à opérer depuis Algésiras et Tanger.

« Cela ne peut être qu’une bonne chose si nous ouvrons des possibilités à Gibraltar. Cela doit maintenant être encouragé pour les touristes et les entreprises », note l’Association tout en ajoutant que «Les entreprises ont besoin de modifier l’acheminement logistique de leurs produits ou de les sourcer depuis ou via le Maroc. Elles ont peut-être besoin d’aide pour comprendre la législation, les règles et ou la réglementation marocaines et elles sont convaincues que cette association peut leur être utile compte tenu de nos expériences personnelles ou travaillant au Maroc. »

« Nous tenons notre première réunion publique le jeudi 21 mars prochain, pour discuter de la meilleure façon d’aider Gibraltar à aller de l’avant et aider à ouvrir tout le continent africain à Gibraltar. »

Brexit : Les députés britanniques rejettent le «Soft Deal» pour la seconde fois

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À seulement 17 jours de la date prévue du Brexit, les députés britanniques ont voté ce soir contre l’accord conclu avec les négociateurs de l’Union européenne, qui devait permettre une sortie en douceur de leur pays de l’UE et qu’ils avaient massivement recalé en janvier.

Theresa May vient de subir une deuxième défaite au Parlement sur sa stratégie à l’égard du Brexit, par 391 voix contre 242, soit une une majorité de 149 voix.  Les députés ont rejeté les garanties de dernière minute qu’elle avait obtenues, lundi, concernent le «filet de sécurité» (ou backstop) irlandais, un dispositif de dernier recours qui vise à éviter le retour d’une frontière physique entre les deux Irlande afin de préserver les accords de paix de 1998 et l’intégrité du marché unique européen.

À seulement 17 jours de la date prévue de la sortie de l’Union européenne, les députés britanniques ont ignoré les appels de la première ministre britannique, Theresa May,  à «valider l’accord», après que Jeremy Corbyn, le chef du Parti travailliste, s’est dit peu convaincu lundi soir et a appelé à rejeter l’accord et que le parti démocrate unioniste (DUP) eut décidé qu’il ne pouvait pas soutenir l’accord.

La première ministre a fait une déclaration, immédiatement  après le vote affirmant qu’elle était «profondément déçue» du rejet de son accord.

Et maintenant, le « No Deal »

Maintenant que le parlement britannique a rejeté le « Soft Deal », le pays doit faire face au no deal, une situation que Theresa May brandissait systématiquement devant les députés qui rechignent à valider l’accord avec Bruxelles. « Rejetez l’accord et personne ne sait ce qu’il va arriver, avertissait Therasa May vendredi. Nous pourrions ne pas quitter l’UE avant plusieurs mois, nous pourrions partir sans toutes les protections que garantit l’accord. Nous pourrions ne jamais quitter l’UE. »

Et c’est ce jeudi 14 mars que les député seront appelé à voter sur le « No Deal » qui signifie une sortie du Royaume-Uni de l’Europe le 29 mars, sans qu’aucune règle régisse ce départ.

Réaction de l’Union européenne

Après l’annonce du résultat du vote, le négociateur en chef de l’UE, Michel Barnier, a déclaré que l’UE avait fait tout ce qui était en son pouvoir et que le blocage résidait au Royaume-Uni.

Un porte-parole du président du Conseil européen, Donald Tusk, a déclaré suite au vote : « Nous regrettons le résultat du vote de ce soir et nous sommes déçus que le gouvernement britannique n’ait pas été en mesure d’obtenir une majorité pour l’accord de retrait conclu par les deux parties en novembre. »

«Du côté de l’UE, nous avons fait tout ce qui était possible pour parvenir à un accord. Compte tenu des assurances supplémentaires fournies par l’UE en décembre, janvier et hier, il est difficile de voir ce que nous pouvons faire de plus.»

«S’il existe une solution à l’impasse actuelle, elle ne peut être trouvée qu’à Londres.»

Le porte-parole a déclaré que l’UE respectait l’accord de retrait et que le vote avait « considérablement accru la probabilité d’un Brexit sans accord», ajoutant: « Nous poursuivrons nos préparatifs en vue d’un non-accord et serons prêts à nous préparer si un tel scénario se préparait.»

«S’il y avait une demande motivée du Royaume-Uni pour une prolongation, l’UE27 l’examinera et décidera à l’unanimité. »

«L’UE27 s’attendra à une justification crédible d’une éventuelle prolongation et de sa durée. Le bon fonctionnement des institutions de l’UE devra être assuré. » a conclut le porte parole du président du Conseil européen, Donald Tusk.

La Grande-Bretagne à la recherche de nouvelles opportunités d’investissement au Maroc

Le ministre britannique auprès du ministre du Commerce international chargé de l’Investissement, Graham Stuart, était jeudi en visite au Port de Tanger-Med, où il s’est entretenu avec le président du Conseil de surveillance de l’Agence spéciale Tanger-Méditerranée, Fouad Brini. Londres, qui est en passe de quitter l’Union Européenne après le vote du Brexit, cherche à développer de nouveaux partenariats à l’international pour booster et diversifier ses investissements et autres exportations. Et Tanger, ancienne cité internationale où les britanniques ont eu une présence politique, commerciale et culturelle remarquée durant des décennies, avant et pendant le protectorat, est la ville idoine pour donner un coup de fouet à ce redéploiement commercial.

Accompagné de l’ambassadeur de Grande-Bretagne au Maroc, le très dynamique Thomas Reilly, le ministre britannique a exploré avec ses interlocuteurs marocains les différentes opportunités que propose le Maroc en termes d’investissements à travers ce complexe colossal qu’est le port de Tanger-Med. Fouad Brini a expliqué à son invité le potentiel unique de cette unité portuaire de dimension mondiale qui gère un trafic annuel de 9 millions de conteneurs, 7 millions de passagers, 1 million de véhicules et quelque 700 mille camions.


De plus, le port marocain, qui est connecté à 174 autres ports à travers le monde, offre une voie exceptionnelle à la Grande-Bretagne et à ses exportateurs, pour développer leur commerce avec les pays africains notamment.

En l’absence de son homologue marocain Othmane El Ferdaous, Graham Stuart a profité de sa présence à Tanger pour rendre visite au campus de la prestigieuse SIST British Education, associée à la Cardiff Metropolitan University, et qui est la première école supérieure au Maroc à dispenser ses cours intégralement et exclusivement en anglais britannique.

Fuite de données Facebook : Le cours du géant américain perd 7%, une perte sèche de 48 milliards de dollars

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Les cours ont reculé lundi dans presque toutes les Bourses mondiales indique Bloomberg dans une note d’information, alors que les ventes de technologie ont propulsé les indices Nasdaq vers les pertes les plus importantes en six semaines. Les obligations d’État ont effacé les pertes, tandis que la livre britannique a bondi sur une percée du Brexit. Les actions américaines se sont effondrées alors que les entreprises technologiques ont été perturbées suite à des rapports d’une violation de données de Facebook Inc.

L’information selon laquelle des millions de données Facebook ont été piratées a également a sapé les actions asiatiques : l’action de Facebook a enregistré la chute la plus importante depuis août 2015, soit une perte sèche de 7%, quelque chose comme 48 milliards de dollars partis en fumée !

Il faut aussi comprendre la déroute de Facebook par la pression politique qui avait monté pendant le week-end à Washington concernant une éventuelle l’immixtion russe dans les élections américaines, et alors que les spéculations ont enflé  faisant état que le président Donald Trump pourrait se préparer à licencier le patron du FBI.

Les députés américains et britanniques ont exigé de Facebook d’expliquer comment une entreprise d’une telle ampleur ait pu laisser filtrer des données politiques sur près de 50 millions de comptes et de profils sans que le réseau social n’ait alerté les utilisateurs du réseau.

La sénatrice Amy Klobuchar du Minnesota, membre démocrate de la Commission des affaires judiciaires du Sénat, est allée jusqu’à presser Mark Zuckerberg, le patron de Facebook, de comparaître devant la commission de la chambre haute du Congrès pour expliquer ce que le réseau social savait sur l’utilisation abusive de ses données.

El Aynaoui DG d’OCP Policy Center : Nous avons besoin d’une COP de la confiance

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En marge de la 10ème édition de la World Policy Conference, organisée du 3 au 5 novembre à Marrakech, Karim El Aynaoui, Directeur Général d’OCP Policy Center, s’est confié à The Economist.

Nos partenaires historiques trop occupés par leurs problèmes internes

Interviewé par John Andrews éditorialiste pour The Economist, Karim El Aynaoui, Directeur Général d’OCP Policy Center, qui participait aux travaux de la World Policy Conference, a déclaré que le secret de la réussite de la Chine, en termes d’investissements en Afrique, résidait dans la capacité de Pékin à comprendre les besoins et les problématiques des pays africains y compris les pays à faibles revenus. Tandis que les partenaires historiques du continent, en l’occurrence les Etats-Unis et l’Europe, occupés par leurs propres problèmes se font distancés année après année.

Nous avons besoin d’une COP de la confiance

Face aux changements majeurs que connait le Monde, l’élection de Donald Trump, le Brexit et l’émergence de la Chine en tant que puissance économique, Karim El Aynaoui a proposé de tenir un événement mondial, une sorte de COP pour faire réinstaller la confiance dans le monde.

L’Afrique et la transition climatique, les clés de la croissance mondiale

Selon le Directeur Général d’OCP Policy Center, l’Afrique et la transition climatique constituent des sources formidables de développement de l’économie mondiale, surtout pour l’Europe. Une croissance qui a pour condition l’intégration de l’Afrique dans la chaîne mondiale de création de valeur et le sérieux quant à un investissement massif dans le continent.

Nawfal Laarabi

Référendum catalan : la fébrilité de Madrid fragilise l’Europe

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Les vieux pouvoirs représentant les vieux modèles d’une vieille Europe ont atteint leurs limites. Il est intéressant de voir le chef du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, s’obstiner dans le déni et estimer que le référendum pour l’indépendance de la Catalogne « n’a pas eu lieu. » En effet, quels que soient les résultats du scrutin, aucun pays au monde n’en reconnaîtra l’issue. Mais la machine indépendantiste ne s’arrêtera pas là pour autant. Une dynamique s’est installée. Et il appartient aux dirigeants de l’Europe de comprendre que les générations du XXIe siècle diffèrent totalement de celles du XXe, et leur référentiel n’est plus celui de la phase post-IIGM mais plus proche à une sorte d’ubérisation de la géographie et de l’histoire, qui donne libre cours aux peuples de choisir leur destinée.

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La preuve de cette impuissance des gouvernements européens, et notamment espagnol, demeure la réaction violente du gouvernement Rajoy vis-à-vis des catalans, attitude qui fragilise davantage l’exécutif de Madrid qui n’a pas réussi à favoriser un canal de dialogue avec les courants indépendantistes de la province catalane.

Si l’Union européenne a gardé une certaine neutralité face à ce défi majeur qu’elle affronte c’est qu’elle ne peut pas oublier, ni nier le rôle qu’elle a eu dans le morcellement de plusieurs pays du vieux continent. À comment par l’ex-Yougoslavie. Tout le monde en Europe a applaudi l’éclatement de ce grand pays sous couvert du droit des peuples à l’autodétermination et à la liberté. De même pour la Tchécoslovaquie divisée en deux pays. Sans oublier la chute de l’Union soviétique et l’indépendance d’un coup de près de 15 républiques de l’ex-URSS.

En plus d’une rétrospective géographique et historique, l’Europe a besoin de faire une introspection dans ses idéaux et ses valeurs, une sorte d’autocritique éthique et intellectuelle, pour dire au monde ce qu’elle désire vraiment et comment veut-elle y arriver. Aujourd’hui l’histoire n’attend pas. La pression et la rapidité d’évolution des événements sont telles que les peuples ne peuvent plus attendre. La superpuissante Chine est prête. Les USA sont en déclin en terme d’influence. L’Afrique, jeune, fera l’avenir. Le Moyen-Orient, en décomposition, est une source d’instabilité pour le monde. Et l’Europe, si elle ne revoit pas d’urgence son modèle politique et social, elle sera condamnée à une recomposition géographique et humaine, pour ne pas dire un éclatement, comme ce fut le cas lors de la première Guerre mondiale, il y a un siècle de cela. Il s’agit d’une répétition, une réédition de l’Histoire. Phénomène naturel dans le cycle de vie des peuples et des Nations.

L’affaire de la Catalogne n’est qu’un avertissement, une sonnette d’alarme. Avec les médiations européennes qui s’organisent, le dossier sera réglé incessamment mais pas définitivement. Le défi identitaire est fortement présent et ne pourra jamais être résolu par la force. C’est aussi une leçon pour Madrid et l’ensemble de l’Occident. Les anciennes puissances coloniales ont cette facilité, cette mauvaise manie, de s’immiscer dans les affaires intérieures des anciennes colonies qu’elles estiment être toujours sous leur tutelle. Et aujourd’hui qu’une frange de leur propre population demande un droit, que ces mêmes puissances défendent chez autrui, elles paniquent et perdent leur aura démocratique et se confondent en antagonismes entre autres hypocrisies.

« Il faut savoir gérer les inconvénients de vastes desseins », tel doit être le leitmotiv qui guidera l’Europe vers une reconfiguration de fond en comble de sa philosophie, au risque de disparaître. Et le Brexit représente cette cellule cancéreuse qu’on a l’impression de pouvoir guérir à coup de chimiothérapie et de radiothérapie oubliant que le dernier bilan sanguin et radiologique fait état d’une métastase.

Abdellah El Hattach

BCP, Bank of Kigali : Le deal est-il compromis ?

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Nous l’annoncions en exclusivité dans notre édition du 28 juin 2017. La BCP était en négociation avancée avec la plus grande banque du Rwanda pour une prise de participation stratégique. Une opération de croissance africaine par laquelle la banque marocaine cherchait à damer le pion à Attijariwafa bank, premier opérateur à s’intéresser au marché rwandais. La pression politique sur le rapprochement entre Bank of Kigali et la BCP était très forte, ce qui n’était pas du goût du management de la banque qui pistait d’autres options notamment l’appel à l’épargne publique sur les marchés financiers internationaux.


Coup de bluff ou décision stratégique, le management de la plus grande banque rwandaise n’a pas écarté, dans une sortie médiatique, ses intentions de faire appel aux marchés financiers pour lever 60 à 100 millions de dollars. Une déclaration qui met de la pression sur les négociations d’entrée de la BCP dans le Capital de la BOK.

«Nous étudions la possibilité d’introduire Bank Of Kigali sur plusieurs places boursières: la bourse de Johannesburg (JSE), la place de Nairobi (NSE) ou le London stock exchanges (LSE)», a déclaré Diane Karusisi, directrice générale de la BOK. «Si nous optons pour une cotation croisée, une part de ce montant de 60 millions de dollars à 100 millions de dollars sera émise dans d’autres marchés boursiers, mais très probablement, nous émettrons des droits sur le marché intérieur» a-t-elle expliqué. Avant d’ajouter sans plus de détail : «Nous voulons augmenter notre capital pour faire accroître la dimension de la banque» en précisant que «la banque annoncera ses décisions finales sur l’augmentation de capital avant la fin de cette année».

Interpellée au sujet du projet de cession d’actions à un investisseur stratégique, Diane Karusisi a répondu que «toutes les options [étaient] encore ouvertes.»

Cette sortie calculée de Diane Karusisi annonçant une fourchette de 60 à 100 millions de dollars, fixe une valorisation de la part cessible du capital de Bank Of Kigali, et met ainsi volontairement la barre des négociations à un niveau élevé pour tout acheteur potentiel. Toutefois, l’annonce des places boursières cibles dévoile le jeu de pression de la banque. En effet, le choix de la place de Nairobi réputée être la pire au monde et celui la place londonienne sous pression suite à l’annonce du Brexit, paraissent peu réalistes pour une ouverture du capital de la BOK.

Par ailleurs, la Directrice Générale de BOK n’a pas omis de rappeler les performances de sa banque en annonçant que le bénéfice avant impôts de Bank of Kigali s’est accru de 5,6 % à 20,2 millions de dollars, grâce à une augmentation de 16% des engagements.

La banque, fondée il y a plus d’un demi-siècle, exploite dans son réseau 79 agences et une compagnie d’assurance. Ses actions sont cotées depuis 2011 à la Bourse du Rwanda.

LE1

A la veille d’une visite historique de Trump en France pour le Bastille Day, Paris annule le redressement fiscal de Google

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La justice française a annoncé ce soir l’annulation du redressement fiscal dont faisait l’objet Google en France. Le fisc français réclamait 1,1 milliards d’euros au géant américain du web. Le « geste » de Paris n’est pas étranger à la visite que compte effectuer le président américain en France à compter de jeudi, durant laquelle il participera, vendredi, aux festivités du 14-Juillet.

Le tribunal administratif de Paris a décidé, ce mercredi, d’annuler la procédure de redressement fiscal à l’égard de Google. La justice française ayant estimé qu’elle était injustifiée au regard de la manière dont Google menait ses activités en France.

En juin dernier, le rapporteur public du Tribunal administratif de Paris avait déjà considéré que Google ne devait pas être astreint à un redressement fiscal de 1,1 milliard d’euros qu’entend lui imposer le fisc, étant donné que le groupe américain ne disposait pas d' »établissement stable » en France qui justifierait un tel redressement.

La décision du Tribunal administratif français survient la veille d’une visite cruciale et historique que compte effectuer le président américain en France. Fervent défenseur des jeunes entrepreneurs qui prônent la liberté économique, numérique notamment, Emmanuel Macron est l’avocat de la libre initiative et se veut le président contemporain de la génération Station F, au même titre qu’Obama était celui de la Silicon Valley. Il ne pouvait donc pas recevoir un Donald Trump avec un jugement en défaveur de Google. Il ne serait pas étonnant que le géant mondial du web, avec ce message de haute dimension politique de la part de Paris, et après la révolution conduite par le Brexit, décide de s’installer dans le plus grand campus de start-up au monde voulu par Xavier Niel et inauguré par…Emmanuel Macron !

Et c’est justement lors d’une conversation téléphonique qu’il a eue avec le président français le 27 juin dernier, que le président américain a confirmé sa présence à Paris lors du Défilé du 14-Juillet –ou le Bastille Day comme l’appelle les américains- en réponse à l’invitation formulée par Emmanuel Macron un mois plus tôt. Comme le président français, Donald Trump a le goût de la discipline militaire et de l’ordre.

Ce ne sera pas la première rencontre entre les deux hommes. Les présidents français et américain ont déjà eu l’occasion de faire connaissance et de s’apprécier lors du sommet de l’OTAN à Bruxelles le 25 mai dernier, et au cours du sommet du G20, à Hambourg, le 7 juillet.

LE1

Gouvernement Macron : La fin de trente ans d’hypocrisie politique

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Ni de gauche ni de droite et, en même temps de droite et de gauche. Réunissant des visages des Républicains, du Parti Socialiste, du Centre, de la société civile, de l’UDI, du Modem, des écologistes, des personnalités issues de la diversité, des sécuritaires, des hauts fonctionnaires, des (très) jeunes et des moins jeunes, le gouvernement Macron dirigé par l’iconoclaste Edouard Philippe est une réelle mosaïque politique. Gouvernement d’union nationale ? Pas si sûr. Gouvernement pluriel ? Encore moins sûr. Il s’agit, selon Jean-Pierre Chevènement, ancien ministre de l’Intérieur et de la Défense, d’une «recomposition qui met un terme à trente ans d’hypocrisies et de faux-semblants». Pour ce vétéran de la classe politique française, «le système fondé sur l’alternance du pareil et du même» a définitivement capoté. LE1 a décidé de vous reproduire l’excellente lecture du sage Chevènement publiée aujourd’hui sur son site web juste après l’annonce de la composition du nouveau gouvernement français.


Le gouvernement Philippe met un terme à trente ans d’hypocrisies et de faux-semblants

La répartition des portefeuilles au sein du gouvernement d’Edouard Philippe qui fait une place très substantielle à des ministres issus de la droite et du centre, illustre la profondeur de la recomposition politique qu’a voulue Emmanuel Macron.

Une ère se clôt : cette recomposition met un terme à trente ans d’hypocrisies et de faux-semblants. Le système fondé sur « l’alternance du pareil et du même » a turbulé.

Le paradoxe de la situation tient à ce que le gouvernement d’Edouard Philippe concentre, à gauche et à droite, la quintessence des élites formées à la Doxa maastrichtienne au moment où, justement, le système que symbolisait Maastricht est arrivé à son épuisement. En effet, les problèmes qui ont mis la construction européenne en crise demeurent : déficit démocratique, Brexit, fragilité de la monnaie unique, chômage de masse dans les pays de l’Europe du Sud, insuffisance de la croissance dans la zone euro, réfugiés et migrants, enlisement en Ukraine, etc.

Les héritiers de dogmes européistes ou atlantistes obsolètes vont devoir s’en dégager, car tel est le prix de la réussite. Ils doivent ensemble s’affranchir des tabous d’une vision du monde dépassée pour ouvrir, comme l’a dit le Premier ministre, « une voie difficile et risquée », celle de la réussite, pour eux-mêmes mais aussi, et avant tout, pour la France.

C’est pourquoi je forme tous mes vœux pour la réussite du nouveau Président de la République et pour celle de son gouvernement. Il leur faudra, pour cela, beaucoup d’audace, car sans audace point de salut !

Jean-Pierre Chevènement

Juncker menace Trump de soutenir un « TEXIT »

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Devant l’insistance continue du président des Etats-Unis à vouloir soutenir le retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne, le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a prévenu Donald Trump que s’il «continuait à se réjouir du Brexit, il encouragera l’Ohio et le Texas à quitter les Etats-Unis.»

La menace claire de Jean-Claude Juncker à l’égard de Trump intervient à un moment crucial de l’histoire de l’Union européenne qui vit une véritable déchirure avec la sortie du Royaume-Uni de ses rangs.

Pour Trump, le Brexit va s’avérer être une excellente chose et donne ainsi raison à Londres de vouloir sortir de l’UE, ce à quoi a virulemment rétorqué Juncker qui a averti que s’«il [le président américain] continuait ainsi, je vais encourager l’Ohio et le Texas à quitter les États-Unis».

Lors de son discours au sommet du Parti populaire européen qui se tient à Malte, le président de la Commission, très applaudi par Angela Merkel, a fermement réprimandé Donald Trump, tout en précisant que le Brexit n’était pas synonyme de disparition de l’UE.

LE1