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Afrique

Cinq pays africains officiellement épargnés par le virus

Cinq États africains figurent parmi les rares pays au monde à n’avoir encore déclaré aucun cas de nouveau coronavirus: les Comores, le Lesotho, le Malawi, São Tomé-et-Principe et le Soudan du Sud.

Le Burundi est sorti de la liste mardi soir après l’annonce par son ministre de la Santé de deux premiers cas de nouveau coronavirus dans le pays qui se disait jusqu’alors « protégé par la grâce de Dieu ».

La pandémie qui affecte la planète a frappé dans presque tous les pays, à l’exception d’une poignée de petites îles isolées, du Yémen en guerre et de la très fermée Corée du Nord.

En Afrique, certains de ces pays attribuent leur bonne fortune à leur isolement. D’autres voix relèvent que l’absence de cas est sans doute liée à la faiblesse des moyens mis en oeuvre pour le dépistage.

1. L’archipel des Comores

L’archipel des Comores, situé dans l’océan Indien entre Madagascar et le Mozambique, n’a toujours détecté aucun cas, selon le ministère de la Santé.

Le Dr Abdou Ada, un généraliste de Moroni, se demande si ce n’est pas lié au traitement de masse à base d’artémisine utilisé aux Comores contre le paludisme.

« Je me permets de croire que le traitement antipaludéen de masse explique le fait que les Comores sont, pour l’instant du moins, épargnées par le Covid-19. Il s’agit d’une conviction personnelle qu’il faut confirmer scientifiquement », a-t-il avancé.

2. Le Lesotho

Le Lesotho est entré lundi en période de confinement national de 25 jours, même s’il n’a recensé pour l’heure aucun cas positif.

Le petit royaume d’Afrique australe d’un peu plus de 2 millions d’habitants n’avait jusqu’à la semaine dernière ni test, ni centre de dépistage…

Il a reçu le 26 mars ses premiers kits grâce au milliardaire chinois Jack Ma. Les autorités ont rapporté 8 cas suspects. Les premiers résultats sont attendus très prochainement.

3. Le Malawi

Le gouvernement du Malawi assure que s’il n’a enregistré aucun cas, ce n’est pas parce qu’il n’est pas capable de procéder à des tests. «Nous avons des tests et nous testons», a affirmé le porte-parole du ministère de la Santé, Joshua Malango.

La docteur Bridget Malewezi a déclaré à l’AFP que même si le pays n’est «pas prêt à 100%», il se prépare en vue de l’arrivée du virus, qu’elle juge inéluctable. «La plupart des gens pensent que ça arrivera ici aussi à un moment ou un autre», a-t-elle estimé.

Le Malawi a demandé aux personnes arrivant de l’extérieur de se mettre d’eux-mêmes en quarantaine, ce qui selon Mme Malewezi a aidé le pays «à se protéger».

4. São Tomé-et-Principe

L’archipel de Sao Tomé-et-Principe, dans l’océan Atlantique, n’a recensé aucun cas, tout simplement car il n’est pas en mesure de mener des tests, a indiqué la représentante de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) dans le pays, Anne Ancia.

Toutefois, «nous continuons nos préparations», a ajouté Mme Ancia, en précisant qu’une centaine de personnes de retour de pays sensibles avaient été placées en quarantaine.

Avec seulement quatre lits en réanimation pour une population de 200.000 personnes, le pays doit absolument empêcher le virus de se propager. Il a déjà fermé ses frontières, malgré l’importance du tourisme pour l’économie locale.

5. Soudan du Sud

Pour le docteur Angok Gordon Kuol, un des responsables de la lutte contre le coronavirus au ministère de la Santé, si le pays n’a enregistré aucun cas, c’est parce qu’il n’a «pas un fort trafic aérien».

Mais les autorités s’inquiètent du nombre de travailleurs humanitaires étrangers qui travaillent dans le pays et ont pu y revenir ces dernières semaines.

Le Soudan du Sud est aussi entouré de pays touchés par le virus et n’est pas en mesure de fermer de manière étanche ses frontières. Les gens «peuvent traverser ces frontières et nous nous attendons à avoir des cas», a prévenu M. Gordon.

Dans un des pays les plus pauvres au monde, qui peine à sortir d’une guerre civile commencée en décembre 2013, le gouvernement ne cache pas manquer d’à peu près tout. M. Gordon estime que le pays est capable de tester un maximum de 500 personnes

Le pays a fermé les écoles et interdit les événements sportifs, religieux et politiques, ainsi que les mariages et funérailles. Il a aussi suspendu les vols internationaux et les commerces non essentiels ont été fermés.

Coronavirus : la maladie des élites mondialisées … même en Afrique

Un chef d’Etat (Botswana) et un Premier ministre (Côte d’Ivoire) en quarantaine, plusieurs généraux (Egypte), de nombreux ministres infectés et même un décès d’une vice-présidente de l’Assemblée (Burkina): les politiques sont particulièrement touchés par le coronavirus en Afrique, où l’expansion de la pandémie ne fait que commencer.

«On dit que c’est la maladie des élites mondialisées. Ce sont les personnes qui voyagent ou qui sont en contact avec ces personnes qui sont les plus touchées. En tout cas, au début. Donc, en Afrique, c’est le cas des politiques», souligne le politologue ivoirien Jean Alabro.

La mosquée Massalikul Jinaan, la plus grande mosquée d’Afrique de l’Ouest, est fermée à Dakar à cause du nouveau coronavirus

Tandis que le président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki, s’est mis «en quarantaine» après que l’un des membres de son équipe a été testé positif au nouveau coronavirus.

En côte d’Ivoire, à cause des passagers d’Air France le coronavirus se dit «colona-virus»

En Côte d’Ivoire, le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly, candidat du parti au pouvoir à la présidentielle d’octobre, s’est placé lui-même en confinement «après avoir été en contact avec une personne déclarée positive», a-t-il annoncé sur Twitter.

https://twitter.com/AmadouGon/status/1242396926261239808

Selon une source proche du pouvoir, une dizaine de «hautes personnalités» sont en confinement.

Les autorités ont fait preuve de légèreté, estime Jean Alabro en relevant que le Conseil national de sécurité sur le coronavirus avait réuni… 43 personnes.

L’ancien président Henri Konan Bédié a même accusé le pouvoir d’avoir retardé certaines mesures pour faire voter par le Congrès une révision constitutionnelle le 16 mars, «plaçant les calculs politiciens et les intérêts égoïstes au-dessus de la santé des Ivoiriens».

Sur les réseaux sociaux, certains louent le «courage» du Premier ministre mais d’autres fustigent « l’incompétence » du gouvernement. Ils affirment qu’il a «libéré» de quarantaine des passagers en provenance de France parce qu’ils étaient membres de familles de personnalités, comme celle d’Adama Bictogo, un haut cadre du parti du président Alassane Ouattara.

Sur les réseaux sociaux, les internautes font d’ailleurs souvent référence à la Françafrique avec le jeu de mot entre «coronavirus » et «colona-virus».

En Egypte, el-Sisi en confinement après la mort de deux de ses généraux

Au moins deux généraux de l’armée égyptienne sont morts du coronavirus en Egypte la semaine dernière.

L’information a été rapportée le 22 mars 2020 par des médias connus pour être proche du du régime égyptien, les quotidien Youm 7 et Al-Ahram. Les victimes du Coronavirus sont le général-major Shafia Abdel Halim Dawood, deuxième officier supérieur de l’armée et le général de division Khaled Shaltout, qui participait à une opération de stérilisation dans tout le pays.

Vingt jour plus tôt, le 3 mars 2020 précisément, le président égyptien Abdelfatah el-Sisi avait réuni tout son état-major. Pas moins de 100 généraux avait pris part à cette réunion de travail. Des sources médiatiques non officielles évoquent plusieurs contaminations après cette rencontre.

D’ailleurs, immédiatement après l’annonce des décès des deux généraux, le président égyptien se serait mis en confinement avec sa famille.

Au Burkina, presque tout le gouvernement a été touché. La VP de l’Assemblée décédée

Au Burkina, les politiques sont encore plus touchés et le conseil des ministres de jeudi s’est fait par visio-conférence pour éviter toute infection du chef de l’Etat Roch Marc Christian Kaboré.

Une précaution prise après la mort de la deuxième vice-présidente de l’Assemblée, Rose-Marie Compaoré, et alors que pas moins de sept ministres sont touchés, notamment celui des Affaires étrangères Alpha Barry.

Ce dernier s’était moqué le 18 mars des rumeurs sur sa contamination affirmant: «Allô Maman !!!! Les appels viennent de partout… Je n’arrive pas à tout décrocher. Mais impossible de rater l’appel de ma chère mère. Comme beaucoup d’entre vous, elle aussi a été gagnée par la rumeur. Je l’ai rassurée».

Mais deux jours plus tard, il indiquait: «La rumeur est devenue réalité… je viens d’être notifié positif».

Les internautes l’ont raillé à leur tour, créant le hashtag #allomaman.

«allô maman, je suis obligé de me faire soigner à Ouagadougou comme le bas peuple. Je ne peux pas aller en Europe. Et si on équipait convenablement maintenant nos hôpitaux ?», a lancé l’un d’entre eux.

«Les ravages (du virus) ne connaissent pas le genre ni la classe sociale», souligne l’opposant Ablassé Ouedraogo. «Personne n’est épargné par ce virus qui infecte les chefs d’Etat, les ministres et les parlementaires (…), y compris le citoyen ordinaire (…).»

«Le bon exemple commence par le sommet et le coronavirus n’est point une maladie de la honte. Les Burkinabè devraient disposer de l’information sur la santé de leurs gouvernants», ajoute-t-il.

Panique totale au Nigéria

Au Nigeria, la classe politique à Abuja, la capitale fédérale, «est en panique depuis que le directeur de cabinet (du président) a été testé positif», selon une source proche de la présidence.

De nombreux hommes politiques nigérians de haut rang, dont plusieurs gouverneurs et le vice-président, ont déclaré s’être mis en quarantaine après avoir été en contact avec deux cas positifs, dont le bras droit du président Muhammadu Buhari, Abba Kyari.

A Kinshasa le premier décès du coronavirus est le frère du ministre de l’économie

En République démocratique du Congo, les autorités ne confirment pas que des personnalités de la vie publique figurent parmi les cas confirmés de coronavirus mais plusieurs médias ont rapporté que la ministre de l’Economie Acacia Bandubola était touchée. Son frère et directeur de cabinet adjoint, Dédié Bandubola, fait partie des premiers morts.

https://twitter.com/Lechacalenrage/status/1242156319169286146

Le ministre des Affaires foncières Molendo Sakombi lui a rendu un hommage sur le compte Twitter du ministère: « La mort du docteur Dédié Bandubola démontre à suffisance l’ampleur du danger qui nous guette tous ».

En Tanzanie, c’est l’opposition qui est touchée avec la mise en quarantaine volontaire de la famille du chef de l’opposition Freeman Mbowe, dont le fils a contracté la maladie.

Arcadia, l’astrolabe des décideurs pour un âge d’or des matières premières en Afrique

Les richesses naturelles exceptionnelles de l’Afrique, sources de convoitises diverses, ont longtemps constitué une malédiction politique, économique et sociale pour les populations du continent. Dans un de ses rapports publié en 2013, le Banque Africaine de Développement affirme que les gouvernements africains pourraient transformer les échecs relatifs à l’exploitation des ressources naturelles, en opportunités extraordinaires de développement, s’ils étaient mieux informés de leurs vraies valeurs et s’ils bénéficiaient d’une aide pour faire face à la complexité de la négociation des contrats entre autres avec les entreprises privées.

C’est dans ce sens que le think tank, Policy Center for The South, a fait appel à des experts internationaux pour produire, en 2016, ARCADIA, le premier rapport sur les matières premières dédié au continent africain. Depuis, Policy Center, sous la direction de Karim El Aynaoui, édite annuellement des mises à jour de ce rapport qui s’est imposé comme un outil scientifique stratégique pour mieux appréhender les défis du développement économique et sociale dans le continent qui passera indéniablement par une bonne gestion de ses ressources et richesses naturelles.

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Master Rebuild Center : OCP installe une nouvelle usine de reconstruction de moteurs haute puissance

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Cummins Inc., leader mondial de l’énergie et de ses solutions, vient de sceller un partenariat stratégique avec le Groupe OCP afin de créer un Master Rebuild Center (MRC) des moteurs de haute puissance Cummins dans la ville marocaine de Khouribga. C’est le premier investissement dans cette nouvelle zone industrielle attractive qui cherche à dynamiser le tissu économique régional et à créer des emplois. La nouvelle usine sera implantée au cœur de l’écosystème de l’OCP, au sein du Fertiparc relevant du Complexe Oued Zem. Et elle est de taille. S’étendant sur une superficie de 14 000 m2, le MRC sera également chargé de la maintenance des moteurs Cummings et sera opérationnel d’ici 2021. Il aura la capacité de reconstruire 100 moteurs par an.

Basée à Columbus dans l’Indiana, aux Etats-Unis, Cummins Inc. a été fondée en 1919. Elle emploie 58 600 personnes et sert des clients dans environ 190 pays. En 2017, Cummins a généré un profit d’un milliard de dollars. Son choix du Maroc a été fait après une étude de faisabilité réalisée dans plusieurs pays d’Afrique.

Redonner vie à des moteurs mourants

Le montant investi par Cummins en équipement dans le nouveau MRC est estimé à environ 40 millions de DH. En termes d’emploi, la nouvelle unité devrait créer 75 postes principalement des profils pointus qui bénéficieront d’un transfert de compétences. C’est le 16ème MRC de Cummins au niveau mondial, le second au niveau de l’Afrique et le premier à l’échelle régionale de l’Afrique du Nord et de l’Ouest.

Equipé en outils à la pointe de la technologie, le MRC recevra les moteurs Cummins de haute puissance en fin de vie des 20 pays de la région d’Afrique du Nord et de l’Ouest pour les démonter, les inspecter, les remplacer le cas échéant par des pièces neuves et les tester, une fois montés, pour vérifier qu’ils atteignent les performances d’un moteur neuf. Ils seront, par la suite, envoyés vers les clients de ces pays. Selon Iliass El Fali, Vice-Président Exécutif Opérations Industrielles du Groupe OCP, «ce partenariat stratégique met en œuvre notre modèle «triple-win» qui allie des performances améliorées pour OCP, des opérations best-in-class pour notre partenaire, et un impact structurant pour notre écosystème ».

En scellant ce partenariat, le Groupe OCP et Cummins Inc. montrent leur engagement en faveur du développement socioéconomique de l’Afrique. Ils favorisent également un transfert de connaissance et de savoir-faire dans cette région du continent.

FIAD : Le Forum d’Al Mada reprend du service en 2019

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Après une pause d’une année, le Forum International Afrique développement, considéré comme le Davos africain, se tiendra cette année les 14 et 15 mars prochain à Casablanca. Le sujet de cette sixième édition intègre une nouveauté thématique qui sort du débat classique Nord/Sud. Les organisateurs de ce forum ont en effet choisi d’ausculter durant leurs travaux la problématique de l’émergence africaine à travers son intégration régionale Est -Ouest.

 

Le FIAD, plate-forme de dialogue et d’affaires dédiée au continent de référence, revient en force cette année. Le choix du thème «Quand l’Est rencontre l’Ouest» dévoile une certaine maturation de l’approche Afrique du porteur de cet évènement Attijariwafa bank et son actionnaire de référence le fonds d’investissement panafricain AL MADA.

En effet, 2018 a été une année de consolidation de plusieurs acteurs économiques opérant en Afrique. Une année durant laquelle le royaume a récolté les premiers fruits de pas moins de dix années de chantiers diplomatiques, économiques et cultuels impulsés par le roi Mohammed VI.

L’acquisition de Barclays Egypt, réalisée avec un pragmatisme exemplaire, et dont la greffe semble bien prendre, l’ouverture vers les pays de l’est comme le Rwanda, l’Ethiopie et le Soudan, l’importance géostratégique galopante de l’est africain, autant d’éléments parmi d’autres qui semblent influer sur la nouvelle conception d’intégration régionale Est-Ouest autour de laquelle le FIAD2019 projette de débattre.

Le Forum promet donc un débat intense et riche. D’une part, le monde a beaucoup changé, entre l’édition de 2017 et celle de 2019. Les équilibres géopolitiques qui replacent l’Asie et l’Afrique au coeur des enjeux du millénaire, les problématiques d’immigration, de sécurité, de changement climatique et d’émancipation du passé colonial, font partie du quotidien du décideur africain. D’autre part, le Forum sera l’occasion pour les opérateurs marocains de faire le point sur leurs stratégies africaines respectives.

Quant à son organisation, le FIAD2019 ne changera pas de formule. Il offre aux décideurs et investisseurs sur le continent, à l’image des éditions précédentes, la possibilité de participer aux workshops thématiques de haut niveau, aux rencontres B to B et B to G. Le Marché de l’Investissement est également maintenu, il mettra à l’honneur plusieurs pays africains dont la liste n’est pas encore dévoilée.

Le Forum d’Al MADA réunit, depuis sa création, plus de 7500 opérateurs représentant 36 pays, avec plus de 17 000 réunions BtoB.

Les préinscriptions à cette 6ème édition du Forum International Afrique Développement ont été ouvertes aujourd’hui et ce jusqu’au 01 mars 2019. Elles se font en ligne via le lien : https://www.clubafriquedeveloppement.com/fr/intro.

Le ministre italien de l’Intérieur à Tunis pour discuter immigration et terrorisme

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Le vice-président du conseil italien et ministre de l’Intérieur, Matteo Salvini, s’est rendu ce jeudi en Tunisie pour une visite d’une journée avant de s’envoler pour le Nigéria. Au menu de son escale tunisienne, il sera question du dossier de l’immigration et de la lutte contre le terrorisme et de la coopération sécuritaire, et de la situation en Libye.

Salvini, chef de l’extrême droite, connu pour ses positions tranchées à l’égard de l’immigration en générale et clandestine en particulier et son refus d’accueillir les bateaux de sauvetage des migrants dans son pays, a défrayé la chronique plus d’une fois par ses déclarations et prises de position.

Récemment, il avait déclaré que la Tunisie n’envoyait en Italie que des «repris de justice», déclaration qui a suscité émoi, colère et indignation chez les responsables Tunisiens.

Il avait également affirmé que «l’Italie ne pouvait être le camp de réfugiés de l’Europe» et que «le bon temps pour les clandestins est fini : préparez-vous à faire vos valises».

Dans une déclaration accordée mercredi à l’agence italienne de l’information Ansa, avant sa mini-tournée africaine, Matteo Salvini a modéré ses propos en soulignant l’excellence des relations entre Rome et Tunis, que l’Italie était prête à aider la Tunisie dans sa lutte contre le terrorisme, et à renforcer les investissements dans ce pays, relevant que pas moins de 800 entreprises italiennes sont installées en Tunisie employant près de 6300 personnes.

 

Il est à rappeler que plus de 4000 tunisiens ont regagné l’Italie clandestinement rien que au titre des 8 premiers mois de 2018.

Mercredi, en marge des travaux de l’Assemblée générale des Nations unies, les ministres marocain et italien des Affaires étrangères, Nasser Bourita, et Enzo Moavero Milanesi, ont également eu des entretiens similaires portant la situation en Libye et l’immigration clandestine.

Sommet à New York sur le leadership des femmes : A vos engagements citoyennes !

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Le mercredi 26 septembre se tiendra à New York le sommet sur le leadership des femmes à l’occasion de la 73ème session de la manifestation parallèle de l’Assemblée générale des Nations Unies. Et eu égard à la croissance économique mondiale générée par les femmes à travers le monde, il est devenu inévitable de mettre ces dernières au diapason de la scène médiatique mondiale. Dans ce sens, cet événement consacré aux femmes a pour mission clé de rappeler l’importance du leadership et de l’entrepreneuriat féminin à travers le monde.

Visant à la sensibilisation au leadership des femmes au sein des entreprises à travers une optique de dynamisme et d’encouragement, ce sommet compte la présence de certaines figures féminines leaders ayant œuvré hors des sentiers battus pour se frayer un chemin vers une réussite hors paire. Toutes ces intervenantes animées par une même envie incommensurable de se transcender, se dépasser et réduire en cendres toutes sortes d’obstacles à leur accomplissement, restent issues de tous types de secteurs et continents.

De cette façon, ces battantes sont aujourd’hui à l’honneur en guise de partager leurs best practices ainsi que les clés de succès les ayant menées vers de telles prouesses. Icône de réussite professionnelle et sociale féminine au Maroc, c’est Nezha Alaoui, présidente de la Fondation Mayshad qui représente le royaume au Women leadership 2018.

Chef d’entreprise ayant fondé sa propre marque de maroquinerie de luxe à Paris, Nezha Alaoui détient plusieurs cordes à son arc : styliste, photographe ayant immortalisé des clichés de femmes d’Afrique subsaharienne, et notamment auteure de plusieurs ouvrages publiés sous le thème du leadership, cette humaniste dans l’âme s’est finalement investie dans l’économie sociale et solidaire aussi bien au Maroc qu’en France et aux États-Unis.

Depuis 2017 déjà, l’association Mayshad milite en faveur de coopératives féminines adoptant une approche sociale innovante dans l’optique d’atteindre les objectifs de développement durable de l’ONU. Il faudrait également retenir que cette figure de proue de l’entrepreneuriat féminin au Maroc a pu mettre une pierre à l’édifice et apporter son soutien à la coopérative de couscous « Ahl Si Mohammed Tilouine  » à Guelmim, et ce à travers des formations, financements, ainsi que le forage d’un puits fonctionnant à l’énergie solaire.

Ce faisant, la présence de l’association Mayshad au sommet du leadership féminin à New York vient asserter le rôle de cette dernière dans le soutien aux initiatives d’entrepreneuriat féminin au Maroc, dans le renforcement des capacités des femmes africaines en milieu rural, ainsi que son engagement en faveur de la lutte contre la déscolarisation des filles des localités les plus éloignées dans le pays.

Voici donc là une initiative que l’on qualifie aisément de mémorable pour l’amélioration de la condition de la femme marocaine à travers le monde, et pour Nezha Alaoui, ce n’est pas « A vos armes citoyens!  » qu’elle scandera mais plutot « A vos engagements citoyennes! « , devise qu’elle est largement en mesure de revendiquer.

Zakaria Fahim, le vrai «patron» de la CGEM

A peine désigné à la tête de la commission PME de la CGEM que Zakaria Fahim a fait savoir à qui veut l’entendre qu’il est désormais le vrai boss du patronat. Le gendre de Salaheddine Mezouar, qui a lobbyé pour coopter une petite équipe de son écosystème rapproché dans les différentes commissions au sein du syndicat patronal, dont des voisins de palier notamment le mari de la ministre Rniste Mbarka Bouaida, souffle le chaud et le froid dans cette institution soulevant interrogation et inquiétude dans les rangs des hommes d’affaires marocains. Si Zakaria Fahim a fait table rase de tous les acquis antérieurs, ses détracteurs l’accusent de vouloir «réinventer la roue.» Et mis à part de Hicham Zouanat, ancien DRH de Centrale Laitière, qui a gardé la présidence de la commission du dialogue social, toutes les autres commissions ont changé de «patron».

Le successeur de Meriem Bansalah et son gendre par alliance font le ménage de tout l’héritage de leurs prédécesseurs. Et alors que les PME marocaines se démènent non sans difficulté à sortir d’un modèle de structure familiale, le duo Mezouar-Fahim, lui, le réinstalle au cœur du patronat marocain qui n’a eu de cesse de militer des décennies en vue de mettre à niveau l’entreprise marocaine et la moderniser, suscitant une large indignation des dignitaires de la centrale patronale.

Zakaria Fahim, le «conseiller» officieux de l’oncle de son épouse quand ce dernier officiait au ministère des Finances et à la tête du RNI, a travaillé de pair avec Mbarka Bouaida à la Chambre des représentants sur la loi de l’auto-entrepreneur dont il réclame la paternité.

A défaut d’être ministre, il se contente d’un poste de président de commission

Proposé systématiquement par Mezouar dans les différentes listes des ministrables RNI, Zakaria Fahim n’a jamais vu sa candidature cooptée par le parti fondé par Ahmed Osman en raison des “règles strictes de fonctionnement” imposées par les ténors de cette formation politique auxquelles l’ancien secrétaire général ne pouvait se soustraire. Surtout que ce parti dit «de l’administration» dispose de ses propres “codes budgétaires” en termes de candidatures à des hautes fonctions publiques.

Les proches de Zakaria Fahim le présentent comme un cadre «compétent». Si c’est le cas, pourquoi n’a-t-il donc pas fait ses preuves sans l’appui systématique de l’oncle de sa femme ? C’est grâce à Mezouar, alors ministre des Affaires étrangères, que le gendre a pu trouver les financements nécessaires et le patronage royal pour son événement annuel Hub Africa qui a même eu droit à une manne de plus d’un million de dirhams pour un stand jamais monté à l’espace Al-Mazar à Marrakech durant la COP22 présidée par “tonton” Mezouar lequel trouvait toujours le temps, malgré ses lourdes responsabilités, pour se rendre aux différents événements du mari de sa nièce. C’est bien de parler «compétence» mais il est plus important de parler méritocratie et zéro népotisme.

Dans son discours du trône, le roi Mohammed VI a appelé de ses vœux à encourager la participation politique des jeunes. Mais la méthode d’un autre temps imposée à la CGEM par le couple Mezouar-Fahim et dénoncée par les cadres du patronat ne fait honneur ni à la jeunesse marocaine ni aux attentes du souverain sur ce volet.

Mélange de genre, mauvais signal aux jeunes

Faute de véritable concurrent et dès la victoire programmée de Salaheddine Mezouar à la tête de la CGEM grâce à une opération consensuelle tissée avec son «rival» Hakim Marrakchi, les dissensions ont vite éclaté au sein de la confédération. Zakaria Fahim impose ses hommes et sa vision, et s’est même rêvé président de la prestigieuse commission sud-sud, une voie royale pour des affaires florissantes au profit de son cabinet conseil. Mais là était la ligne à ne pas franchir. Car la commission sud-sud bénéficie d’un statut «particulier» et ne peut être gérée que par un homme du «sérail». S’en est suivie une crise profonde qui a allait faire éclater le nouveau bureau qui a eu du mal à se constituer. Salaheddine Mezouar, et pour faire plaisir à tous les courants en présence, a du ainsi peser de tout son poids pour mettre de l’eau dans le vin des ambitions de Zakaria Fahim qui s’est contenté, à contrecœur, de la commission des PME, même si , au final, la montagne a accouché d’une souris : le bureau constitué manque cruellement de cohérence et d’homogénéité et demeure sous l’emprise totale du gendre de Mezouar avec la bénédiction de ce dernier.

Mohammed VI invite le président angolais à effectuer une visite au Maroc

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Le roi Mohammed VI a exprimé au président de l’Angola, João Lourenço, son désir de renforcer la coopération bilatérale entre Rabat et Luanda dans divers domaines. Pour ce faire, le souverain a invité le chef de l’Etat angolais à se rendre au Maroc pour une visite officielle en vue de renforcer le partenariat entre les différentes nations africaines.

C’est ce qu’a révélé le ministre marocain des Affaires étrangères et de la coopération internationale, Nasser Bourita, suite à l’audience que lui a accordée jeudi João Lourenço au Palais présidentiel dans la capitale angolaise.

Le chef de la diplomatie marocaine a indiqué dans ce sens qu’il ressenti une grande disposition et une ouverture du président angolais à créer un nouveau modèle d’échanges axé sur le renforcement de la coopération Sud-Sud.

Par ailleurs, le ministre angolais des Affaires étrangères, Manuel Augusto, a déclaré que le président João Lourenço et le roi Mohammed VI soutiennent l’exploration d’un meilleur développement du grand potentiel de coopération qui devrait exister entre l’Angola et le Royaume du Maroc.

Manuel Augusto a aussi affirmé que les deux pays préparent mutuellement la visite que devrait effectuer le président angolais au Maroc sur invitation du roi Mohammed VI, laquelle pourrait éventuellement déboucher sur une visite du souverain en Angola.

Manuel Augusto a rappelé les deux réunions tenues par le chef de l’Etat angolais et le roi du Maroc, depuis le début de l’année.

Les deux parties travaillaient mutuellement pour l’organisation d’une grande réunion d’affaires en vue de concrétiser des projets intéressant les tissus économiques des deux pays.

Dans ce domaine, des contacts sont en cours pour mettre en place un cadre institutionnel pour renforcer la coopération bilatérale, grâce notamment à la mobilisation du secteur financier.

Reconnaissant les progrès du Maroc dans des domaines tels que les énergies renouvelables, l’agriculture, l’exploitation minière et accumulant de l’expérience dans le secteur industriel et des services, le chef de la diplomatie angolaise a admis l’existence aussi de consultations politiques sur des questions concernant le continent africain africaines et d’autres à caractère international.

Quant à la question Sahara, le ministre angolais des Affaires étrangères a déclaré que le sujet a bien été abordé au plus haut niveau, et «sans tabou (…) et toujours dans l’esprit de trouver des solutions qui répondent aux intérêts des peuples et du continent.»

Pour rappel, Nasser Bourita en est à sa deuxième étape africaine d’une tournée qui l’a initialement mené au Soudan où le chef de la diplomatie marocaine a remis un message écrit au président soudanais Omar al-Bachir.

Macron se cherche toujours une stature internationale

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Pour sa première visite officielle en Russie, Emmanuel Macron est arrivé jeudi après-midi à Saint-Pétersbourg en vue de participer la 22e édition annuelle du Forum économique organisé dans cette ville de l’extrême ouest du pays. Accompagné de son épouse et d’une forte délégation comprenant notamment le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian et le chef de son état-major particulier, l’Amiral Bernard Rogel , Emmanuel Macron a été accueilli par le président russe. Parmi les sujets qui seront abordés, les dossiers relevant des intérêts de la France et de la Russie ainsi que les sujets clés de la politique internationale. Sur le plan bilatéral, il sera question de booster les relations économiques dont le chiffre d’affaire a augmenté de 20% l’année dernière et se poursuit en 2018. D’ailleurs, au cours de cette visite, plusieurs contrats seront signés entre les deux pays.

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