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Afrique - Page 3

CRI DU CŒUR : Aziz, Nabil, sauvez nos jeunes subsahariens de la délinquance

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Cher Aziz, Cher Nabil,

Je m’adresse à vous car je pense que vous avez tous les deux le pouvoir de trouver des solutions aux dangers qui guettent nos jeunes subsahariens qui errent dans nos rues sans espoir ni horizon.

Je m’adresse à vous car vous êtes tous les deux reconnus pour votre empathie et votre générosité et puis surtout, vous êtes écoutés paraît-il. Oui, vous êtes l’unique espoir, pour le moment, «après Dieu et Sa Majesté le Roi», formule chère aux footballeurs et les politiques. Et pour cause, Monsieur Laftit me donne la frousse, Mly Hafid me snobera, Ramid est occupé avec ses 2 épouses et mon ami OEF a d’autres chats à fouetter…quant à Ilyas, il est trop occupé avec Zafzafi.

Cher Aziz, Cher Nabil,

Tout d’abord, je voulais vous informer que des centaines de jeunes africains du sud du Sahara, ont choisi de venir s’installer au Maroc cherchant une vie meilleure. Vous les avez certainement aperçus, dissimulés qu’ils sont entre Tanger Med et Sebta occupée, sur la route quand vous partez en week-end à Marbella, (ce sont ces petites têtes brunes que vous apercevez du haut de votre Jet privé mon cher Aziz).

Avant, ces jeunes cherchaient l’Europe, aujourd’hui ils préfèrent le Royaume du Maroc. Un grand nombre de ces jeunes ont choisi également de s’installer à Casablanca et comme j’y habite, je vois quotidiennement leur misère d’où cet appel à vos âmes charitables.

A Casablanca, chassés des artères que vous pratiquez mon cher Aziz – Bd. Al Massira, le périmètre Morocco Mall, Anfa supérieur, quartier Californie, autoroute Casa-Rabat, chez Noor-  des subsahariens mâles bien vigoureux âgés de 15 à 30 ans, ont été contraints, pour pouvoir manger, à demander l’aumône aux carrefours des artères des quartiers les moins nantis à Casablanca. Vous pouvez les retrouver durant toute la journée, sous le soleil en bande de 5 à 10 sur  Route Médiouna, Ouled Ziane, Ibn Tachefine, Bernoussi, Hay Mohammedi et Hay Moulay Rachid.

Les casablancais en voiture, (les vrais, pas les #WeCasablancais dans leurs 4×4 et leurs cigares), sont généralement généreux et sortent quelques dirhams de temps en temps mais ferment leurs fenêtres plus souvent. Ils ont peur ou, au mieux, sont méfiants.

Ces jeunes subsahariens, sont à la merci de la rue, des bandes criminelles et de l’exploitation de toutes sortes. Et même s’ils trouvent un petit job, ils n’arrivent pas à régulariser leur situation car les casablancais refusent de leur délivrer un contrat de bail (les proprios croient dur comme fer que la valeur des biens en copropriété chute si les subsahariens y élisent domicile). D’ailleurs, la police vient de démanteler toute une bande criminelle qui vendait des contrats de bail falsifiés. Des jeunes, désespérés, qui voulaient s’en sortir et ne plus errer dans les carrefours, se sont empêtrés dans des histoires de contrats falsifiés et se sont retrouvés en prison.

Cher Aziz, Cher Nabil,

Vous avez la possibilité chers ministres et patrons des partis politiques qui comptent le plus ces derniers temps dans le pays, de sauver ces jeunes et de participer à la réussite de la vision de Sa Majesté pour une intégration régionale unique en Afrique.

Mes chers ministres, vous êtes à la tête des secteurs qui emploient le plus de jeunes au Maroc (même si le peu regretté ministre de l’informel, Bouhdoud, ‘employait’ le double de vos ministères réunis), pourquoi alors vous n’embauchez pas ces jeunes subsahariens, ils seront d’une grande utilité dans les champs et les chantiers BTP.

Nous savons tous que les saisonniers dans l’agriculture ou dans le BTP sont de plus en plus demandés, et leurs tarifs journaliers peuvent monter jusqu’à 250 dh/jour. Vous savez, si vous lancez un seul marché de bouchages des nids de poules rien qu’à Casablanca, vous pouvez faire travailler toute la population du Mali durant 3 ans.

Vous pouvez également demander la solidarité gouvernementale, faire appel à votre ami Larbi, lui qui a été de toutes les signatures en Afrique, pour vous former ces jeunes, il a les moyens financiers et humains de l’Office dont il a la tutelle. Demandez à votre collègue Mly Hafid, il paraît que ses chantiers immobiliers avancent bien, ou à votre autre compère Sajid qui est à la tête d’un énorme foncier qui à même d’absorber, à l’année, tous ces jeunes subsahariens rien que pour inventorier ses terrains et les garder, ou demandez à votre collègue Boussaid, son frère bitume tout le Royaume. Enfin, demandez à votre collègue Laftit…Ah non, mauvaise idée, il risque de vous faire lire un communiqué dont vous ignorez le contenu et me foutre, moi, en prison. Soumission othmanienne Monsiur Laftit comme dirait mon ami LeDias !

Cher Aziz, Cher Nabil,

Je fais appel à vos âmes charitables et patriotes, prenez la situation au sérieux, s’il vous plaît, s’il vous plaît, l’avenir de notre pays et de son rayonnement en dépend.

#SalutAziz #SalutNabil

NB : J’ai pris quelques photos de ces jeunes mais je me suis refusé de les publier par respect à la dignité de nos hôtes.

 

Nawfal Laarabi

 

INWI s’associe au leader mondial Intelsat pour booster le haut débit dans toutes les régions du Maroc et en Afrique de l’Ouest

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Le premier fournisseur mondial de services de télécommunications par satellites, Intelsat, a finalisé un accord avec INWI permettant d’intégrer les services satellites de la plateforme Intelsat EpicNG au réseau de l’opérateur marocain. Dans un communiqué publié fin avril par Intelsat, on apprend que INWI, qui développe des offres de services de backhaul mobile, suite à l’octroi d’une licence VSAT par l’Agence nationale des télécommunications du Maroc (ANRT), se prépare également à lancer des services de connectivité à large bande.


Le partenariat avec Intelsat stipule l’intégration des services du satellite Intelsat 35e -qui sera lancé au cours de cette année- au réseau d’INWI. Il permettra à ce dernier d’améliorer son réseau existant tout en offrant des performances améliorées en phase avec la stratégie de développement et de croissance d’INWI visant à étendre ses activités et d’atteindre de nouvelles régions dans le pays mais également les pays de l’Afrique de l’Ouest.

«À la lumière de notre nouvelle licence VSAT octroyée par l’ANRT, nous sommes en mesure d’étendre nos opérations au Maroc et dans toute l’Afrique de l’Ouest», a déclaré Naoual Laabsi, Acces Fixe Design Manager à INWI. «Pour ce faire, nous avons besoin de la capacité de gérer notre propre réseau et de fournir de nouvelles solutions aux clients. La plateforme Intelsat EpicNG, dotée de capacités à haut débit et de technologies à l’épreuve du futur, nous offre le meilleur moyen d’atteindre ces objectifs et réussir dans un marché très compétitif», a-t-elle poursuivi.

«INWI est un opérateur mobile qui se développe, et intègre progressivement de nouvelles technologies qui soutiennent l’introduction de nouveaux services et la réalisation de zones géographiques étendues. Dès que Intelsat 35e sera disponible, il commencera immédiatement à soutenir la mission INWI, compte tenu de la compatibilité ascendante du design Intelsat EpicNG», a déclare pour sa part Jean-Philippe Gillet, vice-président et directeur général d’Intelsat Broadband. «Intelsat 35e, avec sa collection unique de faisceaux larges et de faisceaux ponctuels de haute puissance en bande C et Ku, est un satellite idéal pour les opérateurs mobiles qui recherchent des performances plus élevées sur leurs infrastructures satellitaires existantes», tient-il à préciser.

Intelsat 35e, qui fait partie du réseau Intelsat EpicNG haute performance, devrait entré en fonction immédiatement après son lancement au cours de l’année 2017. La flexibilité de l’architecture ouverte Intelsat EpicNG et sa conception rétrocompatible permettent aux fournisseurs de services de passer en toute transparence aux services à haut débit Intelsat EpicNG et réaliser immédiatement des améliorations en terme d’efficacité, laquelle atteint 165% chez les clients actuels d’Intelsat EpicNG. En utilisant le matériel de nouvelle génération, Intelsat et ses partenaires ont démontré des gains d’efficacité potentiels allant jusqu’à 330%.

La création d’Intelsat en 1964, sur une initiative euro-américaine, marque le début de l’exploitation des satellites de communication à usage commercial

Après le vote, en 1962, du Communication Satellite Act, les Etats-Unis fondent en 1963 la Comsat (Corporation des satellites de communication), constitué autour des capitaux des grandes compagnies téléphoniques américaines et chargé de mettre en place un système global de communications par satellites. La volonté européenne de ne pas rester à l’écart de ces développements prometteurs aboutira en 1964 à intégrer le projet dans un accord international regroupant 11 pays et créant Intelsat. A l’accord provisoire signé le 20 août 1964 entre ces différents gouvernements, succèdera le 20 août 1971 l’accord relatif à l’organisation intergouvernementale de télécommunications par satellites « Intelsat ».

Intelsat a été conçue comme une coopérative de moyens entre Etats associant, dans le cadre d’un accord d’exploitation, des opérateurs téléphoniques dont la part dans les investissements est proportionnelle au trafic qu’ils apportent.

Basée à Washington, Intelsat va progressivement s’élargir à de nouveaux pays membres (144 Etats parties actuellement) et à de nouveaux opérateurs, la part prépondérante des opérateurs américains, tant sur le plan financier qu’en terme de retour industriel, diminuant peu à peu, même si elle reste encore très significative aujourd’hui.
Intelsat lança son premier satellite -Intelsat 1, également connu sous le nom d’Early bird- en 1965. C’est l’un d’entre eux qui permit la retransmission dans le monde entier des premiers pas de l’homme sur la Lune, en 1969. (Source : Sénat français)

Privatisé en 2001, Intelsat a été acquis en 2009 par le fonds d’investissement américano-britannique Serafina Holdings (association de BC Partners et Silver Lake Partners), puis introduite en Bourse en 2013. Elle affiche un solide chiffre d’affaires, qui s’élève à 2,188 Md$ pour l’année 2016 (en recul de 7 % par rapport à 2015), avec un bénéfice net de 932 M€.

200 pays à travers le monde profitent aujourd’hui des services d’Intelsat, qui dispose d’une flotte de 53 relais géostationnaires, soit 2 175 transpondeurs à faisceaux larges, occupés à 77 %. Leur utilisation se répartit entre les services de réseau (41 % du chiffre d’affaires), les médias (40 %) et les secteurs gouvernementaux (18 %).

 

LE1

Crans-Montana : le Sahara marocain « trait-d’union » vers l’Afrique

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Le Forum Crans-Montana qui se réunit pour sa IIIe édition à Dakhla, rassemblant plus de 150 pays représentés par des personnalités de haut niveau de tous bords, se veut en 2017 le forum de l’Afrique par excellence. Et Dakhla, désormais pôle attitré de la coopération sud-sud, est la passerelle inéluctable du Maroc vers l’Afrique : la Lettre royale adressée aux participants de cet important événement vient le confirmer.

Pour le Roi Mohammed VI, la région du Sahara marocain occupe une place de choix dans l’orientation africaine du Royaume, «pour remplir le rôle historique qui est le sien en tant que trait d’union entre le Maroc et sa profondeur africaine.»

Etape saillante parmi les rendez-vous intellectuels et culturels majeurs, selon les propres termes du souverain, le Crans-Montana Forum (CMF) est également un espace pour émettre les idées et échanger les savoir-faire dans les domaines intéressant la «nouvelle Afrique du vingt-et-unième siècle».

Intervenant à près d’un mois de la réunion cruciale du Conseil de Sécurité de l’ONU dont on attend une nouvelle résolution sur le Sahara, la réunion du Crans Montana 2017 est un message clair à la communauté internationale, et à qui de droit, que le Maroc est ouvert aux termes du processus de règlement de la question et tous les types de consensus et des instruments juridiques relevant des Nations Unies mais dans le cadre de la marocanité du Sahara.

Et contrairement à un régime algérien sclérosé et en effritement, et profondément convaincu de la politique de régionalisation avancée qu’il a entamée, le Maroc s’est inscrit, comme à son accoutumée, dans une culture de partage et de la solidarité, ce qui «offre [aux pays africains] la possibilité d’un partage direct et immédiat de [leurs] expertises, d’un développement harmonieux de [leurs] expériences sur le terrain et d’une fructification optimale de [leurs] complémentarités.»

Et toujours dans le cadre du le rôle central du Maroc dans l’intégration régionale, le Crans-Montana 2017 s’est attelé à traiter d’autres thématiques fondamentales, aussi diverses qu’intéressantes, à savoir la santé publique, les énergies renouvelables, la gestion des ressources naturelles et le rôle de la jeunesse et des femmes, mais pas que. La sécurité et la lutte contre les groupes terroristes sont un volet  primordial de la politique africaine du Royaume.

Coopération sécuritaire

En effet, la coopération sécuritaire engagée dans le cadre de la lutte antiterroriste et le «partage de l’expérience marocaine [en matière de politique religieuse] promouvant un islam médian modéré qui lutte contre l’idéologie de l’extrémisme et du repli sur soi (…) est particulièrement manifeste à travers la contribution du royaume aux opérations de maintien de la paix conduites sous la bannière des Nations Unies, et les initiatives de médiation qu’il mène pour le règlement des conflits par les moyens pacifiques.»

Et le témoignage du président centrafricain est édifiant à cet égard : Faustin-Archange Touadéra a exprimé, jeudi au siège de l’ONU à New York, ses remerciements au Roi Mohammed VI pour l’engagement du Maroc aux côtés de la République Centrafricaine. Même ton du côté d’Alpha Condé le Guinéen –qui a été reçu hier par le souverain- et Roch Marc Christian Kabore, le président burkinabé qui s’adressait au #FIAD2017 à Casablanca. Sans oublier la position constante de l’emblématique révérend Jesse Jackson, grande figure de la défense des droits civiques des Afro-Américains et président fondateur de Rainbow Push Coalition, présent à toutes les éditions du Crans Montana à Dakhla, dont il est une des figures de proue, qui a vivement salué «la contribution du Royaume au développement du continent africain.»

Avec le nouvel axe Rabat-Abuja qui se dessine à l’horizon et l’espace de la CEDEAO amené à s’agrandir et à se renforcer considérablement au lendemain de l’intégration (prévue) du Maroc, Dakhla, et par extension tout le Sahara marocain, se transforme concrètement en un maillon fondamental de l’intégration sous-régionale africaine et de toute la transformation géopolitique que connaît le continent.

 

Abdellah El HATTACH

Crans-Montana 2017: L’Afrique au centre de la Lettre royale (Texte intégral)


SM le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, a adressé un message aux participants à l’édition 2017 du Forum de Crans-Montana qui s’est ouverte vendredi à Dakhla.

Voici le texte intégral du Message Royal dont lecture a été donnée par le président de la région de Dakhla-Oued Eddahab, M. Ynja Khattat.

«Louange à Dieu, Prière et salut sur le Prophète, Sa famille et Ses compagnons,

Excellences,

Mesdames, Messieurs,

Il Nous est, tout d’abord, agréable d’adresser ce message aux participants à la session annuelle de ce forum international singulier, qui tient ses assises pour la troisième fois consécutive à Dakhla, une ville que Nous entourons de Notre sollicitude, et que Nous espérons ériger en espace de rencontres et en axe de communication entre le Maroc et sa profondeur africaine.

Le Forum de Dakhla est devenu une étape saillante parmi les rendez-vous intellectuels et culturels majeurs, compte tenu de la qualité et de la stature des éminentes personnalités qui y participent, et qui sont issues du monde de la politique, de l’économie, de la culture et de l’information, ainsi que des structures de la société civile. Cela tient aussi au niveau élevé des débats et à l’importance des thématiques et des défis qui y sont abordés.

Mieux encore, ce forum a contribué à la formulation de solutions pratiques à de nombreuses problématiques. C’est ainsi qu’un certain nombre de ses recommandations ont été traduites dans les faits par des initiatives concrètes. C’est également un espace pour émettre les idées et échanger les savoir-faire dans les domaines intéressant le continent africain.

A cet égard, Nous tenons à saluer le choix judicieux des sujets importants qui seront traités au cours de cette session, notamment celui de la définition des contours et des caractéristiques de « la nouvelle Afrique du vingt-et-unième siècle », étant entendu que l’Afrique est prioritaire dans la politique extérieure du Royaume.

Excellences,

Mesdames, Messieurs,

Le Maroc a foi dans la capacité de l’Afrique à relever les défis auxquels elle est confrontée, et à favoriser le développement humain et durable de ses peuples, eu égard aux ressources naturelles considérables et aux importantes compétences humaines dont elle dispose.

Toutefois, la renaissance africaine souhaitée reste tributaire du degré de confiance que nous avons en nous-mêmes et de la nécessité de compter sur nos potentialités et nos capacités propres et d’en faire un usage optimal, dans le cadre d’une coopération Sud-Sud rentable et d’un partenariat stratégique et solidaire entre les pays du Sud.

Nous sommes persuadés de gagner ces paris. Car l’Afrique d’aujourd’hui est gouvernée par une nouvelle génération de dirigeants pragmatiques et décomplexés par rapport à des idéologies d’un autre âge; des dirigeants qui œuvrent avec un patriotisme sans faille et un sens élevé des responsabilités pour la stabilité de leurs pays respectifs et pour leur ouverture politique, leur développement économique et leur progrès social.

Nous sommes ravis d’aller main dans la main avec les dirigeants qui ont à cœur d’assurer l’unité et le progrès de l’Afrique- le continent de l’avenir- et de veiller sur les intérêts de leurs peuples, et d’œuvrer de concert avec eux pour renforcer le rôle croissant de l’Afrique et conforter la position éminente dont elle jouit dans les relations internationales.

Excellences,

Mesdames, Messieurs,

La coopération Sud-Sud, axée sur la culture du partage et de la solidarité, est le mécanisme qui offre à nos pays la possibilité d’un partage direct et immédiat de nos expertises, d’un développement harmonieux de nos expériences sur le terrain et d’une fructification optimale de nos complémentarités. Elle nous habilite aussi à élargir nos marchés nationaux, à s’offrir des opportunités pour un investissement efficient et bénéfique et à réaliser un développement humain efficace, dans le cadre de la souveraineté nationale et du respect mutuel entre partenaires égaux.

C’est sur cette base et au fil des années que le Maroc a développé un modèle multidimensionnel qui ne se limite pas uniquement à l’économie dans ses différentes composantes, que ce soit celles relatives à la production agricole, industrielle et énergétique ou celles afférant au secteur des services, notamment bancaires, les assurances, le transport et la logistique. Il s’étend aussi à des domaines divers et complémentaires, notamment sociaux, culturels, sécuritaires et religieux.

A cet égard, le Royaume du Maroc attache une importance particulière à l’élément humain, que ce soit à travers la formation et la qualification ou par la mise en œuvre des programmes de développement humain et durable, qui ont un impact direct sur l’amélioration des conditions de vie du citoyen africain.

De plus, le Maroc est soucieux de renforcer la sécurité et la stabilité dans les différentes régions de l’Afrique.

Ceci est particulièrement manifeste à travers sa contribution aux opérations de maintien de la paix conduites sous la bannière des Nations Unies, et les initiatives de médiation qu’il mène pour le règlement des conflits par les moyens pacifiques. A cela s’ajoutent la coopération sécuritaire engagée dans le cadre de la lutte contre les groupes terroristes et le partage de l’expérience marocaine en matière de religion, en la mettant à la disposition des pays africains ; une expérience fondée sur la promotion de l’islam médian modéré et la lutte contre l’idéologie de l’extrémisme et du repli sur soi.

Excellences,

Mesdames, Messieurs,

Depuis la tenue de votre forum, l’année dernière, le Maroc s’est attaché à concrétiser son approche vis-à-vis de ses frères dans le continent, celle qui consiste à œuvrer au renforcement de la coopération, parallèlement, sur trois plans : le bilatéral proprement dit, le régional et le continental.

A cet égard, et sur le plan bilatéral, J’ai effectué plusieurs tournées aux quatre coins du continent. Celles-ci ont permis d’ouvrir de nouvelles perspectives prometteuses par rapport à des pays avec lesquels nos relations étaient faibles ou inexistantes, de manière à ce que cela soit mutuellement bénéfique pour nos peuples.

Sur le plan continental, et en marge de la Conférence des Parties à la Convention-Cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP 22), tenue à Marrakech, Nous avons convoqué un « Sommet Africain de l’Action» pour prendre à bras le corps les problématiques des défis climatiques qui se posent pour l’Afrique, et pour atteindre, à terme, un développement durable qui préserve nos ressources naturelles.

Dans le cadre du mandat qui M’a été confié par ce Sommet, J’accompagne de près toutes les initiatives pratiques appelées à former le noyau de notre action collective dans ce domaine.

Citons plus particulièrement les projets régionaux ambitieux dont sont chargées les commissions dédiées au développement du Sahel, notamment le Lac Tchad, la mise en valeur du Bassin du fleuve Congo, la conservation des spécificités des Etats insulaires, ou encore les initiatives constructives centrées sur des sujets sectoriels stratégiques comme la réalisation de la sécurité alimentaire en Afrique et la recherche de solutions à la problématique énergétique.

Face aux besoins énergétiques croissants de notre continent, nos pays n’ont d’autre choix que de mener à bien leur transition énergétique et d’investir dans les énergies renouvelables, surtout eu égard aux grandes potentialités qu’ils recèlent dans le domaine des énergies solaire, éolienne et hydrique. Ils pourront ainsi répondre à leurs besoins en la matière, combler le déficit dont ils pâtissent à ce niveau, favoriser le processus de développement et consolider la paix et la stabilité en Afrique.

Le Maroc s’affirme comme un modèle en matière de transition énergétique. En effet, bien qu’il ne dispose pas de sources d’énergie fossiles, il a réussi en un temps record à faire du domaine énergétique un axe de la coopération Sud-Sud, notamment avec de nombreux pays africains frères.

Mais l’événement le plus marquant de cette année au niveau continental, reste le retour historique du Maroc à sa place naturelle et légitime, au sein de l’institution de l’Union Africaine, pensé comme un choix irréversible sur la voie de la solidarité, de la paix et de l’unité, qui doivent rassembler les peuples africains.

Fidèle à lui-même, le Maroc sera en tête des pays qui contribueront résolument et fortement à servir les intérêts du continent et à renforcer l’unité et l’interdépendance de ses peuples, sans, pour autant, renoncer à défendre ses intérêts supérieurs, avec, au premier chef, son unité nationale et son intégrité territoriale.

C’est dans le cadre du volet régional que s’inscrit la demande d’adhésion du Maroc au sein de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest, auxquels nous unissent des liens séculaires, humains, civilisationnels et spirituels, et des relations privilégiées de coopération fructueuse et de solidarité agissante.

A cet égard, le projet structurant du gazoduc qui reliera le Nigeria au Maroc, constitue un modèle de coopération régionale qui profitera à onze pays africains.

Il s’agit d’un projet structurant qui ne se limite pas au transport du gaz entre deux pays frères, mais qui constituera aussi une source d’énergie essentielle pour les pays de la région, et contribuera également à accroître leur compétitivité économique et à stimuler leur essor industriel. Il permettra aussi de mettre en place une structuration efficiente du marché énergétique et aura un impact majeur sur la réalisation de la complémentarité et de l’intégration régionales.

Excellences,

Mesdames, Messieurs,

Notre orientation africaine sincère procède de notre foi profonde dans la capacité de l’Afrique à relever les défis qu’elle affronte. Elle illustre aussi notre souci de contribuer aux côtés de nos frères à l’essor de notre continent.

La région du Sahara marocain en général, et la ville de Dakhla en particulier, occupent une place de choix dans cette orientation pour remplir le rôle historique qui est le leur en tant que trait d’union entre le Maroc et sa profondeur africaine.

Aussi, avons-Nous constamment œuvré, à travers le modèle de développement propre à nos provinces du sud et les projets que Nous y avons lancés, à assurer leur mise à niveau, à les doter de tous les atouts clés -infrastructures, institutions élues, services socio-culturels- et à les hisser au rang de pôles économiques intégrés offrant un espace propice à l’interaction humaine et s’affirmant comme un pivot pour les échanges économiques avec les pays africains.

A ce propos, Nous ne manquons pas d’exprimer toute Notre considération à M. Jean Paul Carteron, Président de la Fondation « Crans Montana », et à tous les membres de la Fondation, pour la confiance témoignée au Royaume du Maroc afin d’accueillir cet important forum international.

Nous apprécions aussi l’intérêt qu’ils portent aux questions liées à l’Afrique, et qui a vocation à favoriser l’émergence d’une conscience collective quant à la nécessité d’un renforcement de la dynamique que connait le continent.

Nous avons bon espoir que se poursuive votre apport par la formulation de recommandations et de propositions concrètes portant sur les différentes problématiques et les divers paris que nous affrontons. Le but ultime est de renforcer la complémentarité et l’intégration africaines et d’ouvrir un éventail plus large de perspectives devant la coopération entre les pays du continent et avec le reste des groupements régionaux et continentaux, et ce, dans le respect des spécificités et des constantes nationales de chaque pays.

Pour conclure, Nous aimerions souhaiter la bienvenue à tous les hôtes du Maroc, qui participent à ce forum mondial, ainsi qu’un agréable séjour dans la ville de Dakhla, joyau du Sahara marocain, et prions le Très-Haut de couronner vos travaux de succès’’

MAP

Afrique en Capitale: Rabat va accueillir l’art et les cultures contemporaines de l’Afrique en avril

C’est dans le sillage du discours de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, lors du 28ème sommet de l’Union Africaine et de la dynamique nationale engagée pour le développement continental que se prépare, pour le mois d’avril prochain à Rabat, une première célébrant la culture contemporaine africaine.

Préparé depuis plusieurs mois, l’événement « Afrique en Capitale » sera coordonné par la Fondation Nationale des Musées (FNM) et aura lieu du 28 mars au 28 avril 2017. En partenariat avec plusieurs opérateurs culturels et institutionnels de la capitale : le Ministère de la Communication, le Ministère de la Culture, le Musée Mohammed VI d’Art Moderne et Contemporain, le Conseil National des Droits de l’Homme, le Théâtre Mohammed V, le Musée Bank Al Maghrib, la Bibliothèque Nationale du Royaume du Maroc, l’Institut des Etudes Africaines, l’Institut Supérieur des Métiers de l’Audiovisuel et du Cinéma, la Fondation CDG, la Fondation ONA et la Fondation Montresso.

Constituant une manifestation artistique multidisciplinaire d’envergure, programmée tout au long du mois d’avril, expositions, concerts, projections de film, street art, conférences… permettront d’accueillir tout un continent de créativité, vibrante et contemporaine, positionnant Rabat, « Ville lumière », comme une grande capitale culturelle africaine.

« L’engagement du Royaume au service du développement durable de l’Afrique a pris de multiples formes, économique, politique, spirituelle, humanitaire, sous l’impulsion de Sa Majesté le Roi. Aujourd’hui, notre défi est de contribuer également à l’ambition culturelle d’un continent qui attire de plus en plus l’attention des collectionneurs et des amateurs d’art du monde entier », explique Mehdi Qotbi, Président de Fondation Nationale des Musées. « Le travail déjà engagé par la Fondation depuis plusieurs années pour valoriser le patrimoine marocain à l’international se prolonge aujourd’hui naturellement dans une dimension continentale, ajoute Mehdi Qotbi. Nous disposons désormais d’outils structurants qui le permettent comme le Musée Mohammed VI, autour duquel nous avons le devoir de fédérer toutes les forces vives de l’écosystème culturel marocain. Accueillir l’Afrique au coeur de Rabat sera l’affaire de tous ! »

Nous avons décidé de rentrer à la Maison !

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Dans une allocution empreinte de beaucoup d’émotion et d’affection, Sa Majesté le Roi Mohammed VI a exprimé d’emblée, lors de Son discours prononcé devant le XXVIIIe sommet de l’Union Africaine, que « l’Afrique est indispensable au Maroc et que le Maroc est indispensable à l’Afrique», et que sans attendre l’achèvement des modalités juridiques du retour du Maroc au sein de sa famille africaine, Sa Majesté a tenu à répondre présent à cet événement en y revenant « par la grande porte » pour consacrer des « liens qui sont resté puissants et jamais rompus. »

«Il est beau le jour où l’on rentre chez soi après une longue absence. Je rentre enfin chez moi, vous m’avez tous manqué », tel est axiome-clé et beau témoignage d’un souverain qui, lors de ce discours concis et pertinent, a exprimé tout l’amour, sincère et profond, qu’il porte à son continent, à l’Afrique.

«Nous avons décidé de rentrer à la maison» a dit Sa Majesté d’une voix pleine d’émoi avant de rentrer dans le vif du sujet et d’énumérer, rapidement et succinctement, les liens fort et indéfectibles qui lient le Maroc à son continent.

Sa Majesté a exprimé son « plaisir d’initier le gazoduc transatlantique (ndlr : qui reliera le Nigeria au Maroc vers l’Europe en passant par l’Afrique de l’ouest) (…) source substantielle d’énergie en vue d’une compétitivité économique (…) relevant d’un mouvement décisif d’impulsion ».
A cet effet, Sa Majesté a expliqué que les «peuples d’Afrique avaient la possibilité et les ressources nécessaires de répondre à leurs (propres) aspirations », et au souverain d’énumérer les différents défis qu’affronte et qu’aura à affronter le continent africain, parmi lesquels ceux relevant de la sécurité alimentaire et de la productivité agricole : «ce ne sont ni le gaz ni le pétrole qui vont nourrir nos peuples » a martelé Sa Majesté, mais des initiatives telles que la triple A approuvée lors de la COP22 en novembre 2016 à Marrakech, ou encore l’accompagnement de petits agriculteurs et la gestion des risques climatiques ainsi que le financement solidaire. Sa Majesté a ainsi rappelé à l’assistance les projets signés (ndlr : par OCP) en Ethiopie, au Rwanda et au Nigeria visant à garantir la sécurité alimentaire du continent. Mais il y a aussi la sécurité au sens propre, pour laquelle le souverain a rappelé les liens puissants et étroits qui lient le Maroc à son continent sur ces problématiques et celles de la Paix au maintien de laquelle le Maroc a participé à six opérations, dont deux en cours en RDC et en RCA, sans oublier les interventions humanitaires via des hôpitaux (militaires) de campagne.

SM le Roi prononce un discours devant le 28ème sommet de l’Union africaine (UA) à Addis-Abeba.

Entre 1956 et 1999 (en 43 ans), le Maroc a signé 515 accords avec des pays africains. Depuis 2000 (en 17 ans), il en a signé 949 a recensé Sa Majesté le Roi, non sans fierté, tout en rappelant qu’il a lui-même effectué 45 voyages dans le continent et rendu visite à 25 pays d’Afrique : « le Maroc partage ce qu’il a sans ostentation (…) et c’est à l’Afrique que le Maroc cherche à donner le leadership » rétorqua Sa Majesté à ceux qui pensent ou croient ou cherchent à véhiculer que le Royaume a des velléités expansionnistes ou hégémonistes sur le continent ! Le Maroc, reconnu désormais par ses pairs africains comme étant un pays émergent, se veut être un «moteur d’une économie africaine commune», et désire « partager son savoir-faire».
Toujours dans sa lancée, Sa Majesté le Roi a expliqué comment « la notion du Tiers-Monde était dépassée », et a appelé que « les richesses de l’Afrique [devaient revenir] à l’Afrique (…) car cette dernière peut être fière de ses ressources et ses valeurs spirituelles ». Si les pillages « doivent cesser », Sa Majesté a expliqué comment certains « pays du nord ont perdu toute capacité de comprendre les attentes de leurs peuples. »

l’UMA est la région la moins intégrée du continent, sinon de toute la planète

Pour conclure, Sa Majesté le Roi a reconnu, avec beaucoup d’humilité, que le Maroc ne faisait pas l’unanimité au sein de la famille africaine, référence faite à l’entêtement algérien, même si notre pays a « toujours considéré qu’il [fallait] d’abord puiser sa force dans l’intégration de sa sous-région maghrébine », en regrettant que, malheureusement, « la flamme de l’UMA s’est éteinte » à cause de la disparition de la foi dans un intérêt commun dans cet espace commun qui était promis à de grands horizons, constatant que « l’UMA est la région la moins intégrée du continent, sinon de toute la planète ». Voué à l’échec avec un « niveau de coopération économique très faible », l’espace maghrébin stagne, en termes de commerce intra-régional à 3% entre les pays le constituant ; en revanche, il est respectivement de 10% et 19% entre les pays de la CEDEAO et ceux de la SADEC.

Devant ce constat, Sa Majesté a rassuré les pays amis et alliés que le Royaume « ne cherche pas à diviser mais à fédérer » et qu’il ne lésinera sur aucun moyen pour affirmer et appuyer « l’intégration régionale et sous-régionale» afin que les générations montantes ne se sentent pas trahies par ceux qui les gouvernent.

Abdellah El Hattach.

Inédit : Tout le gotha sécuritaire marocain autour de la même table pour la régularisation des sans-papiers

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LE MAROC RÉGULARISE LES SANS-PAPIERS : UN CHOIX SOUVERAIN

Le lancement au Maroc de la deuxième phase d’intégration des migrants en situation irrégulière, a connu la tenue, au Ministère de l’Intérieur, d’une importante réunion de travail pour encadrer cette opération tant en amont qu’en aval. Outre les aspects techniques et logistiques dans l’ordre du jour de cette réunion, il était également question d’aborder les tenants sécuritaires et de renseignement de ce dossier, surtout que l’opération coïncide avec la réelle crise migratoire et la tragédie humanitaire que vivent des dizaines de migrants d’Afrique subsaharienne en territoire algérien. Alger a tout simplement décidé de les abandonner en plein désert ou de les pourchasser ! Ce qui a poussé le Maroc à accélérer le processus d’intégration et de régularisation des ressortissants étrangers vivant sur son sol pour éviter, à l’avenir, de devoir gérer une crise humanitaire pouvant constituer une vraie bombe à retardement. Rabat a donc décidé d’anticiper ces problématiques et d’en absorber les aboutissants.

L’Etat s’est ainsi mobilisé avec toutes ses institutions souveraines pour gérer au mieux et sans faille ce dossier épineux et l’entourer de tout l’intérêt qu’il mérite. Et rares les fois où tout le gotha sécuritaire se réunit autour de la même table : c’est que le sujet était très sensible et prioritaire pour la sécurité nationale du pays. Rien qu’en énumérant le nom des participants à cette réunion, on en comprend les fondements stratégiques : autour du ministre de l’Intérieur, Mohamed Hassad et de son numéro 2 Charki Draiss, se joignirent le ministre de l’Emploi et des Affaires sociales, Abdeslam Seddiki, le ministre de la migration, Anis Birou, le président du Conseil national des droits de l’homme, Driss Yazami et du Délégué interministériel pour les droits de l’homme, Mahboub El Hiba.

Mais là où les choses deviennent intéressantes c’est lorsque l’on voit également la présence de Nasser Bourita, ministre délégué aux Affaires étrangères et de la Coopération, du général Hosni Benslimane, Commandant de la gendarmerie royale, du directeur général de la DGED (espionnage marocain) Mohamed Yassine Mansouri, du directeur général de la DGSN (police) et DGST (contre-espionnage), Abdellatif Hammouchi, le Wali-directeur général des Affaires intérieures, Moulay Driss Jaouhari et le Wali-directeur des frontières et de la migration, Khalid Zerouali.

Tout ce beau monde, qui rarement se réunit ensemble ou, au moins, rarement sont vus ensemble en public, prouve bien que les sujets traités sont d’une envergure telle qu’il prennent une dimension plus que locale mais davantage régionale, continentale et mondiale, notamment au vu et su des événements dramatiques au Proche-Orient, au Yémen, en Libye, en Irak et dans notre voisinage proche, en Mauritanie et Algérie, ainsi que des menaces terroristes qui pèsent sur toute la région subsaharienne et du bassin méditerranéen.

Note cablée par Abdellah El Hattach

Le Maroc, une terre d’accueil 

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Rabat – SM le Roi Mohammed VI, que Dieu l’assiste, a donné Ses Très Hautes Instructions pour le lancement, dans l’immédiat, de la deuxième phase d’intégration des personnes en situation irrégulière, tel que cela était déjà prévu pour fin 2016, annonce lundi la commission nationale chargée de la régularisation et l’intégration des migrants au Maroc dans un communiqué, dont voici le texte intégral.

Au cours de Sa tournée dans des pays d’Afrique subsaharienne, plusieurs Chefs d’Etat ont tenu à féliciter Sa Majesté le Roi et le Royaume du Maroc pour sa politique migratoire, qui vise l’intégration économique et sociale de personnes en situation irrégulière issues principalement des pays d’Afrique subsaharienne.
Compte tenu du succès de la première phase de régularisation qui a eu lieu durant l’année 2014, Sa Majesté le Roi, que Dieu l’assiste, a donné Ses Très Hautes Instructions pour le lancement de la deuxième phase d’intégration des personnes en situation irrégulière, tel que cela était déjà prévu pour fin 2016.

Cette deuxième phase, qui sera lancée dans l’immédiat, se déroulera selon les mêmes conditions que la première phase, qui avait concerné environ vingt-cinq mille personnes.

Sa Majesté le Roi, que Dieu L’assiste, avait affirmé dans Son Discours du 20 aout 2016, à l’occasion de la Fête de la Révolution du Roi et du Peuple que: “le Maroc compte parmi les premiers pays du Sud à avoir adopté une politique solidaire authentique pour accueillir les migrants subsahariens, selon une approche humaine intégrée, qui protège leurs droits et préserve leurs dignité”.

“pour mettre en œuvre cette politique, notre pays, sans condescendance, ni arrogance, ni dénigrement ni discrimination, a procédé à la régularisation des migrants, conformément à des critères raisonnables et équitables, en créant pour eux les conditions appropriés pour s’établir, travailler et vivre dignement au sein de la société”.

“Ceci n’a rien d’étonnant quand on connait l’accueil réservé par les Marocains à leurs hôtes. En effet, les qualités d’hospitalité, de bienveillance et de cordialité, sont ancrées dans notre culture et nos traditions séculaires”.

“Nous notons avec beaucoup de considération et de satisfaction ce qui fait la particularité de ces immigrés, à savoir une bonne moralité et une bonne conduite à l’égard d’autrui, l’ardeur à l’ouvrage, le respect de la loi, des valeurs et des constantes sacrées des Marocains”.

“Je tiens à réaffirmer que nous ne faisons que remplir le devoir qui nous incombe vis-à-vis de cette catégorie, étant donné qu’il s’agit de personnes que la précarité a poussées à risquer leurs vies et à quitter leurs familles et leur pays”.

“Le Maroc a longtemps récusé les méthodes suivies par certains pour traiter les questions de la migration, méthodes qui, se sont, d’ailleurs, révélées inopérantes. Par contre, il est fier de l’action qu’il mène dans le domaine de l’accueil et de l’intégration des immigrés. Et il ne reviendra pas sur cette approche pratique et humanitaire”.