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Afrique - Page 2

Le Maroc célèbre la Journée de l’Afrique

Le ministère des Affaires étrangères et de la coopération internationale célèbre, vendredi à Rabat, en partenariat avec le ministère de la Culture et de la communication, le Groupe des ambassadeurs africains accrédités à Rabat, l’Institut royal des études stratégiques (IRES), l’Agence marocaine de coopération internationale et la Bibliothèque nationale du Royaume du Maroc, la journée de l’Afrique sous le thème « Maroc/Union africaine: Partenariat confirmé pour une Afrique solidaire et prospère ».

La célébration de la journée de l’Afrique, qui prendra lieu à la Bibliothèque Nationale du  Royaume, comprendra une exposition photographique portant sur « l’histoire des relations maroco-africaines », la projection d’un documentaire mettant en exergue la dimension africaine du Maroc et la tenue d’un séminaire sur la thématique sus-visée, a indiqué la MAECI dans son communiqué.

Cette journée s’assigne aussi pour objectifs de « mettre en relief l’engagement du Maroc en faveur d’une Afrique forte et unie, dans le cadre d’une approche pragmatique et solidaire tournée vers l’avenir, mettre en exergue le leadership du Maroc en Afrique et la pertinence de ses actions et initiatives multi-sectorielles et constructives en faveur de notre continent, tout en soulignant sa contribution au renforcement de la crédibilité de l’UA », souligne le communiqué.

Cet événement vise également à souligner la portée du retour historique du Maroc au sein de l’UA, ainsi que son apport fondamental dans la re-dynamisation de l’action de cette organisation panafricaine et à examiner les voies et moyens du raffermissement de la coopération entre le Maroc et l’UA en vue de faire face aux divers challenges guettant l’Afrique.

De par cette célébration, le Maroc, sous le leadership du roi Mohammed VI, met en relief « son engagement irréversible et indéfectible en faveur d’une Afrique forte, intégrée, homogène, solidaire et cohérente, pouvant répondre aux attentes légitimes des populations africaines à la stabilité, à la paix, au développement et au bien-être, dans le cadre d’un partenariat confirmé et renouvelé avec l’UA », a ajouté la même source.

L’action du Maroc au sein de l’Union Africaine et au sein du continent tire sa substance, en particulier, du discours royal lors du 29ème Sommet de l’Union, qui réaffirme l’engagement du royaume à contribuer à l’émergence d’une Nouvelle Afrique: une Afrique forte, une Afrique audacieuse qui prend en charge la défense de ses intérêts, une Afrique influente dans le concert des Nations, a conclu le ministère.

Avec MAP

#Factcheck : Le nouveau Chef du gouvernement Éthiopien est-il de confession musulmane ?

A l’instar de plusieurs supports de presse internationaux, nous avons présenté dans notre article daté du 29 mars 2018, Abiy Ahmed, comme étant le premier chef de gouvernement d’Ethiopie d’obédience musulmane.

Un de nos fidèles lecteurs a bien voulu attirer notre attention sur l’inexactitude de la confession religieuse du nouveau premier ministre. Et c’est sur cette base que nous avons mené nos investigations pour valider cette information.

Après plusieurs fines recherches, il nous a été impossible de trancher sur la religion de Abiy Ahmed Ali : tantôt musulman, tantôt protestant orthodoxe, parfois catholique, les biographies non-officielles et les commentaires contradictoires de citoyens éthiopiens sur Twitter et sur Youtube en sont la preuve.

Cette opacité, ces échanges et ces commentaires nous ont fait conclure à la rédaction du Le1.ma que ce flou est prémédité et relève d’une stratégie de communication de ce jeune chef de gouvernement. Et pour cause, l’Ethiopie se déchire depuis plusieurs années entres communautés religieuses, notamment musulmanes et chrétiennes. Dr. Abiy Ahmed étant de père musulman et d’une mère chrétienne orthodoxe, lui confère un avantage social et culturel indéniable. D’ailleurs. c’est grâce à la diversité de sa naissance qu’il a pu être reconnu sur la scène politique éthiopienne durant les troubles violents qui ont éclaté entre les deux communautés religieuses du pays en s’engageant dans un forum de paix pour la réconciliation.

Et comme a si bien commenté un internaute sur twitter : « Abiy Ahmed est un exemple de la diversité religieuse et culturelle de notre pays. Il vient de parents musulman et chrétienne; il parle oromiffa, amharic, tigrigna et anglais. Dans l’espoir d’un avenir des plus prometteurs. »

Tenons-nous à cela et espérons pour ce pays d’Afrique qui a tant souffert de retrouver paix et prospérité.

Enfin, nous remercions vivement notre fidèle lecteur pour sa remarque pertinente qui a permis ce débat et pour l’intérêt qu’il porte à notre publication.

Mouhcine Jazouli, nouvel homme fort de la diplomatie marocaine

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Le Roi Mohammed VI a reçu mardi à Casablanca vingt-deux ambassadeurs étrangers, représentant les cinq continents, venus présenter au souverain leurs lettres de créance en tant qu’ambassadeurs plénipotentiaires et extraordinaires de leurs pays respectifs dans le Royaume. Aux côtés de Sidi Mohamed El Alaoui, Chambellan du Roi, qui a assisté à cette audience, et en l’absence de Nasser Bourita et de Mounia Boucetta, c’était le baptême de feu pour le tout nouveau ministre délégué chargé de la Coopération africaine, Mouhcine Jazouli, qui inaugurait par-là ses charges gouvernementales alors qu’il n’était toujours pas officiellement installé dans ses fonctions. Et si Mounia Boucetta représentait le Maroc à des travaux onusiens portant sur les armes chimiques dans une conférence à Paris, l’absence du chef de la diplomatie, en revanche, soulève quelques interrogations.

Dans les stratégies multilatérales globales engagées par le Maroc, l’Afrique est au sommet des priorités. Il ne s’agit ni d’une lubie, ni d’un fantasme, ni encore moins d’un caprice folklorique. C’est une affaire très sérieuse. Une affaire d’Etat. Celui ou celle qui maîtrise aujourd’hui les arcanes des affaires africaines et des rouages y afférant est le mieux à même de diriger le département des affaires étrangères. La nomination de Mouhcine Jazouli est un véritable camouflet pour Nasser Bourita qui se fait ainsi retirer le portefeuille le plus stratégique de la politique étrangère marocaine à savoir l’Afrique. En France par exemple, le chef de la diplomatie a le titre de ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, ce qui signifie que l’Europe est au centre de la politique étrangère du président Macron qui en fait une priorité parmi les priorités. Les ratages de Nasser Bourita, qui a conduit le Maroc dans les méandres d’une crise non avouée avec quelques pays de la CEDEAO, ont poussé les pouvoirs publics à proposer une personnalité qui s’occuperait exclusivement des dossiers africains tant sur le plan politique que celui du développement à l’échelle continentale et de la coopération sud-sud.

Nous évoquions ici même, il y a quelques mois, et en exclusivité, comment Valyans Consulting, cabinet à la tête duquel officiait Mouhcine Jazouli jusqu’à hier, jour de sa nomination en tant que ministre délégué à la Coopération africaine, avait bénéficié d’un contrat avec le département des Affaires étrangères d’un montant de 3 millions de dirhams pour accompagner le département sur des dossiers ad hoc. Le rapport concocté par Valyans Consulting, et commandé par la Secrétaire d’Etat Mounia Boucetta, comporte toute l’orientation de l’Etat marocain concernant la politique africaine du pays et sa stratégie chiffrée au détail près, les contacts, le contenu des négociations, les deals et autres contrats diplomatiques et économiques portés par le Maroc. Fort de ses données, Mouhcine Jazouli a disposé de cinq mois pour «digérer» toute cette stratégie dont il a été un des artisans. Il est donc devenu, tout naturellement, l’homme qu’il faut à la place qu’il faut : il est aujourd’hui celui qui maîtrise le plus parfaitement le dossier africain, le vrai «Monsieur Afrique» du royaume.

Mouhcine Jazouli, qui a le titre de ministre délégué, assistera aux conseils des ministres, contrairement à Mounia Boucetta qui n’est «que» Secrétaire d’Etat ce qui ne lui permet pas d’y prendre part. «Monsieur Afrique» a déjà assisté à son premier conseil lundi soir juste après sa prestation de serment devant le Roi. Et en tant que «ministre délégué», il a systématiquement la délégation de signature, il n’est donc pas obligé de revenir vers Nasser Bourita pour engager telle ou telle autre dépense. Autonome politiquement, indépendant financièrement et maîtrisant les dossiers dont il a désormais la charge, Mouhcine Jazouli se fraie doucement un chemin vers les cimes de la diplomatie marocaine alors que Nasser Bourita est resté piégé du multilatéralisme global. Mouhcine Jazouli pourra d’ailleurs compter sur l’expérience de l’ambassadeur du Maroc en Argentine, Fouad Yazourh, qui a été bombardé en conseil des ministres directeur général des Relations bilatérales et des affaires régionales, périmètre cher et réservé de Nasser Bourita, ce qui affaiblit davantage ce dernier. Sachant que l’ambassadeur Yazourh, connu pour son dynamisme et son ambition, et qui chapeautera sept directions, dont celle à juste titre des affaires africaines, n’est pas connu pour faire partie de l’écosystème du chef de la diplomatie marocaine à l’inverse de son prédécesseur, Nabil Adghoghi, aujourd’hui ambassadeur du Maroc au Brésil, un fidèle allié de Nasser Bourita.

African Entrepreneurship Award, «l’Union Africaine de l’Entrepreneuriat»

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Sous l’impulsion personnelle de Othman Benjelloun et sa présence effective, et la participation de plusieurs chefs de missions diplomatiques africaines accrédités au Maroc, s’est tenue le lundi 11 décembre 2017, au siège de BMCE Bank of Africa à Casablanca, la cérémonie de remise des Prix de l’African Entrepreneurship Award.

Lancé en 2014 à l’occasion du Global Entrepreneurship Summit tenu à Marrakech, #GES2014 , l’African Entrepreneurship Award en est à sa troisième édition. L’événement, qui constitue sans conteste le plus grand programme de mentoring et d’accompagnement des jeunes entrepreneurs en Afrique, est doté d’une enveloppe de 1 millions de dollars.

Au fil des ans, l’évolution de AEAward va crescendo. En trois éditions, le programme a enregistré la participation de plus de 12 000 entrepreneurs, issus de 132 pays dont 54 africains. C’est le résultat incontesté de l’empreinte internationale de Othman Benjelloun et toute l’expérience qu’il a cumulée en plus de six décennies de carrière.

L’événement, dont le format sort du canevas franco-européen tant galvaudé, a cette caractéristique d’offrir un produit globalisé, polyglotte, non clivant, dans un style purement anglo-saxon. D’ailleurs, l’ensemble des jeunes entrepreneurs-candidats ont été, durant de longs mois, reçus et encadrés par quelques 300 mentors bénévoles originaires d’Afrique, d’Amérique du Nord, d’Amérique Latine, d’Europe, d’Asie et d’Australie.

Le maître de cérémonie et non moins président de Bank Of Africa, Brahim Benjelloun Touimi, a beaucoup insisté sur les valeurs du bénévolat et de l’engagement des mentors et autres encadrants sans la mobilisation desquels on ne pouvait espérer une telle réussite et un tel rayonnement de l’événement. L’organisation parfaite et millimétrée de AEAward, la discrétion des communicants et la régularité sans faille des différentes éditions de l’événement, démontrent la portée stratégique que constitue désormais ce rendez-vous incontournable dont le maillon fondamental demeure le président Othman Benjelloun, en sa qualité de porte-drapeau du Maroc et son ambassadeur à l’international.

La sélection des candidats, qui a été réalisée par une équipe expressément dédiée, baptisée AEAward Team, est composée de collaborateurs et consultants du Groupe BMCE Bank Of Africa, lesquels ont sillonné l’Afrique, l’Europe et l’Asie pour établir des liens de confiance avec les coaches et mentors. D’où la présence de nationalités ne relevant pas du périmètre d’influence classique du Maroc telles que l’Ouganda, la Namibie, l’Afrique du Sud ou l’Australie. La générosité qui a caractérisé cette action et le pragmatisme de l’approche de ses planificateurs ont conduit à placer l’événement dans un écosystème qui compte désormais dans le calendrier institutionnel du Maroc.

Pour une meilleure réussite d’initiatives de ce genre, il est indispensable d’en accroître les fréquences et les acteurs : l’Etat, les entreprises publiques, les entreprises privées, sont aujourd’hui tenues de s’inspirer du format de AEAward en vue de multiplier les chances et les opportunités d’installer des passerelles avec les milieux d’excellence et à forte valeur ajoutée. Les lauréats africains, jeunes et moins jeunes, via des projets de haute facture, ont démontré que l’Afrique dispose de talents exceptionnels qui n’attendent qu’écoute et accompagnement. C’est ce que leur a offert la plateforme de l’African Entrepreneurship Award qui a bénéficié de la position géopolitique unique du Maroc, non seulement en tant que hub régional, mais également et surtout en tant que maillon triangulaire, un trait-d’union économique, commercial, politique et culturel entre trois, voire quatre continents, pour honorer celles et ceux qui font le continent d’aujourd’hui et de demain.

Emmanuel Macron : La langue française c’est la langue de la lumière

Emmanuel Macron s’est livré hier, lors de l’inauguration du Louvre Abu Dhabi, à un exercice de style qu’il maîtrise parfaitement et qu’il adore particulièrement. Sans aucune note, ni fiche, le Président français, parfois les yeux larmoyants, emporté par son lyrisme et la beauté du lieu, a mené durant exactement 20 minutes, une épreuve de séduction et un combat de mots, devant un parterre de Chef d’Etats, qui écoutaient religieusement le messie parisien venant détruire l’obscurantisme par la lumière de l’art et de la langue … française.

Dans le passage ci-après, Emmanuel Macron démontre avec toute la ferveur de sa jeunesse, sa détermination à utiliser la langue française et la francophonie comme outils et armes d’influence et de reconquête des terres décolonisées en Afrique et au Proche et Moyen Orient. Emmanuel Macron s’est même confié à « son ami et Cher Prince », MBZ, qu’il rêvait secrètement de voir la langue française revenir aux écoles publiques des pays du Golfe, en donnant exemple de la Jordanie et le Maroc.


Retranscription de cette partie du discours

Des humanités et des sciences ici avec vous, ce sera le combat pour la langue, la langue française que je veux plus forte et plus rayonnante ici comme dans toute la région à vos côtés. J’ai un rêve secret, mon cher ami, mon cher Prince, c’est que le français reprenne sa place dans ton enseignement secondaire et partout dans les écoles publiques, et je prendrai toute ma part pour y aider, parce que le français n’est pas une longue fermée, c’est une langue de traducteurs, c’est une langue de passage, c’est une langue qui s’est toujours construite dans le plurilinguisme, et la Jordanie le sait bien comme nombre des pays qui sont là, et le Maroc le sait parfaitement. Je veux une francophonie forte parce que je veux une francophonie qui portera avec vous ce combat en Afrique, au Proche et Moyen-Orient, un combat contre l’obscurantisme. Le français c’est la langue de la raison, c’est la langue de la lumière, c’est la langue de ce dôme, parce que ce n’est pas une langue fermée, c’est une langue qui s’est matinée de tous les continents où elle a été, parce que la francophonie ne doit plus être une langue des complexes, les complexe de ceux qui ont colonisé ou de ceux qui ont décolonisé. Ça doit être aussi la langue de la jeunesse, de cette même conquête.

LE1

Vidéo – Message d’Emmanuel Macron à la World Policy Conference à Marrakech

Message du Président français, Emmanuel Macron, aux participants à la 10ème édition de la World Policy Conference lu par Jean-François Girault, Ambassadeur de France au Royaume du Maroc.


Texte intégral du mot d’Emmanuel Macron

Je salue tous les participants à la World Policy Conference, qui fête cette année son dixième anniversaire, et félicite son Président Thierry de Montbrial pour avoir établi, dans le paysage international, ce forum francophone qui permet de débattre, sans exclusive, des principaux défis de notre temps.

J’adresse également des salutations amicales aux autorités marocaines, qui sont des partenaires solides dans cette entreprise, puisque c’est la troisième fois que la WPC se déroule au Maroc, sous le Haut patronage du Roi. L’ouverture du Maroc sur le monde, et notamment à l’Afrique, se renforce chaque année, recoupant les efforts français d’un lien d’intégration plus intense entre l’Europe et le continent africain.

Je pourrais facilement faire mien l’objectif de la WPC – réfléchir aux moyens de conserver une gouvernance mondiale raisonnablement ouverte, capable d’absorber les chocs tout en facilitant les changements désirables – car c’est bien dans ce sens que j’ai voulu agir au cours des premiers mois de mon mandat.

Je me suis bien sûr consacré aux urgences, en réunissant les protagonistes de la crise en Libye, par exemple, ou encore en accueillant à Paris, le 28 août dernier, les dirigeants africains et européens les plus directement concernés par les flux migratoires sur la route de la Méditerranée centrale.

Mais ces innombrables défis de court terme n’iront qu’en se multipliant si nous ne traitons pas les problèmes de fond, si nous n’essayons pas de relever les défis de long terme. J’en mentionnerai trois :

• Celui du développement, pour lequel j’ai fixé l’objectif de consacrer 0,55% de notre revenu national d’ici cinq ans, en prêtant une attention particulière à l’efficacité de notre aide : plus d’innovations, d’intelligence, de partenariats locaux, et une plus grande responsabilité sur le terrain. Je voudrais que l’Alliance pour le Sahel, que nous avons lancée avec l’Union européenne, la banque mondiale et le PNUD, soit un exemple de cette exigence renforcée.

• Celui de l’éducation et de la santé, que les crises aigues que nous traversons ne doivent pas nous faire perdre de vue. J’appelle la communauté internationale à être au rendez-vous en février 2018 à Dakar pour la reconstitution du partenariat mondial pour l’éducation que la France coprésidera avec le Sénégal. Je l’appelle aussi à redoubler d’efforts en faveur de la santé, à l’heure où l’on reparle, dans la région de l’océan Indien, de maladies qu’on croyait oubliées comme la peste.

• Troisième défi, celui du climat, pour lequel la France et le Maroc se sont mobilisés successivement, avec le succès de la COP21 à Paris en 2015 puis de la COP22 à Marrakech l’an dernier. Ne nous y trompons pas : le combat n’est pas gagné pour autant, et j’essaierai de mobiliser la communauté internationale le mois prochain à Paris autour de solutions concrètes en mobilisant les financements publics et privés.

Pour tous ces défis, nous devons prêter attention aux outils qui sont les nôtres, aux règles et aux institutions qui nous permettent de repousser la faim, la maladie, l’ignorance et la guerre. Le multilatéralisme est un bien précieux, aujourd’hui menacé, et je compte sur chacun d’entre vous pour défendre ce bien public mondial.

Je sais combien les participants à la World Policy Conference, qui viennent des cinq continents, y sont attachés. Je sais qu’ils partagent ces objectifs de répondre à la fois à des défis géopolitiques pressants et à des enjeux de plus long terme, de façon coopérative et efficace. C’est pourquoi je souhaite que vous me teniez au courant de vos délibérations et me fassiez part de vos recommandations.

Je souhaite que le dialogue international sur l’organisation de notre planète se poursuive, et je sais pouvoir compter sur la World Policy Conference pour produire de meilleures idées, de meilleures politiques, et avancer le débat.

Heureux anniversaire à la WPC pour ses dix ans : elle fait œuvre utile.

LE1

Vidéo – Yassir Zenagui donne lecture à un message royal aux participants à la 10è édition de la « World Policy Conference »

Le Roi Mohammed VI a adressé un Message aux participants à la 10ème édition de la « World Policy Conference » qui a entamé ses travaux vendredi à Marrakech.


Texte intégral du Message Royal

Le Message Royal a été lu par le conseiller du Souverain, M. Yassir Znagui.

‘’Louanges à Dieu, Que la prière et la paix soient sur le Prophète, Sa famille et Ses compagnons, Excellences,

Excellences, Mesdames et Messieurs,

Il M’est agréable de M’adresser aux participants à la réunion annuelle de la « World Policy Conference », qui tient sa dixième édition, à Marrakech.

Placée sous Notre Haut Patronage, cette importante rencontre dans la ville ocre offre, à d’éminentes personnalités issues d’horizons divers, l’opportunité de débattre des grands enjeux régionaux et internationaux. Elle contribue également à améliorer la gouvernance dans ses dimensions de réflexion, de décision et de contrôle, afin de promouvoir un monde plus ouvert et plus respectueux de la diversité.

La réflexion approfondie dans le cadre d’un débat constructif permettra, sans nul doute, l’émergence d’idées nouvelles et de solutions susceptibles d’améliorer encore le modèle de développement de nos pays.

Les avancées indéniables et reconnues de l’Afrique ne sont pas passées inaperçues et ont été suivies avec un intérêt croissant par la Communauté internationale.

Certes, la voie vers la prospérité est un processus complexe et de longue haleine. Néanmoins, les grandes aspirations des citoyens, notamment africains, ne peuvent se concrétiser qu’à travers des programmes de développement humain et économique inclusifs qui s’inscrivent dans une dimension régionale ou continentale.

Excellences, Mesdames et Messieurs,

Africain convaincu, Je plaiderai donc, une nouvelle fois, pour l’accompagnement de cette Afrique qui a su se forger sa propre destinée, à la faveur de réformes structurelles audacieuses engagées, à moyen et long termes, dans de multiples secteurs.

Il est de notre devoir de promouvoir des stratégies novatrices et des politiques ambitieuses, fondées sur les succès d’ores et déjà acquis et s’inspirant d’initiatives mondiales réussies, adaptées à la diversité de nos réalités sociales, économiques et culturelles.

Il s’agira notamment, de renforcer le fonctionnement des institutions, de conforter la bonne gouvernance et d’améliorer substantiellement la qualité de l’utilisation des fonds publics.

Par ailleurs, la richesse de l’Afrique en capital humain constitue, aujourd’hui, une opportunité unique pour son développement. Participant pleinement à une transformation économique vertueuse du Continent, la jeunesse africaine, loin de constituer un handicap, s’avère un atout majeur.

Aussi l’élaboration et la mise en œuvre de politiques judicieuses en matière d’éducation, de formation professionnelle et de santé, permettront-elles une meilleure insertion de ces jeunes dans le tissu socio-économique de nos pays. Ces initiatives se traduiront par une croissance accrue, inclusive et soutenue, qui engendrera création d’emplois et augmentation de productivité.

Excellences, Mesdames et Messieurs,

Notre Continent regorge également d’énormes ressources naturelles qu’il importe de valoriser pleinement.

Dans ce sens, la transformation du secteur agricole, la mise en place de passerelles et de synergies avec son pendant industriel permettront également de créer des emplois.

La transformation de l’agriculture africaine devra s’opérer à tous les niveaux, de la production primaire à la valorisation agro-industrielle. Elle permettra de mieux exploiter le potentiel agricole considérable de notre Continent, en l’occurrence ses terres arables, et de pallier les difficultés socio-économiques subies par les acteurs de ce secteur, difficultés liées notamment à une productivité relativement faible.

Cela nous conduit à évoquer le concept de «Révolution verte ». Cette révolution verte que nous souhaitons repose sur le renouvellement profond des technologies, des modes de production, adapté au contexte africain et au changement climatique.

Je suis heureux de voir que les engagements pris par le Maroc, en vue d’accélérer la croissance agricole et de réaliser un développement durable en Afrique, contribuent utilement à satisfaire, à l’échelle continentale, les besoins alimentaires de tous les Africains.

L’industrie africaine, quant à elle, manque encore de compétitivité. Ses deux principaux défis sont le développement d’activités innovantes et la formation d’une main-d’œuvre qualifiée.

En même temps que l’investissement privé, des formes nouvelles de financement et de partenariats doivent graduellement se développer afin de favoriser la multiplication de projets porteurs de transformation et d’accélérer leur rythme d’exécution.

Enfin, nous ne pouvons ignorer qu’il est urgent de régler définitivement et avec pragmatisme le manque d’infrastructures sur notre Continent. Nous savons tous que là où sont établis des routes, des connections et des réseaux, le développement passe et la précarité disparaît.

Excellences, Mesdames, Messieurs,

Il est temps de reconfigurer les priorités stratégiques de la Communauté internationale en reconsidérant l’apport de l’Afrique. A la lumière des récents développements et des avancées reconnues du Continent, il est primordial que notre Continent soit au centre d’un échiquier mondial redessiné et qu’il se fasse entendre sur la scène internationale.

L’Afrique est ouverte à des partenariats multidimensionnels couvrant les domaines institutionnels et politiques, économiques, sociaux et environnementaux, aussi bien que les sphères liées à la prévention de la radicalisation et à la lutte contre le terrorisme.

En conjuguant le potentiel de la coopération Nord-Sud et les expériences des uns et des autres, les décideurs peuvent construire une coopération plus solide, plus réaliste et surtout plus équitable. C’est en ce sens qu’un partenariat Nord-Sud rénové prend toute sa mesure.

Je suis persuadé que, en étant soudée, solide et pragmatique, l’Afrique pourra se positionner dans un tel processus. A cet égard, Je relève, avec satisfaction, la volonté commune d’aboutir à une plus grande intégration entre pays africains.

Cette intégration nécessite que l’ensemble des intervenants, publics et privés, se saisissent avec pragmatisme de toutes les opportunités qu’ils répondent solidairement aux défis et aux menaces.

Mesdames, Messieurs,

Aujourd’hui, l’ère d’une Afrique passive qui pâtit de son environnement complexe est dépassée. Une Afrique qui s’engage se substitue à une Afrique qui subit.

A cet égard, les potentialités et les atouts du Continent sont mieux exploités et appréhendés quand une croissance à forte intensité rejaillit sur l’ensemble de la population.

Le Continent se dirige résolument vers la prospérité ; il se transforme rapidement selon son propre modèle et des partenariats aujourd’hui très diversifiés. Ainsi se dessine une Afrique des alternatives et non pas des contraintes.

Néanmoins, pour préparer le futur des jeunes générations africaines, les efforts doivent être canalisés et les objectifs arrêtés fermement poursuivis.

Au-delà des partenariats traditionnels, Sud-Sud ou Nord-Sud, toujours plus nombreux et plus dynamiques, Je vous invite à réfléchir à de nouveaux cadres d’échanges et de partenariats, au service d’un meilleur avenir à nos populations.

Je vous remercie”.

LE1

Rabat convoque le Chargé d’affaires de l’ambassade d’Algérie

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Le ministère marocain des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a convoqué ce soir le Chargé d’affaires de l’ambassade d’Algérie à Rabat suite aux déclarations tendancieuses du chef de la diplomatie algérienne, Abdelkader Messahel, à l’encontre du Maroc. Le ministre algérien des Affaires étrangères a en effet tenu ce vendredi des propos gravissimes quant à la politique africaine du royaume et proféré des accusations fallacieuses à l’encontre des institutions et des intérêts supérieurs du Maroc, faisant des raccourcis simplistes et dangereux entre le trafic international de stupéfiants et le fonctionnement de certains fleurons de notre économie nationale. Pis, il a estimé que ces « faits » lui ont été rapportés par plusieurs chefs d’Etat africains dont il n’a pas cité le nom, ce qui a fait réagir promptement les services du MAECI. Ci-après le communiqué du ministère.


A la suite des déclarations gravissimes du Ministre des Affaires étrangères de la République algérienne démocratique et populaire, au sujet de la politique africaine du Royaume du Maroc, le chargé d’affaires de l’Ambassade d’Algérie à Rabat a été convoqué, ce soir, au siège du Ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale.
Il lui a été signifié le caractère irresponsable, voire « enfantin », de ces déclarations, émanant de surcroit du chef de la diplomatie algérienne, censé exprimer les positions officielles de son pays au niveau international.

Ces déclarations sans fondement ne sauraient porter atteinte à la crédibilité ni au succès de la coopération du Royaume du Maroc avec les pays africains frères, et qui est largement saluée par les Chefs d’Etat africains et appréciées par les populations et les forces vives du continent.

Ces allégations mensongères ne peuvent justifier les échecs ou cacher les véritables problèmes économiques, politiques et sociaux de ce pays, et qui touchent de larges franges de la population algérienne, notamment la jeunesse.

L’engagement pour l’Afrique ne peut être réduit à une question de ressources financières, sinon l’Algérie avec ses pétrodollars aurait pu réussir. Il s’agit plutôt d’une vision claire, volontariste et agissante, ayant foi dans les pays et peuples frères de l’Afrique et investissant en un avenir commun à leur côté.

A l’ère où les institutions autant que les populations ont un accès libre à l’information, nul ne peut bercer indéfiniment de mensonges l’opinion publique ou les opérateurs économiques, ni insulter leur intelligence sur la durée.

Les propos tenus par le Ministre algérien sur des institutions bancaires et la compagnie aérienne nationale, témoignent d’une ignorance aussi profonde qu’inexcusable des normes élémentaires du fonctionnement du système bancaire et de l’aviation civile, tant à l’échelon national qu’international.

Du reste, l’action efficace et les efforts considérables du Royaume du Maroc, notamment en matière de lutte contre les trafics de drogues, y compris en particulier les substances psychotropes en provenance de l’Algérie, sont largement connus au niveau international et reconnus par les institutions internationales spécialisées.

Le Royaume du Maroc, en condamnant ces propos affabulatoires, d’un niveau d’irresponsabilité sans précédent dans l’histoire des relations bilatérales, relève qu’ils coïncident avec la tournée régionale de l’Envoyé Personnel du Secrétaire Général pour le Sahara, ainsi qu’avec les préparatifs du Sommet UE-Afrique, prévu fin novembre 2017 à Abidjan.

Face à ce développement inacceptable, le Royaume du Maroc a décidé le rappel en consultation de l’Ambassadeur de Sa Majesté le Roi en Algérie, sans préjudice des actions que les institutions économiques nationales diffamées par le Ministre algérien, pourraient prendre.

LE1

Mazars décroche une mission d’envergure auprès de Laprophan

Ça bouge chez Laprophan. Après le recrutement d’un grand ponte des ressources humaines et d’autres profils pointus pour renforcer son comité de direction, Laprophan semble vouloir renouer avec sa gloire d’antan et fait ainsi appel aux services du Cabinet Mazars pour redorer son blason.

Le cabinet Mazars Maroc vient d’officialiser la signature d’un juteux contrat d’accompagnement stratégique auprès d’un des fleurons de l’industrie pharmaceutique marocaine, Laprophan. Les équipes d’Abdou Diop auront pour mission la définition de la vision stratégique et le plan de développement de ce groupe familial.

Il s’agira également pour Mazars de remettre sur orbite un acteur central de la santé publique au Maroc en modernisant ses procédures techniques et de production, en redynamisant ses mécanismes humains et administratifs et en donnant un coup de fouet à l’export.

Rétrospective

Après le décès en janvier 2008 de Abderrahim Bennis, Président fondateur de Laprophan, le premier opérateur marocain qui arrivait à emboîter le pas à la multinationale française Sanofi et sa filiale marocaine Maphar a, depuis, lâché un peu de lest à ses concurrents. En quelques années, le laboratoire s’est fait doubler par son rival historique Cooper Pharma en termes de chiffre d’affaire, et s’est vu concurrencer dans ses niches de marché -où il régnait en maître absolu (soluté par perfusion par exemple) par des acteurs plus petits : la dynamique Sothema et le trouble-fête Pharma 5.

Il s’agit là d’un véritable cas d’école dans le processus de succession au sein d’une entreprise familiale. Mais pour Laprophan, c’était presque du déchirement entre les frères Bennis, Farid le pharmacien, Ali le lobbyiste, et Hassan le marqueteur.

Après plus de quatre années extrêmement tendues entre l’aîné et le cadet d’une part et le benjamin pharmacien d’autre part, c’est enfin le plus déterminé d’entre les trois, celui qui en voulait le plus, à savoir le marqueteur Hassan Bennis, directeur général et vice-président du laboratoire pharmaceutique, qui a pris le destin de Laprophan en main.

Hassan Bennis voit grand et rêve de revoir à nouveau rayonner l’affaire familiale dans toute sa splendeur de l’époque. Tout d’abord, il décide de rompre avec un modèle de management et de gestion dépassés. Pour cela, il ne lésine pas sur les moyens pour attirer les meilleurs profils. Et c’est l’actuel vice-président Ressources humaines Afrique et Océan Indien du groupe Accor, Salim Ennaji, qui trône dans le haut de son tableau de chasse. Salim Ennaji, qui a également été DRH d’Alliances et de Véolia, prendra en charge les fonctions de Secrétaire Général de Laprophan. Il est considéré par ses paires comme une référence dans les métiers des ressources humaines, et il s’agit là pour lui d’une très belle promotion. Il fait partie de cette exceptionnelle génération de managers RH qui commence à s’imposer au niveau national, à l’image de Hicham Zouanat, responsable Développement RH chez SCBC, puis DRH de Centrale Laitière, propulsé DGA en charge des ressources humaines et de la Communication & Relations Publiques du groupe Colorado et qui n’est autre que la pièce maîtresse du patronat et l’homme incontournable au sein de la CGEM en charge de l’épineux processus du dialogue social.

Hassan Bennis veut son usine avec un œil sur l’Afrique

Le projet d’une usine High Tech, sur un site de 90000 m2 acquis dans la banlieue casablancaise, est dans le pipe depuis plusieurs années mais n’a pas encore réussi à voir le jour, ce qui n’est pas pour plaire à Hassan Bennis. Car en plus du financement bouclé et des équipes préparées, les concurrents ont été plus rapides et plus efficaces. Un argument qui s’ajoute à l’affaire de la propriété des brevets qui a disqualifié l’ancien président Farid Bennis.

Le nouvel homme fort de Laprophan rêve de conquérir davantage l’Afrique, même si le groupe pharmaceutique augmente annuellement son chiffre d’affaire à l’export vers les pays du continent. En face, la concurrence a mis en oeuvre des stratégies africaines plus offensive en phase avec les orientations royales. Cooper, par exemple, a été des voyages du souverain en Afrique et a signé en 2017 des conventions de construction d’unités de production en Côte d’Ivoire et au Rwanda, tandis que Sothema avait déroulé dès 2013 un plan d’action africain agressif et très ambitieux en comparaison avec sa taille et lorgnerait même un accès à l’Afrique Lusophone.

Raison pour laquelle, certainement, Laprophan a injecté du sang neuf à ses équipes de la communication et de l’exportation en la personne de jeunes loups, des Bennis troisième génération, fraîchement diplômés, pour donner un coup de fouet à cette stratégie africaine du groupe.

Et c’est dans cet environnement que les experts de Mazars auront à baigner pour accompagner le groupe vers un nouveau cap. Et le choix de Mazars n’est pas anodin. Son patron connaît le continent du bout des doigts, il a été presque de toutes les tournées de Mohammed VI en Afrique et sait pertinemment quelles sont les priorités du Maroc dans son développement industriel à l’international.

Déjà, en interne, Hassan Bennis a balisé le terrain. Il pense ainsi à révolutionner les outils de pilotage de Laprophan, avec la mise en place d’un ERP dans l’objectif de gagner à la fois en efficience et en efficacité et favoriser la transparence et les synergies entre les différents métiers et sites du groupe pharmaceutique.

Cette refonte de fond en comble balaie d’un revers de la main les rumeurs d’une possible cession du groupe pharmaceutique à Moulay Hafid Elalamy d’ailleurs très proche des Bennis.

Laprophan, un lobbyeur discret

Quelques initiés seulement connaissent le rôle très actif des frères Bennis et de Laprophan pour des opérations de lobbying.

En plus d’êtres des consuls honoraires de quelques pays, la fratrie Bennis soutient depuis des années le forum Crans Montana de Dakhla pour la promotion de l’intégrité territoriale du Maroc. Les Bennis ont également pris part au dîner de gala offert en l’honneur du Prince Moulay Rachid à l’occasion du 60ème anniversaire des Accords d’Aix-les-Bains.

D’ailleurs, Ali Bennis, membre du Cercle des ambassadeurs à Paris, est régulièrement sollicité pour renforcer les liens d’amitié franco-marocains par des missions ad hoc.

Ce monde de l’influence et du lobbying n’est pas non plus inconnu du Cabinet Mazars qui pilote plusieurs missions dans ce sens. Les deux parties, si elles arrivent à accorder leurs violons, réussiront sans aucun doute à relever le défi qui est le leur : redonner à Laprophan la place qui lui sied dans le secteur de l’industrie pharmaceutique marocaine et africaine.

Abdellah El Hattach

Espagne : Augmentation vertigineuse des migrants en provenance du Maroc, un signal de changement dans l’exode africain

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 – Les migrants arrivent en Espagne par vagues massives

 – L’Espagne est l’entrée la plus rapide de l’Europe

 – L’UNHCR inquiet de la situation

Il ne se passe pas un jour sans que les autorités marocaines –gendarmerie, marine royale, forces auxiliaires, police- arrêtent ou font échec à une tentative d’immigration illégale ou clandestine vers l’Europe. Le Haut commissariat aux réfugiés, relevant de l’ONU, a averti l’Espagne de se préparer à une augmentation des migrants arrivant d’Afrique du Nord alors que les débarquements en 2017 doublaient par rapport à l’année précédente, les demandeurs d’asile préférant se diriger vers l’Europe en provenance du Maroc, considérant cette route comme la «plus sûre».

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Le corridor Maroc-Espagne est désormais l’itinéraire le plus rapide pour les migrants illégaux en Méditerranée. Ainsi, plus de 100 000 personnes ont traversé la Méditerranée au premier semestre de 2017, l’Italie restant la voie privilégiée pour les migrants économiques en provenance de Libye. Alors que la route maritime italienne reste la plus populaire dans l’ensemble -avec 59 000 migrants entre janvier et mai, la route espagnole vers l’ouest, en provenance du Maroc, s’est accrue avec 6 800 migrants dans la même période, soit une augmentation de 75% par rapport à 2016.

Entre 2010 et 2016, les arrivées par la mer en Espagne ont été en moyenne inférieures à 5000 par an, selon les données gouvernementales; elles devraient être supérieures à 11000 cette année.

Les arrivées actuelles poussent à bout les ressources d’accueil espagnoles et italiennes

Les migrants, en majorité des jeunes hommes du Niger, du Cameroun, de la Gambie, de la Guinée et de la Côte d’Ivoire, utilisent essentiellement la route Maroc-Espagne, car considérée comme la « plus sûre».

La sonnette d’alarme tirée par le HCR intervient au moment où l’Italie, qui croule sous un mouvement massif de migrants, a menacé de fermer ses ports maritimes aux bateaux d’ONG qui transportent des clandestins, sachant que le pays est submergé par le nombre d’Africains arrivant chaque jour, enregistrant un pic cette semaine de 13 500 arrivants en 48 heures.

Après la réunion il y a quelques jours, à Séville, des ministres de l’Intérieur du G4 –Espagne, France, Portugal, Maroc- en présence du ministre marocain Abdelouafi Laftit et Khalid Zerouali, wali-directeur de la migration et de la surveillance des frontières, l’Union européenne a programmé une réunion d’urgence pour faire face à ce qu’appelle Bruxelles «la crise des migrants» , qui a enregistré plus d’un million de demandeurs d’asile et de migrants économiques depuis 2015 en provenance du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord.

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