Polisario, la piraterie de trop

Deux semaines jour pour jour après la saisie conservatoire à Port Elizabeth, en Afrique du sud, d’un cargo transportant plus de 50 000 tonnes de phosphate marocain d’une valeur de 7,2 millions de dollars à destination de la Nouvelle-Zélande, et son immobilisation au moins jusqu’à l’annonce du jugement prévu pour le 9 juin prochain, voilà qu’un autre navire appartenant à la compagnie de transport danoise Ultrabulk, et embarquant du phosphate en provenance du Maroc a été immobilisé au Panama en vertu d’une ordonnance d’un juge local.

Le navire danois Ultra Innovation qui transporte du phosphate marocain à destination de la société canadienne Agrium, a été retenu lors de son transit via le canal de Panama sur le versant Pacifique du détroit. Si les autorités marocaines, et à leur tête l’Office chérifien des Phosphates, avaient fait preuve de sérénité et de beaucoup de retenue lors de l’arraisonnement, le 4 mai dernier, en Afrique du sud, d’un cargo à destination de la Nouvelle-Zélande, en prévision d’un dénouement judiciaire rapide, en respect des procédures judiciaires, de la conviction profonde du Maroc dans la légalité de son approche et de la solidité de son dossier juridique, les adversaires de l’intégrité territoriale, appuyés par quelques acolytes de mauvaise foi, viennent de violer allègrement le droit international par cette opération de piraterie pure et simple.

Quand on dit que le Sahara est marocain et qu’il le demeurera, il ne s’agit nullement d’un slogan répété en leitmotiv pour une opération de communication ou destiné à de la consommation locale ou de la propagande internationale. Absolument pas.

Sur le plan juridique, le Maroc est dans son droit le plus absolu. Sur le plan historique, le royaume n’a plus rien à justifier. Il reste le terrain politique qui est dévolu depuis plusieurs décennies à l’Organisation des Nations unies parce que le Maroc l’a voulu en vue d’un règlement juste et durable de ce faux problème monté en toutes pièces par l’Algérie par Polisario interposé, ces derniers entretenant des manoeuvres dilatoires en vue de contourner la légalité internationale.

Le règlement de la question du Sahara relève exclusivement du Conseil de sécurité de l’ONU, et toutes les Résolutions du Conseil reconnaissent la bonne volonté du Maroc pour un règlement définitif de ce dossier qui mine la stabilité de toute la région. La gestion par Rabat de la crise de Guerguerat, avec un haut sens diplomatique, beaucoup de sang froid et de sagesse au plus haut sommet de l’Etat, en est la preuve formelle.

Le processus onusien va bon train et toutes les tentatives périphériques des ennemis du Maroc ne font que renforcer l’attachement du royaume à son intégrité territoriale qui relève non seulement de sa sécurité nationale, mais également et surtout de son enracinement historique et géographique.

La nouvelle opération de piraterie qui a eu lieu aujourd’hui au Panama transgresse à la Charte des Nations unies et à toutes les Conventions internationales, de Genève à Paris, en passant par Vienne et Rome. Si l’Algérie et son appendice le Polisario en assument la responsabilité politique, le Panama et, auparavant l’Afrique du Sud, en assument la responsabilité juridique et pénale. Pour ne pas dire militaire et sécuritaire. Car il s’agit d’un acte de guerre. Une déclaration de guerre.

Mais le Maroc, pays des institutions, fort de sa légitimité historique, soutenu par la souveraineté du peuple sur la décision politique, et qui ne se laissera pas traîner sur ce terrain glissant de la provocation, ne ménagera aucun effort ni lésinera sur aucun moyen pour recouvrer ses droits par tous les moyens dont il jouit sur le plan international.

Sur ce registre, les pouvoirs publics et à leur tête le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, sont tenus de soutenir l’Office chérifien des Phosphates dans ce combat qui est celui de tous les marocains : il est temps de taper du poing sur la table, une fois pour toutes.

Abdellah EL HATTACH

Abdellah El Hattach

Abdellah El Hattach

Directeur de publication at LE1
Directeur de publication du www.le1.ma . Consultant en relations publiques . Editorialiste et analyste politique . Ancien journaliste au sein des publications arabophones Al-Massae et Al-Akhbar, et ancien Directeur de la Rédaction de l’hebdomadaire francophone PUCE MAGAZINE . Ancien correspondant de plusieurs agences de presse internationales
Abdellah El Hattach
Abdellah El Hattach

Directeur de publication du www.le1.ma . Consultant en relations publiques . Editorialiste et analyste politique . Ancien journaliste au sein des publications arabophones Al-Massae et Al-Akhbar, et ancien Directeur de la Rédaction de l’hebdomadaire francophone PUCE MAGAZINE . Ancien correspondant de plusieurs agences de presse internationales

3 Comments

  1. la RASD vient de déclarer la guerre pour protéger ses ressources marines légitimes
    il reste à déclarer une guérilla armée au sein des territoires coloniséee la coalition franco-marocienne

  2. L’incohérence marocaine
    Le politique expansionniste marocaine constitue un danger et un facteur d’instabilité et de tension dans le Maghreb et tout le bassin méditerranéen.
    Tous les observateurs relèvent l’incohérence de sa politique car d’une part ;
    Il cède des pans entiers de son territoire légitime à l’Espagne comme les villes Ceuta, Melila et toutes les iles dans ses eaux territoriales et,
    D’autre part ;
    Il tente par tous les moyens injustes et illégaux d’annexer des territoires appartenant aux pays voisins, c’est ainsi :
    1. Qu’il a attaqué l’Algérie en 1963, alors qu’elle venait juste de recouvrir son indépendance, en envahissant tout son Sud Ouest, mais c’était sans compter sur le courage du peuple et de l’armée algérienne qui l’ont refoulé après une courte guerre appelé : la guerre ders sables.
    2. Qu’il n’a pas reconnu la souveraineté de la Mauritanie sur ses territoires allant du fleuve Congo jusqu’aux frontières nord soit 50% du territoire Mauritanien.. Ce n’est qu’après l’entremise du président algérien Houari Boumedienne que le Maroc est revenu, en 1968, à de bons sentiments en reconnaissant la souveraineté de la Mauritanie sur tout son territoire et en renonçant à son projet annexionniste desdites terres mauritaniennes.
    3. Qu’il Récidive en 1975 en envahissant le Sahara occidental qui venait juste de recouvrir son indépendance.
    Le problème dure jusqu’à nos jours malgré la reconnaissance de la communauté internationale et de l’ONU du droit inaliénable du peuple sahraoui à l’autodétermination tout en qualifiant l’affaire de problème de décolonisation.
    Même la cour de justice européenne continue d’invalider tous les contrats de pêche dans les eaux territoriales du Sahara occidental, conclus entre l’ U.E et le Maroc, C’est vous dire combien le Maroc est dans l’erreur et menace l’instabilité dans la région.
    4. Il faut rappeler que face au refus régional et international de la colonisation du Sahara occidental par le Maroc, le roi Hassan II suggéra le partage du Sahara entre les trois pays à savoir le Maroc, l’Algérie et la Mauritanie. Une demande vite rejetée par la Mauritanie et l’Algérie qui l’invitèrent à cesser sa politique expansionniste pour le bien et la sérénité de toute la région.

  3. Qui sont les pirates ?
    Les matières premières extraites des territoires occupés du sahara occidental par le Maroc ne circuleront plus librement, l’arrêt de la cour de justice Européenne considère que les produits provenant des territoires du Sahara occidental ne sont pas la propriété du Royaume est de ce fait toute cargaison en provenance de ce territoire est considérée comme un produit de « pillage ».
    Les pays destinataires sont donc considérés comme complices, et n’importe quel avocat peut se saisir de cette affaire par une saisie conservatoire au cas ou le navire et sa cargaison fait relâche pour
    Quelque raison que ce soit, soutes, vivres, réparation en cas d’avarie dans un pays qui respect l’arret rendu par la CJUE
    Et pas seulement les pays Europeens, ou les armateurs Europeens
    Le Maroc par sa société des phosphates réfléchira a deux fois avant d’entreprendre de nouvelles opérations d’exportation , surtout si celles-ci sont en CAF !

Leave a Reply

Your email address will not be published.

*

Derniers articles de Notes

Allez en Haut de la page