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Algérie

Un avion militaire français franchit l’espace aérien algérien malgré l’interdiction

Un utilisateur israélien sur Twitter a identifié, ce mardi 7 décembre, un avion militaire français, un Falcon Dassault F900 portant le numéro d’immatriculation CTM0256, franchissant l’espace aérien algérien. L’avion a survolé Boumerdès jusqu’à Daïra de Bordj Okhriss pour virer à gauche direction El Harmilia avant de reprendre son retour vers le nord passant au dessus de Daira Tamalous.

Le 3 octobre dernier, l’Algérie a interdit le survol de son territoire aux avions militaires français, qui empruntent d’habitude son espace aérien pour rejoindre ou quitter la bande sahélo-saharienne. Depuis, l’armée de l’air française emprunte l’espace aérien marocain, jusqu’à ce mardi 7 décembre où le Falcon F900 a été autorisé par l’Algérie à franchir son ciel.

Avant son retour en France, le F900 portant l’immatriculation CTM0256 a suscité quelques commentaires sur les réseaux sociaux. Les uns y voyaient la levée de l’interdiction de survol de l’espace algérien tandis d’autres spéculaient sur le caractère médical de la mission de cet avion militaire français.

Toutefois, le tracé de l’itinéraire montre que l’avion n’avait traversé tout le territoire algérien en ne dépassant le nord du pays. Le mystère de ce vol CTM0256 reste complet.

Urgent – l’Algérie rappelle son ambassadeur à Paris suite aux déclarations de Macron

L’Algérie a décidé de rappeler son ambassadeur à Paris pour consultations, a annoncé la présidence algérienne ce samedi.

Cette décision a été prise suite aux propos du Président français Emmanuel Macron qualifiant le régime algérien de «système fatigué, fragilisé par le Hirak » et sous-entendant «l’inexistence de nation algérienne avant la colonisation française». Ce rappel survient aussi au lendemain de l’incident militaire entre un sous-marin à propulsion nucléaire israélien pris en chasse par des sous-marins algériens dans les eaux internationales méditerranéennes.

  | «L’Histoire officielle en #Algérie est totalement réécrite». «Est-ce qu’il y avait une nation algérienne avant la colonisation française?». «Le

Ces propos sortent de la bouche d’Emmanuel #Macron. Ils vont provoquer un séisme.

Les détails dans la story 

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Le régime algérien doit prendre au sérieux l’ultime main tendue du Roi Mohammed VI

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Le discours du trône de cette année a été très attendu. Libéré du complexe de «Vira Lata», le Maroc a imposé à la communauté internationale son propre agenda, priorisant ses intérêts souverains. Une stratégie de rupture qui a déchaîné les passions et a dévoilé au grand jour les relents colonialistes et impérialistes des premiers partenaires européens du Royaume. L’attente du discours a été récompensée. Le Roi Mohammed VI décide de prendre de la hauteur par rapport à tous les débats et les polémiques médiatiques et prône le pragmatisme et la bienveillance envers le régime algérien. Il ne fallait pas attendre la fin du discours pour que les commentaires affluent de tous bords. Les premières lectures précipitées ont fait état d’un rétropédalage du Maroc face à sa fermeté affichée vis-à-vis l’Algérie. C’est faux. Le Roi Mohammed VI n’a pas rompu avec le changement du paradigme dans la diplomatie marocaine. Le souverain a tenu à donner une dernière chance aux locataires du palais d’El Mouradia  en prenant à témoin les peuples marocains et algériens et la communauté internationale. Le régime algérien est devant ses choix, soit jouer propre et trouver une solution pérenne au dossier Sahara dans un esprit de fraternité et de bon voisinage, soit se renfermer dans sa posture suicidaire et replonger dans ses actes hostiles et malveillants, auquel cas il devra en assumer les conséquences.

Les régimes algériens qui se sont succédés ont priorisé l’obédience idéologique au communisme à l’esprit de bon voisinage et de fraternité. Sur plus de quarante années, ils ont mené une propagande nationale et internationale contre le Maroc dans le seul objectif de le diviser et de le déstabiliser. Ils ont fait du mal au Maroc en finançant, soutenant, accueillant  et armant un groupe de séparatistes. Gare à toute voix dissonante qui appelle à la réconciliation entre les deux pays, elle est systématiquement exécutée. À l’image du valeureux président Mohamed Boudiaf, assassiné en public pour qu’il serve d’exemple.

Face aux réussites économiques spectaculaires du Maroc, pays non pétrolier, diaboliser le voisin est devenu le cache misère des gouvernements et des militaires algériens. La propagande médiatique a assuré le service après vente mais sans résultats probants, il fallait fermer les frontières avec le Maroc et couper toute relation qui pouvait occasionner la comparaison.

Pour sa part, le Maroc n’a jamais souhaité du mal à son pays frère. Il a défendu durant 45 ans ses territoires libérés du colonialisme espagnol avec sagesse et retenue. Au moment où l’Algérie jouait le jeu de l’ancien colonisateur, qui n’a jamais oublié comment le défunt Hassan II lui a fait avaler la couleuvre avec l’organisation de la marche verte.

Une vérité historique qui s’exprime par la chaleur de l’accueil des algériens au Maroc, qu’ils soient artistes, politiques ou de simples citoyens.

D’ailleurs, le Roi Mohammed VI s’est appuyé sur cette réalité ancrée dans la croyance collective des peuples marocains et algériens dan son discours du trône de ce samedi.

«Je rassure Nos frères en Algérie : vous n’aurez jamais à craindre de la malveillance de la part du Maroc qui n’est nullement un danger ou une menace pour vous. En fait, ce qui vous affecte nous touche et ce qui vous atteint nous accable.» a assuré le souverain.

« Aussi, Nous considérons que la sécurité et la stabilité de l’Algérie, et la quiétude de son peuple sont organiquement liées à la sécurité et à la stabilité du Maroc. Corollairement, ce qui touche le Maroc affecte tout autant l’Algérie ; car les deux pays font indissolublement corps. » a-t-il affirmé.

Le Maroc n’est ni dupe, ni faible. Il a conscience de la légitimité du leadership royal et du consensus national au sujet du dossier du Sahara. Le monde entier le sait aujourd’hui : le Sahara est une ligne rouge pour les marocains. Demandez aux leaders d’opinion sur les réseaux sociaux de n’importe quel pays, il vous décriront comment ils se font lynchés quand le fameux trait s’affiche sur la carte du pays.

Dans un geste que seuls les Rois en connaissent le secret, Mohammed VI a exprimé toute sa bienveillance et sa fraternité, donnant encore une fois la chance au régime algérien, malgré son adversité maladive, repoussant le rubicon à ne pas franchir, tout en prenant à témoin l’ensemble du peuple algérien en premier lieu, son peuple et la communauté internationale.

Le Roi Mohammed VI a été clair et précis dans son appel à la raison envers le régime algérien : « Nous appelons à faire prévaloir la sagesse et les intérêts supérieurs de nos deux pays. Nous pourrons ainsi dépasser cette situation déplorable qui gâche les potentialités de nos deux pays, au grand dam de nos deux peuples et des liens d’affection et de fraternité qui les unissent ». Si après cette main tendue royale, le palais d’El Mouradia persiste dans sa stratégie de provocation et poursuit ses atteintes aux intérêts suprêmes du Royaume, d’aucun ne blâmera le Maroc de défendre bec et ongles le moindre millimètre carré de son territoire.

Le Maroc de Mohammed VI veut en finir avec «le grincement culturel» appelé sous d’autres cieux le complexe de «Vira Lata». Grace à des micros décisions, le pays a réussi à casser le plafond de verre de l’aliénation culturelle et s’investit à mettre fin à ce processus de dévalorisation systématique qui caractérise les pays émergents. Il s’agit là de l’unique façon de faire bouger les lignes et de sortir des schémas de cercles vicieux destructeurs.

L’Algérie réagit enfin au retour d’Israël à l’Union Africaine

Trois jours après l’annonce inattendue du retour d’Israël à l’Union Africaine en tant que membre observateur, l’Algérie réagit enfin, par le biais d’un communiqué de son ministère des Affaires étrangères, qualifiant le nouveau membre «d’entité sioniste» dont les valeurs sont incompatibles avec celles consacrées dans l’Acte Constitutif de l’Union Africaine. «Cette décision qui relève certes des prérogatives administratives du président de l’Union, a été prise sans le bénéfice de larges consultations préalables avec tous les Etats membres» fustige le communiqué.

La réaction hostile de l’Algérie à l’admission d’Israël en tant que membre de l’Union Africaine était attendue par l’ensemble des observateurs y compris par le gouvernement de l’Etat hébreu.

Alger a attendu la réaction du Hamas qui a qualifié samedi de «choquante et honteuse» la décision d’accorder à Israël un statut d’observateur officiel auprès de l’Union africaine (UA), pour annoncer sa position officielle sur le sujet.

Dans un communiqué publié ce dimanche dans une dépêche de l’agence de presse officielle APS, la diplomatie algérienne a choisi de ne pas s’engager dans une stratégie de rupture avec le président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, ni avec Israël. Toutefois, Alger a notifié son mécontentement de ne pas avoir été consultée dans le processus de prise de décision et a utilisé une sémantique anti-israélienne, tout en rappelant que les membres observateurs n’avaient aucune influence sur les décisions souveraines des Etats membres de l’UA.

«La récente décision du Président de la Commission de l’Union Africaine, d’accueillir un nouvel observateur qui relève de ses prérogatives administratives n’est pas de nature à altérer le soutien constant et actif de l’organisation continentale à la juste cause palestinienne et son engagement envers la réalisation des droits nationaux inaliénables du peuple palestinien, y compris son droit à l’établissement de son Etat indépendant avec Al-Qods pour capitale», indique le communiqué signé par le nouveau chef de la diplomatie algérienne, Ramtane Lamamra.

https://twitter.com/Algeria_MFA/status/1419273497713512449

«Prise sans le bénéfice de larges consultations préalables avec tous les Etats membres, cette décision n’a ni la vocation, ni la capacité de légitimer des pratiques et comportements dudit nouvel observateur qui sont totalement incompatibles avec les valeurs, principes et objectifs consacrés dans l’Acte Constitutif de l’Union Africaine», fustige le ministère.

Le communiqué laisse transparaitre l’agacement de l’Algérie du traitement médiatique réservé à cet évènement considéré par Israël et ses alliés comme un exploit historique. D’ailleurs, le secrétaire d’État américain Anthony Blinken a tenu à féliciter samedi, l’Union africaine d’avoir accueilli le retour d’Israël dans l’organisation en tant qu’observateur après une vingtaine d’années d’absence.

«Nous félicitons l’UA pour son leadership dans la construction de ponts et la création de nouvelles voies d’échange, et nous nous félicitons du retour d’Israël à l’Union africaine en tant qu’observateur dans le cadre de notre soutien à une normalisation plus large», a écrit M. Blinken sur Twitter.

Il est fort probable que la sortie du secrétaire d’Etats américain a obligé le palais d’El Mouradia, de mettre de l’eau dans son vin et de modérer ses propos face à cet échec cuisant de son influence au sein de l’organisation africaine.

Une frustration exprimée par ces mots dans le communiqué publié ce dimanche : «l’agitation médiatique, autour de ce qui relève davantage du « non-évènement » que d’une percée à potentiel stratégique, ne saurait porter préjudice aux exigences fondamentales d’une paix juste et durable au Moyen-Orient telles que consacrées par l’Afrique et toute la communauté internationale et telles que formulées dans l’Initiative Arabe de Paix adoptée par le Sommet Arabe tenu en 2002 à Beyrouth et à laquelle l’Union Africaine a apporté son plein soutien».

Enfin, l’Algérie s’est donnée une nouvelle mission au sein de l’Union Africain, vu les ruptures durables qu’a apporté le retour du Maroc à l’organisation: un hub entre l’Afrique et le monde Arabe. Un positionnement par défaut d’un pays au bord de la faillite qui s’enfonce depuis plusieurs années dans le gouffre d’une crise institutionnelle sans fin.

«L’Algérie qui a initié et promu le processus de développement et d’élargissement du partenariat stratégique entre l’Afrique et le monde arabe continuera d’œuvrer en faveur du renforcement continu de la solidarité entre les deux ensembles au bénéfice de tous leurs peuples», conclut le communiqué de Lamamra.

The Independent : l’Algérie est devenue une plaque-tournante pour la cocaïne à destination du Royaume-Uni

La découverte de près d’une demi-tonne de cocaïne flottant dans les eaux au large de la ville portuaire d’Oran en Algérie à la fin du mois de juin dernier a souligné l’importance croissante de l’Afrique du Nord en tant que point de transit vital pour les trafiquants de drogue cherchant à accéder aux marchés lucratifs d’Europe et du Moyen-Orient, écrit The Independent dans son édition du 21 juillet.

Avec agences

Il s’agit de la deuxième cargaison massive de cocaïne découverte en Algérie, précise The Independent., qui rappelle l’autre affaire de cocaïne qui avait éclaté en mai 2018, avec la saisie de plus de 700 kg de drogue sur un cargo censé transporter de la viande congelée en provenance du Brésil, cherchant à entrer à Oran après avoir accosté en Espagne.

Cette saisie avait donné lieu à des arrestations massives en Algérie, fait remarquer le journal.

Ce scandale, connu plus tard sous le nom de « cocaïne-gate », avait éclaboussé les plus hautes sphères du régime algérien, rappelle-t-on.

L’éclatement de la pandémie n’a pas fait grand-chose pour réduire l’appétit mondial pour la cocaïne, poursuit la même source. Des études sur les eaux usées d’un certain nombre de villes européennes pendant la pandémie ont montré que la consommation de cocaïne et de MDMA (également appelée ecstasy) était revenue à des niveaux normaux après une baisse initiale, alors que les réseaux et les voies d’approvisionnement se rétablissaient après des interruptions précoces. L’instabilité économique provoquée par la pandémie alimente désormais la corruption et a ouvert la porte à des vagues «sans précédent» de cocaïne pour entrer en Europe, a averti Europol.

Enième scandale du régime militaire algérien: le général en fuite Ghali Belkecir s’offre le passeport de l’archipel Vanuatu

«Jamais un officier de ce rang ni un responsable ayant occupé de hautes fonctions n’a été poursuivi en justice pour un tel chef d’inculpation» écrit le quotidien algérien El Watan, au lendemain des révélations du célèbre journal britannique «The Guardian» concernant le nouveau passeport que s’est offert l’ancien patron de la Gendarmerie Nationale, le général Ghali Belkecir. Ce dernier est désormais porteur du passeport Vanuatu, petit archipel de 260 000 habitants situé au milieu de l’océan Pacifique au mêm titre que l’ancien Premier ministre libyen Fayez al-Sarraj et l’une des figures du régime de Bachar Al-Assad, l’ancien gouverneur de la province de DamasAlaa Ibrahim.

Jour après jour l’Etat algérien enlisé dans un mouvement social qui n’en finit pas depuis février 2019, perd toute sa crédibilité et sa légitimité et se retrouve tenu en marge du concert des nations. Aujourd’hui, pas moins de 30 généraux et 18 anciens ministres croupissent en prison. Accusés de très haute trahison, ils encourent de très lourdes peines allant jusqu’à leur mise à mort.

«C’est une véritable hécatombe ! Les Algériens assistent ainsi depuis 2019 à ce feuilleton spectaculaire interminable des incarcérations et emprisonnements. Depuis le début de la crise politique en Algérie avec le 5e mandat d’Abdelaziz Bouteflika, le pays est otage de ces interminables guerres de clans», écrit le site d’information Algérie Part.

La dernière victime de cette guerre intestinale est le général-major Abdelhamid Ghriss, ex-secrétaire général du ministère de la Défense nationale . Il a été placé, ce 13 juillet 2021, sous mandat de dépôt par le tribunal militaire de Blida pour plusieurs chefs d’inculpation, notamment pour «enrichissement illicite», «abus de fonction» et «détournement de deniers publics».

Alors que l’ancien secrétaire particulier de l’ancien chef de l’état-major de l’armée algérienne, l’adjudant-chef Guermit Benouira, s’est fait extrader de Turquie, un autre gros bonnet du régime, l’ancien patron de la Gendarmerie Nationale, le général Ghali Belkecir, l’un des officiers les plus corrompus de l’armée algérienne, impliqué dans de nombreuses affaires de corruption en fuite court toujours entre l’Espagne et la France depuis août 2019.

Ce dernier, vient de se faire rattraper par un scandale mondial en liaison avec un programme controversé de « passeports dorés » lancé par le petit archipel du pacifique, le Vanuatu. Selon les révélation exclusives du journal britannique The Guardian, ledit programme a déjà séduit plus de 2 000 personnes, dont une multitude d’hommes d’affaires et d’individus en disgrâce, recherchés par la police dans des pays du monde entier. Ce passeport doré permet à son détenteur d’acheter la citoyenneté Vanuatu en 2020 et avec elle un accès sans visa à l’UE et au Royaume-Uni.

Selon El Watan, le général Ghali Belkecir, qui était l’un des hommes forts de l’appareil sécuritaire de ces trois dernières années, est accusé de «possession d’informations et de documents secrets pour les remettre à des agents d’un pays étranger». Un mandat d’arrêt international a été lancé contre lui par la justice militaire du régime.

«Aujourd’hui, qui voudra signer un contrat, réaliser un investissement conséquent ou nouer un accord pragmatique avec un pays où n’importe quel ministre, général ou Premier-ministre peut se retrouver le lendemain en prison pour tout et n’importe quoi ? Au lieu de changer le système, les Algériens sont en train de ruiner leur Etat.» alerte Algérie Part.

Rien ne vas plus entre Abu Dhabi et Alger : après le consulat à Laâyoune, les EAU interdisent l’entrée au pays aux algériens

Au lendemain de l’alerte donnée par Maghreb Intelligence au sujet d’un avertissement envoyé par Mohammed Ben Zayed au locataire d’El Mouradia qui marque une forte dégradation des relations entre les deux pays, les médias algériens font état de la décision des EAU de suspendre la délivrance des visas aux Algériens.

Les Emirats arabes unis ont diffusé ce mardi 24 novembre une circulaire qui stipule la suspension de la délivrance des visas un certains nombre de pays notamment, l’Algérie, la Tunisie, la Turquie et l’Iran.

«Conformément à la dernière circulaire publiée par le service de l’immigration, les demandes de visa d’entrée au pays, y compris les visas de travail, sont suspendues jusqu’à nouvel ordre pour les nationalités des pays suivants : Yémen, Syrie, Irak, Libye, Afghanistan, Pakistan, Somalie, Liban, Kenya, Tunisie, Algérie, Turquie et Iran.» ont annoncé les autorités émiratis dans la circulaire adressée aux services d’émigration.

Les divergences entre Abou Dhabi et Alger se sont accentués depuis l’arrivée de Tebboune au pouvoir. Et ça concerne plusieurs dossiers, notamment le Sahara marocain, le processus de paix libyen et palestinien et le plus récent les compromis du nouveau locataire d’El-Mouradia avec le lobby truc. Lesquelles divergences sont considérées par la presse algérienne, depuis la mort du général Gaïd Salah, comme étant «hostiles aux intérêts géostratégiques algériens». Ce qui pousse à craindre une dérive dangereuse vers une guerre froide entre les deux pays.

Maghreb Intelligence, un des médias les plus informés sur les affaires internes algériennes, nous informe dans une dépêche exclusive publiée ce lundi, que les services émiratis ont adressé un message d’avertissment clair et précis à leurs homologues algériens dés la fin septembre 2020.

Selon la même source, Abu Dhabi a clairement signifié à Alger qu’elle «n’hésiterait pas une seule seconde» à adopter des sanctions économiques et politiques à l’encontre de l’Algérie si les autorités algériennes continuent de s’allier avec les lobbys anti-émiratis dans la région. Abu Dhabi aurait même menacé l’Algérie de revoir totalement sa coopération économique et bilatérale.

Ce message d’avertissement a été envoyé au général Abdelghani Rachedi, l’ancien attaché militaire de l’Algérie à Abu Dhabi et l’actuel patron de la Direction générale de la Sécurité Intérieure (DGSI), la principale branche des services algériens, un poste qu’il occupe depuis fin avril 2020.

Le général Abdelghani Rachedi avait transmis le message très rapidement au Président Algérien Tebboune qui s’est gardé de réagir hâtivement pour ne pas précipiter l’Algérie dans une crise régionale très complexe, souligne Maghreb Intelligence.

La même source, estime que l’ouverture d’un consulat des EAU dans la ville de Laâyoune au Sahara marocain au début de ce mois de novembre est un message clair à l’Algérie que les deux pays ne sont plus dans le même camp.

Algérie: La réforme de la Constitution approuvée avec une abstention record

La réforme de la Constitution algérienne a été largement approuvée lors du référendum organisé dimanche, pour lequel la participation a toutefois été très faible.

Reuters

Le gouvernement comptait sur ce scrutin pour tourner la page du Hirak, mouvement de contestation qui a entraîné la mise à l’écart de l’ancien président Abdelaziz Bouteflika, mais la très forte abstention sonne comme un désaveu.

Le président Abdelmadjid Tebboune, qui a été hospitalisé la semaine dernière en Allemagne après la découverte de plusieurs cas de COVID-19 dans son entourage, espérait par ailleurs asseoir sa légitimité.

Le “oui” l’a emporté avec 66,8% des voix mais seuls 23,7% des électeurs se sont prononcés, selon Mohamed Charfi, président de la Commission électorale. La réforme n’a donc été approuvée que par 15,8% des inscrits.

Plusieurs chefs de file du Hirak se sont réjouis de cette très forte abstention qu’ils considèrent comme une défaite pour le gouvernement.

«J’espère que les hommes et les femmes au sein du système comprendront cette leçon et feront ce qu’il faut pour écouter les demandes du peuple. Le peuple veut sa propre constitution et ses propres institutions», a déclaré l’avocat et militant des droits de l’homme Mustapha Bouchachi.

La réforme limite le nombre de mandats présidentiels et étend les prérogatives du Parlement comme de l’appareil judiciaire et autorise l’armée à intervenir à l’étranger.

Pour l’opposition, elle ne répond pas aux revendications du Hirak, qui réclame avant tout le renouvellement d’une élite politique au pouvoir depuis l’indépendance, la fin des ingérences de l’armée dans la vie publique et l’éradication de la corruption.

Le président algérien a contracté le Covid. Son état de santé serait inquiétant

Transporté dans un avion médicalisé équipé de respirateurs, le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, testé positif au Coronavirus a été admis en urgence dans un établissement de santé dans la ville de Cologne en Allemagne, indique une dépêche d’Africa intelligence.

«Un avion médical français chargé de l’évacuation du président Tebboune en Allemagne. Le recours à cet appareil, équipé de respirateurs, n’est pas bon signe» a écrit Africa Intelligence dans un tweet publié mercredi soir.

https://twitter.com/LettreContinent/status/1321555876990377984

Alors qu’une dépêche de l’agence de presse officielle algérienne annonçait plus tôt dans la soirée le transfert de Tebboune en Allemagne sans donner des détails sur l’état de santé du président, les informations d’Algérie part puis d’Africa Intelligence ont été plus alarmantes.

«le transfert urgent de Tebboune vers l’Allemagne a été dicté par la détérioration inquiétante de son état de santé à cause de l’impact de l’infection au COVID-19 sur ses poumons» écrit Algérie Part.

La même source rapporte que le Président algérien souffre également d’une deuxième maladie dangereuse qui a commencé à connaître d’inquiétantes complications médicales en raison des conséquences de la contamination au COVID-19.

Tebboune aurait été probablement admis à l’hôpital universitaire de Cologne réputés pour abriter les meilleurs virologues du monde.

Algérie/anniversaire: marches du «Hirak» malgré l’interdiction de manifester

Des marches et des rassemblements se sont déroulés lundi en Algérie, notamment à Alger et en Kabylie, malgré l’interdiction de manifester, pour marquer l’anniversaire du soulèvement populaire du 5 octobre 1988 et réclamer un régime démocratique.

Avec AFP

Bravant cette interdiction de tout rassemblement public en raison de la pandémie de Covid-19, les manifestants ont réclamé la libération des prisonniers du « Hirak », le mouvement antirégime qui a éclaté début 2019.

A Alger, entre 400 et 500 manifestants ont tenté de marcher dans le centre-ville avant d’en être empêchés rapidement par les forces de police, a constaté un journaliste de l’AFP.

Cette manifestation — la première dans la capitale depuis l’interruption des marches du « Hirak » à la mi-mars — a été dispersée et plusieurs personnes interpellées, selon le journaliste, forcé de quitter les lieux sur injonction de la police.

https://twitter.com/epsilonov71/status/1313183932360388608

Le Comité national pour la libération des détenus (CNLD), une association de soutien aux prisonniers d’opinion, a fait état de plus de vingt arrestations, dont des étudiants.

Pour cette journée anniversaire, la police était sur le qui-vive dans le centre d’Alger, et des barrages de gendarmerie et de police avaient été érigés sur les routes menant à la capitale, selon divers témoignages.

Des marches ont également eu lieu en province, notamment à Béjaïa, grande ville de Kabylie (nord-est), où une gerbe a été déposée devant une stèle en souvenir des victimes d’octobre, à Beni Ourtilane, près de Sétif, à Annaba et Constantine (nord-est), selon les réseaux sociaux et le CNLD.

A Akbou, dans la région de Bejaïa, une foule a défilé en brandissant des portraits de Khaled Tazaghart, ex-député et militant des droits de l’Homme en détention, et du journaliste emprisonné Khaled Drareni, selon des habitants joints par téléphone.

A M’chedellah, dans la région de Bouira, en Kabylie, des groupes de jeunes ont bloqué le principal axe routier desservant la région pour protester contre l’interpellation la veille de trois personnes lors d’une marche nocturne en mémoire des émeutes d’octobre 1988.

D’Octobre 1988 à Février 2019

Les protestataires ont repris les slogans phares du mouvement de protestation: «Etat civil, non militaire», «Le peuple veut la chute du régime», «Les généraux, vous êtes des traîtres, on ne s’arrêtera pas!».

Le 5 octobre 1988, une violente contestation avait éclaté en Algérie, aboutissant à des réformes politiques sans précédent:multipartisme, libertés syndicale, d’association, de la presse.

Dans un contexte de vives tensions sociales, des émeutes sanglantes avaient eu lieu dans la nuit du 4 au 5 octobre 1988 à Bab El Oued, quartier populaire d’Alger. Elles s’étaient étendues le 5 au reste de la capitale puis à d’autres villes du pays. L’état de siège avait été déclaré et l’armée chargée de rétablir l’ordre.

Les «Événements d’Octobre 1988» ont fait 159 morts selon un bilan officiel, et plus de 500 selon les militants des droits humains. Une loi d’amnistie a empêché de désigner les responsables de la répression.

«Le Hirak est un prolongement d’Octobre 88», a déclaré à l’AFP Said Salhi, vice-président de la Ligue algérienne de défense des droits de l’Homme (LADDH), qui a participé à la manifestation de Béjaïa.

«Après 32 ans et en plein Hirak, car il n’est pas terminé, nous assistons à des menaces répétées sur les acquis et les libertés démocratiques», a déploré M. Salhi.

Le «Hirak» est un mouvement de contestation inédit, pacifique et sans leadership, né en février 2019 d’un immense ras-le-bol des Algériens qui réclament un profond changement du «système» en place depuis l’indépendance (1962).

Ses marches hebdomadaires ont été volontairement suspendues à cause de la crise sanitaire, mais des tentatives de mobilisation voient régulièrement le jour, surtout en Kabylie.

Dimanche, plus d’un millier d’Algériens et de binationaux ont défilé à Paris pour rappeler leur « premier printemps » d’Octobre 88 et exiger un «changement du régime» au pouvoir en Algérie.

«On peut dire que Février 2019 est l’enfant d’Octobre 1988 et des luttes qui ont suivi pour la liberté et pour la dignité. C’est pour la liberté et la dignité que les Algériennes et les Algériens se sont battus avant Octobre, pendant Octobre et jusqu’en 2019, jusqu’à aujourd’hui», a souligné Hakim Addad, militant des droits de l’Homme et figure du «Hirak», dans le quotidien francophone El Watan.

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