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Vladimir Poutine remercie le Maroc pour sa neutralité à l’ONU

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La non-participation du Maroc au vote à l’Assemblée générale de l’ONU au sujet de la crise russo-ukrainienne a pris de court tant l’opinion publique que les observateurs internationaux. Contre toute attente, cette décision a été accueillie avec satisfaction par le peuple marocain mais également par une opinion arabe, éreintée par les guerres qui ont meurtri la «Oumma» depuis les années 90.

Rabat va s’engager davantage dans l’expression de la souveraineté de sa décision en entreprenant l’augmentation des dessertes Casablanca-Moscou. Au moment où le monde occidental ferme son espace aérien aux citoyens russes et à leurs compagnies aériennes. Cette position, pragmatique, pacifiste et neutre n’a pas échappée à Vladimir Poutine qui selon les informations de Maghreb Intelligence à envoyer un message de remerciement aux autorités marocaines.

«La non-participation du Maroc au vote à l’Assemblée générale de l’ONU au sujet de la crise russo-ukrainienne est une décision souveraine, qui ne peut être interprétée comme un désalignement stratégique ou comme une position contre le droit international et l’intégrité territoriale des Etats», a déclaré Nasser Bourita dans un communiqué publié juste après la clôture de l’AG le mercredi 2 mars 2022.

Ce communiqué a eu l’effet d’une bombe au Maroc. L’opinion publique est habituée au rôle du bon élève du pays au sein des instances internationales. Se positionner en dehors de la communauté internationale occidentale est un évènement inédit, ou presque. En effet, avec du recul cette posture du Maroc est tout à faut cohérente avec la stratégie disruptive de la diplomatie marocaine adoptée ces deux dernières années.

Le Maroc ne fait plus dans l’hypocrisie. Il suit une politique étrangère moins complaisante et plus conforme à ses intérêts. Surtout que les changements de fond que connait l’ordre mondial a rendu les alliés et partenaires historiques du Royaume en état de constante fébrilité. D’ailleurs dans ce conflit qui a éclaté le 24 février dernier en Ukraine, il est malheureux de constater que l’hypocrisie et le double langage brouillent davantage la terrible réalité de la guerre.

D’une part nous avons les Etats-unis et le Royaume-uni qui continuent de s’approvisionner en gaz russe au même moment où ils ont tout fait pour le bloquer en Europe et ailleurs. Tandis que Washington oublie tout le mal qu’elle pense du Venezuela et Cuba et profite de la crise en Russie pour reprendre discrètement les relations avec les deux pays.

La France quand à elle se positionne en leader de l’Union européenne et soutient et encourage toutes les sanctions contre Moscou. Mais dans les coulisses, c’est un autre langage qui prévaut, celui des intérêts économiques et diplomatique. Vendredi dernier, Emmanuel Macron s’est réuni avec les principaux groupes français pour «leur recommander» de ne pas se précipiter à se désengager de Russie.

Israël et les E.A.U ont voté en faveur de la résolution américaine condamnant l’invasion russe mais dans les faits ils maintiennent leurs relations intactes avec Poutine. Yair Lapid, ministre des affaires étrangères israélien a informé Moscou de sa décision de voter pour la résolution onusienne et a demandé au Kremlin de ne pas en tenir rigueur. Et Dubai constitue actuellement le point central de la connexion aérienne de la Russie avec le monde occidental.

La neutralité du Maroc se démarque de cette cette hypocrisie ambiante. Une position contrée par une opinion publique très favorable. Les qualificatifs de cette décision dans les discussions privés, les réactions sur les réseaux sociaux et les articles de presse vont de courageuse à sage et satisfaisante.

59% de la planète n’a pas voté pour la résolution américaine contre la Russie

Cinquante six (56) pays n’ont pas voté le mercredi 2 mars 2022 à l’Assemblée générale des Nations-Unies en faveur de la résolution américaine condamnant l’invasion russe de l’Ukraine.

50% de ces pays sont africains, 38% asiatiques, 10% d’Amérique du Sud et 2% d’Europe de l’Est.

Pas votéVoté contreAbstenus
1. Azerbaijan1. Biélorussie1. Algérie
2. Burkina Faso2. Corée du Nord2. Angola
3. Cameroun3. Érythrée3. Arménie
4. Eswatini4. Russie4. Bangladesh
5. Ethiopie5. Syrie5. Bolivie
6. Guinée6. Burundi
12. Guinée Bissau7. Centrafrique
13. Maroc8. Chine
14. Togo9. Congo
15. Turkmenistan10. Cuba
16. Uzbekistan11. Salvador
17. Venezuela12. Guinée équatoriale
13. Inde
14. Iran
15. Iraq
16. Kazakhstan
17. Kirghizistan
18. Laos
19. Madagascar
20. Mali
21. Mongolie
22. Mozambique
23. Namibie
24. Nicaragua
25. Pakistan
26. Sénégal
27. Afrique du Sud
28. Soudan du Sud
29. Sri Lanka
29. Soudan
30. Tajikistan
31. Uganda
32. Tanzanie
33. Vietnam
34. Zimbabwe

Quand on pondère ces 56 pays par rapport à leur poids démographique, on réalise que 59% des populations de la planète n’a pas voté pour la résolution américaine. Si on rajoute ceux qui ont voté uniquement en «demoiselles d’honneur», le nombre de citoyens du monde qui n’ont pas souhaité suivre la pression américaine dans sa lutte d’influence avec la Russie en Europe, atteindrait les 70% de la planète.

Poutine félicite discrètement Rabat

Selon les sources de Maghreb-Intelligence, Vladimir Poutine n’a pas attendu longtemps pour exprimer sa satisfaction quant à la neutralité du Maroc lors du vote à l’AG de l’ONU. Il a ainsi adressé un message de remerciements aux autorités marocaines par les canaux diplomatiques. Un échange tenu secret jusqu’à ce jour.

«Ce message de remerciement n’a pas été officialisé, ni par Moscou, ni par Rabat» précise le journal électronique.

Rappelons que le Maroc à travers son ministère des affaires étrangères a exprimé ses regrets suite à l’escalade militaire qui a fait des centaines de morts et des milliers de blessés et qui a causé des souffrances humaines des deux côtés.

Les États-Unis expulsent 12 diplomates russes de l’ONU pour espionnage

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Les États-Unis ont demandé à 12 diplomates russes des Nations unies de quitter le territoire américain, les accusant d’«activités d’espionnage», alors que la Russie poursuit son attaque contre l’Ukraine.

Les diplomates russes ont été priés de partir en raison de leur engagement présumé dans des «activités qui n’étaient pas conformes à leurs responsabilités et obligations en tant que diplomates», a déclaré l’ambassadeur Richard Mills, représentant adjoint des États-Unis auprès des Nations unies, lors d’une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU lundi après-midi.

L’ambassadeur russe à l’ONU, Vassily Nebenzia, a rétorqué que l’explication de Mills concernant les expulsions n’était «pas satisfaisante».

Les expulsions diplomatiques ont été annoncées moins d’une semaine après le début de l’attaque de la Russie contre l’Ukraine, bien que les États-Unis aient déclaré que cette mesure était en préparation depuis plusieurs mois.

La semaine dernière, les États-Unis ont expulsé le diplomate ayant le deuxième plus haut rang dans l’ambassade de Russie à Washington en réponse à l’expulsion par Moscou du deuxième plus haut diplomate américain à Moscou plus tôt durant l’année. Le département d’État américain a annoncé cette expulsion dans les heures qui ont suivi le début des bombardements et de l’invasion de l’Ukraine par le Russie.

La mission américaine auprès de l’ONU a également déclaré dans un communiqué que les 12 diplomates russes étaient «des agents de renseignement qui ont abusé de leurs privilèges de résidence aux États-Unis en se livrant à des activités d’espionnage qui nuisent à notre sécurité nationale

«Nous prenons cette mesure conformément à l’accord de siège. L’action d’aujourd’hui était en préparation depuis plusieurs mois», a déclaré Olivia Alair Dalton, porte-parole de la mission américaine.

Vassily Nebenzia, représentant permanent de la Russie à l’ONU a annoncé la nouvelle de ces expulsions lors d’un point de presse organisé aux Nations unies lundi après-midi.

Il a déclaré qu’il ne savait pas quels étaient les 12 diplomates parmi ceux qui avaient été priés de partir, mais a indiqué que des représentants américains s’étaient rendus à la mission russe auprès de l’ONU et avaient remis une lettre exigeant qu’ils quittent le pays avant le 7 mars.

«Je viens d’être informé que les autorités américaines ont entrepris une nouvelle action hostile à l’encontre de la mission russe auprès des Nations unies, en violation flagrante des engagements qu’elles ont pris dans le cadre de l’accord avec le pays hôte», a déclaré Nebenzia aux journalistes. « »Ils viennent de se présenter à la Mission russe et nous ont remis une note nous ordonnant de faire ce qu’ils exigent».

A l’ONU, Trump persiste et signe : «le coronavirus est un virus chinois»

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Donald Trump a vivement attaqué la Chine mardi à l’Assemblée générale de l’ONU, illustrant le risque de « nouvelle guerre froide » qui menace la planète en pleine pandémie.

Avec AFP

«Les Nations unies doivent tenir la Chine pour responsable de ses actes» au début du Covid-19 et pour avoir «lâché cette plaie à travers le monde», a lancé le président des Etats-Unis, parmi les premiers à intervenir dans une vidéo enregistrée à l’ouverture de cette grand-messe diplomatique annuelle organisée de manière virtuelle en raison de la crise sanitaire.

Qualifiant une nouvelle fois le coronavirus de «virus chinois», une formule qui suscite l’ire de Pékin, il a accusé les autorités chinoises d’avoir, au début de l’épidémie, autorisé « les avions à quitter la Chine et infecter le monde ».

«Le gouvernement chinois et l’Organisation mondiale de la santé, qui est quasiment contrôlée par la Chine, ont déclaré à tort qu’il n’existait pas de preuve de transmission humaine» du virus, a-t-il encore déploré depuis la Maison Blanche, justifiant ainsi le retrait des Etats-Unis de cette agence de l’ONU.

Le milliardaire républicain, dont la gestion du Covid-19 est très contestée – 200.000 morts aux Etats-Unis selon l’université Johns Hopkins – et semble plomber ses chances de réélection à la présidentielle du 3 novembre, a promis de «distribuer un vaccin» et «mettre fin à la pandémie» pour entrer «dans une nouvelle ère inédite de prospérité, de coopération et de paix».

Donald Trump a poursuivi son offensive anti-Chine sur le terrain environnemental et commercial.

La Chine n’a pas l’intention d’entrer dans une guerre froide

Egalement pré-enregistré, le discours du président chinois Xi Jinping ne permettait pas de répondre directement à son homologue américain. Mais son ambassadeur à l’ONU Zhang Jun s’est chargé de «rejeter» de manière outrée ces «accusations infondées».

«La Chine n’a pas l’intention d’entrer dans une guerre froide», a assuré le numéro un chinois dans son message, devant une vaste fresque de la Grande Muraille.

Sans citer les Etats-Unis, il a mis en garde contre «le piège d’un choc des civilisations», appelant à ne pas «politiser» la lutte contre le coronavirus et à «en finir avec la mentalité des blocs et des jeux à somme nulle».

Mais il s’est surtout attardé sur une longue défense de sa gestion de la pandémie, se présentant même en exemple pour le reste du monde.

Face à ce climat qui électrise les relations internationales, le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres avait lancé au préalable un avertissement inquiet contre une « grande fracture » entre les « deux plus grandes économies ».

«C’est une direction très dangereuse», a-t-il prévenu au sujet de la rivalité sino-américaine croissante. Le monde doit tout faire «pour éviter une nouvelle Guerre froide», a-t-il martelé à la tribune d’un hémicycle clairsemé au siège de l’ONU à New York.

Antonio Guterres a aussi réitéré son appel à un «cessez-le-feu mondial d’ici la fin de l’année», alors que les zones de conflit et de tensions restent nombreuses malgré l’urgence sanitaire.

Une Assemblée générale sans précédent qui s’ouvre

Sur ce front, le président turc Recep Tayyip Erdogan a donné quelques gages en appelant à un «dialogue sincère» pour résoudre le conflit qui oppose la Turquie à la Grèce et l’Union européenne en Méditerranée, tout en rejetant tout «harcèlement» visant Ankara.

Donald Trump s’est lui présenté en «faiseur de paix», une semaine après la signature à la Maison Blanche d’accords historiques entre Israël et deux pays arabes du Golfe, les Emirats arabes unis et Bahreïn.

Aucun dirigeant n’a fait le déplacement — un contraste saisissant avec les années précédentes qui voyaient plus de 10.000 personnes converger vers ce quartier de Manhattan transformé en bunker par la police.

Sur le site web de l’ONU, les discours des 193 membres, enregistrés souvent avec plusieurs jours d’avance, vont s’enchaîner pendant une semaine.

Cela «manque d’émotion», soupire Richard Gowan du centre de réflexion International Crisis Group. Et plusieurs diplomates de renchérir à l’unisson: sans bilatérales, sans «diplomatie sous la table», comment trouver des solutions, des compromis sur les conflits qui secouent la planète, améliorer les relations entre pays?

En 1945, l’ONU avait été créée pour que plus jamais le monde ne connaisse de conflit à l’échelle du globe. Une troisième guerre mondiale ne s’est pas produite mais la pandémie a mis à genoux la planète avec près d’un million de morts depuis fin décembre et un impact économique et social dévastateur.

Face à la crise et à des pays plus enclins aux décisions unilatérales qu’à favoriser le multilatéralisme, l’ONU a «manqué le rendez-vous» pour son 75e anniversaire, ont relevé de nombreux experts, et son Assemblée générale cette année en est l’illustration.

L’ONU suspendue à une guerre de tranchées américano-chinoise

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Les Etats-Unis et la Chine bloquent au Conseil de sécurité de l’ONU un projet de résolution franco-tunisien réclamant une «coordination renforcée» face à la pandémie de coronavirus, laissant peu d’espoir à des diplomates d’un vote rapide.

«C’est un blocage majeur, personne ne bouge», résume l’un de ces diplomates sous couvert d’anonymat. «On fait du sur-place», confirme un autre diplomate.

Lors d’une conférence de presse jeudi, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a déploré l’impasse. «Il est absolument essentiel que les pays se réunissent, que les grandes puissances dépassent leurs difficultés afin de permettre au Conseil de Sécurité d’être plus actif et efficace» face à la pandémie, notamment pour obtenir des cessations d’hostilités, a-t-il dit.

En discussions depuis des semaines, le texte obtenu par l’AFP prévoit de soutenir son appel datant du 23 mars à un cessez-le-feu dans le monde pour faciliter la lutte contre la pandémie.

Il inclut aussi la requête d’une «pause humanitaire de 90 jours» pour acheminer de l’aide aux populations les plus éprouvées dans les pays en conflit.

La Chine «tient à une mention sur l’Organisation mondiale de la Santé» dans le texte alors que les Etats-Unis «n’en veulent pas», ont expliqué plusieurs diplomates.

Interrogé, le Département d’Etat américain a indiqué qu’il n’avait pas pour habitude de «commenter des négociations en cours». Aucune réaction n’a pu être obtenue auprès de la mission chinoise à l’ONU.

Les co-auteurs du texte, comme le reste du Conseil de sécurité, en sont réduits à attendre un compromis entre les deux membres permanents en cause, qui ont chacun un droit de veto.

Il n’y a eu «aucun progrès» sur ce sujet de l’OMS depuis le début de la semaine, ont ajouté d’autres diplomates.

Pas de vote à court terme

Alors qu’un vote, réclamé ardemment depuis plus d’un mois par Antonio Guterres, était attendu cette semaine, le blocage américano-chinois le rend de moins en moins probable à court terme.

Pour un diplomate, «il n’y aura probablement pas de vote cette semaine». «Attendons de voir si la semaine prochaine peut apporter quelque chose de nouveau», soupire une autre source diplomatique.

Le blocage pourrait cependant disparaître très rapidement si Washington et Pékin trouvent un compromis, estime un ambassadeur occidental, en notant que l’OMS n’est qu’un sujet annexe de la résolution centrée sur un soutien à un cessez-le-feu dans une vingtaine de conflits dans le monde.

Alors que le projet de texte comporte un paragraphe en blanc dédié à l’OMS qui doit «être décidé à la fin de la négociation», la Tunisie et la France pourraient aussi décider de le supprimer purement de la résolution. Au risque d’un possible veto de la Chine que pourrait soutenir la Russie.

«Et si on enlevait tout?», se demandait ainsi mercredi un diplomate, alors que les autres membres du Conseil de sécurité ne cachent plus leur impatience face à une discussion sans fin et peu habituelle à l’ONU pour un projet de résolution.

Après avoir félicité au début de l’année l’OMS, le président américain a depuis peu multiplié les critiques à son encontre, jugeant qu’elle manquait de transparence et qu’elle n’avait pas averti suffisamment tôt des risques mondiaux posés par la pandémie. Donald Trump veut aussi imputer la responsabilité du virus à Pékin.

A l’exception d’une visioconférence le 9 avril, demandée par l’Allemagne et l’Estonie, le Conseil de sécurité est resté silencieux face à la crise la plus grave connue depuis la Seconde Guerre mondiale.

«Nous avons besoin d’unité et de force de la communauté internationale» car «tous nos efforts dépendent d’un soutien politique fort», a insisté jeudi Antonio Guterres.

A la différence du Conseil, l’Assemblée générale de l’ONU (193 membres), dont les textes ne sont pas contraignants, a déjà adopté deux résolutions sur la pandémie, l’une pour appeler à la coopération, l’autre pour réclamer un accès équitable de tous les pays à de futurs vaccins. Le chef de l’ONU s’en est félicité.

Crise libyenne : Liaisons dangereuses

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Jeu hypocrite ou jeu de dupes. La communauté internationale semble victime d’un dédoublement de personnalité. Plusieurs pays adoptent un double jeu dans le dossier libyen en dénonçant du bout des lèvres et en apportant leur appui en douce. Une division qui joue en faveur des forces du Maréchal Haftar qui compte prendre le pouvoir par les armes, appuyé en cela par plusieurs pays.

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Deuxième round de discussions à Genève : Les fossoyeurs de la paix entretiennent le double jeu

Le château Le Rosey dans le village de Bursins, dans la banlieue de Genève, a abrité les 21 et 22 mars dernier la seconde table ronde sur le Sahara marocain en présence des délégations marocaines, mauritaniennes, du Polisario et algériennes. Cette dernière a été conduite par le vice-premier ministre nouvellement nommée, Ramtane Lamamra.

 

Organisée à l’initiative de l’Envoyé Personnel du Secrétaire Général de l’ONU pour le Sahara marocain, Horst Köhler, cette seconde table ronde a connu une avancée majeure. Celle-ci n’est pas venue des délégations présentes, mais du Bureau des Nations-Unies à Genève. Dans une note publiée le 22 mars dernier, ce dernier a indiqué que Köhler souhaite que cette réunion puisse raffermir la dynamique positive qui avait caractérisé la première table ronde tenue en décembre 2018 à Genève.

Trouver une solution conforme à la résolution 2440

Elle a également indiqué que cette table ronde permettra aux délégations de discuter des éléments nécessaires à une solution, selon la Résolution 2440 du Conseil de Sécurité de l’ONU adoptée en 2018, d’enjeux régionaux et de mesures de confiance et que cette autonomie obéit aux paramètres tracés dans la résolution 2440 du Conseil de Sécurité de l’ONU.​​​

Les mises au point de Nasser Bourita concernant l’autodétermination

Ipso Facto, les options référendaire ou indépendantistes sont écartées du débat. La première journée, quant à elle, a été marquée par l’intervention de Nasser Bourita, ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale et chef de la délégation marocaine, qui a longuement développé les paramètres de la solution politique prônée par le Conseil de sécurité. Une solution à la fois « politique, réaliste et pragmatique ». Si les parties présentes à la table ronde ont convenu de se retrouver pour un troisième round, probablement cet été, il semble que les Algériens et les séparatistes n’entendent pas se départir de leur référentiel dogmatique.

Le croque-mort de Manhasset à la tête de la délégation algérienne

Le Maroc, a une fois réitéré sa position officielle, à savoir qu’aucune solution à ce conflit artificielle n’est envisageable, en dehors du projet d’autonomie. Le fait que la délégation algérienne ait été conduite par Ramtane Lamamra est en fait révélateur des intentions d’Alger, à savoir faire durer en longueur ces discussions. L’homme est connu pour avoir torpillé les négociations de Manhasset en 2007 et d’être à l’origine de la démission de l’ancien médiateur onusien, le Néerlandais, Peter Van Walsum. Ramtane Lamara a d’ailleurs été raillé par les millions d’Algériens qui battent le pavé dans le hirak qui secoue le pays. Ces derniers ont mal digéré qu’il s’intéresse plus aux séparatistes qu’aux revendications des Algériens.

Des petites avancées dans un dossier épineux

Si le second round de Genève n’a pas permis de faire plusieurs avancées, il faut noter que pour la première fois, Horst Köhler utilise dans un communiqué le mot « autodétermination ». Köhler a évoqué une « solution politique, acceptable pour les deux parties, réaliste, praticable, durable, basée sur un compromis juste, durable et qui permettra à la population du Sahara de disposer de son autodétermination ». Lors d’un point de presse, Nasser Bourita a indiqué que la question de l’autodétermination est « un principe que le Maroc considère, aussi bien sur le plan juridique que des pratiques internationales en la matière, ou encore de la conviction constante du Royaume, ne signifie en aucun cas l’indépendance ou le référendum ». Il a, par ailleurs, ajouté que le Royaume « n’accepte aucune solution basée sur le référendum ni de solution dont l’une des options serait l’indépendance ».

Quand le Polisario esquive les tirs des journalistes…

Le Chef de la délégation des séparatistes, Khatri Eddouh, a estimé « qu’il ne peut y avoir de solution durable au confit du Sahara occidental sans l’accord du peuple sahraoui », « en toute liberté et sans conditions préalables ». Lors de son point de presse, Khatri Eddouh, a pourtant esquivé et éludé plusieurs questions relatives à la situation dans les camps de Tindouf où sont séquestrés des dizaines de milliers de personnes notamment celle des Droits de l’Homme. Nasser Bourita, loin de fuir certaines questions téléguidées lors de son point de presse, a affirmé au sujet du droit à l’autodétermination, que les séparatistes ont « vendu des illusions, des rêves et l’histoire a démontré que vous avez menti ». Et d’ajouter que « Le débat a offert au Maroc la possibilité de préciser que des personnes malveillantes les ont trahis en prétendant que l’autodétermination passe par un référendum. Elles les ont induits en erreur. (…) Et aucun lors de la rencontre de Genève II n’a présenté une seule preuve que l’autodétermination passe par un référendum ». En dehors de l’autonomie sous souveraineté marocaine, aucune solution n’est envisageable, a tranché le chef de la diplomatie marocaine. Et si le Maroc a réintégré la famille africaine en 2017, cela « ne signifie en aucun cas une prétendue reconnaissance de l’entité fantoche au sein des instances internationales, cela ne passe pas de cette façon ni pour le Maroc ni pour les autres Etats ».

Double jeu sur fond de renforcement de l’axe Alger-Pretoria

Au lendemain de cette table ronde, deux évènements majeurs ont eu lieu. Le premier est le voyage de Brahim Ghali, Chef du Polisario à Pretoria, en Afrique du Sud pour participer aujourd’hui à une conférence de solidarité sur la Sahara occidental organisée par la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC). Le déplacement de Brahim Ghali s’est fait via l’avion présidentielle, de type Gulfstream, qui coûte la rondelette somme de 45 millions d’euros sans les frais courants, alors que des millions d’Algériens peinent à joindre les deux bouts ou à profiter de la manne pétrolière. Cette conférence, organisée quelques jours après la rencontre de Genève, a été marquée par la présence d’une délégation algérienne conduite par le vice-Premier ministre algérien Ramtane Lamamra. Selon un communiqué rendu public le 25 mars, le Département des relations internationales et de la coopération sud-africain a affirmé que «la Conférence de solidarité de la SADC avec le Sahara occidental vise notamment à réaffirmer le droit du peuple du Sahara occidental à l’autodétermination, conformément aux principes de la Charte des Nations Unies (ONU) ».


Le second évènement est la Déclaration de Marrakech signée le 25 mars par 36 Etats africains présents à la Conférence ministérielle africaine sur le Sahara, organisée par le Maroc. Ces Etats ont réaffirmé le leadership onusien sur la résolution de la question du Sahara ainsi que le droit de la Troïka africaine, et elle seule, à exprimer la position de l’Union africaine (UA) sur ce conflit. Au regard de qui précède, l’on est forcé de se rendre à l’évidence que le Polisario, l’Algérie ainsi que certains Etats africains, qui ont préféré envoyer deux délégations pour ne déplaire à personne, jouent double jeu. Cela atteste également que l’axe Alger-Pretoria continue d’œuvrer inlassablement contre la souveraineté marocaine. Tout porte à croire que même si le régime change en Algérie, les galonnées de l’armée feront tout en leur pouvoir pour que le statu quo perdure.

Deux marocains ont péri dans le crash d’un avion d’Ethiopian Airlines

Deux marocains figurent parmi les 157 victimes du crash du Boeing 737 d’Ethiopian Airlines qui effectuait la liaison Addis-Abeba – Nairobi, survenu le dimanche 10 Mars. Il s’agit d’El Hassan Sayouty, enseignant-chercheur à l’université Hassan II de Casablanca et Chihab Ben Ahmed, directeur régional de l’environnement de la région Drâa-Tafilal.

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Gilets jaunes : l’ONU demande des comptes à la France pour usage excessif de la force

Les Gilets jaunes veulent durcir le ton face au gouvernement français. Ils appellent à un sit-in d’au moins trois jours à partir de ce vendredi soir dans un « acte décisif » pour le 17ème samedi consécutif de contestation, ou «au-delà si nécessaire » jusqu’à l’obtention « des revendications sociales, fiscales et climatiques ». Ce changement de la forme de contestation intervient alors que l’ONU a demandé à la France de diligenter une enquête sur «l’usage excessif de la force» lors de la dispersion des manifestations.

La Haut-commissaire de l’Onu aux droits de l’Homme, Michelle Bachelet, a expressément formulé cette demande le 6 mars dernier, ce qui lui a valu des tirs à boulets rouges dans la presse française. Devant le Conseil des droits de l’homme à Genève, Michelle Bachelet a encouragé le gouvernement français « à poursuivre le dialogue et demandons urgemment une enquête approfondie sur tous les cas rapportés d’usage excessif de la force». Certains journalistes français ont dénoncé une «manipulation politique» de la part de l’ONU. La proximité de Mme Bachelet à une époque avec les gouvernements chavistes au Venezuela a également été pointée du doigt.

Des dessous politiques derrière cette sortie

En réaction à la sortie de Mme Bachelet, Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement français, a exprimé son étonnement de voir la France se retrouver sur «une liste entre le Venezuela et Haïti». Il a ajouté que « le niveau d’inclusion économique et démocratique en France est, selon les standards de l’ONU, un des plus élevés au monde. Rappelons que vers la fin du mois dernier, le Commissariat aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe avait pour sa part demandé à la France de «mieux respecter les droits de l’homme», «ne pas apporter de restrictions excessives à la liberté de réunion pacifique», et «suspendre l’usage du lanceur de balle de défense». Depuis le début du mouvement à la mi-novembre, l’Inspection générale de la Police nationale (IGPN) a reçu 162 plaintes de manifestants blessés par des tirs de lanceur de balle de défense (LBD), une arme qui suscite de vives controverses. Au début du mois de février, des experts indépendants des droits de l’homme de l’ONU ont estimé que « le droit de manifester en France a été restreint de manière disproportionnée lors des manifestations récentes des gilets jaunes ». Parmi ces armes « non-létales », il y a les grenades et les lanceurs de balles de défense (LBD).

Le lanceur de balles de défense sur la sellette

Selon eux, plus de 1.700 personnes auraient été blessées à la suite des manifestations dans tout le pays​. Un chiffre à prendre avec des pincettes puisque d’après Laurent Nunez, Secrétaire d’État à l’Intérieur, il y a eu plus de 13.000 tirs de LBD depuis le début de la mobilisation des Gilets jaunes. Il a accusé des «casseurs» et des «agresseurs» de provoquer le recours à cette arme. «Chaque tir étant précisément enregistré, nous savons qu’il y a eu 13.095 tirs de LBD depuis le début du mouvement», a-t-il déclaré, ajoutant qu’au « total, depuis le début du mouvement dit des Gilets jaunes, on compte environ 2.200 blessés parmi les manifestants, et 83 enquêtes en cours à l’IGPN et à l’IGGN impliquant des faits concernant des tirs de LBD ». il a motivé le recours à cette arme par « la multiplication des situations où les forces de l’ordre se trouvent aux limites de la légitime défense». Les forces de l’ordre ont enregistré, selon lui, 1.500 blessés. Cela n’empêche pas plusieurs experts de manifester leurs craintes devant le projet de loi anticasseurs que veut faire adopter le gouvernement français sur les libertés individuelles en France. Le pays des libertés et des manifestations aurait-il amorcé une pente dangereuse ?

Paris, Londres et Berlin lancent INSTEX, un mécanisme pour contourner les sanctions américaines contre l’Iran

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Dans le but de contourner les sanctions américaines prises contre l’Iran, la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne ont lancé, le 31 janvier 2019, un système baptisé Instrument for Supporting Trade Exchanges (Instrument de soutien aux transactions commerciales), Instex. Ce dernier permettra de surmonter les sanctions économiques imposées par Donald Trump. Ce mode de paiement alternatif permet aux pays du vieux continent de continuer à commercer avec l’Iran pour préserver les intérêts des entreprises européennes.

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