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Afrique du Sud

Vidéo – Arrivée de 217 médecins cubains en Afrique du Sud

A la demande du président Cyril Ramaphosa, Cuba a envoyé plus de 200 médecins et soignants pour participer à la lutte contre le coronavirus en Afrique du Sud, le pays le plus touché du continent par la pandémie.

Un avion de la South African Airways, affrété par le gouvernement sud-africain est retourné la nuit du dimanche à lundi à la base aérienne de Waterkloof à Pretoria avec à son bord une délégation composées de 217 professionnels cubains de la santé, après avoir livré une cargaison de fournitures médicales offertes par le gouvernement sud-africain à Cuba.

«Des spécialistes cubains de la santé sont arrivés en Afrique du Sud pour soutenir les efforts visant à freiner la propagation du COVID-19. L’arrivée des 217 spécialistes cubains de la santé fait suite à une demande faite par Son Excellence le Président Cyril Ramaphosa à SE le Président Díaz Canel Bermúdez de Cuba» a annoncé la présidence dans un communiqué.

https://twitter.com/PresidencyZA/status/1254539773064228867

Le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, a déclaré lundi matin que le déploiement de médecins, d’ingénieurs et d’experts techniques cubains dans l’ensemble des provinces de l’Afrique du Sud, «est une démonstration du partenariat stratégique et de solidarité entre l’Afrique du Sud et Cuba et un bon exemple de coopération Sud-Sud. »

https://twitter.com/CyrilRamaphosa/status/1254676664241577986

«Les relations solides et historiques entre les deux pays avaient donné lieu à des accords bilatéraux et à une coopération technique dans de nombreux domaines, notamment la santé, l’assainissement et l’éducation de base» s’est félicité Ramaphosa dans un tweet.

La délégation cubaine est composée d’épidémiologistes, d’experts en santé publique, de médecins généralistes, d’ingénieurs et de techniciens spécialisés dans le matériel médical qui «vont soutenir les efforts déjà déployés en Afrique du Sud contre la propagation du Covid-19», a précisé la présidence sud-africaine.

Depuis le début de la pandémie, Cuba a envoyé un peu partout dans le monde plus de 20 brigades médicales pour aider ses partenaires à lutter contre la propagation du virus. Elle a d’ailleurs dépêché récemment 250 de ses médecins et personnels soignants en Angola.

L’Afrique du Sud entretient des liens étroits avec Cuba depuis la chute du régime de l’apartheid en 1994. Le régime castriste avait soutenu la lutte de libération conduite par le Congrès national africain (ANC) de Nelson Mandela.

La Havane avait envoyé, en pleine Guerre froide, des milliers de soldats dans ce pays d’Afrique australe pour soutenir le régime du Mouvement populaire de libération de l’Angola (MPLA, marxiste) dans la guerre civile (1975-2002).

Accueil chaleureux

L’arrivée de la délégation cubaine a été transmise en direct sur Facebook. L’accueil qui a duré plus d’une heure a vu la participation d’officiels des deux pays. Arborant des drapeaux de leur pays , les médecins cubains ont écouté un mot de bienvenue du ministre de la santé sud-africain avant de poser devant les caméras.

«Cuba est réputée pour son savoir-faire dans la préparation aux catastrophes et son déploiement constant de brigades médicales pour les secours », a déclaré dimanche le ministre de la Santé, Zweli Mkhize.

«Certains de ces professionnels de la santé hautement qualifiés étaient en première ligne dans la lutte contre d’autres épidémies dans le monde, comme le choléra en Haïti en 2010 et Ebola en Afrique de l’Ouest en 2013.» a-t-il poursuivi.

«Avant son départ de Cuba, le groupe a été placé en quarantaine. Cependant, pour plus de précaution, cette équipe sera mise encore une fois quarantaine dans l’attente des résultats de leurs tests.» a rassuré le ministre de la santé.

«Nous utiliserons également cette période pour les intégrer pleinement à l’analyse de la situation en Afrique du Sud et dans les différentes provinces où ils seront déployés.» a-t-il ajouté.

Selon le dernier bilan officiel, plus de 4.500 cas d’infection au Covid-19, dont 87 mortels, y ont été recensés.

Le chef de l’Etat Cyril Ramaphosa a annoncé la levée progressive à partir du 1er mai de l’ordre de confinement national imposé aux 57 millions de Sud-Africains depuis le 27 mars.

Son gouvernement a lancé une vaste campagne de dépistage qui a déjà permis de tester 168.000 personnes.

Sahara Marocain : Raclée monumentale du Conseil de Sécurité à l’Afrique du Sud qui a tenté, en vain, d’instrumentaliser le Coronavirus

Porte-voix de l’Algérie au sein du Conseil de Sécurité, l’Afrique du Sud a réussi à se faire ridiculiser ce jeudi à New York en adoptant un discours négatif et sclérosé, plaçant le pays en porte-à-faux avec les quatorze autres membres du Conseil de Sécurité, mais aussi en contradiction avec ses propres positions. La délégation sud-africaine a fini par être déboutée par le Conseil de sécurité, lui infligeant une raclée sans précédent qui sonne comme un rappel que le temps est à la solidarité et la compassion et non pas aux manoeuvres et à la division.

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Coronavirus : la police sud-africaine tire des balles en caoutchouc pour faire respecter le confinement

La police sud-africaine a tiré samedi des balles en caoutchouc pour disperser plusieurs centaines de personnes qui se pressaient devant un commerce de Johannesburg en violation du confinement imposé pour cause d’épidémie de coronavirus.

200 à 300 personnes entre femmes et enfants ont été la cible des balles en caoutchouc tirées par la police sud-africaine. Elles faisaient la queue depuis le matin devant un supermarché d’alimentation du quartier déshérité de Yeoville, en plein centre de la plus grande ville du pays, sans respecter les consignes de distance.

Arrivés à bord de plusieurs véhicules, les policiers ont dispersé la foule avant de reformer la file en faisant respecter les distances à coups de fouet.

Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a ordonné le confinement total de son pays pour une période de trois semaines, dans l’espoir de ralentir la progression inquiétante du Covid-19.

Depuis vendredi, la population n’est autorisée à quitter son domicile que pour acheter de la nourriture.

Difficile à faire respecter le confinement dans les quartiers pauvres

Mais l’ordre de confinement est difficile à faire respecter dans les quartiers les plus pauvres du pays, où les populations continuent à se presser en masse dans les commerces pour y faire leurs courses.

Des affrontements violents entre manifestants et forces de l’ordre ont d’ailleurs éclaté vendredi après l’annonce du confinement.

Avec 1.170 cas de contamination et un mort officiellement recensés, selon le dernier bilan, l’Afrique du Sud est le pays du continent le plus touché par la pandémie.

BMCE Bank of Africa et China Development Bank scellent un partenariat stratégique

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Le Maroc et la Chine s’étaient engagés depuis quelques années déjà à tisser des relations de partenariat de stratégique au service aussi bien des deux pays que du continent africain dans le cadre d’une coopération triangulaire et bien au-delà.

Pour preuve, lorsque le président chinois, Xi Jinping, avait lancé en 2013 son initiative «La ceinture et la Route» et la mise en place d’une ceinture économique, cette nouvelle route de la soie, le Maroc a été le premier pays africain à y adhérer.

Et lors du Sommet du forum sino-africain qui s’était tenu en décembre 2015 à Johannesburg en Afrique du Sud, le Souverain avait rendu hommage au président chinois pour son initiative «One Belt, One Road» et souligné dans son discours adressé aux participants de cet événement, que cette démarche constitue une véritable vision stratégique dans les relations bilatérales et multilatérales et vise à connecter plus étroitement les pays asiatiques, européens et africains».

De ce fait, et donnant suite au Mémorandum d’entente relatif à l’initiative «One Belt, One Road» signé entre le Maroc et la Chine en Novembre 2017, sous l’égide du Roi Mohammed VI, BMCE Bank of Africa a signé ce vendredi 23 mars au siège du groupe à Casablanca, un mémorandum d’entente avec la China Development Bank .

La cérémonie de signature s’est déroulée entre Liu Xin, Directeur Général, Branche Zhejiang de China Development Bank et Brahim Benjelloun Touimi , Administrateur-Directeur Général Exécutif Délégué de BMCE Bank of Africa et Président de BoA Group et Mohammed Agoumi, Directeur Général Délégué, en charge de la Coordination de l’International de BMCE Bank of Africa.

Selon le communiqué de presse parvenu à le1.ma, les deux banques ont exprimé et traduit par le truchement de cet accord leur volonté de renforcer la coopération et l’investissement entre les entreprises des deux pays.

Et pour cause, ce ne sont pas les projets qui manquent avec divers programmes d’infrastructures arrêtés, et ciblant les transports, la construction automobile, le parc technologique, d’investissement et de commerce, sans oublier ceux du développement durable.

C’est d’ailleurs dans ce contexte que s’inscrit l’ouverture prochaine d’une filiale de BMCE Bank of Africa à Shanghai pour un partenariat qui va de « Soie » !

Le phosphate piraté par l’Afrique du Sud est et demeurera marocain

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Après l’acte de piraterie caractérisé perpétré en mai 2017 par la Haute cour d’Afrique du sud, cette même cour semble aujourd’hui confondre le politique, le géopolitique, l’économique et le judiciaire, en décrétant la cargaison du phosphate du NM Cherry Blossom non marocaine. Une rancoeur et un acte de violence inouïes qui n’ont pas laissé de choix aux autorités marocaines et à l’OCP autres que de se retirer de cette mascarade de procès. Au Maroc, notre combat est un combat double : une cause nationale à défendre par une lutte continue pour la préservation de notre intégrité territoriale; et une quête perpétuelle pour un développement économique inclusif, rigoureux transparent et durable.

La justice sud-africaine a rendu ce vendredi son jugement dans l’affaire du navire transportant du phosphate marocain et qui a été arraisonné le 1er mai 2017. Le tribunal, qui prétend dans ses attendus que la prétendue RASD est le véritable propriétaire de la cargaison du NM Cherry Blossom, a ainsi donné raison à une entité non reconnue par les Nations unies. Le Maroc, qui est dans son droit, ne fléchira pas face à ce dangereux précédent qui n’est fondé sur aucun référentiel juridique et qui viole le droit international.

Qu’il s’agisse de l’affaire du cargo de Port-Elizabeth sur lequel a statué aujourd’hui la justice sud-africaine en dernier ressort, ou l’affaire du navire appartenant à la compagnie de transport danoise Ultrabulk qui a été immobilisé au Panama, au mois de mai 2017, en vertu d’une ordonnance d’un juge panaméen, l’Office chérifien des Phosphates, a respecté les procédures judiciaires locales tout en engageant les équipes d’avocats spécialisés dans ce genre de dossiers.

Si au Panama la question a vite trouvé une issue favorable et que le navire a pu quitter le port vers sa destination finale, il en était autrement en Afrique du sud dont l’appareil judiciaire est loin d’être neutre.

Le précédent d’aujourd’hui a, sans ambages, des relents purement politiques, et ni l’Office chérifien des phosphates, ni le gouvernement marocain, ni les observateurs de la question n’ont donc pas été surpris par l’arrêt du tribunal. Car ce procès, dont s’est retiré l’office en raison de l’inexistence de garanties judiciaires d’un traitement juste et équitable de l’affaire, était purement et simplement une pièce de théâtre orchestrée par le pouvoir sud-africain.

Il n’est pas du ressort de l’OCP de faire de la politique, cela relève du gouvernement El Othmani. Raison pour laquelle l’office a bien fait de ne pas glisser sur ce terrain, miné qu’il est. Par contre, ce qui est dangereux, et il faut le reconnaître, c’est que la Justice sud-africaine s’est basée dans son rendu sur les dispositions entreprises par la Cour européenne de justice dans le dossier de la pêche. Cette jurisprudence risque de faire tache et il est nécessaire de la prendre très au sérieux et d’anticiper les possibles et éventuelles futures basses manoeuvres.

Le gouvernement marocain avait tenté une anticipation diplomatique en approchant l’ancien président sud-africain Jacob Zuma, mais il a fallu que ce dernier soit débarqué du pouvoir par son propre camp de l’ANC, pour que la machine anti-marocaine en place à Pretoria se remette en branle et activer le processus judiciaire concernant la cargaison marocaine.

Choix cynique du timing

Le phosphate piraté n’aurait trouvé aucun acquéreur durant ces derniers neuf mois. Pretoria ne sachant quoi en faire. Ce qui a poussé les pouvoirs publics sud-africain à fixer rapidement une date pour expédier cette affaire dans les brefs délais et se débarrasser de la marchandise.

D’où le choix cynique du timing : la veille d’un jugement crucial attendu mardi 27 février au Luxembourg et qui va inéluctablement remettre en équation toute l’alliance maroco-européenne. Cette architecture machiavélique a été certes montée de toutes pièces par l’Algérie via le Polisario interposé, mais la tête pensante de ce plan démoniaque n’est autre que le dangereux et virulent Western sahara ressources watch –WSRS.

En effet, c’est l’influent WSRS, commandité et grassement financé par Alger, qui est derrière ces actes de piraterie. Malheureusement, la diplomatie marocaine n’est jamais parvenue à le mettre hors d’état de nuire. Pendant que Nasser Bourita faisait des accolades à Abdelkader Messahel à Alger, le WSRS préparait minutieusement son coup.

L’acte hostile que vient de perpétrer l’Afrique du sud à l’encontre du Maroc est une piètre tentative de déstabiliser tout un équilibre géopolitique en place. Le royaume, acteur mondial dans les secteurs du phosphate et de la pêche, est garant d’une stabilité géostratégique non seulement en Afrique mais dans tout le bassin méditerranéen et dans la région MENA. C’est cette portée qu’a feint aujourd’hui d’ignorer Pretoria et qu’on espère comprendront les juges de la Cour européenne de Justice : à défaut, il y a risque majeur de déconstruire toute une structure fondamentale la sécurité afro-euro-méditerranéenne garantie par le Maroc.

 

African Entrepreneurship Award, «l’Union Africaine de l’Entrepreneuriat»

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Sous l’impulsion personnelle de Othman Benjelloun et sa présence effective, et la participation de plusieurs chefs de missions diplomatiques africaines accrédités au Maroc, s’est tenue le lundi 11 décembre 2017, au siège de BMCE Bank of Africa à Casablanca, la cérémonie de remise des Prix de l’African Entrepreneurship Award.

Lancé en 2014 à l’occasion du Global Entrepreneurship Summit tenu à Marrakech, #GES2014 , l’African Entrepreneurship Award en est à sa troisième édition. L’événement, qui constitue sans conteste le plus grand programme de mentoring et d’accompagnement des jeunes entrepreneurs en Afrique, est doté d’une enveloppe de 1 millions de dollars.

Au fil des ans, l’évolution de AEAward va crescendo. En trois éditions, le programme a enregistré la participation de plus de 12 000 entrepreneurs, issus de 132 pays dont 54 africains. C’est le résultat incontesté de l’empreinte internationale de Othman Benjelloun et toute l’expérience qu’il a cumulée en plus de six décennies de carrière.

L’événement, dont le format sort du canevas franco-européen tant galvaudé, a cette caractéristique d’offrir un produit globalisé, polyglotte, non clivant, dans un style purement anglo-saxon. D’ailleurs, l’ensemble des jeunes entrepreneurs-candidats ont été, durant de longs mois, reçus et encadrés par quelques 300 mentors bénévoles originaires d’Afrique, d’Amérique du Nord, d’Amérique Latine, d’Europe, d’Asie et d’Australie.

Le maître de cérémonie et non moins président de Bank Of Africa, Brahim Benjelloun Touimi, a beaucoup insisté sur les valeurs du bénévolat et de l’engagement des mentors et autres encadrants sans la mobilisation desquels on ne pouvait espérer une telle réussite et un tel rayonnement de l’événement. L’organisation parfaite et millimétrée de AEAward, la discrétion des communicants et la régularité sans faille des différentes éditions de l’événement, démontrent la portée stratégique que constitue désormais ce rendez-vous incontournable dont le maillon fondamental demeure le président Othman Benjelloun, en sa qualité de porte-drapeau du Maroc et son ambassadeur à l’international.

La sélection des candidats, qui a été réalisée par une équipe expressément dédiée, baptisée AEAward Team, est composée de collaborateurs et consultants du Groupe BMCE Bank Of Africa, lesquels ont sillonné l’Afrique, l’Europe et l’Asie pour établir des liens de confiance avec les coaches et mentors. D’où la présence de nationalités ne relevant pas du périmètre d’influence classique du Maroc telles que l’Ouganda, la Namibie, l’Afrique du Sud ou l’Australie. La générosité qui a caractérisé cette action et le pragmatisme de l’approche de ses planificateurs ont conduit à placer l’événement dans un écosystème qui compte désormais dans le calendrier institutionnel du Maroc.

Pour une meilleure réussite d’initiatives de ce genre, il est indispensable d’en accroître les fréquences et les acteurs : l’Etat, les entreprises publiques, les entreprises privées, sont aujourd’hui tenues de s’inspirer du format de AEAward en vue de multiplier les chances et les opportunités d’installer des passerelles avec les milieux d’excellence et à forte valeur ajoutée. Les lauréats africains, jeunes et moins jeunes, via des projets de haute facture, ont démontré que l’Afrique dispose de talents exceptionnels qui n’attendent qu’écoute et accompagnement. C’est ce que leur a offert la plateforme de l’African Entrepreneurship Award qui a bénéficié de la position géopolitique unique du Maroc, non seulement en tant que hub régional, mais également et surtout en tant que maillon triangulaire, un trait-d’union économique, commercial, politique et culturel entre trois, voire quatre continents, pour honorer celles et ceux qui font le continent d’aujourd’hui et de demain.

L’exercice naval OXIDE à La Réunion, l’Amiral Christophe Prazuck à Rabat

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Habituellement à prédominance maritime, l’exercice naval Oxide a, cette année, renforcé sa dimension interarmées. La France et l’Afrique du Sud ont engagé des moyens de l’armée de l’air, de l’armée de terre -parachutistes du 2e régiment de parachutistes d’infanterie de marine- aux côtés d’imposants moyens maritimes. L’Amiral Christophe Prazuck, patron de la Marine française, qui n’a pas pris part à cet exercice, tenait quant à lui des discussions avec les hauts responsables militaires à Rabat.

L’ïle de La Réunion a accueilli, du 24 novembre au 7 décembre 2017, cet exercice. Cette dixième édition menée avec la South Africa National Defense Force visait à renforcer la coopération bilatérale en améliorant l’interopérabilité entre les forces des deux pays. Conduit par une trentaine de personnels depuis le quartier général de la caserne Lambert, l’exercice a mobilisé près de 500 militaires sur la thématique du narcotrafic dans le bassin sud de l’océan Indien.

La première semaine a été animée par des exercices de phases par zone. Au large des côtes, la frégate sud-africaine et le B2M français se sont entraînés sur le thème du ravitaillement en mer à travers un « bundle dropping » (largage par avion d’un colis à récupérer). Ils ont également réalisé une visite à bord d’un navire suspect, ou encore une opération de protection d’un navire ami. Dans les airs, les avions ont procédé à des repérages de zone et des largages de parachutistes. Au sol enfin, les parachutistes ont profité du déploiement de ces moyens pour parfaire leur entraînement.

La deuxième semaine a permis de réaliser une synthèse des connaissances pendant un exercice réaliste de trois jours fondé sur un scénario d’interception d’un grand cartel de trafiquants de stupéfiants. Les missions coordonnées entre les armées, en synergie internationale, avaient pour objectif de mettre fin aux agissements criminels et d’arrêter les leaders. De la conduite des opérations au conseil juridique, en passant par la logistique, la communication, la météo et la santé, tout était parfaitement maîtrisé pour permettre aux forces de s’adapter aux exigences du scénario et de mener l’exercice à son terme avec succès.

Le patron de la Marine Française en visite au Maroc pour promouvoir l’interopérabilité entre les armées des deux pays

Au lendemain de la fin de l’exercice OXIDE à l’extrême sud du continent africain, Rabat a reçu la visite de l’Amiral Christophe Prazuck, Chef d’État-major de la Marine nationale française, en visite de travail au Royaume, du 10 au 12 décembre. Le patron de la Marine française a eu des entretiens avec l’Inspecteur général des Forces armées royales, le général de Corps d’armée Abdelfatah Louarak, en présence de l’attaché de Défense, le colonel Sébastien Houel, et de l’attaché naval près l’ambassade de France à Rabat, le Capitaine de frégate Xavier Bourdeau de Fontenay.

Les discussions, qui ont porté sur le bilan de la coopération militaire entre les Forces armées des deux pays, ont examiné les opportunités de la consolidation des relations militaires bilatérales entre les deux pays en vue de promouvoir l’interopérabilité entre les deux armées.

La coopération militaire maroco-française, qui est régie par un accord-cadre de coopération militaire technique et un accord relatif au statut des Forces des deux pays, porte globalement sur le soutien réciproque, la formation, l’organisation d’exercices combinés, l’échange de visites d’information, ainsi que d’autres projets de partenariat. En termes spécifiques à la marine, la coopération entre la Marine Royale et la Marine nationale française est multidimensionnelle. Elle concerne notamment les entraînements opérationnels, un partenariat dans le domaine de la plongée et de la guerre des mines, des Chartes de jumelage entre les Écoles et Centres de formation, ainsi que le domaine de l’hydrographie et de la cartographie.

La dernière réunion de la Commission militaire mixte maroco-française s’est tenue en octobre 2017 à Rabat.

Donald Trump vise la Chine en honorant l’Afrique

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Le président américain, Donald Trump, a offert mercredi 20 septembre 2017, à New York, un déjeuner de travail en l’honneur de plusieurs dirigeants Africains. Étaient conviés à ce repas aux relents très économiques, les présidents de la Côte d’Ivoire, d’Ethiopie, du Ghana, de la Guinée, de la Namibie, du Nigeria, du Sénégal, de l’Afrique du Sud et de l’Ouganda. Les neuf chefs d’Etat Africains ont discuté avec leur homologue américain des moyens de promouvoir la paix et la prospérité dans le continent. Pour Washington, il est question de mettre en place avec l’Afrique une stratégie pragmatique axée sur la sécurité, l’infrastructure et l’économie et d’autres intérêts communs. Mais en filigrane il faut comprendre que les Etats-Unis essaient de s’attaquer à un marché conquis par la Chine ce qui donne beaucoup de fil à retordre à Washington.

En l’absence des présidents du Gabon, Ali Bongo, et du Rwanda, Paul Kagame, pourtant présents à New York, les Alassane Ouattara, Mulatu Teshome, Nana Akufo-Addo, Alpha Condé, Hage Geingob, Muhammadu Buhari, Macky Sall, Jacob Zuma et Yoweri Museveni ont, d’une seule voix, portée par le président de Guinée, exprimé leur enthousiasme pour l’approche américaine qui tend à booster la croissance en Afrique, de donner un coup de fouet à l’emploi et combattre le terrorisme. Pour concurrencer Pékin, la politique étrangère américaine en Afrique, dominée traditionnellement par la diplomatie et le militaire, est tenue, en vue de mieux apprivoiser les marchés africains, d’adopter une approche disciplinée priorisant une politique commerciale agressive.

Le président Donald Trump salue le président nigérian Muhammadu Buhari lors d’un déjeuner de travail avec des dirigeants africains à l’Hôtel Palace à New York, le 20 septembre 2017

Le président Donald Trump a exprimé le souhait des Etats-Unis d’élargir la coopération et le commerce avec l’Afrique tant sur le plan bilatéral que global et fait état de l’intérêt de Washington à identifier de nouvelles opportunités mutuellement bénéfiques pour le commerce entre les deux parties. Sauf que la suprématie commerciale de la Chine en Afrique est une réalité. Durant sa campagne électorale et au tout début de son mandat, Donald Trump ignorait l’Afrique, réduisant d’une manière significative les aides financières de son pays à plusieurs capitales africaines.

Donald Trump a cependant surpris son assistance en invitant les dirigeants Africains qui ont partagé son repas à s’inspirer de l’exemple Sud-Africain, dont l’une des grandes société spécialisées en industrie pétrochimique envisage de procéder à des investissements de masse aux États-Unis. En effet, le géant SASOL va construire une usine en Louisiane pour 9 milliards, ce qui créera des centaines d’emplois pour la main d’œuvre américaine. Les chefs d’Etat Africains s’attendaient à entendre parler d’investissements américains dans le continent, pour créer des emplois chez les jeunes en Afrique, et non l’inverse. D’où l’annonce par le président Trump de l’intention du Secrétaire d’Etat Rex Tillerson d’ordonner au Millennium Challenge Corporation de procéder à un investissement de plusieurs centaines de millions de dollars en Côte d’Ivoire pour encourager et soutenir les réformes dans ce pays.

Parce que Washington sait pertinemment qu’elle ne peut pas concurrencer Pékin sur son théâtre de prédilection où elle dispose d’une présence ancienne avec une expérience terrain inégalable.

Il est donc improductif pour l’administration américaine de demeurer en compétition directe avec la Chine dans le continent africain, notamment dans des secteurs d’activité où le géant asiatique est confortablement installé depuis des décennies.

Washington est consciente que la domination chinoise en Afrique, notamment dans l’industrie et les BTP est un cas d’école. Les Etats-Unis sont donc tenus de s’orienter vers des secteurs où ils disposent d’un avantage concurrentiel éprouvé : les services, l’éducation, la finance, les médias, l’agrobusiness et l’ingénierie dans les énergies renouvelables.

Dans ce contexte précis, le président Trump a demandé au Département américain du Commerce de jouer un rôle central dans cette nouvelle vision des marchés africains. A l’instar de la Chine, ce département est appelé à mettre en place des programmes de formation et d’accompagnement des PME américaines en Afrique, principaux relais de croissance après l’épuisement de l’intervention des multinationales et des grands groupes.

En effet, et à la demande expresse des leaders africains conviés au déjeuner, la formation et l’enseignement demeurent les nerfs de la guerre et constituent des leviers fondamentaux à chaque niveau de la stratégie de pénétration du continent africain.

Abdellah EL HATTACH

L’Algérie et l’Afrique du Sud ne veulent pas d’Israël au sein de l’Union Africaine

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En juin dernier, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, participait au sommet de la CEDEAO aux côtés des quinze chefs d’Etat membres de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest. L’objectif annoncé de cette participation est de lobbyer en vue d’obtenir un statut de pays observateur au sein de la sous-organisation panafricaine. La requête, qui n’a pas été déclinée, est en cours d’étude par les structures de cette instance régionale de l’ouest africain, à laquelle Benyamin Netanyahu a promis une aide de un milliard de dollars. L’Etat hébreux annonce un retour en grande pompe dans le continent, sachant qu’au mois d’octobre prochain se tiendra le premier sommet Israël-Afrique qui se réunira dans la capitale togolaise, Lomé. Mais comme l’appétit vient en mangeant, Tel-Aviv veut faire de ce sommet au Togo un tremplin vers l’Union africaine en y briguant un poste d’observateur. L’Algérie et l’Afrique du Sud s’y opposent fermement.

Le premier signal fort d’un retour en grâce de l’Etat hébreux dans le continent africain est le rétablissement des relations diplomatiques entre Israël et le Sénégal. L’annonce a été précédée par un roadshow africain de dix jours du ministre israélien des Affaires étrangères. Avigdor Liberman a visité le Rwanda, l’Ethiopie, le Kenya, le Ghana et la Côte d’Ivoire pour, justement, promouvoir l’intégration d’Israël comme membre observateur au sein de l’Union africaine. D’ailleurs, les présidents rwandais Paul Kagamé et togolais Faure Gnassingbé, qualifient Israël d’«excellent ami» et, aujourd’hui, quelque 39 pays africains sur 57 entretiennent des relations diplomatiques avec les autorités d’occupation israéliennes.

Et si le Kenya, le Rwanda, l’Ethiopie, le Soudan, la Zambie, le Malawi et le Ghana se sont déjà engagés à accueillir Israël en tant que pays observateur auprès de l’Union africaine, l’Algérie et l’Afrique du sud exercent une forte pression pour empêcher ce ralliement. Les deux pays refusent catégoriquement toute normalisation avec Tel-Aviv : l’Algérie pour des raisons idéologiques et historiques remontant à l’ère de Houari Boumedienne et l’Afrique du Sud qui, sous le régime d’apartheid soutenait Israël mais qui entretient aujourd’hui des relations difficiles Tel-Aviv, même depuis la mort de Nelson Mandela.

Et malgré tout le réseau mobilisé par Simon Solomon, président du lobby africain à la Knesset et de ses très influents acolytes Merav Michaeli et Pnina Tamano-Shata, aucune rencontre n’a été possible entre Benjamin Netanyahu et l’ex-présidente de la Commission de l’Union africaine, la Sud-africaine Nkosazana Dlamini-Zuma.

Fin de non recevoir d’Alger et Pretoria

Le veto algérien et sud-africain est dénoncé par Tel-Aviv. « Israël essaie de retrouver son statut d’observateur à l’Union africaine, mais il y a des pays africains qui sont influencés par des pays arabes ou par d’autres nations qui ne sont pas favorables à Israël» proteste Aliza Bin-Noun, l’ambassadeur d’Israël en France. Pour elle, «l’Algérie (…) joue un rôle négatif. L’Afrique du Sud, même si nous avons des relations diplomatiques, poursuit une politique très critique à l’égard d’Israël. L’Iran, qui joue un rôle en Afrique, promeut elle aussi une politique anti-israélienne sur le continent» fustige-t-elle.

L’Afrique, priorité absolue pour Israël

Israël, très active dans le continent, considère l’Afrique comme un espace vital à sa sécurité nationale. Entouré de pays arabes qui «menaceraient son existence» pour ainsi parodier la littérature diplomatique israélienne, l’Etat hébreux voit dans le continent noir un défi diplomatique, notamment aux Nations unies où le vote africain n’a pas toujours été garanti, sachant que le vote africain a toujours menacé les motions pro-israéliennes proposées en Assemblée générale par Washington ou Tel-Aviv. En plus de cet aspect politique, Israël voit dans le continent des perspectives de développement et d’innovation dans divers secteurs, parmi eux l’agriculture, l’eau, l’énergie verte et les nouvelles technologies.

Mais malgré l’opposition d’Alger et de Pretoria, le retour israélien dans le giron institutionnel et économique africain bénéficie d’appuis de taille : 1) Le Rwanda, par son président interposé qui, reçu dernièrement en fanfare par le puissant lobby israélien à Washington AIPAC,  s’est déclaré le véritable grand avocat des intérêts géopolitiques, sécuritaires et économiques de l’Etat hébreux; 2) Le Libéria, plateforme historique du sionisme international, et dont la capitale Monrovia où s’est tenu le dernier sommet de la CEDEAO en présence de Benjamin Netanyahu, accueillait, depuis les années 1950, nombre de rencontres secrètes entre israéliens et dignitaires de l’ex-URSS; 3) L’Ethiopie, désormais membre non-permanent du Conseil de sécurité de l’ONU; 4) Un dense et performant réseau diplomatique en Afrique dont l’objectif premier est de normaliser la relation des pays africains avec Israël et de garantir, sinon un ralliement, au moins une neutralité des pays membres de l’organisation panafricaine.

Benjamin Netanyahu réunit les ambassadeurs d’Israël en Afrique

Abdellah EL Hattach