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Guerguerat

Bourita : le Maroc se réserve le droit de réagir avec sévérité contre toute menace à sa sécurité

Le Maroc a réaffirmé son attachement au cessez-le-feu, tout en se réservant le droit de réagir avec «a plus grande sévérité» contre toute menace à sa sécurité, a affirmé le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita.

«Le Maroc a réaffirmé son attachement au cessez-le-feu et au processus politique, tout en se réservant le droit de réagir avec la plus grande sévérité et en légitime défense contre toute menace à sa sécurité», a souligné Bourita dans une interview publiée lundi par le bimensuel européen «The Parliament Magazine».

Interrogé sur l’impact d’un éventuel effondrement de l’accord du cessez-le-feu sur la stabilité régionale, le ministre a rappelé que depuis 2016, les milices du «polisario» ont perpétré à plusieurs reprises des actes illégaux, notamment du racket et du banditisme dans la zone tampon d’El Guerguarat et à l’est du mur de défense, en violation des accords et au mépris flagrant des appels à l’ordre du Secrétaire général de l’ONU et des résolutions du Conseil de sécurité.

«Le mois dernier, ces milices ont pris la décision d’intensifier encore leur mépris du droit international en bloquant la circulation des biens et des personnes entre l’Europe et l’Afrique de l’Ouest, via le Maroc à El Guerguarat», a-t-il fait observer.

«Le Maroc a fait preuve d’une extrême retenue et continue en fait de faire preuve de retenue, non pas par faiblesse mais plutôt parce qu’il est un acteur responsable qui favorise le traitement multilatéral et institutionnel des questions d’importance stratégique pour la région», a-t-il expliqué.

Notant que la grande région du Sahara et du Sahel est confrontée à nombre de défis (terrorisme, crime organisé et trafic), il a relevé l’engagement direct du Maroc avec le secrétaire général de l’ONU et les membres du Conseil de sécurité, entre autres, «en cherchant à mettre fin au comportement belliqueux des milices du polisario».

Après l’échec de ces tentatives, le Maroc a décidé d’agir dans le cadre de ses droits et devoirs, a souligné Bourita, précisant que «cette opération non offensive, sans aucune intention belliqueuse, a été menée selon des règles d’engagement claires, pour rétablir la libre circulation».

«Ceci est d’autant plus important pour le Maroc qui, sous le leadership de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, n’a épargné aucun effort pour contribuer à la stabilité et au développement du Sahel», a-t-il souligné.

«Le Royaume a toujours préconisé une approche multidimensionnelle pour faire face aux multiples défis sécuritaires, humanitaires et environnementaux auxquels la région du Sahel est confrontée», a-t-il indiqué.

Et pour cause, le Royaume du Maroc, qui a des liens forts et historiques avec les pays du Sahel, «estime que la coopération régionale est particulièrement importante pour la gestion des frontières dans la lutte contre le terrorisme et la protection de l’intégrité territoriale», a-t-il précisé.

D’autre part, a-t-il poursuivi, «nous avons choisi de focaliser également nos actions sur l’aspect religieux, notamment à travers un programme complet de formation des imams au profit de plusieurs pays partenaires du Sahel et la promotion de l’islam sunnite modéré».

Cette approche de la coopération en matière religieuse, a-t-il soutenu, «a été largement saluée par la communauté internationale et servira de modèle pour la coopération religieuse avec d’autres pays de la région».

«Mariage de raison», l’appel d’Ahmed Charai, sur El Mundo, pour des relations hispano-marocaines pragmatiques et sereines

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C’est sur El Mundo, le deuxième quotidien le plus lu en Espagne, après le sportif Marca, qu’Ahmed Charai a publié une radioscopie des relations maroco-espagnoles dans un éditorial sous le titre «Mariage de raison». L’éditorialiste marocain s’est adressé à une opinion publique ibérique qui a subit durant plusieurs semaines une avalanche de fake-news et une stratégie de désinformation d’un groupuscule séparatiste qui terrorise le peuple sahraoui, viole les résolutions onusiennes et qui tente de saboter les relations économiques marocaines et espagnoles séculaires avec l’Afrique subsaharienne.

C’est une plaidoirie que tout patriote animé par la défense de la cause nationale et la promotion de l’image d’un Maroc moderne, responsable, fiable, ambitieux et respectueux du droits international et des accords bilatéraux devrait lire et en extraire les éléments de langages qui donnent à tout discours, sérénité, sagesse et puissance.

Il faut revenir au contexte dans lequel intervient l’éditorial d’Ahmed Charai, le patron de presse marocain actif dans plusieurs centres de réflexions notamment aux États-Unis.

Aujourd’hui, les marocains ne sont pas peu fiers de l’habilité, la fermeté, l’intelligence, la retenue avec laquelle le pays sous la direction du Roi Mohammed VI a réussi à mettre à nu devant l’opinion publique internationale «une alliance du mal», composée de mercenaires hors la lois et un régime militaire en décomposition. Le temps est désormais révolu où certains pays et certains groupe de pression refusaient de reconnaitre le développement économique et social des populations des provinces du sud marocaines, sous le roi Mohammed VI.

Les investissements dans les infrastructures depuis au moins 2015 et phénoménal et les projets économiques font pâlir d’envie l’alliance du mal et ne cessent d’attirer investisseurs, diplomates et compétences. Outre la présence symbolique de la franchise du fast-food américaine, McDonalds, au cœur de la ville de Laâyoune, la France a ouvert deux bureaux de sa Chambre d’Industrie et de Commerce, plusieurs entreprises européennes, turques, et chinoises veulent s’implanter dans les zones industrielles en cours de réalisation dans les 3 régions du sud et les bailleurs de fonds internationaux participent au financement des grands projets structurants notamment le port de Dakhla.

La réalité économique, politique et sociale sur le terrain a renforcé la position du royaume sur le Sahara dans le concert des nations éprises de paix et de démocratie. Un succès qui s’est matérialisé par l’ouverture de plusieurs représentations diplomatiques à Laayoune et à Dakhla. Les pays africains avec qui le Maroc entretient des relations fortes et durables, arrivent en tête avec pas moins de quinze consulats ouverts en moins de 12 mois.

L’Espagne qui n’est pas totalement remise du séisme provoqué par la crise sécessionniste catalane, a tenu une position ambiguë sur le sujet du passage frontalier de Guerguerat, en dépit de l’impact économique qu’ont subit les entreprises espagnoles à cause de l’obstruction du trafic commercial terrestre entre l’Europe et l’Afrique de l’Ouest par les mercenaires financés par l’armée algérienne.

Une position qui trouve son explication par l’instabilité politique qui est loin d’être réglée deux ans et demi après le référendum d’autodétermination de la catalogne du 1er octobre 2017.

Une ambiguïté qui donne peu de crédit au gouvernement de Madrid qui tout en qualifiant l’indépendantisme catalan d’illégal, laisse faire cette même mouvance séparatiste qui fait du dossier Sahara marocain, une caisse de résonnance au projet similaire du polisario au cœur du pays membre de l’Union Européenne.

Ahmed Charai sur El Mundo : «Les relations hispano-marocaines, essentielles pour la géostratégie mondiale»

«Le monde des émotions mettent en péril l’empire de la raison». Ces mots, ce sont ceux de l’éditorialiste marocain Ahmed Charaï, écrits dans les colonnes du quotidien centriste «El Mundo». Un appel à la raison et au pragmatisme dans un contexte international dangereux.

Une situation géopolitique dont il fait référence dès l’introduction de son article d’opinion : «L’Espagne et le monde entier traversent un moment délicat dans lequel il semble que des valeurs et des principes, inconditionnellement assumés jusqu’à présent, soient remis en question.»

Ce contexte, poursuit l’auteur, fait courir le risque d’une mauvaise lecture des enjeux géostratégiques, ce qui impacterait des relations hispano-marocaines, «essentielles pour les deux pays, bien sûr, mais aussi essentielles en termes géostratégiques mondiaux; essentielles pour l’Europe et essentielles pour l’Afrique».

Ahmed Charaï rappelle que les relations entre Rabat et Madrid ont la particularité d’être stables depuis des décennies et ceci quel que soit le détenteur de la majorité parlementaire en Espagne.

Cette stabilité a pour moteur de puissantes «raisons» objectives mais que la complexité du contexte géopolitique, économique et sanitaire dans le monde risque de mettre en équation à cause des relents du monde des émotions qu’occasionne la crise.

«Cependant, émanent des sentiments qui correspondent davantage au monde des émotions qui mettent en péril l’empire de la raison et qui continuent à empêcher l’extension de cette coopération à des domaines importants tels que le social et la culture, ce qui permettrait une humanisation de la relation.», souligne M. Charaï.

«Dans les années 1970, les économies du Maroc et de l’Espagne étaient à égalité. Aujourd’hui, cela est de l’Histoire» – Ahmed Charaï

Pour illustrer la nature des relations hispano-marocaines, l’éditorialiste va faire la part entre l’économique, le sécuritaire et le socio-culturel.

M. Charaï va étayer l’évolution de l’économie espagnole qui est passée d’une économie comparable à celle du Maroc à une position qui dispute la première place du principal partenaire économique du Royaume.

«Dans les années 1970, les deux économies étaient à égalité. Les productions industrielles apportaient très peu de valeur, tandis que l’agriculture et la pêche étaient très compétitives, notamment par rapport au marché européen.» a-t-il rappelé.

Mais entre temps le dialogue entre les deux pays est passé par des moments complexes surtout après l’entrée de l’Espagne en Europe, souligne l’article. Un dialogue qui se limitait à la pêche hauturière, car le Maroc s’est retrouvé en position désavantageuse face à une l’Espagne privilégiée par l’accord d’association avec l’UE.

«C’était une période très complexe où les deux pays, qui étaient à la recherche d’une voie vers la modernisation structurelle de leurs économies et du système politique, ont été submergés par la faiblesse de leurs économies respectives et la lutte contre la pauvreté, en particulier pour l’Espagne forcée d’atteindre les niveaux du marché européen.» affirme, M. Charaï.

«Mais tout cela est déjà de l’Histoire . Les mutations de l’économie marocaine ont été telles que l’Espagne est désormais en concurrence avec la France pour le rôle de principal partenaire économique.» constate-t-il.

«Le Maroc se montre comme un partenaire très fiable dans le domaine de la sécurité. Ce sont les dirigeants espagnols eux-mêmes qui l’affirment depuis le début de ce siècle» – Ahmed Charai

Même durant les périodes de froid diplomatique, la coopération sécuritaire entre Rabat et Madrid est resté constamment stable. Une fiabilité et une responsabilité que les responsables espagnols reconnaissent devant l’Union européenne où ils s’érigent en tant que défenseur du royaume.

«Les deux pays sont nécessairement préoccupés par la sécurité, la lutte contre le terrorisme, le trafic international de drogue et l’immigration clandestine. Le Maroc se montre comme un partenaire très fiable. Ce sont les dirigeants espagnols eux-mêmes qui l’affirment depuis le début de ce siècle.» rappelle M. Charaï.

La position géostratégique du Royaume s’est davantage renforcée grâce à l’incroyable dynamique enclenchée par le Roi Mohammed VI depuis au moins 2008. Le succès de la stratégie royale a imposé le Royaume comme un leader incontesté du continent.

«L’Espagne, le pays le plus proche de l’Afrique, en est très conscient et promeut par conséquent la coopération bilatérale dans ce sens» assure M. Charaï.

«La politique culturelle déployée depuis Madrid reste trop timide» – Ahmed Charaï

«Il est incompréhensible que les relations culturelles soient à un niveau aussi bas» s’indigne M. Charaï en évoquant le troisième volet de la coopération hispano-marocaine.

Une timidité qui se reflète sur le terrain avec des initiatives qui se comptent sur le bout des doigts et qui ne reflètent pas la hauteur de ce que représente le passé des deux nations, avec un patrimoine fortement basé sur la civilisation islamique et la renaissance européenne.

Pour palier à ce déficit, M. Charaï recommande: 1) le développent d’un système de bourses pour les étudiants marocains, 2) l’amélioration de l’image des émigrants marocains, 3) le renforcement de la présence linguistique, 4) la simplifications des échanges, 5) l’implications des universités, des partis politiques, des médias et des agences gouvernementales.

«Oublier et vouloir changer le fait que le Sahara fait partie de la nation marocaine serait un véritable cataclysme» – Ahmed Charai

Partenaire économique de premier plan; partenaire sécuritaire, fiable, responsable et indispensable; voisin avec des liens historiques et culturels séculaires; terre ferme la plus proche du continent «avenir de la planète», sont des fait qui font perdre à la question du Sahara beaucoup de sa pertinence, auprès de l’ancienne puissance coloniale qui connaît très bien la dossier.

«Madrid a rejoint le processus politique, a soutenu la proposition du Maroc pour une autonomie élargie, la qualifiant de sincère et crédible et le Maroc en a pris note. Que le parti Podemos puisse continuer avec ses positions idéologiques anciennes et usées n’est pas pertinent.» écrit M. Charaï.

«Oublier et vouloir changer le fait que le Sahara fait partie de la nation marocaine serait un véritable cataclysme.» poursuit-il. Car d’une part ceci annoncerait des troubles et des conflits sans fin dans une région du sud de la Méditerranée où le Maroc et l’Espagne sont deux nations très attachées à leur unité et à leur intégrité territoriale.

D’autres part, cette région ne peut se permettre aucun effondrement économique. Bien au contraire affirme M. Charaï : «elle a besoin de plus d’intégration, d’un marché plus profond, pour assurer son décollage et satisfaire les aspirations de sa population majoritairement jeune

Des arguments qui trouvent toute leur pertinence dans l’affaire El Guergarat qui a été un laboratoire de gestion de crise où ont été testés et approuvées, la retenue du Royaume du Maroc, son rôle de défenseur actif de la stabilité régionale, sa position névralgique pour le commerce Nord-Sud, ses efforts de lutte contre la banditisme et le terrorisme ainsi que son soft power»

« L’Espagne en convient et cela renforce la permanence et le renforcement de ce mariage de raison », conclut Ahmed Charaï une analyse et une plaidoirie qui restera sans aucun doute une référence dans la timeline des relations hispano-marocaines.


M. Ahmed Charai est éditorialiste et éditeur de presse, Administrateur de Plusieurs Think tank à Washington – Membre du Conseil d’Administration du “Center for Strategic and International Studies” à Washington, – – Membre du Directoire de l’ONG “Search for Common Ground” à Washington, – Membre du Conseil du Directoire de ” The Atlantic Council of United States” à Washington – Membre du Conseil Editorial Consultatif de “The National Interest’s Magazine” à Washington. – Membre du Conseil d’Administration du “The Foreign Policy Research Institute” à Philadelphia– Membre du Conseil d’Administration du International Crisis Group. Mr Charai est aussi membre du conseil Consultatif de Gatestone Institute à New York. Mr Charai, s’exprime souvent dans de grands journaux et médias américains dont le Wall Street Journal, New York Times, Le Monde, Fox News, National Interest Magazine, Huffington Post.

Tarragone, Copenhague, Ashdod, les Marocains du monde mobilisés pour dénoncer les actes criminels du polisario

Des centaines de Marocains établis à Tarragone (Catalogne), à Copenhague (Danemark) et Ashdod (Israël), ont pris part, mardi soir, à d’imposantes manifestations pour exprimer leur soutien inconditionnel à l’intervention marocaine légitime afin de rétablir l’ordre et la sécurité dans la zone tampon d’El Guergarat.

Avec MAP

Tarragone – Catalogne

Des militants des droits de l’homme, des hommes politiques et des représentants de plus de 20 associations marocaines s’activant dans la région, en plus de nombreux membres de la communauté marocaine, se sont réunis à la place Imperial Tarraco dans la ville de Tarragone pour exprimer leur soutien total et inconditionnel à la démarche prise par le Maroc afin de lever le blocus imposé sur le passage d’El Guerguarat, de restaurer le flux des mouvements commerciaux et d’assurer la circulation normale des biens et des personnes, tout en saluant cette intervention légitime, professionnelle et pacifique.

Les participants à cette manifestation, qui a pris le départ de la place La Rambla en direction de celle de Imperial Tarraco, ont brandi des banderoles dénonçant l’attaque criminelle ayant visé le consulat général du Royaume du Maroc à Valence par des éléments du polisario, en violation des accords internationaux sur l’immunité et l’inviolabilité des représentations diplomatiques.

Brandissant fièrement le drapeau du Royaume et scandant à l’unisson l’hymne national, ils ont souligné la nécessité de traduire en justice les auteurs de cet acte criminel portant atteinte à l’intégrité du siège consulaire.

Copenhague – Danemark

Réunis le temps d’une manifestation devant le siège du ministère danois des Affaires étrangères à Copenhague, des hommes et des femmes, jeunes et moins jeunes, dont certains drapés dans leurs habits traditionnels sahraouis, ont bravé le froid d’une soirée glaciale pour dire haut et fort leur attachement à l’intégrité territoriale du Royaume et leur soutien à l’intervention des Forces armées royales pour nettoyer le passage d’El Guergarat des milices du «polisario».

Cette manifestation, initiée par l’Association Al Bayt Al Maghribi Assahrawi et le Conseil consultatif maroco-danois, a été l’occasion de mettre à nu une nouvelle fois les thèses fallacieuses des séparatistes et de leurs mentors qui, échaudés par le fiasco il y a une semaine de leur manifestation devant l’ambassade du Maroc à Copenhague, s’agitent fébrilement pour apporter de l’eau au moulin d’une «affaire perdue».

Ashdod – Israël

Mardi à 18h30, une dizaine d’enfants du Maroc établis en Israël se sont rassemblés dans la ville d’Ashdod, au parc Ben-Gurion, face à la pelouse du poste de police.

Les ressortissants marocains ont brandi les drapeaux du Maroc et les portraits du Roi Hassan II, en scandant l’hymne de la marche verte, en soutien au Sahara Marocain.

Le ministère de l’Intérieur dément avoir autorisée une marche de Rabat à El Guergarat

Le Ministère de l’Intérieur vient de mettre fin au jeu d’escalade médiatique, par lequel le polisario tente vainement chaque année, d’influencer l’examen par le Conseil de sécurité de l’ONU du dossier du Sahara. Une source sûre au ministère de l’Intérieur a affirmé lundi qu’aucune autorisation n’a été émise pour organiser «la marche de la paix pour resserrer les liens de Rabat à El Guergarat» et que toute activité de ce genre sera interdite.

Le Ministère de l’Intérieur vient de mettre fin au jeu d’escalade médiatique, par lequel le polisario tente vainement chaque année, d’influencer l’examen par le Conseil de sécurité de l’ONU du dossier du Sahara.

Alors que les séparatistes menaçaient de transformer le poste frontalier de Guergarat en un Gdim Izik 2, en organisant une marche de protestation depuis les camps de Rabouni vers Guergarat, des rumeurs ont fait état d’une contre marche qui partirait de Rabat.

Suite aux informations véhiculées sur les réseaux sociaux sur l’organisation de cette contre marche appelée «marche de la paix pour resserrer les liens de Rabat à El Guergarat» à partir du 16 octobre 2020, la réaction des autorités marocaines ne s’est pas fait attendre. Une source sûre au ministère de l’Intérieur a indiqué ce lundi 5 octobre qu’aucune autorisation n’a été émise pour l’organisation de cette marche et que toute activité de ce genre sera également interdite.

Le Maroc qui renforce jour après jour son rôle de partenaire fiable de communauté internationale dans la lutte contre le terrorisme et le grand banditisme, gère avec sérénité et sagesse les provocations d’un groupe de séparatistes aux abois.

Sahara : Le Conseil de sécurité tient le bâton par le milieu

Le Conseil de sécurité de l’ONU a décidé de proroger de six mois, ce vendredi 27 avril, le mandat de la MINURSO jusqu’au 31 octobre 2018 sur la base d’une résolution rédigée par les Etats-Unis. La Résolution 2414 a été votée par 12 voix pour et trois abstentions à savoir la Russie, la Chine et l’Ethiopie. Un mandat de 6 six mois au lieu de 12 est le véritable grand changement qu’apporte le texte, ce qui signifie que l’affaire du Sahara sera étudiée plus d’une fois en cette année 2018.

Par ce vote, le Conseil de sécurité réuni à New York, consacre une fois de plus une place de choix à l’initiative marocaine d’autonomie présentée par le Maroc en 2007, tout en se félicitant « des efforts sérieux et crédibles » déployés par le Royaume pour trouver une issue à un conflit créé de toute pièce autour du Sahara marocain.

La résolution renouvelle l’appel au retrait du Polisario d’El Guerguerat, située dans une zone tampon au sud-ouest près de la frontière mauritanienne, et de s’abstenir de déménager des bureaux à Bir Lahlou, dans le nord-ouest. C’est ce passage, qui n’était pas de l’avis de Moscou, qui a poussé la Russie, suivie par la Chine et l’Ethiopie, à s’abstenir dans l’opération de vote. La Russie n’était pas non plus d’accord pour renouveler le mandat de la Minurso.

Le Conseil de sécurité a insisté sur l’importance de l’engagement renouvelé des parties à aller de l’avant dans le processus politique en préparation à un cinquième round de négociations sans fixer de calendrier, processus qui doit être empreint de réalisme et compromis pour aller de l’avant.

La résolution appelle les parties concernées à œuvrer à la reprise des négociations pour arriver à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable du conflit.

Par la même occasion, la résolution appelle les parties en conflit et les Etats voisins à coopérer davantage aussi bien avec l’ONU qu’entre eux pour arriver à une solution politique, relevant que le renforcement de la coopération entre les Etas membres de du Maghreb arabe contribuerait à la stabilité et à la sécurité, génératrices de croissance, de création d’emplois et de retombées économiques au profit de l’ensemble des peuples du Sahel.

La première réaction à l’adoption de cette résolution est venue de la bouche de l’ambassadeur Omar Hilale, représentant permanent du Maroc à l’ONU, qui a souligné lors d’une conférence de presse que le Conseil de sécurité conforte la position du Maroc et sa fermeté à l’égard des récentes provocations du Maroc du polisario à l’Est du dispositif de sécurité et dans la zone tampon d’El Guergarate.

“Le Conseil de Sécurité, tant dans ses délibérations aujourd’hui, que celles de la semaine dernière, ainsi que dans les dispositions de sa résolution, a opposé un rejet catégorique aux tentatives des séparatistes du polisario de changer les réalités sur le terrain, ce que le Conseil considère comme une violation du cessez-le-feu, et une menace sérieuse au processus politique que l’Envoyé Personnel du Secrétaire Général, M. Horst Köhler, s’active à relancer”, a relevé Omar Hilale.

Il a également souligné que “les injonctions du Conseil de sécurité aux séparatistes du polisario constituent un démenti cinglant à leurs élucubrations et propagandes au sujet d’un prétendu contrôle à l’Est du dispositif de sécurité, ou d’une entité chimérique qui n’existe que dans leurs esprits et dans celui de leur géniteur algérien”.

Le premier pays à réagir à cette résolution est la France, principal soutien du Maroc au Conseil de sécurité. Ainsi, l’ambassadeur de France à l’ONU, François Delattre, a affirmé que le renouvellement pour six mois seulement du mandat de la Minurso “doit rester une exception”.

Pour le diplomate français, le maintien d’un cadre annuel “garantit en effet la stabilité des opérations de maintien de la paix”. François Delattre a, en outre, soutenu que le texte voté ce vendredi détermine un horizon qui “doit permettre collectivement de prévenir tout risque d’escalade, de soutenir le travail irremplaçable de la MINURSO et d’encourager une dynamique constructive sur le processus politique”.

Algérie-Mauritanie : Le nouveau poste frontalier PK-75 dans la ligne de mire du satellite Mohammed VI-A

Le point kilométrique PK-75, pas loin de Tindouf, a été choisi par les autorités algériennes et mauritaniennes comme point de départ du tronçon routier qui reliera Tindouf à la ville mauritanienne Zouérate, pour faciliter la circulation des personnes et des biens, l’intensification des échanges commerciaux, le désenclavement des populations de cette zone frontalière.

En présence du ministre mauritanien de l’Intérieur, Ahmedou Ould Abdallah et de l’ambassadeur d’Algérie à Nouakchott, Nouredine Khandoudi, le président mauritanien, Mohamed Abdel Aziz, a reçu, ce mercredi, le ministre algérien de l’Intérieur, Nouredine Bedoui, venu l’informer du contenu de l’accord portant sur l’ouverture d’un passage frontalier et ses «impacts aux plans sécuritaire, économique et social.» Pour le ministre algérien de l’Intérieur, «il s’agit là d’un acquis dont les retombées seront largement bénéfiques» pour les deux pays.

Le Président mauritanien, Mohamed Abdel Aziz, reçoit le ministre de l’intérieur algérien, Nouredine Bedoui

Avec pour objectif non déclaré de contourner le poste frontalier de Guerguerat, les autorités algériennes et mauritaniennes avaient procédé en septembre dernier à la pose de la première pierre du passage frontalier entre les deux pays résultant de la décision de la haute commission mixte algéro-mauritanienne tenue à Alger en décembre dernier.

Mais les enjeux économiques et stratégiques de Guerguerat sont à ce point incommensurables qu’aucun autre poste frontalier n’est à même de le concurrencer surtout avec la future accession du Maroc à la CEDEAO qui renforcera cet axe sensible et fondamental dans les flux nord-sud et sud-sud.

Et la mise en orbite cette nuit du nouveau satellite marocain Mohammed VI-A, qui servira notamment aux activités cartographiques et cadastrales, à l’aménagement du territoire, au suivi des activités agricoles, à la prévention et à la gestion des catastrophes naturelles, au suivi des évolutions environnementales et de la désertification, permettra aussi la surveillance des frontières, parmi lesquelles la verticale allant de Guerguerat à Tindouf, tout au long  des 1 560 km qui séparent le Maroc et la Mauritanie entre les 22e et 26e parallèles Nord.

Abdellah El Hattach

Polisario, la piraterie de trop

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Deux semaines jour pour jour après la saisie conservatoire à Port Elizabeth, en Afrique du sud, d’un cargo transportant plus de 50 000 tonnes de phosphate marocain d’une valeur de 7,2 millions de dollars à destination de la Nouvelle-Zélande, et son immobilisation au moins jusqu’à l’annonce du jugement prévu pour le 9 juin prochain, voilà qu’un autre navire appartenant à la compagnie de transport danoise Ultrabulk, et embarquant du phosphate en provenance du Maroc a été immobilisé au Panama en vertu d’une ordonnance d’un juge local.

Le navire danois Ultra Innovation qui transporte du phosphate marocain à destination de la société canadienne Agrium, a été retenu lors de son transit via le canal de Panama sur le versant Pacifique du détroit. Si les autorités marocaines, et à leur tête l’Office chérifien des Phosphates, avaient fait preuve de sérénité et de beaucoup de retenue lors de l’arraisonnement, le 4 mai dernier, en Afrique du sud, d’un cargo à destination de la Nouvelle-Zélande, en prévision d’un dénouement judiciaire rapide, en respect des procédures judiciaires, de la conviction profonde du Maroc dans la légalité de son approche et de la solidité de son dossier juridique, les adversaires de l’intégrité territoriale, appuyés par quelques acolytes de mauvaise foi, viennent de violer allègrement le droit international par cette opération de piraterie pure et simple.

Quand on dit que le Sahara est marocain et qu’il le demeurera, il ne s’agit nullement d’un slogan répété en leitmotiv pour une opération de communication ou destiné à de la consommation locale ou de la propagande internationale. Absolument pas.

Sur le plan juridique, le Maroc est dans son droit le plus absolu. Sur le plan historique, le royaume n’a plus rien à justifier. Il reste le terrain politique qui est dévolu depuis plusieurs décennies à l’Organisation des Nations unies parce que le Maroc l’a voulu en vue d’un règlement juste et durable de ce faux problème monté en toutes pièces par l’Algérie par Polisario interposé, ces derniers entretenant des manoeuvres dilatoires en vue de contourner la légalité internationale.

Le règlement de la question du Sahara relève exclusivement du Conseil de sécurité de l’ONU, et toutes les Résolutions du Conseil reconnaissent la bonne volonté du Maroc pour un règlement définitif de ce dossier qui mine la stabilité de toute la région. La gestion par Rabat de la crise de Guerguerat, avec un haut sens diplomatique, beaucoup de sang froid et de sagesse au plus haut sommet de l’Etat, en est la preuve formelle.

Le processus onusien va bon train et toutes les tentatives périphériques des ennemis du Maroc ne font que renforcer l’attachement du royaume à son intégrité territoriale qui relève non seulement de sa sécurité nationale, mais également et surtout de son enracinement historique et géographique.

La nouvelle opération de piraterie qui a eu lieu aujourd’hui au Panama transgresse à la Charte des Nations unies et à toutes les Conventions internationales, de Genève à Paris, en passant par Vienne et Rome. Si l’Algérie et son appendice le Polisario en assument la responsabilité politique, le Panama et, auparavant l’Afrique du Sud, en assument la responsabilité juridique et pénale. Pour ne pas dire militaire et sécuritaire. Car il s’agit d’un acte de guerre. Une déclaration de guerre.

Mais le Maroc, pays des institutions, fort de sa légitimité historique, soutenu par la souveraineté du peuple sur la décision politique, et qui ne se laissera pas traîner sur ce terrain glissant de la provocation, ne ménagera aucun effort ni lésinera sur aucun moyen pour recouvrer ses droits par tous les moyens dont il jouit sur le plan international.

Sur ce registre, les pouvoirs publics et à leur tête le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, sont tenus de soutenir l’Office chérifien des Phosphates dans ce combat qui est celui de tous les marocains : il est temps de taper du poing sur la table, une fois pour toutes.

Abdellah EL HATTACH

Sahara, l’après Ross

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L’Envoyé spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour le Sahara, Christopher Ross, n’a pas démissionné de ses fonctions mais a décidé de ne pas rempiler pour un autre mandat qui s’achève à la fin du mois de mars et dans lequel il a échoué sur toute la ligne, ne réussissant jamais à mettre d’accord les différentes parties du dossier dont il a la charge depuis huit ans.

Le successeur de Christopher Ross aura devant lui non seulement un dossier vieux de 42 ans, mais également une situation géopolitique internationale des plus complexes dans laquelle les principaux acteurs internationaux sont, dans leur quasi-majorité, orientés vers de nouveaux défis et qui n’admettraient jamais de voir la région du Sahara virer en une zone d’instabilité, ce qui se répercuterait inéluctablement sur les intérêts vitaux des uns et des autres.

Le mandat de Christopher Ross s’achève avec celui de Barack Obama dont l’administration Démocrate n’a pas été très «diplomatique» avec le Royaume. Aujourd’hui, tous les observateurs proches de ce dossier, sont unanimes à dire que le gouvernement Trump est davantage pragmatique que son prédécesseur et ne fera certainement pas l’erreur de s’opposer frontalement à Rabat sur la question de notre intégrité territoriale.

Mais ce scénario ne pourra être concrètement vérifié et acquis que lors de la discussion de la future résolution sur le Sahara par le Conseil de sécurité de l’ONU au mois d’avril prochain. Car on ne connaît pas réellement non plus les véritables intentions de la nouvelle représentante américaine aux Nations unies, Nikki Haley, réputée rigoureuse et méthodiste, et très proche de Donald Trump dont elle a la confiance. Son prédécesseur, Samantha Power, avait quant à elle donné beaucoup de fils à retordre à la diplomatie marocaine.

Pragmatisme russe

Au Conseil de sécurité toujours, et sur le papier, on peut aussi compter sur le soutien de la Russie qui est liée au Maroc par un partenariat stratégique approfondi et qui, historiquement, n’a jamais contrarié le Maroc, du moins solennellement, dans l’affaire du Sahara.

Mais la mort soudaine, il y a moins d’un mois, de l’ambassadeur russe au Conseil de sécurité, Vitali Tchourkine, réputé proche de l’ambassadeur marocain Omar Hilale, a laissé un réel vide dans l’enceinte onusienne, et son jeune second Pyotr Ilichov, connu pour sa flexibilité et son intelligence, peut être un bon canal de communication avec les équipes de Hilale.

Moscou, qui ne voit pas nécessairement d’un bon œil tout le déploiement marocain en Afrique peut, par son pragmatisme naturel, se joindre à la dynamique du royaume dans le continent par la mise en place de joint-ventures qui sauvegarderaient les intérêts russes sans altérer ceux du Maroc dans une approche «gagnant gagnant». Et le retour du Maroc au sein de l’Union africaine et sa candidature pour être membre à part entière dans la CEDEAO peut rassurer la Russie et conforter sa position dans le continent, surtout sur le plan militaire et de la sécurité sachant que Rabat est seul à même de garantir la stabilité de toute la zone CEN-SAD.

La France aux aguets

La France n’en demandera pas moins, elle qui dispose d’une présence militaire majeure dans le Sahel en plus d’intérêts économiques stratégiques. Paris compte beaucoup en effet sur le Maroc dans la lutte anti-terroriste dans cette zone très vaste et réputée dangereuse. Et seul un Maroc fort et stable, et dont l’intégrité territoriale est reconnue, peut garantir la sécurité d’une zone dont la superficie fait 4 fois celle de la France, avec un sous-sol riche qui fait dresser toutes les velléités possibles et imaginables.

On restera cependant très attentifs au nouveau locataire de l’Elysée. Le futur président français aura son mot à dire sur ce dossier qui est une des priorités du pouvoir en France : la fragilité du pouvoir en Algérie et le risque d’une implosion du pays fait craindre à Paris une déstabilisation de toute la région, d’où tout le poids qu’elle met à l’international pour soutenir et saluer la stabilité du royaume et toutes les réformes qu’il entreprend, institutionnellement et économiquement.

Le Maroc déjoue le complot algérien

La gestion intelligente par les autorités marocaines de la «crise de Guerguerat» pour éviter toute escalade militaire dans la région a été saluée unanimement par toutes les capitales occidentales, car le vœu de l’Algérie, par Polisario interposé, était d’attirer Rabat dans un guet-apens belliqueux dont aucune partie ne sortirait gagnante, seule option pour Alger de colmater ses crises internes. L’Algérie est devant un choix cornélien et dramatique : déclarer la guerre (au Maroc) ou mourir.

La raison de toute cette hérésie tient son origine dans la dynamique marocaine en Afrique et le leadership porté par Rabat dans le continent, matérialisé par le projet du gazoduc Atlantique qui fait de l’axe Rabat-Abuja une alliance stratégique et un duo de poids dans lequel toute idée de séparatisme n’a pas de place.

Et c’est en prenant compte toutes ces évolutions politiques et économiques que le Conseil de sécurité de l’ONU devra examiner le dossier du Sahara en avril prochain. Washington, Moscou et Paris ont saisi ce moment politique et historique, cette transformation économique et sociale qu’entreprend le Maroc, avec ses alliés dans le continent, et les traduiront, sans aucun doute, en résolution claire et forte en faveur de la paix et de la stabilité de la région.

Abdellah EL HATTACH