OTAN

Urgent – L’OTAN expulse huit diplomates russes pour soupçons d’espionnage

L’OTAN a privé de leur accréditation huit diplomates russes travaillant à son siège à Bruxelles parce qu’il s’agirait « d’officiers du renseignement non déclarés.

L’OTAN a décidé de réduire de moitié la taille de la mission de la Russie auprès de l’alliance en réponse à des activités russes présumées malveillantes, notamment des meurtres et de l’espionnage. Huit (8) diplomates, considérés comme des agents de renseignement non déclarés, seront invités à partir et 2 autres postes supprimés.

Les deux postes supprimés sont actuellement vacants. Les huit diplomates russes qui perdent leur accréditation devraient quitter Bruxelles d’ici la fin du mois.

«Nous pouvons confirmer que nous avons retiré l’accréditation de huit membres de la mission russe auprès de l’OTAN, qui étaient des officiers de renseignement russes non déclarés», a déclaré aux médias anglais un responsable de l’OTAN

«Nous pouvons également confirmer que nous avons réduit à 10 le nombre de postes que la Fédération de Russie peut accréditer auprès de l’OTAN» poursuit la même source.

Cette décision, qui aurait été acceptée mardi, intervient après que des révélations ont fait état d’une implication présumée de Moscou dans une explosion meurtrière dans un dépôt de munitions en République tchèque en 2014.

La seule autre fois où l’OTAN a pris une telle mesure, c’était après de l’empoisonnement de l’agent double Sergei Skripal et sa fille Yulia à Salisbury en mars 2018.

Le projet de hausse des salaires du personnel de l’Otan divise

L’Otan a invité ses Etats membres à accroître leur contribution financière afin de revaloriser le salaire de son personnel, une demande perçue par certains pays comme inappropriée dans un contexte de pandémie de coronavirus, ont déclaré trois sources diplomatiques européennes.

Reuters

La proposition porte sur une revalorisation d’environ 2,2% qui ferait d’elle la plus importante en quatre ans alors que l’alliance cherche à boucler son budget 2021 et que les pays européens font face à la plus importante contraction économique depuis la Seconde guerre mondiale.

Cette mesure ravive les tensions au sein de l’organisation mise en place par les 30 pays signataires du traité de l’Atlantique nord afin d’assurer leur sécurité commune.

Donald Trump a critiqué à plusieurs reprises l’Otan, estimant que les partenaires européens de l’organisation jugeaient acquise la protection américaine.

Emmanuel Macron de son côté a jugé l’an dernier que l’Otan était en état de «mort cérébrale».

«Il y a une crise économique à cause de la pandémie et ils demandent de l’argent pour une institution où les salaires les plus bas sont de 4.000 euros. C’est une blague !», s’est insurgé un diplomate européen informé du dossier. «Demander aux États d’augmenter les contributions pour payer les salaires pendant le COVID-19 est irresponsable», a-t-il ajouté.

Une revalorisation salariale aurait des conséquences plus lourdes pour l’Europe, le Canada et la Turquie, qui ont déjà accepté, lors des négociations budgétaires de 2019, d’accroître leur contribution au budget annuel de 2,5 milliards de dollars de l’organisation dans un geste d’apaisement avec Washington.

Environ 1.000 civils, tous issus des pays membres de l’Otan, travaillent au sein de l’organisation international. Ils fournissent des conseils, des orientations et une aide administrative aux délégations nationales basées au siège de l’alliance.

«Les salaires de l’Otan sont soumis à un ajustement annuel, sur la base d’une méthodologie convenue par tous les pays. Les ajustements (…) se font en coordination avec d’autres organisations internationales comme l’OCDE, le Conseil de l’Europe et l’Agence spatiale européenne», a déclaré un responsable de l’organisation, sans autre commentaire.

Selon le site internet de l’organisation, le salaire est ajusté une fois par an, le 1er janvier, au moment de la révision annuelle des fiches de paie.

Macron accuse Erdogan de mener un «jeu dangereux» en Libye

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Le président français Emmanuel Macron est monté d’un cran lundi dans l’escalade des tensions avec la Turquie, dénonçant le «jeu dangereux» d’Ankara en Libye dans lequel il voit une nouvelle démonstration de la «mort cérébrale» de l’Otan.

«Je considère aujourd’hui que la Turquie joue en Libye un jeu dangereux et contrevient à tous ses engagements (de non ingérence, ndlr) pris lors de la conférence de Berlin» en janvier, a-t-il lancé à l’issue d’un entretien avec son homologue tunisien Kais Saied à la présidence française.

«Il en va de l’intérêt de la Libye, de ses voisins, de toute la région mais également de l’Europe», a-t-il insisté, précisant avoir tenu “le même discours” au président américain Donald Trump lors d’un entretien téléphonique lundi après-midi.

Il a appelé à ce «que cessent les ingérences étrangères et les actes unilatéraux de ceux qui prétendent gagner de nouvelles positions à la faveur de la guerre» en Libye.

«Les choses ne peuvent se poursuivre ainsi. La Tunisie est l’un des pays qui en souffrent le plus», a renchéri pour sa part le président tunisien, en référence aux risques de déstabilisation aux portes de son pays. Kais Saied, dont c’était le deuxième voyage à l’étranger, après l’Algérie, depuis son élection en décembre, a mis en garde contre une «partition de la Libye», qui serait «un danger pour toute la région».

Ankara, principal soutien international du GNA

La Turquie est devenue le principal soutien international du gouvernement d’union nationale (GNA) de Tripoli, qui a repris début juin le contrôle de l’ensemble du nord-ouest de la Libye en faisant reculer les forces du maréchal Khalifa Haftar, l’homme fort de l’est du pays.

Le ton ne cesse de monter entre Paris et Ankara. La France affirme que la Turquie fournit massivement des armes au GNA en violation d’un embargo des Nations unies. La Turquie accuse de son côté Paris de soutenir le maréchal Haftar, et d’être le «sous-traitant de certains pays de la région» dans la crise libyenne, une allusion aux Emirats et à l’Egypte.

Paris s’est toujours défendue de tout soutien au maréchal Haftar. Lundi, le président français a d’ailleurs pris soin de dénoncer «toutes les incursions», celle de la Turquie qui a envoyé des milliers de combattants syriens, comme celle de la Russie via les mercenaires du groupe Wagner.

Il a pointé toutefois «l’inquiétude légitime du président (égyptien) Sissi lorsqu’il voit des troupes arriver à sa frontière».

Les forces du GNA visent désormais la ville côtière de Syrte (450 km à l’est de Tripoli), verrou stratégique vers l’Est contrôlé par le maréchal Haftar.

Mort cérébrale de l’Otan

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a prévenu samedi que toute avancée des pro-GNA vers Syrte pourrait entraîner une intervention «directe» de son pays dans le conflit. Le GNA, reconnu par l’Onu, a dénoncé pour sa part comme une “déclaration de guerre” les menaces de l’Egypte.

Emmanuel Macron a réitéré au passage sa crainte d’une «mort cérébrale» de l’Otan – comme fin 2019 – en raison des tensions récurrente avec la Turquie, également membre de l’Alliance, et du manque de coordination entre ses membres.

La France avait déjà reproché à la Turquie à l’automne dernier d’avoir lancé une offensive contre des milices kurdes syriennes engagées au côté des Américains et des Européens dans la lutte contre le groupe Etat islamique (EI). Paris accuse cette fois la marine turque d’avoir eu un comportement “extrêmement agressif” à l’encontre d’une de ses frégates en Méditerranée début juin.

«Je considère que c’est une des plus belles démonstrations qui soient» de «cette mort cérébrale», a martelé Emmanuel Macron, jugeant «intolérable» qu’une telle confrontation entre deux membres de l’Otan ait donné lieu à «si peu de dénonciation».

«Tant que nous continuerons, membres de l’Otan, Européens, parties prenantes de ce sujet à être faibles dans nos propos ou à manquer de clarté, nous laisserons le jeu des puissances non coopératives se faire», a-t-il asséné.

La joute verbale entre les deux pays semble ne plus cesser de s’accélérer. Ankara a arrêté quatre de ses ressortissants soupçonnés d’espionnage pour le compte de la France, a rapporté lundi un journal progouvernemental turc. Aucune confirmation de source indépendante n’a pu être obtenue.

Avec AFP

[VIDÉO] Justin Trudeau se moque de Donald Trump

Les dirigeants français, britannique, canadien et néerlandais ont été surpris par les caméras alors qu’ils semblaient se moquer de Donald Trump lors de la réception donnée à Buckingham Palace mardi soir, lors du sommet du 70e anniversaire de l’Otan. Vexé, le président américain a déploré mercredi «l’hypocrisie» du Premier ministre canadien, Justin Trudeau, dont les commentaires ont été les plus audibles et a annulé sa conférence de presse.

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Macron reçoit le patron de l’Otan après ses propos chocs sur la mort cérébrale de l’organisation

Un face-à-face pour aplanir les «divergences»: Emmanuel Macron s’explique jeudi à l’Elysée avec le secrétaire général de l’Otan Jens Stoltenberg après les remous provoqués par ses propos sur la «mort cérébrale» de l’organisation militaire, qui se réunit à Londres la semaine prochaine. Une rencontre qui vient au lendemain de la mort de 13 soldats français au Mali.

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OTAN arabe : L’alliance judéo-sunnite pour combattre le chiisme

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Soucieux de réduire la présence des forces américaines et leur budget dans le Moyen-Orient, Donald Trump pousse de toutes se forces en faveur de la création d’un OTAN arabe qui comprendrait la Jordanie, l’Égypte, le Bahreïn, le Qatar, le Koweït, les Émirats arabes unis, Oman et l’Arabie saoudite. L’idée de départ, formulée par Barack Obama était de créer une alliance judéo-sunnite pour combattre le chiisme, mais pas seulement. Toutefois, ce projet a peu de chances d’aboutir.

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