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Chine

L’effondrement de l’immobilier en Chine risque d’aggraver le choc économique

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L’effondrement de l’immobilier en Chine est une réalité. S&P Global Ratings estime qu’environ 20 % des promoteurs chinois risquent l’insolvabilité. La construction étant à l’arrêt, les propriétaires ne voient pas d’autre solution que de ne plus payer leurs emprunts. Une crise inédite qui entraîne dans son sillage à la fois les banques et les gouvernements provinciaux, ce qui risque d’avoir un impact plus important sur la deuxième plus grande économie du monde.

Les défauts de paiement se sont multipliés au cours des 12 derniers mois dans le secteur immobilier chinois, après que le modèle de croissance des promoteurs, basé par l’endettement, se soit effondré.

La crise trouve son origine dans la décision du gouvernement chinois d’imposer en 2021 des restrictions drastiques sur les prêts hypothécaires et l’accès des promoteurs au financement. Sachant que le secteur était sous la pression des fermetures liées à la politique chinoise du zéro COVID.

Les ventes de logements neufs se sont contractées de 27 % sur l’année en volume au cours du semestre janvier-juin 2022. Selon la société de recherche immobilière China Index Academy, les ventes de juillet ont chuté de 13 % par rapport à juin et de 27 % par rapport à l’année précédente dans 100 grandes villes chinoises.

L’effet de cette crise commencent à se faire sentir auprès des banques. Les prêts au secteur immobilier représentent 26 % de l’encours total des prêts en Chine, contre 21 à 22 % au Japon au plus fort de la bulle immobilière dans ce pays. Le pourcentage de prêts non productifs détenus par les quatre grandes banques d’État chinoises a augmenté de plus d’un point de pourcentage en 2021 pour atteindre 3,8 %.

De nombreux propriétaires cessent de rembourser leur prêt immobilier

Les promoteurs immobilier en Chine n’ont pour l’instant livré qu’environ 60% des logements pré-vendus entre 2013 et 2020, rapporte l’AFP, citant la banque Nomura. Incapables d’obtenir des liquidités, de nombreux promoteurs ont ainsi interrompu leurs projets de construction.

«Près de 4 % des nouvelles constructions vendues au cours des quatre années précédant juin 2022 ont connu des problèmes», a estimé Yan Yuejin, de l’institut de R&D E-house China, basé à Shanghai.

Ce qui complique davantage les affaires des professionnels du secteur, est cette tendance générale des acheteurs d’arrêter le paiement des prêts et par la pression venue du gouvernement – soucieux de stabilité sociale – afin de livrer au plus vite les appartements aux acheteurs.

En Chine, les appartements neufs sont le plus souvent vendus avant leur construction. Alors quand un promoteur est incapable d’achever les travaux, c’est l’acheteur qui se retrouve lésé. Cela a conduit à une véritable «crise de confiance» dans le marché immobilier, estime dans un récent rapport Andrew Batson, analyste du cabinet Gavekal Dragonomics.

La Chine est aujourd’hui sous le coup d’une grève des prêts hypothécaires, les acheteurs de plus de 300 projets inachevés refusent désormais d’effectuer leurs paiements. Cela aura un impact sur 900 milliards de yuans (133 milliards de dollars), soit 1,7 % de l’encours de la dette immobilière.

Afin d’éviter l’instabilité du secteur financier, la Chine devrait injecter 320 milliards de yuans dans le système bancaire cette année. Une partie de ces fonds provient des émissions d’obligations d’infrastructure des gouvernements locaux qui ont été redirigées vers les banques.

Les gouvernements locaux n’ont pas une assise financière solide.

Alors que les allègements fiscaux grugent leurs recettes, les autorités locales en sont venues à dépendre fortement des revenus tirés de la vente de droits d’utilisation de terrains appartenant à l’État à des promoteurs. Les recettes des ventes de terrains ont dépassé les recettes fiscales en 2020 pour la première fois dans les données remontant à 2010.

Mais les promoteurs à court d’argent ne peuvent pas se permettre d’acheter des terrains pour de nouvelles propriétés résidentielles. Les revenus fonciers des gouvernements locaux ont chuté de 31 % sur l’année au premier semestre 2022, et devraient baisser sur l’ensemble de l’année pour la première fois en sept ans. La pression exercée sur le secteur a également touché les revenus des taxes foncières.

Cette perte de revenus a fait des ravages. S&P Global estime que jusqu’à 30 % des collectivités locales pourraient se trouver dans une situation financière suffisamment grave à la fin de l’année pour nécessiter des mesures correctives telles que des réductions de dépenses.

Un fonds immobilier pour recapitaliser le secteur

Selon Reuters, le gouvernement chinois envisage de créer un fonds immobilier de 300 milliards de yuans (45 milliards de dollars) pour aider les promoteurs à accéder aux capitaux. Mais «c’est clairement trop peu», a déclaré une source du Parti communiste.

L’immobilier a été un moteur essentiel de l’économie chinoise au cours des deux dernières décennies. Selon Kenneth Rogoff, professeur à l’université Harvard, l’immobilier et les activités connexes représentent aujourd’hui environ 29 % du produit intérieur brut, contre moins de 10 % à la fin des années 1990. Ce chiffre est à comparer aux niveaux de 20 % ou moins aux États-Unis, en Europe et au Japon.

L’économiste estime qu’une diminution de 20 % des investissements liés à l’immobilier, au sens large, pourrait réduire le PIB de la Chine de 5 à 10 %. L’immobilier et la construction représentent plus de 15 % des emplois urbains, ce qui constitue une source potentielle d’instabilité du marché du travail.

Lorsque la Chine a subi un krach boursier en 2015, la robustesse des dépenses de consommation a permis de relancer l’économie. Mais les consommateurs semblent aujourd’hui davantage axés sur l’épargne en réponse à une longue frilosité sur le marché du travail. Les dirigeants chinois étant concentrés sur le congrès du Parti communiste qui se tiendra deux fois par décennie cet automne, une intervention politique majeure semble peu probable à court terme.

«140 000 soldats et 953 navires» : un leak audio révèle le plan d’invasion de Taïwan par la Chine

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La fuite d’un enregistrement audio dans lequel des hauts gradés du Parti communiste chinois discuteraient de plans militaires en vue d’une invasion de Taïwan provoque un tollé. Selon les médias indiens, ce clip de 57 minutes serait le tout premier enregistrement d’une réunion de hauts gradés chinois.

L’analyse par des experts d’un enregistrement audio publié sur la chaîne YouTube de Lude Media semble authentique, rapporte le Times Of India, un média basé à New Delhi. Le clip audio viral a également été partagé par Jennifer Zeng, une militante des droits de l’homme née en Chine, sur son compte Twitter. Zeng a également publié la transcription sur son site Web.

Pour l’instant aucune confirmation officielle de Pékin à ce sujet.

La réunion porte sur la feuille de route du plan de «transition de la normalité à la guerre» élaboré par les hauts dirigeants du Parti Communiste Chinois. Le clip audio suggère que parmi les personnes présentes à la réunion de haut niveau figurent le secrétaire du parti, le secrétaire adjoint, le gouverneur et le vice-gouverneur de Guangdong.

La réunion s’est concentrée sur Taïwan, en insistant sur le fait qu’il fallait «écraser les forces indépendantistes et ne pas hésiter à déclencher une guerre». Les hauts dirigeants ont également discuté de la «défense de la souveraineté nationale et de l’intégrité territoriale», une décision stratégique majeure du président chinois Xi Jinping, et de la «situation stratégique globale du grand rajeunissement de la Chine».

Ils ont également recommandé d’ouvrir un commandement civil-militaire conjoint et de «planifier-déployer-organiser» la transition normale de la province vers la guerre.

La réunion de mobilisation pour la guerre a été codifiée comme « événement DY-2022 ». DY est l’abréviation de Dong Yuan(动员), qui signifie mobilisation. Voici l’accord de confidentialité que chaque participant doit signer avant d’assister à la réunion. Fourni par Lude Media.
Traduction en anglais de l’accord de confidentialité susmentionné

Les participants à la réunion ont discuté des entreprises qui joueraient un rôle crucial pendant la guerre. Il s’agit de Zhuhai Orbita, Shenzhen Aerospace Dongfanghong Satellite Co., Foshan Deliya et Ji Hua Laboratory. En outre, quatre détachements de satellites seront formés.

«Nous disposons au total de 16 satellites en orbite basse, dotés de capacités de détection et d’imagerie à très haute résolution optique de 0,5 à 10 mètres», déclarent les responsables dans l’enregistrement audio.

La mobilisation lancée à Guangdong par les zones de guerre de l’est et du sud comprend «20 catégories et 239 articles». Elle comprend 140 000 soldats, 953 navires, 1 653 unités d’équipement sans pilote, 20 aéroports et docks, six chantiers de réparation et de construction navale, 14 centres de transfert d’urgence et des ressources telles que des dépôts de céréales, des hôpitaux, des postes de transfusion sanguine, des dépôts de pétrole, des stations-service, etc.

Le recrutement de nouveaux militaires, de militaires à la retraite et de talents spéciaux, soit 15 500 personnes de la province, a également été discuté.

«La déclaration de la Commission de défense nationale a clairement indiqué que notre province (Guangdong) coordonnera la mise en œuvre des sept types de ressources de guerre de niveau national, dont, principalement, 64 navires rouliers de 10 000 tonnes, 38 avions, 588 wagons de train et 19 installations civiles, notamment des aéroports et des docks», a-t-on entendu dans l’enregistrement audio.

INSS : Comment la Chine espionne les États-Unis et Israël

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En juillet 2021, le groupe de réflexion américain CSIS a publié un rapport détaillant les activités d’espionnage menées par les services de renseignement chinois aux États-Unis, visant des cibles dans les secteurs du gouvernement, de la défense et du civil. Les efforts d’espionnage comprenaient l’utilisation extensive d’organismes gouvernementaux, de partis politiques, d’entreprises et d’universités chinoises. Il est fort probable que les efforts d’espionnage de la Chine soient également en cours en Israël, que la Chine considère comme une puissance technologique de premier plan. Les capacités avancées d’Israël, notamment en matière de technologie d’élite, de cybernétique, de médecine et d’agriculture, peuvent contribuer à presque tous les aspects des plans de développement de la Chine. Par conséquent, il est impératif de se tenir au courant des modèles d’activité de renseignement de la Chine et de réduire le niveau d’exposition des cibles en Israël à ces efforts.

Source : INSS

Le 14e plan quinquennal de la Chine pour les années 2021-2025 décrit ses principaux objectifs stratégiques et vise l’indépendance technologique et économique, tout en réduisant sa dépendance vis-à-vis des pays du monde. Le plan Made in China 2025 définit des objectifs pour lancer la Chine vers son accession au rang de grande puissance technologique et économique, et définit dix secteurs dans lesquels elle doit devenir un leader mondial, notamment : 

  1. les technologies de l’information,
  2. les réseaux 5G,
  3. les véhicules électriques,
  4. les «nouveaux matériaux»,
  5. l’énergie verte,
  6. la robotique,
  7. les équipements médicaux et agricoles,
  8. l’aviation.

Différents rapports provenant des États-Unis et de nombreux autres pays révèlent qu’en plus d’actions et mesures manifestes, la Chine emploie des outils secrets et dissimulés pour la collecte d’informations, et combine des partenariats civils avec diverses activités de renseignement et d’espionnage menées par ses agences de renseignement. L’effort national chinois d’espionnage et de collecte d’informations comprend l’utilisation extensive d’organismes gouvernementaux, de partis, d’entreprises et d’universités ainsi que de particuliers. Il s’agit d’un effort systématique et à long terme au service des objectifs stratégiques de la Chine, qui visent à atteindre une supériorité technologique, à renforcer sa puissance militaire et à créer une dépendance et une influence parmi les pays et les élites étrangers. Les modi operandi de la Chine – au Royaume-Uni, en Allemagne, en Australie et ailleurs – sont similaires, avec les adaptations nécessaires aux conditions locales de chaque pays. Ces observations ont également des implications pour Israël.

L’espionnage chinois aux États-Unis

En juillet 2021, le Center for Strategic and International Studies (CSIS) a publié un rapport sur les modes opératoires et les méthodes d’espionnage des services de renseignement chinois aux États-Unis. Le rapport du think tank américain fait référence à quelque 160 incidents d’espionnage survenus entre 2000 et 2021, dont les détails ont été rendus publics. Le rapport ne tient pas compte d’autres incidents d’espionnage contre des cibles et des objectifs américains dans des territoires étrangers, ni des 1 200 incidents présumés de vol de propriété intellectuelle aux États-Unis. Le rapport souligne une augmentation significative des activités d’espionnage aux États-Unis à partir de 2010, avec 76 % des incidents documentés au cours de la décennie suivante et seulement environ un quart au cours de la décennie précédente (figure 1). Cette tendance fait suite à la nomination de Xi Jinping au poste de secrétaire général du Parti communiste chinois, en 2013, date à laquelle 84 incidents ont été documentés.

Figure 1. Activités d’espionnage chinoises aux États-Unis depuis 2000 | Source : CSIS

Les cibles et les méthodes d’espionnage étaient diverses. La plupart des activités visaient des institutions gouvernementales, notamment la Maison Blanche, des organismes gouvernementaux (Département d’État, Département du commerce, Département de la défense, Sécurité intérieure, Département de l’énergie et Département du travail), des branches militaires, des agences de renseignement (CIA, FBI, DIA) et la National Aeronautics and Space Administration (NASA), ainsi que des industries de défense de premier plan (Lockheed Martin, Boeing et Raytheon). Parmi les activités d’espionnage, 34% visaient à obtenir des technologies militaires, 51% visaient à obtenir des technologies à usage civil et les 15% restants visaient à obtenir des informations sur les agences gouvernementales et les politiciens (Figure 2).

Figure 2. Cibles des activités d’espionnage documentées aux États-Unis

Parmi les cibles civiles (figure 3), le rapport cite les secteurs de la haute technologie, de l’énergie, de l’industrie automobile et de la peinture, les universités et les instituts de recherche, l’aviation, la santé, les communications, la presse et, enfin, les personnalités politiques (candidats à la présidence et au Sénat des États-Unis et autres politiciens).

Figure 3. Espionnage chinois dans le secteur civil

Le rapport montre que les services de renseignement chinois ont adopté diverses méthodes d’opération pour atteindre leurs objectifs aux États-Unis. Un effort notable a été fait pour recruter et utiliser des personnalités du gouvernement, de l’industrie et du monde universitaire pour recueillir et obtenir des informations. Certaines des personnes impliquées étaient conscientes dès le premier contact de l’activité d’espionnage et de ses implications, tandis que d’autres ont été recrutées par la ruse et la tromperie, et ont été progressivement « racolés ». Les services de renseignements chinois ont exploité les possibilités de coopération dans le secteur commercial et civil pour créer des entreprises et des sociétés détenues conjointement par des Américains et des Chinois dans le but d’avoir accès à des connaissances et à une influence précieuses. Une autre méthode principale consistait à attaquer des cibles dans le cyberespace et à obtenir l’accès à des réseaux informatiques, des bases de données, des plans de développement et d’approvisionnement et des projets classifiés. La plupart des personnes accusées dans les affaires d’espionnage étudiées dans le rapport étaient des citoyens chinois (74 %), dont 42 % étaient des fonctionnaires ou servaient dans l’armée, et 32 % n’avaient aucune affiliation organisationnelle avec le gouvernement ou l’armée. Vingt-six pour cent (26 %) des personnes accusées d’espionnage et d’avoir aidé la Chine étaient des citoyens américains (figure 4).

Figure 4. Les auteurs des activités d’espionnage aux États-Unis

 Espionnage chinois en Israël ?

Israël est considéré par la Chine comme une puissance technologique de premier plan. Les capacités avancées d’Israël dans les technologies d’élite, la cybernétique, la médecine, l’agriculture et plus encore ont le potentiel de contribuer technologiquement à presque tous les aspects des plans de renforcement de la Chine. Ainsi, Israël est une source attrayante de technologies dont la Chine a besoin, comme l’exprime explicitement le partenariat global pour l’innovation signé entre les deux pays en 2017. Par conséquent, parallèlement à l’activité manifeste et convenue, il est probable que les agences de renseignement de la Chine travaillent en Israël pour atteindre ses objectifs en matière d’espionnage, ainsi que dans d’autres pays de valeur pour elle. Comme aux États-Unis, on ne peut exclure que des ministères, des industries de défense et des entreprises civiles d’Israël aient été attaqués au service des objectifs de la Chine en matière de renseignement. Il est également probable que le système complexe de relations entre Israël et son allié, les États-Unis, constitue un important centre d’intérêt aux yeux des services de renseignement chinois.

L’establishment de la sécurité et l’Armée de défense d’Israël (Tsahal) sont probablement une cible de ces efforts de renseignement chinois, à la fois en eux-mêmes et compte tenu de leurs liens profonds avec leurs homologues aux États-Unis. 

Les objets de ces efforts comprendraient les principaux systèmes d’armes en Israël qui sont développés en coopération avec les États-Unis ou produits par eux, certaines des industries israéliennes ayant des filiales aux États-Unis, tandis que d’autres produisent des composants qui sont intégrés dans les systèmes d’armes américains. Il est probable que la technologie militaire israélienne avancée destinée à l’exportation soit également la cible des activités de renseignement chinoises, y compris sur le territoire des pays qui l’ont acquise.

Comme dans d’autres pays avancés, il est probable qu’en Israël aussi, le milieu universitaire soit une cible attrayante pour les services de renseignement chinois, en raison des nombreux partenariats de ce secteur avec l’establishment de la sécurité, ainsi qu’avec des institutions en Chine, y compris des recherches conjointes et des échanges de chercheurs. L’accès aux réseaux d’information universitaires, aux études, aux chercheurs de premier plan et aux titulaires de postes, et en particulier à ceux qui sont impliqués dans la recherche et le développement de la défense, est relativement simple. Selon les méthodes de collecte de renseignements documentées aux États-Unis, Israël est assez exposé aux cyberattaques qui visent à voler des connaissances. Cela est dû à l’utilisation intensive d’ordinateurs et d’informations numériques, à l’infrastructure de communication bien établie en Israël, ainsi qu’à la facilité relative d’accès à distance, avec peu de risques pour les attaquants. Cependant, l’espionnage basé sur les citoyens chinois est vraisemblablement moins courant en Israël qu’aux États-Unis, avec sa grande population de citoyens chinois (étudiants, enseignants et travailleurs), ainsi qu’une grande population d’Américains d’origine chinoise, qui est une cible des efforts de la Chine.

Au fil des ans, Israël s’est officiellement abstenu d’accuser la Chine ou d’autres puissances étrangères d’espionnage sur son territoire. Les informations publiques sur les activités de renseignement de la Chine en Israël proviennent principalement de publications de sources commerciales et étrangères. En août, la société internationale de cybernétique FireEye a révélé que des dizaines d’organismes privés et gouvernementaux israéliens de divers secteurs ont fait l’objet d’une cyberattaque coordonnée par un groupe d’attaque, dont l’origine se trouve probablement en Chine. L’objectif de ces attaques était l’espionnage technologique, commercial et industriel. La société a noté dans son annonce que l’incident a fait l’objet d’une enquête en coopération avec les autorités en Israël, bien que les sources officielles israéliennes n’aient pas fait état de l’incident et de ses ramifications.

Le rapport du CSIS ne traite pas directement des investissements étrangers, mais ceux-ci pourraient également servir de plate-forme pour l’acquisition de technologies et pour l’espionnage en participant à la mise en place et surtout à l’exploitation de projets d’infrastructures avancées en réseau. Le Conseil consultatif pour l’évaluation des aspects de sécurité nationale des investissements étrangers, qui a été créé en vertu d’une décision du cabinet politico-sécuritaire en octobre 2019, vise également à répondre à une telle menace de renseignement, mais ses pouvoirs sont limités aux domaines qui sont soumis à la réglementation, et il n’est pas autorisé à examiner les conséquences de sécurité des investissements étrangers dans le secteur privé. 

Conclusion et recommandations

La Chine n’est pas un ennemi de l’État d’Israël, et les relations économiques bilatérales présentent des avantages importants. Cependant, la Chine s’efforce ouvertement de devenir une puissance mondiale de premier plan, et elle déploie des efforts considérables pour obtenir les technologies dont elle a besoin par des méthodes dont la légitimité varie. Les méthodes d’opération et les capacités de renseignement et d’espionnage de la Chine, telles qu’elles sont documentées à l’étranger, constituent également un défi important pour Israël, en tant que cible attrayante et source de technologies avancées.

Il y a peu d’indications publiques réelles d’espionnage chinois en Israël, mais il est probable que la communauté du renseignement en Israël voit une image plus large et plus profonde.

L’hypothèse de travail devrait être que les efforts déployés par la Chine en Israël pour faire avancer ses objectifs économiques et technologiques ressemblent à ceux qu’elle emploie dans d’autres pays avancés, et qu’ils sont menés selon des modes opératoires similaires, avec des adaptations locales. En tenant compte des leçons tirées de l’expérience d’autres pays, il est possible d’estimer le défi qui se pose à Israël, son niveau d’exposition et la réponse nécessaire.

La menace que le renseignement fait peser sur le système militaro-industriel, en mettant l’accent sur ses relations avec les États-Unis, est particulièrement importante et exige d’être protégée et d’assurer le plus haut niveau de réponse existant, tout en coopérant et en coordonnant étroitement avec les agences de sécurité des États-Unis. En outre, il est important d’accroître la résilience des systèmes gouvernementaux, industriels, civils et universitaires face aux activités de renseignement étranger, qui entraînent des risques stratégiques et militaires et la perte de capital intellectuel et de technologie, ainsi que des dommages commerciaux et économiques.

Une première étape essentielle pour faire face à ce défi est d’accroître la sensibilisation au risque et à ses implications. Israël serait bien avisé d’observer et d’apprendre de l’expérience des autres pays du monde en ce qui concerne les mesures et les méthodes de renseignement employées par la Chine pour atteindre ses objectifs, ainsi que les moyens de réagir pour réduire leurs dommages. Ce n’est que par une gestion responsable et professionnelle des risques qu’Israël pourra continuer à entretenir des relations productives et sûres avec la Chine et renforcer ses relations stratégiques avec les États-Unis.

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** Nir Ben Moshe est chercheur invité dans le programme Israël-Chine de l’Institut d’études de sécurité nationale (INSS), et ancien directeur de la sécurité de l’établissement de défense du ministère israélien de la défense.

*** INSS, Institut d’études de sécurité nationale, est un organisme indépendant israélien spécialisé dans les domaines de la sécurité nationale des questions telles que militaires et les affaires stratégiques, le terrorisme et les conflits de faible intensité , l’équilibre militaire dans la Moyen-Orient et cyberguerre. 

La Chine exhorte les familles à s’approvisionner en nourriture pour l’hiver

La Chine a appelé les familles et les gouvernements locaux à s’approvisionner en produits de première nécessité alors que le mauvais temps, les pénuries d’énergie et les restrictions liées au Covid-19 menacent de perturber la chaine d’approvisionnement.

Le ministère du Commerce du pays a publié lundi soir un communiqué appelant les gouvernements locaux d’encourager les gens à stocker des «produits de première nécessité», y compris les légumes, les huiles et la volaille, afin de «répondre aux besoins de la vie quotidienne et aux urgences».

Le ministère a également exhorté les autorités locales à s’assurer que les populations disposent d’un «approvisionnement adéquat» en produits de première nécessité cet hiver jusqu’au printemps prochain. Exigeant par ailleurs à ces autorités de maintenir les prix stables. Une source d’anxiété chez les chinois ces dernières semaines, car le coût des légumes a bondi dans toute la Chine en raison de précipitations exceptionnellement fortes qui ont nuit aux cultures.

Onde choc

A l’approche des vacances de septembre, les autorités chinoises alertent systématiquement les gouvernements locaux sur l’importance de renforcer la nourriture et d’autres approvisionnements quotidiens.

Cette fois-ci, l’appel a été destiné à l’ensemble des citoyens, ce qui a créé une vent de panique car en deux ans de pandémie, le gouvernement chinois n’a jamais demander aux populations de de stocker des marchandises.

Certains résidents se sont tournés vers les médias sociaux ces derniers jours pour se plaindre de la flambée des prix. Un commentateur de la plateforme chinoise Weibo a décrit le choc d’avoir appris le prix des tomates lors d’un récent voyage au marché.  «Je pensais que j’avais un problème d’audition», a-t-il écrit.

Cette onde choc lancée par les autorités chinoises survient après un week-end mouvementé par la découverte d’un cas Covid dans le Disneyland de Shanghai où plus de 30.000 personnes y ont été enfermées durant une journée dans l’attente de se faire dépister.

La dépendance de la Chine au reste du monde et la politique du zéro Covid accentuent l’inflation et la pénurie des denrées alimentaires

La Chine est le premier importateur mondial de produits alimentaires, rappelle les Echos. Une situation qui la rend vulnérable aux tensions diplomatiques, comme celles en cours avec ses gros fournisseurs comme les Etats-Unis, le Canada ou l’Australie. En octobre, les prix de 28 denrées alimentaires étaient en hausse de 16 % sur un mois, a rapporté lundi la presse chinoise, s’appuyant sur des données officielles. 

Une tension que justifie Wang Hongcun, un responsable du Bureau municipal du commerce de Pékin par «les efforts nationaux visant à réduire les cas de coronavirus pourraient contribuer en partie à la hausse du coût de la nourriture». Le même responsable chinois a également déclaré la semaine dernière lors d’une conférence de presse que le coût du transit dans les régions pourrait augmenter en raison de mesures de confinement strictes.

Wang a ajouté que les prix de certains légumes dans la capitale chinoise avaient grimpé de plus de 50 % durant le mois d’octobre.

Certains légumes, comme les épinards, ont doublé de prix, coûtant dans certains cas autant que la viande, selon un rapport local .

Mais d’autres facteurs contribuent aussi à la hausse des prix. Une pénurie généralisée de charbon a rendu l’agriculture en serre plus coûteuse en raison de l’augmentation du coût du chauffage et de l’électricité. Et les conditions météorologiques extrêmes ont endommagé les cultures dans les principales provinces agricoles.Le ministère du Commerce a exhorté lundi les autorités locales à se préparer à l’hiver en signant des contrats à long terme avec les fournisseurs de produits agricoles, ainsi qu’en achetant des légumes qui sont conservés.

D’ailleurs, le Chine vient d’annoncer à contre-courant des enjeux mondiaux liés aux réchauffement climatique et en plein Cop26, l’augmentation de la production du charbon et la réouverture de nouvelles mines. Le pays subit de plein fouet la flambée du coût des matières premières, notamment charbon, dont le géant asiatique dépend à 60 % pour alimenter ses centrales électriques.

Chasse au gaspillage alimentaire

Pékin a pris récemment d’autres mesures qui semblent cibler la sécurité alimentaire. Lundi, le gouvernement a dévoilé un «plan d’action» encourageant les gens à ne pas commander plus de nourriture qu’ils n’en ont besoin et à signaler les restaurants qui gaspillent de la nourriture. Une mesure similaire à une campagne menée par le président Xi Jinping l’année dernière, lorsque la pandémie de coronavirus et les inondations extrêmes menaçaient les chaînes d’approvisionnement alimentaire.

Durant le mois d’avril de cette année, la Chine a adopté une loi qui permet aux restaurants de facturer aux clients des frais supplémentaires pour avoir laissé des restes «excessifs» dans leurs assiettes. La loi pénalise également les personnes qui font ou partagent des vidéos sur la frénésie alimentaire, avec des amendes allant jusqu’à 100 000 yuans (environ 15 000 $).

Chine: un logiciel chargé de repérer les comportements suspects chez les Ouïghours

Des musulmans ont été arrêtés dans la région chinoise du Xinjiang (nord-ouest) après avoir été «signalés» par un logiciel qui repère les comportements suspects, a affirmé mercredi une organisation de défense des droits humains.

L’association Human Rights Watch (HRW), basée aux Etats-Unis, rapporte avoir mis la main sur une liste de 2.000 détenus arrêtés entre 2016 et 2018 à Aksu, une préfecture de la région en butte à des tensions entre la majorité ouïghoure, ethnie musulmane apparentée aux Turcs, et la minorité han (Chinois de souche).

Selon HRW, ces détenus se sont retrouvés dans le collimateur des autorités après avoir été repérés par un logiciel baptisé «Plateforme intégrée d’opérations conjointes», qui analyse les mégadonnées collectées par l’énorme dispositif de surveillance électronique en place au Xinjiang.

L’association en déduit que «l’immense majorité» des personnes dénoncées l’ont été sur la base de comportements parfaitement légaux, comme recevoir des coups de téléphone de l’étranger, ne pas avoir d’adresse fixe ou bien éteindre fréquemment son téléphone portable.

Les accusations de «terrorisme» ou «extrémisme», utilisées pour justifier la répression au Xinjiang, n’apparaissent que pour environ 10% des personnes figurant sur la liste, selon HRW.

La liste, dont une partie a été montrée à l’AFP, mentionne dans de nombreux cas que la personne a été simplement «signalée» par le logiciel.

Les policiers ont pu ensuite décider d’envoyer les suspects dans des camps de rééducation politique, estime HRW.

Des experts étrangers affirment qu’un million de Ouïghours ont été placés en détention ces dernières années dans ces camps. Pékin dément ce chiffre et affirme qu’il s’agit de centres de formation professionnelle destinés à éloigner les personnes de la tentation de l’islamisme, du terrorisme et du séparatisme après une série d’attentats attribués à des Ouïghours.

La liste d’Aksu «est une nouvelle preuve que la Chine recourt à la technologie dans sa répression de la population musulmane», accuse HRW.

Des entreprises chinoises ont été accusées par le passé d’avoir mis en place des logiciels de reconnaissance faciale permettant de repérer des personnes d’apparence ouïghoure.

Encore mardi, le géant des télécoms Huawei a été montré du doigt aux Etats-Unis pour avoir été impliqué dans des tests d’un tel logiciel de détection, selon le cabinet de recherche IPVM.

Un rapport interne au groupe chinois (retiré du site internet de Huawei mais encore trouvable sur l’internet) indiquait que ce logiciel de reconnaissance du visage était en phase de tests pour fournir «des alertes à la présence d’Ouïghours» et permettait de reconnaître «l’âge, le sexe, l’appartenance ethnique».

Les autorités d’Aksu et du Xinjiang n’ont pas répondu dans l’immédiat aux questions de l’AFP sur le rapport de Human Rights Watch.

Interrogé lors d’un point de presse, le porte-parole de la diplomatie chinoise, Zhao Lijian, a estimé que les informations ne méritaient «pas même d’être réfutées». Il a accusé HRW de chercher à «semer le trouble» au Xinjiang.

Chine: Progression record de l’activité manufacturière en 10 ans

L’activité dans le secteur manufacturier en Chine a progressé en novembre à son rythme le plus rapide en dix ans, montrent les résultats d’une enquête privée publiés mardi, alors que la deuxième puissance économique mondiale revient à des niveaux pré-pandémie de coronavirus.

Avec Reuters

L’indice PMI manufacturier calculé par Caixin/Markit s’est établi à 54,9 le mois dernier contre 53,6 en octobre, s’installant pour un septième mois consécutif au-delà du seuil de 50 qui sépare contraction et expansion de l’activité.

Il s’agit d’un plus haut depuis novembre 2010 et d’une performance battant le consensus, alors que les économistes anticipaient un léger recul à 53,5.

La publication de ces résultats intervient au lendemain de celle du PMI officiel, qui s’intéresse principalement aux grandes entreprises et groupes publics, indiquant une progression record de l’activité manufacturière en trois ans.

Angela Merkel : La pandémie va conforter la domination économique de l’Asie

La pandémie de coronavirus va encore davantage faire pencher la balance de l’économie mondiale vers l’Asie, a déclaré mardi Angela Merkel alors que l’Allemagne prévoit de lancer sa première campagne de vaccinations d’ici janvier.

«La pandémie nous fera reculer économiquement», a estimé la chancelière allemande lors d’un sommet sur le numérique organisé par le gouvernement. Elle a notamment souligné que des pays comme la Chine et la Corée du Sud bénéficieraient d’une reprise économique plus aisée, dans la mesure où la population de ces deux pays avait facilement accepté le port du masque et les restrictions.

Le mois dernier, les forces de police allemande ont eu recours à des canons à eau et jets de gaz poivré pour disperser des milliers d’opposants venus manifester à Berlin contre les restrictions relatives aux coronavirus.

«Je pense que cela conduira une fois de plus à une nouvelle hiérarchie des régions», a ajouté Angela Merkel, précisant que l’Allemagne devait faire tout son possible pour rester dans la course sur le plan technologique.

L’Allemagne, qui a lutté avec succès contre la première vague épidémique du printemps, a imposé des mesures de confinement plus légères que ses voisins en dépit d’un retour en force du virus en novembre.

Selon les chiffres officiels du pays, 13.604 nouveaux cas de contamination et 388 décès supplémentaires ont été signalés mardi, pour un total de 1.067.473 infections et 16.636 morts.

L’Agence européenne des médicaments a indiqué plus tôt dans la journée qu’elle prévoyait de décider de l’approbation du vaccin développé par Pfizer et BioNTech d’ici le 29 décembre et de celui de Moderna d’ici le 12 janvier.

«Je suppose que nous pourrons commencer à vacciner au plus tard en janvier», a commenté le ministre allemand de la Santé Jens Spahn sur un forum en ligne.

La sonde chinoise «Chang’e-5» se serait posée sur la Lune

La sonde chinoise Chang’e-5, destinée à collecter des échantillons de roches lunaires, s’est posée mardi «avec succès» sur la Lune, a annoncé l’agence de presse officielle Chine nouvelle.

Cette mission Chang’e 5 – du nom d’une déesse de la Lune selon la mythologie chinoise – est la nouvelle étape du programme spatial chinois, qui avait frappé un grand coup début 2019 en faisant atterrir un engin sur la face cachée de la Lune, une première mondiale.

La sonde Chang’e 5, qui a quitté la Terre mardi dernier, a pour objectif de collecter environ 2 kg de roches lunaires, notamment en creusant le sol jusqu’à deux mètres de profondeur.

Ces échantillons seront prélevés dans une zone géologique bien plus jeune que lors des précédentes missions soviétiques et américaines. Ils devraient permettre d’ajouter des pièces supplémentaires au grand puzzle de l’histoire de la Lune.

Le retour des roches sur Terre devrait intervenir début ou mi-décembre.

La télévision publique CCTV a diffusé en ligne mardi une courte séquence montrant la sonde de 8,2 tonnes se poser sur le sol lunaire, tandis que les responsables de cette mission sur Terre applaudissaient devant des écrans de contrôle.

Chang’e 5 est la première tentative de ramener des roches lunaires depuis la mission inhabitée Luna 24, menée avec succès par l’ex-URSS en 1976.

Les Etats-Unis avaient également ramené des échantillons lors de la mission habitée Apollo 17 (1972), mais ceux-ci avaient été directement collectés par les astronautes.

Cette ambitieuse opération permettra également au géant asiatique de tester de nouvelles technologies, cruciales en vue d’envoyer des astronautes sur l’astre lunaire d’ici 2030.

Chine: L’activité manufacturière a progressé à un rythme record en 3 ans

L’activité du secteur manufacturier en Chine a progressé en novembre à un rythme record en plus de trois ans, montrent des statistiques officielles publiées lundi, laissant suggérer que l’économie chinoise pourrait être la première puissance majeure à se remettre pleinement des dégâts de la crise du coronavirus.

Avec Reuters

L’indice PMI manufacturier officiel a grimpé à 52,1 contre 51,4 en octobre, selon les données du Bureau national de la statistique.

Il s’agit d’un plus haut depuis septembre 2017, alors que les analystes anticipaient une progression moins marquée avec un indice de 51,5.

Le vaste secteur industriel chinois revient progressivement aux niveaux constatés avant l’arrivée de la pandémie de coronavirus et les strictes mesures de confinement qui ont paralysé des pans entiers de l’activité plus tôt cette année.

Cependant les nouvelles vagues de contaminations et les mesures de confinement imposées en réponse dans plusieurs pays partenaires commerciaux de la Chine pourraient nuire à la demande pour les produits chinois, alors que les exportations sont de manière inattendue restées solides jusqu’à présent.

Selon les données publiées lundi, le sous-indice des nouvelles commandes à l’exportation s’est établi à 51,5 en novembre, contre 51,0 le mois précédent.

Dans le secteur des services, l’activité a continué de croître pour un neuvième mois consécutif, avec un indice de 56,4 contre 56,2 en octobre. C’est un rythme record depuis juin 2012, alors que la confiance des consommateurs s’est améliorée du fait du faible nombre des nouvelles infections au coronavirus.

Chine: L’activité manufacturière à un plus haut en près de 10 ans

L’activité du secteur manufacturier en Chine a progressé en octobre à son rythme le plus rapide en près de dix ans sous l’effet d’une accélération de la demande intérieure, montre une enquête privée, soulignant la dynamique de l’économie chinoise qui se remet rapidement de l’impact de la crise du coronavirus.

Reuters

L’indice PMI manufacturier calculé par Caixin/Markit a progressé à 53,6 le mois dernier contre 53,0 en septembre, soit un sixième mois consécutif au-dessus du seuil de 50 qui sépare contraction et expansion de l’activité.

Il s’agit d’un plus haut depuis janvier 2011.

Les analystes interrogés par Reuters anticipaient de nouveau un indice de 53,0.

Le vaste secteur industriel chinois revient progressivement à des niveaux aperçus avant la crise sanitaire qui a paralysé des pans entiers de l’économie plus tôt cette année, même si les perspectives mondiales s’assombrissent alors que de nombreux pays occidentaux font face à une hausse des nouveaux cas de contamination au coronavirus et réimposent des confinements.

Si les résultats de l’enquête de Caixin montrent une progression des nouvelles commandes à un plus haut depuis 2010, les nouvelles commandes à l’export ont reculé par rapport à septembre – elles sont toutefois restées en territoire expansionniste.

“La seconde vague d’infections au coronavirus en Europe et la troisième vague aux Etats-Unis ont freiné de manière importante la demande étrangère”, a déclaré Wang Zhe, économiste chez Caixin Insight Group, dans une note accompagnant la publication des résultats.

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