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Exclusif: La Chine s’apprête à ouvrir une enquête contre Google

La Chine s’apprête à lancer une enquête anti-concurrentielle visant Google, filiale d’Alphabet, soupçonnée de profiter de la position dominante de son système d’exploitation Android pour limiter la concurrence de sociétés chinoises, dont Huawei, ont déclaré à Reuters deux personnes proches du dossier.

Reuters

Saisi l’an dernier d’une plainte du géant des télécommunications Huawei, le principal régulateur du marché chinois a demandé au Conseil d’État d’ouvrir une enquête, selon les mêmes sources. La décision d’ouvrir une enquête officielle pourrait intervenir dès octobre.

Cette affaire s’inscrit dans le contexte des vives tensions commerciales entre Pékin et les Etats-Unis.

En pleine campagne pour sa réélection, le président américain Donald Trump s’est attaqué au cours des derniers mois à plusieurs fleurons chinois comme Huawei et ByteDance, propriétaire de TikTok, considérés comme une menace pour la sécurité des Etats-Unis.

Sollicités par Reuters, Google et Huawei n’ont pas fait de commentaires.

En 2018, l’Union européenne avait infligé à Google une amende de 4,3 milliards d’euros pour des pratiques anticoncurrentielles, y compris la préinstallation des applications Google sur les appareils Android.

Bébés nés par GPA, bloqués en Russie à cause de la Covid bientôt remis à leurs parents chinois

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Les autorités russes ont dit mardi envisager un vol humanitaire pour évacuer des bébés nés de mères porteuses bloqués en Russie à cause du coronavirus, leurs parents étrangers ne pouvant venir les récupérer avec la fermeture des frontières.

AFP

«Nous envisageons la possibilité de fournir des visas et d’organiser un vol humanitaire depuis Pékin pour que les parents chinois puissent venir récupérer leurs enfants», a indiqué lors d’une conférence de presse Anna Mitianina, en charge du droit des enfants à Saint-Pétersbourg, où sont bloqués ces bébés, une partie d’entre eux dans un orphelinat.

Trente bébés nés de mères porteuses sont dans cette situation dans la ville de Saint-Pétersbourg, avaient annoncé fin août les autorités locales.

«Ils ont tous leurs papiers d’identité avec leurs noms chinois et ils vont très bien», a ajouté Mme Mitianina devant les portes de l’orphelinat, précisant toutefois que d’autres bébés nés de mères porteuses «se trouvent quelque part, nous ne savons pas exactement où, et échappent au contrôle» des autorités.

Selon elle, ce sont les agences responsables de l’organisation de la naissance des bébés qui les ont à charge. «Elles sont très opaques et préfèrent ne pas partager d’information sur leur activité», a-t-elle regretté.

Les frontières sont fermées à la plupart des étrangers depuis le mois de mars en Russie, l’un des rares pays où le commerce autour de la gestation pour autrui (GPA) est autorisé, bien que certaines voix exigent de mettre fin à cette pratique pour les couples étrangers.

En janvier, la première affaire criminelle pour «trafic» liée à la GPA a été ouverte contre un groupe comprenant des médecins et une mère porteuse à la suite de la mort d’un bébé, retrouvé dans un appartement près de Moscou.

En mai, les autorités ukrainiennes avaient elles aussi fait état d’une centaine de bébés nés de mères porteuses bloqués en Ukraine à cause de la fermeture des frontières.

La Chine a interdit en 2001 le recours à la gestation pour autrui à des fins commerciales ou altruistes, de crainte que des femmes dans le besoin soient exploitées.

Mais pour des sommes allant de 35.000 à 70.000 dollars, des couples peuvent avoir recours à des mères porteuses à l’étranger, du Laos à la Russie en passant par l’Ukraine, la Géorgie ou les Etats-Unis.

Le système a basculé dans le chaos avec la pandémie, qui a provoqué la fermeture des frontières et l’annulation des vols et des visas.

Un jeune australien est devenu la cible de la colère de Pékin

Un étudiant australien peu suivi sur les réseaux sociaux et qui n’a jamais mis les pieds en Chine est devenu la cible improbable de la colère de Pékin, alors que les relations bilatérales se détériorent.

Lorsqu’un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères s’en est pris personnellement à Drew Pavlou, lors d’une conférence de presse, la campagne menée à son encontre a franchi un nouveau cap.

Dans un premier temps, ce jeune homme de 21 ans s’est lui-même placé dans le collimateur de Pékin en organisant en juillet 2019 un petit rassemblement à l’université du Queensland, où il étudiait, pour protester contre la politique du gouvernement chinois.

Depuis, le Global Times, un tabloïd nationaliste chinois, a publié une série d’articles le stigmatisant.

Qualifié «d’émeutier opposé à la Chine», il l’a présenté comme celui qui incarne le racisme à l’encontre des Chinois en Australie.

L’étudiant en philosophie déclare avoir fait l’objet de menaces de mort après avoir été qualifié de « séparatiste » par des représentants chinois en Australie.

En août, il a été pris pour cible par le ministère des Affaires étrangères à Pékin quand le porte-parole a été interrogé sur une photo devenue virale montrant un diplomate chinois en train de marcher sur le dos d’habitants de Kiribati, un pays du Pacifique.

Il a accusé alors Drew Pavlou d’avoir révélé cette photo. «Cette personne a toujours été contre la Chine pour des raisons politiques», a affirmé le porte-parole, bien que M. Pavlou ne soit pas l’auteur de ce cliché et qu’il n’a pas été le premier à le partager.

L’étudiant dit avoir été «profondément choqué» par ces propos.

«C’est étrange pour une super puissance de se focaliser sur un étudiant australien de 21 ans, un Australien qui est fondamentalement très stupide et fait beaucoup de choses stupides», a déclaré M. Pavlou à l’AFP.

Parfois, son militantisme controversé s’est retourné contre lui.

Il a ainsi été accusé de racisme après avoir posé, au début de la pandémie de coronavirus, devant l’Institut Confucius de son université, financé par la Chine, avec une pancarte «risque biologique Covid-19».

Corde sensible

Aujourd’hui, il dit regretter cette farce mais soutient ne toujours pas comprendre pourquoi il demeure dans la ligne de mire de Pékin.

Une des explications est qu’il a touché une corde sensible.

En plus d’accuser Pékin de répression à Hong Kong, dans le Xinjiang et au Tibet, M. Pavlou a attiré l’attention sur les relations entre les universités australiennes et chinoises.

Ces liens font désormais l’objet d’une enquête de la part des autorités australiennes qui redoutent que l’afflux d’argent chinois puisse avoir compromis l’intérêt national.

Elaine Pearson, directrice de la section australienne de l’organisation Human Rights Watch, a souligné que cela n’a fait qu’attirer d’avantage l’attention de Pékin, particulièrement «susceptible», sur le jeune homme.

Les plaisanteries de M. Pavlou ont également conduit l’Université du Queensland à constituer un dossier pour des manquements disciplinaires. Ces derniers vont de messages incendiaires sur les médias sociaux à l’utilisation, dans un magasin du campus, d’un stylo sans le payer.

En mai, après une audience à huis clos, il a été exclu de l’Université pour deux ans. Sa peine a été réduite en appel à une suspension jusqu’à fin 2020.

https://twitter.com/DrewPavlou/status/1304231052911587329

L’étudiant a décidé de poursuivre l’université, son chancelier et son vice-chancelier, réclamant 3,5 millions de dollars australiens (2,20 millions d’euros) pour rupture de contrat et diffamation.

L’université a fait l’objet de critiques au sujet de la gestion de cette affaire, notamment de la part de l’ancien Premier ministre Kevin Rudd, qui a affirmé qu’elle pourrait être considérée comme « s’étant agenouillée devant Pékin ».

Comme de nombreux établissements d’enseignement supérieur australiens, l’université du Queensland est devenue très dépendante des frais de scolarité des étudiants étrangers pour financer la recherche et les places d’étudiants australiens.

En 2019, environ 182.000 étudiants chinois étaient inscrits dans les universités australiennes, ce qui représente une véritable manne pour l’économie du pays.

Une porte-parole de l’Université du Queensland a nié toute «motivation politique» dans cette sanction disciplinaire contre M. Pavlou.

Ce dernier, qui ne semble pas être intimidé par Pékin, affirme n’avoir jamais «souhaité être un militant politique» et s’être contenté d’organiser une seule manifestation «pour perturber le campus».

Coronavirus: Un vaccin pourrait être prêt en Chine en novembre

Les potentiels vaccins contre le coronavirus actuellement en développement en Chine pourraient être disponibles pour le grand public dès début novembre, a déclaré lundi soir une représentante du Centre chinois de prévention et de contrôle des maladies.

Reuters

Quatre vaccins candidats développés en Chine sont entrés dans l’ultime phase des essais cliniques.

Des doses d’au moins trois vaccins expérimentaux ont été proposés aux travailleurs essentiels dans le cadre d’un programme d’urgence lancé en juillet.

La “phase 3” des essais cliniques se déroule sans accroc et les vaccins pourraient être prêts pour la population en novembre ou décembre, a déclaré Guizhen Wu lors d’un entretien à la télévision publique.

Elle a dit avoir elle-même reçu en avril un vaccin expérimental, sans préciser lequel, et ajouté ne pas avoir connu de symptômes anormaux au cours des derniers mois.

Rapatriement de la dépouille de l’ambassadeur de Chine en Israël

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La dépouille de l’ambassadeur de Chine en Israël, retrouvé mort dans sa résidence, a été remise mercredi aux autorités chinoises lors d’une cérémonie spéciale à l’aéroport Ben Gourion de Tel-Aviv.

Masque sanitaire barrant leur visage, casquette blanche vissée sur la tête, treillis kaki et brassard orange, des membres de la police militaire israélienne ont transporté le cercueil en bois du diplomate recouvert d’un drapeau rouge et jaune de la Chine, rapporte l’AFP.

Le cercueil a été déposé sur une table-autel avec à son pied des couronnes de fleurs blanches lors de cette cérémonie organisée avant le rapatriement de la dépouille vers la Chine.

L’ambassadeur Du Wei, 57 ans, a été retrouvé dimanche sans vie dans sa villa à Herzliya, au nord de Tel-Aviv, probablement décédé de causes naturelles, selon Pékin.

La police israélienne a déclaré qu’il n’y avait «pas d’enquête» sur ce décès, écartant ainsi l’hypothèse criminelle.

«Le premier diagnostic est que l’ambassadeur Du Wei est décédé soudainement en raison d’un problème de santé. De plus amples vérifications doivent être faites», a indiqué à Pékin un porte-parole de la diplomatie, Zhao Lijian.

Une source médicale citée par le journal israélien Haaretz a évoqué un possible arrêt cardiaque.

Le diplomate était entré en fonction en février et sa mission s’inscrivait dans le cadre d’un accroissement des investissements chinois en Israël, contraignant l’Etat hébreu à un difficile exercice d’équilibre en pleine guerre commerciale entre Pékin et Washington, son principal allié.

Le nouveau chef de la diplomatie israélienne Gabi Ashkenazi, entré officiellement en fonction au lendemain du décès du diplomate chinois, a offert ses condoléances à la famille de l’ambassadeur à la suite de son «décès soudain et tragique».

Trump : Pékin est responsable d’une «tuerie de masse mondiale»

Le président américain Donald Trump a encore haussé le ton mercredi sur la gestion du coronavirus par la Chine, affirmant qu’elle portait la responsabilité d’une «tuerie de masse mondiale».

Le locataire de la Maison Blanche martèle depuis plusieurs semaines que le lourd bilan du Covid-19 — plus de 320.000 morts à travers le monde, dont plus de 92.000 aux Etats-Unis — aurait pu être évité si Pékin avait mieux réagi dès l’apparition du virus dans la ville de Wuhan.

Mais l’escalade verbale prend chaque jour un ton plus acrimonieux.

«Un cinglé en Chine vient de publier un communiqué accusant tout le monde à l’exception de la Chine pour le virus qui a tué des centaines de milliers de personnes», a tweeté Donald Trump mercredi matin.

«Merci d’expliquer à cet abruti que c’est « l’incompétence de la Chine », et rien d’autre, qui a provoqué cette tuerie de masse mondiale!», a-t-il ajouté, sans préciser à qui il faisait référence.

Il y a une semaine, le 45e président des Etats-Unis avait menacé de rompre toute relation avec le géant asiatique et assuré qu’il ne souhaitait plus, pour l’heure, parler à son homologue Xi Jinping.

Pékin assure de son côté avoir transmis le plus vite possible toutes les informations à l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Le différend entre les deux premières économies mondiales s’est en particulier concentré sur l’attitude de l’agence onusienne face à cette crise sanitaire d’une ampleur inédite.

Accusant l’OMS d’être une «marionnette de la Chine», le président américain Donald lui a donné un mois pour engager des réformes et obtenir des résultats significatifs. Avec, à défaut, la menace de quitter cet organe dont les Etats-Unis étaient traditionnellement le premier contributeur.

Pékin a répliqué en accusant Trump de chercher à «se soustraire à ses obligations» envers l’organisation.

Riposte verbale chinoise

Zhao Lijian, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, a vivement critiqué l’attitude des Etats-Unis, accusés de «salir les efforts de la Chine face à l’épidémie».

M. Zhao a exhorté Washington à «cesser de rejeter la faute» sur son pays et à se concentrer plutôt sur l’endiguement du virus sur son territoire, où plus de 1,5 million de personnes ont été contaminées.

«Il y eu des erreurs et des lacunes du côté américain, leurs mensonges sont toujours plus nombreux», a-t-il asséné, dénonçant avec virulence «ces hommes politiques américains adeptes de la manipulation».

Mi-mars, ce même porte-parole s’était fait l’écho, sans le moindre élément concret à l’appui, d’une théorie selon laquelle l’armée américaine aurait importé le virus en Chine.

Lors d’un point de presse mercredi matin, Mike Pompeo, chef de la diplomatie américaine, a estimé que la crise du Covid-19 marquait la fin des illusions de Washington sur le tissage de liens étroits avec la Chine.

«Nous avons largement sous-estimé à quel point Pékin est, idéologiquement et politiquement, hostile aux pays libres», a-t-il déclaré, martelant que le géant asiatique était dirigé par « un régime brutal, autoritaire ».

«La réponse du Parti communiste chinois à l’épidémie de Covid-19 dans le Wuhan a permis de mieux comprendre la réalité de la Chine communiste», a-t-il ajouté, déplorant, entre autres, «la censure» concernant la pandémie au sein de ce pays.

Avec AFP

Escalade : La Chine sanctionne l’Australie qui avait demandé l’ouverture d’une enquête sur le Covid-19

La Chine a suspendu mardi les importations de boeuf australien de quatre grand fournisseurs dans un contexte de tension politique avec Canberra, qui réclame l’ouverture d’une enquête sur la façon dont Pékin a géré la crise du nouveau coronavirus.

L’Australie s’est jointe aux Etats-Unis pour demander l’ouverture d’une enquête sur la manière dont la pandémie de Covid-19, qui a vu le jour dans le centre de la Chine fin 2019, s’est propagée à travers la planète.

Ils accusent notamment la Chine de ne pas avoir réagi de manière efficace dans les premières semaines de l’épidémie et d’avoir minimisé ses conséquences sur son territoire.

Dans une notice publiée sur leur site internet, les Douanes chinoises ont annoncé la suspension des importations de viande de quatre fournisseurs australiens à compter de ce mardi. La durée de la suspension n’a pas été précisée et les Douanes n’ont fourni aucun motif.

Selon le ministre australien du Commerce, Simon Birmingham, les suspensions sont liées à des infractions techniques «mineures» liées aux exigences chinoises en matière de santé et d’étiquetage.

Les quatre fournisseurs représentent environ 35% des exportations de boeuf australien vers la Chine, pour une valeur marchande estimée à 1,7 milliard de dollars australiens (1 milliard d’euros environ), selon le groupe audiovisuel australien ABC.

Fin avril, l’ambassadeur de Chine à Canberra, Cheng Jingye, avait averti que la demande d’enquête australienne sur le Covid-19 était «dangereuse» et pourrait entraîner un boycott de la part des consommateurs chinois.

«La population chinoise est mécontente, consternée et déçue par ce que fait actuellement l’Australie», avait alors déclaré l’ambassadeur chinois au quotidien économique Australian Financial Review.

«Peut-être que les gens diront, Pourquoi boire du vin australien? Manger du boeuf australien?», avait fait remarquer l’ambassadeur dans une menace à peine voilée.

Cheng Jingye avait également laissé planer une menace sur le nombre de Chinois qui, à terme, pourraient venir étudier dans les universités australiennes et qui constituent une source importante de revenus pour ces établissements.

La Chine est le principal partenaire commercial de l’Australie. Mais les deux pays sont à couteaux tirés depuis l’exclusion faite au géant chinois des télécoms Huawei de construire le réseau 5G en Australie sur fond de soupçons d’espionnage.