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Sergueï Lavrov

Washington : Si la Russie envahissait l’Ukraine, elle fera face à une réponse transatlantique déterminée et massive

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Samedi, les États-Unis ont mis en garde contre une réponse «résolue» et «massive» à toute invasion russe en Ukraine, quelques heures avant que le président Joe Biden ne s’entretienne avec Vladimir Poutine, dans une ultime tentative apparente d’éviter un conflit militaire en Europe de l’Est.

Le secrétaire d’État américain, Antony J. Blinken, s’est entretenu, ce samedi 12 février, par téléphone avec le ministre russe des Affaires étrangères, Sergey Lavrov, pour discuter des sérieuses inquiétudes de Washington au sujet de l’agression militaire contre l’Ukraine que s’apprête à mener la Russie dans les prochains jours.

Antony Blinken a affirmé que la voie diplomatique restait « ouverte » pour éviter un conflit en Ukraine, mais nécessiterait une « désescalade » de la part de Moscou. Toutefois, Il a réaffirmé que si Moscou envahissait à nouveau l’Ukraine, cela entraînerait une réponse transatlantique déterminée, massive et unie.

Entretien téléphonique entre Macron et Poutine

Le président français Emmanuel Macron s’est entretenu pendant 1h40 samedi avec son homologue russe Vladimir Poutine pour tenter de faire baisser la tension croissante dans la crise russo-ukrainienne, a indiqué l’Élysée. Cet entretien, qui a débuté à 12h30 (heure française), a précédé un appel que doivent avoir plus tard le président américain Joe Biden et Vladimir Poutine.

Les avertissements américains quant à une attaque imminente de la Russie contre l’Ukraine « provoquent la panique et n’aident pas » les Ukrainiens, a dénoncé samedi le président Volodymyr Zelensky, cité par l’agence Interfax-Ukraine. « Actuellement, le meilleur ami de nos ennemis est la panique dans notre pays. Et toutes ces informations (quant à une attaque) ne font que provoquer la panique et ne nous aident pas », a-t-il dit lors d’un déplacement en province.

Nouveau gouvernement russe: Diplomatie & Défense intouchables

Après la démission du Premier ministre Dmitri Medvedev, le nouvel exécutif russe, sous houlette de Mikhaïl Michoustine, vient de présenter ce 21 janvier la composition du nouveau gouvernement. Sergueï Lavrov, chef de la diplomatie et Sergueï Choïgou, ministre de la Défense rempilent.

Le président russe Vladimir Poutine a rencontré le nouveau gouvernement, ce 21 janvier, quelques jours après la démission du Premier ministre Dmitri Medvedev.

«Le [futur] gouvernement est très équilibré», s’est félicité le chef d’Etat russe, annonçant également que de nombreux membres du gouvernement sortant restaient à leur poste.

«Je vous souhaite sincèrement le succès […] tout le pays y a intérêt» a déclaré Vladimir Poutine lors d’une réunion avec tous les membres du cabinet, au côté du Premier ministre Mikhaïl Michoustine, selon des propos retransmis à la télévision.

Sergueï Lavrov, chef de la diplomatie russe depuis 16 ans, fera partie du gouvernement russe. Sergueï Choïgou, ministre de la Défense, reste également à son poste. Sans aucune surprise, le ministre de l’Economie Maxime Orechkine a été limogé. L’économie russe avait été pointé du doigt par Poutine la veille de la démission de Medvedev.

Trump rencontrera mardi le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov

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Donald Trump recevra mardi le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, une rencontre qui sera scrutée avec attention tant les relations du président américain avec Moscou ont été marquées par d’innombrables controverses.

«Le président Trump rencontrera demain (mardi) le secrétaire d’Etat Mike Pompeo et le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov pour évoquer l’état des relations bilatérales», a lundi à l’AFP un haut responsable de l’administration américaine sous couvert d’anonymat.

La dernière visite du ministre russe à la Maison Blanche, en mai 2017, avait fait couler beaucoup d’encre: son passage dans le Bureau ovale avait alimenté une polémique sur l’éventuelle divulgation par Donald Trump de documents confidentiels sur la Syrie.

Les photos de la rencontre, diffusées par l’agence russe d’Etat Tass et à laquelle avait aussi participé l’ambassadeur russe Sergueï Kysliak, montraient un Trump tout sourire face aux diplomates. Elles avaient provoqué de très vives réactions dans le camp démocrate qui dénonce de longue date la bienveillance de Donald Trump vis-à-vis de son homologue russe Vladimir Poutine.

La rencontre entre Trump et Lavrov interviendra par ailleurs après celle lundi entre Poutine et son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky qui se sont rencontrés à Paris afin de relancer le processus de paix en Ukraine sous la houlette de la France et de l’Allemagne.

Après trois ans de paralysie des négociations pour tenter de mettre fin à la guerre dans l’est de l’Ukraine, la rencontre entre le maître du Kremlin, rompu aux rapports de force internationaux, et le jeune président ukrainien, un ancien comédien arrivé au pouvoir en mai, était très attendue. A l’issue de cette dernière, Poutine a salué un «pas important» vers une désescalade.

La guerre entre Kiev et les séparatistes pro-russes a fait plus de 13.000 morts dans le Donbass, bastion industriel de l’Est ukrainien, et un million de déplacés depuis 2014.

AFP

Afrique-Russie : La percée de Moscou

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La Russie a le vent en poupe en Afrique. Forte du fait qu’elle n’a jamais été une puissance coloniale dans le continent, qu’elle a soutenu les luttes pour l’indépendance des nations africaines, qu’elle respecte la souveraineté des Etats et qu’elle n’a jamais pillé les ressources naturelles dans cette région, la Russie à travers son chef de la diplomatie, Sergueï Lavrov, essaie d’avancer ses pions en Afrique et y réussit assez bien. Au cours des deux dernières années, la Russie a donné un coup de fouet à ses relations avec plusieurs pays africains qui étaient tombées en désuétude après la fin du régime soviétique.

Plusieurs chefs d’Etat africains ont visité Moscou comme le Président soudanais Omar Al-Bachir, en novembre 2017, le président centrafricain Faustin Archange Touadéra en mai 2018, celui du Rwanda, Paul Kagamé en juin, du Sénégal en juillet et le Zimbabwéen Emmerson Mnangagwa au début de cette année. Aujourd’hui, le ministre des affaires étrangères de Sierra Leone effectuera une visite à Moscou pour « discuter de la situation sur le continent africain, y compris de la résolution des conflits armés ». Pour sa part, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, vient d’achever une tournée dans le continent qui l’a conduit en Algérie, au Maroc et en Tunisie.

Booster les relations avec l’Afrique

En parallèle, Moscou multiplie les initiatives pour renforcer sa présence en Afrique. C’est ainsi qu’en octobre 2018 a été organisé le premier Forum social russo-africain en prélude au premier forum d’affaires, et surtout au premier Sommet Afrique-Russie, qui devrait avoir lieu en octobre 2019. Ce dernier sera abrité par la ville de Sotchi, au bord de la mer noire avec la participation de chefs d’Etat et d’opérateurs russes et africains pour renforcer la coopération avec le continent noir. Signant son « grand retour » en Afrique, la Russie entend maintenir le même trend. Selon Anton Kobyakov, conseiller du président Vladimir Poutine, «les événements à venir seront sans précédent dans les relations entre la Russie et les pays africains. Ils vont être un vecteur pour le développement de contacts multilatéraux pour les prochaines décennies ».

Un premier forum économique Russie-Afrique

Liée par des accords de coopération militaire avec 16 pays africains, la Russie a les capacités nécessaires, la puissance et l’expérience pour aider les pays africains à se développer. En tant que second producteur d’armes au monde, les Russes ont beaucoup vendu sur le continent. L’année 2019 a été qualifiée d’année de l’Afrique par certains médias spécialisés. L’agence russe, Rosobonexport, créée par décret en 2001 et sous le slogan « Make Africa Safe », a participé du 22 au 24 janvier au Salon international sur la sécurité et la défense « Shield Africa 2019 » qui s’est tenu à Abidjan, en Côte d’Ivoire. Son directeur général, Alexandre Mikheiev a affirmé connaître les besoins et travailler avec succès avec la Communauté de développement de l’Afrique australe et le G5 du Sahel. En se positionnant comme une alternative aux anciennes puissances coloniales, la Russie «fournit une assistance multiforme aux partenaires africains pour la résolution des conflits internes, et la lutte contre la menace terroriste, dont la propagation s’est intensifiée après les événements bien connus en Libye» Lundi 29 janvier, le Kremlin reconnaissait même la présence d’experts militaires russes au Soudan. Sans parler de la présence, dans plusieurs pays africains, dont le Soudan et la république Centrafricaine, de mercenaires russes travaillant pour le groupe privé Wagner et appartenant à un homme d’affaires proche du Kremlin, à l’instar de la société américaine Blackwater Worldwide qui avait notamment travaillé en Irak et en Afghanistan.

Un partenaire fiable sur le plan sécuritaire

En mars 2018, la tournée de Sergueï Lavrov et de Nikolaï Patrouchev, président du Conseil de sécurité nationale russe, avait permis de porter ce message dans plusieurs capitales africaines. Sous le prétexte de « lutte contre le terrorisme », Moscou a effectué un déploiement militaro-diplomatique qui a irrité certaines puissances, notamment la France en République centrafricaine. Tout en proposant des armes à prix bas et avec de longues lignes de crédit, la Russie s’évertue à gagner la confiance des dirigeants africains. En 2018, elle a annulé 20 milliards de dollars de dettes au profit de plusieurs pays africains. D’autres Etats ont vu leur dette annulée contre des investissements russes dans l’énergie, les ressources naturelles, voire l’agriculture.

A vrai dire, la Russie n’est pas la seule à essayer de percer sur le plan de la coopération sur le continent. La Chine, Israël, l’Inde, la Corée du Sud sont aussi dans la course. La ruée vers l’Afrique s’annonce rude. Une chose est sûre, les puissances coloniales sont en baisse de régime dans cette course.

Mohammed VI invite Vladimir Poutine à effectuer une visite officielle au Maroc

Le roi Mohammed VI a reçu en audience, vendredi 25 janvier 2019 au Palais royal de Rabat, le ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, Serguei Lavrov, qui effectue une visite officielle au Maroc dans le cadre du renforcement des relations entre le royaume et la Fédération de Russie. Cette audience s’inscrit dans le cadre du Partenariat Stratégique Approfondi, scellé à l’occasion de la visite de Mohammed VI à Moscou au mois de mars 2016. Ce partenariat d’exception a permis un développement profond et multidimensionnel des relations entre les deux pays et a ouvert des perspectives ambitieuses pour le rehaussement du dialogue politique et le renforcement de la coopération économique et sectorielle. Lors de cette audience, Mohammed VI a réitéré l’invitation adressée au Président de la Fédération de Russie, Vladimir Poutine, pour effectuer une visite officielle au Maroc.

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Sergueï Lavrov au Maroc, une visite aux objectifs multiples

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a été reçu vendredi en audience par le roi Mohammed VI dans le cadre de la visite de travail que le chef de la diplomatie russe effectue dans le royaume. Arrivé jeudi soir au Maroc, deuxième étape de sa tournée maghrébine du 23 au 26 janvier courant après Alger et avant Tunis, le ministre russe avait été accueilli à sa descente d’avion à l’aéroport Mohammed V de Casablanca par son homologue marocain Nasser Bourita avec qui il a eu, tout au long de la journée d’aujourd’hui, des entretiens de haut niveau qui ont porté sur les relations bilatérales, le partenariat stratégique entre les deux pays et les questions géopolitiques et sécuritaires de l’heure.

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Moscou expulse 60 diplomates américains et ferme le Consulat général US à Saint-Pétersbourg

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Dans une mesure attendue, la Russie n’a pas attendu longtemps pour faire valoir son droit à la réciprocité après que l’Occident ait expulsé, mardi et mercredi, plus de 140 de ses diplomates à travers une vingtaine de pays, en plus du siège de l’OTAN. En plus de dizaines de diplomates qui seront expulsés, Moscou a décidé la fermeture pure et simple du Consulat général des Etats-Unis Saint-Pétersbourg.

C’est le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, qui l’a annoncé en personne. Moscou a décidé d’expulser 60 diplomates américains et de fermer le consulat des Etats-Unis à Saint-Pétersbourg, «des mesures identiques à celles prises par Washington contre Moscou dans le cadre de l’affaire Skripal», a déclaré jeudi 29 mars le chef de la diplomatie russe.

Selon le chef de la diplomatie russe, les mesures prises par Moscou «incluent l’expulsion du même nombre de diplomates et le retrait de l’accréditation du consulat général des Etats-Unis à Saint-Pétersbourg».

Avant d’enchaîner : «En ce moment-même, l’ambassadeur des Etats-Unis [ndlr Jon Huntsman] a été invité au ministère, où mon vice-ministre Sergueï Riabkov l’informe du contenu de ces mesures de représailles envers les Etats-Unis.»

«En ce qui concerne les autres pays, [la réponse de Moscou] sera également identique pour tous en ce qui concerne le nombre de personnes qui quitteront la Russie.»

Dans la journée du lundi 26 mars, l’ambassade de Russie à Washington avait mis en ligne, sur Twitter, un sondage dans lequel elle questionnait le public sur la meilleure manière de rétorquer aux expulsions occidentales de diplomates russes, et ce via trois questions : 1) Fermeture du consulat US à Vladivostok ; 2) Fermeture du consulat US à Yekaterinburg ; 3) Fermeture du consulat US à Saint-Pétersbourg. 46% des sondés ont répondu en faveur de la fermeture du consulat US à Saint-Pétersbourg.

Et, coïncidence ou pas, Moscou a choisi de fermer ce consulat en question !

Pourquoi l’Union africaine a besoin d’une Ethiopie stable

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L’institut sud africain d’études de sécurité (ISS) a publié ce vendredi 16 mars une analyse de l’un de ses consultants, Liesl Louw-Vaudran, consacrée à la situation politique en Ethiopie et ses répercussions sur l’Union africaine. Vu sa pertinence, le1.ma l’a traduite pour vous.

Le chef de la Commission de l’Union africaine (UA), Moussa Faki Mahamat, a offert ses bons offices au gouvernement éthiopien suite aux troubles politiques dans le pays. Après des mois de manifestations antigouvernementales et d’actions des forces de sécurité, le gouvernement a décidé cette année de libérer plusieurs prisonniers politiques. Les troubles se poursuivent toutefois dans plusieurs régions du pays.

Dans une déclaration qui a suivi la démission du Premier ministre Hailemariam Desalegn à la fin du mois dernier, Faki Mahamat a déclaré que son bureau se tient à la disposition du gouvernement afin de «relever les défis qui se dressent, approfondir la démocratie et promouvoir le développement».

Mahamat a également rencontré Desalegn après sa démission. Le successeur de Desalegn devrait être bientôt nommé par le parti au pouvoir, le Front démocratique révolutionnaire populaire éthiopien. Il n’est pas surprenant que Mahamat soit préoccupé par la crise en Éthiopie. L’Union Africaine, dont le siège est à Addis-Abeba, a besoin d’une Éthiopie stable.

Jusqu’à présent, l’UA et la plupart des membres de la communauté diplomatique ont gardé le silence sur la situation politique. L’Ethiopie occupe une position stratégique en tant qu’hôte de l’UA et constitue un puissant pouvoir dans une partie instable de l’Afrique.

L’Union européenne considère également l’Éthiopie comme un allié majeur dans sa tentative d’empêcher les migrants africains de fuir vers l’Europe.

L’Ethiopie occupe une position stratégique en tant qu’hôte de l’UA et en tant que puissance dans une partie instable de l’Afrique

Le siège de l’Union Africaine abrite quelque 2 000 membres du personnel travaillant pour l’Organisation panafricaine à Addis-Abeba. En plus des nombreux bureaux des Nations Unies parmi lesquels le siège de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique, il y a plus de 100 ambassades dans la ville. C’est grâce à l’importance croissante de l’UA qu’elle est devenue une escale presque obligatoire pour les dirigeants non africains qui visitent le continent, comme l’ancien secrétaire d’Etat américain Rex Tillerson et le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov récemment.

Cette importante présence internationale crée des emplois pour de nombreux Éthiopiens, fait grimper le marché immobilier à Addis-Abeba et contribue à la croissance économique de la ville qui compte près de cinq millions de personnes. Au moins une fois par an, Addis-Abeba accueille un grand sommet de l’UA avec la présence de nombreux chefs d’État, des dignitaires et un important contingent médiatique qui passe du temps dans la ville. Les habitants de la capitale savent d’avance qu’un sommet est sur le point de se produire par le déploiement de forces spéciales le long des routes principales. Jusqu’à présent, l’Union Africaine et les délégations en visite sont reconnaissantes pour la sécurité qui leur est garantie, même si cela signifie de ne pas parler des restrictions entourant la liberté d’expression ou du manque de participation réelle de l’opposition au gouvernement.


Dans un pays limitrophe d’États en proie à des conflits tels que la Somalie et le Soudan du Sud, certains estiment que des mesures de sécurité solides sont justifiées. Au moins pour l’instant, personne ne remet en question le statut d’Addis-Abeba en tant que siège de la seule organisation continentale de l’Afrique. Ceci est en grande partie dû à la prévoyance de l’ancien dirigeant éthiopien Haïlé Sélassié qui a réuni des chefs d’Etat africains du continent à la première réunion de l’Organisation de l’unité africaine à Addis-Abeba en 1963.

L’Ethiopie prétend être le seul pays africain jamais colonisé et possède une fière histoire remontant à l’époque des empires abyssiniens. En 2000 et 2001, lorsque des discussions ont eu lieu autour de la formation de l’Union Africain, très peu ont suggéré un siège alternatif possible.

Plusieurs structures de l’UA se trouvent ailleurs, comme le Parlement panafricain, le Mécanisme africain d’évaluation par les pairs et le secrétariat du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique, basé en Afrique du Sud; la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples basée en Gambie; et le Centre africain d’études et de recherches sur le terrorisme basé à Alger. Mais l’Ethiopie a fermement soutenu le maintien du siège de l’organisation à Addis-Abeba. En plus d’être le berceau historique de l’OUA, l’Éthiopie est également un acteur majeur de la Corne de l’Afrique en raison de son rôle militaire important dans la région et des 850 000 réfugiés qu’elle accueille, principalement originaires du Soudan du Sud, de la Somalie, du Soudan et de l’Érythrée.

L’Éthiopie est également l’un des principaux contributeurs aux missions de maintien de la paix de l’ONU et de l’UA dans le monde, notamment à Abyei, au Darfour, au Soudan du Sud et en Somalie. Le statut de l’Éthiopie sur le continent a augmenté au cours des deux dernières décennies, en particulier sous le gouvernement de l’ancien premier ministre Meles Zenawi, en raison de ses taux de croissance économique élevés et de ses politiques axées sur le développement.

Pourtant, avec sa population massive de 102 millions d’habitants, dont la plupart sont des jeunes, la menace d’instabilité politique a été évoquée depuis un certain temps. Les taux de croissance élevés qu’a connus l’Éthiopie au cours des dernières années n’ont pas été partagés par tous, ce qui crée des tensions parmi certaines couches de la population. Dans un rapport publié en mai dernier, l’ISS a souligné que l’amélioration de la gouvernance et de l’inclusivité serait la clé pour l’avenir. Comparé à son passé violent, l’Ethiopie en 2017 est un pays plus stable. L’instabilité dans la région est sans doute également en baisse, y compris en Somalie. Cependant, le passé violent de l’Éthiopie, ses niveaux relativement faibles de développement, son type de régime mixte et sa forte expansion démographique font que le risque d’une future rupture violente reste élevé. La présence de l’UA en Ethiopie pourrait servir de facteur de stabilisation dans une situation très complexe.

La démission de Desalegn et la déclaration d’un état d’urgence pour la deuxième fois depuis 2016 créent une incertitude quant à l’avenir immédiat du pays. Desalegn a déclaré qu’il a démissionné pour que le processus politique, qui a commencé avec la libération des prisonniers politiques, puisse suivre son cours.

Pour les nombreux étrangers vivant en Éthiopie, dont beaucoup sont là parce que l’Union Africaine y a son siège à Addis-Abeba, l’état d’urgence signifie des fermetures périodiques d’Internet dans certains endroits, même si la capitale et le siège de l’UA sont généralement épargnés. Suite à une demande de l’ancien président de la Commission de l’UA, Nkosazana Dlamini Zuma, une interdiction temporaire des diplomates voyageant en dehors d’Addis-Abeba dans le cadre de l’état d’urgence précédent a été levée. Cette interdiction n’a pas été rétablie dans l’état d’urgence actuel, mais certaines ambassades découragent toujours leur personnel de voyager à l’extérieur de la capitale.

Cependant, que peut faire l’UA pour aider à atténuer les risques d’instabilité pour elle-même et pour son pays d’accueil? Pas vraiment beaucoup, semble-t-il.

Mahamat Faki a précisé dans sa déclaration soigneusement rédigée qu’il attend avec impatience le renforcement des mesures prises pour répondre aux préoccupations exprimées par des segments de la population dans un esprit de dialogue, de tolérance mutuelle et d’engagement envers les meilleurs intérêts de l’Éthiopie qui transcendent tous les intérêts politiques et autres divergences.

Les analystes s’accordent à dire que l’Éthiopie est traditionnellement beaucoup moins sensible à l’influence extérieure dans ses affaires intérieures que beaucoup d’autres pays africains. La participation de l’UA à la situation politique interne de l’Éthiopie ne semble pas probable. Une discussion sur la situation au sein du Conseil de paix et de sécurité de l’UA, composé de 15 membres et traitant des conflits sur le continent, n’a jamais eu lieu. La présence importante de l’UA et des organisations internationales, garde cependant le pays et surtout sa capitale à l’honneur.

L’UA est également importante pour l’Éthiopie, compte tenu de sa contribution en termes de création d’emplois et de débouchés économiques à Addis-Abeba. En ce sens, et au strict minimum, la présence de l’UA pourrait servir de facteur de stabilisation dans une situation très complexe.

Informations sensibles remises par Trump aux Russes : Poutine met la pression sur Washington

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Le président russe Vladimir Poutine a proposé de fournir une retranscription de la réunion controversée qui a eu lieu dernièrement au bureau ovale entre le président Donald Trump et le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.

«Si l’administration américaine le trouve nécessaire, nous sommes prêts à fournir le compte rendu de la conversation entre Trump et Lavrov au Sénat et au Congrès», a déclaré Poutine.

S’exprimant lors d’une conférence de presse à Sotchi, en Russie, Poutine a rejeté les allégations selon lesquelles Trump aurait partagé des informations secret-défense avec des diplomates russes en les qualifiant de «schizophrénie politique».

L’intervention de Poutine a mis la pression sur la Maison Blanche pour fournir sa propre transcription de la réunion. Le comité du renseignement du Sénat a déjà demandé un hearing sur ce qui a été dit lors de la réunion des membres de l’administration Trump qui étaient présents lors de cette réunion.

Ce qui a davantage compliqué la position de Trump, est que sa rencontre avec Lavrov et l’ambassadeur de Russie à Washington, Sergey Kislyak, est intervenue un jour après que Trump ait limogé le directeur du FBI James Comey, l’homme qui a mené une enquête sur les liaisons douteuses entre les membres de l’équipe de campagne du Président américain et la Russie.

Trump a accepté de partager des informations de sécurité sur le terrorisme et la sécurité de l’aviation avec les Russes, disant qu’il avait le «droit absolu» de le faire, mais la Maison Blanche n’a ni confirmé ni réfuté si cette information était classifiée.

Pour rappel, le Washington Post avait rapporté, lundi, les accusations selon lesquelles Trump aurait transmis à Lavrov et Kislyak les détails de la façon dont DAESH voulait utiliser des ordinateurs portables comme engins explosifs sur les avions.

LE1

André Azoulay en «VRP» du Maroc au #MSC2017

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Devant un parterre de 500 personnalités, civiles et militaires, toutes triées sur le volet, le Conseiller du Roi Mohammed VI, André Azoulay, a représenté le Maroc à la 53e édition du Munich Security Conférence (MSC2017).

Ce panel dirigé par le Professeur Felbermayr, directeur de l’Institut Info Center for International Economics, comprend outre M. André Azoulay Conseiller du Roi Mohammed VI, la Rwandaise Louise Mushikiwabo et Dirk Hoke, Président exécutif (CEO) d’Airbus Defence and Space (DS) Ce Side Event traitant de l’immigration a été organisé en marge du #MSC2017 par l’Institut du commerce Allemagne-Afrique dit AFRIKAVEREIN.

Le Forum de Munich sur les politiques de défense –ou Wehrkunde en allemand -, fondé en 1962 par l’éditeur allemand Ewald-Heinrich von Kleist-Schmenzin sous le nom de Wehrkundetagung, est une rencontre annuelle, qui s’étale sur trois jours, et consacrée aux questions de sécurité internationale. Elle permet à des ministres, de hauts responsables militaires, des diplomates et autres scientifiques et représentants des médias d’avoir des échanges informels sur les questions de politique étrangère et de politique de défense qui se posent à l’Europe et à l’Amérique, notamment.

Cette année, les 500 participants ont débattu en profondeur des relations transatlantiques mais aussi de l’Afrique. André Azoulay, qui intervenait au nom du Maroc, a tenu à affirmer, que le Roi Mohammed VI, «tournant le dos sans état d’âme et sans frilosité à tous les postulats qui ont longtemps enfermé la relation de l’Afrique avec le monde occidental dans une équation dissymétrique et parfois archaïque, a d’entrée de jeu et sans ambiguïté installé le Maroc dans une dialectique et une stratégie qui disent à nos partenaires africains que le moment est venu pour l’Occident de passer d’un esprit de conquête à un esprit de partage.» Pour le Conseiller du souverain, «c’est à une véritable refondation de la relation Sud-Sud que le Roi Mohammed VI s’est attelé, inspiré par une révision radicale des paramètres qui, depuis la fin de la période coloniale, ont déterminé un modus vivendi qui s’est longtemps accommodé du seul instinct de conservation des intérêts acquis et de la préservation archaïque du statu quo d’un autre temps

Et c’est cette refondation exemplaire qui a l’ambition d’installer une dynamique qui, à terme, portera la signature du Maroc pour «sceller la fin du pacte post-colonial en proposant une répartition plus juste des richesses créées en commun en Afrique et pour une gouvernance d’une nouvelle génération qui sera à la hauteur des attentes et des espoirs d’un continent qui dépassera les trois milliards d’habitants à l’horizon 2050», soit près du tiers de la planète.

La 53e Conférence de sécurité de Munich, marquée notamment cette année par la présence du secrétaire général des Nations unies, António Guterres, le président du Conseil européen, Donald Tusk, le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, ou encore le vice-président des États-Unis Mike Pence, des ministres russe, saoudien et iranien des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, Adel Al-Jubair et Jawad Zarif, ainsi que du ministre israélien de la Défense, Avigdor Libermann, fut une excellente tribune pour André Azoulay de mettre en exergue l’exceptionnelle percée des entreprises marocaines dans le continent Africain, notamment dans le secteur bancaire, celui des engrais, des télécommunications ou des services.

Et c’est justement dans le cadre de ce rôle avant-gardiste joué par le Royaume du Maroc dans toute la région, et notamment dans la recherche d’une solution juste et durable à la Cause palestinienne, qu’André Azoulay a appelé les participants à ce «Davos de la Défense», de protéger et encourager la solution de deux Etats –Palestine/Israël- rappelant au passage tous les efforts consentis par le Maroc durant plus d’un demi-siècle pour éviter la fragilisation des acquis au Moyen-Orient.

Et si deux jours avant l’intervention d’André Azoulay à Munich, le Maroc prenait part à Bruxelles, à la réunion des ministres de la défense des pays de la coalition contre l’organisation terroriste Daech en Syrie et en Irak, avec une importante délégation conduite par Abdellatif Loudiyi, ministre chargé de l’Administration de la Défense nationale, pour discuter des défis de la lutte antiterroriste, André Azoulay a achevé son intervention au Wehrkundetagung en appelant à une accélération de la reconnaissance de l’État de Palestine, seule réponse concrète et valable que la communauté internationale peut apporter aux menaces qui pèsent sur ce processus, et seul moyen susceptible, demain, d’apporter la paix, le respect mutuel, la dignité, la justice, les droits à tous les peuples de la région et aux générations montantes.

Abdellah EL HATTACH