Nations Unies

Des experts de l’Onu demandent à Paris de revoir sa copie sur la loi sur la sécurité globale

La proposition de loi dite de «sécurité globale», dont un des articles concentre de très vives critiques, semble aller à l’encontre des engagements internationaux de la France en matière de droits de l’homme, ont estimé jeudi des experts de l’Onu.

Reuters

S’il se satisfont de l’annonce selon laquelle les parlementaires vont entreprendre de réécrire l’article 24, le plus controversé, ces experts indépendants auprès du Conseil des droits de l’homme de l’Onu considèrent qu’il faut «aller plus loin et repenser l’objectif de la proposition de loi dans son ensemble».

Cet article dispose qu’il est interdit de filmer des membres des forces de l’ordre avec l’intention de «porter atteinte à leur intégrité physique ou psychique».

Ces experts soulignent par ailleurs que d’autres articles sont contestables.

«Parmi les (…) dispositions de la proposition de loi qui pourraient limiter les droits de l’homme, l’article 22 autorisant l’utilisation de drones de surveillance au nom de la sécurité et de la lutte contre le terrorisme permettrait une surveillance étendue, en particulier des manifestants», notent-ils.

«Cela aura de graves implications pour le droit à la vie privée, la liberté de réunion pacifique et la liberté d’expression dans le pays – ainsi que dans tout autre pays qui pourrait s’inspirer de cette législation.»

Cette proposition de loi a provoqué la colère de certains journalistes et défenseurs des libertés dans toute la France, où des manifestations ont été organisées contre ce que certains considèrent comme une atteinte à la liberté de la presse voire une dérive autoritaire de l’exécutif.

Une nouvelle manifestation contre cette proposition de loi est prévue samedi à Paris à l’appel de la coordination #StopLoiSécuritéGlobale.

«La simple réécriture de l’article 24 ne résoudra pas ses défauts et cette disposition n’est certainement pas la seule dans la proposition de loi qui porte atteinte aux droits de l’homme», disent les experts de l’Onu.

Mohamed Methqal désigné par Guterres membre du CERF des Nations Unies

L’ambassadeur Mohamed Methqal, Directeur général de l’Agence Marocaine de Coopération Internationale, représente désormais le Maroc au sein du Fonds central d’intervention pour les urgences humanitaires (FCIU -CERF).

C’est la première fois que le Maroc sera représenté au sein de cet organe composé de 18 experts ayant pour mission de fournir au Secrétaire Général des conseils et des orientations stratégiques sur l’utilisation et l’impact du Fonds central d’intervention pour les urgences humanitaires (CERF), indique vendredi un communiqué du Ministère des Affaires étrangères, de la Coopération africaine, et des Marocains résidant à l’étranger.

Etabli par l’Assemblée Générale des Nations Unies en 2006, le CERF est un fonds humanitaire de secours destiné à soutenir les organisations humanitaires pour apporter rapidement aide et assistance aux victimes de catastrophes naturelles, de conflits armés et autres situations d’urgence complexe.

Guterres, très sensible aux actions humanitaires

La sensibilité d’Antonio Guterres aux affaires humanitaires n’est plus à démontrer. Une réputation qui s’est forgé en tant que Haut-commissaire des Nations unies pour les réfugiés avant d’être désigné SG de l’ONU.

Une sensibilité qui a su apprécier à sa juste valeur la vision solidaire et humaniste du Roi Mohammed VI, en faveur de l’assistance humanitaire aux populations les plus vulnérables, dans les quatre continents. Une vision et un engagement qui se manifestent par des actions humanitaires concrètes et à fort impact. Les dernières en date, la livraison d’équipements médicaux et de médicaments essentiels à vingt-deux pays africains dans le contexte de la COVID-19, ou encore le déploiement d’un hôpital militaire de campagne à Beyrouth dans le sillage de l’explosion qui a dévasté la capitale libanaise le 10 août 2020.

Cette nouvelle nomination vient également s’ajouter aux autres marques de confiance dont bénéficient sur la scène internationale les experts et les compétences marocaines reconnues dans divers domaines dont le domaine des interventions humanitaires et leur gestion.

Mohamed Methqal, un manager travailleur et discret

La carrière diplomatique de Mohamed Methqal désigné ce vendredi représentant du Maroc au sein du du Groupe Consultatif du CERF a démarré après plusieurs années passées dans le conseil stratégique en Europe puis au ministre des Finances.

Né le 11 mai 1978 à Rabat, Mohamed Methqal est un ingénieur en systèmes de communication diplômé de l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL). Il est également titulaire d’un MBA en Management du Collège des Ingénieurs à Paris et d’un Certificat en Entrepreneuriat du Babson Collège aux Etats-Unis.

Methqal a été nommé le 13 Octobre 20016 par le roi Mohammed VI, Ambassadeur Directeur Général de l’Agence Marocaine de la Coopération Internationale (AMCI). Cette dernière représente le véhicule de transformation de paroles en actes concrets de la diplomatie du royaume en tout ce qui concerne la gestion de la coopération sud-sud et de l’action humanitaire. Deux axes piliers majeurs de la politique étrangère du Maroc.

Travailleur et discret, le fils de l’ancien médecin de feu Hassan II le Général, a réussi à transformer l’AMCI en une machine huilée et efficace et en un véritable bras armé de la diplomatie marocaine à même de répondre aux fortes exigences du roi Mohammed VI dans sa vision pour la coopération sud-sud et l’intégration africaine.

Avec cette nomination en tant que membre du Groupe Consultatif du Fonds central d’intervention pour les urgences humanitaires, Mohamed Methqal siègera aux côtés des membres suivants :

  • Carlos Eduardo Zaballa (Argentina)
  • Catherine Walker (Australia)
  • Jan Vandemoortele (Belgium)
  • Stephen Salewicz (Canada)
  • Wenliang Yao (China)
  • Nancy Butijer (Croatia)
  • Mathewos Hunde Tulu (Ethiopia)
  • Yukie Osa (Japan)
  • Saadatou Mallam Barmou (Niger)
  • Susan Eckey (Norway)
  • Biya Han (Republic of Korea)
  • Susanna Moorehead (United Kingdom)
  • Brouz Ralph Enneric Coffi (Côte d’Ivoire)
  • Jette Michelsen (Denmark)
  • Eltje Aderhold (Germany)
  • Ahmed Al-Meraikhi (Qatar)
  • Jozef H.L.M. Andriessen (The Netherlands)
  • Julius Oketta (Uganda).

Sahara : Surprenante dépêche de l’agence de presse saoudienne

L’agence de presse offcielle saoudienne vient de publier une longue dépêche dans laquelle elle retranscrit la déclaration du Représentant Permanent de l’Arabie Soaudite auprès de l’ONU, Faisal Ben Nasser Al-Hakbani, devant le Comité spécial des Vingt-Quatre, organe subsidiaire de l’Assemblée Générale des Nations Unies, où il exprime le refus de l’Arabie Saoudite de «nuire aux intérêts suprêmes du Maroc frère ou de porter atteinte à sa souveraineté et à son intégrité territoriale».

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La visite du pape François à Rabat éclipse le sommet arabe de Tunis

La tenue ce dimanche 31 mars à Tunis du 30 ème sommet de la Ligue des Etats arabes -fondée en 1945 !- pour une journée n’a pas dérogé aux précédents marqués par le sceau des divisions, tiraillements et des « décisions et résolutions » sans lendemain, posant au passage la question de l’utilité d’une telle institution budgétivore.

Ce sommet sous le thème « Détermination et solidarité » réduit de fait à un mini sommet a été marqué par l’absence de prés de la moitié de chefs d’Etats ou de gouvernements, en présence du Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, Federica Mogherini, Haute représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité.

Le Maroc a été représenté par le ministre de la justice Mohamed Aujjar. Parmi les chefs d’Etat présents autour du président tunisien, Béji Caïd Essebsi, figurent le monarque saoudien, Salman Ben Abdelaziz, arrivé le 28 mars accompagné d’une forte délégation et une flotte de pas moins de 22 avions ! Visite qui a été très critiquée par une partie de la société et la presse tunisienne, ou le président égyptien Abdelfattah al-Sissi qui a débarqué à Tunis ce dimanche après s’être décommandé quarante huit heures auparavant. L’annonce de sa participation a été vivement contestée par les partis islamistes arabes dont le tunisien Ennahdha au pouvoir et relevant des « Frères musulmans » et son armée médiatique.

Ce sommet a bien traduit encore une fois les divisions inter-arabes. Ainsi et après l’ouverture par les discours du SG de la Ligue et du président tunisien, l’émir du Qatar, Cheikh Tamim Ben Hamad Al-Thani, a quitté prématurément le Palais du Congrès où se tient le Sommet et Tunis Ce qui en dit long.

En clair, ce sommet est un non événement dont le communiqué final n’aura aucun impact sur les sujets à l’ordre du jour soigneusement « choisis » à savoir le dossier palestinien, ou l’annonce par le président américain d’offrir le Golan occupé à Israël.

Concrètement, la visite papale au Maroc hier samedi et ce dimanche a éclipsé, de par les questions abordées par le Roi Mohammed VI et le Souverain pontife, le Sommet arabe.

Les deux Souverains signant l’Appel d’Al Qods Acharif

 

Sur le plan médiatique et contrairement à la réunion de Tunis qui n’a pas provoqué le rush de la presse internationale, le voyage du Pape François a bénéficié d’une couverture médiatique nationale et internationale sans précédent dès son annonce. Les retombées médiatiques écrites et audiovisuelles dans toutes les langues de la planète se comptent par milliers. Et l’annonce de la signature par le Souverain Mohammed VI et le pape François de l’Appel d’Al Qods vaut mieux que 100 sommets arabes de par le poids politique et le respect dont jouissent les deux personnalités.

Poliment, le Maroc a tiré le tapis sous les pieds du Sommet de Tunis dans la mesure où les vraies questions ont été abordées également lors de la visite d’amitié et de travail du Roi Abdallah II de Jordanie à Casablanca. Avec pragmatisme et sans verser dans la rhétorique ,ses pourparlers avec Mohammed VI et le communiqué final a remis les pendules à l’heure sur les diverses questions de l’heure avec un rappel à l’ordre aux pétrodollars que la souveraineté du Maroc n’est ni négociable encore moins monnayable !

Nasser Bourita rencontrera Mike Pompeo et John Bolton mercredi à Washington

Le ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita, est attendu mercredi dans la capitale fédérale américaine Washington. Selon notre confrère elaphmorocco qui rapporte l’information en citant des «sources concordantes », le chef de la diplomatie marocaine rencontrera le Secrétaire d’Etat américain, Mike Pompeo, ainsi que le Conseiller à la Sécurité nationale, John Bolton.

Le site d’information panarabe, généralement très bien informé, rappelle que la visite de Nasser Bourita à Washington intervient une semaine après celle du ministre algérien des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel, durant laquelle le responsable algérien avait rencontré de hauts responsables de l’administration américaine.

À Washington DC, Nasser Bourita s’entretiendra avec les dirigeants américains, notamment, des derniers développements de la question du Sahara à l’aune du calendrier établi par Horst Köhler pour un nouveau round de discussions entre les parties concernées, ainsi que l’avenir de la Minurso à moins de trois mois de la réunion du Conseil de sécurité des Nations Unies.

D’autre part, nous apprenons que Nasser Bourita, qui avait participé lundi à Bruxelles à la réunion ministérielle «Union européenne – Ligue arabe », conduira à Washington la délégation marocaine aux réunions des ministres des Affaires étrangères de la Coalition mondiale contre Daech.

Venezuela, Antonio Guterres choisit la prudence

C’est un exercice périlleux auquel a été confronté le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, obligé de répondre à une lettre ouverte envoyée par Juan Guaidó, le jeune président autoproclamé du Venezuela. Dans cette lettre postée sur Twitter par Guaidó, il demandait aux Nations Unies de fournir une aide humanitaire d’urgence à son pays. La réponse prudente de Guterres, a été fortement relayée par les deux camps adverses au Venezuela, où chacun des parties prenantes a crié victoire.


Le 27 janvier dernier, le Président de l’Assemblée nationale du Venezuela, Juan Guaidó et «président» autoproclamé, a publié sur son compte twitter une lettre ouverte adressée au secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, où il demandait à l’ONU de fournir une aide humanitaire d’urgence au Venezuela.

Une lettre à laquelle Antonio Guteress a confirmé, via son porte-parole parole Stephane Dujarric, avoir envoyé une réponse à l’intéressé ainsi qu’à l’ensemble des personnalités que Juan Guaido avait mis en copie.

Dans son point de presse, le porte-parole a déclaré que le Secrétaire général avait «réitéré dans sa lettre ce qu’il avait déjà déclaré publiquement : qu’il s’inquiétait fortement de la crise par laquelle passe le pays ainsi que de son impact sur la population du Venezuela ».

Dans sa réponse, le secrétaire général a affirmé que l’ONU était prête à intensifier ses activités au Venezuela dans les domaines de l’aide humanitaire et du développement” mais que, pour ce faire, elle avait besoin de   l’accord et de la coopération du gouvernement”.

Le Secrétaire général a également rappelé dans sa réponse que la reconnaissance des gouvernements ne relevait pas du Secrétariat, mais des États membres de l’ONU. Il a également souligné que dans ses relations avec les États membres, il respectait les décisions prises, notamment par l’Assemblée générale et le Conseil de sécurité. Et a réitéré sa disponibilité pour aider à trouver une solution politique au conflit. ”

Pour les pro-Maduro, les Nations-Unies ne reconnaissent pas Juan Guaido

Cette réponse prudente et diplomatique du Secrétaire Général des Nations-unies, a été fêtée dans les deux camps. D’une part, les supporters de Juan Guaido estiment que la réponse à la lettre ouverte, est en elle-même une victoire. Alors que les pro-Maduro, interprètent le choix minutieux des mots de Guterres, comme une preuve de la non reconnaissance par ce dernier de la légitimité de Juan Guaido. Ils s’appuient sur le qualificatif de “ Président de l’Assemblée nationale du Venezuela” ainsi que sur l’expression du besoin de l’ONU d’avoir «l’accord et de la coopération du gouvernement» pour pouvoir opérer. Plusieurs articles et vidéos inondent actuellement les réseaux sociaux portant le titre accrocheur: « Guteress à Guaido » : l’ONU reconnaît seulement Maduro comme président légitime.”

Trump détient près de 15 000 enfants migrants dans des campements saturés

Alors que les Nations unies organisaient une conférence à Marrakech pour l’adoption du Pacte mondial sur les migrations, plusieurs citoyens américains se sont mobilisés pour manifester dans le désert du Texas, plus précisément aux portes d’un campement bien spécial, celui des enfants réfugiés de Tornillo. La situation est devenue inquiétante, le nombre d’enfants immigrants détenus sur le sol américain, par le gouvernement américain, a atteint près de 15 000 enfants. Délégué aux privés par le gouvernement fédéral, les abris pour migrants privés fonctionnent aujourd’hui à pleine capacité. Ce réseau national de plus de 100 refuges est rempli à hauteur de 92%, selon le ministère de la Santé et les services sociaux américain. Devant cette situation, le gouvernement a envisagé diverses options, notamment la simplification de la procédure de libération des enfants à des parrains aux États-Unis ou l’élargissement du réseau d’abris, arrivé lui à saturation.


La plupart des enfants de migrants détenus dans les campement américains sont des adolescents d’Amérique centrale qui se rendent seuls à la frontière. Nombre d’entre eux échappent à la pauvreté ou aux gangs et envisagent de demander l’asile pour finalement trouver du travail ou aller à l’école aux États-Unis.

Des vagues d’enfants non accompagnés sont arrivées ces dernières années et leur nombre augmente à nouveau. En novembre, selon le service des douanes et de la protection des frontières américain, en moyenne, 175 enfants non accompagnés ont traversé quotidiennement la frontière sud .

Le plus grand refuge pour jeunes migrants du pays se trouve à Tornillo, dans l’ouest du Texas. Environ 3 000 enfants vivent dans des tentes chauffées de couleur sable installées dans le désert à quelques centaines de mètres du Rio Grande.

Tornillo peut accueillir jusqu’à 3 800 enfants, mais cela nécessiterait l’e recrutement de personnel supplémentaire car il y règne déjà une situation insoutenable, rapportée par les médias américains.

Le gouvernement fédéral pourrait également ajouter plus de lits à Tornillo ou ailleurs. Une autre option consiste à libérer les mineurs plus rapidement et les remettre aux parrains qui acceptent de les accueillir- généralement un membre de la famille vivant déjà aux États-Unis. Les enfants restent chez ce parrain tant que leur dossier d’asile est en instance.

L’administration Trump, secouée par la réaction internationale après la diffusion d’images d’enfants dans des cages, s’est voulue rassurante : « nous prenons des précautions supplémentaires pour s’assurer que les enfants ne soient pas menacés ». Cependant, cette même administration n’a pas assoupli la procédure de contrôle des procédures de contrôle de l’identité des réfugiés. Les vérifications des antécédents prennent tellement de temps que la durée moyenne du séjour d’un enfant au refuge de Tornillo aurait dépassé 2 mois.

Ces centres d’accueil pour jeunes ont été soumis à un examen minutieux et aux critiques d’experts en protection de l’enfance. Plusieurs manifestants se sont déplacés de tout le pays vers la clôture de Tornillo pour dénoncer cette installation.

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