Mohcine Jazouli

1ère étape à la normalisation des relations avec Israël : le Maroc conclus quatre accords avec l’Etat hébreu

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L’établissement de relations diplomatiques complètes, pacifiques et amicales entre le Maroc et Israël est sur la bonne voie. Les deux pays ont signé, mardi à Rabat, quatre accords dans plusieurs domaines en marge de la visite historique de la délégation américano-israélienne de haut niveau, reçue en audience royale par Mohammed VI.

Des membres du gouvernement dirigé par le pjdiste Saad Eddine ElOtmani et des hauts fonctionnaires de son administration ont participé mardi à la signature d’accords tel qu’il a été stipulé dans la Déclaration Conjointe signée par le Maroc, les États-Unis et Israël devant le roi Mohammed VI.

Accord 1 : Exemption de visa pour les officiels

Il s’agit d’un accord sur l’exemption de formalités de visa pour les détenteurs de passeports diplomatiques et de service, signé par le ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Mohcine Jazouli et Shlomo Mor-Yosef, Directeur Général de l’Agence de la Population et de l’Immigration.

https://twitter.com/ItayBlumental/status/1341496378267226113

Accord 2 : Services aériens

De même, un mémorandum d’entente dans le domaine de l’Aviation civile a été signé par M. Zakaria Belghazi, Directeur Général de l’Aviation civile au ministre du Tourisme, de l’Artisanat, du Transport aérien et de l’Economie sociale et M. Joel Feldschuh, Directeur de l’Agence de l’Aviation civile.

En reconnaissant l’importance d’assurer des vols directs entre Israël et le Maroc, les deux parties s’engagent à mener des discussions pour la conclusion d’un Accord sur les services aériens.

Accord 3 : Ressources en Eau

En outre, un mémorandum d’entente sur l’Innovation et le développement des ressources en Eau qui prévoit la coopération technique en matière de gestion et d’aménagement de l’Eau, a été signé par M. Hammou Bensaadout, Directeur Général de l’Eau au ministre de l’Equipement, du Transport, de la Logistique et de l’Eau et M. Yechezkel Lifshitz, Directeur Général du ministère des Ressources en Eaux.

Accord 3 : Finances et d’Investissement

Quant au mémorandum d’entente de coopération dans le domaine des Finances et d’Investissement signé par M. Nabyl Lakhdar, Directeur Général de l’Administration des Douanes et Impôts Indirectes relevant du ministère de l’Economie, des Finances et de la Réforme de l’Administration et Mme Shira Greenberg, économiste en Chef, au ministère des Finances, il annonce la promotion des relations économiques entre les deux pays à travers le commerce et l’investissement.

Ce MoU prévoit la négociation d’autres accords devant régir ces relations : «Convention de non double Imposition, Accord sur la Promotion et la Protection des Investissements et Accord sur l’assistance douanière».

La banque de développement dirigée par Adam Boehler porte les accords de promotion des investissements au Maroc et en Afrique concluent entre de Washington et Rabat

Le Royaume du Maroc et les Etats-Unis d’Amérique ont signé, mardi à Rabat, deux accords de coopération destinés à promouvoir les investissements au Maroc et en Afrique lors de la visite de la délégation américano-israélienne de haut niveau. Et c’est la toute nouvelle société américaine de financement du développement international pour le secteur privé, la DFC, lancée en fin 2019, qui porte ces accords en mettant sur la table 5 milliards USD d’investissements.

La DFC qui a fêté une année d’existence le 20 de ce mois de décembre est le fruit de l’adoption de la loi BUILD signifiant en français une « meilleure utilisation des investissements menant au développement » pour consacrer l’engagement des États-Unis envers le financement du développement, et sa volonté de travailler sur les marchés émergents.

Avec un plafond d’investissement de 60 milliards de dollars, la DFC a eu pour mission de catalyser des centaines de milliards de plus et d’investir en actions notamment dans les fonds de capital-investissement sur tout le continent africain.

Le Directeur Général de l’agence, Adam Boehler, a fait partie de la délégation américano-israélien de haut niveau qui a inauguré le premier vol direct entre Tel-Aviv et Rabat. Il a également accompagné Jared Kushner à l’audience royale qui a vu la signature de la Déclaration conjointe entre le Maroc, les USA et Israël. Parmi les points stipulés dans cette déclaration tripartite, figure l’engament des États-Unis et du Maroc à accompagner le développement économique en Afrique. A ce titre, deux accords ont été signés après la signature de la Déclaration Conjointe.

1er accord : 3 Milliards de USD pour des projets au Maroc et en Afrique subsaharienne

Le premier accord, un mémorandum d’entente entre le Gouvernement du Royaume du Maroc et la Société américaine de financement du développement international (United States International Development Finance Corporation-DFC), a été signé par Mohamed Benchaaboun, ministre de l’Economie, des Finances et de la Réforme de l’Administration et M. Adam Boehler, PDG de la Société américaine de financement du développement international.

Ce mémorandum d’entente prévoit de fournir un soutien financier et technique à des projets d’investissement privés, d’un montant de 3 milliards de USD, au Maroc et dans les pays d’Afrique subsaharienne, en coordination avec des partenaires marocains.

«Ravi d’être de retour au Maroc pour lancer 3 initiatives qui mobiliseront 5 milliards de dollars d’investissements au Maroc et dans la région. Ces efforts élargissent @DFCGov + l’investissement américain au Maroc + renforcent son rôle en tant que centre économique pour le continent africain. https://go.usa.gov/xAbFp» a publié Adam Boehler sur Twitter.

2ème accord : Soutien à l’initiative américaine «Prosper Africa»

Le deuxième accord, signé par MM. Mohcine Jazouli, ministre délégué auprès du Ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger et Adam Boehler, est une lettre d’Intention entre le Gouvernement du Royaume du Maroc et le Gouvernement des États-Unis, représenté par la Société américaine de financement du développement international concernant l’initiative américaine «Prosper Africa».

A travers cette lettre d’intention, le Gouvernement marocain exprime son soutien à l’initiative américaine Prosper Africa. Une antenne de cette agence sera ouverte à l’Ambassade des États-Unis à Rabat afin de faciliter l’accès aux investisseurs américains et coopérer ensemble vers l’Afrique.

Pèlerinage de Jared Kushner au tsadik marocain Rabbi Haïm Pinto, un évènement qui a ému la communauté juive marocaine

Les photos du recueillement de Jared Kushner sur la tombe du tsadik et kabbaliste, Rabbi Haïm Pinto Hakatane, à Casablanca ont créé l’événement, ce mercredi 29 mai, au sein de la communauté juive marocaine. Sachant que la visite au Maroc de l’architecte du «Deal du Siècle» est suivie de très près par le monde entier, ce pèlerinage qui a pris la forme d’une quête à la bénédiction du plan de paix au moyen orient, fait d’ores et déjà partie des moments clés de l’histoire du conflit israélo-palestinien.

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Julius Maada Bio, Président de la Sierra Leone, en guest star du FIAD2019

Rarement un président africain, n’a été aussi disponible et aussi accessible dans un événement économique que ne l’a été, le charismatique, Président de la Sierra Leon, Julius Maada Bio. L’ex-putschiste qui a rendu le pouvoir aux civils dans son pays, a marqué la 6e édition du Forum International Afrique Développement par son engagement pour l’intégration économique africaine et son ouverture et son dynamisme dans l’établissement de liens avec les opérateurs économiques marocains.

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Deal GFI-Capital Consulting, le coup de maître de Saloua Karkri-Belkeziz

C’est officiel, GFI Maroc dirigé par Saloua Karkri-Belkeziz, acteur incontournable en matière d’intégration et de mise en œuvre de progiciels de gestion, s’est porté acquéreur de 70% du cabinet de conseil, Capital Consulting, un des leaders nationaux dans le conseil en stratégie. Ses deux fondateurs, Hicham Chebihi Hassani et Abdelmounaim Faouzi, avaient engagé, depuis plusieurs mois, l’ouverture du capital de leur cabinet à de grands groupes internationaux. Ce rachat, qui attend la validation finale du tout nouveau Conseil de la Concurrence présidé par Driss Guerraoui, permettra à GFI Maroc et sa maison mère française GFI informatique qui est elle même détenue par la société qatarie, Mannai Corporation, de mettre la main sur un prescripteur de premier plan agissant au Maroc et en Afrique. Un gisement d’affaires important qui offrirait des perspectives de développement prometteuses.

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À Niamey, la Commission climat pour la région du Sahel met en exergue le leadership du Maroc

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Le sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de la commission climat pour la région du Sahel (CCRS) a ouvert ses travaux aujourd’hui à Niamey et devrait valider un «Plan d’investissement climatique» de près de 400 milliards de dollars sur la période 2018-2030. La CCRS comprend 17 pays, à savoir : le Bénin, le Burkina Faso, le Cameroun, le Cap-Vert, la Côte d’Ivoire, la Gambie, la Guinée-Conakry, Djibouti, l’Ethiopie, l’Érythrée, le Mali, la Mauritanie, le Nigeria, le Sénégal, le Soudan, le Tchad et le Niger.


Plusieurs chefs d’Etat et de gouvernement prennent part à ce sommet. D’une importance stratégique pour la région du Sahel, il devrait permettre d’esquisser une riposte aux changements climatiques. Nasser Bourita, Chef de la diplomatie marocaine, conduit à ce sommet une importante délégation marocaine comprenant notamment le ministre délégué chargé de la Coopération africaine, Mohcine Jazouli et la secrétaire d’Etat chargée du Développement durable, Nezha El Ouafi.

Le Maroc prend en charge les études de faisabilité


Annoncé pour ce sommet, le Roi Mohammed VI n’a pas fait le déplacement. Il a cependant bien été présent lors de la séance inaugurale par un discours lu en son nom par Nasser Bourita. Le Souverain a annoncé aux participants à cette première conférence de chefs d’Etat et de gouvernement de la CCRS que le Maroc prendra en charge les études de faisabilité pour finaliser le Plan d’Investissement Climatique pour la région Sahel. Le roi Mohammed VI a insisté sur l’importance du lancement de ce plan ainsi que de son Programme Régional Prioritaire qui complétera les projets « d’ores et déjà en cours ». La CCRS pourra s’appuyer sur l’expertise du Centre de Compétences Changement Climatique du Maroc (4C Maroc) pour renforcer les capacités de ses membres.

De son côté, le président nigérien Mahamadou Issoufou, président de la Commission climat de la région Sahel a estimé que cette conférence reflète la détermination exprimée par les Etats sahéliens lors des sommets de la COP21 et de la COP22 et du Sommet africain de l’action tenu au Maroc à l’initiative du Souverain. Il a rappelé que la région du Sahel est de plus en plus fragilisée par les effets des changements climatiques, ce qui génère plusieurs phénomènes affectant l’écosystème et affecte de plein fouet les conditions de vie des populations. Il a appelé les partenaires internationaux à se mobiliser et les pays de la région à conjuguer leurs efforts pour relever les défis climatiques.

Leadership royal en matière climatique

Le président nigérien a également remercié le roi Mohammed VI pour les multiples actions en faveur du climat, notamment le lancement de la Commission climat pour le Sahel. Pour sa part, le président de la République du Congo a exprimé sa reconnaissance au Souverain pour son soutien constant à la Commission climat du Bassin du Congo ainsi que pour le soutien «jamais démenti» du Souverain à la Commission climat pour le Sahel. Il a prôné une action concertée et coordonnée pour lutter contre les dérèglements climatiques. Plusieurs dirigeants ont souligné le leadership du roi Mohammed VI dans la lutte contre les changements climatiques dans la région, dont le président gabonais Ali Bongo. Le ministre d’Etat français, ministre de la Transition écologique et solidaire, François de Rugy, a, quant à lui, salué « cette entreprise collective » lancée lors de la COP22.

C’est à l’Europe, à l’Asie et à l’Amérique de réparer les dégâts qu’ils ont causé

« La clairvoyance de SM le Roi Mohammed VI, la volonté politique du président du Niger et la motivation et l’engagement de tous, nous valent d’être rassemblés aujourd’hui pour envoyer un signal fort à la communauté internationale que les dirigeants africains montrent encore une fois leur volonté de prendre en main ensemble leur destin et de prendre toute leur part dans le destin du Monde en lien avec les dérèglements climatiques », a affirmé Francois de Rugy. Le ministre français a imputé la responsabilité des dérèglements climatiques à l’Europe, à l’Amérique et à l’Asie. Selon lui, ces derniers « sont les premiers responsables qui doivent mener une action urgente pour lutter contre les effets des changements climatiques ». La table ronde qui réunira demain les membres de la CCRS et les bailleurs de fonds devrait permettre d’avoir une idée sur les fonds qu’il est possible de mobiliser, étant donné que le plan précité nécessite 400 milliards de dollars.

Des enjeux de taille pour un continent qui se prend en charge

Rappelons que le 1er Sommet Africain de l’Action pour une co-émergence continentale en marge de la COP22 en novembre 2016, tenu à l’initiative du roi du Maroc, a permis de créer trois commissions dédiées respectivement à la région du Sahel, à la région du Bassin du Congo et aux Etats Insulaires. Cette décision incarne l’esprit qui a marqué la « Déclaration de Marrakech », où les dirigeants africains ont réaffirmé leur volonté « de prendre en main le destin du continent, en parlant d’une seule voix et d’unir leurs forces dans la lutte contre le dérèglement climatique pour renforcer la résilience continentale ». Ce n’est donc point un hasard si l’Union Africaine a fait référence au « Premier Sommet africain de l’Action » (Décision 640 du 31/01/2017) et aux trois commissions créées (idem et Décision 669 de janvier 2018). Loin d’être à l’origine de certaines initiatives et de rester les bras croisés, le Maroc a également tout fait pour leur concrétisation comme pour la Commission de la région du Bassin du Congo. Le Maroc est en effet signataire de l’accord de création du Fonds Bleu pour le Bassin du Congo (F2BC). Il faut dire que les enjeux sont de taille. Le premier de taille est l’accomplissement du mandat qui a été confié à ces trois commissions. Le second est d’unir les efforts et fédérer les fonds pour améliorer la résilience des régions africaines à l’impact des changements climatiques et promouvoir un modèle de développement inclusif et durable. Le troisième enjeu est l’amorce de la mise en place des structures de gouvernance et enfin, le lancement et l’opérationnalisation de la 3ème Commission Climat des Etats Insulaires. Autant dire que les participants à ce sommet ont du pain sur la planche…