Mohcine Jazouli - Page 2

Africa Security Forum : Le Maroc un modèle de la lutte antiterroriste

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Depuis les attentats de 2003, le Maroc a opté dans son lutte antiterroriste pour une approche multidimensionnelle basée sur l’anticipation et la coercition. Son expertise lui a permis d’être présent sur plusieurs fronts à la fois pour contrer le terrorisme et souvent pour l’anticiper. Loin d’être isolationniste, le royaume a compris que face à une menace transnationale, seule la coopération entre Etats est à même de la juguler, de l’annihiler. Une évidence que refusent d’admettre aujourd’hui encore certains pays voisins, notamment l’Algérie, qui s’entêtent à ne pas vouloir coopérer sur le plan sécuritaire. Malgré ce handicap de taille, le Maroc a été toujours présent sur tous les fronts. Récemment, Rabat a abrité l’Africa Security forum qui a permis au Maroc d’exposer sa stratégie en matière de lutte antiterroriste.

Cette semaine, le ministère de l’Intérieur a présenté les grandes lignes de la stratégie de lutte contre la criminalité transnationale, qu’il s’agisse de terrorisme, de trafic de drogue ou de traite d’êtres humains. Depuis 2002, le Maroc a démantelé 185 cellules terroriste et mis aux arrêts plus de 3000 terroristes. Téléguidées depuis des pays comme l’Afghanistan, l’Irak, la Syrie ou ceux du Sahel, ces cellules projetaient de commettre des attentats. De par sa position géographique, le Maroc se doit de lutter contre la criminalité transnationale dont le terrorisme, bien que les frontières soient aussi minces que des filaments d’Ariane entre les différentes formes de criminalités.

Le ministère de l’Intérieur estime que « le phénomène du terrorisme a évolué, notamment en matière de cybercriminalité, et qu’il est devenu impératif de trouver les parades adéquates». Dans cette optique, le Maroc a adopté une stratégie visant à protéger les sites électroniques publics et faire face aux tentatives de piratage.

La semaine qui a précédé, le Maroc a participé à Abidjan à un séminaire international sur le thème « Lutte contre le terrorisme aujourd’hui, réflexion, action et coordination » avec la participation de quelque 200 stratèges et experts provenant de 26 pays. L’objectif de ce séminaire était de « fédérer les capacités des différents acteurs de la lutte anti-terrorisme en vue d’apporter une réponse globale aux défis liés à ce phénomène en Afrique et au-delà ». La délégation marocaine a mis en relief la volonté et la capacité du Maroc d’exporter son « expertise probante dans ce domaine, notamment à travers le Bureau central d’investigation judiciaire (BCIJ) » pour apporter « une contribution significative à cette dynamique ouest-africaine de lutte anti-terrorisme qui renforcera la sécurité non seulement sur le plan régional mais dans toute l’Afrique ». Une occasion pour les responsables marocains de rappeler que le Maroc a été le premier pays à intervenir au lendemain de l’attentat du Grand-Bassam en mars 2016 qui avait causé quelque 19 morts. Tenus à huis clos, les travaux ont permis d’étudier les différents moyens pour contrer la menace terroriste.

L’information, le nerf de la guerre

Militant pour un échange de renseignements suivi et régulier entre les Etats concernés par la menace terroriste, le Maroc n’a cessé de militer dans ce sens, malgré les réticences de certains Etats. Et pour cause, ce qui menace un pays aujourd’hui peut très bien menacer un autre demain. De plus, les collusions entre bandes criminelles transfrontalières et organisations terroristes ne sont plus à démontrer. C’est dire que seule la coopération internationale pourra arriver à bout de la menace terroriste. Le Maroc, qui n’a cessé de défendre cette cause et de la mettre en pratique en déjouant des attentats dans d’autres Etats amis, essaie de rallier à cette cause le plus grand nombre d’Etats. Présenté par le Département d’Etat américain dans son rapport 2017 comme un « allié majeur (des Etats-Unis) hors OTAN est un partenaire stable exportateur de sécurité qui assure la formation de responsables sécuritaires, militaires et de police des pays sub-sahariens et participe activement à l’initiative sécurité et défense dans le cadre 5+5, qui traite des questions sécuritaires dans le pourtour méditerranéen », le Maroc est présent partout. Le Département d’Etat ne cache pas que le Maroc est animé par une volonté de stabilisation dans le continent. D’ailleurs, le Maroc, qui co-préside avec les Pays-Bas le Forum Global pour la lutte anti-terroriste (GCTF), est devenu, grâce à son expertise, un acteur essentiel de la lutte antiterroriste non seulement en Afrique, mais aussi en Europe.

Union africaine : Des résultats en demi-teinte pour Paul Kagamé

Le projet de réforme défendu par le Président Rwandais Paul Kagamé lors du XIe Sommet extraordinaire de l’Union africaine qui s’est tenu les 17 et 18 novembre à Addis-Abeba, n’est pas passé comme une lettre à la poste, vu la réticence de plusieurs Etats d’Afrique du Nord et de l’Afrique australe à céder une partie de leurs prérogatives de souveraineté. Présenté comme le sommet de la dernière chance pour faire aboutir les réformes, son bilan est en demi-teinte. Porté personnellement par Paul Kagame, qui a provoqué ce sommet auquel ont pris part 22 chefs d’Etat, le projet n’a pas été adopté en entier. Son objectif est de rendre l’UA plus indépendante et le processus de prise de décision plus rapide en donnant à l’organisation les moyens de ses ambitions grâce à l’autofinancement. Force est de constater qu’au terme de ce sommet, plusieurs Etats membres continuent de percevoir la commission de l’UA comme un simple secrétariat chargé d’exécuter les décisions des chefs d’Etats. Il n’empêche que c’est la première fois que les chefs d’Etats africains se réunissent pour parler de réformes.

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Mohcine Jazouli plaide pour une rupture créative de la politique économique du Maroc en Afrique

La onzième édition du Forum international MEDays a été marquée cette année par la présence active du ministre délégué chargé de la Coopération Africaine, Mohcine Jazouli. Participant à la cérémonie de lancement officiel de l’événement mais également à l’accueil du président burkinabé Roch Marc Christian Kaboré, invité d’honneur des MEDays2018, Mohcine Jazouli a choisi les MEDays pour distiller, dans son discours d’ouverture, et dans un style policé, sa vision disruptive de la politique économique du royaume en Afrique. Immigration, digitalisation, financements, autant de sujets sources d’inquiétudes pour les gouvernements africains dans lesquels l’ancien consultant en stratégie voit des gisements extraordinaires de développement, plaidant pour une rupture créative avec le référentiel du monde passé.

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#MEDays2018 : Le Maroc à la CEDEAO, une candidature disruptive

Repenser le monde avec son imprévisibilité, ses chocs, les nouveaux paradigmes qu’il impose, est le défi que devront relever au cours de quelques jours 3.500 participants dont l’invité d’honneur est le Président du Burkina Faso, Roch Marc Christian Kaboré. « Nous assistons à un renversement des grilles de lecture traditionnellement mises en avant. En matière de relations internationales, cette disruption, une rupture nette qui oblige à la recomposition, est particulièrement sensible.» C’est en ces termes que Brahim Fassi Fihri, Président de l’Institut Amadeus a introduit le thème choisi pour le 11ème Forum MEDays.

Cheikha Hassa Saad Al-Abdallah Al-Salem Al-Sabah reçevant le prix MEDays

La cérémonie d’ouverture des MEDays2018 a été marquée par la remise du Prix MEDays à la présidente du Conseil des femmes d’affaires arabes, Cheikha Hassa Saad Al-Abdallah Al-Salem Al-Sabah, en reconnaissance de ses efforts en faveur de la promotion de la cause féminine dans le monde arabe et en Afrique.

Au cours de cette cérémonie, Mohcine Jazouli, ministre délégué chargé de la coopération africaine a assuré que « l’objectif principal de ces prochains jours de tables-rondes et de débats sera de réfléchir le monde de demain, d’ouvrir le champ des possibles, de participer à l’émergence de nouvelles pistes, porteuses de nombreux espoirs ».

Lors de la première journée de ce Forum, les débats ont porté sur l’adhésion du Maroc à la CEDEAO. Les participants se sont montrés optimistes quant à la demande formulée par le Maroc en 2017. La question est actuellement à l’étude au sein d’un groupe de travail composé d’Etats membres de cette communauté. Au cours des travaux de la journée, Moustapha Cissé Lo, président du Parlement de la CEDEAO, a réaffirmé le soutien de son institution au dossier marocain. «La CEDEAO a déjà donné son accord de principe à l’adhésion du Maroc, la souveraineté de notre communauté ne peut que se renforcer par l’intégration d’un nouveau membre comme le Royaume», a-t-il déclaré. « Le Maroc est un grand pays, sur qui il faut compter pour bâtir une plus grande puissance politique et économique régionale, capable de peser de manière plus accrue lors des négociations internationales », a ajouté l’orateur qui a salué la demande d’adhésion du Maroc à la CEDEAO.

Si certaines ONG et fédérations professionnels ont peur d’une prédation des entreprises marocaines, Brahim Fassi Fihri se veut rassurant. «Il ne faut pas avoir peur du Maroc et de la place qu’il peut occuper en Afrique, car nous sommes déjà le 1er investisseur en Afrique de l’Ouest. La dynamique de l’intégration régionale économique est inéluctable, et les réticences exprimées à l’égard du Maroc émanent pratiquement des mêmes parties qui ont critiqué la création de la ZLECAF (zone de libre-échange africaine)», a-t-il affirmé.

Si le Maroc est intégré dans la CEDEAO, il deviendra la 15ème puissance économique mondiale et la 10ème en 2030. Le Maroc entretient des relations séculaires avec les Etats d’Afrique de l’Ouest et les axes de coopération sont multiples que ce soit dans le domaine industriel, agricole, sécuritaire, politique ou économique. Des domaines où le Maroc a développé une expertise.

Lors de cette édition, plusieurs sujets sont débattus dont l’intégration régionale et continentale, les défis sécuritaires en Afrique, les nouvelles dynamiques de coopération, et les enjeux économiques et diplomatiques face aux disruptions de l’ordre international. 3.500 personnes assistent à cet événement, entre intervenants de renommée mondiale, participants et experts qui travaillent en ateliers pour trouver des pistes pour de meilleures relations de coopération Nord-Sud et Sud-Sud dans le cadre d’un partenariat d’égal à égal et gagnant-gagnant.

Réunion du G20 à Berlin : Le Maroc partenaire de l’initiative Compact with Africa

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Pour soigner le mal, il faut l’attaquer à la racine, là où il existe. C’est partant de ce constat que le G20 a choisi de s’ouvrir sur l’Afrique pour combattre le sous-développement, et à travers lui, l’immigration qui est devenue un véritable défi pour les pays développés. Le Maroc est bien placé pour jouer les premiers rôles étant donné son ouverture sur l’Afrique et le prestige dont il jouit. Il pourrait s’avérer un bon relais de croissance. Berlin a ainsi vécu l’espace de deux jours au rythme de l’Afrique à l’occasion du « G20 compact with Africa » auquel prennent part onze pays africains dont le Maroc.

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Rien ne va plus à la tête de la diplomatie marocaine

L’agenda des trois ministres à la tête de la diplomatie marocaine est très chargé. Alors que Nasser Bourita était attendu à Rome pour représenter le Maroc à une réunion interministérielle Italie-Afrique, son «collègue» Mohcine Jazouli, ministre délégué à la Coopération africaine, était, de son côté, censé assister à l’événement de 2M, les «Panafricaines » organisé à Casablanca, pendant que Mounia Boucetta doit se rendre prochainement à Séoul à la tête d’une forte délégation pour assister à la haute commission mixte Maroc-Corée du Sud.

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Nations Unies : Un dispositif marocain de choc pour faire avorter les manoeuvres de Pretoria et d’Alger

Quand Nasser Bourita s’accapare les micros et les pupitres à l’ONU, d’autres balisent le terrain et défrichent les champs minés par les adversaires du Maroc. Et quand Nasser Bourita, connu pour aimer travailler seul et faire le vide autour de lui, multiplie les entretiens protocolaires avec ses homologues étrangers, d’autres préparent les dossiers de fond, analysent les situations ad hoc et tentent d’anticiper les coups bas notamment ceux des délégations de l’Algérie et de l’Afrique du sud. Nasser Bourita, chef de la délégation marocaine à New York pour deux jours ne l’est plus depuis quelques heures, et c’est Saad Eddine El Othmani qui a été dépêché aux Nations unies pour représenter le Maroc aux travaux de la 73ème session de l’Assemblée générale. En plus du chef de la diplomatie marocaine, le chef du gouvernement sera épaulé dans cette mission par Mohamed Yassine Mansouri et Omar Hilale qui sont les véritables chevilles ouvrières de ce «commando» qui a dû faire face, lundi, à un examen difficile lors du Sommet de la paix Nelson Mandela, tenu à New York.

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