Mohcine Jazouli - Page 4

Mohammed VI s’adressant au sommet de Kigali : Le rendez-vous d’aujourd’hui est historique

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A l’occasion du Sommet extraordinaire des Chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union Africaine qui a lancé la création de la zone de libre‑échange la plus large au monde, le Roi Mohammed VI a adressé un discours aux participants dont lecture a été donnée par le Chef du gouvernement, Saâd Eddine El Othmani. Ci-après le texte intégral du discours royal.


“Louange à Dieu,.

Paix et Salut sur le Prophète, Sa Famille et Ses Compagnons.

Monsieur le Président Paul Kagamé, Président en exercice de l’Union Africaine,

Mesdames et Messieurs les Chefs d’Etat et de Gouvernement,

Son Excellence Moussa Faki Mahamat, Président de la Commission de l’Union Africaine

Excellences, Mesdames et Messieurs,

Je voudrais tout abord, adresser Mes sincères remerciements à Notre Auguste Hôte, Mon Frère le Président Paul Kagamé, Président en exercice de l’Union Africaine, pour les efforts déployés en vue d’assurer à ce Sommet Extraordinaire les meilleures conditions de succès.

Le rendez-vous d’aujourd’hui est historique. La création de la zone de libre‑échange la plus large au monde, avec la population la plus jeune du monde, représente un acte majeur de notre volonté commune de construire l’Afrique de demain.

Je voudrais également saisir cette opportunité pour saluer les importants efforts de réforme entrepris, sous son impulsion, afin d’adapter notre Organisation aux défis, présents et à venir, auxquels est confronté notre continent. A cet égard, Je tiens à lui réitérer le plein soutien du Royaume du Maroc.

Mes remerciements vont également à Son Excellence Monsieur Moussa Faki Mahamat, Président de la Commission de l’Union Africaine, pour sa détermination indéfectible à insuffler une dynamique nouvelle au travail de la Commission, et à accompagner l’élan des réformes au sein de Notre Organisation.

Le rendez-vous d’aujourd’hui est historique. La création de la zone de libre‑échange la plus large au monde, avec la population la plus jeune du monde, représente un acte majeur de notre volonté commune de construire l’Afrique de demain.

En effet, elle inaugure de nouvelles perspectives, de nouvelles pratiques et de nouveaux mécanismes de solidarité. Une zone de libre-échange continentale stimule les capacités, le savoir, l’intelligence et surtout répond à l’envie et au désir de notre jeunesse de construire une Afrique forte et intégrée.

Le lancement aujourd’hui de la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine constitue un jalon crucial dans le développement multiforme de l’Afrique. Cette zone de libre-échange représente une initiative de l’Afrique et pour l’Afrique.

Excellences, Mesdames et Messieurs,

L’Afrique est en mouvement, à tous les niveaux, et dans tous les domaines. Elle regorge de richesses naturelles et de potentialités humaines. Nous avons pu l’observer à l’occasion des nombreuses visites effectuées dans les différentes régions de notre Continent.

Nous avons pu également constater la nécessité impérieuse d’une communauté africaine soudée et ambitieuse. A ce titre, le retour du Maroc au sein de sa famille institutionnelle traduit avec force cette détermination fédératrice, de même que notre attachement indéfectible à la cohérence, à l’unité, à l’intégrité territoriale et à la solidarité africaine.

Le lancement aujourd’hui de la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine constitue un jalon crucial dans le développement multiforme de l’Afrique. Cette zone de libre-échange représente une initiative de l’Afrique et pour l’Afrique.

Elle prolonge et conforte les nombreuses mesures prises par nos pays respectifs en faveur du commerce intra-africain. Elle catalysera les investissements, stimulera la croissance économique, développera les interconnections continentales et apportera un dynamisme nouveau à l’intégration en Afrique. Il s’agit là d’une démarche pragmatique pour une Afrique intégrée, prospère, en phase avec les réalités internationales.

Le Plan d’action de Lagos pour le développement de l’Afrique de 1980 et le Traité d’Abuja de 1991 ont établi les Communautés Économiques Régionales en tant que fondement de l’intégration africaine. Aujourd’hui, la voie vers l’établissement effectif d’une zone de libre‑échange continentale est largement tracée par les nets progrès enregistrés en la matière au niveau de ces Communautés, qui, pour certaines, sont déjà au stade de l’union douanière.

L’Afrique est en passe de devenir un laboratoire du monde numérique.

Excellences, Mesdames, Messieurs

De par sa propre expérience, le Maroc sait pertinemment que l’ouverture économique et l’établissement de zones de libre‑échange avec des partenaires du Nord comme du Sud suscitent souvent des inquiétudes légitimes et induisent certains défis qu’il importe de relever à la faveur de mécanismes appropriés.

Il est indéniable qu’une fois ces inquiétudes et ces défis dûment pris en charge, les vertus de l’ouverture économique s’avèrent tangibles et ses plus-values bénéfiques au développement de l’économie nationale et à l’émergence de nouvelles filières.

Aller à l’encontre de cette dynamique à l’échelle continentale reviendrait à retarder l’Afrique, sa compétitivité, et son développement.

En ce sens, le Maroc croit à un co-développement fondé sur la coopération intra‑africaine et la complémentarité économique, sur la solidarité active et la mutualisation des moyens et des efforts. Il s’agit là, somme toute, des conditions inhérentes à toute croissance inclusive, au développement humain et durable de notre continent. A terme, l’objectif est d’ériger notre Continent en force dynamique et en acteur majeur sur la scène internationale, au bénéfice de nos populations.

L’Afrique doit s’unir, dans l’objectif ultime de bâtir une économie continentale prospère

Le développement du continent Africain et de ses échanges commerciaux devra également tenir compte des développements technologiques mondiaux et transformer le déficit de nos échanges intracontinentaux en une vraie opportunité pour le développement des nouvelles technologies digitales.

L’Afrique est en passe de devenir un laboratoire du monde numérique. Le digital est en train de changer le visage de notre continent, porté par une jeunesse inventive, créative et audacieuse. Ce saut numérique est le fruit de jeunes startups actives dans le domaine de la finance, des télécoms, de l’industrie et de l’agroalimentaire, pour ne citer que ces domaines. C’est souvent une population jeune et à faible revenu qui est au cœur de ce processus d’innovation ; elle doit par conséquent être au cœur de nos politiques publiques.

Excellences, Mesdames et Messieurs,

Nous sommes réunis ici pour décider de l’avenir économique et commercial de notre continent. Aujourd’hui plus que jamais, il s’avère nécessaire de connecter les marchés africains de manière pérenne.

La Zone de Libre-Échange Continentale Africaine est un instrument essentiel pour promouvoir ce nouveau paradigme de développement économique centré sur l’innovation, la diversification et l’échange solidaire. L’Afrique doit s’unir, dans l’objectif ultime de bâtir une économie continentale prospère fondée sur la croissance inclusive et le développement durable, une économie qui soutient et stimule l’entreprenariat et la création de richesses.

C’est précisément pour répondre à ces aspirations légitimes que les différentes étapes des négociations ont permis l’émergence de ce cadre juridique idoine que constitue la Zone de Libre‑Echange Continentale Africaine.

A cet égard, Nous saluons l’action déterminée et le leadership de Son Excellence Monsieur Issoufou Mahamadou, Président de la République du Niger, catalyseur de tous les efforts de négociations qui permettront une mise en œuvre efficiente de cette zone de libre‑échange.

Cette Zone envisagée n’est plus une illusion ou un simple projet : les résultats obtenus dans un esprit de compromis sont équilibrés et ils reflètent les attentes et les préoccupations de tous. L’enthousiasme et le dynamisme avec lesquels les rounds de négociations ont été menés ont permis d’envisager la libéralisation du commerce des marchandises, à un taux d’ambition de 90%.

Nous construisons l’Afrique de demain, celle que nous allons laisser à nos enfants.

Par ce premier résultat tangible, tous les Etats, qui sont partie prenante, manifestent ainsi leur volonté d’ouverture et d’élargissement des marchés, tout en respectant les spécificités des économies nationales, notamment les industries naissantes et les activités économiques des populations vulnérables.

C’est dans le même esprit qu’il nous appartient de mener les négociations à venir sur des questions tout aussi importantes, tels les conditions d’une saine concurrence, le respect de la propriété intellectuelle ou encore la promotion des investissements.

C’est alors seulement que nous pourrons donner une voix commerciale unique à l’Afrique.

Excellences, Mesdames et Messieurs,

Nous construisons l’Afrique de demain, celle que nous allons laisser à nos enfants. Nous la construisons sur des bases économiques solides, pour que les innombrables ressources de notre continent bénéficient en priorité aux peuples africains.

Pour construire cette Afrique de demain, celle qui reprend son destin en main, bien des étapes ont été franchies et bien d’autres seront nécessaires. Nous devons les parachever de telle sorte qu’en aucune façon, notre développement économique ne soit plus tributaire de volontés externes.

Je vous remercie.

Wassalamou alaikoum warahmatoullahi wabarakatouh”.

Avec MAP

Saâd Eddine El Otmani conduit la délégation marocaine à Kigali

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Contrairement à ce qui a été annoncé antérieurement, on apprend de sources bien informées que c’est le chef du gouvernement, Saâd Eddine El Otmani, qui représentera le Roi Mohammed VI au sommet extraordinaire sur la zone de libre-échange africaine qui s’ouvre mercredi 21 mars à Kigali, la capitale du Rwanda, en lieu et place de Nasser Bourita, ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale, initialement annoncé pour cette mission.

Saâd Eddine El Othmani, qui a interrompu son voyage à Brasilia, doit arriver dans la nuit de mardi à mercredi à Kigali en provenance du Brésil où il a conduit une délégation de haut niveau pour prendre part au VIIIe Forum mondial de l’eau qui se poursuit à Brasilia jusqu’au 23 mars courant.

La délégation marocaine comprend dans ses rangs, notamment, le ministre délégué aux Affaires africaines, Mohcine Jazouli, l’ambassadeur du Maroc auprès de l’UA, Nezha Alaoui M’hammedi et l’ambassadeur-directeur général de l’AMCI, Mohamed Methqal.

Nasser Bourita représentera le roi Mohammed VI au sommet extraordinaire sur la zone de libre-échange africaine

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Le Maroc prendra part, le mercredi 21 mars, à Kigali, au Rwanda, à la réunion du Sommet extraordinaire de l’Union Africaine dédiée à la mise en place d’une Zone de libre échange continentale africaine. Le roi Mohammed VI y sera représenté par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Nasser Bourita, apprend-on de source bien informée.

Le Xe sommet au niveau des Chefs d’Etat et de gouvernement sera consacré à la signature d’un accord qui lancera la Zone de libre-échange continentale africaine. La libéralisation progressive du commerce de l’Afrique dans les années à venir offrira de nouvelles opportunités aux entreprises africaines de rivaliser et de coopérer au-delà des frontières et d’établir une portée continentale.

Lundi, le ministre délégué chargé de la Coopération africaine, Mohcine Jazouli, dirigeait la délégation marocaine qui participait à la réunion du Conseil exécutif de l’Union Africaine qui se tient en préparation du Sommet sur la mise en place d’une Zone de libre échange continentale africaine.

Mohcine Jazouli en éclaireur à Kigali pour préparer le sommet extraordinaire sur la zone de libre-échange africaine

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Le Maroc a pris part, lundi à Kigali, capitale du Rwanda, à la réunion du Conseil exécutif du Sommet extraordinaire de l’Union Africaine dédiée à la Zone de libre échange continentale africaine. Le royaume était représenté par le ministre délégué chargé de la Coopération africaine, Mohcine Jazouli. Cette rencontre se tient en préparation au Xe sommet au niveau des Chefs d’Etat et de gouvernement prévu le 21 mars qui sera consacré à la signature d’un accord qui lancera la Zone de libre-échange continentale africaine. La libéralisation progressive du commerce de l’Afrique dans les années à venir offrira de nouvelles opportunités aux entreprises africaines de rivaliser et de coopérer au-delà des frontières et d’établir une portée continentale. Seule voix dissonante, le Nigeria qui a décidé de suspendre sa participation à l’accord de libre-échange.

Les dirigeants des 55 pays d’Afrique qui se réuniront mercredi à Kigali, au Rwanda, feront du continent la plus grande zone de libre-échange créée depuis la création de l’Organisation mondiale du commerce. Lire ici

Nasser Bourita attendu en Azerbaïdjan

Le chef de la diplomatie marocaine, Nasser Bourita, se rendra lundi 5 mars en Azerbaïdjan pour une visite officielle. Il y effectuera plusieurs rencontres de haut niveau avec les responsables azerbaïdjanais, à leur tête son homologue Elmar Mammadyarov. Le lendemain, le mardi 6 mars, Bourita est attendu à Lisbonne à la tête d’une importante délégation pour y rencontrer l’envoyé spécial du Secrétaire général des Nations unies pour le Sahara.

L’organisation des prérogatives semble se clarifier au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale. Alors que Mohcine Jazouli est désormais le monsieur Afrique dans le département, et Mounia Boucetta chargée des Affaires globales, le ministre, lui, peut se concentrer sur son terrain de prédilection, à savoir les relations multilatérales.

À Bakou, Nasser Bourita préparera les dossiers de la première réunion de la haute Commission mixte sur la coopération bilatérale entre le Gouvernement de la République d’Azerbaïdjan et le Gouvernement du Royaume du Maroc.

Les ministres des Affaires étrangères des deux pays tiendront à cet effet une conférence de presse conjointe pour y développer le détail de la coopération entre les deux pays.

Le Maroc s’intéresse de plus en plus au continent asiatique et cherche à y développer de nouveaux partenariats, voire de nouveaux marchés. C’est dans ce cadre que les ambassadeurs des pays asiatiques accrédités à Rabat ont été conviés, le 9 février dernier, à une importante réunion au siège du département des Affaires étrangères pour réfléchir aux meilleurs moyens de donner un coup de fouet aux relations Maroc/Asie.

Mohcine Jazouli et Akhannouch en force à Abuja à la Conférence internationale sur le Lac Tchad

Avec l’appui de l’Unesco, se tient à Abuja, du 26 au 28 février, une conférence internationale sur le Lac Tchad sur le thème : «Sauver le Lac Tchad pour revitaliser l’écosystème du bassin pour une subsistance durable, la sécurité et le développement ». Co-organisé par le gouvernement nigérian et la Commission du bassin du lac Tchad, l’événement a pour objectif d’élaborer un programme complet pour sauver le Lac Tchad de la disparition. Le Maroc y est présent avec une forte délégation comprenant Aziz Akhannouch et Mohcine Jazouli.


Invité à cette conférence par le président du Niger Mahamadou Issoufou, en sa qualité de Président en exercice de la Commission du Bassin du Lac Tchad, le Roi Mohammed VI a chargé Aziz Akhannouch et Mohcine Jazouli de conduire la délégation marocaine qui participe à cet important événement qui se tient dans la capitale du Nigeria, Abuja. Le ministre marocain de l’Agriculture et son collègue chargé des Affaires africaines auront des entretiens en marge de la conférence avec plusieurs chefs des délégations participantes notamment africaines sur les sujets d’intérêt commun.

Plusieurs chefs d’Etat de la région ainsi que les représentants des États concernés, les institutions internationales, des bailleurs de fonds internationaux et des experts, participent à la conférence qui vise à obtenir un soutien mondial pour la restauration et la sauvegarde de l’écosystème du bassin du Lac Tchad qui est en voie d’assèchement et de disparition.

Les enjeux liés à la situation du bassin du Lac Tchad sont à la fois environnementaux, sécuritaires, politiques, géopolitiques, économiques et sociaux.

Le bassin du Lac, qui fournit de l’eau à plus de 30 millions de personnes au Tchad, au Cameroun, au Niger et au Nigeria, représente 8% de la superficie du continent. En 2000 ans, sa taille a été réduite de 2 millions de km2, à 4 516 km2 en 2012 pour atteindre 2 500 km² aujourd’hui, en raison des effets conjugués des changements climatiques et de la surexploitation des eaux. L’économie de la région est très vulnérable aux périodes de sécheresse, le bassin dépendant entièrement des ressources hydriques et de la biodiversité.

Parmi les points à l’ordre du jour, les conférenciers auront à discuter d’un projet titanesque dont l’objectif est de remplir le Lac Tchad. Baptisé « Projet de transfert des eaux du Bassin du Congo au Lac Tchad» ou «Transaqua», l’étude de faisabilité du projet est menée par un consortium sino-italien regroupant la compagnie italienne Bonifica, à l’origine du projet, et le géant chinois The power construction corporation of China -PowerChina, une entreprise connue pour avoir participé à la construction du barrage des Trois-Gorges, au cœur de la Chine, considéré comme le plus grand barrage au monde.