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Iran - Page 2

Urgent – Donald Trump a donné l’ordre à la marine de détruire les bateaux iraniens qui s’approcheraient trop des navires américains

Donald Trump a donné l’ordre mercredi à la marine américaine de tirer et détruire tous les bateaux iraniens qui s’approcheraient trop des navires de son pays.

La décision du président américain intervient une semaine après que des embarcations iraniennes se soient approchées de manière agressive de bateaux américains dans les eaux du Golfe et le même jour de l’annonce de la mise sur orbite d’un satellite militaire iranien.

Les deux pays sont frappés de plein fouet par les répercussions économiques et sociales de la pandémie du coronavirus. Une situation qui s’est aggravée avec le crash historique du prix de pétrole qui secoue les marchés depuis lundi.

Tous les ingrédients d’une escalades militaires sont réunis.

Vidéo : L’Iran lance son premier satellite militaire

L’Iran a annoncé le lancement «avec succès» mercredi d’un premier satellite militaire, deux mois après l’échec de la mise en orbite d’un satellite scientifique et dans un contexte de tensions avec Washington qui perdurent malgré la pandémie de nouveau coronavirus.

L’annonce a été faite par les Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique qui a salué sur son site internet «une grande réussite et un nouveau développement dans le domaine de l’espace pour l’Iran islamique».

Le satellite, baptisé Nour, a été «lancé avec succès ce matin à partir du lanceur Qassed depuis le désert de Markazi (centre) en Iran »» a indiqué le site Sepahnews, organe des Gardiens.

Le satellite Nour (Lumière en persan) a «orbité autour de la Terre à 425 km», selon la même source.

La télévision d’Etat a diffusé des images de ce qu’elle a présenté comme étant le satellite, monté sur une fusée pour le lancement de mercredi.

Le fuselage de la fusée porte le nom de l’engin, baptisé Qassed (Messager en persan). Et sur un côté on pouvait lire l’inscription: « Gloire à Dieu qui a mis cela à notre disposition ».

Il n’y avait aucun moyen de vérifier de manière indépendante ce lancement.

Disant avoir visité le site de lancement il y a trois semaines, le ministre iranien des Télécommunications Mohammad Javad Azari Jahromi a salué mercredi «une grande réalisation nationale», exprimant ses « sincères félicitations à la force aérospatiale des Gardiens »

«Ils sont excellents», a-t-il ajouté sur Twitter, en allusion au satellite et au «lanceur à combustible solide à trois étages» utilisé pour l’opération.

Ce lancement survient plus de deux mois après l’échec le 9 février de la mise en orbite d’un satellite d’observation scientifique, baptisé Zafar (Victoire en persan).

Le lancement du Zafar avait été condamné par la France et les Etats-Unis qui ont accusé Téhéran de vouloir renforcer ses compétences dans le domaine des missiles balistiques par le biais du lancement de satellites.

Les Etats-Unis avaient qualifié notamment le tir par Téhéran d’une fusée chargée du lancement d’un satellite en janvier 2019 de «provocation» et de violation de la résolution 2231 du Conseil de sécurité de l’ONU.

Cette résolution appelle l’Iran à «ne mener aucune activité liée aux missiles balistiques conçus pour pouvoir emporter des charges nucléaires, y compris les tirs recourant à la technologie des missiles balistiques».

Affirmant n’avoir aucun projet de se doter de l’arme atomique, Téhéran assure que ses programmes balistique et spatial sont licites et ne violent pas la résolution.

En pleine pandémie

L’hostilité de longue date entre Téhéran et Washington a été exacerbée depuis que Washington a décidé en mai 2018 de dénoncer unilatéralement l’accord international sur le nucléaire iranien (conclu en 2015) et de rétablir des sanctions économiques punitives contre Téhéran.

Les tensions ont atteint un nouveau pic après l’élimination du puissant général iranien Qassem Soleimani, tué dans une frappe de drone américaine à Bagdad le 3 janvier.

Et tout récemment, un nouvel incident a mis face à face le 15 avril l’US Navy et les Gardiens de la Révolution dans les eaux du Golfe.

L’Iran se considère comme le gendarme du Golfe et dénonce la présence militaire occidentale dans ce bras de mer crucial pour l’approvisionnement mondial en pétrole.

L’annonce du lancement du satellite militaire mercredi intervient sur fond de grave crise sanitaire en Iran, pays parmi les plus touchés par la pandémie du nouveau coronavirus.

La République islamique accuse les États-Unis de «terrorisme économique», Téhéran devant faire face à la fois à l’épidémie et aux sanctions américaines qui étouffent son économie depuis leur retour en 2018.

Depuis plusieurs semaines, l’Iran estime que les sanctions américaines contre Téhéran affaiblissent sa capacité à lutter contre la pandémie.

Celles-ci asphyxient financièrement le pays et restreignent ses capacités à emprunter sur le marché international.

Sur le papier, les biens humanitaires (médicaments, équipements médicaux notamment) échappent aux sanctions, mais en réalité, les banques internationales préfèrent généralement refuser une transaction impliquant l’Iran, quel que soit le produit concerné, plutôt que de courir le risque de s’exposer à des représailles des Etats-Unis.

Téhéran a annoncé en mars avoir demandé au Fonds monétaire international (FMI) une ligne de crédit d’urgence pour un montant pouvant s’élever à environ 5 milliards de dollars.

Mais Washington, qui mène une campagne de « pression maximale » contre l’Iran, a indiqué n’avoir aucune intention d’autoriser un tel prêt, accusant Téhéran d’utiliser ses ressources pour financer « le terrorisme à l’étranger ».

L’Iran a enregistré officiellement près de 5.300 morts du nouveau coronavirus et environ 85.000 cas de contamination, soit le bilan le plus lourd du Moyen-Orient.

Certains, à l’étranger comme à l’intérieur du pays, estiment que ces chiffres sont sous-estimés, évoquant quatre à cinq fois plus de morts.

Game of drones: l’Iran se dote de trois drones d’une portée de 1.500 km trois mois après l’élimination du général Soleimani à Bagdad

L’armée iranienne est désormais dotée de trois nouveaux drones capables de transporter des bombes sur une distance allant jusqu’à 1.500 kilomètres, a annoncé ce samedi 18 avril le ministre de la Défense du pays, Amir Hatami, à la télévision iranienne. Il a précisé que ces trois nouveaux dispositifs avaient été fabriqués par l’Iran.

Selon lui, ces drones, capables de surveiller à une distance considérable les mouvements de l’ennemi, peuvent servir à des missions de renseignement, mais aussi au combat, les engins pouvant être lestés de bombes et de missiles.

Et de préciser que les nouveaux drones étaient capables d’opérer à une altitude maximale de 13.700 mètres et disposaient d’un rayon d’action allant jusqu’à 1.500 kilomètres.

Les drones ont été fabriqués par l’industrie militaire iranienne, avec la participation des scientifiques du pays, a précisé le ministre qui estime que ces engins pourront améliorer le niveau de la défense du pays.

Le président iranien Hassan Rohani et son ministre des affaires étrangères Mohammad Javad Zarif mènent depuis la mi-mars une offensive diplomatique en vue d’alléger des mesures susceptibles de compliquer la lutte contre l’épidémie.

La tension est montée d’un cran ce mercredi après un incident rapporté par le pentagone dénonçant des manoeuvres «dangereuses» d’embarcations des Gardiens de la révolution iraniens à proximité de navires de guerre américains patrouillant dans le Golfe.

11 vedettes du corps des Gardiens de la Révolution iraniens, «se sont approchées à plusieurs reprises et ont harcelé» six navires de guerre américains qui effectuaient une mission conjointe de surveillance des voies maritimes dans les eaux internationales du nord du Golfe.

Coronavirus: l’Iran compte officiellement plus de 3.000 morts

Les autorités iraniennes ont annoncé mercredi 138 nouveaux décès dus au coronavirus, ce qui porte à plus de 3.000 morts le bilan officiel de la pandémie en Iran, un des pays les plus touchés par la maladie du Covid-19.

Dans ce contexte de pandémie, le président iranien Hassan Rohani a de son coté estimé que les Etats-Unis avaient raté une «opportunité historique» de lever leurs sanctions contre Téhéran.

Officiellement, l’Iran a recensé au total 3.036 décès dus au nouveau coronavirus et 2.987 nouveaux cas ces dernières 24 heures, portant le total des cas confirmés à 47.593, a indiqué Kianouche Jahanpour, porte-parole du ministère de la Santé lors de son point de presse quotidien en ligne.

Emergency medical staff wearing protective suits, sit in an ambulance while transferring a patient with coronavirus disease (COVID-19) to Masih Daneshvari Hospital, in Tehran, Iran March 30, 2020. WANA (West Asia News Agency)/Ali Khara via REUTERS

Il a précisé que 15.473 personnes hospitalisées étaient guéries.

Evoquant la pandémie, Rohani avait auparavant critiqué les Etats-Unis, en estimant qu’ils avaient manqué une «opportunité historique (…) de prendre une voie inverse que la leur, mauvaise, et pour une fois, de dire à leur nation qu’ils ne sont pas contre le peuple iranien».

Les Etats-Unis «n’ont pas retenu la leçon même durant cette situation mondiale difficile (…). C’était une question humanitaire. Personne ne les aurait accusés de revenir» sur leur position, a-t-il ajouté durant une réunion gouvernementale retransmise à la télévision.

Le président américain Donald Trump s’est retiré unilatéralement en mai 2018 de l’accord international sur le nucléaire iranien, et a rétabli des sanctions économiques dures, visant principalement les secteurs pétrolier et bancaire iranien.

Les biens humanitaires, notamment le matériel médical et les médicaments, sont techniquement exempts.

L’Allemagne, la France et la Grande-Bretagne, encore parties à l’accord, ont récemment indiqué avoir livré du matériel médical à l’Iran dans le cadre du mécanisme de troc Instex permettant de contourner les sanctions américaines, utilisé pour la première fois.

Créé en janvier 2019 par les Européens pour contourner les sanctions américaines, Instex a pour but d’encourager le commerce de biens non sanctionnés, dans lequel les entreprises hésitent aussi à s’aventurer, par peur de se retrouver dans le viseur américain.

L’Iran a également reçu des équipements médicaux ou une aide financière de plusieurs pays comme l’Allemagne, l’Azerbaïdjan, la Chine, les Emirats arabes unis, la France, la Grande-Bretagne, le Japon, le Qatar, la Russie et la Turquie.

Après avoir tout fait pour éviter d’imposer des mesures de confinement ou de quarantaine, le gouvernement iranien a décidé le 25 mars d’interdire tout déplacement entre les villes. La mesure, qui est entrée en vigueur deux jours plus tard et s’applique jusqu’au 8 avril, pourrait être prolongée.

Sans être officiellement confinés, les habitants sont appelés depuis plusieurs semaines à rester chez eux «autant que possible».

La CIA serait impliquée dans les manifestations en Iran

Les autorités iraniennes ont annoncé aujourd’hui avoir arrêté huit personnes soupçonnées d’être liées à la CIA . Une déclaration qui vient quelques heures seulement après que le guide suprême d’Iran, Ali Khamenei, ait affirmé que son peuple aurait réussi de déjouer un complot dangereux, pour lequel des milliards de dollars avaient été dépensés.

Les autorités iraniennes accusent principalement les Etats-Unis et Israël d’avoir été à l’origine de ces troubles déclenchés par une hausse du prix de l’essence et survenus lors des manifestations déclenchées le 15 novembre. Elles ont affirmé avoir rétabli l’ordre au bout de quelques jours.

Dans une apparente tentative d’empêcher la diffusion d’images des violences, Téhéran avait bloqué internet, et l’accès est revenu ces derniers jours, sauf pour le réseau mobile qui en est encore largement privé jeudi, selon des correspondants de l’AFP.

L’organisation de défense des droits humains Human Rights Watch (HRW) a affirmé mercredi que le pouvoir avait «dissimulé délibérément» le bilan des morts et des arrestations dans la répression des rassemblements qui ont gagné des dizaines de villes.

149 morts et 7000 arrestations selon HRW

Amnesty International a fait état cette semaine de près de «143 manifestants tués». Des organisations de défense des droits humains ont parlé de jusqu’à 7.000 arrestations, selon HRW.

Les autorités ont elles confirmé la mort de cinq personnes, quatre membres des forces de l’ordre tués par des «émeutiers» et un civil, et annoncé environ 500 arrestations dont celles de 180 «meneurs».

Mercredi soir tard, l’agence de presse officielle Irna a rapporté l’arrestation de huit personnes «liées à la CIA».

«Certains éléments qui ont essayé de recueillir des informations sur les récentes émeutes et de les envoyer hors du pays ont été identifiés et arrêtés», a-t-elle indiqué, citant la direction du département du contre-espionnage au ministère des Renseignements.

Six personnes sont soupçonnées d’avoir «participé aux émeutes et donné des ordres», a indiqué Irna, sans les identifier.

Deux autres sont accusées d’avoir tenté de recueillir des informations et de les transférer à l’étranger, selon la même source.

Selon Irna, «elles avaient toutes été formées dans différents pays sur la façon de recueillir des informations (…) en tant que journalistes-citoyens».

Les Etats-Unis ont affirmé mardi avoir reçu des milliers de messages de la République islamique au sujet de manifestations, dont des photos et des vidéos, après avoir lancé un appel pour qu’ils défient les restrictions d’internet.

«Nous avons reçu à ce jour près de 20.000 messages, vidéos, photos, notes des abus du régime par le biais des services de messagerie Telegram», a déclaré le secrétaire d’Etat Mike Pompeo, faisant référence à l’application cryptée.

Durant les manifestations, stations-service, commissariats, centre commerciaux, mosquées et bâtiments publics ont été incendiés ou attaqués, selon les médias locaux.

Complot

Le guide suprême d’Iran, Ali Khamenei, a affirmé mercredi que son pays avait mis en échec «un complot très dangereux».

Il a recommandé au Bassidj, corps de volontaires islamistes pouvant agir comme supplétifs des forces de l’ordre, de maintenir une présence dans toutes les provinces du pays et de conserver un coup d’avance sur «l’ennemi».

L’Iran a aussi récemment dénoncé un «complot» chez son voisin irakien, théâtre d’un vaste mouvement de contestation contre les dirigeants accusés d’incompétence et de corruption et vus comme affiliés à Téhéran.

Le consulat iranien dans la ville sainte chiite irakienne de Najaf a été incendié mercredi soir, et l’Iran a réclamé jeudi à Bagdad une action «efficace» contre les responsables de cette attaque.

Depuis le retrait américain en mai 2018 de l’accord international sur le nucléaire iranien, l’administration de Donald Trump mène une « campagne de pression maximale » contre l’Iran, accusé de chercher à se doter de l’arme atomique et d’avoir une influence « déstabilisatrice » dans la région.

Les manifestations contre la hausse surprise du prix de l’essence se sont déroulées dans un pays touché par une crise économique, aggravée par le rétablissement et le durcissement de sanctions économiques par les Etats-Unis depuis 2018.

Ces sanctions empêchent l’Iran, pays membre de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), de vendre son pétrole à l’étranger, une de ses principales sources de revenus.

Avec AFP

L’Arabie saoudite déclare que les attaques d’Aramco ont «incontestablement été parrainées par l’Iran»

L’Arabie saoudite a déclaré mercredi que les attaques contre les infrastructures pétrolières d’Aramco étaient «incontestablement parrainées par l’Iran», ajoutant que ces frappes avaient été lancées du nord du pays et n’avaient donc pas été lancées depuis le territoire yéménite.

«Malgré les efforts de l’Iran pour que cela paraisse ainsi», l’attaque contre Aramco ne vient pas du Yémen, a déclaré Turki al-Maliki, porte-parole du ministère saoudien de la Défense, en marge d’une conférence de presse organisée en début d’après-midi, à Riyadh. Des parties de drones et de missiles récupérées des installations pétrolières et étiquetées comme étant de fabrication iranienne ont été exposées lors de ce briefing. «L’analyse des débris des endroits de l’impact indique que les armes utilisées sont d’origine iranienne» a martelé le responsable saoudien.

Épave de drone exposée à la conférence de presse du ministère de la Défense saoudien le 18 septembre

Al-Maliki va ensuite montrer une vidéo de surveillance en la présentant comme étant l’enregistrement des drones se déplaçant du nord au sud. «Nous travaillons actuellement pour partager les informations que nous avons pu avoir en exploitant les puces retrouvées dans les débris, avec les experts des Nations Unies», a-t-il déclaré.

Juste avant la conférence de presse, le président Donald Trump a déclaré qu’il avait décidé de renforcer les sanctions imposées par les États-Unis à l’Iran. «Je viens de charger le secrétaire du Trésor d’augmenter considérablement les sanctions contre l’Iran! », A déclaré Trump dans un tweet, sans donner plus de détails.

Plutôt dans la matinée l’Iran a nié toute responsabilité de la dite-attaque.

Avec Bloomberg

 

Attaque d’Aramco : L’Iran averti les États-Unis via la Suisse

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Téhéran a envoyé un message officiel à Washington via les canaux diplomatiques suisses, réfutant sa responsabilité de l’attaque du 14 septembre contre les installations pétrolières saoudiennes. Le message contenait également un avertissement contre tout mouvement des États-Unis contre l’Iran au risque de représailles immédiates.

Suite aux insinuations du secrétaire d’État américain à la défense, Mike Pompeo, d’une probable implication de l’Iran dans l’attaque contre Aramco, Téhéran a averti les Etats-Unis via la Suisse que si une attaque quelconque avait lieu contre l’Iran, «la réponse ne sera pas limitée à la source de la menace».

L’agence de presse iranienne,  IRNA a en effet annoncé mercredi que le ministère des Affaires Étrangères iranien avait adressé une lettre aux États-Unis via les canaux diplomatiques suisses, dans laquelle il a déclaré que son pays n’était pas responsable de l’attaque du 14 septembre contre les installations pétrolières saoudiennes.

Selon IRNA, la note a été remise à l’ambassadeur de Suisse à Téhéran le lundi 16 septembre.

Le président Hassan Rouhani a répété mercredi le même message, durant la réunion hebdomadaire de son conseil de gouvernement, que l’Iran n’avait joué aucun rôle dans l’attaque contre des cibles saoudiennes, insistant pour que se sont les Yéménites qui se sont vengés contre l’Arabie saoudite.

Rouhani a ajouté qu’en accusant l’Iran, la politique américaine de pression maximale s’est transformée en une politique de «d’accusations maximales».

Donald Trump a chargé le chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, de discuter avec Riyad la réponse des États-Unis aux attaques contre des installations saoudiennes, alors que Washington est convaincu qu’elles ont été lancées depuis l’Iran.

Les États-Unis ont la certitude que les attaques contre deux importants sites pétroliers dans l’est de l’Arabie saoudite ont été menées depuis le sol iranien et que des missiles de croisière ont été utilisés, a indiqué mardi à l’AFP un responsable américain.

Les services de renseignement américains disposent d’éléments qui permettent de localiser l’origine des tirs, a précisé ce responsable s’exprimant sous le couvert de l’anonymat. Washington prépare un dossier pour prouver ses dires et convaincre la communauté internationale, notamment les Européens, lors de l’Assemblée générale de l’ONU la semaine prochaine, a-t-il ajouté.

Jusqu’ici, tout en pointant un doigt accusateur vers Téhéran, Donald Trump s’est montré moins catégorique, affirmant lundi attendre d’en avoir la certitude et vouloir se concerter avec Riyad sur toute riposte éventuelle.

«Nos services de renseignement sont en train d’analyser les preuves à cet instant même», a expliqué Mike Pence, précisant que Donald Trump déciderait de la suite à donner «dans les prochains jours».

Avec INRA et AFP

 

Etats-Unis/Iran : De nouvelles sanctions qui cherchent à servir des desseins inavoués

Après avoir fiché le 9 avril dernier, les Gardiens de la Révolution iranienne comme organisation terroriste, Donald Trump revient à la charge en décrétant le 22 avril dernier la fin à parti du 1er mai des dérogations accordées à huit pays pour importer le pétrole iranien (Chine, Inde, Turquie, Japon, Corée du Sud, Taïwan, Italie et Grèce). Cet embargo total n’a pas été du goût de plusieurs pays, dont la Chine et la Russie. Trump a d’autres calculs en tête que l’Iran, puisqu’il est encore question de gros sous.

Donald Trump veut rendre la vie difficile aux Mollahs iraniens. Sa décision de ne plus accorder aucune dérogation pour l’importation du pétrole iranien risque de priver l’Iran de ressources dont il a besoin pour relancer son économe en crise. Cette décision intervient après le rétablissement des sanctions sur le secteur de l’énergie en novembre dernier et presque un an après la première série de mesures d’embargo.

Les Gardiens de la révolution menacent de fermer le Détroit d’Ormuz

Cette décision américaine n’a pas été du goût de l’Iran qui a dénoncé des sanctions « illégales » et a affiché sa volonté de continuer de «discuter en permanence» avec ses partenaires, notamment européens. L’Amiral commandant la marine des Gardiens de la Révolution a même menacé de fermer le détroit d’Ormuz si l’Iran ne l’utilisait plus pour exporter son pétrole. La France, par la voix de Agnès Von Der Mühll, porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, a affirmé qu’avec « ses partenaires européens, la France entend poursuivre ses efforts pour que l’Iran tire les bénéfices économiques aussi longtemps qu’il respectera l’ensemble de ses obligations nucléaires ».

La Chine menace implicitement les Etats-Unis de représailles

La Russie, alliée de l’Iran, a estime qu’une « telle ligne de conduite n’ajoutera aucun prestige international aux Américains. Le reste du monde comprend parfaitement que la politique de Washington devient de plus en plus agressive et imprudente», a indiqué le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué, estimant que cela fait « ouvertement résonner le cliquetis des armes ». L’Inde qui sera fortement pénalisée par cette décision a préféré garder un profil bas pour le moment, ce qui n’est pas le cas de la Chine, gros importateur du pétrole iranien. Geng Shuang, porte-parole de la diplomatie chinoise à déclaré à la presse que « la Chine fait part de sa ferme opposition à la mise en œuvre de sanctions unilatérales par les Etats-Unis».

Donald Trump veut faire d’une pierre trois coups

Pour l’Empire du milieu, la décision américaine va «intensifier les troubles au Moyen-Orient ainsi que sur le marché énergétique international». A en croire les chiffres de l’agence spécialisée S&P Global Platts, la Chine a importé en mars 628.000 barils par jour sur des exportations iraniennes totales de 1,7 million de barils par jour en mars dernier. Dans une menace à peine voilée à destination des Américains, Geng Shuang a appelé « les Etats-Unis à respecter ses intérêts et préoccupations», allusion à peine voilée à la suspension des négociations commerciales avec eux. La Turquie et la Corée du Sud, quant à elles, ont déploré la fin des dérogations. Israël, par la voix de Benjamin Netanyahu a estimé que l’accentuation des pressions sur l’Iran est « la façon dont il faut agir pour faire face à l’agression de l’Iran et la bloquer

Les Saoudiens et Émiratis pressés de prendre la part de marché en jeu

La même satisfaction a été affichée par l’Arabie Saoudite. Ibrahim Al-Assaf, chef de la diplomatie saoudienne a qualifié la mesure de « nécessaire pour amener le régime iranien à cesser ses politiques de déstabilisation et de soutien au terrorisme à travers le monde». L’Arabie Saoudite et les Emirats arabes se sont empressés d’afficher leur volonté de stabiliser le marché du pétrole si les exportations iraniennes étaient réduites à néant. Cela n’a pas empêché les cours de pétrole d’atteindre 75 dollars le baril, leur plus haut niveau depuis cinq mois. Certains spécialistes estiment que la décision de Trump de durcir les sanctions vise à renchérir le prix du pétrole pour rendre l’or noir américain compétitif et engranger des milliards de dollars.

Une décision qui aura certainement une portée limitée

Par ailleurs, selon certains analystes, la portée de cette décision sera limitée car Téhéran a développé des réseaux informels d’exportation en utilisant des tankers sans transpondeurs qui livrent le pétrole iranien. Certains pays lésés par la décision américaine pourraient contourner également l’interdiction d’acheter le pétrole iranien contre des dollars, en utilisant une autre monnaie. L’Iran est confronté actuellement à une récession de -3,9 % de sa croissance d’après le FMI. Le plan américain vise à étrangler la population afin de la pousser à se révolter contre ses dirigeants. Or, selon une étude réalisée en 2018 par l’université du Maryland, cela ne faut que renforcer l’impopularité des Etats-Unis en Iran.

Au-delà du factuel, la hâte de l’Arabie Saoudite et des Emirats Arabes unis de prendre la part de marché iranienne montre que le coup a été bien manigancé contre l’Iran. Cependant, les retombées sont incertaines. En faisant plaisir à l’Arabie Saoudite et à Israël, ennemis jurés de l’Iran, les Etats-Unis portent préjudice à la Chine, qui pourrait durcir le ton dans ses négociations commerciales avec eux. En voulant faire d’une pierre trois coups, Donald Trump risque de voir ses électeurs se retourner contre lui si la hausse des prix du pétrole persiste.

OTAN arabe : L’alliance judéo-sunnite pour combattre le chiisme

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Soucieux de réduire la présence des forces américaines et leur budget dans le Moyen-Orient, Donald Trump pousse de toutes se forces en faveur de la création d’un OTAN arabe qui comprendrait la Jordanie, l’Égypte, le Bahreïn, le Qatar, le Koweït, les Émirats arabes unis, Oman et l’Arabie saoudite. L’idée de départ, formulée par Barack Obama était de créer une alliance judéo-sunnite pour combattre le chiisme, mais pas seulement. Toutefois, ce projet a peu de chances d’aboutir.

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