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Assassinat du père de la bombe nucléaire iranienne aux abords de Téhéran

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Le chef du programme militaire nucléaire iranien a été assassiné vendredi aux abords de Téhéran. L’information a été confirmée par le ministère de défense de la république islamique.

Le docteur Mohsen Fakhrizadeh-Mahabadi, professeur de sciences physiques et officier des Gardiens de la révolution, désigné par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, en 2018, comme étant à la tête du projet d’armement nucléaire en Iran, a été abattu en plein rue, dans une ville proche de Téhéran.

Mohsen Fakhrizadeh a été pris en embuscade dans la ville d’Absard, à 70 km à l’est de Téhéran. Quatre assaillants ont ouvert le feu après que des témoins aient entendu une explosion. Les efforts pour réanimer Fakhrizadeh ont échoué et son garde du corps a également été blessé.

Un conseiller du chef suprême de l’Iran, l’ayatollah Ali Khamenei, a promis que le pays exercerait des représailles contre les auteurs. «Nous frapperons comme le tonnerre les assassins de ce martyr opprimé et leur ferons regretter leur action», a tweeté Hossein Dehghan, un commandant militaire.

Le ministère iranien de la Défense a confirmé la mort de Fakhrizadeh dans un communiqué. «Lors de l’affrontement entre son équipe de sécurité et les terroristes, Mohsen Fakhrizadeh a été grièvement blessé et emmené à l’hôpital», a-t-il indiqué. «Malheureusement, l’équipe médicale n’a pas réussi à le faire revivre, et il y a quelques minutes, ce directeur et scientifique, après des années d’efforts et de lutte, a atteint un haut degré de martyre.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, a immédiatement identifié Israël comme le coupable probable. «Les terroristes ont assassiné un éminent scientifique iranien aujourd’hui», a-t-il tweeté. «Cette lâcheté – avec des indications sérieuses du rôle israélien – montre un bellicisme désespéré des auteurs. L’Iran appelle la communauté internationale – et en particulier l’UE – à mettre un terme à leur honteux deux poids de mesure et à condamner cet acte de terreur d’État. »

Israël responsable de cet assassinat?

Netanyahu avait révélé en 2018 que l’Etat juif s’était saisi de nombreuses archives dans un entrepôt de Téhéran qui étaient consacrées aux détails de son programme militaire nucléaire, il avait ajouté : « Souvenez-vous bien de ce nom, Fakhrizadeh. »

Un reportage diffusé par la télévision israélienne avait affirmé que l’Etat juif avait décidé de ne pas assassiner Fakhrizadeh dans le passé, préférant le garder en vie pour voir ce qu’il était capable de réaliser.

Israël aurait tué plusieurs éminents scientifiques iraniens au fil des ans pour entraver le programme nucléaire de la république islamique.

Ronen Bergman, expert des renseignements, avait indiqué devant les caméras de la Dixième chaîne, en 2019, que dans la mesure où un grand nombre des proches associés de Fakhrizadeh avaient été tués au cours des années dans des assassinats liés au Mossad, il était « raisonnable de supposer » qu’il serait lui aussi « ciblé » par un assassinat des services secrets israéliens.

Et parce qu’il était encore en vie, avait ajouté Bergman, « on peut se dire qu’apparemment, il y a eu un plan d’assassinat ». Et qu’apparemment, ce plan aurait été abandonné quand Ehud Olmert était Premier ministre, avait poursuivi Bergman, choisissant ses mots avec soin au vu des limitations induites par la censure militaire sur les dossiers de sécurité nationale.

Par ailleurs, en vue de la forte sensibilité de la fin de mandat de Donald Trump, l’armée israélienne s’était préparée à la possibilité que le président américain ordonne une frappe contre l’Iran avant de quitter la Maison Blanche au mois de janvier.

Les responsables israéliens, avaient déclaré que Washington informerait probablement l’Etat juif avant de lancer une action militaire contre la république islamique.

Il est rappeler qu’au mois de janvier 2020, les Etats-Unis avaient assassiné Qassem Soleimani, le puissant dirigeant des forces al-Quds, au cours d’une frappe aérienne perpétrée à l’aéroport international de Bagdad, qui avait failli déclencher un conflit plus important entre les deux pays.

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