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Mohammad Javad Zarif

Les EAU condamnent l’assassinat attribué au Mossad, du scientifique iranien Mohsen Fakhrizadeh

La diplomatie émiratie vient de prendre ses distances avec l’assassinat du scientifique iranien Mohsen Fakhrizadeh de peur de représailles de l’Iran avec qui MBZ entretient des relations ambiguës. Alors que le pays du Golf accélère la mise en œuvre des accords d’Abrahams signés avec Trump et Netanyahu, dans le but de mettre devant le fait accompli la nouvelle administration Biden, les rumeurs de la liquidation du père du programme iranien par le Mossad, non démenties par Tel-Aviv, compliquent la position de l’émirat qui se préparait à reprendre son rôle de facilitateur des négociations sur le nucléaire iranien voulues par Biden et l’Europe.

L’agence de presse officielle WAM, vient de publier un communiqué de la diplomatie des EAU, dans lequel elle condamne l’assassinat de Mohsen Fakhrizadeh qu’elle a qualifié de «crime odieux» et met en garde sur les risques d’escalade dans la région.

«Le Ministère des affaires étrangères et de la coopération internationale a affirmé que l’instabilité de notre région et les problèmes de sécurité auxquels elle est confrontée nous incitent tous à œuvrer pour éviter les actions qui conduiraient à une escalade, qui menace la stabilité de toute la région», met en garde Abdallah ben Zayed, ministre des affaires étrangères dans son communiqué.

« Les Émirats arabes unis, fondés sur leur ferme conviction de la nécessité de rechercher tous les éléments de stabilité dans la région, condamnent le crime odieux d’assassinat qui a visé M. Mohsen Fakhrizadeh, qui conduirait à un état d’alimenter le conflit dans la région.» a déclaré le ministère dans le même document.

Avant de rajouter que «compte tenu de ce que traverse la région, les Émirats arabes unis appellent toutes les parties à faire preuve de la plus grande retenue pour éviter que la région ne sente à de nouveaux niveaux d’instabilité et menace la paix.».

Assassinat du père de la bombe nucléaire iranienne aux abords de Téhéran

Le chef du programme militaire nucléaire iranien a été assassiné vendredi aux abords de Téhéran. L’information a été confirmée par le ministère de défense de la république islamique.

Le docteur Mohsen Fakhrizadeh-Mahabadi, professeur de sciences physiques et officier des Gardiens de la révolution, désigné par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, en 2018, comme étant à la tête du projet d’armement nucléaire en Iran, a été abattu en plein rue, dans une ville proche de Téhéran.

Mohsen Fakhrizadeh a été pris en embuscade dans la ville d’Absard, à 70 km à l’est de Téhéran. Quatre assaillants ont ouvert le feu après que des témoins aient entendu une explosion. Les efforts pour réanimer Fakhrizadeh ont échoué et son garde du corps a également été blessé.

Un conseiller du chef suprême de l’Iran, l’ayatollah Ali Khamenei, a promis que le pays exercerait des représailles contre les auteurs. «Nous frapperons comme le tonnerre les assassins de ce martyr opprimé et leur ferons regretter leur action», a tweeté Hossein Dehghan, un commandant militaire.

Le ministère iranien de la Défense a confirmé la mort de Fakhrizadeh dans un communiqué. «Lors de l’affrontement entre son équipe de sécurité et les terroristes, Mohsen Fakhrizadeh a été grièvement blessé et emmené à l’hôpital», a-t-il indiqué. «Malheureusement, l’équipe médicale n’a pas réussi à le faire revivre, et il y a quelques minutes, ce directeur et scientifique, après des années d’efforts et de lutte, a atteint un haut degré de martyre.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, a immédiatement identifié Israël comme le coupable probable. «Les terroristes ont assassiné un éminent scientifique iranien aujourd’hui», a-t-il tweeté. «Cette lâcheté – avec des indications sérieuses du rôle israélien – montre un bellicisme désespéré des auteurs. L’Iran appelle la communauté internationale – et en particulier l’UE – à mettre un terme à leur honteux deux poids de mesure et à condamner cet acte de terreur d’État. »

Israël responsable de cet assassinat?

Netanyahu avait révélé en 2018 que l’Etat juif s’était saisi de nombreuses archives dans un entrepôt de Téhéran qui étaient consacrées aux détails de son programme militaire nucléaire, il avait ajouté : « Souvenez-vous bien de ce nom, Fakhrizadeh. »

Un reportage diffusé par la télévision israélienne avait affirmé que l’Etat juif avait décidé de ne pas assassiner Fakhrizadeh dans le passé, préférant le garder en vie pour voir ce qu’il était capable de réaliser.

Israël aurait tué plusieurs éminents scientifiques iraniens au fil des ans pour entraver le programme nucléaire de la république islamique.

Ronen Bergman, expert des renseignements, avait indiqué devant les caméras de la Dixième chaîne, en 2019, que dans la mesure où un grand nombre des proches associés de Fakhrizadeh avaient été tués au cours des années dans des assassinats liés au Mossad, il était « raisonnable de supposer » qu’il serait lui aussi « ciblé » par un assassinat des services secrets israéliens.

Et parce qu’il était encore en vie, avait ajouté Bergman, « on peut se dire qu’apparemment, il y a eu un plan d’assassinat ». Et qu’apparemment, ce plan aurait été abandonné quand Ehud Olmert était Premier ministre, avait poursuivi Bergman, choisissant ses mots avec soin au vu des limitations induites par la censure militaire sur les dossiers de sécurité nationale.

Par ailleurs, en vue de la forte sensibilité de la fin de mandat de Donald Trump, l’armée israélienne s’était préparée à la possibilité que le président américain ordonne une frappe contre l’Iran avant de quitter la Maison Blanche au mois de janvier.

Les responsables israéliens, avaient déclaré que Washington informerait probablement l’Etat juif avant de lancer une action militaire contre la république islamique.

Il est rappeler qu’au mois de janvier 2020, les Etats-Unis avaient assassiné Qassem Soleimani, le puissant dirigeant des forces al-Quds, au cours d’une frappe aérienne perpétrée à l’aéroport international de Bagdad, qui avait failli déclencher un conflit plus important entre les deux pays.

Bachar al-Assad reçoit à Damas le chef de la diplomatie iranienne, Javad Zarif

Le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif, en visite à Damas, a rencontré lundi le président syrien Bachar al-Assad et d’autres hauts responsables pour discuter des développements dans la région à la lumière du nouveau coronavirus.

Le ministre iranien des Affaires étrangères est arrivé ce lundi à Damas dans une visite officielle d’une journée. Javad Zarif a été reçu par le président syrien Bachar al-Assad. La dernière rencontre officielle entre les deux hommes date du mois d’avril 2019.

D’après les communiqués officiels des deux pays, Bachar al-Assad a présenté «ses condoléances à l’Iran et au peuple iranien» pour les milliers de personnes mortes des suites du Covid-19.

Les deux hommes ont profité de leur rencontre pour fustiger les États-unis qui ont maintenu les sanctions sur leurs pays respectifs en dépit de la pandémie.

La Syrie et l’Iran, leur allié le plus proche dans la région, sont sous le coup des sanctions américaines qui, selon eux, affectent leur lutte contre la pandémie de coronavirus.

Selon un communiqué de la présidence publié sur les réseaux sociaux, le chef de l’Etat syrien a dénoncé le maintien par les Etats-Unis des sanctions économiques contre la Syrie et l’Iran et ce «malgré des conditions humanitaires exceptionnelles».

Javad Zarif a lui fustigé les «sanctions cruelles» de Washington qui touchent les pays «luttant contre cette maladie», selon un communiqué de Téhéran.

Bachar al-Assad a dénoncé lors de cette rencontre les «empiètements continus de la Turquie sur la souveraineté et le territoire» syriens dans le nord du pays, où Ankara est engagé militairement depuis des années au côté de supplétifs syriens.

L’Iran est, avec la Russie, un des principaux alliés de Damas dans la guerre qui déchire le pays depuis 2011 et qui a tué plus de 380.000 personnes.

Plus tôt lundi, le chef de la diplomatie iranienne a rencontré son homologue syrien Walid Mouallem, selon un communiqué du ministère syrien des Affaires étrangères.

Les deux responsables ont souligné «l’importance d’une coordination continue» pour ‹«renforcer la capacité des deux pays à faire face à l’épidémie», mais également pour «garantir les besoins nécessaires en matière de prévention, de diagnostic et de traitement», selon le communiqué.

Échange de prisonniers entre l’Iran et les Etats-unis

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Un Iranien détenu aux États-Unis, Massoud Soleimani, et un citoyen américain d’origine chinoise emprisonné en Iran, Xiyue Wang, ont été libérés, ont indiqué samedi le ministre iranien des Affaires étrangères et Donald Trump, dans un apparent échange de prisonniers entre les deux pays ennemis.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, a déclaré samedi dans un tweet que le Dr Massoud Soleimani et Xiyue Wang, un citoyen américain d’origine chinoise qui avait été condamné à 10 ans de prison pour espionnage en Iran en 2017, ont été libérés et qu’ils allaient rejoindre leurs familles respectives incessamment sous peu.

Le président américain Donald Trump a de son côté fait état dans un communiqué de la libération de Xiyue Wang.

«Arrêté durant l’administration Obama (malgré un cadeau de 150 milliards de dollars), retournée durant l’administration Trump. Merci à l’Iran pour une négociation très équitable. Vous voyez, nous pouvons conclure un accord ensemble!», a-t-il affirmé.

Javad Zarif a adressé «un grand merci à tous ceux impliqués, particulièrement au gouvernement suisse», qui représente les intérêts américains à Téhéran en l’absence de relations diplomatiques entre les deux pays depuis 1980.

Il a également partagé des photos dans un avion le montrant en compagnie de son concitoyen libre et écrit «retour à la maison». La date de prise de ces photos n’était pas indiquée.

Soleimani a été «libéré il y quelques instants après un an de détention illégale et remis aux responsables iraniens en Suisse», a indiqué l’agence d’Etat iranienne Irna.

Accusations d’espionnage

Massoud Soleimani, professeur à l’université Tarbiat Moddares de Téhéran et spécialiste des cellules souches, s’était rendu aux Etats-Unis le 22 octobre 2018 pour des travaux de recherches. Il avait été arrêté à son arrivée à l’aéroport de Chicago et transféré dans une prison d’Atlanta, selon Irna.

Xiyue Wang, chercheur sino-américain, purge une peine de dix ans de prison pour espionnage en Iran. Doctorant en histoire à l’université de Princeton aux Etats-Unis, M. Wang menait des recherches sur la dynastie Qajar en Iran, où il a été emprisonné en août 2016.

Dans un communiqué, le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a remercié samedi le gouvernement suisse, et s’est dit «content que Téhéran ait été constructif dans cette affaire». «Nous continuons d’appeler à la libération de tous les ressortissants américains injustement détenus en Iran», a-t-il ajouté.

Les arrestations d’étrangers en Iran, notamment binationaux, accusés souvent d’espionnage, se sont multipliées depuis le retrait des Etats-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien et le rétablissement de dures sanctions américaines contre Téhéran.

Parmi eux, l’Américain Michael White, condamné en mars à plus de dix ans de prison, l’Irano-britannique Nazanin Zaghari-Ratcliffe emprisonnée depuis 2016 pour sédition, et des Irano-américains, dont l’homme d’affaires Siamak Namazi et son père Mohammad Bagher Namazi, qui purgent depuis 2015 et 2016 une peine de dix ans pour « espionnage ».

Les autorités iraniennes ont également arrêté en juin dernier le chercheur français Roland Marchal en même temps que sa collègue franco-iranienne Fariba Adelkhah, spécialiste de l’islam chiite, dont la détention avait été confirmée par Téhéran en juillet.

En octobre, les Australiens Jolie King et Mark Firkin, qui avaient été arrêtés pour « espionnage » avaient été libérés dans un probable échange de prisonniers avec l’étudiant iranien Reza Dehbashi.

Le nombre d’Iraniens détenus à l’étranger n’est pas connu.

Privé des retombées économiques qu’il espérait de l’accord sur le nucléaire, l’Iran a commencé en mai 2019 à s’affranchir de certains de ses engagements pris dans le cadre de l’accord.

Une confrontation militaire entre Etats-Unis et Iran a été évitée de justesse en juin avec l’annulation à la dernière minute par Donald Trump de frappes qu’il avait ordonnées en représailles après que l’Iran eut abattu un drone américain au-dessus des eaux du Golfe.

Avec AFP

Démission surprise du ministre des Affaires étrangères iranien

Le ministre iranien des affaires étrangères Mohammad Javad Zarif a annoncé ce soir sa démission via Instagram et à travers un message laconique : «Je m’excuse auprès de vous pour toutes les lacunes … ces dernières années au cours de mon mandat de ministre des Affaires étrangères … je remercie la nation iranienne et ses responsables ».

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L’information a été confirmée par l’agence de presse officielle IRNA en se contentant d’un titre sans aucune autre explication : Zarif démissionne de son poste, accompagné d’une photo !

Il est à rappeler que Javad Zarif a joué un rôle important dans la conclusion de l’accord de 2015 sur le nucléaire entre l’Iran et six puissances mondiales. Mais il a été attaqué par des extrémistes antioccidentaux en Iran après que les États-Unis se soient retirés de l’accord en mai dernier et aient réimposé les sanctions levées dans le cadre de l’accord.

Adolescent, Zarif se rendit aux États-Unis où il poursuivit des études en relations internationales, avant d’obtenir un doctorat de l’Université de Denver. Il sera nommé ministre des Affaires étrangères en 2013, après une longue carrière diplomatique.

MBS au Pakistan, en Inde et en Chine : Une course aux alliances sur un tapis de pétrodollars

Boudé par l’Occident, le Prince héritier de l’Arabie Saoudite, Mohamed Ben Salmane, après avoir effectué une tournée dans certains pays arabes, a mis le cap sur l’Asie où il a entamé une tournée qui le conduit notamment au Pakistan, en Inde et en Chine. Il est arrivé dimanche à Islamabad au Pakistan où il a été reçu avec les honneurs par le Premier ministre Imran Khan. MBS s’est envolé le lendemain pour l’Inde où il a rencontré le chef du gouvernement Narendra Modi. Il se rendra ensuite en Chine. Deux courtes escales prévues en Indonésie et en Malaisie ont été annulées. Les autorités de Djakarta et de Kuala-Lampur, traditionnellement amies, l’ayant quasiment considéré persona non grata.

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Conférence de Varsovie : Entre influence iranienne et Occident en rang dispersé

Alors que s’ouvrait aujourd’hui à Varsovie la Conférence ministérielle pour promouvoir la paix et la sécurité au Moyen-Orient, un attentat suicide à la voiture piégée a ciblé un bus transportant des Gardiens de la révolution entre les localités de Khash et Zahedan dans la province du Sistan-Balouchistan, en Iran. Depuis deux ans, l’Iran est le théâtre d’attaques terroristes. Le bilan provisoire fait état de 20 morts et de plusieurs blessés. Le groupe djihadiste Jaich Al-Adl (Armée de la justice), créé en 2012, a revendiqué cet attentat. Réagissant à cet attaque, le ministre des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif a estimé sur Twitter que « ce n’est pas une coïncidence que l’Iran ait été frappé par la terreur le jour même » du démarrage de la conférence de Varsovie, qualifiée de « cirque ».

La capitale polonaise accueille depuis ce mercredi une conférence organisée par les Etats-Unis pour mettre la pression sur le régime iranien accusé « d’influence déstabilisatrice » au Moyen-Orient. « Les Etats-Unis semblent faire toujours les mêmes mauvais choix, tout en attendant des résultats différents », a renchéri le chef de la diplomatie iranienne. Téhéran a accusé maintes fois les Etats-Unis, l’Arabie Saoudite et Israël de soutenir des groupes séparatistes et djihadistes. De son côté, ces pays-là voient d’un mauvais œil le développement des capacités balistiques et nucléaires de l’Iran, allié des régimes irakien et syrien. Organisé par les Etats-Unis et la Pologne, cette conférence veut « promouvoir un avenir de paix et de sécurité au Moyen-Orient ». Seulement, tous les alliés de l’Amérique ne l’entendent pas de la même façon.

Désaccords entre les Européens et les Américains

La volonté américaine d’exercer une pression maximale sur l’Iran ne convient pas aux Européens qui sont irrités par l’unilatéralisme des Etats-Unis, leur allié de toujours. Jusqu’au jeudi 14 février, les pays présents à Varsovie devraient discuter de la question en déplorant des absences de taille : la France et l’Allemagne qui se sont fait représenter par des délégations de second ordre et la haute représentante de l’UE pour les Affaires étrangères, Federica Mogherini, ne sera pas là non plus pour des raisons d’emploi du temps.

Cela n’a pas empêché Mike Pompeo, Secrétaire d’Etat aux affaires étrangères de se montrer optimiste : « Nous ferons de réels progrès. Il y aura des dizaines de pays disposés à œuvrer à un Moyen-Orient plus stable, et j’espère qu’au moment de nous quitter jeudi nous aurons atteint ce but». Un haut représentant de l’administration américaine a déclaré à l’AFP que cette conférence abordera « l’influence de l’Iran au Moyen-Orient, les moyens de contribuer à mettre l’Iran sur de meilleurs rails et repousser collectivement certaines de ses activités déstabilisatrices dans la région ».

Netanyahu rencontre le ministre omanais des Affaires étrangères


Quelque 60 pays participent à cette conférence qui devrait aboutir à la création d’un front anti-iranien ou d’une coalition. Israël, ennemi juré de Téhéran, est représentée par son Premier ministre, Benyamin Netanyahu. Ce dernier, à deux mois des élections en Israël, a profité de son passage à Varsovie pour rencontrer Youssef Ben Alaoui, ministre omanais des Affaires étrangères. Au début de cette rencontre, Netanyahu a félicité le Sultan Qabouss pour son invitation à visiter le sultanat d’Oman qui ouvre la voie à d’autres parties à faire de même, à savoir oublier le passé et aller de l’avant vers le futur.

Le Premier ministre israélien a indiqué que plusieurs pays suivent la même voie dont certains assistent à la conférence. « Je vous remercie pour cette politique positive qui s’oriente vers le futur et qui pourrait conduire à réaliser la paix et la stabilité pour tous. », a déclaré Netanyahu lors de cette rencontre.

De son côté, le ministre omanais a estimé que c’est une vision nouvelle et importante sur le futur. Les peuples de la région ont souffert car ils sont restés prisonniers du passé, a-t-il ajouté. La poignée de mains cordiale entre les deux hommes devrait être suivie par d’autres, croit savoir Netanyahu.

En effet, le fait que des pays arabes entretiennent des relations discrètes n’est pas un secret. Jared Kushner, conseiller spécial de Donald Trump pour le processus de paix, pourrait faire quelques révélations ce jeudi sur le fameux «deal du siècle» passé entre Israël et certains pays de la région. Ce qui est sûr, c’est que les Palestiniens voient d’un mauvais œil un quelconque compromis qui se ferait à leurs dépens.

Les Palestiniens dénoncent un « complot américain »


De son côté, la Jordanie a affirmé, par la voix de son chef de la diplomatie, Ayman Assafdi sur Twitter, qu’il ne peut y avoir de paix globale que dans le cadre de deux Etats sur la base des frontières de 1967. Qualifiée de « complot américain » par les palestiniens, la conférence de Varsovie ne devrait pas donner les grandes lignes de l’accord passé entre Israël et certains pays arabes qui ne seront révélés qu’après les élections.

Taxé de « mort-né » par Javad Zarif, cette conférence n’a pas empêché le Président iranien de réaffirmer que son pays continuera à développer son programme balistique. L’Iran a d’ailleurs choisi de rouler des mécaniques en organisant une exposition des missiles iraniens à Téhéran. Une réponse du berger à la bergère qui en dit long sur les pensées des dignitaires aux commandes en Iran.

Nucléaire : Rouhani prépare la riposte de l’Iran

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Le président iranien, Hassan Rouhani, a réagi hier soir dans une déclaration télévisée à la décision de Trump de se retirer de l’Iran Deal signé en 2015 par les 5+1 –les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU plus l’Allemagne-, en déclarant qu’il avait demandé à l’agence iranienne de l’énergie atomique de préparer les plans nécessaires pour l’enrichissement de l’uranium industriel afin de l’appliquer si nécessaire.

Pour Hassan Rouhani, et à «partir de maintenant, l’accord est entre l’Iran et seulement 5 pays. Nous devrions voir comment les cinq grands pays vont traiter l’affaire». «Nous allons attendre et parler avec nos amis et les signataires de l’accord, si cela garantit nos intérêts, nous resterons dans l’accord, sinon nous déciderons autrement » a ajouté le président iranien qui a ordonné à son ministre des Affaires étrangères, Javad Zarif, d’entamer des pourparlers avec les pays européens ainsi que la Chine et la Russie pour garantir la pérennité de l’accord.

Le président iranien a souligné que «Téhéran a toujours respecté ses engagements vis-à-vis de l’accord, alors que les Etats-Unis n’ont jamais respecté les leurs.»

Quelques heures plus tôt, le président américain, Donald Trump, annonçait sa décision d’annuler l’accord nucléaire signé avec l’Iran, et qu’il rétablira «le plus haut niveau de sanctions économiques» qui a été levé dans le cadre dudit accord en 2015, accomplissant l’une de ses promesses électorales majeures, en annulant un engagement majeur de la politique étrangère de l’administration Obama.

Trump, qui a dû faire face à une forte pression des alliés européens, notamment Emmanuel Macron, la chancelière allemande Angela Merkel et le ministre britannique des Affaires étrangères Boris Johnson lors de leurs  visites à Washington avant que le président américain ne prenne sa décision, n’a pas fléchi et est demeuré sur sa décision.

Pour sa part, l’ancien secrétaire d’Etat John Kerry, qui était l’un des architectes de l’accord sous le président Obama, a fustigé la décision de Donald Trump. Ce dernier a accusé l’ancien secrétaire d’Etat américain d’avoir «très mal négocié » l’accord et que Kerry «était celui qui a créé ce désordre en premier lieu » !

Les premières réactions à ce retrait n’ont pas tardé. Pour l’Iran, il s’agit d’une décision illégale, illégitime et qui va à l’encontre des conventions internationales. Pour  la Russie, cela constitue une menace pour la sécurité mondiale.

Pour Emmanuel Macron, la France «regrette » ce retrait, de même pour l’Allemagne et la Grande Bretagne regrettent. De son côté, Federica Mogherini, a estimé que l’Union européenne «est déterminée à respecter l’accord tant que l’Iran le fera.»

Pour leur part, Israël et la majorité des pays du Golfe ont accueilli favorablement la décision américaine la qualifiant d’«historique» et de «courageuse.»

#MSC2017 ( @MunSecConf ) et Coalition internationale Vs. DAECH

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La 53e édition de la Conférence de Munich sur la sécurité s’achève aujourd’hui après 3 jours d’intenses débats et concertations qui ont réuni plus de 500 personnalités, chefs d’États ou de gouvernements, ministres, diplomates, militaires et experts.

Cette édition intervient à deux jours d’intervalle avec la réunion tenue à Bruxelles par les ministres de la Défense des pays de la Coalition contre l’organisation terroriste Daech, à laquelle a pris part le Maroc, représenté par Abdellatif Loudiyi, ministre chargé de l’Administration de la Défense nationale, à la tête d’une importante délégation.

Si la rencontre de Bruxelles, tenue en marge de la réunion des ministres de la Défense des Etats membres de l’OTAN, a été consacrée à l’examen des moyens d’accélérer la lutte contre l’organisation terroriste Daech qui continue de constituer un défi mondial pour lequel tout le monde doit demeurer mobilisé, tout en sachant que ce combat va être long et fastidieux, celle (la rencontre) de Munich avait à l’ordre de jour tous les sujets chauds du moment : les relations États-Unis-Europe, la crise en Ukraine et les relations avec la Russie, la guerre en Syrie, la situation sécuritaire en Asie-Pacifique, la Corée du Nord et l’avenir de l’accord sur le nucléaire iranien. Il était également question lors de ce MSC2017 de terrorisme international, de la guerre de l’information et électronique ainsi que des menaces liées à la santé et au climat.

Selon le président de la Conférence de Munich, Wolfgang Ischinger, «le monde est confronté à un environnement de sécurité internationale qui est sans doute plus volatile qu’à aucun moment depuis la Seconde Guerre mondiale» et, selon lui, «l’ordre libéral que beaucoup d’entre nous ont pris pour acquis est de plus en plus menacé de l’intérieur et de l’extérieur», avant d’ajouter qu’il «il était important de trouver des moyens de défendre et de renforcer les valeurs fondamentales de l’Occident et les institutions d’un système international fondé sur des règles.»

La délégation américaine, emmenée par le vice-président Mike Pence, et les secrétaires à la Défense et à la Sécurité intérieure James Mattis et John Kelly, était sur la défensive cherchant à expliquer et à convaincre les nouvelles orientations de la Maison Blanche concernant la nouvelle politique étrangère américaine très contestée par les européens.

Côté européen, ce sont la Chancelière allemande Angela Merkel et la chef de la diplomatie européenne Frederica Mogherini, ainsi que le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, qui ont eu la lourde tâche d’opposer une fin de non-recevoir aux récentes velléités de Washington, en argumentant que le pire scénario pour l’Europe serait une administration américaine poursuivant une politique aboutissant à la désintégration de l’Europe, insistant au passage que tout accord entre les États-Unis et la Russie ne devait pas se faire aux dépens de l’Europe, et ont unanimement signifié que l’Europe ne soutiendra pas de nouvelles sanctions contre Téhéran si les États-Unis rompaient unilatéralement l’accord sur le nucléaire iranien.

D’ailleurs, au troisième jour des travaux du MSC2017, le dossier iranien était largement débattu, notamment en présence du ministre russe des Affaires étrangères Sergei Lavrov et son homologue chinois Wang Yi. Et si le ministre israélien de la Défense, Avigdor Lieberman, a saisi l’occasion de critiquer une nouvelle fois l’accord sur le nucléaire iranien, son homologue saoudien, Adel al-Jubeir, s’est joint quant à lui à la symphonie israélienne, estimant que l’Iran «faisait partie du problème et non de la solution» et a rejeté tout dialogue avec Téhéran dans l’immédiat, ce à quoi le chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif a immédiatement répliqué : «L’Iran n’est pas influencé par les menaces, a déclaré. L’Iran réagit très bien au respect. Nous ne réagissons pas bien aux menaces.»
Si de larges divergences demeurent entre les participants des deux Conférences, à Bruxelles et à Munich, concernant les points de vue politiques et moyens de régler les crises au Moyen-Orient, un seul point a fait l’unanimité lors des deux rendez-vous internationaux, il s’agit de la lutte antiterroriste et le combat contre Daech dans lequel le Maroc est un acteur mondial respecté pour ses prises de position et son grand professionnalisme dans le traitement –pas uniquement sécuritaire- de ces questions d’intégrisme qui virent à la violence.

Abdellah EL HATTACH


Téléchargez le programme et la liste des participants ici. Des photos et des vidéos de la conférence sont disponibles dans cette médiathèque. Vous trouverez également des transcriptions de nombreux discours ainsi que des citations clés faites lors des débats. Consultez les revues de presse et les analyses des débats de Munich pour en savoir plus sur Munich Security Report, un rapport annuel sur les principaux enjeux de la sécurité internationale publié dans la perspective de la conférence de Munich. Un résumé des débats lors de l’événement traditionnel de lancement du MSC, où, le 13 février, le président du MSC, Ischinger, a présenté les thèmes de la prochaine conférence de Munich sur la sécurité, est disponible ici.
Nous avons également résumé dans la colonne de droite toutes les informations relatives à la conférence de Munich sur la sécurité de cette année.