fbpx

Iran - Page 3

Le président de la Fédération sépharade du Canada : Les juifs du Maroc ne sont pas des réfugiés

Les déclarations controversées de la ministre israélienne de l’Egalité sociale, Gila Gamliel, en janvier dernier, affirmant que Tel Aviv se préparait à réclamer pas moins de 250 milliards de dollars à un certain nombre de pays arabes et musulmans dont le Maroc, en guise de compensation pour les juifs partis en 1948 au lendemain de la création de l’Etat d’Israël, ont fait bondir le président de la Fédération sépharade du Canada. Avraham Elarar, d’origine marocaine, a publié, lundi 5 mars, une tribune riche en informations et enseignements sur le site The Canadian Jewish News , démontant point par point les allégations prétendant que les juifs marocains ont été chassés de leur pays. Une tribune qui rétablit une vérité historique connue et reconnue quant la position du Roi Feu Mohammed V et son gouvernement à l’égard des concitoyens juifs marocains.

Vu la pertinence de cette contribution, le1.ma vous en propose la traduction.

Le 5 janvier 2019, un article publié sur Times of Israel annonçait que l’État juif réclamerait 250 milliards de dollars d’indemnisation pour les Juifs chassés des pays arabes. « Le temps est venu de corriger l’injustice historique des pogroms (contre les Juifs) dans sept pays arabes et en Iran , (…) et de restituer à des centaines de milliers de Juifs leurs biens, ce qui est légitimement le leur.», a déclaré Gila Gamliel, ministre israélienne de l’Égalité sociale.

Le journal a révélé qu’Israël avait collecté des revendications contre la Tunisie, totalisant 35 milliards de dollars d’indemnisation ainsi que 15 milliards de dollars contre la Libye. Auxquelles, l’Etat hébreux, compte ajouter des compensations supplémentaires à réclamer auprès du Maroc, de l’Irak, de la Syrie, de l’Egypte, du Yémen et de l’Iran.

Les déclarations de Gamliel ont placé le Maroc, de manière intentionnelle ou par inadvertance, sur le même banc des accusés que l’Iraq et l’Égypte. Ce faisant, elle a non seulement accusé injustement le Maroc d’actes qu’il n’a pas commis, mais elle a également affaibli la position des juifs qui se sont vus confisquer leurs avoirs et révoquer leur citoyenneté, dans d’autres pays, comme ce fut le cas en Egypte sous l’ancien président Gamal Abdel Nasser.


Netanyahu assistant à un spectacle de la chanteuse marocaine Raymonde Abecassis (Raymonde El Bidaouia)

Ironie du sort, la déclaration de la ministre nie toute vérité sur les Juifs marocains et la raison qui les a poussés à quitter le Maroc. S’exprimant lors de la quatrième assemblée générale du Congrès juif mondial (WJC) en 1959, Alexander L. Easterman, secrétaire politique du WJC, a déclaré que même si Nasser encourageait les juifs à quitter l’Egypte – et les a même expulsés après la campagne du Sinaï en 1957, dans le cadre de sa lutte pour l’unité nationale -, le Maroc a découragé les Juifs de partir, afin de maintenir la diversité ethnique du pays.

Sur les 856 000 Juifs vivant dans les pays arabes et en Iran, plus de 257 000 soit 30%, vivaient au Maroc. Déjà avant l’expérience amère de la période de Vichy du temps du protectorat français, un nombre croissant de jeunes pro-sionistes avaient déjà commencé à s’engager dans le tsiyonut magshima – le sionisme actif menant à l’Alyah.

Dans son livre, North African Jewry In The Twentieth Century, Michael Laskier note que l’Association Charles Netter a été transformée en une importante organisation sioniste opérant au Maroc à partir de la fin des années 1920.

Le 15 août 1955, Easterman a rencontré, secrètement à New York, Ahmed Balafrej, alors directeur des relations publiques du parti politique marocain Istiqlal, afin de discuter de la préoccupation du Congrès juif mondial (CJM) pour le bien-être des Juifs du Maroc. Après la réunion, Balafrej a publié l’annonce suivante:

« Les Juifs n’ont pas à craindre qu’ils ne subissent aucune forme de discrimination dans un Maroc indépendant. Les Juifs du Maroc, comme ses musulmans, sont à la fois des citoyens de jure et de facto. Ils jouiront des mêmes droits et seront soumis aux mêmes obligations. Leur foi religieuse ne sera pas affectée. Le développement positif qu’ils verront sera leur libération du fardeau du contrôle colonial qui les exploitait également. Le Maroc est leur pays indépendant et celui qui aide les Juifs du Maroc contribue également à l’indépendance du Maroc. »

Quelques mois plus tard, le 30 octobre, alors que le sultan marocain en exil, Mohammed ben Youssef (devenu Mohammed V), préparait son retour au Maroc, il a reçu une délégation du CMJ, composée de Joseph Golan et de Gerhart Riegner, à qui il a déclaré:

« J’ai toujours considéré mes sujets juifs comme des citoyens totalement libres et des Marocains complètement égaux à mes sujets musulmans. C’est la politique que je vais adopter à l’avenir. Tous mes sujets bénéficieront de droits égaux et se partageront des obligations égales, sans égard à leurs croyances religieuses. Vous pouvez être sûrs que mes intentions seront pleinement mises en pratique à mon retour au Maroc. »

Parallèlement, les dirigeants du Conseil des Communautés juives du Maroc se sont réunis à Rabat pour formuler une déclaration exprimant leur grande joie du retour de Sidi Mohammed Ben Youssef et de sa famille. Ils ont appelé leurs coreligionnaires à se joindre à leurs frères musulmans pour célébrer son retour sur le trône. Et en effet, le 26 octobre 1956, Léon Benzaken, un médecin judéo-marocain, a été assermenté ministre du deuxième gouvernement de Mbarek Bekkaï, le même gouvernement dans lequel Balafrej deviendrait ministre des Affaires étrangères.

Et pourtant, malgré la réticence du Maroc sous le protectorat français à permettre une émigration massive de ses sujets juifs, et plus tard les assurances de Balafrej et de la déclaration du roi, 108 000 Juifs ont fait leur Aliya entre 1948 et l’indépendance du Maroc en 1956. Selon l’historien israélien Yigal Ben-Nun, 237 800 Juifs ont immigré du Maroc en Israël entre 1948 et 1967. La plupart l’ont fait par conviction sioniste, tandis que les autres aspiraient à de meilleures conditions économiques

Pour prétendre, cependant, que les Juifs marocains qui ont fait leur Aliyah (Ndlr : L’Aliyah ou immigration en Israël se selon l’agence juive pour Israël selon des formalités très précises. Cette procédure doit être impérativement suivie pour obtenir la citoyenneté israélienne) sont des réfugiés, les dénigre en faussant les faits historiques et en niant qu’ils soient de fervents sionistes. Quant aux 20 000 autres Juifs marocains ayant immigré en France et au Canada, où ils ont établi des communautés prospères, il serait également ridicule de les appeler des réfugiés, d’autant plus que beaucoup continuent à entretenir des liens économiques, culturels et universitaires forts avec le Maroc. En effet, contrairement à d’autres pays, le Maroc n’a jamais dépouillé ses citoyens juifs de leur citoyenneté.

Il appartient donc à ceux d’entre nous qui ont vécu notre propre départ volontaire du Maroc – que ce soit en faisant leur Aliyah à Israël ou en immigrant dans d’autres pays – de préserver notre intégrité morale et de défendre la vérité sur l’émigration juive du Maroc.

Démission surprise du ministre des Affaires étrangères iranien

Le ministre iranien des affaires étrangères Mohammad Javad Zarif a annoncé ce soir sa démission via Instagram et à travers un message laconique : «Je m’excuse auprès de vous pour toutes les lacunes … ces dernières années au cours de mon mandat de ministre des Affaires étrangères … je remercie la nation iranienne et ses responsables ».

A post shared by Javad Zarif (@jzarif_ir) on

 

L’information a été confirmée par l’agence de presse officielle IRNA en se contentant d’un titre sans aucune autre explication : Zarif démissionne de son poste, accompagné d’une photo !

Il est à rappeler que Javad Zarif a joué un rôle important dans la conclusion de l’accord de 2015 sur le nucléaire entre l’Iran et six puissances mondiales. Mais il a été attaqué par des extrémistes antioccidentaux en Iran après que les États-Unis se soient retirés de l’accord en mai dernier et aient réimposé les sanctions levées dans le cadre de l’accord.

Adolescent, Zarif se rendit aux États-Unis où il poursuivit des études en relations internationales, avant d’obtenir un doctorat de l’Université de Denver. Il sera nommé ministre des Affaires étrangères en 2013, après une longue carrière diplomatique.

Kenya – L’ambassadeur d’Iran à Nairobi impliqué dans une tentative d’exfiltration de détenus iraniens

/

Il s’agit d’une scabreuse affaire de réseaux terroristes digne d’un film d’espionnage dans laquelle serait impliqué le corps diplomatique iranien accrédité à l’étranger. Ainsi, après l’expulsion par le Koweït en juillet 2017 de diplomates iraniens et la fermeture de leur ambassade suite à la condamnation de membres d’une cellule terroriste et l’expulsion par la France d’un diplomate espion en octobre 2018 qui préparait un attentat visant le rassemblement d’opposants iraniens dans la banlieue parisienne le même scénario s’est répété avec les Pays-Bas, la Belgique ou l’Albanie. Et c’est autour aujourd’hui de l’ambassadeur iranien à Nairobi, Hadi Farajhand, d’être piégé et pris la main dans le sac par les services Kenyans dans une opération cherchant à libérer deux suspects condamnés pour terrorisme visant des intérêts américains, britanniques et israéliens.

Selon un article paru dimanche 24 février dans le quotidien Kenyan The Nation, l’histoire concerne deux ressortissants iraniens, Ahmad Abolfathi Mohammed et Sayed Mansour Mousavi, soupçonnés par les services de sécurités kenyanes d’être membres de la Force Qods, une unité d’élite des gardiens de la révolution iranienne qui effectue des missions secrètes à l’étranger, notamment des attaques terroristes.

Ils seraient rentrés dans le pays le 12 juin 2012 et se seraient rendus le même jour, en qualité de touristes, dans la ville portuaire de Mombassa où ils auraient pris possession d’un puissant explosif militaire de type RDX alias hexogène ou cyclotriméthylène trinitramine, qui aurait servi à des attentats à la bombe le 6 mai 2013.

Les deux suspects ont été condamnés à vie, peine réduite par la suite à 15 ans en appel.

Arrêtés, jugés et condamnés, les autorités iraniennes ont cherché depuis à les faire libérer et récupérer par tous les moyens. Ce qui laisse entendre leur importance au sein de l’appareil sécuritaire iranien.

Le chemin le plus court pour arriver à les libérer, est celui de la corruption. En juin dernier déjà, Interpol avait déjà alerté le gouvernement kenyan que des responsables iraniens avaient tenté de compromettre des employés clés du gouvernement de Nairobi et des magistrats en vue de leur libération.

L’échec de cette tentative a poussé l’ambassadeur d’Iran à Nairobi à approcher de hauts responsables du ministère kényan de l’intérieur, en mesure de garantir la libération des deux iraniens, via une opération d’exfiltration. Mais la puissante Direction des enquêtes criminelles (DCI) a réussi à arrêter deux suspects qui ont passé le week-end en garde à vue avant d’être traduits ce lundi devant la justice.

L’ambassadeur berné était tellement sûr de son coup qu’il est allé le 8 février courant dans un bureau de la compagnie aérienne sur Riverside Drive, avec un diplomate de son ambassade, pour réserver trois billets – le sien et ceux des deux détenus à exfiltrer – pour quitter Nairobi par l’aéroport international Jomo Kenyatta.

Selon le journal The Nation des images de vidéosurveillance obtenues par les enquêteurs le montreraient entrant et sortant du bureau de réservation. Mais quand il s’est aperçu que les choses ont tourné au fiasco, il a annulé les billets. La « grande évasion » a capoté mais le feuilleton judiciaire continue en attendant quelle tournure diplomatique prendra cette affaire.

Conférence de Varsovie : Entre influence iranienne et Occident en rang dispersé

Alors que s’ouvrait aujourd’hui à Varsovie la Conférence ministérielle pour promouvoir la paix et la sécurité au Moyen-Orient, un attentat suicide à la voiture piégée a ciblé un bus transportant des Gardiens de la révolution entre les localités de Khash et Zahedan dans la province du Sistan-Balouchistan, en Iran. Depuis deux ans, l’Iran est le théâtre d’attaques terroristes. Le bilan provisoire fait état de 20 morts et de plusieurs blessés. Le groupe djihadiste Jaich Al-Adl (Armée de la justice), créé en 2012, a revendiqué cet attentat. Réagissant à cet attaque, le ministre des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif a estimé sur Twitter que « ce n’est pas une coïncidence que l’Iran ait été frappé par la terreur le jour même » du démarrage de la conférence de Varsovie, qualifiée de « cirque ».

La capitale polonaise accueille depuis ce mercredi une conférence organisée par les Etats-Unis pour mettre la pression sur le régime iranien accusé « d’influence déstabilisatrice » au Moyen-Orient. « Les Etats-Unis semblent faire toujours les mêmes mauvais choix, tout en attendant des résultats différents », a renchéri le chef de la diplomatie iranienne. Téhéran a accusé maintes fois les Etats-Unis, l’Arabie Saoudite et Israël de soutenir des groupes séparatistes et djihadistes. De son côté, ces pays-là voient d’un mauvais œil le développement des capacités balistiques et nucléaires de l’Iran, allié des régimes irakien et syrien. Organisé par les Etats-Unis et la Pologne, cette conférence veut « promouvoir un avenir de paix et de sécurité au Moyen-Orient ». Seulement, tous les alliés de l’Amérique ne l’entendent pas de la même façon.

Désaccords entre les Européens et les Américains

La volonté américaine d’exercer une pression maximale sur l’Iran ne convient pas aux Européens qui sont irrités par l’unilatéralisme des Etats-Unis, leur allié de toujours. Jusqu’au jeudi 14 février, les pays présents à Varsovie devraient discuter de la question en déplorant des absences de taille : la France et l’Allemagne qui se sont fait représenter par des délégations de second ordre et la haute représentante de l’UE pour les Affaires étrangères, Federica Mogherini, ne sera pas là non plus pour des raisons d’emploi du temps.

Cela n’a pas empêché Mike Pompeo, Secrétaire d’Etat aux affaires étrangères de se montrer optimiste : « Nous ferons de réels progrès. Il y aura des dizaines de pays disposés à œuvrer à un Moyen-Orient plus stable, et j’espère qu’au moment de nous quitter jeudi nous aurons atteint ce but». Un haut représentant de l’administration américaine a déclaré à l’AFP que cette conférence abordera « l’influence de l’Iran au Moyen-Orient, les moyens de contribuer à mettre l’Iran sur de meilleurs rails et repousser collectivement certaines de ses activités déstabilisatrices dans la région ».

Netanyahu rencontre le ministre omanais des Affaires étrangères


Quelque 60 pays participent à cette conférence qui devrait aboutir à la création d’un front anti-iranien ou d’une coalition. Israël, ennemi juré de Téhéran, est représentée par son Premier ministre, Benyamin Netanyahu. Ce dernier, à deux mois des élections en Israël, a profité de son passage à Varsovie pour rencontrer Youssef Ben Alaoui, ministre omanais des Affaires étrangères. Au début de cette rencontre, Netanyahu a félicité le Sultan Qabouss pour son invitation à visiter le sultanat d’Oman qui ouvre la voie à d’autres parties à faire de même, à savoir oublier le passé et aller de l’avant vers le futur.

Le Premier ministre israélien a indiqué que plusieurs pays suivent la même voie dont certains assistent à la conférence. « Je vous remercie pour cette politique positive qui s’oriente vers le futur et qui pourrait conduire à réaliser la paix et la stabilité pour tous. », a déclaré Netanyahu lors de cette rencontre.

De son côté, le ministre omanais a estimé que c’est une vision nouvelle et importante sur le futur. Les peuples de la région ont souffert car ils sont restés prisonniers du passé, a-t-il ajouté. La poignée de mains cordiale entre les deux hommes devrait être suivie par d’autres, croit savoir Netanyahu.

En effet, le fait que des pays arabes entretiennent des relations discrètes n’est pas un secret. Jared Kushner, conseiller spécial de Donald Trump pour le processus de paix, pourrait faire quelques révélations ce jeudi sur le fameux «deal du siècle» passé entre Israël et certains pays de la région. Ce qui est sûr, c’est que les Palestiniens voient d’un mauvais œil un quelconque compromis qui se ferait à leurs dépens.

Les Palestiniens dénoncent un « complot américain »


De son côté, la Jordanie a affirmé, par la voix de son chef de la diplomatie, Ayman Assafdi sur Twitter, qu’il ne peut y avoir de paix globale que dans le cadre de deux Etats sur la base des frontières de 1967. Qualifiée de « complot américain » par les palestiniens, la conférence de Varsovie ne devrait pas donner les grandes lignes de l’accord passé entre Israël et certains pays arabes qui ne seront révélés qu’après les élections.

Taxé de « mort-né » par Javad Zarif, cette conférence n’a pas empêché le Président iranien de réaffirmer que son pays continuera à développer son programme balistique. L’Iran a d’ailleurs choisi de rouler des mécaniques en organisant une exposition des missiles iraniens à Téhéran. Une réponse du berger à la bergère qui en dit long sur les pensées des dignitaires aux commandes en Iran.

Paris, Londres et Berlin lancent INSTEX, un mécanisme pour contourner les sanctions américaines contre l’Iran

/

Dans le but de contourner les sanctions américaines prises contre l’Iran, la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne ont lancé, le 31 janvier 2019, un système baptisé Instrument for Supporting Trade Exchanges (Instrument de soutien aux transactions commerciales), Instex. Ce dernier permettra de surmonter les sanctions économiques imposées par Donald Trump. Ce mode de paiement alternatif permet aux pays du vieux continent de continuer à commercer avec l’Iran pour préserver les intérêts des entreprises européennes.

Lire ici

Premier grand format avec Al Jazeera : Bourita affirme la clarté et l’indépendance de la diplomatie marocaine

/

Dans son premier grand format avec la chaîne panarabe Al Jazeera, le ministre marocain des Affaires étrangères et de la coopération internationale, Nasser Bourita, était l’invité, mercredi soir, de l’émission phare et à grande audience, «bila houdoud» [Sans frontières]. La crise entre les pays du Golfe, l’Iran, le Yemen, le Sahara, la relation avec l’Algérie, l’Afrique, la Syrie et la question palestinienne, tels sont les principaux sujets discutés lors de cette rencontre qui a duré une quarantaine de minutes.

Lire ici

La politique américaine fait peur aux Arabes : Trump tire sur tout le monde, Bolton l’inconditionnel d’Israël et Pompeo…le pompier!

/

Avec un Président aussi intempestif et aussi versatile que Donald Trump, les grands manitous de l’administration américaine doivent toujours jouer aux sapeurs pompiers. Cette fois encore, les proches de Donald Trump doivent essayer de tirer les marrons du feu avant qu’elles ne crament. Et pour cause, le 19 décembre dernier, Trump avait annoncé que les troupes américaines allaient se retirer de la Syrie. Une déclaration qui a jeté un voile d’ombre sur les intentions américaines dans la région, même si Trump s’est rattrapé par la suite sur Twitter en disant que ce retrait se fera « à un rythme adapté ». Devant le caractère imprévisible du président Trump la machine diplomatique américaine se déploie pour clarifier les intentions des Etats-Unis dans la région. Les pays du Moyen-Orient doivent désormais composer avec cette donne, quitte à en faire les frais par la suite. La tournée du Secrétaire d’État américain, Mike Pompeo au Moyen-Orient et de John Bolton, conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche, a pour but justement de mettre fin aux inquiétudes suscitées par les sorties de Trump et de rassurer les alliés de Washington dans cette région du monde en effervescence.

Lire ici

Le retrait du Qatar de l’OPEP bouleversera la géopolitique mondiale

/

A la surprise générale, le Qatar quitte l’OPEP. Les motifs avancés par ce dernier sont loin d’expliquer cette volte-face. Du coup, beaucoup d’analystes ont fait le lien entre la domination saoudienne au sein du cartel et la décision qatarie. Le Qatar aura beau dire que sa décision de quitter l’Organisation des pays exportateurs de pétrole n’est pas politique, elle en a tout l’air. Le 3 décembre dernier, le ministre qatari de l’Energie, Saad Sherida Al-Kaabi, a annoncé lors d’une conférence de presse à Doha, le retrait de son pays de cette organisation à partir de janvier prochain et dont il est membre depuis 1961. Officiellement, cette décision n’a rien à voir avec l’embargo imposé depuis juin 2017 par l’Arabie saoudite, les Emirats Arabes Unis, l’Egypte et le Bahreïn. Selon Saad Al-Kaabi, le Qatar souhaite « concentrer ses efforts » sur le gaz. Premier producteur mondial de gaz naturel liquéfié, le Qatar ambitionne d’augmenter sa production de 40% au cours des prochaines années.

Lire ici

Satellite Mohammed VI-B, l’œil de Rabat

/

Après le lancement réussi du premier satellite marocain, le Maroc récidive avec l’engin spatial Mohammed VI-B qui a été lancé avec succès dans la nuit du 20 au 21 novembre dernier. Lancé à partir du site Vega en Guyane française, le satellite Mohammed VI-B est un bijou qui fait du Royaume le premier pays à détenir une telle technologie de pointe. Il s’agit du deuxième satellite du programme Mohammed VI-A & B. Le premier ayant été lancé par Arianespace le 7 novembre 2017 à bord du même lanceur léger. Placé sur une orbite à 700 km du sol, le second satellite vient en complément au premier et fonctionneront en interaction. Si voisins l’Espagne et la Mauritanie suivent de près la «conquête de l’espace» initiée par le Maroc, l’Algérie, qui se livrait à une course effrénée à l’armement, se trouve largement dépassée par le Maroc puisqu’elle ne dispose que deux petits satellites Alsat 1 et 2. Il est donc clair que le Maroc pourra aussi apporter son aide aux pays frères et amis, surtout dans la région du Sahel, avec ce dispositif de surveillance. Cela n’empêche pas le Maroc de se montrer discret sur le sujet sauf quand ses intérêts sont menacés comme ce fut le cas avec l’ingérence du Hezbollah inféodé à l’Iran.


Les promoteurs de cette opération expliquent que la complémentarité du duo de satellites de télédétection spatiale Mohammed VI A&B, permettra aux ingénieurs et techniciens marocains chargés de sa gestion, d’assurer une couverture plus rapide des zones d’intérêt, et permettra aussi de fournir plus de 500 images par jour en haute résolution sur des superficies plus réduites. En effet, les deux engins spatiaux « serviront à appuyer les actions de secteurs clés du pays ». C’est le cas en l’occurrence de la prise d’images pour la cartographie et le cadastre, le suivi de l’évolution des espaces urbains et périurbains par les agences urbaines, des activités agricoles, de la prévention et la gestion des catastrophes naturelles et de la surveillance des changements climatiques et la lutte contre la désertification.

Cependant, la haute valeur ajoutée en matière de renseignement qu’apportera ce système n’est plus à démontrer. Pilotés depuis le Maroc, ces deux satellites seront gérés par 100 ingénieurs qui ont été formés à cet effet. Tous les deux sont capables de prendre 500 clichés d’une résolution allant jusqu’à 70 cm. Si le satellite Mohammed VI-A peut effectuer des rotations horizontales autour de la planète, le deuxième prendra des photos en faisant des rotations verticales avec un rayon de couverture plus large. Grâce à ces deux engins, le Maroc pourra actualiser sa base de données de la station terrestre toutes les heures. Après l’Afrique du Sud et l’Egypte, il est le troisième pays du continent à avoir les yeux sur la planète.

Le Royaume entend bien mettre à profit ces deux satellites pour «la sécurisation des frontières liée à la lutte contre les réseaux criminels (trafics illicites, terrorisme) et la surveillance du littoral (reconnaissance de navires et pollutions)», explique-t-on du côté des départements concernés.

Décidé par le Souverain en 2013, et piloté par du le Centre Royal de Télédétection Spatiale, le programme Mohammed VI A&B est réalisé par le consortium Thales Alenia Space en tant que mandataire et Airbus en co-maîtrise d’œuvre. Premier pays sur le continent africain à se doter d’une constellation de satellites, le Maroc met mal à l’aise se deux voisins immédiats : l’Espagne et l’Algérie. D’un coût de 500 millions d’euros, ce programme a déjà permis au Maroc de confondre le Polisario, le Hezbollah et l’Algérie qui coopéraient discrètement en avril 2018. Chargée de superviser ce genre de renseignements, la Direction générale des études et de la documentation (DGED) n’est pas la seule à bénéficier de ce programme. Le ministère de l’Intérieur (urbanisme), le Haut Commissariat aux Eaux et forêts (prévention des incendies et lutte contre la désertification) et le département de l’Agriculture exploitent également les informations fournies par les deux satellites.

Arabie Saoudite : Une campagne digitale nationale pour soutenir le roi Salmane et MBS

/

Les mises en garde du président américain contre le régime saoudien le menaçant de sanctions sans précédent au cas où il venait à être prouvé son implication dans la disparition du journaliste Jamal Khashoggi, ont sonné le glas dans la maison des Al-Saoud qui vit avec cette affaire sa plus grave crise depuis les événements du 11-septembre 2001. Riyadh, qui n’avait pas l’habitude d’un tel ton à son égard, et sans avoir eu le temps de rétorquer officiellement à Washington, s’est fait remonter dimanche les bretelles par les européens qui ont demandé l’ouverture d’une enquête officielle pour mettre toute la lumière sur cette affaire qui fragilise d’heure en heure l’Arabie saoudite et notamment l’homme fort du régime, le prince héritier Mohamed Ben Salmane. Pour sauver le soldat MBS, les communicants du régime, incapables de convaincre leurs interlocuteurs par les voies diplomatiques classiques, ont fait appel au digital pour sauver ce qui peut encore l’être.

Lire ici