Fouad Ali El Himma

Le Roi Mohammed VI amorce l’ère de la souveraineté sanitaire et industrielle du Maroc

Key points

  • Le Roi Mohammed VI a présidé ce lundi à Fès la signature d’un mémorandum relatif à la coopération pour le vaccin anti-Covid19 entre l’État marocain et le Groupe Pharmaceutique National de Chine (SINOPHARM). La délégation chinoise a participé à la cérémonie par visioconférence depuis Pékin.
  • Le Maroc s’appuie pour établir sa capacité de fabrication de vaccins sur le savoir-faire du groupe suédois Recipharm, 5ème sous-traitant mondial. Son président, Marc Funk, a fait le déplacement à Fès pour présenter le projet devant le roi.
  • Le Laboratoire marocain Sothema est partie prenante du projet en mettant à la disposition de l’État marocain ses installations de remplissage aseptiques.
  • A court terme, 5 millions de doses de vaccin anti-Covid19 seront produites par mois.
  • Le projet mobilisera un investissement global de l’ordre de 500 millions de dollars.
  • Samir Machhour, vice-président de Samsung Biologics, conseille le Maroc dans cette stratégie de fabrication et de mise en seringue au Maroc du vaccin anti-Covid19 et autres vaccins.

L’évènement

C’est à Fès que le Roi Mohammed VI, entouré de son Conseiller Fouad Ali El Himma, du Ministre des Affaires Étrangères, Nasser Bourita, du président du GPBM, Othman Benjelloun, du PDG d’Attijariwafa-Bank, Mohamed El Kettani, du PDG de la Banque Populaire, Mohamed Karim Mounir et du vice-président de Samsung Biologics, Samir Machhour, a lancé ce lundi 5 juillet un projet d’une enveloppe budgétaire de 500 millions de dollars pour le transfert de technologie visant à assurer le «fill & finish» des vaccins anti-Covid au Maroc, dernière étape de leurs fabrication (le flaconnage ou la mise en seringue).

Deux laboratoires pharmaceutiques étrangers ont été mis à contribution dans ce projet, le groupe chinois Sinopharm et le groupe suédois Recipharm. Le marocain Sothema pour sa part mettra à disposition de l’État marocain des installations de remplissage aseptiques pour la fabrication du vaccin anti-Covid19.

La cérémonie a été clôturée par la signature de trois accords devant le Roi, à savoir :

  1. Le Mémorandum relatif à la coopération pour le vaccin anti-Covid19 entre l’État marocain et le Groupe Pharmaceutique National de Chine (SINOPHARM), signé par le Ministre de la Santé, Khalid Ait Taleb, et le Président du Groupe Sinopharm, Liu Jingzhen.
  2. Le Mémorandum d’accord concernant l’établissement de capacités de fabrication de vaccins au Royaume du Maroc entre l’État marocain et la société Recipharm, signé par le Ministre de l’Économie, des Finances et de la Réforme de l’Administration, et Président du Conseil d’Administration du Fonds Mohammed VI pour l’Investissement, Mohamed Benchaâboune, le Président Directeur Général de la Société Recipharm, Marc Funk, et le représentant du consortium de banques marocaines, Othmane Benjelloun.
  3. Le Contrat de mise à disposition de l’État marocain des installations de remplissage aseptiques de la Société de Thérapeutique Marocaine (Sothema) pour la fabrication du vaccin anti-Covid19 propriété de la société Sinopharm entre l’État marocain et la société Sothema, signé par le Ministre de la Santé, Khalid Ait Taleb, et la Présidente Directrice Générale de la Sothema, Lamia Tazi.

En chiffres, le projet mis en branle ce lundi vise à démarrer à court terme avec une capacité de production mensuelle de 5 millions de doses de vaccin anti-Covid19, avant de passer à la vitesse de croisière sur le moyen terme.

Ce qu’on doit retenir

Face à la rareté des vaccins à l’échelle mondiale, aux risques sanitaires, aux dépendances extérieures et aux contingences politiques, le Roi Mohammed VI avait dès le troisième trimestre de 2020, enclenché le processus de l’établissement de capacités industrielles et biotechnologiques complètes et intégrées nationales, dédiées à la fabrication de vaccins au Maroc.

En effet le roi s’était entretenu le 31 août 2020 au téléphone avec le président chinois Xi Jinping. Les deux chefs d’État s’étaient engagés à une coopération opérationnelle bilatérale dans le cadre de la lutte contre la pandémie.

Le Maroc a été parmi les rares pays ayant participé aux essais cliniques du vaccin Sinopharm. En contrepartie, la Chine s’était engagée à opérer graduellement le transfert de son savoir faire au Royaume dans le but d’en faire une plateforme avancée d’export du vaccin anti-Covid vers l’Afrique.

Une année après, le Maroc n’a pas démérité dans sa gestion de la pandémie. Il se distingue au niveau mondial pour sa stratégie nationale de vaccination, surpassant certaines puissances européennes avec 25% de la population marocaine vaccinée, au moment où le continent africain enregistre un taux de 3% de taux de vaccination.

Aujourd’hui, Mohammed VI donne un coup d’accélérateur à la feuille de route de l’autosuffisance, la complémentarité sanitaire, en impliquant des géants mondiaux du pharmaceutique et de l’industrie biotechnologique, un acteur national dynamique et des bailleurs de fonds nationaux. Un écosystème vertueux, fruit partenariat prometteur qui amorce l’ère de la souveraineté sanitaire et industrielle du Maroc et consacre son rayonnement international.

Le Maroc s’engage ainsi dans la production, non seulement du vaccin anti-Covid, mais dans d’autres vaccins clés, de manière à faire du Maroc une plateforme de biotechnologie de premier plan à l’échelle du continent africain et du monde dans le domaine de l’industrie du «fill & finish».

Ce que vous devez observer

  1. Géopolitique : L’annonce de cet accord Maroc/Sinopharm (Chine) est d’ores et déjà reprise par l’ensemble des agences de presses internationales. Alors que le monde n’a jamais été aussi protectionniste et divisé, le Royaume du Maroc brise cet état de fait et joue la coopération internationale en impliquant trois continents : Asie, Europe et Afrique. Le monde occidental rejette la fabrication asiatique, notamment chinoise et indienne, faisant fi des besoins pressants des pays en voie de développement au moment où le Maroc persiste et signe dans sa feuille de route tracée dès le début de la pandémie en faveur d’une intégration régionale et continentale.
  2. Samir Machhour : Cet électron libre qui révèle un caractère moins introverti que celui du ministre de la santé semble plutôt bien engagé dans ce projet signé devant le souverain. Sa société MarocVax sera-t-elle parti prenante de l’écosystème industriel qui bénéficierait du savoir faire du groupe suédois Recipharm ?
  3. Sothema : Le rôle de Sothema dans la fabrication des vaccins Covid va-t-il se limiter à la mise à disposition de l’Etat de ses installations ?
  4. Pfizer/Sanofi : La mise en œuvre de cette plateforme biotechnologique, poussera-t-elle les autres fabricants mondiaux comme Pfizer ou Sanofi à signer d’autres accords similaires à ceux de Sinophram avec le Maroc ?

Message de MBZ au roi Mohammed VI

Le Roi Mohammed VI a reçu, mercredi au Palais Royal de Fès, le ministre émirati des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdallah Ben Zayed Al-Nahyane, porteur d’un message du Prince héritier d’Abou Dhabi, Mohamed Ben Zayed Al-Nahyane, au souverain. Lors de cette audience, les entretiens ont porté sur l’évolution des relations bilatérales dans différents domaines», précise un communiqué du Cabinet Royal.

L’agence de presse des Emirats, WAM, a rapporté ce jeudi 21 janvier, que le Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale émirati a été reçu mercredi au palais royal de Fès, au Maroc, «pour discuter des relations mutuelles et des moyens de renforcer la coopération conjointe dans tous les domaines». Les deux parties ont également exploré les questions régionales et internationales d’intérêt commun, ajoute la dépêche.

Lors de cette audience royale réunion, précise la même source, «Cheikh Abdallah a également remis au roi du Maroc un message du Cheikh Mohamed ben Zayed Al Nahyan, prince héritier d’Abou Dhabi et commandant suprême adjoint des forces armées des Émirats arabes unis.

Cheikh Abdallah a transmis au Roi Mohammed VI les salutations du Président Cheikh Khalifa bin Zayed Al Nahyan; Cheikh Mohammed ben Rashid Al Maktoum, Vice-président, Premier ministre et gouverneur de Dubaï, et Cheikh Mohamed ben Zayed Al Nahyan, et leurs vœux de progrès et de développement au Maroc.

«Le roi du Maroc, à son tour, a adressé ses salutations aux dirigeants des EAU et ses vœux de progrès et de prospérité aux EAU», souligne le communiqué.

Le ministre des Affaires étrangères des Émirats arabes unis a saisi cette occasion pour réaffirmer que les dirigeants des Émirats arabes unis et du Maroc partagent des liens fraternels étroits et sont toujours désireux de renforcer la coopération dans tous les secteurs pour réaliser les intérêts communs des deux pays et de leurs peuples.

Cette audience s’est déroulée en présence, du côté marocain, du Conseiller du Roi, Fouad Ali El Himma, du ministre des Affaires Étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, et du côté émirati, du directeur du bureau du Cheikh Abdallah Ben Zayed Al-Nahyane, Mohamed Mahmoud Al Khaja.

Il est à rappeler que le 4 novembre 2020, les Émirats arabes unis ont ouvert un consulat à Laâyoune, confirmant leur soutien à la souveraineté du Maroc sur son Sahara.

Sur le même dossier, le Chef de la diplomatie émirati, Cheikh Abdallah a participé à la conférence ministérielle organisée la semaine dernière par le Maroc et les États-Unis pour soutenir le plan d’autonomie de Rabat pour son Sahara.

https://twitter.com/MarocDiplomatie/status/1350166520958230528

Bourita, Abdallah Ben Zayed ont-ils discuté vaccin Covid ?

Au lendemain de l’audience royale, la diplomatie émiratie a révélé la tenue d’une rencontre à Rabat entre le messager de MBZ et son homologue marocain Nasser Bourita.

Après avoir passé pour en revue les relations bilatérales entre les deux pays frères et les moyens de renforcer davantage la coopération conjointe dans divers domaines, les deux diplomates ont également discuté des développements régionaux, y compris la pandémie de coronavirus et des moyens de freiner sa propagation, et ont discuté de plusieurs questions internationales.

Le ministre émirati accompagné par son ambassadeur au Maroc, Saeed Ahmed Al Dhaheri, a réitéré la position ferme de son pays en réaffirmant son plein soutien à la souveraineté du Maroc sur le Sahara marocain et son soutien à l’initiative d’autonomie du Maroc dans cette région.

Jared Kushner n’est pas retourné à Tel-Aviv

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La délégation israélienne qui a effectué, mardi, une visite historique au Maroc soulignant la reprise des relations entre le Royaume et Israël, est rentrée ce matin en Israël sans Jared Kushner.

La délégation israélienne est revenue de son voyage de 24 heures au Maroc mercredi matin où elle a obtenu un engagement pour la réouverture des bureaux de liaison à Rabat et Tel Aviv, et a signé des accords matérialisant la reprise des liens entre les deux pays rompus, il y a deux décennies.

Le conseiller à la sécurité nationale de Netanyahu, Meir Ben-Shabbat, et sa délégation ont quitté Rabat, tôt le matin sans les membres de la délégation américaine présidée par Jared Kushner rapportent les médias israéliens.

Meir Ben-Shabbat est retourné dans son pays avec dans la poche :

  • Une déclaration tripartie, signée par les États-Unis, Israël et le Maroc,
  • Quatre accords de coopérations notamment les exemptions de visa pour les officiels, la coopération dans le domaine de l’eau, les finances et l’aviation,
  • L’ouverture de vols directs entre les deux pays,
  • Réouverture des bureaux de liaison dans un délai de 15 jours.

Les délégations ont rencontré lors de cette visite officielle, des membres du gouvernement marocain et ont été reçu en audience par le roi Mohammed VI qui était accompagné par le prince héritier Moulay Hassan.

Une réunion de clôture de la visite s’est tenue mardi soir à minuit, à laquelle ont participé le chef du NSC Meir Ben-Shabbat, le conseiller de Donald Trump, Jared Kushner, le ministre marocain des Affaires étrangères Nasser Bourita et le Conseiller du roi Mohammed VI Fouad Ali El Himma.

A son arrivée à l’aéroport Ben Gurion à Tel-Aviv, Ben-Shabbat a tenu un point de presse où il a remercié le Premier ministre Netanyahu pour le privilège de diriger la délégation israélienne au Maroc.

«Nous sommes revenus ce matin d’une visite très réussie à Rabat qui a eu lieu moins de deux semaines après l’annonce de l’établissement des relations entre les deux pays. Une mission marocaine officielle ouvrira à Tel Aviv dans environ deux semaines et nous avons déjà signé des accords préliminaires qui donneront un contenu tangible à la coopération bilatérale. Les relations avec le Maroc progressent rapidement et elles seront pleines, profondes, étroites, chaleureuses et très amicales.» s’est-il félicité.

Saad Eddine El Otmani signe la déclaration conjointe sur l’ouverture d’une ère nouvelle dans les relations entre le Royaume du Maroc et l’Etat d’Israël

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Devant le roi Mohammed VI qui était accompagné du Prince héritier Moulay El Hassan, Saad Eddine El Otmani, Chef de gouvernement et secrétaire général du parti islamiste, Parti Justice et Développement, a apposé, pour l’histoire, sa signature sur la Déclaration Conjointe qui a mis l’accent sur l’ouverture d’une ère nouvelle dans les relations entre le Royaume du Maroc et l’Etat d’Israël. Laquelle déclaration a été également paraphée par le candidat à la direction du Service de sécurité intérieure israélien, le Shin Bet, Meir Ben-Shabbat. La signature de Saad Eddine El Otmani, chef de gouvernement démocratiquement élu et de surcroit porte parole du mouvement anti-normalisation du pays n’est qu’un autre miracle de la baraka et de la grâce divine qui sanctifie et protège la marche du Royaume chérifien.

Hier, fervent activiste contre la reconnaissance de l’Etat d’Israël, aujourd’hui, signataire de la déclaration de normalisation avec ce même pays, Saad Eddine El Otmani est la preuve qu’une page de l’Histoire est entrain de se tourner et que «les opportunités de stabilité et de prospérité qui ne viennent que de la paix, ne fait qu’accélérer l’effondrement des vieux préjugés», comme l’a affirmé si bien Jared Kushner dans les colonnes de L’observateur du Maroc.

Sur quoi s’est engagé Saad Eddine El Otmani ?

Aujourd’hui, une délégation américano-israélienne de haut niveau, présidé par le conseiller Spécial de Donald Trump, s’est déplacée depuis Tel-Aviv en grandes pompes, déployant un dispositif de communication huilée alliant bonne attention, nostalgie et marketing politique. Le côté israélien savait pertinemment que le Maroc était un cas spécial et avait un statut particulier dans le cœur du millions d’israélien d’origine marocaine.

La délégation «de paix» a eu droit à une audience royale, confirmant les déclarations de Jared Kushner dans lesquelles il exprimait sa fierté de son amitié avec le roi Mohammed VI et le contact permanent qu’il avait avec son équipe depuis le Iftar de mai 2019. Une audience qui a été sanctionnée par la signature d’une déclaration conjointe entre le Royaume du Maroc, l’Etat d’Israël et Les États-Unis d’Amérique.

Cette déclaration conjointe, signée devant le Roi par le Chef du Gouvernement, Saad Eddine El Otmani, le Conseiller principal du Président des États-Unis d’Amérique Jared Kushner et Meir Ben-Shabbat, Conseiller à la Sécurité, s’articule autour des axes suivants :

Engagement tripartite

Les trois pays formalisent dans cette déclaration conjointe les accords annoncés précédemment suite à l’entretien téléphonique entre Mohammed VI et Donald Trump.

C’est écrit noir sur blanc sur ce document : Ladite déclaration tripartie se réfère à «l’entretien téléphonique qui a eu lieu entre le Roi Mohammed VI et le Président Donald Trump, le 10 décembre 2020, ainsi qu’à leurs déclarations historiques respectives publiées le même jour, ainsi que par le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu».

La déclaration Conjointe signée et paraphée par les trois partenaires met aussi en exergue la Proclamation des Etats-Unis portant sur la reconnaissance de la souveraineté du Royaume du Maroc sur le Sahara, tout en stipulant que les « Etats-Unis reconnaissent la souveraineté marocaine sur l’ensemble du territoire du Sahara occidental et réaffirment leur soutien à la proposition d’autonomie sérieuse, crédible et réaliste du Maroc comme seule base pour une solution juste et durable du différend sur le territoire du Sahara occidental ».

Dans ce document, le Royaume du Maroc, les États-Unis d’Amérique et l’État d’Israël conviennent de s’engager à respecter pleinement les dispositions de la présente Déclaration, à les promouvoir et à les défendre et de convenir que chaque partie aura pleinement honoré ses engagements avant fin janvier, et qu’elle aura identifié des actions nouvelles.

Ils conviennent aussi d’œuvrer en conséquence aux niveaux bilatéral, régional et multilatéral.

Washington et Rabat s’impliquent dans le développement économique et social du territoire du Sahara

Les États-Unis s’engage par la présente déclaration d’encourager le développement économique et social avec le Maroc, y compris sur le territoire du Sahara occidental, et, à cette fin, ouvriront un consulat sur le territoire du Sahara occidental, à Dakhla, pour promouvoir les opportunités économiques et commerciales en faveur de la région.

Préservation du statut spécial de la ville sacrée de Jérusalem

Dans la même Déclaration, les trois pays rappellent l’échange de vues qui a eu lieu durant ledit entretien entre le Roi Mohammed VI et le Président Trump à propos de la situation actuelle au Moyen-Orient, au cours duquel «le Roi a réitéré la position cohérente, constante et inchangée du Royaume du Maroc sur la question palestinienne, ainsi que la position exprimée sur l’importance de préserver le statut spécial de la ville sacrée de Jérusalem pour les trois religions monothéistes, pour le Roi, en sa qualité de Président du Comité Al-Qods».

Les trois pays reconnaissent, dans le même document, le rôle historique dont le Maroc s’est toujours acquitté pour le rapprochement des peuples et la promotion de la paix et de la stabilité au Moyen-Orient, et tenant compte des liens particuliers que le Roi entretient avec la communauté juive marocaine vivant au Maroc et partout dans le monde, y compris en Israël.

Relations diplomatiques complètes

Saad Eddine El Otmani, Chef de Gouvernement du Maroc, a approuvé la déclaration qui stipule que les trois parties se disent conscientes que «l’établissement de relations diplomatiques complètes, pacifiques et amicales entre le Maroc et Israël est dans l’intérêt commun des deux pays», et qu’il contribuera à faire avancer la Cause de la paix dans la région, à renforcer la sécurité régionale, à ouvrir de nouvelles opportunités pour l’ensemble de la région.

Le roi Mohammed VI a confirmé l’intention du Royaume du Maroc et de l’Etat d’Israël d’accorder les autorisations de vols directs entre le Maroc et Israël, y compris via les compagnies aériennes israélienne et marocaine , et d’octroyer des droits de survol.

Le souverain a aussi ratifié sa décision «de reprendre sans délai les contacts officiels pleins et entiers entre homologues marocains et israéliens et d’établir des relations diplomatiques complètes, pacifiques et amicales».

Ainsi il sera procédé à la réouverture des bureaux de liaison à Rabat et à Tel-Aviv dans les prochaines deux semaines;

Coopération économique entre le Maroc et Israël

Enfin, la Déclaration Conjointe stipule l’engagement du Maroc et d’Israël de promouvoir une coopération économique bilatérale dynamique et innovante et de poursuivre la coopération dans les domaines :

  • du commerce;
  • de la finance et de l’investissement,
  • en matière d’innovation et de technologie;
  • d’aviation civile;
  • de visas et de services consulaires;
  • de tourisme;
  • d’eau,
  • d’agriculture et de sécurité alimentaire;
  • de développement;
  • d’énergie et de télécommunications;
  • et dans d’autres secteurs qui pourraient être définis d’un commun accord

Abdellah Kadiri, l’impétueux colonel chef de parti est mort

Major de sa promotion à Saint-Cyr, rescapé de justesse du peloton après les attentats de Skhirat, co-fondateur du RNI puis du PAM, ministre de tourisme et secrétaire général du PND puis du PDN, Abdellah Kadiri, le colonel qui a tout gardé de sa formation militaire sauf le mutisme, s’est éteint ce mardi matin à l’âge de 82 ans.

Les nouvelles générations connaissent le défunt, Abdellah Kadiri, depuis sa sortie médiatique de 2009 puis celle de 2013. Des sorties hasardeuses qui vont lui coûter un peu moins que 5 millions dhs, suite à sa condamnation pour diffamation à l’encontre du Conseiller Royal, Fouad Ali El Himma.

Abdellah Kadiri n’a jamais eu sa langue dans sa poche. Ces altercations à répétition avec Mahjoubi Aherdane sur le rural et ses théories sur Dlimi, sont devenues de notoriété publique, le mettant à l’écart du paysage politique marocain.

Dans un ultime baroud d’honneur et à l’occasion des élections communales de 2009, Abdellah Kadiri, créera un nouveau parti, le PDN. Il se présentera et gagnera son siège d’élu. Il en a fait une question d’honneur.

C’est une personnalité unique du paysage politique marocain qui s’en est allée, dans un moment où l’attente de changement de paradigme et de modèle n’a jamais été aussi pressante.

Le défunt sera inhumé, après la prière d’Al-Asr, à sa ville natale, Berrechid.

«Deal du Siècle» : Acculé, Jared Kushner se résout à consulter le Maroc et la Jordanie

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Jared Kushner, le très influent « conseiller spécial » du président américain, a choisi le Maroc comme première étape de sa tournée de promotion de son plan de paix palestinien, connu sous le nom du «Deal du Siècle». Il se rendra par la suite en Jordanie puis en Israël. En raison de la position commune et intransigeante des deux monarchies au sujet de la préservation des droits des palestiniens et du statut d’Al-Qods, le gendre de Donald Trump, n’a pas eu le choix que de leur consacrer une visite spéciale, car c’est sa crédibilité et son avenir politique et de celui de ses sponsors, MBS, MBZ et Netanyahu qui sont en jeux.

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« Maan – معاً », la politique en mouvement

Courageux, téméraires, casse-cou, audacieux, OVNI, les qualificatifs n’ont pas manqué pour désigner ces marocains, lettrés, actifs et « jeunes » qui ont franchi le rubicon, cédant aux chants des sirènes, en créant un mouvement politique, « Maan », une translittération du mot arabe « معاً » qui signifie, ensemble.

« The unveiling » du mouvement s’est fait après une dizaine de jour d’une campagne de «Teasing » lancée sur les réseaux sociaux et les médias. Le hashtag #Koulchi_Moumkine « Tout est possible », a attiré la curiosité d’une communauté digitale et médiatique qui n’a pas manqué l’occasion pour assister « IRL » à la révélation du mouvement, assurée par quelques anciens chevaliers adorateurs de Tariq Ibnou Ziyad, qui ont du abandonner, réserve et impartialité pour se lancer dans une arène politique marécageuse et piégée.

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