COP22

Les États-Unis quittent officiellement l’Accord de Paris sur le climat

Les États-Unis quitteront officiellement l’Accord de Paris mercredi, quel que soit le vainqueur des élections. Sur près de 200 pays qui ont signé l’accord, les États-Unis sont les seuls à renoncer à leurs promesses de réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Le président Trump a initialement annoncé son intention de se retirer de l’accord historique en 2017 et a officiellement notifié les Nations Unies l’année dernière. Une période d’attente obligatoire d’un an se termine mercredi, une coïncidence qui souligne néanmoins l’engagement de l’administration Trump à faire dérailler les efforts de lutte contre le changement climatique.

Les États-Unis ont émis plus de dioxyde de carbone dans l’atmosphère que tout autre pays depuis le début de l’ère industrielle au milieu des années 1800.

Coronavirus : Prévue pour novembre, la COP26 officiellement annulée

La conférence internationale sur le climat COP26 qui devait se tenir à Glasgow en novembre est reportée en raison de la pandémie de nouveau coronavirus, a annoncé mercredi le gouvernement britannique, recevant le soutien des associations environnementales.

«Compte tenu de l’impact mondial et continu du Covid-19, la tenue d’une COP26 ambitieuse et inclusive en novembre 2020 n’est plus », a détaillé le gouvernement sur son site internet, précisant que le sommet aura bien lieu dans la ville écossaise mais en 2021, à une date qui sera communiquée ultérieurement.

Cette décision a été prise par les représentants de l’ONU en matière de changement climatique, en accord avec le Royaume-Uni et ses partenaires italiens, précise le communiqué, alors que la pandémie s’accélère.

Le nouveau coronavirus, apparu en décembre en Chine, a infecté plus de 900.000 personnes sur la planète, dont plus de 200.000 aux États-Unis, faisant au moins 45.000 morts, selon un décompte effectué mercredi par l’AFP à partir de sources officielles.

«Le monde est confronté à un défi mondial sans précédent et les pays se concentrent à juste titre sur la lutte contre le Covid-19. Pour cette raison, la COP26 est reportée», a expliqué son président Alok Sharma dans un tweet.

https://twitter.com/AlokSharma_RDG/status/1245442482365763587

Quelque 30.000 personnes, dont 200 chefs d’Etat et de gouvernement, étaient invitées à ce sommet de onze jours, crucial pour limiter la hausse des températures dans le monde.

La secrétaire de l’ONU chargée du changement climatique, Patricia Espinosa, a pour sa part estimé que le «Covid-19 est la menace la plus urgente à laquelle l’humanité est confrontée aujourd’hui», appelant tout de même à ne pas «oublier que le changement climatique est la plus grande menace (…) sur le long terme», selon des propos cités dans le communiqué du gouvernement britannique.

«Logique et compréhensible»

C’est aussi l’avis de la plupart des ONG, qui ont unanimement estimé nécessaire le report de cette conférence au vu de la situation sanitaire mondiale, tout en exhortant les gouvernements à ne pas en oublier le climat pour autant.

Pour le président de la branche écossaise de l’association Les Amis de la Terre, Richard Dixon, reporter le sommet est «logique», car maintenir sa tenue en novembre ferait courir le risque que «certaines parties du monde ayant contracté le coronavirus plus tard qu’en Europe en soient exclues».

Dans une interview à l’AFP, il a estimé que des négociations qui se feraient sans la participation «des parties les plus pauvres du monde» seraient un «désastre».

«Reporter le sommet de l’ONU sur le climat est compréhensible», a pour sa part jugé Sebastian Mang de Greenpeace, mais «cela ne change rien à l’obligation qu’a l’Union européenne de relever son objectif climatique pour 2030 avant la fin de l’année».

Même son de cloche du côté d’Alden Meyer, le spécialiste en négociations climatiques, pour qui le report constitue la «bonne décision» mais qui met en garde : «Si les événements peuvent être reportés, le changement climatique ne s’arrêtera pas, même en cas de pandémie aux proportions épiques».

Alors que l’épidémie va d’autant plus toucher ceux qui sont déjà selon lui victimes du changement climatique, l’expert appelle à «ne pas ralentir les efforts nationaux et internationaux» en matière de climat, conseillant de «donner la priorité» après la crise aux investissements respectueux de l’environnement et de la santé.

Car une fois la pandémie maîtrisée, les ONG craignent en effet que l’environnement ne passe au second plan par rapport à la relance de l’économie. La directrice par intérim de l’association de lutte contre la pauvreté Oxfam, Chema Vera, a ainsi appelé les gouvernements à «éviter de répéter les mêmes erreurs que celles commises après la crise financière mondiale de 2008, lorsque les plans de relance ont provoqué un rebond des émissions» de CO2.

La discrète présence des Etats-Unis à la COP25, malgré le retrait de Trump

Les Etats-Unis vont envoyer une délégation de diplomates à la 25e réunion climat de l’ONU qui commence lundi à Madrid, la COP 25, alors que Washington a initié son départ de l’accord de Paris, un retrait qui sera effectif en novembre 2020.

Pour comprendre la position américaine et les conséquences du retrait décidé par le président Donald Trump, l’AFP a interrogé l’homme qui dirigea l’équipe climat de Barack Obama de 2009 à 2016, et a participé à la négociation de l’accord de Paris en 2015, Todd Stern, aujourd’hui expert dans le grand centre de réflexion Brookings Institution à Washington. Voici son interview, condensée par souci de clarté.

QUESTION: Pourquoi les Etats-Unis continuent-ils à envoyer des délégations aux conférences COP?

TODD STERN: « Ils continuent à participer aux négociations techniques, de façon assez utile en réalité.

Ce sont des gens qui négocient depuis longtemps, qui ont noué des liens avec les négociateurs du reste de la planète, connaissent bien les dossiers et sont dignes de confiance ».

QUESTION: Y a-t-il des positions américaines qui sont restées constantes dans les discussions climatiques internationales?

TODD STERN: « Les Etats-Unis, que ce soit sous Bush, sous Obama et même sous l’administration Trump, n’ont jamais accepté le principe d’une bifurcation à l’ancienne, comme l’accord de Kyoto l’avait instauré.

Nous n’allions jamais accepter qu’il existe des obligations juridiquement contraignantes pour les pays développés, mais rien pour les pays en développement. C’était Kyoto, et nous n’en voulions plus, que ce soit Bush ou Obama, et les négociateurs de l’administration Trump ont pu continuer à aller aux négociations en soutenant ce même genre de positions ».

Q: L’accord de Paris pourra-t-il survivre si Donald Trump est réélu en 2020?

TODD STERN: « Il a été affaibli par l’absence des Etats-Unis au niveau politique. Et l’effet continuera en l’absence des Etats-Unis (…) Inévitablement, des pays n’en feront pas autant qu’ils le peuvent et se diront: pourquoi devrait-on en faire plus, si les Etats-Unis ne font rien?

Si Trump est réélu, cela continuera. La détresse internationale va croître exponentiellement.

Beaucoup de pays, pour le changement climatique, se disaient qu’il fallait patienter pendant l’absence des Etats-Unis au sommet, jusqu’en 2020, après quoi quelqu’un reviendra s’engager. Mais si Trump est réélu, et qu’il faut attendre la fin de 2024, beaucoup de pays seront très déçus ».

Q: Y a-t-il le moindre espoir que les Etats-Unis tiennent leur objectif initial de réduction des émissions, fixé par Barack Obama, grâce aux actions décentralisées des Etats fédérés et des villes?

TODD STERN: « Les efforts réalisés au niveau régional ne peuvent absolument pas compenser l’inaction au niveau national. Ce serait extraordinaire, surprenant, et extrêmement improbable (…) Mais en même temps, grâce à ces efforts, nous serons beaucoup plus proches (de l’objectif) que si nous n’avions rien fait.

Vingt-cinq Etats américains essaient d’agir fortement. Si ces gouverneurs progressistes ne le faisaient pas, les émissions américaines, en tant qu’entité nationale, seraient plus élevées. Nous serions plus en retard ».

AFP

Plusieurs milliards de dollars investis dans les Énergies renouvelables, partis en fumée. Une bérézina planétaire

Le plus prestigieux des hebdomadaires allemands, Der Spiegel, a consacré la couverture de son premier numéro du mois de mai à l’échec du plus grand projet planétaire de transition énergétique, Energiewende. On y apprend que malgré que l’Allemagne ait dépensé, depuis 2010, plus de 240 milliards de dollars en énergies renouvelables, ses émissions de gaz à effet de serre sont restées au même niveau… qu’en 2009. En fait le grand gagnant de cette mobilisation mondiale de la transition énergétique s’est avéré être le GNL, Gaz Naturel liquéfié, ainsi que l’armada des méthaniers américains qui irriguent depuis 5 ans, en toute discrétion, toute la planète en Gaz de schiste. Le monde a changé depuis le célèbre documentaire d’Al Gore «Une vérité qui dérange» diffusé en 2006. Les climatosceptiques logent à la Maison Blanche, les mines de charbon reprennent leurs activités de plus belle, les découvertes des gisements de pétroles et de gaz n’ont jamais été aussi nombreuses et d’aucuns n’envisagent d’arrêter le nucléaire. La transition vers les énergies renouvelables est vouée à l’échec car les industriels modernes ne veulent tout simplement pas pas retourner à la vie prémoderne.

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À Niamey, la Commission climat pour la région du Sahel met en exergue le leadership du Maroc

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Le sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de la commission climat pour la région du Sahel (CCRS) a ouvert ses travaux aujourd’hui à Niamey et devrait valider un «Plan d’investissement climatique» de près de 400 milliards de dollars sur la période 2018-2030. La CCRS comprend 17 pays, à savoir : le Bénin, le Burkina Faso, le Cameroun, le Cap-Vert, la Côte d’Ivoire, la Gambie, la Guinée-Conakry, Djibouti, l’Ethiopie, l’Érythrée, le Mali, la Mauritanie, le Nigeria, le Sénégal, le Soudan, le Tchad et le Niger.


Plusieurs chefs d’Etat et de gouvernement prennent part à ce sommet. D’une importance stratégique pour la région du Sahel, il devrait permettre d’esquisser une riposte aux changements climatiques. Nasser Bourita, Chef de la diplomatie marocaine, conduit à ce sommet une importante délégation marocaine comprenant notamment le ministre délégué chargé de la Coopération africaine, Mohcine Jazouli et la secrétaire d’Etat chargée du Développement durable, Nezha El Ouafi.

Le Maroc prend en charge les études de faisabilité


Annoncé pour ce sommet, le Roi Mohammed VI n’a pas fait le déplacement. Il a cependant bien été présent lors de la séance inaugurale par un discours lu en son nom par Nasser Bourita. Le Souverain a annoncé aux participants à cette première conférence de chefs d’Etat et de gouvernement de la CCRS que le Maroc prendra en charge les études de faisabilité pour finaliser le Plan d’Investissement Climatique pour la région Sahel. Le roi Mohammed VI a insisté sur l’importance du lancement de ce plan ainsi que de son Programme Régional Prioritaire qui complétera les projets « d’ores et déjà en cours ». La CCRS pourra s’appuyer sur l’expertise du Centre de Compétences Changement Climatique du Maroc (4C Maroc) pour renforcer les capacités de ses membres.

De son côté, le président nigérien Mahamadou Issoufou, président de la Commission climat de la région Sahel a estimé que cette conférence reflète la détermination exprimée par les Etats sahéliens lors des sommets de la COP21 et de la COP22 et du Sommet africain de l’action tenu au Maroc à l’initiative du Souverain. Il a rappelé que la région du Sahel est de plus en plus fragilisée par les effets des changements climatiques, ce qui génère plusieurs phénomènes affectant l’écosystème et affecte de plein fouet les conditions de vie des populations. Il a appelé les partenaires internationaux à se mobiliser et les pays de la région à conjuguer leurs efforts pour relever les défis climatiques.

Leadership royal en matière climatique

Le président nigérien a également remercié le roi Mohammed VI pour les multiples actions en faveur du climat, notamment le lancement de la Commission climat pour le Sahel. Pour sa part, le président de la République du Congo a exprimé sa reconnaissance au Souverain pour son soutien constant à la Commission climat du Bassin du Congo ainsi que pour le soutien «jamais démenti» du Souverain à la Commission climat pour le Sahel. Il a prôné une action concertée et coordonnée pour lutter contre les dérèglements climatiques. Plusieurs dirigeants ont souligné le leadership du roi Mohammed VI dans la lutte contre les changements climatiques dans la région, dont le président gabonais Ali Bongo. Le ministre d’Etat français, ministre de la Transition écologique et solidaire, François de Rugy, a, quant à lui, salué « cette entreprise collective » lancée lors de la COP22.

C’est à l’Europe, à l’Asie et à l’Amérique de réparer les dégâts qu’ils ont causé

« La clairvoyance de SM le Roi Mohammed VI, la volonté politique du président du Niger et la motivation et l’engagement de tous, nous valent d’être rassemblés aujourd’hui pour envoyer un signal fort à la communauté internationale que les dirigeants africains montrent encore une fois leur volonté de prendre en main ensemble leur destin et de prendre toute leur part dans le destin du Monde en lien avec les dérèglements climatiques », a affirmé Francois de Rugy. Le ministre français a imputé la responsabilité des dérèglements climatiques à l’Europe, à l’Amérique et à l’Asie. Selon lui, ces derniers « sont les premiers responsables qui doivent mener une action urgente pour lutter contre les effets des changements climatiques ». La table ronde qui réunira demain les membres de la CCRS et les bailleurs de fonds devrait permettre d’avoir une idée sur les fonds qu’il est possible de mobiliser, étant donné que le plan précité nécessite 400 milliards de dollars.

Des enjeux de taille pour un continent qui se prend en charge

Rappelons que le 1er Sommet Africain de l’Action pour une co-émergence continentale en marge de la COP22 en novembre 2016, tenu à l’initiative du roi du Maroc, a permis de créer trois commissions dédiées respectivement à la région du Sahel, à la région du Bassin du Congo et aux Etats Insulaires. Cette décision incarne l’esprit qui a marqué la « Déclaration de Marrakech », où les dirigeants africains ont réaffirmé leur volonté « de prendre en main le destin du continent, en parlant d’une seule voix et d’unir leurs forces dans la lutte contre le dérèglement climatique pour renforcer la résilience continentale ». Ce n’est donc point un hasard si l’Union Africaine a fait référence au « Premier Sommet africain de l’Action » (Décision 640 du 31/01/2017) et aux trois commissions créées (idem et Décision 669 de janvier 2018). Loin d’être à l’origine de certaines initiatives et de rester les bras croisés, le Maroc a également tout fait pour leur concrétisation comme pour la Commission de la région du Bassin du Congo. Le Maroc est en effet signataire de l’accord de création du Fonds Bleu pour le Bassin du Congo (F2BC). Il faut dire que les enjeux sont de taille. Le premier de taille est l’accomplissement du mandat qui a été confié à ces trois commissions. Le second est d’unir les efforts et fédérer les fonds pour améliorer la résilience des régions africaines à l’impact des changements climatiques et promouvoir un modèle de développement inclusif et durable. Le troisième enjeu est l’amorce de la mise en place des structures de gouvernance et enfin, le lancement et l’opérationnalisation de la 3ème Commission Climat des Etats Insulaires. Autant dire que les participants à ce sommet ont du pain sur la planche…

#ForMigration Marrakech : Le MAECI organise sa communication

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A quelques jours de la tenue de la Conférence Intergouvernementale pour l’adoption du Pacte Mondial pour les migrations qui aura lieu à Marrakech les 10 et 11 décembre 2018, le comité d’organisation relevant du Ministère des Affaires étrangères a tenu, ce mardi, une rencontre avec les médias, présidée par l’ambassadeur Fouad Yazough, directeur général des relations bilatérales et des affaires régionales, en vue de présenter les grandes lignes de l’évènement et les aspects de son organisation.

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Zakaria Fahim, le vrai «patron» de la CGEM

A peine désigné à la tête de la commission PME de la CGEM que Zakaria Fahim a fait savoir à qui veut l’entendre qu’il est désormais le vrai boss du patronat. Le gendre de Salaheddine Mezouar, qui a lobbyé pour coopter une petite équipe de son écosystème rapproché dans les différentes commissions au sein du syndicat patronal, dont des voisins de palier notamment le mari de la ministre Rniste Mbarka Bouaida, souffle le chaud et le froid dans cette institution soulevant interrogation et inquiétude dans les rangs des hommes d’affaires marocains. Si Zakaria Fahim a fait table rase de tous les acquis antérieurs, ses détracteurs l’accusent de vouloir «réinventer la roue.» Et mis à part de Hicham Zouanat, ancien DRH de Centrale Laitière, qui a gardé la présidence de la commission du dialogue social, toutes les autres commissions ont changé de «patron».

Le successeur de Meriem Bansalah et son gendre par alliance font le ménage de tout l’héritage de leurs prédécesseurs. Et alors que les PME marocaines se démènent non sans difficulté à sortir d’un modèle de structure familiale, le duo Mezouar-Fahim, lui, le réinstalle au cœur du patronat marocain qui n’a eu de cesse de militer des décennies en vue de mettre à niveau l’entreprise marocaine et la moderniser, suscitant une large indignation des dignitaires de la centrale patronale.

Zakaria Fahim, le «conseiller» officieux de l’oncle de son épouse quand ce dernier officiait au ministère des Finances et à la tête du RNI, a travaillé de pair avec Mbarka Bouaida à la Chambre des représentants sur la loi de l’auto-entrepreneur dont il réclame la paternité.

A défaut d’être ministre, il se contente d’un poste de président de commission

Proposé systématiquement par Mezouar dans les différentes listes des ministrables RNI, Zakaria Fahim n’a jamais vu sa candidature cooptée par le parti fondé par Ahmed Osman en raison des “règles strictes de fonctionnement” imposées par les ténors de cette formation politique auxquelles l’ancien secrétaire général ne pouvait se soustraire. Surtout que ce parti dit «de l’administration» dispose de ses propres “codes budgétaires” en termes de candidatures à des hautes fonctions publiques.

Les proches de Zakaria Fahim le présentent comme un cadre «compétent». Si c’est le cas, pourquoi n’a-t-il donc pas fait ses preuves sans l’appui systématique de l’oncle de sa femme ? C’est grâce à Mezouar, alors ministre des Affaires étrangères, que le gendre a pu trouver les financements nécessaires et le patronage royal pour son événement annuel Hub Africa qui a même eu droit à une manne de plus d’un million de dirhams pour un stand jamais monté à l’espace Al-Mazar à Marrakech durant la COP22 présidée par “tonton” Mezouar lequel trouvait toujours le temps, malgré ses lourdes responsabilités, pour se rendre aux différents événements du mari de sa nièce. C’est bien de parler «compétence» mais il est plus important de parler méritocratie et zéro népotisme.

Dans son discours du trône, le roi Mohammed VI a appelé de ses vœux à encourager la participation politique des jeunes. Mais la méthode d’un autre temps imposée à la CGEM par le couple Mezouar-Fahim et dénoncée par les cadres du patronat ne fait honneur ni à la jeunesse marocaine ni aux attentes du souverain sur ce volet.

Mélange de genre, mauvais signal aux jeunes

Faute de véritable concurrent et dès la victoire programmée de Salaheddine Mezouar à la tête de la CGEM grâce à une opération consensuelle tissée avec son «rival» Hakim Marrakchi, les dissensions ont vite éclaté au sein de la confédération. Zakaria Fahim impose ses hommes et sa vision, et s’est même rêvé président de la prestigieuse commission sud-sud, une voie royale pour des affaires florissantes au profit de son cabinet conseil. Mais là était la ligne à ne pas franchir. Car la commission sud-sud bénéficie d’un statut «particulier» et ne peut être gérée que par un homme du «sérail». S’en est suivie une crise profonde qui a allait faire éclater le nouveau bureau qui a eu du mal à se constituer. Salaheddine Mezouar, et pour faire plaisir à tous les courants en présence, a du ainsi peser de tout son poids pour mettre de l’eau dans le vin des ambitions de Zakaria Fahim qui s’est contenté, à contrecœur, de la commission des PME, même si , au final, la montagne a accouché d’une souris : le bureau constitué manque cruellement de cohérence et d’homogénéité et demeure sous l’emprise totale du gendre de Mezouar avec la bénédiction de ce dernier.

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