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Comité Al-Qods

«Deal du Siècle» : Acculé, Jared Kushner se résout à consulter le Maroc et la Jordanie

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Jared Kushner, le très influent « conseiller spécial » du président américain, a choisi le Maroc comme première étape de sa tournée de promotion de son plan de paix palestinien, connu sous le nom du «Deal du Siècle». Il se rendra par la suite en Jordanie puis en Israël. En raison de la position commune et intransigeante des deux monarchies au sujet de la préservation des droits des palestiniens et du statut d’Al-Qods, le gendre de Donald Trump, n’a pas eu le choix que de leur consacrer une visite spéciale, car c’est sa crédibilité et son avenir politique et de celui de ses sponsors, MBS, MBZ et Netanyahu qui sont en jeux.

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ISESCO : Après 28 ans à la tête de l’organisation, le saoudien Abdelaziz Ben Othman Altwaijri quitte le Maroc

C’est la mort dans l’âme qu’il se plie à la volonté des autorités de son pays et quitte ainsi une organisation qu’il a dirigée durant presque trois décennies. Le successeur de Abdelhadi Boutaleb, dont il a été le principal assistant durant six années, vit au Maroc depuis 34 ans. Son départ est une véritable déchirure, et pour l’intéressé même si, en tant que diplomate aguerri et discipliné, il ne cherche pas à faire de vague et se plie aux orientations de Riyadh, et pour ses amis marocains qui sont devenus, au fil du temps, une véritable famille. Mais la politique a des raisons que la raison ignore. Une crise sans précédent est passé par là, il en a été un dommage collatéral.

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Sahara : L’Arabie Saoudite viole le pacte d’amitié qui lie Rabat et Riyadh

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L’Arabie saoudite vient de franchir une des lignes rouges imposées par le Maroc concernant son intégrité territoriale. En préméditant un documentaire diffusé sur la chaîne Al-Arabiya, la télévision saoudienne a mis clairement en doute la souveraineté du royaume sur son Sahara. Un précédent d’une rare gravité dans les relations entre Rabat et Riyadh. Dans une de ses émissions, Al-Arabiya a parlé en long et en large du point de vue du Polisario concernant ce conflit aux dépens du Maroc, soulignant même la reconnaissance de la pseudo-RASD par de nombreux pays. Pis, Al-Arabiya, dont la ligne éditoriale est dictée par le Cabinet royal saoudien, s’est permis d’avancer que la communauté internationale reconnaissait le Polisario comme représentant du «peuple sahraoui ».

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Premier grand format avec Al Jazeera : Bourita affirme la clarté et l’indépendance de la diplomatie marocaine

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Dans son premier grand format avec la chaîne panarabe Al Jazeera, le ministre marocain des Affaires étrangères et de la coopération internationale, Nasser Bourita, était l’invité, mercredi soir, de l’émission phare et à grande audience, «bila houdoud» [Sans frontières]. La crise entre les pays du Golfe, l’Iran, le Yemen, le Sahara, la relation avec l’Algérie, l’Afrique, la Syrie et la question palestinienne, tels sont les principaux sujets discutés lors de cette rencontre qui a duré une quarantaine de minutes.

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Le chef du Hamas visite l’hôpital militaire de campagne des FAR déployé à Gaza

Le chef du bureau politique du Hamas, Ismaël Haniyeh, accompagné d’un certain nombre de dirigeants du mouvement de la résistance palestinienne, ont visité l’hôpital de campagne marocain établi par les Forces armées royales dans la bande de Gaza et y ont rencontré le personnel médical, paramédical et administratif. L’implication du Royaume dans ce domaine, reflète l’engagement ferme de du roi Mohammed VI, en sa qualité de président du Comité Al-Qods, au profit des questions humanitaires et des valeurs de solidarité, notamment concernant la cause palestinienne.

C’est le le colonel Ahmed Bounaïm, médecin-chef de l’hôpital de campagne médico-chirurgical de Gaza qui a reçu la délégation du Hamas qu’il a conviée à une petite réception.

L’officier supérieur des FAR a expliqué à la délégation palestinienne comment le Royaume du Maroc veille à travers le déploiement de cette structure à porter haut les valeurs de solidarité et à soutenir le peuple palestinien dans l’épreuve et la souffrance causées par les conditions d’occupation et le blocus imposé par Israël.

Le Colonel Ahmed Bounaim a profité de cette occasion pour expliquer à Ismaël Haniyeh comment les équipes médicales marocaines accordent un intérêt particulier au volet psychique des patient eu égard à leurs conditions difficiles et veillent aussi à assurer une meilleure prise en charge des bénéficiaires à travers le bon accueil, le traitement médical, les opérations chirurgicales compliquées et la remise de médicaments aux personnes malades nécessiteuses ainsi qu’aux établissements locaux de santé.

Rabat abrite une Conférence internationale sur Al-Qods

Le Comité pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien, organe subsidiaire de l’Assemblée générale des Nations unies, organisera, à Rabat les 26, 27 et 28 juin, et avec le soutien de l’Organisation de la coopération islamique, une Conférence internationale sur la question d’Al-Qods occupée, indique un communiqué des Nations unies.

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L’an prochain à Al Qods

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L’arrivée au pouvoir à Washington d’une nouvelle administration et la rapidité avec laquelle le nouveau locataire de la Maison Blanche a décidé de reconnaître Al-Qods comme capitale de l’État d’Israël et de transférer son ambassade dans la Ville Sainte, ont chamboulé les équilibres géopolitiques traditionnels dans une région à feu et à sang de Baghdad à Tripoli et de Aden à Damas. Si la cause centrale de la Oumma islamique reste la question palestinienne, ce vendredi, où l’on commémore la « Journée Internationale de la Terre », les israéliens ont commis un véritable carnage à Gaza faisant des dizaines de morts et de blessés palestiniens innocents dont le seul tort est de réclamer le droit de retour à la terre des aïeux. La nomination à « DC » d’un faucon en tant que Conseiller à la sécurité nationale américaine est lue par Tel-Aviv comme un blanc-seing pour déployer toute la force de Tsahal contre un peuple désarmé en violation du droit international. Dans son éditorial de la semaine, publié dans le magazine Maroc Hebdo, le politologue Mustapha Sehimi, qui est également professeur de droit et avocat au barreau de Casablanca, revient sur le rôle incessant du Maroc et du président du Comité Al-Qods pour trouver une issue juste et définitive à cette question épineuse. LE1.ma reproduit ce texte dans son intégralité avec l’accord de l’auteur.

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Bourita visite Amman, Ramallah et les territoires occupés

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Le ministre marocain des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Nasser Bourita, entamera à compter de demain, mardi 27 mars, une visite en Palestine qui le conduira d’abord à Ramallah où il rencontrera le président Mahmoud Abbas avant de se rendre dans la ville sainte d’Al-Qods occupée où il visitera la mosquée d’Al-Aqsa. Le chef de la diplomatie marocaine se rendra également dans la capitale jordanienne, Amman, où il sera reçu, mercredi, en audience par le Roi Abdallah II. Hier, le Bureau israélien du contre-terrorisme publiait un avertissement de voyage mettant en garde les israéliens, pour la période des vacances de printemps, de ne pas se rendre dans un certain nombre de pays, dont, à juste titre, le Maroc et la Jordanie.

C’est sur instructions du roi Mohammed VI, président du Comité Al-Qods, que Nasser Bourita entame ce périple moyen-oriental. Selon le quotidien saoudien Asharq al-Awsat, cette visite à Ramallah fait suite à l’entretien téléphonique entre le roi Mohammed VI et Abou Mazen du 5 décembre 2017 au lendemain d’informations faisant état de l’éventuelle annonce américaine de la reconnaissance d’Al-Qods comme capitale d’Israël et le transfert de l’ambassade américaine dans la ville sainte. Lire ici

Sommet Arabe et Al-Qods au cœur de la visite au Maroc de Abdallah II de Jordanie

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La préparation de l’ordre du jour du prochain sommet arabe prévu à Amman le 29 mars, les tentatives israéliennes de judaïsation d’Al-Qods et le projet américain de transférer l’ambassade US de Tel Aviv à la ville sainte, ont été les principaux sujets à l’ordre du jour des entretiens politiques entre les Rois Mohammed VI et Abdallah II de Jordanie, entre autres sujets brûlants de l’heure tels la situation en Syrie, le dossier irakien, la crise libyenne et la guerre au Yémen.

Pour les pays arabes, le transfert de l’ambassade américaine de Tel-Aviv vers Al-Qods constitue une agression manifeste du droit international, la Charte de l’ONU et les résolutions du Conseil de Sécurité, et une menace grave pour la paix et la sécurité dans la région et contribuerait à l’implosion de la solution à deux États.

Car le statut d’Al-Qods est un seuil critique du conflit israélo-arabe qui, s’il est modifié ou violé par l’administration Trump, entraînerait toute la région dans l’inconnu, la Jordanie en tête, d’où l’importance de la visite de Abdallah II au Maroc, lequel était accompagné de son cousin le Prince Ghazi Bin Mohammad Bin Talal, son Premier conseiller pour les Affaires religieuses et culturelles.

La communauté internationale ne reconnaît pas Al-Qods comme la capitale d’Israël. C’est pourquoi toutes les ambassades se trouvent à Tel-Aviv. En revanche, le Congrès américain avait voté en 1995 le transfert de la sienne dans la ville sainte, mais laissé cette possibilité à la discrétion des présidents, ce que Donald Trump a décidé d’activer.

Pour garantir le statu quo de la ville et défendre ses intérêts, la sixième réunion de l’Organisation de la conférence islamique, tenue à Jeddah en 1975 a décidé la création du Comité Al-Qods avec pour objectifs :

  1. D’étudier l’évolution de la situation à Al-Qods
  2. De suivre l’exécution des résolutions adoptées par la Conférence Islamique à ce sujet
  3. De suivre les résolutions sur la ville sainte adoptées par les différentes instances internationales 4. De prendre contact avec les autres organismes internationaux susceptibles d’aider à la sauvegarde de Jérusalem
  4. De présenter des propositions aux Etats membres et à tous les organismes intéressés concernant les démarches à entreprendre pour assurer l’exécution de ces résolutions et faire face aux situations et/menaces nouvelles.

L’année d’après, en 1976, la 10ème Conférence islamique tenue à Fès a décidé de placer le Comité d’Al-Qods sous la présidence personnelle du Roi Hassan II.

Au même titre que le Maroc, la Jordanie est également et officiellement gardienne des lieux saints musulmans d’Al-Qods à travers :

  1. Un accord tacite de 1924, selon lequel la Jordanie est la gardienne des lieux saints de la ville
  2. Depuis les accords d’armistice de 1949, la Jordanie contrôle le Waqf, nomme le Grand Mufti de’Al-Qods et paie les fonctionnaires du Waqf
  3. En juin 1967, Israël occupe Al-Qods mais le général Moshe Dayan ministre de la Défense de l’Etat hébreux, confie l’administration des lieux saints musulmans à la Jordanie ce qui a constitué la base du statu quo qui prévaut aujourd’hui sur l’Esplanade des Mosquées.

D’ailleurs, lors des négociations de paix entre Israéliens et Jordaniens en 1994, la déclaration de Washington qui s’en est suivie stipule qu’«Israël respecte le rôle du Royaume hachémite de Jordanie dans les lieux saints musulmans d’[Al-Qods]».

En voulant transférer l’ambassade américaine de Tel-Aviv à Al-Qods, Donald Trump menace justement ce statu quo. Et en se réunissant d’urgence à Rabat à moins d’une semaine du Sommet arabe, le Roi Mohammed VI et Abdallah II envoient un message clair à la Communauté internationale selon lequel toute précipitation ou tout empressement non réfléchi sur ce dossier pourraient avoir des conséquences dramatiques : les situations en Irak, en Syrie, en Libye et au Yémen en sont les illustrations concrètes. Il est donc fort probable que Mohammed VI prenne part personnellement à ce Sommet crucial qui déterminera, concrètement, l’avenir à très court terme d’une région déjà au bord du gouffre et qui risque carrément un embrasement total voire une implosion de ses systèmes en place s’il n’est pas mis fin aux folles velléités de Trump & Co.

Abdellah EL HATTACH

Entre football et cynisme diplomatique, le jeu perdant de l’Égypte

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Le Sommet de l’Union africaine tenu à E le 27 janvier dernier, et durant lequel le Maroc a retrouvé sa place au sein de sa famille africaine après une bataille diplomatique épique de plusieurs années et un lobbying de haut vol, était l’occasion pour Rabat d’identifier exactement qui sont réellement ses amis – sachant que nos amis on les connaît parfaitement- et tisser de nouvelles alliances interafricaines.

L’objectif derrière cette offensive diplomatique, n’était nullement de composer une majorité numérique qui porterait la voix des intérêts du Royaume au sein de l’Union africaine, mais relevait surtout de la perspective d’une vision politique qui permette la construction d’un vrai espace économique africain qui transformerait le continent en une future vraie puissance dans les domaines de l’énergie, de l’agriculture, et développant des infrastructures et chantiers communs, des liaisons terrestres, maritimes, aériennes et de (télé)communications qui placeraient l’Afrique, à l’avant-garde des espaces régionaux produisant une grande croissance et offrant une forte valeur ajoutée humaine et dans les services.

Nonobstant cet exercice d’identification politique, il était impensable, a priori, pour les stratèges marocains, de considérer l’Égypte comme faisant partie du camp hostile aux intérêts supérieurs du Maroc. Mais les faits sont têtus et Le Caire a fait preuve d’une mauvaise foi complexe à l’égard du Maroc dont il est difficile d’analyser et de comprendre les tenants et aboutissants.

Le régime militaire égyptien s’est aligné sur les thèses des séparatistes sans raison politique objective et à un moment du nouvel ordre mondial où ces mêmes thèses élisent de moins en moins domicile dans les chancelleries internationales. Ce qui prouve que la position de l’Égypte est largement anachronique et n’épouse pas l’évolution logique de la géopolitique mondiale.

Et pour confirmer cette tendance belliqueuse infondée de la part de l’Égypte, il est intéressant de rappeler que lors du Sommet africain, Israël a décidé de donner un coup de fouet à sa politique de colonisation. Et pendant que les observateurs attendaient une réplique diplomatique de la part des autorités égyptiennes, le régime d’Al-Sissi a fait la sourde oreille, habitué qu’il est de la politique de l’autruche, et a continué, avec l’Algérie, de tirer les ficelles du Polisario dans les coulisses d’Addis Abeba.

En revanche, et alors que tout le monde attendait le Maroc sur le seul front africain, Rabat a surpris l’opinion mondiale en prenant franchement et solennellement la défense des intérêts palestiniens. En effet, Sa Majesté le Roi Mohammed VI a tenu, malgré un agenda surchargé, à envoyer un message urgent au président palestinien Mahmoud Abbas dans lequel le souverain réitère la position ferme et inconditionnelle du Royaume du Maroc aux côtés du peuple palestinien, et sa condamnation avec les termes les plus forts de la politique expansionniste israélienne, rappelant au responsable palestinien l’engagement du Maroc et de Sa Majesté, en sa qualité de Président du Comité Al-Qods, en faveur de la cause palestinienne.

La mesquinerie égyptienne est également anecdotique sur le plan du fairplay. Le fairplay sportif s’entend. Il y a quelques jours, certains titres de la presse égyptienne, ont mal digéré le message de remerciements de Sa Majesté le Roi au président camerounais à l’occasion de la victoire de la sélection camerounaise sur son homologue égyptienne en finale de la Coupe d’Afrique des Nations de football tenue à Libreville au Gabon. L’esprit des félicitations du souverain était purement sportif, mais l’interprétation d’une partie des médias égyptiens était politiquement tordue.


Illustration de l’hystérie collective des médias égyptiens

Cela nous rappelle comment les régimes militaires successifs au pouvoir au Caire ont toujours tenté d’imiter et, à défaut, de faire capoter, le leadership naturel du Maroc dans son environnement régional, oubliant au passage toute l’influence imposée par le Maroc, sous l’impulsion directe de Sa Majesté Hassan II, pour permettre le retour de l’Égypte au sein de la Ligue Arabe après qu’elle fut chassée de ses rangs suite à la reconnaissance de l’État hébreux résultant des Accords de Camp David et le discours du président Anouar Sadate devant le parlement israélien, la Knesset : efforts de Sa Majesté Hassan II couronnés de succès et ont effectivement permis la réintégration de l’Égypte au sein de la Ligue Arabe lors d’un sommet tenu au Maroc sous la présidence effective du défunt souverain.

Abdellah El Hattach.