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Cameroun

Un vol Paris-Douala d’Air France transportant des cas avérés de coronavirus fait scandale au Cameroun

«Scandale humain», «Air France livre des personnes infectées au Cameroun», ont titré les médias camerounais après la confirmation de plusieurs cas de Coronavirus au bord d’un vol d’Air France qui a atterri le mardi 17 mars 2020 à Douala. Des vidéos partagés sur les réseaux sociaux montrent le Gouverneur de la région du Littoral expliquer aux passagers de ce vol l’obligation de les placer en quarantaine. Une confusion qui a perturbé de longues heures l’aéroport international de Douala suite à la propagation d’une rumeur qui affirme que 144 passagers aurait été déclarés positifs.

Au Cameroun, les vols Air France sont désormais déclarés des vols à risque. En une journée deux avions en provenance de l’Hexagone ont transportés des passagers atteints du Coronavirus.

En effet, le mardi 17 mars 2020, l’avion qui a atterri à l’aéroport international de Douala en provenance de Paris a provoqué une scène de panique générale qui a nécessité l’intervention personnelle du Gouverneur de la région du Littoral, Samuel Dieudonné Ivaha Diboua.

D’après les médias locaux, les autorités camerounaises auraient tenté de faire retourner l’avion, mais la compagnie aurait fait valoir que les vols en direction de la France étaient suspendus.

Un responsable de l’aéroport de Douala aurait déclaré au Cameroun Concord News Group, qu’Air France avait «finalement livré la mort à des Camerounais», ajoutant que davantage de Camerounais se dirigeraient bientôt «vers une tombe précoce en raison de l’erreur impardonnable qui avait été commise en apportant de telles cargaisons indésirables au pays».

Pour ramener le calme à l’aéroport, le gouverneur du Littoral a informé les passagers qu’en raison de nombreux cas de coronavirus à bord de l’avion, ils seraient maintenus dans un centre de confinement pour une évaluation et une surveillance approfondies.

« Il y a beaucoup de pression à travers le pays et les nouvelles de ces derniers arrivants n’ont fait qu’empirer les choses. Beaucoup de gens envisagent de fuir dans leurs villages alors que le virus gagne du terrain dans les villes », a déclaré un responsable au Cameroun Concord News Group.

« Nous n’avons pas l’infrastructure sanitaire et nos dirigeants pensent au ralenti. Si nous ne faisons pas attention, ce virus fera des ravages dans le pays », a conclu le même témoin.

Les médias camerounais pointent du doigt l’insuffisance des systèmes de surveillance aux frontières. «Étant donné le niveau de corruption dans le pays, certains de ces passagers pourraient soudoyer leur chemin hors de leurs centres de quarantaine», écrit Cameroun Concord News Group.

3 autres cas au bord du vol Air France AF900

Contrairement au premier vol sus-cité, le le AF900 de la compagnie française qui a décollé de l’aéroport Roissy Charles de Gaulle et a atterri le 17 mars 2020 à l’aéroport international de Yaoundé-Nsimalen, a eu droit un communiqué de presse du ministère de la santé.

Publié ce jeudi 19 mars, le communiqué qui cite Malachie Manaouda, ministre la santé, indique que 3 personnes du vol AF900 qui en transportait 198 passagers, ont été testées positives au Covid-19. Ce qui fait de ce vol, «un vol à risque » alerte le communiqué.

Les 195 autres passagers ont été invité «à bien vouloir respecter les mesures de quarantaine qui ont été indiquées et de composer de toute urgence le numéro vert 1510 pour se faire évaluer impérativement par ses services dédiés», souligne le ministre de la santé.

Ces incidents enregistrés dans les vols d’Air france ont coïncidé avec le jour où le président camerounais, Paul Biya, s’était adressé à ses concitoyens sur les réseaux sociaux, les invitant au respect strict des prescriptions sanitaires.

Avec l’évolution de la pandémie dans le continent africain, le gouvernement a décidé la fermeture des frontières et la suspension des transports aériens et maritimes de personnes. Il a également appelé ce mercredi à un confinement général de 15 jours renouvelables.

Le Cameroun enregistre à date d’aujourd’hui 14 cas confirmés de Coronavirus.

Trump’s Mister Africa en tournée sur le continent

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Nommé le 17 septembre dernier, secrétaire d’État adjoint aux Affaires africaines au sein de l’administration de Donald Trump, Tibor Nagy, est arrivé aujourd’hui en Ouganda, première étape d’une tournée dans plusieurs pays africains. Et dans un geste qu’il lui a valu une levée de boucliers dans certains pays du continent, Mister Africa a choisit d’effectuer une escale à Paris, capitale de l’ancien colonisateur, avant de fouler le sol africain, où il a donné des interviews aux médias français, RFI, France 24 et Jeune Afrique. Des interviews à travers lesquels, il a fait passer des messages aux décideurs africains, notamment aux camerounais et congolais.

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Coopération Sud-Sud : Le Maroc et le Cameroun signent un accord de soutien à l’audit fiscal

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Le Maroc et le Cameroun ont lancé un programme d’audit fiscal dans le cadre duquel des experts marocains soutiendront le Cameroun dans ses audits d’entreprises multinationales, a annoncé mercredi l’Organisation de coopération et de développement économiques.

L’accord, par le biais de l’initiative des inspecteurs des impôts sans frontières, est le deuxième plan de ce type entrepris par le Cameroun, qui avait déjà participé à un programme bilatéral similaire avec la France.

Les efforts porteront sur des mesures d’audit permettant de réduire l’incidence de l’évasion fiscale et comprenant des travaux sur des affaires en cours.

L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) compte actuellement 39 programmes d’aide à la vérification, dont la majorité est centrée sur les pays africains. Des programmes sont prévus pour 23 pays, dont la Colombie, le Ghana, le Pérou et le Vietnam.

L’ancien patron d’inwi rebondit chez Orange Cameroun

L’ancien patron de inwi qui a perdu sa place à cause, entre autres, de l’arrivée d’Orange sur le marché marocain, se retrouve deux années plus tard à la tête de l’antenne de ce même opérateur au Cameroun. Frédéric Debord remplace Elisabeth Medou Badang, propulsée directrice de zone et porte-parole du Comité de direction d’Orange pour le Moyen-orient et l’Afrique. Un jeu de chaises musicales qui aura probablement un impact direct sur notre écosystème Télécom national.

C’est un joli coup d’Orange de rapatrier en Afrique un de ses anciens cadres et pas n’importe lequel, celui qui a lancé la marque inwi au Maroc pour le compte de la filiale du groupe SNI.

L’annonce de la nomination de Frédéric Debord a été faite ce mercredi à l’issue du conseil d’administration de la filiale camerounaise d’Orange. «Le conseil d’administration félicite Monsieur Frédéric Debord pour sa nomination et lui souhaite également plein succès dans la mission qui lui est confiée de continuer à faire d’Orange Cameroun un acteur majeur du développement socio-économique du pays », indique le communiqué de la structure rendu public le mercredi 14 février.

Frédéric Debord succède ainsi à la camerounaise Elisabeth Medou Badang, qui cumulera désormais les fonctions de directrice de zone et porte-parole du Comité de direction d’Orange pour le Moyen-Orient et l’Afrique.

L’ancienne directrice générale a d’ailleurs choisi Twitter pour annoncer ses nouvelles fonctions. Elisabeth Medou avait révélé dans la surprise générale qu’elle allait arrêter d’occuper ses fonctions au sein d’Orange Cameroun pour se diriger vers de nouveaux horizons et de nouveaux défis. Elle a également précisé que ses nouvelles fonctions au sein du Groupe Orange lui permettront de poursuivre ces actions dans d’autres pays africains, et continuer de porter haut le flambeau du Cameroun.

Frédéric Debord chez le concurrent, une mauvaise nouvelle pour inwi ?

Durant la réunion de présentation au Conseil d’administration d’Orange, Frédéric Debord a fait du « Debord » en se vantant d’avoir “accompli sa mission avec le lancement de la 4G au Maroc”. Bien sûr il a omis de donner le détail de son départ mouvementé et sur l’état pas très reluisant de son compte charges. Une situation économique que son successeur, Nadia Fassi Fehri, a réussi, d’une main de fer, à redresser. Aujourd’hui les comptes inwi sont au vert et l’opérateur est tout à fait armé pour passer à la vitesse supérieure.

Toutefois, en recrutant l’ancien patron de la filiale de SNI, Orange marque une posture agressive vis-à-vis de ses concurrents marocains, probablement se prépare-t-elle à une éventuelle offensive Made in Morocco sur le continent africain.

Entre football et cynisme diplomatique, le jeu perdant de l’Égypte

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Le Sommet de l’Union africaine tenu à E le 27 janvier dernier, et durant lequel le Maroc a retrouvé sa place au sein de sa famille africaine après une bataille diplomatique épique de plusieurs années et un lobbying de haut vol, était l’occasion pour Rabat d’identifier exactement qui sont réellement ses amis – sachant que nos amis on les connaît parfaitement- et tisser de nouvelles alliances interafricaines.

L’objectif derrière cette offensive diplomatique, n’était nullement de composer une majorité numérique qui porterait la voix des intérêts du Royaume au sein de l’Union africaine, mais relevait surtout de la perspective d’une vision politique qui permette la construction d’un vrai espace économique africain qui transformerait le continent en une future vraie puissance dans les domaines de l’énergie, de l’agriculture, et développant des infrastructures et chantiers communs, des liaisons terrestres, maritimes, aériennes et de (télé)communications qui placeraient l’Afrique, à l’avant-garde des espaces régionaux produisant une grande croissance et offrant une forte valeur ajoutée humaine et dans les services.

Nonobstant cet exercice d’identification politique, il était impensable, a priori, pour les stratèges marocains, de considérer l’Égypte comme faisant partie du camp hostile aux intérêts supérieurs du Maroc. Mais les faits sont têtus et Le Caire a fait preuve d’une mauvaise foi complexe à l’égard du Maroc dont il est difficile d’analyser et de comprendre les tenants et aboutissants.

Le régime militaire égyptien s’est aligné sur les thèses des séparatistes sans raison politique objective et à un moment du nouvel ordre mondial où ces mêmes thèses élisent de moins en moins domicile dans les chancelleries internationales. Ce qui prouve que la position de l’Égypte est largement anachronique et n’épouse pas l’évolution logique de la géopolitique mondiale.

Et pour confirmer cette tendance belliqueuse infondée de la part de l’Égypte, il est intéressant de rappeler que lors du Sommet africain, Israël a décidé de donner un coup de fouet à sa politique de colonisation. Et pendant que les observateurs attendaient une réplique diplomatique de la part des autorités égyptiennes, le régime d’Al-Sissi a fait la sourde oreille, habitué qu’il est de la politique de l’autruche, et a continué, avec l’Algérie, de tirer les ficelles du Polisario dans les coulisses d’Addis Abeba.

En revanche, et alors que tout le monde attendait le Maroc sur le seul front africain, Rabat a surpris l’opinion mondiale en prenant franchement et solennellement la défense des intérêts palestiniens. En effet, Sa Majesté le Roi Mohammed VI a tenu, malgré un agenda surchargé, à envoyer un message urgent au président palestinien Mahmoud Abbas dans lequel le souverain réitère la position ferme et inconditionnelle du Royaume du Maroc aux côtés du peuple palestinien, et sa condamnation avec les termes les plus forts de la politique expansionniste israélienne, rappelant au responsable palestinien l’engagement du Maroc et de Sa Majesté, en sa qualité de Président du Comité Al-Qods, en faveur de la cause palestinienne.

La mesquinerie égyptienne est également anecdotique sur le plan du fairplay. Le fairplay sportif s’entend. Il y a quelques jours, certains titres de la presse égyptienne, ont mal digéré le message de remerciements de Sa Majesté le Roi au président camerounais à l’occasion de la victoire de la sélection camerounaise sur son homologue égyptienne en finale de la Coupe d’Afrique des Nations de football tenue à Libreville au Gabon. L’esprit des félicitations du souverain était purement sportif, mais l’interprétation d’une partie des médias égyptiens était politiquement tordue.


Illustration de l’hystérie collective des médias égyptiens

Cela nous rappelle comment les régimes militaires successifs au pouvoir au Caire ont toujours tenté d’imiter et, à défaut, de faire capoter, le leadership naturel du Maroc dans son environnement régional, oubliant au passage toute l’influence imposée par le Maroc, sous l’impulsion directe de Sa Majesté Hassan II, pour permettre le retour de l’Égypte au sein de la Ligue Arabe après qu’elle fut chassée de ses rangs suite à la reconnaissance de l’État hébreux résultant des Accords de Camp David et le discours du président Anouar Sadate devant le parlement israélien, la Knesset : efforts de Sa Majesté Hassan II couronnés de succès et ont effectivement permis la réintégration de l’Égypte au sein de la Ligue Arabe lors d’un sommet tenu au Maroc sous la présidence effective du défunt souverain.

Abdellah El Hattach.