Aziz Akhannouch

Élections 2021 : le RNI donné gagnant avec au moins 75 sièges au parlement, le PJD à la ramasse

/

Moins de 24 heures du jour du scrutin, c’est bien le scénario d’un gouvernement piloté par le RNI qui se dessine. Une révélation faite par le très bien informé media outlet,Maghreb Intelligence qui a eu accès aux résultats de sondages informels. Aziz Akhannouch qui à la grande surprise de ses adversaires a réussi à ne pas commettre d’erreurs, est en passe, contre toute attente, de créer un courant de sympathie qui pourrait se transformer en voix lors du scrutin. Certes les moyens financiers utilisés par le grand magnat du fuel et de l’oxygène ont atteint des niveaux stratosphériques, mais l’organisation minutieuse de la campagne qui a démarré il y a 4 ans et le niveau très poussé de maitrise du digital devraient être décisifs. Si les pronostiques du sondage se vérifient, Akhannouch aurait réussi, là ou a échoué Ilyas El Omari : tourner la page au mythe qui a prévalu durant une décennie et selon lequel le parti islamiste du PJD serait la clé de la stabilité du Royaume.

Les résultats de sondages informels donneraient la configuration suivante :

  1. RNI
  2. PAM
  3. PI
  4. PJD

Finalement, la grande surprise de ces élections serait la débâcle annoncée des islamistes du PJD, écrit Maghreb Intelligence. Le parti de Saad Eddine El Othmani pourrait voir ses sièges au parlement fondre de 50%. Au mieux il garderait 70 siège. L’idée de leur défaite cuisante commence à s’installer chez une partie des dirigeants islamistes qui évoquent désormais les biens faits d’une « cure d’opposition », croit savoir la même source.

Le RNI doublerait ses sièges au parlement

D’après les mêmes sondages, le RNI devrait doubler ses effectifs, loin devant le PAM et l’Istiqlal. Ce dernier a adopté depuis le démarrage de la campagne une posture neutre face à Aziz Akhannouch et son parti, violemment décriés par Abdellatif Ouahbi, qui a eu la maladresse de s’adresser à l’Agence France Presse, historiquement hostile au Maroc, accusant Akhannouch de corrompre les élections et Abdelilah Benkirane ancien SG du PJD qui a tenté de jouer encore une fois la carte de la stabilité politique du pays.

«Jood move» d’Akhannouch

Pour la première fois depuis son élection à la présidence du RNI, Aziz Akhannouch est pris au sérieux par ses rivaux dans la course à la chefferie du gouvernement. Si Abdelillah Benkirane avait décelé le potentiel du milliardaire en menant contre lui une guerre sans relâche, le reste de la bande vient à peine d’en prendre conscience. Il leur a fallu un chiffre, un seul : 250 millions de dirhams. C’est celui du budget qui serait alloué à la fondation Jood, bras caritatif du RNI. Un budget qui a fait pâlir Nizar Baraka, redresser les poiles d’Abdellatif Ouahbi et donner le tournis à Nabil Benabdellah. Finis le temps des moqueries sur WhatsApp et des réjouissances à chaque maladresse d’Akhannouch, place à la croisade. Le PAM, le PI et le PPS trouvent enfin un sujet d’entente, enterrent la hache de guerre et synchronisent leur mortiers pour tirer à boulets rouges contre cette machine électorale en marche. Et pour en assurer le total succès, ce trio en escadron fait appel aux armes lourdes, les leaders d’opinion du digital et pas les moindres : Mayssa Salama Ennaji, Hamid Elmahdaouy, Mourad Borja et Abderrahmane Adraoui. Le problème c’est que cette stratégie n’est pas dutout viable. Pour la simple raison, que le nerf de la guerre, à savoir l’argent, est le Tallon d’Achille de tout ce beau monde. Ils ont tous intérêt à faire tomber le plus rapidement Akhannouch, de préférence à la manière de Bakkoury pour que les Ouled Errachid puissent déterrer leurs milliards enfouis dans les coffres sablés et que Mohamed Hammouti et Larbi Lamharchi dépoussièrent leur liasses récréatives. Dans cette tempête de sable, il est nul question de probité, d’éthique ou de respect de la loi mais d’une réaction reptilienne d’une meute qui ne veut pas se faire prendre son gibier électoral.

Contrairement à cette ambiance dramatique qu’a installé le PAM et ses suiveurs, le PI et le PPS, il faudrait se réjouir de la décision d’Akhannouch d’injecter 250 millions de dirhams dans les territoires les plus défavorisés du pays. Enfin, cette fortune tant décriée, tant convoitée va servir le petit peuple. L’Etat devrait applaudir cette bouffée d’oxygène délivrée directement aux plus nécessiteux après plus d’une année de crise économique et sanitaire sans précédent.

L’intérêt du modèle Jood réside dans la séparation des missions au sein d’une campagne électorale. Certes, recevoir une aide est motivé par une recrutement d’un votant ou d’un partisan mais elle échappe aux détournements qu’opèrent systématiquement les candidats et leur équipes de campagne. Avec Jood au centre du dispositif, il y a de fortes chances que les aides atterrissent entre les mains des populations mais pas entre celles des intermédiaires et des «semsaras» des élections.

L’autre intérêt du véhicule électoral et caritatif Jood, c’est qu’il renforce davantage le parti et pas les individus. Une image de marque et un brand content qui va profiter à tous les candidats du parti, des plus pauvres aux plus riches.

Le PAM digère mal la colère royale contre Mustapha Bakkoury

Il est rageant d’entendre parler Abdellatif Ouahbi d’éthique en dénonçant l’utilisation de l’argent dans les élections, quand on connait l’origine des fortunes des financiers du parti et qu’on a vu s’évaporer les moyens infinis utilisés par Ilyas El Omari cinq ans plus tôt pour faire tomber en vain le PJD.

Ce terrain est également fortement glissant pour Nizar Baraka. La famille sahraoui qui porte le parti depuis le départ de Chabat, n’est pas des plus exemplaires en ce qui s’agit de mariage de politique et de business.

Finalement, tous ces joueurs partagent le même plateau de jeu et sont tous issus du même terreau. Si le PJD nous a fait longtemps croire, grâce à sa virginité, que la probité faisant partie de son ADN, avant d’exploser au vol, le PAM ne peut s’en refaire une et jouer la même partition. Surtout que l’un des fondateur et ancien secrétaire général du parti est accusé de haute trahison et de dilapidation de plus de 16 milliards de dirhams. En plus de mettre en danger l’un des projet phares voulus par le roi Mohammed VI.

Oui, il faut se réjouir de cette manne financière qui devrait tomber dans les poches des marocains malmenés par la crise sanitaire. Et Abdellatif Ouhabi, homme de droit, qui porte des accusations aussi grave contre Aziz Akhannouch devrait déposé un recours devant la justice au lieu de jouer une surenchère politique stérile.

Il est temps de libérer Akhannouch du fardeau de la politique

Le ministre et candidat à la chefferie de gouvernement, Aziz Akhannouch, nous a gratifié cette fin de semaine de deux belles sorties médiatiques. Il n’en fallait pas d’ailleurs plus pour donner du grain à moudre aux réseaux sociaux situés en dehors de l’influence du magnat du pétrole. Des buzz inutiles et improductifs qui remettent au grand jour ce gâchis qui est le patriote M. Aziz Akhannouch. La toute jeune promotion de journalistes qui porte désormais le nom de notre commis de l’Etat, ne sait probablement pas qu’elle avait posé hier avec la personnalité préférée des marocains … en 2011. Si Benkirane n’existait pas ou était moins machiavélique, il aurait été sans aucun doute choisi à sa place comme chef de gouvernement. Il était apprécié par les marocains qui le connaissaient, et sa richesse ne posait pas de problème, car disait-on, c’était un homme qui faisait du bien autour de lui. Akhannouch était également adulé et aimé par ses collaborateurs, qui louaient sa générosité, sa disponibilité, sa simplicité, sa confiance et son indulgence. Il était même à l’écoute des doléances des employés de son épouse qui avait la réputation d’être particulièrement colérique et capricieuse. Aussi a-t-il éduqué ses enfants sur la discrétion, d’ailleurs à date d’aujourd’hui, on leur accorde des qualités de simplicité et de gentillesse.

Toutefois, la campagne de boycott a laissé des séquelles irréversibles sur Aziz Akhannouch. Il doute de tout et de tout le monde, avance comme sur un champs de mines et son aversion au risque s’est démultipliée. Une posture qui met en équation tout le potentiel de l’écosystème politique et économique qu’il représente. Des femmes et des hommes qui lui sont affiliés directement ou indirectement et qui peuvent, dans d’autres circonstances, créer la différence dans la célérité de la mise en œuvre des chantiers les plus complexes. Sans le fardeau de la politique, Aziz Akhannouch aurait été très utile pour créer des débouchés aux jeunes marocains ou pour consolider son business afin d’en faire une locomotive nationale au profit du rayonnement du Maroc à l’international.

Après la énième communication malheureuse de cette fin de semaine, de grâce, libérez Aziz Akhannouch du fardeau de la politique, il ne sait pas faire.

Dans sa course aux élections, Aziz Akhnnouch, le plus initié que n’importe quel autre homme politique, a multiplié ses dernières semaines ses sorties après des mois de confinement dans son petit palais de Marrakech.

Il a été le premier chef de parti à réagir sur le débat de la légalisation du cannabis, en usant de sa casquette de ministre de l’agriculture pur visiter, pour la première fois, la région de Chefchaouen.

Ce vendredi, toujours dans l’objectif de devancer ces adversaires, il décide du surprendre le paysage politique en parrainant la toute dernière promotion de Institut Supérieur de Journalisme et de Communication de Casablanca, qui porte désormais son nom. Le mal aimé de la presse, lassé du bashing systématique de la presse, décide d’aller cultiver son image à la source.

«J’espère que cette promotion œuvrera à promouvoir et défendre le pays. Notre pays a besoin de journalistes professionnels, objectifs et crédibles » peut-on lire en darija sur tous les comptes officiels de Aziz Akhannouch, commentant la photo de groupe.

Par cette photo des jeunes lauréats entourant Akhannouch et ces quelques mots l’équipe de communication a réussi l’exploit de se mettre toute la profession des journalistes sur le dos. N’a-t-elle pas sous entendu que les journalistes marocains n’étaient ni objectifs ni professionnels et ne défendaient pas assez leur patrie ?

L’autre soucis avec ce naming de la promotion de journalistes, c’est la casquette avec laquelle Akhannouch s’est vu accorder ce privilège. Est-ce celle de ministre, de candidat aux élections, de Président d’Akwa, de patron du groupe de presse Caractères ou de mécène ?

La cérémonie qui ne respectait pas la distanciation sociale a vu la participation de Moahmed Rahal (candidat RNI), la chanteuse du RNI Saida Charaf, et plusieurs acteurs du monde sportif , Boudrika, Haddaoui et Naybet. Un meeting électoral qui ne dit pas son nom.

Juste après cette polémique, une vidéo surgira et deviendra virale. On y voit et on y entend Aziz Akhannouch entourée d’une armada de gendarmes, s’adressant à un jeune homme : « Tant que tu as le soutien du ministre n’est peur de rien». Une petite phrase qui rappelle celle de Driss Jettou alors qu’il quittait le parlement « Dis lui que Ssi Jettou m’a envoyé, cela suffira».

Aziz Akhannouch était probablement sérieux dans son intention d’aider ce jeune entrepreneur en faisant cette déclaration devant les responsables de l’administration tout en prenant en témoin la caméra. Mais cette déclaration dévoile la culture toujours ancrée chez nos responsables, à savoir le piston, le népotisme et l’interventionnisme comme clés indispensables à faire avancer la machine administrative.

Nous sommes dans le droit de nous interroger si à cause de cette déclaration malheureuse, un autre citoyen n’ayant pas le soutien du ministre verra-t-il son tour remplacé par celui de ce jeune, devenu subitement pistonné ? N’aurait-il pas été plus intelligent de s’adresser au responsable et de l’inviter de respecter la loi et les procédures pour que tous les citoyens en règle peuvent profiter du service public en question?

Libérez Aziz Akhannouch du fardeau de la politique

En acceptant la mission d’animation politique après l’échec d’Ilyas El Omari, Aziz Akhannouch a été d’abord flatté par cette considération puis convaincu d’avoir sacrifié son image et sa quiétude au service de l’Etat.

Mais depuis la première vidéo enregistrée en Tanzanie, la tâche s’est avérée très difficile. En pilotant le parti depuis le siège d’Akwa, les ennuis n’ont fait que se suivre et se succéder. La campagne de boycott l’a rendu paranoïaque le poussant à se renfermer sur son premier cercle de confiance.

Les mois passèrent, son dispositif s’avère aujourd’hui stérile et inefficace. Pire autodestructeur. La politique a besoin de liberté de mouvement et de pensée. Un luxe auquel ne peut prétendre Aziz Akhannouch et que ses adversaires en jouissent publiquement, Nizar Baraka et Abdellatif Ouhabi, pour ne pas les citer. D’ailleurs ce dernier a surpris plus d’un, lors de son dernier passage à l’émission 3issaba de Ridouane Erramdani. Il n’a fallu que quelques mois, pour que celui qui a été destiné à mimer Mohamed Ziane, prenne de la bouteille et s’ajuste dans son costume d’un chef de parti responsable. Certes, il reste toujours désaxé au paysage et à l’ADN de son parti, si on le compare au studieux et sérieux Nizar Baraka, mais il a réussi à ressouder le PAM et à le mettre en ordre de bataille pour les élections, tout en développement un discours politique cohérent.

Aziz Akhannouch aurait pu devenir le Jack Ma marocain, grâce à son empire du Retail. Libre, il n’aurait pas laisser son épouse excentrique gaspiller des milliards dans de l’apparat et aurait par exemple créé le plus grand écosystème du e-commerce en Afrique. Ses liens de sang avec Maersk auraient pu lui procurer une supply chain de niveau mondial capable de faire émerger une plateforme logistique digne de celle d’Amazon. L’impact sur l’emploi, la production locale et l’intégration sud-sud aurait été un cas d’école.

Si Aziz Akhannouch était libéré de la politique, il aurait investit massivement dans la R&D chez MOX et Afriquia pour se positionner sur LE marché qui a le vent en poupe depuis quelques mois, celui de de hydrogène décarboné. A l’image de son concurrent Air Liquide. Aussi n’aurait-il pas été catalyseur d’un champion africain dans la technologie agricole. Une JV avec OCP et CAM bombardée par le savoir-faire technologique israélien, Akhannouch aurait doté le Royaume d’un soft power supplémentaire puissant.

Au lieu de ça, Ssi Aziz perd son temps à exécuter des plans de communication foireux, de répéter des éléments de langages stériles, de stigmatiser l’Etat et de laisser ses affaires en pilotage automatique. Personne n’est gagnant dans cette affaire.

Ceci est un appel pour préserver un homme d’affaires qui pèse lourd dans le paysage économique et social. S’il accède à la fonction de Chef de gouvernement, parce qu’il aurait mobilisé plus de moyens que les autres partis, nous vivrons cinq autre années caricaturales. Le pays a besoin d’un exécutif fort pour accompagner la sortie de crise post-Covid.

Libérez le soldat Aziz!

Avec seulement 8.000 morts sur 12 mois de pandémie, le Maroc n’a pas besoin de vaccin contre le Covid mais contre l’incompétence et la médiocrité

Tout un pays à l’arrêt, des centaines de milliers d’acteurs économiques agonisent, des millions de femmes, hommes et enfants s’enlisent dans les marécages de la précarité, de la misère et de la violence et un gouvernement qui s’empiffre, cumulant crapulerie, incompétence et mensonge, misant tout sur un père noël d’origine incertaine et changeante, tantôt chinoise, tantôt indienne. Le Messie au bonnet rouge, qui selon la légende nous sauverait tous de l’enfer du Covid par un simple picotement de seringue magique, se fait désirer. Les marocains, que bon nombre d’entre eux n’ont pas pris de bain chaud depuis 9 mois, scrutent le ciel, se grattent, traquent les vols-cargos asiatiques, se grattent, et s’occupent en tricotant des bonnets d’ânes à la taille des melons du Chef de gouvernement et de ses bras cassés.

> Le Maroc a enregistré depuis le début de la pandémie, soit 12 mois, 8.011 morts du Covid.

> La France a pleuré 71.482 morts du Covid.

> L’Inde a enterré 152.419 morts tombés dans la guerre contre le coronavirus.

 

> Combien pèse le Maroc sur l’échiquier économique mondial par rapport aux pays précités?

 

> Tout esprit sensé, tout chef de gouvernement compétent ayant pris en compte ces données n’aurait pas du :

  1. baser toute sa stratégie de relance, et de survie sur un seul facteur : la vaccination,
  2. croire que le Conseil d’administration de la planète, ferait passer le Maroc avant d’autres actionnaires (en PIB) plus impactés,
  3. fermer l’économie durant 12 mois et fermer les hammams durant 9 mois.

Il faut bosser dur pour mériter le paradis

Qu’est-ce que le gouvernement a fait depuis un an pour qu’on mérite de sortir de l’enfer de la pandémie?

Presque rien.

Pour se rafraichir la mémoire, rappelons-nous les décisions stratégiques qu’il a pris durant cette crise, hypothéquant la vie de 34 millions de marocains :

DécisionEfficaceInutileCatastrophique
Fermer très rapidement les frontièresX
Fabriquer les masquesX
Prolonger le confinement après avrilX
Autoriser l’AidX
Confiner les villes sans CovidX
Annuler les vacances de l’AidX
Ne pas rapatrier les marocains bloqués à l’étrangerX
Ne pas sévir contre Lydec et Amendis après le scandale des surfacturationsX
Ne pas autoriser les respirateursX
Imposer les cours en distancielX
Fermer l’économie après la rentréeX
Laisser partir les ministres et les responsables en vacances en aoutX
Ne pas mettre en place de dispositif de confinement des voyageursX
Ne pas avoir limogé le ministre de la santé après les scandales des kits de test, des appels d’offre et de la pénurie des médicamentsX
Ne pas profiter du fonds Covid comme accélérateur de l’histoire de l’économie nationaleX
Ne pas fournir à temps une ambulance équipée à Salah Eddine El GhomariX
Cacophonie dans la stratégie de sensibilisation de vaccinationX
Ne pas dissoudre le gouvernementX

Après un top départ presque sans faute du Royaume dans sa gestion de la pandémie, les vieux démons qui habitent notre pays ont très vite repris le dessus.

Premier vice qui nous a plombé notre modèle de développement et qui s’est manifesté en premier, ce conjugue en trois mots : avidité, cupidité et voracité.

«Mon téléphone n’arrête pas depuis les premiers jours de la pénurie des masques. Il n’y a pas un milliardaire qui cherchait le moyen d’en importer et de les vendre au gouvernement» avait confié un responsable.

Ces mêmes milliardaires se sont précipités dès le premier mois de la pandémie à licencier ou au mieux à gruger le fonds Covid. Le cas le plus médiatisé de ce phénomène a été le scandale des rentiers des écoles privées.

Le caractère d’urgence aidant, plusieurs administrations ont transformé leur budget en open bar. Les pus initiés vivaient la Casa de Papel au moment où des jeunes rêveurs, discutaient à longueur de journée dans les lives Zoom, le monde merveilleux post-Covid.

D’autres, fonctionnaires, ont profité de la peur des premiers jours, pour vendre leurs services au plus offrant. A l’image de cette déléguée soutenue par son chef de parti et qui a été prise la main dans le sac après des interventions privées au profit de la communauté hébraïque à Casablanca, touchée en premier de plein fouet par le virus.

Après l’ivresse de la solidité nationale et des coupures de presse et des publications Facebook louant la réussite du modèle marocain, LE cas d’école planétaire dans la gestion de la pandémie, la gueule de bois va prendre le dessus.

Et c’est Nasser Bourita et Saad Eddine El Otmani qui vont nous faire sortir de cette ivresse en premier. Les deux compères vont se déresponsabiliser publiquement du dossier des marocains bloqués à l’étranger. Il a fallu attendre quatre mois pour que les exilés et laissé pour compte commencent à voir le bout du tunnel. Bourita et El Otmani, vont battre le record du dernier pays au Monde à rapatrier ses citoyens.

Mohammed Benchaboun, nous a fait, pour sa part, descendre sur terre quand El Othmani, sous influence totale de Khalid ait Taleb qui est lui même pantin d’un groupe de pression, avait décidé de prolonger le confinement jusqu’au mois d’août. L’ancien patron de la BCP, ose alors un putsch, et annonce devant les parlementaires et les caméras d’Al Oula le chiffre qui fait froid dans le dos : Chaque jour de confinement coûte au Maroc 1 Millard de dirhams!

Depuis cette date, la cacophonie va prendre le dessus et le gouvernement va se diviser en au moins 4 clans : Le clan de Casa, le clan des affairistes, le clan des glandeurs et le ministère de l’Intérieur qui jouera à l’arbitre. Le département de Laftit, va systématiquement débrancher le disjoncteur de l’économie et de la vie sociale à chaque fois que les voyants rouges annonçant la surchauffe du système s’allument.

2021 : vivre ou mourir

L’année encours est une année encore plus difficile et encore plus dangereuse que celle écoulée, pour la simple raison que le gouvernement a épuisé toutes ses cartouches économiques, politiques, sociales et psychologiques.

Nous avons malheureusement opté pour une stratégie très couteuse face à la pandémie. Si la France, par la voix de son président a promis aux français un soutien économique qui se prolongerait jusqu’à une années après la pandémie, le Maroc a annoncé avoir consommé ses réserves, alertant qu’il était presque impossible d’envisager le renouvèlement du mécanisme d’aide de 2020.

Rompre avec la politique du père noël où l’on fait croire aux populations que par une annonce et/ou par son effet , leurs problèmes allaient être réglés, devient une urgence nationale.

Si nous ne pouvons pas fournir les vaccins, améliorons la prise en charge sanitaire, ouvrons les frontières, les hôtels et les restaurants tout en imposant des dispositifs de sécurité sanitaire. D’autres pays l’ont fait, pourquoi alors se contenter de copier et de mimer le plus médiocre sur le sujet, la France en l’occurrence.

Nous n’avons pas les moyens de perdre du temps avec un gouvernement incompétent, épuisé et impopulaire.

Nous n’avons pas les moyens de maintenir l’organisation des élections durant cette année charnière.

Nos 8 milles morts, que Dieu ait leurs âmes, ne devraient pas nous coûter d’autres victimes de la précarité et de la faillite économique et qui se comptent par millions. Le Maroc et beaucoup de pays d’Afrique restent assez épargnés par la pandémie. Il faut en profiter et prendre de l’avance à des zones économique plus touchées.

Les marocains ont été beaucoup plus respectueux des directives gouvernementales que d’autres populations de la planète

Contrairement à ce que nous faisait croire Salaheddine El Ghomari, les marocains ont fait preuve de beaucoup de patience. Au premier appel du souverain, 34 millions d’âmes, se sont confinées en quelques heures.

D’ailleurs les clusters les plus dangereux n’ont pas été découverts dans les Hammas, mais bel bien chez les riches et les rentiers; Aziz Akhannouch dans les locaux d’Afriquia à El Jadida, Said Alj dans l’une de ses usines agroalimentaires de Safi et le scandale des usines de conditionnement de fraises à Lalla Mimouna.

De plus, durant l’été, alors que la plus grande majorité des marocains s’est résignée à passer les vacances entre quatre murs, suivant l’appel au confinement du gouvernement, les mêmes privilégiés se filmaient sur les yachts dans les plages interdites à leur concitoyens.

Remède : Unité, confiance et démission d’El Otmani

Les marocains ont plus que jamais besoin de retrouver leur unité et de se sentir écouté et bien représenté.

Saad Eddine El Othmani a perdu tout ce qui lui restait de légitimité ainsi que toute sa crédibilité. Les erreurs sont multiples, irréparables et les dissensions entre les clans de son gouvernement sont prégnantes.

Seule issue est que le secrétaire générale du PJD assume son échec, cherche du courage quelque part au fond de son âme, le prend à deux mains et démissionne. Peut-être sauverait-il le peu de dignité qu’il lui reste.

Pour l’encourager à prendre le pas, nous l’invitons à consacrer une petite heure pour visionner les centaines de vidéos publiées chaque jour sur les chaînes YouTube de ChoufTV et Al Wajiha, entre autres, qui dévoilent au monde entier la précarité, la pauvreté et la misère massive et très inquiétante des marocains, et surtout des marocaines de toute âge. Une situation dont il est en grande partie responsable.

M. le Chef de gouvernement, s’il vous plait, PARTEZ !

Le Siam, la grand-messe de l’agriculture chère à Akhannouch annulé pour la deuxième année consécutive

C’est dans une dépêche laconique que la MAP a annoncé l’annulation du Siam pour la deuxième année consécutive. Une annulation qui prive les acteurs du monde agricole et des acteurs de l’agroalimentaire de l’occasion de relancer leur activité après 12 mois de crise sanitaire mais également le ministre de tutelle, Aziz Akhannouch, d’une plateforme de communication politique à quelques mois des élections.

Le Conseil d’administration du Salon international de l’Agriculture au Maroc (SIAM) de Meknès, réuni mercredi en mode visioconférence, a décidé l’annulation de l’édition 2021 de ce salon, annonce le ministère de l’Agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts, rapporte la MAP dans une dépêche publiée mercredi 20 janvier.

Cette décision, poursuit la même source qui cite le communiqué du département d’Akhannouch, survient en raison du contexte sanitaire actuel et des différentes mesures prises par les autorités pour endiguer la pandémie du nouveau coronavirus (Covid-19), notamment l’interdiction des grands rassemblements et les restrictions des déplacements internationaux.

Campagne agricole 2020-2021, le monde agricole veut y croire

Après deux années de sécheresse et 12 mois de crise sanitaire qui ont impacté significativement aussi bien les agriculteurs que les éleveurs, le monde agricole reprend de l’espoir suite au retour aux précipitations enregistrées ce mois de janvier 2021.

Lesquels précipitations ont permis de résorber progressivement le déficit pluviométrique. Ainsi, le cumul pluviométrique moyen national au 13 janvier 2021 s’élève à 180,6 mm, soit une hausse de 5% par rapport à la moyenne des 30 dernières années (172,2 mm) et une hausse de 50% par rapport à la campagne précédente (120,3 mm) à la même date.

Il est à noter que le monde agricole a pu résister à la double crise, sècheresse et pandémie principalement grâce à une stratégie proactive du Crédit Agricole du Maroc, qui en investissant dans l’innovation et la proximité a réussi à atténuer l’impact de ces crises principalement auprès des petits agriculteurs et des populations rurales en situation de précarité.

Par ailleurs, si l’optimise gagne du terrain chez les agriculteurs, et c’est tant mieux, sur le plan politique la morosité s’accentue et les déceptions se cumulent. Aziz Akhannouch qui a l’ambition de diriger le futur gouvernement, n’est pas en reste. Barricadé dans sa tour d’ivoire et emprisonné par ses conseillers dans la cage de la communication politique aseptisée et virtuelle, reste toujours inaudible et impopulaire auprès d’une grande partie des électeurs marocains toutes catégories confondues. Sa seule issue serait un vote sanction ou un vote par défaut pour absence d’adversaire face à la déconfiture du PJD, le manque d’audace et de prise du risque de l’Istiqlal et la cacophonie du PAM.

Vidéo – Après une semaine noire, Aziz Akhannouch cherche réconfort auprès de la jeunesse de son parti

«Ça fait une semaine qu’il font tout pour saboter cet évènement, maintenant répondez-leur». C’est ainsi comment Aziz Akhannouch s’est adressé aux participants à un évènement du RNI. Revigoré par les acclamations des jeunes, Akhannouch affiche un sourire jaune après une semaine particulièrement oppressante.

Lire ici

1 2 3 6