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Aziz Akhannouch

Ahmed Charaï : Face à la crise, Akhannouch doit s’engager «plus personnellement» dans la recherche d’investisseurs

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L’économie mondiale est en crise. La plus grave du genre depuis la Seconde Guerre mondiale. Elle a trouvé naissance avec la crise financière de 2008, pour s’amplifier avec le Covid et s’intensifier avec le choc de la guerre en Ukraine. Face à cette conjoncture exceptionnelle qui fait vaciller les économies les plus stables, l’action de l’exécutif marocain est jugée par bon nombre d’observateurs «d’improductive». Dans son dernier éditorial, Ahmed Charaï s’est préoccupé du fait que le gouvernement reste davantage sous l’emprise de la politique politicienne que mobilisé pour résorber le chômage et améliorer le quotidien des gens.

L’économie mondiale est désormais sur le pied de guerre. Exacerbée par un militarisme croissant, la crise économique ne ressemble pas à une autre depuis la Seconde Guerre mondiale. Tous les voyants sont au rouge écarlate: inflation record, crises alimentaires et énergétiques mondiales, perturbations de la chaîne d’approvisionnement…

Une situation que rappelle Ahmed Charaï dans son dernier édito paru sur «L’Observateur du Maroc & d’Afrique» : «La pandémie a déstructuré les circuits d’approvisionnement ; le cycle inflationniste, très violent, fait vaciller les économies réputées les plus stables. La peur d’une récession n’est pas un fantasme, la conjonction de plusieurs phénomènes, chute de la consommation, renchérissement des matières premières etc…peuvent impacter négativement l’économie mondiale».

Alors que les défis colossaux de cette conjoncture inédite pèsent sur toute la planète, M. Charaï constate que la réponse des États démocratiques a été des choix claires et assumés de politiques économiques.

Pour illustrer ses propos, l’éditorialiste cite les choix économiques qui se sont imposés comme le principal déterminant du jeu politique dans deux grands pays du G20, la France et l’Australie.

«Alors que des observateurs mettaient en avant des sujets comme l’émigration, l’insécurité, c’est sur la question du pouvoir d’achat que se sont jouées les élections en France», souligne M. Charaï. Quand aux travaillistes australiens, pour conquérir le pouvoir de l’ile-continent, «ils ont proposé une relance par le soutien de la demande et le renforcement des services publics» a-t-il poursuivit.

L’analyse de l’éditorialiste aboutit à la conclusion que «l’économie s’impose désormais comme le sujet principal de l’action politique et élague la politique politicienne qui paraît de plus en plus éloignée des préoccupations des citoyens, d’une jeunesse de plus en plus exigeante et bien informée».

La transition est toute faite par l’analyste pour aborder le cas Maroc.

Appel du pied au «capitaine d’industrie» Aziz Akhannouch

M. Charaï n’a pas caché sa préoccupation quand à la fragilité de la situation socio-économique des «couches populaires» et la posture improductive du gouvernement Akhannouch, affichée jusqu’à ce jour.

«L’inflation, même maîtrisée, érode le pouvoir d’achat, surtout des couches populaires.» s’est-il alarmé.

Et d’ajouter : «L’exécutif a des atouts. Il devrait les jouer pleinement pour renforcer l’attractivité du pays au lieu de s’enfermer dans les schémas de basse politique et se soustraire à ces méandres médiocres et improductifs».

M. Charaï estime que l’économie doit primer sur le reste. A ce propos, il fustige les mesures courtermistes prises par le gouvernement, dépouillées de toute stratégie d’investissement.

«Les réponses conjoncturelles, bien que nécessaires, ne peuvent être l’alpha et l’oméga des politiques publiques. C’est l’investissement qui est la clé de l’émergence, de la création d’emplois et donc de l’amélioration du niveau de vie.» a-t-il écrit.

Et de poursuivre : « le Chef du Gouvernement, fort de sa stature de capitaine d’industrie, ce qui est une force et non une tare, doit s’engager plus personnellement dans la recherche d’investisseurs. Il serait utile au pays dans cette posture ».

La conclusion du plaidoyer d’Ahmed Charaï sonne comme une piqûre de rappel sur les conséquences politiques de l’inefficacité économique du gouvernement Akhannouch : «Au final, ce gouvernement sera jugé sur sa capacité à résorber le chômage et améliorer le quotidien des gens. Le reste n’est que palabre sans intérêt réel pour les citoyens.»

Le Porte-parole d’Akhannouch : Captieux et Ganache

On peut faire pire que Abayba, faire du Baitas. La malhonnêteté politico-intellectuelle de ce dernier, entretenue par l’obédience aveugle à son maître Aziz Akhannouch, a atteint des sommets. Dans son dernier point de presse, pour justifier les gabegies de Fatim-Zahra Ammor, la pourrie gâtée du gouvernement, Baitas a sous-entendu qu’il ne s’agissait «que d’un don de l’AFD», la ministre peut donc en faire ce qu’elle veut. Circulez y’a rien à voir!

Avec seulement 1,1% de croissance pour l’année en cours et un gouvernement impuissant et incompétant, le Maroc n’est pas à l’abris d’une grave crise économique. Les échos qui viennent des pays voisins sont inquiétants. Il n’y a qu’à suivre le débat sur les menaces de faillite de l’Egypte, lancé cette semaine par Al-Sissi, secoué par le dernier rapport de la Banque Mondiale et du cas du Sri Lanka. Pourtant L’Égypte annonce une croissance de plus 5% en 2022.

Il est urgent de mettre hors d’état de nuire la clique d’amateurs qui gangrènent le gouvernement. Le temps n’est pas à l’amateurisme, il est au jihad économique.

«Quand la médiocrité règne, l’incompétence est une règle, la roublardise une culture», telle est la devise du gouvernement Akhannouch. Entre la cherté de la vie, la passivité de l’excutif, la gabegie des ministres et des élus et l’absurdité de la communication du gouvernement, les marocains ne savent plus où donner la tête.

Cette semaine, le gouvernement s’est surpassé. Tout le monde a entendu Akhannouch scandé au parlement «Simo, Simo, Simo ..» sans que ce Simo daigne l’écouter. – Nota Bene : Simo n’est autre que Mohamed Ghayat, ancien DRH de La Samir, qui pantoufle au parlement, le temps qu’Akhannouch remette la main sur la raffinerie-.

Tout le monde a vu et entendu le Chef du Gouvernement se donner à la délation, accusant son complice dans la libéralisation des hydrocarbures, celui qui lui a permis de doubler sa fortune, Abdelilah Benkirane, d’être à l’origine des flambées des prix.

Tout le monde a vu et entendu également, le SG du PAM et ministre de la Justice, Abdellatif Ouahbi, plaidoyer au parlement contre la lutte contre la corruption des élus.

Par contre, peu de marocains ont vu ou entendu le porte-parole du gouvernement mentir sur le prix de la tomate, donner le feu vert à l’augmentation de 30% du prix de l’huile de tournesol et justifier le népotisme et la gabegie de la ministre du tourisme pretextant l’origine de l’argent utilisé, à savoir l’Agence Française de Développement.

Dans un cynisme funeste, la déclartion de Baitas, ce jeudi, au sujet du prix de l’huile de tournosole a été suivi instantanément par l’augmentation de son prix : de 18 à 26 dirhams le litre. «Le prix de l’huile n’a pas augmenté depuis des mois. Les prix des huiles sont liés à la qualité et les produits qu’elles contiennent» a-t-il déclaré, quelques heures seulement avant que le prix des bidons d’huile de 5 litres dans les supermarchés est passé à 130 dirhams.

Au sujet de la polémique de la sous-traitance de l’élaboration d’une loi à deux cabinets conseil dont l’un est celui d’un ancien membre du bureau politique du RNI, Hassan Belkhayat, le porte-parole du gouvernement a fait une déclaration qui a choqué les journalistes présents au point de presse.

Après avoir débité les élèments de langage de la communication de crise: respect des procédures, appel d’offre, bla bla bla, il a clairement sous-entendu que l’argent qui sera versé à ces prestataires, n’est pas du budget de l’Etat mais rien qu’un don de l’Agence Française de Développement. Fatim-Zahra Ammor, la BFF d’Aakhannouch, pouvait donc, selon l’argumentaire de Baitas, en disposer comme elle veut.

Quand le Président de la CGEM utilise du financement de l’Union européenne pour promouvoir sa nièce et son mari, et quand la ministre du Tourisme exploite celui de l’AFD pour arroser ses amis et les consultants proches du parti, c’est la crédibilité du Royaume face aux bailleurs de fonds internationaux qui est menacée.

« Je pense que le point faible de M. Aziz Akhannouch, c’est qu’il s’est entouré, peut-être de n’importe qui, de personnes comme Ammor et comme Baitas. Ce dernier qui, comme on me l’a rapporté, pratiquait jusqu’à récemment, pour arrondir ses fins de mois du racolage avec ses collègues enseignants dans un taxi clandestin dans la commune Assbouya à Sidi Ifni» a écrit le journaliste Mustafa Elfanne sur sa page Facebook.

Le directeur de publication de Anfas a écrit pour sa part : «Dans la perpective d’un remaniement ministériel, Akhannouch est appelé à revoir l’éducation de ses ministres défaillants (losers)».

L’économiste, Philippe Hugon a écrit : «La fragilité renvoie à la faillite des États quant à leurs fonctions régaliennes (finances, sécurité, éducation, santé), aux défauts de légitimité des pouvoirs, à la remise en question du vouloir vivre ensemble». La fragilité est incarnée dans notre contexte par l’incompétence du gouvernement Akhannouch et les menaces alimentaires et énergétiques causées par les bouleversements de l’ordre mondial catalysés par la guerre en Ukraine.

L’amateurisme fait perdre du temps préciseux au Maroc. Le caractère brouillon et improvisé de la politique économique et énergétique gouvernementale menace la solvabilité de l’État.

Les marocains ne croient plus en Akhannouch, il impératif de leur redonner confiance mais également une perspective. C’est l’absence de récit, de courage et de cohérence qui font les jacqueries et les frondes.

Maroc : l’inflation atteint 5,3 % son plus haut niveau depuis plus de 26 ans

Dissimulé dans le dernier paragraphe du communiqué du HCP, l’inflation au Maroc a atteint un niveau jamais vu depuis plus de 26 ans, à savoir 5,3 % en mars par rapport au même mois de l’année précédente, en raison de la montée en flèche des coûts de l’énergie et des denrées alimentaires.

Dans une dépêche MAP au titre rassurant «Hausse de 1,8% des prix à la consommation en mars» se cache une information de taille : l’inflation au Maroc a atteint le niveau record de 5,3 % son plus haut niveau depuis plus de 26 ans.

Il s’agit des derniers chiffres du Haut Commissariat au Plan sur l’indice des prix à la consommation. Le HCP explique ce niveau historique d’inflation par la hausse de l’indice des produits alimentaires de 9,1% et de celui des produits non alimentaires de 2,8%. Des chiffres qui viennent démentir les messages rassurants du Chef du gouvernement lors de sa dernière sortie au parlement où il a accusé les députés de l’opposition d’exagérer les prix de certaines denrées alimentaires.

Statistic: Morocco: Inflation rate from 1986 to 2026 (compared to the previous year) | Statista
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Le HCP précise également que pour les produits non alimentaires, les variations sur un an glissant vont d’une stagnation pour la «santé» et la «communication» à une hausse de 7,6% pour le «Transport».

Les hausses des produits alimentaires observées entre février et mars 2022 concernent principalement :

  • Les “Légumes” + 13,8%,
  • les “Poissons et fruits de mer” + 6,2%,
  • les “Fruits” + 5,2%,
  • les “Viandes” + 3,5%,
  • le “Lait, fromage et œufs” + 2,1%,
  • le “Pain et céréales” avec 1,9% les “Huiles et graisses” + 1,2%,
  • “Eaux minérales, boissons rafraichissantes, jus de fruits et de légumes” -0,2%

Pour les produits non alimentaires, la hausse a concerné principalement les prix des “Carburants” avec + 8,0%.

Par villes, les hausses de l’IPC ont été enregistrées à :

  1. Errachidia + 2,8%,
  2. Beni- Mellal + 2,5%,
  3. Settat et Al-hoceima + 2,4%,
  4. Fès, Tétouan et Safi + 2,3%,
  5. Meknès, Tanger et Laâyoune avec 2,1%,
  6. Kénitra et Oujda + 1,9%,
  7. Casablanca + 1,7%,
  8. Dakhla + 1,6%,
  9. Marrakech + 1,4%,
  10. Agadir et Rabat + 1,2%,
  11. Guelmim + 0,7%.

Le danger d’un tel niveau d’inflation est qu’il ne soit pas tiré par une économie forte, ni par une tension sur le marché du travail. Le Maroc ne dépassera pas les 1,1% de croissance en 2022 et l’économie continue à détruire des emplois.

En raison de la passivité et l’impuissance du gouvernement Akhannouch face aux défis géostratégiques, le Maroc s’engouffre jour après jour dans une crise à ne plus finir.

Hydrocarbures : L’ambassade américaine fait le job de Aziz Akhannouch

Le quotidien arabophone Al Akhbar a révélé ce vendredi que l’ambassade américaine à Rabat aurait réuni des membres de la Fédération nationale des gérants et propriétaires des stations-service pour discuter de l’impact de la flambée des prix des hydrocarbures. Avant de condamner l’ingérence américaine dans les affaires intérieures du pays, ne faut-il pas blâmer la passivité dont a fait preuve le Chef de Gouvernement Aziz Akhannouch ?

L’ambassade américaine à Rabat aurait tenu une réunion ce mardi 19 avec les membres de la Fédération nationale des gérants et propriétaires des stations-service, la FGNPS, rapporte le quotidien arabophone Al Akhbar.

La délégation menée par le président de la fédération Jamal Zrikem a répondu aux questions des diplomates américains du service économique de l’ambassade au sujet de l’impact de la flambée des prix des hydrocarbures et les répercussions sur les stations d’essence.

Selon Al Akhbar, les responsables de l’ambassade américaine auraient également demandé des informations sur les activité de la FGNPS et se sont enquis de ses positions notamment celle de l’appel à une gréve nationale après la décision du gouvernement Akhannouch de fermer la porte du dialogue.

Ingérence américaine dans les affaires intérieures du pays ?

Une telle réunion d’une chancellerie étrangère sur un sujet aussi sensible avec une organisation non gouvernementale peut être considérée comme une ingérence dans les affaires intérieurs du pays.

On peut comprendre l’intérêt des américains à ce sujet, vu qu’ils sont en partie responsables de l’instabilité des cours du pétrole, comme on peut imaginer qu’ils ne font que combler le vide laissé par le gouvernement Akhannouch dans la gestion de cette crise. En effet, le Chef du gouvernement qui est en même temps principal acteur sur le marché des hydrocarbures au Maroc à travers sa société Afriquia Gaz, a joué à l’autruche depuis l’avénement de la guerre en Ukraine, se limitant à des communiqués de presse froids et souvent provocateurs.

Réagissant sur cette information d’Al Akhbar, Le journaliste Mustafa Elfanne a partagé une opinion particulièrement virulente contre l’ambassade américaine à Rabat. Il estime qu’il s’agit d’une acte «dangereux et périlleux» qui «porte atteinte à la souveraineté du pays».

«Au lieu que le gouvernement de M. Aziz Akhannouch convoque les propriétaires des compagnies de carburant, pour discuter des propositions possibles pour atténuer la flambée des prix dru Gasoil, c’est l’ambassade américaine à Rabat qui s’est chargée de les « convoquer » pour trouver des solutions à cette hausse vertigineuse des prix du gasoil» a-t-il écrit sur son compte Facebook.

«Mon avis est que ce qu’a fait l’ambassade américaine, soumise au devoir de réserve, est très dangereux et périlleux, et cela peut « porter atteinte » à la souveraineté de notre pays, à nos institutions et à nos symboles» a-t-il renchéri.

Et de rajouter : « Ce que je crains, c’est que cette « démarche provocatrice » soit une « protection » accordée au lobby des hydrocarbures, qui dispose de tentacules transnationales».

Le journaliste appelle les responsables et les propriétaires des compagnies des hydrocarbures à rompre leur silence «avant que la boule de neige ne grossisse dans un contexte national où subsistent beaucoup de tensions et de crispations».

Fact-checking : le PJD a-t-il caché la rupture du contrat du Gazoduc Medgaz, comme l’affirme Aziz Akhannouch ?

Alors qu’il fait face depuis des mois à une impopularité record, le Chef de Gouvernement Aziz Akhannouch semble prêt à tout pour sauver sa peau, jusqu’à accuser son adversaire le PJD d’avoir délibérément caché aux marocains la rupture du contrat du Gazoduc Maghreb-Europe. Pour y voir plus clair nous avons fact-checké les propos du Chef du Gouvernement. Résultat : Il n’en est rien, Aziz Akhannouch était bel et bien au courant de la menace, au moins depuis 2014.

Les faits :

Ce lundi 18 avril, le Chef du Gouvernement était devant le Parlement, lors d’une séance plénière et s’est s’exprimé pour la première fois sur la hausse des prix des denrées alimentaires et des carburants. Refusant de reconnaitre toute responsabilité dans cette situation, Aziz Akhannouch a accusé le PJD d’être à l’origine de la cherté de la vie, pointant du doigt la réforme qui faisait la fierté du parti islamiste : la libéralisation du secteur des hydrocarbures.

Dans sa lancée, Akhannouch a poussé le bouchon encore plus loin, en accusant ses prédécesseurs, Abdelilah Benkirane et Saad Dine El Otmani, d’avoir volontairement caché aux marocains l’information de la rupture du contrat du Gazoduc Maghreb-Europe.

«Marocains, je vous vous dire la vérité. C’est ce parti (PJD, ndlr) qui a augmenté tous les prix. C’est lui qui a libéralisé les hydrocarbures. Durant 10 ans, ils gouvernaient et ils étaient incapables de doter le Maroc d’un stock stratégique des hydrocarbures. Ce parti qui parle de la souveraineté énergétique, c’est lui-même qui nous a laissé jusqu’au dernier moment pour annoncer que le contrat de Gaz avec l’Algérie a été rompu.» a-t-il déclaré.

Qu’en est-il vraiment de ces très graves accusations du Chef du Gouvernement ?

Fack-cheking : Akhannouch était au courant de la menace algérienne depuis 2014

Le 16 décembre 2014, le Roi Mohammed VI approuve la feuille de route du Plan national de développement du gaz naturel liquéfié, présentée par le ministre PJDiste de l’Energie, des Mines, de l’Eau et de l’Environnement, Abdelkader Amara.

Dans la communication du lancement de ce plan, le ministre a bien pris soin de mentionner la date d’expiration du contrat du Gazoduc Maghreb-Europe à savoir novembre 2021.

En effet, dans une dépêche publiée sur l’agence de presse officielle MAP, le ministre PJDiste a déclaré : «Il a également pour objectif de satisfaire la demande électrique nationale, réduire notre dépendance énergétique vis-à-vis de l’extérieur et des combustibles fossiles, à travers la montée en puissance des énergies renouvelables et la valorisation de nos ressources énergétiques locales, et sécuriser l’approvisionnement de nos centrales électriques à cycle combiné gaz-turbine (CCGT) fonctionnant au gaz naturel, notamment après expiration en novembre 2021 de la validité de la convention de transit du gaz algérien par le gazoduc Maghreb-Europe (GME) et du contrat de fourniture de gaz naturel par la Sonatrach» peu-on lire dans une dépêche de la MAP en date du 16 décembre 2014.

Capture d’écran de la dépêche de la MAP

Réagissant à cette annonce, LaVieEco, hebdomadaire propriété de Aziz Akhannouch, publie un long article sur le sujet en prenant soin de consacrer un paragraphe au titre sans ambiguïté : «Vers une indépendance vis-vis du gaz algérien».

«Actuellement, le contrat signé par l’ONEE et la Sonatrach et les redevances en nature de l’Etat sur le gazoduc transportant le gaz algérien vers l’Europe sont les principales sources d’approvisionnement du Maroc en GNL. Or, ces deux contrats arrivent à expiration en novembre 2021. Pour anticiper cela, le ministère compte consacrer les premiers mois de 2015 à l’exploration de nouvelles pistes d’approvisionnement chez les pays producteurs autres que l’Algérie.» a écrit le journaliste salarié de Aziz Akhannouch le 23 décembre 2014.

LaVieEco – 23/12/2014

Le 08 décembre 2017, Aziz Rabbah, alors ministre de l’Energie et des Mines, présente le projet de loi n° 94.17 sensé régulé et organisé le secteur aval du gaz naturel. Dans la note d’information de ladite loi, le ministre rappelle le contexte de son élaboration et ses objectifs.

«(..) afin d’assurer les besoins croissants en énergie le Maroc s’est fixé comme objectif, en plus du développement des énergies renouvelables, la diversification des combustibles, en augmentant la part du gaz naturel dans le mix énergétique» poursuit le document. Et ce, pour les principales raisons suivantes :

  • Disposer de sources alternatives d l’importation du gaz en provenance d’Algérie a travers Ie Gazoduc Maghreb Europe. Les contrats et accords qui encadrent cette importation arriveront à échéances en 2021 ;
  • (…)

Rappelons, qu’Akhannouch a été membre de toutes délégations officielles qui ont accompagné le Souverain en Russie, au Nigéria et au Qatar. Des pays avec lesquels le Royaume a signé des accords sur les hydrocarbures dans un seul et unique but : «diversifier les partenaires internationaux en vue de se libérer de la dépendance du gaz algérien».

Outre le fait qu’il a été l’indéboulonnable ministre de l’agriculture de tous les gouvernements depuis 2007, Aziz Akhannouch agit comme s’il n’était pas à la tête de la première société pétrolière opérant dans les hydrocarbures du Royaume.

Conclusions :

1. Le PJD n’a pas caché l’éventualité du non renouvellement du contrat signé par l’ONEE et la Sonatrach et les redevances en nature de l’Etat marocain sur le gazoduc transportant le gaz algérien vers l’Europe.

2. Aziz Akhannouch n’était pas seulement au courant de la menace de l’arrêt du gazoduc Maghreb-Europe mais il avait accès à de l’information privilégiée sur le secteur des hydrocarbures du pays. Du fait d’être à la tête du premier groupe pétrolier du pays, d’avoir comme membre du bureau politique de son parti la DG de l’ONHYM Amina Benkhadra et d’être le deuxième actionnaire de la junior britannique Sound Energy, qui prospecte les concessions gazières de Tendrara et Meridja.

3. Décrié par tous les marocains en raison de sa gestion de la crise, Aziz Akhannouch n’a pas voulu porté seul le chapeau. Il a voulu trainer dans sa chute le PJD en attaquant la réforme de la caisse de compensation, principale réalisation du parti islamiste durant les deux mandats à la tête du gouvernement.

Stratégie de communication suicidaire

Les déclarations de Aziz Akhannouch au parlement ont été bel et bien préméditées. Ses conseillers lui ont transcrit en arabe dialectale tout le paragraphe contre le PJD sur une fiche que le Chef du gouvernement a lu sans lever les yeux.

Cette stratégie de communication a eu certes un effet immédiat en détournant temporairement l’opinion publique du sujet des flambées de prix et en arrachant 24h de répit mais lourdes seront les conséquences sur le moyen et long terme :

a- Atteinte à l’image du pays

Aziz Akhannouch a clairement affirmé que le pays a été surpris par la rupture du contrat du Gazoduc Maghreb-Europe et qu’il ne s’y était pas préparé. C’est d’autant plus inexcusable, que cette affirmation très grave sortie de la bouche d’un Chef de Gouvernement est complètement fausse.

Le Maroc, Sous l’impulsion du Roi Mohammed VI, mène depuis 2013 une diplomatie disruptive au service de sa souveraineté et de ses intérêts économiques. A ce titre, le Royaume ne tolère plus aucune attaque ou concession y compris de ses partenaires historiques avant même le voisin qui ne nous veut pas de bien. L’Etat marocain, sous la conduite du Roi Mohammed VI n’a jamais surpris par la décision du régime algérien. Au contraire, il l’a transformé en sa faveur. La nouvelle position historique de l’Espagne envers le Maroc en est la preuve irréfutable.

Enfin, les propos irresponsables d’Akhannouch décrédibilisent toutes les déclarations minimisant l’impact de l’arrêt de Medgaz sur le Maroc. Cela confirme le manque de lucidité du Chef du gouvernement et son état avancé de désespoir et d’incapacité à mener à bien son mandat.

b- Réveiller l’animosité du PJD

Aziz Akhannouch qui a réussi à configurer un parlement complètement soumis, n’a plus aucune tolérance à l’opposition structurée. Il se devait de faire taire le seul député qui s’est permis de critiquer le gouvernement.

En s’attaquant frontalement à Abdelilah Benkirane, Aziz Akhannouch s’est tiré une balle dans le pied car le Chef du PJD fait tout pour retenir sa base, qui n’arrive pas encore à digérer la déconfiture de septembre 2021.

c- Exposer davantage Afriquia Gaz

Abdelilah Benkirane et le PJD, dans un souci de gagner la confiance de l’Etat, des opérateurs économiques et des organisations internationales ont usé du discours religieux pour faire passer «crème» les réformes les plus impopulaires et les plus difficiles. Benkirane s’en est sorti avec une très confortable et inespérée retraite mais au prix de la destruction de son parti.

Si l’Etat marocain a réussi à soulager significativement ses finances grâce aux réformes assumées par le PJD, Aziz Akhannouch a vu sa fortune doublée depuis la libéralisation des hydrocarbures.

Le milliardaire marocain a dit vrai quand il a pointé du doigt Benkirane comme étant celui qui a permis une telle flambée des prix du gasoil, mais il a omis de dire que c’est lui qui prenait l’argent des poches des marocains pour s’enrichir davantage.

En 2015, l’année de l’entrée en vigueur de la réforme de la Caisse de compensation et la libéralisation du secteur des hydrocarbure, Afriquia Gaz a levé un emprunt obligataire de 600 millions de dirhams. Dans la note d’information relative à cette émission, la société pétrolière de Aziz Akhannouch rassure les souscripteurs sur l’impact des fluctuations des cours de pétrole et du gaz naturel sur ses résultat en écrivant noir sur blanc que «ces fluctuations sont répercutées sur les clients».

Dans le paragraphe VI de la partie «Facteurs de risques» de ladite note d’information, il est écrit :

«Les cours de GPL sur les marchés internationaux subissent des fluctuations importantes liées aux cours du pétrole brute et du gaz naturel. Les prix du propane étant libéralisés, AFRIQUIA GAZ est exposée, à l’instar des autres acteurs de GPL, dans le cadre de ses importations, aux fluctuations des cours de GPL à l’international. Ces fluctuations sont généralement répercutées sur les clients mais peuvent, rarement, avoir une incidence sur les résultats de la société liée à l’impact de ces variations sur le chiffre d’affaires « Propane » ».

Capture d’écran de la Note d’information d’une émission obligataire d’Afriquia Gaz

Stock stratégique : Akhannouch est-il à l’origine du retard de la construction d’un terminal méthanier et du statu quo de l’affaire La Samir ?

Lors de son intervention au parlement, Aziz Akhannouch a accusé le PJD d’avoir été incapable de doter le Maroc d’un stock stratégiques d’hydrocarbures, tout en évoquant l’affaire La Samir.

«Durant 10 ans, ils gouvernaient et ils étaient incapables de doter le Maroc d’un stock stratégique des hydrocarbures (…) Si seulement on pouvait trouver quelqu’un pour reprendre La Samir. L’Etat n’a pas arrêté La Samir. L’Etat a un problème juridique avec un monsieur qui s’appelle ( ne le nomme pas ) dans tribunaux internationaux», a-t-il déclaré.

Encore une fois, le Chef du Gouvernement et le patron d’Afriquia Gaz n’a pas dit toute la vérité. Car Aziz Akhannouch a été le premier à s’intéresser à la raffinerie. Selon nos sources, il aurait fait plusieurs tentatives, la dernière en date est une offre qui l’aurait faite via un proxy irakien. Les enjeux géopolitiques ont fini par le dissuader, pour le moment.

Idem, pour le stock stratégique des hydrocarbures. Si Amara et Rebbah ont effectivement n’ont pas réalisé la pléthore d’annonces de constructions de structures de stockages, tantôt à Jorf, tantôt à Safi, tantôt sur la Méditerranée, c’est qu’ils devaient faire face à un lobbying intense de Aziz Akhannouch lui même via la Fédération de l’Energie et de l’ONHYM mais également des américains et des russes.

En effet, Abdelkader Amara, ministre de l’énergie PJDiste et son successeur du même parti Aziz Rebbah ont fait beaucoup d’annonces au sujet du stockage et du GNL, sans aucun résultat concret.

Le premier, a lancé le Plan national de développement du gaz naturel liquéfié puis à coordonné avec l’ONEE le lancement d’un appel à manifestation d’intérêt concernant la phase «Gas to power» pour la réalisation des infrastructures gazières et électriques. Aucun port gazier n’a vu le jour et les appels d’offre n’ont pas été exécutés.

Aziz Rebbah ne fera pas mieux. Il dévoile en décembre 2017, le projet de loi 94.17 relative au secteur aval du Gaz Naturel, qui restera dans les tiroirs. Et à deux semaines des élections de 2021 il publie en catimini une nouvelle feuille de route nationale pour le développement du gaz naturel 2021-2030.

Il faut attendre janvier 2022, pour que le Conseil de la concurrence s’exprime sur le projet de loi 94.17 de Rebbah. Ahmed Rahhou envoie aux calendes grecques ce texte en recommandant la reprise de sa rédaction en vue de l’harmoniser avec les règles relatives au libre jeu de la concurrence.

Rahhou estime qu’il «est impératif de profiter des bienfaits de la concurrence sur ce marché et d’éviter, dès la mise en place initiale de ce secteur, de figer des positions, d’établir des monopoles et d’octroyer des exclusivités qui auront un impact négatif sur le développement du secteur».

Aziz Akhannouch accuse le PJD du retard pris pour le développement d’infrastructures de stockage d’hydrocarbures mais omet de dire que ce sont les deux présidents du Conseil de la Concurrence qui ont mis fin à ses stratégie hégémoniques.

Aziz Akhannouch est en partie en cause du retard pris pour le développement du secteur gazier dans le pays, puisqu’il est principal accusé dans l’affaire de l’entente sur les prix du carburant, portant atteinte à la concurrence sur un marché. D’autant plus, qu’il s’est investit avec un autre opérateur, Sound Energy en l’occurence, pour se positionner sur la prospection et le stockage du gaz dans le pays.

Sound Energy est détenue à hauteur de 26,1% par des capitaux marocains, 16,3% par Oil & Gas Investment Fund S.A. (OGIF), le fonds repreneur de Maghreb Petroleum Exploration et 9,8% par Afriquia Gaz SA. Sound Energy, est une société qui vit uniquement sur les effets d’annonces et de la patiente des institutionnels qui siègent au Conseil de son actionnaire marocain OGIF.

Prétextant, un redressement fiscal pour justifier les retards de ses projets notamment celui du GNL, Sound Energy a trouvé dans notre Chef du Gouvernement le prêteur idéal puisqu’il lui a renfloué ses caisses de 18 millions de dollars. Étalé sur 12 ans, le généreux prêt d’Afrique Gaz, au taux fixe de 6%, servirait au développement de la concession de production de Tendrara.

Secteur de l’Energie : en manque de Gouvernance

La gouvernance du secteur de l’énergie au Maroc n’a jamais été aussi fragile en raison de :

  • la surexposition politique de Aziz Akhannouch,
  • la disgrâce de Mustapha Bakkoury et son impact sur les activités de MASEN,
  • la guerre des tranchées entre la nouvelle ministre de la transition énergétique Laila Benali et le DG de l’ONEE Abderrahim El Hafidi,
  • le naufrage annoncé de l’ONEE,
  • le conflit d’intérêt de la position d’Amina Benkhadra au parti du Chef du Gouvernement et patron d’Afrique Gaz et actionnaire de Sound Energy par rapport à ses responsabilités à l’ONHYM.

Nous devons repenser notre modèle, définir une nouvelle vision énergétique et renforcer notre gouvernance pour faire face à la crise mondiale et garantir un accès à des énergies bon marché pour contenir l’inflation et soutenir nos exportations.

Références

Un parlementaire du RNI appelle à user de la baston contre les anti-Akhannouch

El Madani Oumlouk, coordinateur provincial du RNI à Tinghir, a appelé ses élus, réunis pour le congrès national du parti les 4 et 5 mars derniers, à soutenir Aziz Akhannouch «jusqu’à la mort» et à affronter ses détracteurs par la baston et le «Jihad».

El Madani Oumlouk, député à la Chambre des conseillers et président de la commune de Kelaat M’Gouna sous les couleurs du parti au pouvoir le RNI, a brillé encore une fois dans la défense de son président Aziz Akhannouch.

Oumlouk qui s’était prononcé contre la campagne de boycott qu’avait frappé la société d’hydrocarbures Afriquia, a créé l’évènement à l’occasion de la tenue du congrès national du RNI les 4 et 5 mars derniers.

Pour les lecteurs qui n’ont pas suivi les travaux de ce congrès, il faut savoir que Aziz Akhannouch sous les feux des critiques populaires a pris des précautions et des mesures drastiques pour que ce rendez-vous statutaire du parti ne se transforme pas en un théâtre d’un putsch.

En effet, en plus de fermer la porte à toute autre candidature, il a fait en sorte à interdire toute intervention, échange, débat ou déclaration qui pourraient faire émerger des voix dissonantes brisant l’unanimité et le consensus imposés par le milliardaire à coups de liasses de billets.

Pour la première fois de l’histoire du parti, et en prétextant la pandémie, chaque province a réuni ses congressistes dans des hôtels reliés via internet à la salle des conférence centrale où seul Aziz Akhannouch et ses proches lieutenants avaient le droit de s’exprimer. Chaque responsable d’antenne du parti était chargé de fliquer et de contrôler les congressistes.

Aziz Akhanouch a éliminé par cette organisation, tout mouvement et dynamique de foule et tout rassemblement hostile.

C’est dans ce contexte et dans une salle de l’hôtel Oasis à Errachidia où les congressistes de la province suivaient sur un écran via streaming les travaux du congrès national, qu’El Madani Oumlouk a pris la parole après l’allocution du président du parti Aziz Akhannouch.

«Les dossiers qui se sont empilés sur les étagères des années et des années, Aziz Akhnnouch les a pris pour travailler dessus. Ssi Aziz Akhannouch lui faut « une staff » pour l’aider, pour travailler et pour communiquer» a-t-il affirmé.

«Vous l’avez tous entendu nous demander de nous mobiliser contre les perturbateurs et les porteurs de la « Fitna ». Il faut qu’on use de la baston contre eux. Je n’ai pas de doute que nous résistons et que nous faisons tous le Jihad pour défendre notre parti et notre président. Nous n’allons pas l’abandonner même si nous mourrons» s’est-il enflammé.

Cette déclaration qu’il a publié sur sa page Facebook a suscité une vaguelette d’indignation et de condamnation très localisée. La machine de communication de Aziz Akhannouch et l’actualité internationale très intense à éclipser ce dérapage.

Décrédibilisé, Akhannouch cède sa place à Bourita pour rassurer les acteurs économiques

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Fait inédit dans l’histoire du Maroc moderne. Le Chef de la diplomatie se réunit avec les acteurs économiques du pays pour les écouter, les rassurer et leur proposer des solutions pour faire face à la conjoncture actuelle! Discrédit total du Chef de gouvernement Aziz Akhannouch devenu en seulement 6 mois partie intégrante de la crise sociale-économique sévère dont fait face le Royaume.

C’est une dépêche de la MAP qui restera gravée dans l’histoire du pays. Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération Africaine et des Marocains Résidant à l’Etranger, Nasser Bourita, et la ministre de l’Economie et des Finances, Nadia Fettah Alaoui, ont présidé, jeudi à Rabat, une réunion de travail avec :

  • Bank Al-Maghrib,
  • Tamwilcom,
  • Office des Changes
  • Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM)
  • Groupement Professionnel des Banques du Maroc (GPBM)

L’objet de cette réunion de Nasser Bourita avec les représentants du secteur privé et financier du pays, comme l’a défini la dépêche de la MAP est de :

  1. Prendre connaissance de la situation économique et financière nationale,
  2. Examiner les impacts potentiels de la crise ukrainienne sur l’économie marocaine,
  3. Proposer des solutions aux opérateurs économiques pour faire face à la conjoncture actuelle.

Le tact et la rigueur de Nasser Bourita ont été déterminant dans la réussite de cette concertation avec un écosystème économique et financier qui navigue à vue en raison de l’inertie et la torpeur du Chef du gouvernement Aziz Akhannouch. D’autant plus que ce dernier est un acteur économique majeur du Maroc et pas n’importe lequel. Il est le premier fournisseur des hydrocarbures du pays, secteur sous tension depuis des mois et source des risques d’inflations et de baisse de pouvoir d’achat des marocains. Il est de facto un boulet à tout dialogue gouvernemental avec le tissu économique, car il en sera juge et partie.

La communication maitrisée de Nasser Bourita et sa crédibilité auprès des citoyens ainsi que le sérieux de Nadia Fettah ont rassuré les opérateurs économiques qui ont demandé à ce que ce cadre de concertation soit maintenu. A ce titre, Bourita s’est engagé pour en apporter l’appui du ministère des Affaires étrangères de la Coopération Africaine et des Marocains Résidant à l’Etranger.

Décisions actées

Eu égard aux résultats favorables réalisés dans le cadre de la mise en œuvre des programmes d’appui au financement des entreprises, notamment les dispositifs covid-19, et afin de renforcer l’appui au financement du cycle d’exploitation et la relance de l’investissement des entreprises, il a été décidé à l’issue de cette rencontre de relever les plafonds de garantie au titre de l’offre classique «Tamwilcom» afin d’augmenter le potentiel d’offre de crédits de trésorerie et de rééchelonner les crédits «Oxygène et relance» pour une durée pouvant atteindre 3 ans.

Aziz Akhannouch accueille lui-même à la descente d’avion le premier ministre mauritanien

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Les relations entre le Maroc et la Mauritanie semblent retrouver leur sérénité. A l’occasion de la tenue de la 8e session de leur haute commission mixte, le Premier ministre mauritanien, Mohamed Ould Bilal a atterrit ce jeudi à Rabat où il a été accueilli à sa descente d’avion par le Chef du gouvernement marocain, Aziz Akhannouch.

Le Premier ministre mauritanien, Mohamed Ould Bilal, est arrivé jeudi à Rabat pour une visite de travail au Maroc, au cours de laquelle il co-présidera avec le Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, les travaux de la huitième session de la haute commission mixte maroco-mauritaniènne. La dernière en date à été tenue en avril 2013, il y a neuf ans de cela.

A son arrivée à l’aéroport de Rabat-Salé, Ould Bilal, qui conduit une importante délégation gouvernementale, et dans un signe de volonté du Royaume de réchauffer ses relations avec son voisin du sud, a été accueilli à sa descente d’avion par Aziz Akhannouch.

L’invité du Royaume a été salué par des membres du gouvernement, notamment Mohammed Sadiki ministre de l’Agriculture, de la Pêche Maritime, du Développement rural et des eaux et forêts et Ryad Mezzour Ministre du Commerce et de l’Industrie.

La huitième session de la haute commission mixte maroco-mauritanienne se tiendra, sous la présidence de Aziz Akhannouch et Mohamed Ould Bilal, vendredi à Rabat, rapporte la MAP.

Les travaux de cette session ont débuté, mercredi, au niveau des hauts responsables, avec la participation des représentants des différents départements ministériels des deux pays.

«Cette session ouvre de nouveaux horizons pour la consolidation des relations de coopération entre le Maroc et la Mauritanie, et offre l’opportunité d’établir des partenariats fructueux dans de nombreux domaines, conformément aux orientations des deux Chefs d’Etat, le Roi Mohammed VI et Son Excellence le Président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani» souligne le communiqué officiel.

Taux d’activité des femmes : Wendy Sherman sort Aziz Akhannouch de sa torpeur

La déclaration de la secrétaire d’État adjointe américaine Wendy Sherman sur le recule du taux d’activité des femmes au Maroc, a fait réagir Aziz Akhannouch. Le Chef du gouvernement s’est engagé à augmenter ce taux de 50% en 4 ans.

Lors de sa visite officielle au Maroc ce 8 mars, la numéro deux de la diplomatie américaine, Wendy Sherman, a participé à la cérémonie de clôture d’une conférence organisée par l’AFEM fêtant la journée internationale des femmes. Dans son allocution, la diplomate a affirmé la volonté des États-unis à aider le Maroc à atteindre l’objectif fixé dans le nouveau modèle de développement de porter le taux d’activité des femmes à 45 % en 2035, contre 22 % actuellement, par le biais du programme POWER du Département d’Etat.

Mme Sherman a expliqué cette main tendue de Washington par la dégradation de ce taux sur vingt ans : « Le pourcentage de femmes marocaines dans la population active reste assez faible, l’un des plus bas au monde – et il est en fait plus bas qu’il y a vingt ans».

Piqué au vif, le très impopulaire Aziz Akhannouch, a entamé le Conseil de Gouvernement de ce jeudi en réitérant «l’engagement de son gouvernement à adopter une politique globale, qui prend en considération l’augmentation du taux d’activité des femmes à plus de 30% à l’horizon 2026, au lieu de 20% actuellement».

Disant la chose et son contraire, Akhannouch s’est également félicité du fait que «que le Maroc est considéré comme une référence en matière de promotion de la condition féminine».

Enfin, au vue de l’écart entre le chiffre de la responsable américaine et celui de Aziz Akhannouch, ce dernier aurait-il sciemment baissé le taux d’activité des femme en 2022 de deux points (22 à 20%) pour augmenter le taux de l’évolution futur espéré?

Grève dans le secteur du transport : Laftit rassure

Suite à l’appel à la grève lancé par certains professionnels du secteur du transport, le ministère de l’Intérieur annonce avoir pris les dispositions adéquates pour garantir le bon fonctionnement du service du transport sur l’ensemble du territoire national.

A l’effet de garantir le bon fonctionnement du service du transport sur l’ensemble du territoire national, les autorités territoriales et les services sécuritaires ont pris toutes les mesures et dispositions nécessaires pour assurer la mobilité des individus et le transport des marchandises, en veillant à traiter, avec fermeté et rigueur, toute tentative de porter atteinte à la sécurité et à l’ordre publics, aux droits des non-grévistes et au fonctionnement de ce service, indique un communiqué du ministère de l’Intérieur.

La coordination syndicale du secteur du transport routier au Maroc, composée de la Confédération démocratique du travail (CDT), l’Union générale du travail au Maroc (UGTM), l’Union marocaine du travail (UMT), l’Union nationale du travail au Maroc (UNTM) et la Fédération démocratique du travail (FDT), avait annoncé une grève des transporteurs de 72h, à partir du lundi 7 mars et jusqu’au 9 mars, pouvant être prolongée en cas d’absence de mesures favorables au redressement du secteur.

Les syndicats ont fustigé dans leur appel à la grève «la négligence totale de l’Exécutif des appels au dialogue qui lui ont été adressés par les syndicats du secteur, en vue de discuter et de résoudre les problèmes engendrés par la flambée des prix des carburants».

Le ministère de l’Intérieur affirme pour sa part que le droit de grève est constitutionnellement garanti, tout en insistant que son exercice ne devait pas toutefois attenter à la liberté de travail et de mobilité.

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