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Aziz Akhannouch - Page 2

Poignardée dans le dos, Leila Benali lâche Aziz Akhannouch

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Nos honorables élus sont restés bouches-bée, ce lundi, après le retournement de veste de la ministre de la Transition énergétique et du développement durable au sujet de La Samir. Leila Benali a balayé d’un revers de main, ses déclarations du 29 juin dernier où elle affirmait sur 2M, sans cligner des yeux, que «le Maroc n’avait pas besoin d’une raffinerie de pétrole». La jeune ministre promet désormais des «solutions prochaines» aux problèmes de LaSamir. La presse et les commentateurs ont lié ce revirement brutal à la violente campagne populaire contre la cherté des carburants, qui a éclaté la semaine dernière et qui est loin de s’affaiblir.

Selon nos informations, après avoir été poignardée dans le dos par des membres de son parti, Mme Benali a décidé de prendre ses distances avec son Chef de Gouvernement, qui lui imposait de dire que le Royaume n’avait pas besoin de La Samir.

Voilà une jeune femme, talentueuse, polyglotte, bien formée et dotée d’une solide expérience dans les géostratégies des hydrocarbures, domaine peu couvert par notre économie, qui se fait broyer par le système d’incompétence et de prédation de Aziz Akhannouch.

Dès l’installation de la jeune ministre, le patron d’Afriquia Gaz a tout fait pour la «maîtriser» elle ainsi que son département, en dépit du fait qu’elle ne soit pas de son parti. Dans le brief qu’Akhannouch lui a donné, elle se devait de se tenir à trois lignes directrices :

  1. L’ONEE et l’Interieur sont un frein pour le développement du secteur.
  2. L’approvisionnement en énergie se fera exclusivement en direct ( en l’occurence, via Afriquia).
  3. Oublier La Samir. Ça vous dépasse.

D’emblée, et suivant les recommandations de son Chef du Gouvernement elle se fait deux ennemies de taille, le dirigeant de l’ONEE et le ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit himself.

Sa première sortie parlementaire l’a consacrée à l’archaïsme de l’ONEE. Piqué au vif, le DG de l’office Abderrahim El Hafidi monte au créneau. Il mobilise, immédiatement, tous ses troupes et une bonne partie de la presse pour dénoncer les propos de la ministre. Une campagne qu’il a mené assidûment durant des semaines.

Leila Benali ne baisse pas pour autant les bras. Lors d’une réunion avec le ministre de l’Intérieur, elle tient un discours tellement inapproprié, qu’elle en sera étrillée de la belle manière.

Soutenue par Aziz Akhannouch contre Abdelouafi Laftit, Mme Benali est plus que jamais fidèle au Chef du cartel des hydrocarbures et prête à tout pour défendre le business d’Afriquia. Contre vents et marées, elle va s’investir dans une seul mission : « Signer l’arrêt de mort symbolique de la Samir».

Une taupe d’Akhannouch au bureau politique du PAM ?

Si nos lecteurs ne le savent pas encore, le PAM a vécu un mois de juin et juillet particulièrement mouvementés. Son SG, Abdellatif Ouhabi, a été à deux doigts d’être limogé, avant qu’il soit décider de l’envoyer au Hajj. Une sorte de jubilé qui marque la fin de sa carrière politique.

Durant l’un des houleux réunions du bureau politique du PAM, Leila Benali est interpellée sur le sujet du moment à savoir la problématique énergétique du pays. Naïvement et se sentant en confiance, la ministre va présenter la réalité des choses sans pour autant se tenir aux éléments de langage de Aziz Akhannouch.

A peine sorti de sa réunion partisane qu’elle reçoit un coup de fil de Aziz Akhannouch. «Je veux te voir tout de suite» lui-a-t-il ordonné.

Quelle sera sa surprise quand ce dernier lui passe un savon monumental. ll savait tout ce qui s’était dit quelques minutes plus tôt, au bureau politique du PAM.

Outrée, Leila Benali, se plaint aux membres de son parti, qui au lieu de la soutenir se sont déchainés contre elle, considérant ses accusations, une insulte et une offense aux membres du bureau politique du tracteur.

Leina Benali, lâche Aziz Akhannouch

Novice en politique et peu habituée aux coups bas et aux manoeuvres, Leila Benali, se résigne, après cette douloureuse expérience, de prendre ses distances avec Aziz Akhannouch.

La campagne populaire #Dégage_Akhannouch, alimentée par l’envolée insoutenable des prix des carburants, a également pesé sur cette décision de la ministre.

Ce lundi, elle profite de la séance plénière hebdomadaire consacrée aux questions orales à la Chambre des représentants, pour afficher son nouveau positionnement.

Leila Benali a déclaré devant les parlementaires, que son ministère était conscient de l’importance de La Samir et tout son écosystème pour la ville de Mohammedia et ses habitants, promettant d’explorer les pistes des solutions possibles à ce problème.

«Ce dossier doit être traité de manière raisonnable, avec la nécessité de développer une vison claire en matière de gestion et de prise en compte des intérêts de l’Etat marocain comme investisseur potentiel, de la main d’œuvre de la société et des habitants de la ville de Mohammedia» a-t-elle assuré.

Pour rappel, la même ministre avait déclaré lors de l’émission de Abdellah Tourabi sur 2M «Confidences de presse» diffusée le 29 juin dernier, que le Maroc «n’a pas besoin aujourd’hui de raffinerie».

La ministre préfère donc les critiques d’un revirement de 180 degrés que la descente aux enfers qui attend Aziz Akhannouch.

Aziz Akhannouch, dos au mur

Le milliardaire et Chef du cartel des hydrocarbures n’a plus d’appui ni de soutien. A commencer par la presse, en qui il a injecté du cash à ne plus compter, qui n’arrive plus à pouvoir défendre l’indéfendable.

En second lieu, vient son alliance gouvernementale qui s’est complètement effritée, après la disgrâce de son principale allié Abdelatif Ouahbi et la guerre fratricide entre le clan Nizar Baraka et celui des Ould Rachid. Ces derniers, voulaient retenter le coup de Mhamed Douiri et Abdelhamid Chabat pour prendre le contrôle total du parti et des ministrables.

Puis, l’échec de son putsch contre le ministère de l’intérieur a signé son arrêt de mort politique.

Enfin, son incompétence vérifiée et son handicap chronique de communication ont clairement convaincu l’ensemble des marocains qu’il n’était absolument pas apte à diriger un gouvernement.

Aziz Akhannouch a réussi de mettre d’accord jeunes et seniors qu’il était un danger pour le peuple marocain. A l’image de ces témoignages spontanés publiés sur les réseaux sociaux.

Ni Morale, Ni Éthique, Ni Citoyenneté, Akhannouch recrute un harceleur sexuel notoire pour relancer son groupe de presse

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Après avoir protégé un «digital strategist» accusé de viol. Après avoir placé à la tête de sa campagne électorale, un journaliste qui appuie les thèses des séparatistes. Après avoir engagé une agence de Relations Publiques qui appelle à l’insurrection contre les règles sanitaires dans les endroits fermés. Le voilà Aziz Akhannouch qui recrute, pour relancer son groupe de presse, un homme limogé de son ancien emploi pour harcèlement sexuel. Un journaliste aux mains baladeuses qui s’était illustré en 2012 en s’adressant avec insolence à la personne du Roi Mohammed VI.

C’est cela, le vrai visage de Aziz Akhannouch, le protecteur des cartels (terme choc utilisé par Ahmed Lahlimi) qui siphonnent le Maroc, un homme sans morale, sans éthique et surtout sans citoyenneté.

Quelle est le point commun entre Azaitar et Akhannouch ? La réponse la plus pertinente que l’on puisse trouver est cette formulation exceptionnelle d’un papier publié sur Hespress le 28 mai dernier : «montrer qu’ils sont à l’épicentre du pouvoir et que, par conséquent, rien ne saurait leur être interdit (..) puis contribuer à banaliser les emblèmes de la monarchie et donc à rendre le « mythe » moins fort, moins présent et moins ancré dans la réalité». 

Si les Azaitar se sont fabriqués un trône aux emblèmes de la monarchie sous forme de «donut gonflable», Aziz Akhannouch s’est constitué, quant à lui, un détachement d’une Garde d’honneur en carton pour l’accueillir lors de ses déplacements.

La scène kafkaïenne s’est déroulée ce vendredi à Agadir. Aziz Akhannouch, toujours bien conseillé et bien inspiré, décide d’inaugurer lui même son propre festival musical et un téléférique, alors que le pays est en feu et en flammes. Le nord du Maroc, proie de violents incendies ravageant de centaines d’hectares et une population aux abois, prise au dépourvu par la cherté de la vie qui crient à tue-tête : #Dégage_Akhannouch.

Le Chef du gouvernement, n’a pas fait le déplacement tout seul. Il était accompagné du ministre de la Culture ainsi que sa BFF, la ministre du tourisme, Fatima-Zahra Ammor, qui débarquait avec son mari tout juste de son domicile … au Luxembourg.

Nos confrères de Le360 nous ont immortalisé la mégalomanie et la psychose arrivée à l’état de délire de Aziz Akhannouch. Les images surréalistes du site d’information, nous montrent qu’à sa descente de voiture, un détachement de ce qui ressemblerait à une «Garde d’honneur», d’un ridicule absolu, parfaitement grotesque, lui rendait les «honneurs» !

La Garde d’honneur en carton de Aziz Akhannouch – Agadir 16 juillet 2022 (source Le360)

« La folie des grandeurs. Il se prend pour un chef d’Etat. Heureusement que la loi ne lui donne pas la main sur la garde municipale. Sinon, il se ferait accueillir par elle à chaque déplacement » a commenté un haut responsable.

Ce n’est pas la première fois, qu’Aziz Akhannouch se prend pour le Chef de l’Etat. Rappelez-vous la mise en scène de sa première et dernière intervention télévisée, où il avait mimé jusqu’à la boite de kleenex, le décor du salon royal.

«Des armoiries au trône, en passant par la photographie officielle du souverain, les attributs qui façonnent le Maroc et sa royauté séculaire font l’objet d’une instrumentalisation et d’une déformation aujourd’hui synonyme de caricature. C’est à un véritable déclassement des symboles sur lesquels est adossé le trône auquel assistent, impuissants, les Marocains» a écrit si justement Hespress.

Ce qui devient problématique, c’est que l’absence de réponse dissuasive à ces agissements génère une anarchie, rendant fou les marocains, qui ont toujours sacralisé la monarchie.

En effet, il n’y a qu’à voir le tollé provoqué par Younes Sekkouri avec son «Khitab» et par Abdellatif Ouhabi et son cortège composé de 40 voitures qui l’a accompagné pour l’inauguration d’un centre de justice dans le village perdu d’Abzou.

Akhannouch confie la relance de son groupe de presse à un homme accusé d’harcèlement sexuel

Le mouvement #MeToo a imposé la question du harcèlement sexuel et des violences envers les femmes partout ailleurs : dans la sphère publique et politique, au sein des entreprises, dans les écoles et dans les couples. Sauf chez le milliardaire et Chef de Gouvernement Aziz Akhannouch.

Retour en février 2020, LeDesk lançait une véritable bombe : «Accusé de viol par une journaliste, Ali Bedar, «digital strategist» du RNI a été placé en détention préventive à la prison de Oukacha dans l’attente de son prcè fixé au 3 mars. Selon nos informations, des lieutenants d’Akhannouch avaient été mis au courant de l’affaire quelques temps avant le déclenchement de l’action judiciaire. Ont-ils tenté de faire diversion dans la presse ? »

«Face aux graves accusations dont il fait face, Ali Bedar a ensuite fait publier, pour se disculper, un message confirmant une relation avec l’intéressée mais «niant tout viol». La réalité des faits, a plaidé le prévenu dans sa publication est «totalement à l’opposé» de ce qui circule. D’après plusieurs sources, la victime présumée aurait séjourné plusieurs jours à l’hôpital, mais n’a porté plainte qu’après les exhortations de son entourage. L’expertise médicale a confirmé le viol.» rapporte Barlamane.com

Après ces révélation, c’est silence radio. Plus aucune suite n’a été donné à cette arrestation, ni aucune apparition de l’accusé.

Il fallait attente jusqu’au 9 septembre 2021, au lendemain de l’annonce des résultats des élections, Ali Bedar refais surface et donne des déclarations à la presse internationale.

«Au premier étage du siège du parti à Rabat, les jeunes de l’équipe digitale du Rassemblement national des indépendants (RNI) se congratulent à l’annonce de la victoire de leur candidat Aziz Akhannouch, au petit matin du 9 septembre. Ce succès est aussi la leur après trois années passées à construire l’architecture numérique de la formation» écrit l’Opinion France.

« Le président du RNI a compris très tôt l’importance de la communication digitale», confie Ali Bedar, responsable de la campagne numérique du parti au même journal !!!

Que Aziz Akhannouch ait intervenu ou pas dans l’étouffement du scandal ou la libération de son protégé, importe peu. Mais qu’il décide de le garder dans son équipe de campagne, c’est que l’individu fait preuve d’une absence totale de référentiel de valeurs éthiques ou morales.

Cette affaire nous renvoie à un accident qui a ruiné les rêves de Aziz Akhannouch de mettre la main sur le secteur de la santé au Maroc.

En effet, Akhannouch avait tout planifié pour placer un ministre à lui à la santé. Parmi les CV que lui proposent ses équipes, un médecin, Hicham Najmi. Il le place en 2018, Secrétaire général du ministre de Ait Taleb. Il prend immédiatement les couleurs du RNI et participe à tous les meetings du président.

«Je vous promets de solliciter le portefeuille de la santé que nous remportions les élections en 2021 ou non. Notre parti a des compétences, c’est vous», ainsi Aziz Akhannouch, s’est-il exprimé, juillet dernier, devant 800 professionnels de la santé, en marge du 1er Forum national du RNI sur la gouvernance du secteur.

Sauf que, à un an des élections et peu avant l’éclatement de la pandémie, Hicham Najmi, en état d’ébriété avancé, arrive à un hôtel d’Agadir accompagnée de deux femmes. Il se présente à la réception sous une fausse identité. Une fois dans la chambre d’hôtel, l’une des deux femmes, se jette de la fenêtre.

Hicham Najmi est interpellé après sa fuite. Il sera poursuivit par le parquet pour allégations mensongères et non-assistance à personne en danger. Puis condamné à deux mois de prison avec sursis.

Aït Taleb le vire sur le champ de son poste de SG. Il sera nommé par la suite chef du service des urgences de l’hôpital Al-Razi à Marrakech.

Aujourd’hui, selon les information de LeDesk, Aziz Akhannouch récidive et rappelle un journaliste licencié une première fois pour offense à la personne du Roi Mohammed VI puis une deuxième fois suite à plusieurs plaintes d’harcèlement sexuel.

En effet, après avoir été sommé de licencier immédiatement son journaliste pour offense au Souverain, Aziz Akhannouch va intervenir auprès de l’associé de sa femme, Miriem Bensalah, pour le caser à la CGEM qu’elle présidait.

« Nous avons amassé plus d’une centaine de messages graveleux et plusieurs témoignages de harcèlement sexuel. Il avait institué au sein de la confédération le « Droit de cuissage » et la « promotion canapé », témoigne un membre de la CGEM sous couvert d’anonymat.

Fac à l’horreur des récits des femmes agressées, le Conseil d’Administration de la CGEM, soucieux de préserver l’intégrité et la bonne image de la confédération n’a pas souhaité révéler au grand jour ce scandal sexuel. La version officielle donnée au licenciement de l’acheteur : « départ programmé, motivé par une incompatibilité d’humeur avec la nouvelle équipe dirigeante ».

Alors Ssi Aziz, à votre avis qui a vraiment besoin d’une bonne éducation ?

Timitar : Le RNIste Rachid Boukhanfer arrêté en état d’ébriété

Le site d’information Barlamane.com a appris de source sûre que les forces de l’ordre ont appréhendé, samedi matin, le vice-président RNIste du Conseil de la région d’Agadir, Rachid Boukhanfer, pour ivresse publique manifeste et provocation de troubles sur la voie publique. Refusant d’obtempérer, le protégé de Aziz Akhannouch a résisté à son arrestation, puis s’en est pris et blessé un agent de la police.

L’afterparty du festival du Chef du Gouvernement Aziz Akhannouch, Timitar, a dû être bien arrosée. Samedi, au petit matin, une patrouille de la police, contrôle un homme en état d’ébriété manifeste au niveau de la rue Hassan II au centre ville d’Agadir. Après vérification de son identité, l’individu s’est avéré être Rachid Boukhanfer, le troisième vice-président du Conseil de la région de Souss-Massa et coordinateur régional du RNI à Agadir.

Comme tout protégé de Aziz Akhannouch qui se respecte, Rachid Boukhanfer aurait résisté au contrôle des forces de l’ordre au point d’agresser un agent de police et de lui tordre la cheville. Ce dernier a été transféré à l’hôpital régional Hassan II d’Agadir, où il a reçu les soins nécessaires, affirme Barlamane.com.

Face à la gravité de ses actes, le RNIste a accusé la patrouille de police de l’avoir maltraité. Son état d’ébriété manifeste et sa violence lors de son interpellation justifiait bel et bien qu’il soit appréhendé et placé en garde à vue.

Aziz Akhannouch se déleste d’Ichrak Moubsit, l’attaché de presse qui lui a ruiné sa réputation

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C’est la fin d’une idylle. Il y a treize ans, Ichrak Moubsit, 3 ans et demi de journalisme dans le compteur, rejoignait le ministre de l’agriculture Aziz Akhannouch en tant que conseillère en communication et relations presse. En 2021, c’est la consécration. Elle est propulsée «Strategic Communication & PR» du nouveau et victorieux Chef du Gouvernement. Elle est même considérée comme sa DirCab defacto. (lire A Glasgow, Ichrak Moubsit s’impose à la tête de l’équipe Akhannouch – Africa Intelligence). Le compte de fée ne va durer que deux mois. Elle sera tenue responsable du naufrage télévisé de son patron, tourné au ridicule devant le monde entier.

Le premier milliardaire du Maroc, s’est subitement rendu compte qu’il se devait de professionnaliser sa communication et de tourner la page à l’amateurisme de sa conseillère. Akhannouch, a réalisé, après 14 ans de pratique politique et au prix le plus fort, que gérer l’organisation du SIAM, ou le lancement de Yan & One n’avait absolument rien à voir avec la gestion de la communication de la Chefferie d’un gouvernement en plus de celle d’un parti politique.

Fait aggravant, Ichrak Moubsit a installé la pratique de la relation de presse dite de «l’enveloppe». Une pratique amplifiée par les budgets pharaoniques qu’Akhannouch avait mis à sa disposition pour les élections de 2021. La multiplication des situations de crise et le contexte socio-économique tendu que traverse le Maroc à l’image de toute la planète, met en échec ce modèle, menaçant même l’écroulement de tout le gouvernement.

La décision est donc prise, Akhannouch renforce son équipe de Com’ par une professionnelle de la Communication Institutionnelle et des Relations Publiques, Meriem Alaoui, débauchée de Centrale Danone, puis d’une chargé des Affaires Publiques & E-réputation, Lamia Bouzbouz, débauchée quant à elle de Inwi.

Ichrak Moubsit est poussée à la porte. La version officielle est qu’elle se mettait à son compte en lançant son cabinet de relations publiques avec l’aide de Aziz Akhannouch. En effet, en juin elle créé «P.A Bridge», une SARL à associé unique, enregistrée à Casablanca et pourvue d’un capital de 100.000 dhs.

Annonce légale de la création de P.A Brigde

S’agit-il d’une prise de conscience tardive ou bien du fameux phénomène des rats qui quittent le navire quand le bateau commence à couler ?

La galaxie d’Aziz Akhannouch, une hécatombe

Le 26 septembre 2021, Jeune Afrique, publiait un article, ou plutôt un publi-reportage signé par toute l’équipe de rédacteurs de la campagne électorale prêtée par le journal panafricain, au titre élogieux : «Maroc : communicants, stratèges, éminences grises… La galaxie d’Aziz Akhannouch».

Neuf mois après, la galaxie d’Aziz Akhannouch s’est effondrée en un trou noir.

MHE, la politique… plus jamais !

MHE, étiqueté «Business Angel», divorce publiquement de la politique et son legs politique et ministériel se fait dilapidé au vu d’oeil par les guerres et les querelles de Mohcine Jazouli et Ryad Mezzour.

Moulay Hafid constituait un véritable danger politique pour Aziz Akhannouch. S’il était «Business Angel» pour plusieurs entrepreneurs marocains, pour l’actuel Chef de gouvernement, c’était le «Death Angel». C’est pour cela, qu’Akhannouch a tout fait pour l’éliminer du paysage politique.

Mbarka Bouaida, quel gâchis cette fille!

Mbarka Bouaida, qualifiée par Jeune Afrique de «la patronne du Sud», a été sacrifiée avant même qu’elle puisse exercer ses fonctions. La responsabilité incombe entièrement à Akhannouch et au du SG du PAM Abdellatif Ouahbi, qui ont géré de manière calamiteuse le drame «Abdelouahed Belfkih». Mbarka, un HiPo gâché par Mezouar, va ternir davantage son image en cédant aux pressions de son parti et accorde un marché d’une valeur de 14 millions de dirhams, en pleine crise économique, au cabinet conseil SouthBridge. Lequel cabinet est détenu par un ancien membre du bureau politique du RNI, Hassan Belkhayat.

Mustapha Baïtas, zéro pointé !

«Mustapha Baïtas, l’avenir», titrait Jeune Afrique. Une blague qui s’est vérifiée dès les premiers points de presse du gouvernement. De l’avis général, le porte-parole du gouvernement n’arrive pas au niveau du dernier chef de service de son département.

Wafaa Jamali, secrétaire générale du gouvernement, une hérésie !

Wafaa Jamali, secrétaire particulière d’Akhannouch et sa femme de confiance, se retrouve subitement Secrétaire Générale du Gouvernement. Une hérésie totale, au vu des profils qui se sont succédés à ce poste depuis l’indépendance du Royaume. Sa seule qualité pour ce poste, sa discrétion et sa loyauté totale à son bienfaiteur.

Mohamed Aujjar, «Smer Ya Nmer» !

Jeune Afrique estimait que le seul ami sur qui Aziz Akhannouch pouvait compter au sein du parti du RNI était Mohamed Aujjar. L’ancien ministre de la justice, un fin politique, a vite désenchanté. La horde d’opportunistes, d’affairistes et de lèche-culs qui entourent en permanence Akhannouch, l’a dissuadé ainsi que son clan bien constitué au sein du parti, de se mouiller pour son «ami». La politique d’Aujjar depuis les premiers mois de l’investiture est «Wait & See».

Youssef Aït Akdim, le team leader des rigolos

Youssef Aït Akdim était sensé être le stratège de la communication politique d’Akhannouch. Il a d’ailleurs été le team leader de la «Journalist & content squad» de la campagne.

Le problème est que ce journaliste n’a jamais assumé son rôle. Son personnal branding bâti, durant le printemps arabe, autour du mythe de la plume libre qui lui ouvrait les colonnes de quelques supports français notamment LeMonde, était en danger.

L’offre d’Akhannouch était tellement alléchante, qu’il a décidé de troquer sa pensée «dite libre» et critique contre le cigare du directeur de communication du premier milliardaire marocain.

C’est le jackpot de sa vie.

Youssef Aï Akdim, s’est fait tellement de tunes qu’il n’aurait pu amasser durant toutes sa carrière de journaliste. De plus, le job était tellement facile, il était entouré de rigolos, prêts à le suivre au casse-pipe. Et ça na pas raté.

Les scandales vont se succéder, jusqu’à ce qu’il va être pris la main dans le sac suite à la publication d’une tribune signée par Aziz Akhannouch, mais écrite par un Think-tank constitué de petits rigolos et d’imposteurs.

Complètement cramé au Maroc et en France après les dénonciations de l’islamologue Rachid Benzine et du célèbre sociologue Edgar Morin, Youssef Aït Akdim panique et cherche à tout prix de se racheter une virginité auprès de LeMonde. Le cahier de charge est clair, s’attaquer aux institutions du Royaume.

Aït Akdim s’exécute et publie un tweet dans ce sens. Akhannouch se précipite de faire disparaître son protégé des radars. Officiellement, Ait Akdim quitte la Com’ de la campagne d’Akhannouch et s’exile en France. Officieusement, il perçoit toujours sa rémunération et travail en distanciel pour le Chef du Gouvernement.

Ali Bedar, #MeToo

Ali Bedar, est membre de la galaxie Akhannouch, que Jeune Afrique a choisi de taire le nom. Et pour cause, le jeune homme si fière de sa moustache bien taillée, a été accusé de viol d’une journaliste française. Akhannouch et Aït Akdim ont essayé d’étouffer l’affaire. Une gestion de crise chaotique, qui leur a pété à la gueule. Décidément, Ssi Aziz a le don de choisir ses collaborateurs.

Amina Benkhadra, omerta sur l’autre plus grand scandal de conflit d’intérêt de la carrière d’Akhannouch

Une autre personne clé de la galaxie Akhannouch, que Jeune Afrique a «oublié» de mentionner dans son «publié-reportage» est Amina Benkhadra. Cet «oubli» est volontaire, car il mettrait à nu la triste vérité. Celle de l’autre plus grand scandal de conflit d’intérêt dont lequel Aziz Akhannouch est empêtré jusqu’au cou. Au même titre sinon plus grave que l’entente sur les prix du carburant.

Amina Benkhadra, membre du bureau politique du RNI et présidente de l’organisation des femmes du RNI, n’est autre que la DG de l’ONHYM. L’unique personne qui délivre les permis d’exploration et d’exploitation des gisements d’hydrocarbures du pays. Alors que l’un des principaux bénéficiaires de ces permis est Sound Energy, la société dont laquelle est actionnaire, Aziz Akhannouch à hauteur de 10% et à laquelle il vient d’octroyer à travers Afriquia un prêt de 18 millions de dollars.

Que fait-on également du délit d’initié ? Que penserait les sociétés opérant des recherches au Maroc, s’ils se rendent compte du risque de fuite d’information vers leur concurrent, Sound Energy ?

Hégémonique, Akhannouch ne se contente pas de s’assurer des services d’Amina Benkhadra, il recrute l’ex DRH de la Samir, Mohamed Ghiat, et le propulse président du groupe parlementaire du RNI. Une date morale et politique qui alimente la polémique et les soupçons d’interférence d’Akhannouch dans l’affaire «La Samir».

Amina Benkhadra participe aux côté d’akhennouch en sa qualité du SG du RNI au congrès du Parti populaire européen à Rotterdam -Juin 2022

Ichrak Moubsit, une deepfake

Quand les journalistes d’Africa Intelligence et de Jeune Afrique, louent «le rôle central» de Ichrak Moubsit dans la victoire du RNI aux élections du 8 septembre, c’est ou bien ils ont été payés pour l’écrire ou bien ils ignorent complètement la vérité. Le fait est que cette jeune femme sans aucune expérience autre que le doux cocon aseptisé de l’univers Akhannouch, a sous-traité l’intégralité de la communication aussi bien du ministère de l’agriculture que du RNI à Fatim Zohra Outaghani, l’agence PR Média.

Nos lecteurs doivent savoir que l’entourage proche de Aziz Akhannouch, est un véritable panier à crabes. Des individus souvent faibles en compétence qui se haïssent et cherchent systématiquement à se nuire les uns les autres. Ils sont grassement payés, souvent mieux que des ministres et vivent dans le faste de leur bienfaiteur, le milliardaire Akhannouch.

Au premier vol dans le Jet privé personnel du patron, la perversion s’installe, poussant progressivement ces individus à la transgression des limites de la loi morale, juridique et symbolique.

Exemple concret de l’état d’esprit des membres de l’équipe Akhannouch, est ce message laissé par Ichrak Moubsit sur le mur de la compagnie aérienne Air France. Outre le fait qu’une simple conseillère dans un cabinet ministériel, dont le salaire officiel ne dépasserait pas 10.000 dh, puisse se payer un billet aller-retour, Casa-Paris-New York- San Francisco, cette interaction avec la compagnie française est la parfaire illustration de cette perversion qui gangrène la galaxie Akhannouch.

Cette ambiance de faste, de paillette, de gabegie, de luxe et de jets privés, contrastait avec le sérieux de l’agence d’image historique d’Akhannouch, Arietis. Ichrak Moubsit ne pouvait supporter le gap intellectuel et métier manifeste de la fondatrice de cabinet, Mouna Yacoubi. Un sentiment d’infériorité, qui a donné lieu au recrutement de PR Média, l’agence de Yan & One et d’Afriquia. L’agence de la copine à Mme Akhannouch.

L’entrée en scène de PR Média, va chambouler la communication du ministre Akhannouch. Progressivement, Fatim Zohra Outaghani va installer une machine de propagande et d’événementiel. Exit la stratégie, la politique et la retenue, welcome aux paillettes et aux influenceurs.

C’est ainsi, que nous avons assister à des aberrations de communication, quand des bimbos d’Instagram alternaient une story sur le dernier arrivage mascara Yan & One, un «3acha Aziz Akhannouch» et la vente privée de l’étage luxe du Morocco Mall.

PR Média a gagné beaucoup d’argent grâce à Aziz Akhannouch et à Ichrak Moubsit. Rien que pour le contenu du site web du ministère de l’agriculture, le contribuable marocain a décaissé pas moins de 4 millions de dhs. Sic!

Quand au déploiement terrain de la campagne électorale, c’est Amine Faris, le numéro 2 de PR Média qui va gérer toute la campagne d’Akhannouch. Laissant Ichrak Moubsit vaquer à ses occupations personnelles, notamment le dépôt de la marque «Morocco Heritage» avec le co-fondateur d’Africa Advisors, Belrhiti Talal, pour la commercialisation de tous les produits qui rentrent sous tutelle du Ministère de l’agriculture.

D’ailleurs, tout l’engagement électoral de Moubsit se résume en ces orphelins posts Facebook.

L’euphorie de l’action et la proximité quotidienne avec les équipes d’Akhannouch ont fini par pervertir davantage PR Média.

Être l’agence officielle du parti du futur Chef de Gouvernement, de son ministère et de tous ses business, ça monte vite à la tête.

En effet, en plein crise sanitaire, Amine Fares, gonflé à mort par les réunions avec Akhannouch, l’ami du Roi, s’est mis dans la tête de mener une campagne médiatique hostile contre les forces de l’ordre et les autorités de Casablanca. Un propriétaire de l’un bars huppés de la ville, a mandaté PR Média pour dénoncer dans la presse les descentes des autorités qui contrôlaient le respect des règles sanitaires dans les endroits fermés.

On marche sur la tête. PR Média, l’agence du futur Chef du gouvernement appel à l’insurrection et au non respect de l’urgence sanitaire !

Chouf TV se charge d’adresser le carton jaune à l’agence d’Akhannouch et signifie clairement à Fatim Zahra Outagani et à Amine Fares le terrain glissant sur lequel ils se sont engagés.

PR Média réagit à cette alerte avec le même esprit d’indifférence et de suffisance d’Aziz Akhannouch dans sa gestion des affaires de l’Etat.

Quelques semaines plus tard, toujours grâce à la proximité d’Akhannouch, PR Média décroche, dans des conditions encore confuses, le marché de la campagne nationale de sensibilisation à la vaccination contre le Covid-19 .

Amine Fares prend le téléphone et appelle les supports de presse concernés par la campagne. La condescendance et le ton hautin du numéro deux de PR Média vont finir par irriter les directeurs de publication des journaux les plus influents de la place.

Ainsi, pour la première fois de l’histoire du Royaume, la presse se met en ordre de bataille et annonce son refus catégorique d’adhérer à une campagne nationale de l’Etat. «Il faut d’abord combattre PR Média avant de combattre le Covid» écrit Driss Chahtane dans un édito assassin sur Chouf TV.

La réaction saine de la presse a eu son effet immédiat. Le marché est officiellement retiré à PR Média.

Ichrak Moubsit n’a pas seulement pervertit PR Média et Amine Faris mais également la pratique journaliste dans le pays. Des montants astronomiques ont été déversés dans la presse tout le long des quatre années de la campagne d’Akhannouch. On parle d’une enveloppe de 500 millions de dirhams qui aurait été mise sur la table. L’effet anesthésiant de cette montagne d’argent a atténué la critique et a saturé le paysage avec du contenu pro-Akhannouch.

La stratégie de l’enveloppe est devenue la règle.

Pour avoir une idée sur les budgets dont disposaient Ichrak Moubsit et PR Média durant la campagne électorale, nous vous invitons à revenir à l’un des vidéos de Mayssa Salama Naji. La virulente opposante au Chef du Gouvernement, déclare avoir été contactée par Amine Fares qui lui a proposé 1 millions de dirhams uniquement pour qu’elle se taise!!

Mais le premier test qui va révéler au grand jour la supercherie Ichraq Moubsit est l’organisation de la première sortie médiatique du Chef du Gouvernement, sommé par l’opinion publique de sortir de son terreau et de présenter son bilan des 100 jours. Le résultat est un naufrage médiatique et politique monumental.

Pire, Ichrak Moubsit va ruiner la réputation de Aziz Akhannouch. Elle va tellement l’exposer aux journalistes, payés au prix fort pour l’aider à préparer l’interview, qu’une fois l’entretien est diffusé, les langues vont se délier. Ce qui nous a été remonté est scandaleux. «Trois jours qu’on répète, il n’a rien retenu. Il est vraiment …» a confié l’un des coachs.

Ichrak Moubsit a également été l’architecte de la plus grande humiliation d’un parti politique dans l’histoire du pays. Elle a eu l’ingénieuse idée de regrouper l’ensemble des parlementaires du RNI après la fin de la 1ère session parlementaire pour des ateliers de formation et de média training.

Sauf que, ces parlementaires souvent transfuges d’autres partis, se sont retrouvés face à des journalistes qui leur apprenaient le béaba de la pratique politique et leur tirer les oreilles sur leur manque d’engagement pour le parti. Puis face au directeur stratégie de PR Média, un gamin reconverti en donneur de leçon et de marketing politique.

Au bout de trois journées logés, nourris, et insultés, dans de grands palaces, ils ont eu droit à la question fatidique «Pourquoi vous ne défendez pas notre Président? », puis à la consigne et l’objectif premier de cette rencontre «Il faut désormais défendre Aziz Akhannouch».

Morale de l’histoire, Aziz Akhannouch n’est pas apte à gérer le pays. Il doit présenter sa démission et doit surtout rendre des comptes.

Massive et soudaine «contestation digitale» contre la cherté de l’essence

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En quelques heures, alors que le feu ravageait plusieurs hectares de forêts au nord du pays, les réseaux sociaux se sont embrasés, jeudi soir, par un mouvement de contestation aussi soudain qu’inédit par son ampleur. Le buzz s’est manifesté par trois hashtags : #7dh_Gazoil, #8dh_Essence et … #Dégage_Akhannouch. C’est la deuxième fois en cette année, que le Chef du Gouvernement et propriétaire de la plus grande société d’hydrocarbures du Maroc est cible d’une campagne exigeant son départ. La particularité de ce dernier mouvement est l’utilisation exclusive de la langue française et la raison du #Dégage_Akhannouch est plus explicite: la baisse du prix à la pompe.

Les cours du pétrole ont conclu en forte baisse jeudi 14 juillet 2022, lestés par les craintes de récession alimentée par les récentes données et prévisions sur les taux d’inflation dans les pays occidentaux, toujours à des niveaux historiques. Une tendance baissière des hydrocarbure entamée depuis le mois de juin et qui ne cesse de se confirmer.

Dans la matinée, le baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en septembre, perdait 2,21% à 97,37 dollars. Le baril de West Texas Intermediate (WTI) américain, pour livraison en août, glissait quant à lui de 2,76% à 93,64 dollars.

La Commission européenne a abaissé jeudi ses prévisions de croissance dans la zone euro pour 2022 et 2023, à respectivement 2,6% et 1,4%, contre 2,7% et 2,3% anticipés jusqu’ici. L’inflation a atteint des plus hauts historiques. La hausse des prix à la consommation étant estimée à 7,6% en 2022 et 4% en 2023, contre 6,1% et 2,7% précédemment, selon les prévisions de l’UE.

Mercredi 13 juillet, la publication de l’indice des prix à la consommation (CPI) aux États-Unis en juin a renforcé la perspective d’une hausse agressive des taux d’intérêt par la banques centrale américaine pour ralentir l’économie américaine, affirment des analystes.

Cette baisse significative des cours du pétrole se fait ressentir dans tous les pays du monde sauf au Maroc. Et pour cause, le gouvernement du pays est dirigé par le magnat des hydrocarbures local, Aziz Akhannouch. Ce dernier, est sous le coup d’un rapport alarmant du Conseil de la concurrence accusant son conglomérat Afriquia SMDC et le français TotalEnergies, entre autres, d’avoir participé à une entente portant sur la fixation des prix et le partage de marché dans le secteur.

Le Chef du gouvernement est également accusé par son prédécesseur, Abdelilah Benkirane, de faute morale. Akhannouch aurait profité de la réforme de la Caisse de compensation pour quadrupler ses marges dans les hydrocarbures, en puisant directement des poches des citoyens.

Empêtré jusqu’au coup, Akhannouch ne trouve rien d’autre à faire que de s’en prendre au Ministère de l’intérieur

Depuis son installation à l’automne 2021, Aziz Akhannouch et son gouvernement est empêtré dans un immobilisme ridicule, qui commence à nuire à l’image du pays et à sa stabilité.

Akhannouch et beaucoup de ses ministres transparents ont créé de l’incertitude, du flottement et un attentisme fatal. Car l’incertitude devant nombre de défis nationaux et internationaux génère tergiversations, scepticisme et précarité.

Sans l’exceptionnelle vision stratégique du Souverain et les actions diplomatiques déployés, depuis 2013, par Nasser Bourita sous l’oeil vigilant de Fouad Ali El Himma, propulsant le Maroc au centre de la géostratégie mondiale, sans l’exceptionnel bouclier sécuritaire établit par Abdellatif Hammouchi, qui a mis fin à toute les convoitises des prédateurs européens et algériens, sans l’exceptionnelle réussite sportive de Fouzi Lekjaa et de la mécanique puissante de l’Etat, canalisant l’énergie des jeunes et moins jeunes et enfin sans les exceptionnelles rigueur, solidité, sérieux, discipline et compétence des équipes du ministère de l’Intérieur et à leur tête Abdelouafi Laftit, Aziz Akhannouch n’aurait pas tenu une semaine à la tête du gouvernement.

Malgré cet état de fait, Aziz Akhannouch, un milliardaire aux pieds d’argile, n’a pas trouvé mieux que de focaliser toute sa frustration de ses échecs à répétions et de son impopularité sur le Ministère de l’Intérieur.

Selon les indiscrétions qui filtrent depuis des mois, Abdelouafi Laftit et l’ensemble de ses équipes se sont vite rendus compte de l’incompétence de certains ministres et l’avidité et l’inutilité des élus du parti du Chef du Gouvernement.

Paraît-il, devant l’incompétence ahurissante d’une ministre du gouvernement Akhannouch, M. Laftit excédé, n’aurait pas mâché ses mots. En pleur, elle se serait plainte au Chef du Gouvernement. Ce dernier, n’a pas hésité un moment pour appeler le ministre de l’intérieur pour le «sommer» sèchement de ne plus s’adresser à ses ministres.

Quand aux élus du RNI, le plus grand scandal de gestion communal est à chercher du côté de Casablanca. Mohamed Boussaïd, ex-wali de la même ville et ex-ministre des Finances limogé par le Roi Mohammed VI, s’est érigé, sans aucune attribution officielle comme le véritable patron de la capitale économique. Nabila Rmili, la mairesse ne fait que de la figuration. Quant à son mari, promoteur immobilier, faisait la pluie et le beau temps dans le Conseil de la ville, jusqu’au moment où un ancien élu de l’ancienne garde du parti du Chef du Gouvernement, s’insurge contre la «mafia de ses néo-collègues du RNI». Dans une vidéo postée sur Facebook, Mohammed Hadadi a appelé les élus de son parti de «dégager leurs entreprises de la ville de Casablanca».

Massive et soudaine «contestation digitale» contre la cherté de l’essence et Aziz Akhannouch

Trois hashtags, #7dh_Gazoil, #8dh_Essence et #Dégage_Akhannouch, ont soudainement et massivement envahit ce jeudi, les murs Facebook et les timelines Twitter des marocains.

Les internautes ne comprenant toujours pas pourquoi le gouvernement n’impactait pas les baisses successives des cours du pétrole sur les prix à la pompe, se sont insurgés en grand nombre. La «demande populaire digitale» a été plus explicite que celle du mouvement de février dernier : rétablissement du prix de sept dirham le litre pour le gasoil et de huit dirham le litre pour l’essence.

Les statistiques de la campagne font état de plus de 220.000 publications sur Facebook et de 11.000 publications sur Twitter. Le reach, le nombre de personnes ayant reçu des impressions d’une publication, se compte en plusieurs millions.

Analytics Facebook : 220.000 publications au vendredi 15 juillet au matin

Analytics Twitter : 50% des tweets ne mentionnent pas #Dégage_Akhannouch

Analytics Twitter : 88% des tweets proviennent de jeunes de moins de 34 ans

Analytics Twitter : Un wording très virulent

Les leaders d’opinion poussés à se joindre au mouvement

Tard dans la soirée du jeudi, les leaders d’opinion sur les réseaux sociaux n’ont pas le choix que se joindre au mouvement. Les plus visibles ont été Mayssa Salama Naji, Hamid El Mahdaouy et Khalid El Bekkari, en plus de quelques formations politique comme le PSU. Il faut dire que la vague était massive.

Ahmed Charaï : Face à la crise, Akhannouch doit s’engager «plus personnellement» dans la recherche d’investisseurs

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L’économie mondiale est en crise. La plus grave du genre depuis la Seconde Guerre mondiale. Elle a trouvé naissance avec la crise financière de 2008, pour s’amplifier avec le Covid et s’intensifier avec le choc de la guerre en Ukraine. Face à cette conjoncture exceptionnelle qui fait vaciller les économies les plus stables, l’action de l’exécutif marocain est jugée par bon nombre d’observateurs «d’improductive». Dans son dernier éditorial, Ahmed Charaï s’est préoccupé du fait que le gouvernement reste davantage sous l’emprise de la politique politicienne que mobilisé pour résorber le chômage et améliorer le quotidien des gens.

L’économie mondiale est désormais sur le pied de guerre. Exacerbée par un militarisme croissant, la crise économique ne ressemble pas à une autre depuis la Seconde Guerre mondiale. Tous les voyants sont au rouge écarlate: inflation record, crises alimentaires et énergétiques mondiales, perturbations de la chaîne d’approvisionnement…

Une situation que rappelle Ahmed Charaï dans son dernier édito paru sur «L’Observateur du Maroc & d’Afrique» : «La pandémie a déstructuré les circuits d’approvisionnement ; le cycle inflationniste, très violent, fait vaciller les économies réputées les plus stables. La peur d’une récession n’est pas un fantasme, la conjonction de plusieurs phénomènes, chute de la consommation, renchérissement des matières premières etc…peuvent impacter négativement l’économie mondiale».

Alors que les défis colossaux de cette conjoncture inédite pèsent sur toute la planète, M. Charaï constate que la réponse des États démocratiques a été des choix claires et assumés de politiques économiques.

Pour illustrer ses propos, l’éditorialiste cite les choix économiques qui se sont imposés comme le principal déterminant du jeu politique dans deux grands pays du G20, la France et l’Australie.

«Alors que des observateurs mettaient en avant des sujets comme l’émigration, l’insécurité, c’est sur la question du pouvoir d’achat que se sont jouées les élections en France», souligne M. Charaï. Quand aux travaillistes australiens, pour conquérir le pouvoir de l’ile-continent, «ils ont proposé une relance par le soutien de la demande et le renforcement des services publics» a-t-il poursuivit.

L’analyse de l’éditorialiste aboutit à la conclusion que «l’économie s’impose désormais comme le sujet principal de l’action politique et élague la politique politicienne qui paraît de plus en plus éloignée des préoccupations des citoyens, d’une jeunesse de plus en plus exigeante et bien informée».

La transition est toute faite par l’analyste pour aborder le cas Maroc.

Appel du pied au «capitaine d’industrie» Aziz Akhannouch

M. Charaï n’a pas caché sa préoccupation quand à la fragilité de la situation socio-économique des «couches populaires» et la posture improductive du gouvernement Akhannouch, affichée jusqu’à ce jour.

«L’inflation, même maîtrisée, érode le pouvoir d’achat, surtout des couches populaires.» s’est-il alarmé.

Et d’ajouter : «L’exécutif a des atouts. Il devrait les jouer pleinement pour renforcer l’attractivité du pays au lieu de s’enfermer dans les schémas de basse politique et se soustraire à ces méandres médiocres et improductifs».

M. Charaï estime que l’économie doit primer sur le reste. A ce propos, il fustige les mesures courtermistes prises par le gouvernement, dépouillées de toute stratégie d’investissement.

«Les réponses conjoncturelles, bien que nécessaires, ne peuvent être l’alpha et l’oméga des politiques publiques. C’est l’investissement qui est la clé de l’émergence, de la création d’emplois et donc de l’amélioration du niveau de vie.» a-t-il écrit.

Et de poursuivre : « le Chef du Gouvernement, fort de sa stature de capitaine d’industrie, ce qui est une force et non une tare, doit s’engager plus personnellement dans la recherche d’investisseurs. Il serait utile au pays dans cette posture ».

La conclusion du plaidoyer d’Ahmed Charaï sonne comme une piqûre de rappel sur les conséquences politiques de l’inefficacité économique du gouvernement Akhannouch : «Au final, ce gouvernement sera jugé sur sa capacité à résorber le chômage et améliorer le quotidien des gens. Le reste n’est que palabre sans intérêt réel pour les citoyens.»

Le Porte-parole d’Akhannouch : Captieux et Ganache

On peut faire pire que Abayba, faire du Baitas. La malhonnêteté politico-intellectuelle de ce dernier, entretenue par l’obédience aveugle à son maître Aziz Akhannouch, a atteint des sommets. Dans son dernier point de presse, pour justifier les gabegies de Fatim-Zahra Ammor, la pourrie gâtée du gouvernement, Baitas a sous-entendu qu’il ne s’agissait «que d’un don de l’AFD», la ministre peut donc en faire ce qu’elle veut. Circulez y’a rien à voir!

Avec seulement 1,1% de croissance pour l’année en cours et un gouvernement impuissant et incompétant, le Maroc n’est pas à l’abris d’une grave crise économique. Les échos qui viennent des pays voisins sont inquiétants. Il n’y a qu’à suivre le débat sur les menaces de faillite de l’Egypte, lancé cette semaine par Al-Sissi, secoué par le dernier rapport de la Banque Mondiale et du cas du Sri Lanka. Pourtant L’Égypte annonce une croissance de plus 5% en 2022.

Il est urgent de mettre hors d’état de nuire la clique d’amateurs qui gangrènent le gouvernement. Le temps n’est pas à l’amateurisme, il est au jihad économique.

«Quand la médiocrité règne, l’incompétence est une règle, la roublardise une culture», telle est la devise du gouvernement Akhannouch. Entre la cherté de la vie, la passivité de l’excutif, la gabegie des ministres et des élus et l’absurdité de la communication du gouvernement, les marocains ne savent plus où donner la tête.

Cette semaine, le gouvernement s’est surpassé. Tout le monde a entendu Akhannouch scandé au parlement «Simo, Simo, Simo ..» sans que ce Simo daigne l’écouter. – Nota Bene : Simo n’est autre que Mohamed Ghayat, ancien DRH de La Samir, qui pantoufle au parlement, le temps qu’Akhannouch remette la main sur la raffinerie-.

Tout le monde a vu et entendu le Chef du Gouvernement se donner à la délation, accusant son complice dans la libéralisation des hydrocarbures, celui qui lui a permis de doubler sa fortune, Abdelilah Benkirane, d’être à l’origine des flambées des prix.

Tout le monde a vu et entendu également, le SG du PAM et ministre de la Justice, Abdellatif Ouahbi, plaidoyer au parlement contre la lutte contre la corruption des élus.

Par contre, peu de marocains ont vu ou entendu le porte-parole du gouvernement mentir sur le prix de la tomate, donner le feu vert à l’augmentation de 30% du prix de l’huile de tournesol et justifier le népotisme et la gabegie de la ministre du tourisme pretextant l’origine de l’argent utilisé, à savoir l’Agence Française de Développement.

Dans un cynisme funeste, la déclartion de Baitas, ce jeudi, au sujet du prix de l’huile de tournosole a été suivi instantanément par l’augmentation de son prix : de 18 à 26 dirhams le litre. «Le prix de l’huile n’a pas augmenté depuis des mois. Les prix des huiles sont liés à la qualité et les produits qu’elles contiennent» a-t-il déclaré, quelques heures seulement avant que le prix des bidons d’huile de 5 litres dans les supermarchés est passé à 130 dirhams.

Au sujet de la polémique de la sous-traitance de l’élaboration d’une loi à deux cabinets conseil dont l’un est celui d’un ancien membre du bureau politique du RNI, Hassan Belkhayat, le porte-parole du gouvernement a fait une déclaration qui a choqué les journalistes présents au point de presse.

Après avoir débité les élèments de langage de la communication de crise: respect des procédures, appel d’offre, bla bla bla, il a clairement sous-entendu que l’argent qui sera versé à ces prestataires, n’est pas du budget de l’Etat mais rien qu’un don de l’Agence Française de Développement. Fatim-Zahra Ammor, la BFF d’Aakhannouch, pouvait donc, selon l’argumentaire de Baitas, en disposer comme elle veut.

Quand le Président de la CGEM utilise du financement de l’Union européenne pour promouvoir sa nièce et son mari, et quand la ministre du Tourisme exploite celui de l’AFD pour arroser ses amis et les consultants proches du parti, c’est la crédibilité du Royaume face aux bailleurs de fonds internationaux qui est menacée.

« Je pense que le point faible de M. Aziz Akhannouch, c’est qu’il s’est entouré, peut-être de n’importe qui, de personnes comme Ammor et comme Baitas. Ce dernier qui, comme on me l’a rapporté, pratiquait jusqu’à récemment, pour arrondir ses fins de mois du racolage avec ses collègues enseignants dans un taxi clandestin dans la commune Assbouya à Sidi Ifni» a écrit le journaliste Mustafa Elfanne sur sa page Facebook.

Le directeur de publication de Anfas a écrit pour sa part : «Dans la perpective d’un remaniement ministériel, Akhannouch est appelé à revoir l’éducation de ses ministres défaillants (losers)».

L’économiste, Philippe Hugon a écrit : «La fragilité renvoie à la faillite des États quant à leurs fonctions régaliennes (finances, sécurité, éducation, santé), aux défauts de légitimité des pouvoirs, à la remise en question du vouloir vivre ensemble». La fragilité est incarnée dans notre contexte par l’incompétence du gouvernement Akhannouch et les menaces alimentaires et énergétiques causées par les bouleversements de l’ordre mondial catalysés par la guerre en Ukraine.

L’amateurisme fait perdre du temps préciseux au Maroc. Le caractère brouillon et improvisé de la politique économique et énergétique gouvernementale menace la solvabilité de l’État.

Les marocains ne croient plus en Akhannouch, il impératif de leur redonner confiance mais également une perspective. C’est l’absence de récit, de courage et de cohérence qui font les jacqueries et les frondes.

Maroc : l’inflation atteint 5,3 % son plus haut niveau depuis plus de 26 ans

Dissimulé dans le dernier paragraphe du communiqué du HCP, l’inflation au Maroc a atteint un niveau jamais vu depuis plus de 26 ans, à savoir 5,3 % en mars par rapport au même mois de l’année précédente, en raison de la montée en flèche des coûts de l’énergie et des denrées alimentaires.

Dans une dépêche MAP au titre rassurant «Hausse de 1,8% des prix à la consommation en mars» se cache une information de taille : l’inflation au Maroc a atteint le niveau record de 5,3 % son plus haut niveau depuis plus de 26 ans.

Il s’agit des derniers chiffres du Haut Commissariat au Plan sur l’indice des prix à la consommation. Le HCP explique ce niveau historique d’inflation par la hausse de l’indice des produits alimentaires de 9,1% et de celui des produits non alimentaires de 2,8%. Des chiffres qui viennent démentir les messages rassurants du Chef du gouvernement lors de sa dernière sortie au parlement où il a accusé les députés de l’opposition d’exagérer les prix de certaines denrées alimentaires.

Statistic: Morocco: Inflation rate from 1986 to 2026 (compared to the previous year) | Statista
Find more statistics at Statista

Le HCP précise également que pour les produits non alimentaires, les variations sur un an glissant vont d’une stagnation pour la «santé» et la «communication» à une hausse de 7,6% pour le «Transport».

Les hausses des produits alimentaires observées entre février et mars 2022 concernent principalement :

  • Les “Légumes” + 13,8%,
  • les “Poissons et fruits de mer” + 6,2%,
  • les “Fruits” + 5,2%,
  • les “Viandes” + 3,5%,
  • le “Lait, fromage et œufs” + 2,1%,
  • le “Pain et céréales” avec 1,9% les “Huiles et graisses” + 1,2%,
  • “Eaux minérales, boissons rafraichissantes, jus de fruits et de légumes” -0,2%

Pour les produits non alimentaires, la hausse a concerné principalement les prix des “Carburants” avec + 8,0%.

Par villes, les hausses de l’IPC ont été enregistrées à :

  1. Errachidia + 2,8%,
  2. Beni- Mellal + 2,5%,
  3. Settat et Al-hoceima + 2,4%,
  4. Fès, Tétouan et Safi + 2,3%,
  5. Meknès, Tanger et Laâyoune avec 2,1%,
  6. Kénitra et Oujda + 1,9%,
  7. Casablanca + 1,7%,
  8. Dakhla + 1,6%,
  9. Marrakech + 1,4%,
  10. Agadir et Rabat + 1,2%,
  11. Guelmim + 0,7%.

Le danger d’un tel niveau d’inflation est qu’il ne soit pas tiré par une économie forte, ni par une tension sur le marché du travail. Le Maroc ne dépassera pas les 1,1% de croissance en 2022 et l’économie continue à détruire des emplois.

En raison de la passivité et l’impuissance du gouvernement Akhannouch face aux défis géostratégiques, le Maroc s’engouffre jour après jour dans une crise à ne plus finir.

Hydrocarbures : L’ambassade américaine fait le job de Aziz Akhannouch

Le quotidien arabophone Al Akhbar a révélé ce vendredi que l’ambassade américaine à Rabat aurait réuni des membres de la Fédération nationale des gérants et propriétaires des stations-service pour discuter de l’impact de la flambée des prix des hydrocarbures. Avant de condamner l’ingérence américaine dans les affaires intérieures du pays, ne faut-il pas blâmer la passivité dont a fait preuve le Chef de Gouvernement Aziz Akhannouch ?

L’ambassade américaine à Rabat aurait tenu une réunion ce mardi 19 avec les membres de la Fédération nationale des gérants et propriétaires des stations-service, la FGNPS, rapporte le quotidien arabophone Al Akhbar.

La délégation menée par le président de la fédération Jamal Zrikem a répondu aux questions des diplomates américains du service économique de l’ambassade au sujet de l’impact de la flambée des prix des hydrocarbures et les répercussions sur les stations d’essence.

Selon Al Akhbar, les responsables de l’ambassade américaine auraient également demandé des informations sur les activité de la FGNPS et se sont enquis de ses positions notamment celle de l’appel à une gréve nationale après la décision du gouvernement Akhannouch de fermer la porte du dialogue.

Ingérence américaine dans les affaires intérieures du pays ?

Une telle réunion d’une chancellerie étrangère sur un sujet aussi sensible avec une organisation non gouvernementale peut être considérée comme une ingérence dans les affaires intérieurs du pays.

On peut comprendre l’intérêt des américains à ce sujet, vu qu’ils sont en partie responsables de l’instabilité des cours du pétrole, comme on peut imaginer qu’ils ne font que combler le vide laissé par le gouvernement Akhannouch dans la gestion de cette crise. En effet, le Chef du gouvernement qui est en même temps principal acteur sur le marché des hydrocarbures au Maroc à travers sa société Afriquia Gaz, a joué à l’autruche depuis l’avénement de la guerre en Ukraine, se limitant à des communiqués de presse froids et souvent provocateurs.

Réagissant sur cette information d’Al Akhbar, Le journaliste Mustafa Elfanne a partagé une opinion particulièrement virulente contre l’ambassade américaine à Rabat. Il estime qu’il s’agit d’une acte «dangereux et périlleux» qui «porte atteinte à la souveraineté du pays».

«Au lieu que le gouvernement de M. Aziz Akhannouch convoque les propriétaires des compagnies de carburant, pour discuter des propositions possibles pour atténuer la flambée des prix dru Gasoil, c’est l’ambassade américaine à Rabat qui s’est chargée de les « convoquer » pour trouver des solutions à cette hausse vertigineuse des prix du gasoil» a-t-il écrit sur son compte Facebook.

«Mon avis est que ce qu’a fait l’ambassade américaine, soumise au devoir de réserve, est très dangereux et périlleux, et cela peut « porter atteinte » à la souveraineté de notre pays, à nos institutions et à nos symboles» a-t-il renchéri.

Et de rajouter : « Ce que je crains, c’est que cette « démarche provocatrice » soit une « protection » accordée au lobby des hydrocarbures, qui dispose de tentacules transnationales».

Le journaliste appelle les responsables et les propriétaires des compagnies des hydrocarbures à rompre leur silence «avant que la boule de neige ne grossisse dans un contexte national où subsistent beaucoup de tensions et de crispations».

Fact-checking : le PJD a-t-il caché la rupture du contrat du Gazoduc Medgaz, comme l’affirme Aziz Akhannouch ?

Alors qu’il fait face depuis des mois à une impopularité record, le Chef de Gouvernement Aziz Akhannouch semble prêt à tout pour sauver sa peau, jusqu’à accuser son adversaire le PJD d’avoir délibérément caché aux marocains la rupture du contrat du Gazoduc Maghreb-Europe. Pour y voir plus clair nous avons fact-checké les propos du Chef du Gouvernement. Résultat : Il n’en est rien, Aziz Akhannouch était bel et bien au courant de la menace, au moins depuis 2014.

Les faits :

Ce lundi 18 avril, le Chef du Gouvernement était devant le Parlement, lors d’une séance plénière et s’est s’exprimé pour la première fois sur la hausse des prix des denrées alimentaires et des carburants. Refusant de reconnaitre toute responsabilité dans cette situation, Aziz Akhannouch a accusé le PJD d’être à l’origine de la cherté de la vie, pointant du doigt la réforme qui faisait la fierté du parti islamiste : la libéralisation du secteur des hydrocarbures.

Dans sa lancée, Akhannouch a poussé le bouchon encore plus loin, en accusant ses prédécesseurs, Abdelilah Benkirane et Saad Dine El Otmani, d’avoir volontairement caché aux marocains l’information de la rupture du contrat du Gazoduc Maghreb-Europe.

«Marocains, je vous vous dire la vérité. C’est ce parti (PJD, ndlr) qui a augmenté tous les prix. C’est lui qui a libéralisé les hydrocarbures. Durant 10 ans, ils gouvernaient et ils étaient incapables de doter le Maroc d’un stock stratégique des hydrocarbures. Ce parti qui parle de la souveraineté énergétique, c’est lui-même qui nous a laissé jusqu’au dernier moment pour annoncer que le contrat de Gaz avec l’Algérie a été rompu.» a-t-il déclaré.

Qu’en est-il vraiment de ces très graves accusations du Chef du Gouvernement ?

Fack-cheking : Akhannouch était au courant de la menace algérienne depuis 2014

Le 16 décembre 2014, le Roi Mohammed VI approuve la feuille de route du Plan national de développement du gaz naturel liquéfié, présentée par le ministre PJDiste de l’Energie, des Mines, de l’Eau et de l’Environnement, Abdelkader Amara.

Dans la communication du lancement de ce plan, le ministre a bien pris soin de mentionner la date d’expiration du contrat du Gazoduc Maghreb-Europe à savoir novembre 2021.

En effet, dans une dépêche publiée sur l’agence de presse officielle MAP, le ministre PJDiste a déclaré : «Il a également pour objectif de satisfaire la demande électrique nationale, réduire notre dépendance énergétique vis-à-vis de l’extérieur et des combustibles fossiles, à travers la montée en puissance des énergies renouvelables et la valorisation de nos ressources énergétiques locales, et sécuriser l’approvisionnement de nos centrales électriques à cycle combiné gaz-turbine (CCGT) fonctionnant au gaz naturel, notamment après expiration en novembre 2021 de la validité de la convention de transit du gaz algérien par le gazoduc Maghreb-Europe (GME) et du contrat de fourniture de gaz naturel par la Sonatrach» peu-on lire dans une dépêche de la MAP en date du 16 décembre 2014.

Capture d’écran de la dépêche de la MAP

Réagissant à cette annonce, LaVieEco, hebdomadaire propriété de Aziz Akhannouch, publie un long article sur le sujet en prenant soin de consacrer un paragraphe au titre sans ambiguïté : «Vers une indépendance vis-vis du gaz algérien».

«Actuellement, le contrat signé par l’ONEE et la Sonatrach et les redevances en nature de l’Etat sur le gazoduc transportant le gaz algérien vers l’Europe sont les principales sources d’approvisionnement du Maroc en GNL. Or, ces deux contrats arrivent à expiration en novembre 2021. Pour anticiper cela, le ministère compte consacrer les premiers mois de 2015 à l’exploration de nouvelles pistes d’approvisionnement chez les pays producteurs autres que l’Algérie.» a écrit le journaliste salarié de Aziz Akhannouch le 23 décembre 2014.

LaVieEco – 23/12/2014

Le 08 décembre 2017, Aziz Rabbah, alors ministre de l’Energie et des Mines, présente le projet de loi n° 94.17 sensé régulé et organisé le secteur aval du gaz naturel. Dans la note d’information de ladite loi, le ministre rappelle le contexte de son élaboration et ses objectifs.

«(..) afin d’assurer les besoins croissants en énergie le Maroc s’est fixé comme objectif, en plus du développement des énergies renouvelables, la diversification des combustibles, en augmentant la part du gaz naturel dans le mix énergétique» poursuit le document. Et ce, pour les principales raisons suivantes :

  • Disposer de sources alternatives d l’importation du gaz en provenance d’Algérie a travers Ie Gazoduc Maghreb Europe. Les contrats et accords qui encadrent cette importation arriveront à échéances en 2021 ;
  • (…)

Rappelons, qu’Akhannouch a été membre de toutes délégations officielles qui ont accompagné le Souverain en Russie, au Nigéria et au Qatar. Des pays avec lesquels le Royaume a signé des accords sur les hydrocarbures dans un seul et unique but : «diversifier les partenaires internationaux en vue de se libérer de la dépendance du gaz algérien».

Outre le fait qu’il a été l’indéboulonnable ministre de l’agriculture de tous les gouvernements depuis 2007, Aziz Akhannouch agit comme s’il n’était pas à la tête de la première société pétrolière opérant dans les hydrocarbures du Royaume.

Conclusions :

1. Le PJD n’a pas caché l’éventualité du non renouvellement du contrat signé par l’ONEE et la Sonatrach et les redevances en nature de l’Etat marocain sur le gazoduc transportant le gaz algérien vers l’Europe.

2. Aziz Akhannouch n’était pas seulement au courant de la menace de l’arrêt du gazoduc Maghreb-Europe mais il avait accès à de l’information privilégiée sur le secteur des hydrocarbures du pays. Du fait d’être à la tête du premier groupe pétrolier du pays, d’avoir comme membre du bureau politique de son parti la DG de l’ONHYM Amina Benkhadra et d’être le deuxième actionnaire de la junior britannique Sound Energy, qui prospecte les concessions gazières de Tendrara et Meridja.

3. Décrié par tous les marocains en raison de sa gestion de la crise, Aziz Akhannouch n’a pas voulu porté seul le chapeau. Il a voulu trainer dans sa chute le PJD en attaquant la réforme de la caisse de compensation, principale réalisation du parti islamiste durant les deux mandats à la tête du gouvernement.

Stratégie de communication suicidaire

Les déclarations de Aziz Akhannouch au parlement ont été bel et bien préméditées. Ses conseillers lui ont transcrit en arabe dialectale tout le paragraphe contre le PJD sur une fiche que le Chef du gouvernement a lu sans lever les yeux.

Cette stratégie de communication a eu certes un effet immédiat en détournant temporairement l’opinion publique du sujet des flambées de prix et en arrachant 24h de répit mais lourdes seront les conséquences sur le moyen et long terme :

a- Atteinte à l’image du pays

Aziz Akhannouch a clairement affirmé que le pays a été surpris par la rupture du contrat du Gazoduc Maghreb-Europe et qu’il ne s’y était pas préparé. C’est d’autant plus inexcusable, que cette affirmation très grave sortie de la bouche d’un Chef de Gouvernement est complètement fausse.

Le Maroc, Sous l’impulsion du Roi Mohammed VI, mène depuis 2013 une diplomatie disruptive au service de sa souveraineté et de ses intérêts économiques. A ce titre, le Royaume ne tolère plus aucune attaque ou concession y compris de ses partenaires historiques avant même le voisin qui ne nous veut pas de bien. L’Etat marocain, sous la conduite du Roi Mohammed VI n’a jamais surpris par la décision du régime algérien. Au contraire, il l’a transformé en sa faveur. La nouvelle position historique de l’Espagne envers le Maroc en est la preuve irréfutable.

Enfin, les propos irresponsables d’Akhannouch décrédibilisent toutes les déclarations minimisant l’impact de l’arrêt de Medgaz sur le Maroc. Cela confirme le manque de lucidité du Chef du gouvernement et son état avancé de désespoir et d’incapacité à mener à bien son mandat.

b- Réveiller l’animosité du PJD

Aziz Akhannouch qui a réussi à configurer un parlement complètement soumis, n’a plus aucune tolérance à l’opposition structurée. Il se devait de faire taire le seul député qui s’est permis de critiquer le gouvernement.

En s’attaquant frontalement à Abdelilah Benkirane, Aziz Akhannouch s’est tiré une balle dans le pied car le Chef du PJD fait tout pour retenir sa base, qui n’arrive pas encore à digérer la déconfiture de septembre 2021.

c- Exposer davantage Afriquia Gaz

Abdelilah Benkirane et le PJD, dans un souci de gagner la confiance de l’Etat, des opérateurs économiques et des organisations internationales ont usé du discours religieux pour faire passer «crème» les réformes les plus impopulaires et les plus difficiles. Benkirane s’en est sorti avec une très confortable et inespérée retraite mais au prix de la destruction de son parti.

Si l’Etat marocain a réussi à soulager significativement ses finances grâce aux réformes assumées par le PJD, Aziz Akhannouch a vu sa fortune doublée depuis la libéralisation des hydrocarbures.

Le milliardaire marocain a dit vrai quand il a pointé du doigt Benkirane comme étant celui qui a permis une telle flambée des prix du gasoil, mais il a omis de dire que c’est lui qui prenait l’argent des poches des marocains pour s’enrichir davantage.

En 2015, l’année de l’entrée en vigueur de la réforme de la Caisse de compensation et la libéralisation du secteur des hydrocarbure, Afriquia Gaz a levé un emprunt obligataire de 600 millions de dirhams. Dans la note d’information relative à cette émission, la société pétrolière de Aziz Akhannouch rassure les souscripteurs sur l’impact des fluctuations des cours de pétrole et du gaz naturel sur ses résultat en écrivant noir sur blanc que «ces fluctuations sont répercutées sur les clients».

Dans le paragraphe VI de la partie «Facteurs de risques» de ladite note d’information, il est écrit :

«Les cours de GPL sur les marchés internationaux subissent des fluctuations importantes liées aux cours du pétrole brute et du gaz naturel. Les prix du propane étant libéralisés, AFRIQUIA GAZ est exposée, à l’instar des autres acteurs de GPL, dans le cadre de ses importations, aux fluctuations des cours de GPL à l’international. Ces fluctuations sont généralement répercutées sur les clients mais peuvent, rarement, avoir une incidence sur les résultats de la société liée à l’impact de ces variations sur le chiffre d’affaires « Propane » ».

Capture d’écran de la Note d’information d’une émission obligataire d’Afriquia Gaz

Stock stratégique : Akhannouch est-il à l’origine du retard de la construction d’un terminal méthanier et du statu quo de l’affaire La Samir ?

Lors de son intervention au parlement, Aziz Akhannouch a accusé le PJD d’avoir été incapable de doter le Maroc d’un stock stratégiques d’hydrocarbures, tout en évoquant l’affaire La Samir.

«Durant 10 ans, ils gouvernaient et ils étaient incapables de doter le Maroc d’un stock stratégique des hydrocarbures (…) Si seulement on pouvait trouver quelqu’un pour reprendre La Samir. L’Etat n’a pas arrêté La Samir. L’Etat a un problème juridique avec un monsieur qui s’appelle ( ne le nomme pas ) dans tribunaux internationaux», a-t-il déclaré.

Encore une fois, le Chef du Gouvernement et le patron d’Afriquia Gaz n’a pas dit toute la vérité. Car Aziz Akhannouch a été le premier à s’intéresser à la raffinerie. Selon nos sources, il aurait fait plusieurs tentatives, la dernière en date est une offre qui l’aurait faite via un proxy irakien. Les enjeux géopolitiques ont fini par le dissuader, pour le moment.

Idem, pour le stock stratégique des hydrocarbures. Si Amara et Rebbah ont effectivement n’ont pas réalisé la pléthore d’annonces de constructions de structures de stockages, tantôt à Jorf, tantôt à Safi, tantôt sur la Méditerranée, c’est qu’ils devaient faire face à un lobbying intense de Aziz Akhannouch lui même via la Fédération de l’Energie et de l’ONHYM mais également des américains et des russes.

En effet, Abdelkader Amara, ministre de l’énergie PJDiste et son successeur du même parti Aziz Rebbah ont fait beaucoup d’annonces au sujet du stockage et du GNL, sans aucun résultat concret.

Le premier, a lancé le Plan national de développement du gaz naturel liquéfié puis à coordonné avec l’ONEE le lancement d’un appel à manifestation d’intérêt concernant la phase «Gas to power» pour la réalisation des infrastructures gazières et électriques. Aucun port gazier n’a vu le jour et les appels d’offre n’ont pas été exécutés.

Aziz Rebbah ne fera pas mieux. Il dévoile en décembre 2017, le projet de loi 94.17 relative au secteur aval du Gaz Naturel, qui restera dans les tiroirs. Et à deux semaines des élections de 2021 il publie en catimini une nouvelle feuille de route nationale pour le développement du gaz naturel 2021-2030.

Il faut attendre janvier 2022, pour que le Conseil de la concurrence s’exprime sur le projet de loi 94.17 de Rebbah. Ahmed Rahhou envoie aux calendes grecques ce texte en recommandant la reprise de sa rédaction en vue de l’harmoniser avec les règles relatives au libre jeu de la concurrence.

Rahhou estime qu’il «est impératif de profiter des bienfaits de la concurrence sur ce marché et d’éviter, dès la mise en place initiale de ce secteur, de figer des positions, d’établir des monopoles et d’octroyer des exclusivités qui auront un impact négatif sur le développement du secteur».

Aziz Akhannouch accuse le PJD du retard pris pour le développement d’infrastructures de stockage d’hydrocarbures mais omet de dire que ce sont les deux présidents du Conseil de la Concurrence qui ont mis fin à ses stratégie hégémoniques.

Aziz Akhannouch est en partie en cause du retard pris pour le développement du secteur gazier dans le pays, puisqu’il est principal accusé dans l’affaire de l’entente sur les prix du carburant, portant atteinte à la concurrence sur un marché. D’autant plus, qu’il s’est investit avec un autre opérateur, Sound Energy en l’occurence, pour se positionner sur la prospection et le stockage du gaz dans le pays.

Sound Energy est détenue à hauteur de 26,1% par des capitaux marocains, 16,3% par Oil & Gas Investment Fund S.A. (OGIF), le fonds repreneur de Maghreb Petroleum Exploration et 9,8% par Afriquia Gaz SA. Sound Energy, est une société qui vit uniquement sur les effets d’annonces et de la patiente des institutionnels qui siègent au Conseil de son actionnaire marocain OGIF.

Prétextant, un redressement fiscal pour justifier les retards de ses projets notamment celui du GNL, Sound Energy a trouvé dans notre Chef du Gouvernement le prêteur idéal puisqu’il lui a renfloué ses caisses de 18 millions de dollars. Étalé sur 12 ans, le généreux prêt d’Afrique Gaz, au taux fixe de 6%, servirait au développement de la concession de production de Tendrara.

Secteur de l’Energie : en manque de Gouvernance

La gouvernance du secteur de l’énergie au Maroc n’a jamais été aussi fragile en raison de :

  • la surexposition politique de Aziz Akhannouch,
  • la disgrâce de Mustapha Bakkoury et son impact sur les activités de MASEN,
  • la guerre des tranchées entre la nouvelle ministre de la transition énergétique Laila Benali et le DG de l’ONEE Abderrahim El Hafidi,
  • le naufrage annoncé de l’ONEE,
  • le conflit d’intérêt de la position d’Amina Benkhadra au parti du Chef du Gouvernement et patron d’Afrique Gaz et actionnaire de Sound Energy par rapport à ses responsabilités à l’ONHYM.

Nous devons repenser notre modèle, définir une nouvelle vision énergétique et renforcer notre gouvernance pour faire face à la crise mondiale et garantir un accès à des énergies bon marché pour contenir l’inflation et soutenir nos exportations.

Références