Ahmed Charai - Page 2

Jared Kushner : «Nous avons été en contact permanent avec le roi Mohammed VI et son équipe, depuis le Iftar de 2019»

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L’interview évènement de Jared Kushner et de Meir Ben-Shabbat, accordé à Ahmed Charai, vient d’être mis en ligne sur les supports du groupe média que dirige l’éditorialiste. A quelques heures de l’atterrissage du vol EL AL LY555, en provenance de Tel-Aviv, transportant la délégation conjointe américano-israélienne, les déclarations des deux responsables offrent des clés de lectures au public marocain pour mieux cerner les enjeux de la reprise des relations entre Rabat et Tel-Aviv. Ci-après quelques passages.

Dans son interview exclusif donné à M. Charaï, Jared Kushner a défendu le bilan de Trump sur le Moyen-Orient. « Lorsque le Président Trump est entré en fonction pour la première fois, la région était en désordre. L’EI était endémique, l’Iran et ses mandataires faisaient des ravages, et nos alliés et partenaires étaient aliénés. Nous avons travaillé dur pour rétablir la confiance avec nos partenaires régionaux et identifier les intérêts communs, en les éloignant des conflits du passé.» a-t-il répondu à une question de Moulay Ahmed.

Interpellé sur les coulisses de l’accord avec le Maroc, Kushner déclare que le roi Mohammed VI lui a prodigué d’excellents conseils et qu’il avait gardé un contact permanent avec le souverain et son équipe.

Au sujet du Sahara, le Conseiller spécial de Donald Trump, affirme que les États-Unis estiment que le plan d’autonomie du Maroc est la seule option réaliste pour parvenir à une solution juste, durable et mutuellement acceptable du différend sur le Sahara.

Meir Ben-Shabbat : «Nos pères ont vécu au Maroc dans la sécurité, la sérénité et la prospérité»

Le président du Conseil national de sécurité de l’Etat d’Israël, Meir Ben-Shabbat, et chef de la délégation israélienne en visite demain au Maroc, a insisté lors de son entretien avec Ahmed Charai sur les relations culturelles séculaires entre le peuple juif et le Royaume tout en rappelant ses origines marocaines.

«Plusieurs citoyens israéliens d’origine marocaine espéraient ce moment», s’est-il félicité.

Et d’ajouter : «Plusieurs enfants de la deuxième et troisième génération de juifs marocains, qui ont émigré en Israël, dont moi-même, conservons toutes nos traditions juives marocaines. Nous les vivons dans nos maisons».

«Les relations profondes entre la monarchie et le peuple marocain sont connues à travers le monde. Elles seront un pont entre nos deux pays et les fondations de la paix entre les deux peuples.» a affirmé le conseiller à la sécurité nationale de Netanyahu.

A la question de l’inauguration du premier vol commercial entre Tel-Aviv et Rabat, M. Ben-Shabbat confie à M. Charaï, que «ce jour est exceptionnel et pas uniquement pour son aspect diplomatique».

«Mon regretté père le rabbin Makhlouf Khalifa et ma mère Aziza, que Dieu lui accorde longue vie ainsi que mes grands frères sont tous nés au Maroc. C’est là qu’ils ont grandi et fait leurs premiers apprentissages avant d’arriver en Israël.» a-t-il poursuivit.

D’autres révélations inédites sont à découvrir sur les supports du groupe média présidé par M. Charai, notamment sur L’Observateur et Al Ahdath.

Maroc-Israël : le coup médiatique de Global Media Holding

A la veille de la rencontre historique entre la délégation américano-israélienne de haut niveau et les responsables marocains dans le cadre des «Abraham Accords», Ahmed Charaï, signe, en exclusivité nationale, deux interviews coup sur coup, le premier avec Jared Kushner, Conseiller spécial du président américain Donald Trump et Meir Ben-Shabbat, chef du Conseil national de sécurité d’Israël.

Jared Kushner, gendre et conseiller de Donald Trump, empruntera demain, mardi 22 novembre, le vol LY555 de la compagnie aérienne israélienne El Al Airlines, premier vol commercial direct reliant Tel-Aviv à Rabat, pour souligner la normalisation des relations entre Israël et le Maroc. L’avion sera décoré de la main de Fatma, dite Khmissa dans le dialecte marocain, accompagnée des drapeaux des trois pays (Maroc, Israel et USA) et du mot paix écrit en trois langues, arabe, anglais et hébreu.

M. Kushner présidera une délégation conjointe américano-israélienne de haut niveau à laquelle participera, côté israélien, le Chef du Conseil national de sécurité de l’Etat hébreu, Meir Ben-Shabbat.

Cette visite suscite d’ores et déjà un intérêt médiatique mondial de par les implications géopolitiques de la reprise des relations diplomatiques entre le Royaume du Maroc et Israël. C’est dans ce contexte, que le groupe Global Media Holding qui détient MedRadio ainsi que plusieurs supports notamment, L’Observateur du Maroc, Pouvoirs d’Afrique, Al Ahdath Al Maghribia et Kifache.com crée l’évènement en annonçant la réalisation de deux interviews avec les présidents des délégations américaines et israéliennes respectifs.

Dans un teaser publié sur YouTube publié ce lundi après-midi, on apprend que Moulay Ahmed Charaï, président du Groupe média a conduit les deux interviews.

La vidéo révèle que dans ces interviews qui seront publiés sur tous les supports du groupe à partir de ce lundi minuit, Jared Kushner explique comment les conseils du Roi Mohammed VI ont participé à l’accélération du processus de paix entre Israël et quelques pays arabes et comment Meir Ben-Shabba serait particulièrement fier de ses origines marocaines.

Ahmed Charaï : Israël peut changer et l’amertume des vieux peut être remplacée par l’espoir des jeunes

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Analyste et fin observateur des relations américano-marocaines et de la géopolitique au Moyen-Orient, Ahmed Charaï, a réussi à couper l’herbe sous les pieds des adversaires du Maroc au sujet de l’accord de reprise des relations entre Rabat et Tel-Aviv décidé par le Roi Mohammed VI. L’éditorialiste n’a pas laissé champs vide à la propagande du polisario qui a investi les médias israéliens en publiant des opinions et analyses mettant en avant le rôle décisif du Royaume à faire progresser la paix dans la région.

A la lecture des articles d’opinion d’Ahmed Charaï sur Israel Hayom, Jerusalem Post ou National Interest, destinés au premier abord au lectorat américain et israélien, l’évolution actuelle des évènements prend tout son sens : dévoilant le pragmatisme, la sagesse et l’ouverture du Maroc dans la gestion de ses relations avec Israël mais aussi avec l’ensemble des pays du Moyen-Orient.

Les récits et les faits apportés par M. Charaï, démontrent également que, certes la politique de Jared Kushner qu’il a qualifié de «Disrupteur créatif» a réussi à faire bouger les lignes et à faire adhérer Donald Trump et les dirigeants arabes, le Maroc est resté maître de sa décision et de son planning, de par les relations fortes qu’il a gardé avec la communauté juive marocaine. Lesquelles relations ont été préservées grâce à l’engagement et la protection de la commanderie des croyants, de tous les croyants.

Des siècles d’histoire partagée garantiront la survie de la paix entre le Maroc et Israël

«Certains observateurs ont diminué le nouvel accord comme étant simplement la formalisation d’un partenariat de fait entre le Maroc et Israël datant de 60 ans» a réagit M. Charaï à certaines voix qui essayent d’installer l’idée que l’accord n’est qu’une formalité sans histoire ni sens.

L’éditorialiste rappelle que la coopération fructueuse entre le Maroc et Israël, notamment en matière de renseignement et de sécurité, découle du fait des liens de sang qui rapprochent les deux pays. En effet, l’état hébreu compte 1 million d’Israéliens d’origine marocaine très attachés au seul pays en dehors d’Israël, où le code de la famille des citoyens juifs est régi par les dispositions du droit hébraïque. Le pays où le roi Mohammed VI est désigné «Commandeur des fidèles» par les juifs et les musulmans.

Le Roi Mohammed VI, poursuit M. Charaï, a d’ailleurs donné ses hautes instructions, durant ces dernières années, pour que le gouvernement marocain accélère la réhabilitation du patrimoine juif dans les villes du Royaume, dans le cadre de la réconciliation du pays avec son identité plurielle ainsi que pour promouvoir le rapprochement juif-musulman à l’échelle mondiale.

L’éditorialiste reconnaitra le rôle important de feu Hassan II, considéré comme le principal architecte du premier accord de paix entre l’Égypte et Israël. Un engagement maintenu par son fils, le roi Mohammed VI pour faire progresser le rapprochement israélo-arabe – qui de plus affiche la même volonté de le faire discrètement.

«Les observateurs israéliens d’un certain âge se rappelleront le sens politique du défunt père du roi actuel, Hassan II, qui a travaillé sans relâche pour favoriser le rapprochement entre Israël et ses voisins, y compris les Palestiniens. Il l’a fait en privé et en public, facilitant dans les coulisses chaque initiative majeure, de Camp David à Oslo. Le roi Hassan II est considéré comme le principal architecte du premier accord de paix entre l’Égypte et Israël.» a-t-il écrit.

Résistances à la transition vers des relations formelles entre le Maroc et Israël

M. Charaï n’a pas caché l’existence de résistance diverses à la transition vers des relations formelles entre Rabat et Tel-Aviv.

«La transition vers des relations formelles n’était pas inévitable. Un tiers de la population marocaine s’identifie actuellement aux mouvements et partis islamistes qui continuent de rejeter le droit d’Israël à exister.» a-t-il constaté.

Et de poursuivre, « l’activisme anti-normalisation reste une facette importante de notre culture, qui a trouvé son expression il y a moins de cinq ans dans un projet de loi parlementaire qui allait rendre criminel d’engager les citoyens israéliens de quelque manière que ce soit. »

A ce sujet, le Roi Mohammed VI qui a toujours plaidé pour l’ouverture et l’acceptation de l’autre, a lancé une réforme, avant même la décision de reprise des relations diplomatiques avec Israël, décrite par certains comme un « tsunami » : l’histoire et la culture de la communauté juive vont bientôt être enseignées aux élèves marocains. Les premiers cours, en langue arabe, seront dispensés au prochain trimestre en dernière année de primaire, où l’âge des élèves tourne autour de 11 ans, selon le ministère marocain de l’Éducation nationale.

Pour accompagner ces efforts du Roi Mohammed VI, M. Charaï estime que dans le système politique multipartite dynamique du royaume, «une direction politique inébranlable sera nécessaire pour mener à bien le processus diplomatique et garantir que l’accord remporte un large soutien populaire».

M. Charaî reste toutefois confiant, en affirmant que la paix entre le Maroc et Israël trouvera ses mécontentements, certes, à la fois au sein du royaume et ailleurs. Mais sa base solide – des siècles d’histoire commune – lui permettra de survivre à ses détracteurs.

La déclaration de la Maison Blanche reconnaissant la souveraineté du Maroc sur le territoire saharien, un coup dur pour les séparatistes du Polisario

Aux critiques de certaines voix de gauche «qui dépeignant les revendications marocaines sur le territoire du Sahara comme quelque peu en décalage avec les normes internationales et que la reconnaissance de Washington de la marocanité de ses provinces du Sud était une offre qu’il ne pouvait refuser », Ahmed Charaï, précise que les grandes puissances se sont rapprochées de plus en plus de la position marocaine sur le dossier et ce depuis 2007. Date à laquelle, le royaume a proposé son initiative pour la négociation d’un statut d’autonomie pour la région du Sahara, dans le cadre de la souveraineté marocaine.

Une initiative alimentée d’un attachement indéfectible du Royaume à son intégrité et unité territoriale, du soutien d’une grande majorité des marocains et d’un pragmatisme largement loué par la communauté internationale.

D’ailleurs, explique M. Charaï, l’ONU et l’UE ont présenté le plan marocain comme «sérieux et crédible», et même la Russie et la Chine, alliées de longue date du principal soutien du Polisario, l’Algérie, ont exprimées leur intérêt pour une «solution politique» qui s’inspirerait de la proposition marocaine.

«Il n’est pas étonnant que les États-Unis reconnaissent la souveraineté du Maroc sur le Sahara ou que la communauté internationale juge crédible son initiative, au moment où l’enclave du Polisario au-delà des frontières du Maroc reste un lieu de pauvreté et de souffrance et une plaque tournante du terrorisme» souligne l’éditorialiste. Une misère, poursuit-il qui contraste avec le développement important de la partie marocaine du Sahara qui a profité de plusieurs milliards d’investissements, transformant le territoire en un lieu de vie digne pour les femmes et les hommes du peuple sahraoui.

Israël peut aussi changer et l’amertume des vieux peut être remplacée par l’espoir des jeunes

«Le monde arabe n’a jamais été monolithique», écrit Ahmed Charai sur Israel Hayom. «Si l’unité du monde arabe ne soutient pas une impasse qui dure depuis un demi-siècle, les Palestiniens devront réajuster leurs stratégies» a-t-il affirmé.

Face à ce changement de paradigmes dont font face les pays arabes, M. Charaï estime qu’Israël peut aussi changer. «Le commerce, l’échange de biens et d’idées, peut forger de nouvelles connexions entre les jeunes et les ambitieux des deux côtés. Avec le temps, l’amertume des vieux peut être remplacée par l’espoir des jeunes» suggère l’éditorialiste.

Dans mon pays, poursuit-il, «des millions de jeunes en ont assez des idéologies extrémistes et xénophobes et veulent les opportunités et les avantages que seuls la paix et le partenariat peuvent apporter. Ils voient en Israël un partenaire solide pour développer leur économie, diffuser des opportunités et assurer l’avenir du Maroc».

Jared Kushner le «Disrupteur créatif» qui a fait bouger les lignes

M. Charaï a par ailleurs insisté dans ses analyses de louer le rôle décisif de Jared Kushner dans ce processus de paix.

« Il n’est donc pas possible de comprendre pleinement la nouvelle décision remarquable du Royaume du Maroc sans reconnaître un changement catalyseur: le rôle joué par Jared Kushner en tant que «Disrupteur créatif» de décennies d’une diplomatie conventionnelle » a-t-il écrit sur The Jerusalem Post.

Le Maroc étant désormais le quatrième pays arabe à atteindre de nouveaux termes avec Israël en autant de mois, il devrait être clair que la vision stratégique de Kushner d’une approche régionale – longtemps jugée comme «naïve» – a porté ses fruits. « Il appartient aux décideurs politiques d’examiner et de tirer des leçons de l’approche de Kushner afin de s’en inspirer dans les années à venir » a-t-il souligné.

Sur Israel Hayom, M. Charaï estime que les années de négociation patiente et silencieuse en coulisse de Kushner ont porté leurs fruits. « Jetant les scripts désuets des discours passés, il écoutait, il apprenait, il résumait pour montrer sa compréhension et il posait de nouvelles questions. Kushner a réussi à faire adopter sa vision. » s’est-il félicité.

Comptez-moi parmi ceux qui croient depuis longtemps qu’une normalisation totale mérite une chance

«Comptez-moi parmi de nombreux Arabes qui croient depuis longtemps que la paix entre les Arabes et Israël, grâce à une normalisation totale mérite une chance – même si l’un des rares à le dire publiquement. J’ai soutenu ce point de vue à la surprise de nombreux amis américains, israéliens et palestiniens» s’est confié Ahmed Charai sur les colonnes d’Israël Haoym.

L’éditorialiste confiant dans la base solide des siècles d’histoire commune et de la dynamique de la jeunesse, à même de maintenir la paix entre le Royaume et Israël, invite d’une part, l’État hébreu à bénéficier de la destination Maroc prisée pour le tourisme, le commerce et l’enrichissement culturel et un point d’ancrage sur le continent africain et d’autre part, les Palestiniens, de compter sur le Maroc et son Roi pour défendre leurs droits et à leur bien-être.

«Mariage de raison», l’appel d’Ahmed Charai, sur El Mundo, pour des relations hispano-marocaines pragmatiques et sereines

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C’est sur El Mundo, le deuxième quotidien le plus lu en Espagne, après le sportif Marca, qu’Ahmed Charai a publié une radioscopie des relations maroco-espagnoles dans un éditorial sous le titre «Mariage de raison». L’éditorialiste marocain s’est adressé à une opinion publique ibérique qui a subit durant plusieurs semaines une avalanche de fake-news et une stratégie de désinformation d’un groupuscule séparatiste qui terrorise le peuple sahraoui, viole les résolutions onusiennes et qui tente de saboter les relations économiques marocaines et espagnoles séculaires avec l’Afrique subsaharienne.

C’est une plaidoirie que tout patriote animé par la défense de la cause nationale et la promotion de l’image d’un Maroc moderne, responsable, fiable, ambitieux et respectueux du droits international et des accords bilatéraux devrait lire et en extraire les éléments de langages qui donnent à tout discours, sérénité, sagesse et puissance.

Il faut revenir au contexte dans lequel intervient l’éditorial d’Ahmed Charai, le patron de presse marocain actif dans plusieurs centres de réflexions notamment aux États-Unis.

Aujourd’hui, les marocains ne sont pas peu fiers de l’habilité, la fermeté, l’intelligence, la retenue avec laquelle le pays sous la direction du Roi Mohammed VI a réussi à mettre à nu devant l’opinion publique internationale «une alliance du mal», composée de mercenaires hors la lois et un régime militaire en décomposition. Le temps est désormais révolu où certains pays et certains groupe de pression refusaient de reconnaitre le développement économique et social des populations des provinces du sud marocaines, sous le roi Mohammed VI.

Les investissements dans les infrastructures depuis au moins 2015 et phénoménal et les projets économiques font pâlir d’envie l’alliance du mal et ne cessent d’attirer investisseurs, diplomates et compétences. Outre la présence symbolique de la franchise du fast-food américaine, McDonalds, au cœur de la ville de Laâyoune, la France a ouvert deux bureaux de sa Chambre d’Industrie et de Commerce, plusieurs entreprises européennes, turques, et chinoises veulent s’implanter dans les zones industrielles en cours de réalisation dans les 3 régions du sud et les bailleurs de fonds internationaux participent au financement des grands projets structurants notamment le port de Dakhla.

La réalité économique, politique et sociale sur le terrain a renforcé la position du royaume sur le Sahara dans le concert des nations éprises de paix et de démocratie. Un succès qui s’est matérialisé par l’ouverture de plusieurs représentations diplomatiques à Laayoune et à Dakhla. Les pays africains avec qui le Maroc entretient des relations fortes et durables, arrivent en tête avec pas moins de quinze consulats ouverts en moins de 12 mois.

L’Espagne qui n’est pas totalement remise du séisme provoqué par la crise sécessionniste catalane, a tenu une position ambiguë sur le sujet du passage frontalier de Guerguerat, en dépit de l’impact économique qu’ont subit les entreprises espagnoles à cause de l’obstruction du trafic commercial terrestre entre l’Europe et l’Afrique de l’Ouest par les mercenaires financés par l’armée algérienne.

Une position qui trouve son explication par l’instabilité politique qui est loin d’être réglée deux ans et demi après le référendum d’autodétermination de la catalogne du 1er octobre 2017.

Une ambiguïté qui donne peu de crédit au gouvernement de Madrid qui tout en qualifiant l’indépendantisme catalan d’illégal, laisse faire cette même mouvance séparatiste qui fait du dossier Sahara marocain, une caisse de résonnance au projet similaire du polisario au cœur du pays membre de l’Union Européenne.

Ahmed Charai sur El Mundo : «Les relations hispano-marocaines, essentielles pour la géostratégie mondiale»

«Le monde des émotions mettent en péril l’empire de la raison». Ces mots, ce sont ceux de l’éditorialiste marocain Ahmed Charaï, écrits dans les colonnes du quotidien centriste «El Mundo». Un appel à la raison et au pragmatisme dans un contexte international dangereux.

Une situation géopolitique dont il fait référence dès l’introduction de son article d’opinion : «L’Espagne et le monde entier traversent un moment délicat dans lequel il semble que des valeurs et des principes, inconditionnellement assumés jusqu’à présent, soient remis en question.»

Ce contexte, poursuit l’auteur, fait courir le risque d’une mauvaise lecture des enjeux géostratégiques, ce qui impacterait des relations hispano-marocaines, «essentielles pour les deux pays, bien sûr, mais aussi essentielles en termes géostratégiques mondiaux; essentielles pour l’Europe et essentielles pour l’Afrique».

Ahmed Charaï rappelle que les relations entre Rabat et Madrid ont la particularité d’être stables depuis des décennies et ceci quel que soit le détenteur de la majorité parlementaire en Espagne.

Cette stabilité a pour moteur de puissantes «raisons» objectives mais que la complexité du contexte géopolitique, économique et sanitaire dans le monde risque de mettre en équation à cause des relents du monde des émotions qu’occasionne la crise.

«Cependant, émanent des sentiments qui correspondent davantage au monde des émotions qui mettent en péril l’empire de la raison et qui continuent à empêcher l’extension de cette coopération à des domaines importants tels que le social et la culture, ce qui permettrait une humanisation de la relation.», souligne M. Charaï.

«Dans les années 1970, les économies du Maroc et de l’Espagne étaient à égalité. Aujourd’hui, cela est de l’Histoire» – Ahmed Charaï

Pour illustrer la nature des relations hispano-marocaines, l’éditorialiste va faire la part entre l’économique, le sécuritaire et le socio-culturel.

M. Charaï va étayer l’évolution de l’économie espagnole qui est passée d’une économie comparable à celle du Maroc à une position qui dispute la première place du principal partenaire économique du Royaume.

«Dans les années 1970, les deux économies étaient à égalité. Les productions industrielles apportaient très peu de valeur, tandis que l’agriculture et la pêche étaient très compétitives, notamment par rapport au marché européen.» a-t-il rappelé.

Mais entre temps le dialogue entre les deux pays est passé par des moments complexes surtout après l’entrée de l’Espagne en Europe, souligne l’article. Un dialogue qui se limitait à la pêche hauturière, car le Maroc s’est retrouvé en position désavantageuse face à une l’Espagne privilégiée par l’accord d’association avec l’UE.

«C’était une période très complexe où les deux pays, qui étaient à la recherche d’une voie vers la modernisation structurelle de leurs économies et du système politique, ont été submergés par la faiblesse de leurs économies respectives et la lutte contre la pauvreté, en particulier pour l’Espagne forcée d’atteindre les niveaux du marché européen.» affirme, M. Charaï.

«Mais tout cela est déjà de l’Histoire . Les mutations de l’économie marocaine ont été telles que l’Espagne est désormais en concurrence avec la France pour le rôle de principal partenaire économique.» constate-t-il.

«Le Maroc se montre comme un partenaire très fiable dans le domaine de la sécurité. Ce sont les dirigeants espagnols eux-mêmes qui l’affirment depuis le début de ce siècle» – Ahmed Charai

Même durant les périodes de froid diplomatique, la coopération sécuritaire entre Rabat et Madrid est resté constamment stable. Une fiabilité et une responsabilité que les responsables espagnols reconnaissent devant l’Union européenne où ils s’érigent en tant que défenseur du royaume.

«Les deux pays sont nécessairement préoccupés par la sécurité, la lutte contre le terrorisme, le trafic international de drogue et l’immigration clandestine. Le Maroc se montre comme un partenaire très fiable. Ce sont les dirigeants espagnols eux-mêmes qui l’affirment depuis le début de ce siècle.» rappelle M. Charaï.

La position géostratégique du Royaume s’est davantage renforcée grâce à l’incroyable dynamique enclenchée par le Roi Mohammed VI depuis au moins 2008. Le succès de la stratégie royale a imposé le Royaume comme un leader incontesté du continent.

«L’Espagne, le pays le plus proche de l’Afrique, en est très conscient et promeut par conséquent la coopération bilatérale dans ce sens» assure M. Charaï.

«La politique culturelle déployée depuis Madrid reste trop timide» – Ahmed Charaï

«Il est incompréhensible que les relations culturelles soient à un niveau aussi bas» s’indigne M. Charaï en évoquant le troisième volet de la coopération hispano-marocaine.

Une timidité qui se reflète sur le terrain avec des initiatives qui se comptent sur le bout des doigts et qui ne reflètent pas la hauteur de ce que représente le passé des deux nations, avec un patrimoine fortement basé sur la civilisation islamique et la renaissance européenne.

Pour palier à ce déficit, M. Charaï recommande: 1) le développent d’un système de bourses pour les étudiants marocains, 2) l’amélioration de l’image des émigrants marocains, 3) le renforcement de la présence linguistique, 4) la simplifications des échanges, 5) l’implications des universités, des partis politiques, des médias et des agences gouvernementales.

«Oublier et vouloir changer le fait que le Sahara fait partie de la nation marocaine serait un véritable cataclysme» – Ahmed Charai

Partenaire économique de premier plan; partenaire sécuritaire, fiable, responsable et indispensable; voisin avec des liens historiques et culturels séculaires; terre ferme la plus proche du continent «avenir de la planète», sont des fait qui font perdre à la question du Sahara beaucoup de sa pertinence, auprès de l’ancienne puissance coloniale qui connaît très bien la dossier.

«Madrid a rejoint le processus politique, a soutenu la proposition du Maroc pour une autonomie élargie, la qualifiant de sincère et crédible et le Maroc en a pris note. Que le parti Podemos puisse continuer avec ses positions idéologiques anciennes et usées n’est pas pertinent.» écrit M. Charaï.

«Oublier et vouloir changer le fait que le Sahara fait partie de la nation marocaine serait un véritable cataclysme.» poursuit-il. Car d’une part ceci annoncerait des troubles et des conflits sans fin dans une région du sud de la Méditerranée où le Maroc et l’Espagne sont deux nations très attachées à leur unité et à leur intégrité territoriale.

D’autres part, cette région ne peut se permettre aucun effondrement économique. Bien au contraire affirme M. Charaï : «elle a besoin de plus d’intégration, d’un marché plus profond, pour assurer son décollage et satisfaire les aspirations de sa population majoritairement jeune

Des arguments qui trouvent toute leur pertinence dans l’affaire El Guergarat qui a été un laboratoire de gestion de crise où ont été testés et approuvées, la retenue du Royaume du Maroc, son rôle de défenseur actif de la stabilité régionale, sa position névralgique pour le commerce Nord-Sud, ses efforts de lutte contre la banditisme et le terrorisme ainsi que son soft power»

« L’Espagne en convient et cela renforce la permanence et le renforcement de ce mariage de raison », conclut Ahmed Charaï une analyse et une plaidoirie qui restera sans aucun doute une référence dans la timeline des relations hispano-marocaines.


M. Ahmed Charai est éditorialiste et éditeur de presse, Administrateur de Plusieurs Think tank à Washington – Membre du Conseil d’Administration du “Center for Strategic and International Studies” à Washington, – – Membre du Directoire de l’ONG “Search for Common Ground” à Washington, – Membre du Conseil du Directoire de ” The Atlantic Council of United States” à Washington – Membre du Conseil Editorial Consultatif de “The National Interest’s Magazine” à Washington. – Membre du Conseil d’Administration du “The Foreign Policy Research Institute” à Philadelphia– Membre du Conseil d’Administration du International Crisis Group. Mr Charai est aussi membre du conseil Consultatif de Gatestone Institute à New York. Mr Charai, s’exprime souvent dans de grands journaux et médias américains dont le Wall Street Journal, New York Times, Le Monde, Fox News, National Interest Magazine, Huffington Post.

Ahmed Charaï : «Ceux qui annonçaient l’apocalypse aux USA, en ont eu pour leurs frais»

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Soutenu par les médias et les big tech, Biden a gagné les élections mais n’a pas réussi à terrasser un Trump qui a gardé une puissance électorale surprenante. Au Maroc, après l’annonce des résultats et le consensus mondial qui s’établie progressivement autour du ticket Biden-Harris, les regards sont désormais dirigés vers le département de Bourita, mais également vers les analyses qui donnent à l’opinion publique des clés de lectures des enjeux de ces élections pour le Royaume. Ahmed Charaï, observateur avisé de la politique américaine et éditorialiste dans de prestigieuses publications outre-Atlantique, a souligné dans sur un édito paru ce dimanche sur L’Observateur, les faits importants à retenir de cette bataille électorale. M. Charaï a tenu à mettre en exergue la solidité des institutions américaines qui a porté la victoire de la démocratie et qui a désenchanté les cassandres qui «pariaient sur les divisions, et annonçaient l’apocalypse».

«Au milieu de tant d’acrimonie, d’angoisse et de peur pour l’avenir, certains Américains ont perdu de vue ce que nous autres citoyens du monde voyons clairement: un pays étonnant et résilient qui reste le pivot du monde, le grand inspirateur des jeunes esprits et le grand espoir des idéaux nobles.» affirme Ahmed Charaï dans son éditorial, consacré aux élections américaines.

«Les institutions américaines sont solides et l’ont démontré, ceux qui pariaient sur les divisions, annonçaient l’apocalypse, en ont eu pour leurs frais», martèle l’éditorialiste qui se réjouit de la sérénité dont ont fait preuve les électeurs et qui a renforcé la grande démocratie américaine.

Victoire de la démocratie

« Le taux de participation élevé et le record des voix obtenus dans les deux camps est un fait notable dans un contexte socio-économique en berne en raison du coronavirus et malgré une campagne harassante et clivante », affirme M. Charaï.

En effet, les derniers résultats non définitifs du scrutin montrent que sur 239,2 millions de personnes éligibles au droit de vote, entre 149,1 millions et 165 millions ont voté. Soit un taux de participation situé entre 62,3 % et 69 %.

Le taux de participation de 1960 à 2020 aux élections présidentielles américaines, en pourcentage du corps électoral.

Avec cette participation historiquement haute, le nombre de voix recueillies par les deux candidats n’a jamais été aussi élevé. Donald Trump, a dépassé en 2020 le record détenu en 2008 par Barack Obama, qui avait recueilli 69,5 millions des suffrages.

Le président élu, le démocrate Joe Biden, a rassemblé 75,6 millions de voix contre 71,0 millions pour le républicain Donald Trump.

«La démocratie américaine sort renforcée de cette séquence. Comme d’habitude, les Américains ont tenu à renforcer les contre-pouvoirs, puisque le sénat reste rouge. C’est un équilibre des pouvoirs qui permet à toutes les institutions de jouer leur rôle, sans bloquer la marche du pays.», souligne M. Charaï.

Ces élections de tous les superlatifs, ont également été marquées par la consécration de la sénatrice californienne Kamala Haris en tant que première femme, noire et asiatique, vice-présidente des États-Unis.

«Cette élection est historique. Elle a mis pour la première fois une femme à la Vice-Présidence. Kamala Harris est une métisse, produit du rêve américain. Elle est le symbole que dans ce pays tout est possible. » appuie l’éditorialiste.

«Cela s’appelle une grande démocratie» s’est-il exclamé.

A quoi s’attendre avec Joe Biden?

A l’interrogation que tout le monde se pose: « Que va faire Joe Biden ? », Ahmed Charaï , ne s’est pas lancé dans de l’anti-trumpisme primaire et émotionnel qui pilule sur les réseaux sociaux et les médias. Il va ainsi rappeler le fait central de ces élections : « La campagne a été plutôt un vote pour ou contre Trump ».

M. Charaï note ensuite que la gestion de la pandémie a indéniablement coûté très cher au président sortant, tout en reconnaissant son bilan économique positif.

Pour rappel, à fin 2019, le chômage était au plus bas depuis cinquante ans, y compris pour les Afro-Américains, le taux de pauvreté absolue était le plus faible depuis les années 1960, un revenu médian record et une croissance supérieure à celle de l’Europe. La crise liée à la pandémie a tout anéantie.

«Joe Biden n’a pas développé réellement un programme économique. Est-ce qu’il va garder le cap protectionniste ? En vérité on n’en sait rien», estime Ahmed Charaï. «Revenir sur des décisions qui ont relancé la machine parait très difficile, surtout en ces temps d’incertitude.», poursuit-il.

Au sujet des relations internationales et diplomatiques, M. Charai est formel: « On est sûr que les USA vont revenir au multilatéralisme. Le Président élu a annoncé qu’il reviendra à l’accord de Paris sur le climat. Ce n’est pas une mince affaire parce que cela touchera des secteurs productifs. Il veut aussi apaiser les relations internationales avec la Chine, la Russie, l’Iran

«C’est une diplomatie plus classique qui se mettra en place.» a-t-il affirmé.


M. Ahmed Charai est éditorialiste et éditeur de presse, Administrateur de Plusieurs Think tank à Washington – Membre du Conseil d’Administration du “Center for Strategic and International Studies” à Washington, – – Membre du Directoire de l’ONG “Search for Common Ground” à Washington, – Membre du Conseil du Directoire de ” The Atlantic Council of United States” à Washington – Membre du Conseil Editorial Consultatif de “The National Interest’s Magazine” à Washington. – Membre du Conseil d’Administration du “The Foreign Policy Research Institute” à Philadelphia– Membre du Conseil d’Administration du International Crisis Group. Mr Charai est aussi membre du conseil Consultatif de Gatestone Institute à New York. Mr Charai, s’exprime souvent dans de grands journaux et médias américains dont le Wall Street Journal, New York Times, Le Monde, Fox News, National Interest Magazine, Huffington Post.

Après Covid-19 : La presse marocaine print et online s’organise dans une association professionnelle

La pandémie du Covid-19 a engendré un coup d’arrêt brutal aux investissements publicitaires tout en bouleversant la consommation de la presse. Alors que le pays se prépare pour sortir progressivement du confinement, les principaux éditeurs marocains se mobilisent afin de mener une action concertée dans l’objectif de rebondir après la crise. C’est ainsi qu’il a été annoncé vendredi 19 juin la naissance de l’Association Marocaine des Médias et des Éditeurs, AMME, qui rassemble aussi bien les principaux acteurs de la presse papier que ceux de la presse numérique.

L’après Covid-19 commence à prendre forme. Vendredi se sont réunis les acteurs historiques de la presse nationale pour constituer une association professionnelle. Le surprenant de cette initiative n’est pas l’absence de Kamal Lahlou. Le surprenant c’est que pour la première fois depuis la création d’Internet les acteurs du numérique ont été invités à s’asseoir à la même table des nobles du monde du papier.

Aux côtés de Abdelmounaim Dilami, Ahmed Charai, Abdellah Ferdaous ou Rachid Niny on retrouve des pures players du digital comme Aziz Daki de Le360.

Cette réunion constitue une avancée très importante du secteur des médias de par le poids en terme de taille et d’investissement des acteurs présents, mais aussi en raison d’une maturité des acteurs historiques sur le sujet du numérique.

En tout, se sont treize responsables de médias et de supports de presse qui se sont réunis pour examiner la situation que traverse actuellement la profession entre autres en raison de la crise sanitaire liée au Covid-19.

Pour s’assurer d’une écoute des pouvoirs publics et d’une vision commune et d’un plan d’action crédible et réalisable, ils ont décidé d’agir dans un cadre professionnel à savoir une Association qui a été baptisée l’Association Marocaine des Médias et des Éditeurs, l’AMME.

Selon le communiqué diffusé par l’association à l’issue de son Assemblée Générale constitutive, les membres fondateurs ont convenu de «mobiliser et de mutualiser leurs efforts pour défendre les intérêts de la profession et d’accompagner l’évolution de la société marocaine» tout en s’engageant «à œuvrer pour pérenniser le secteur de la presse et des médias en tant que service public».

Maintenant que la déclaration d’intention a été faite, les yeux seront désormais rivés vers ce comité des sages pour porter la voix de l’ensemble des acteurs aux pouvoirs publics et de pousser vers le haut une offre de contenu de plus en plus dévalorisée.

La Couv’ qui a fait trembler Saad Dine El Otmani

C’est le feu à la chefferie du gouvernement et à la maison du PJD depuis la publication du dernier numéro de L’Observateur du Maroc & d’Afrique. La couverture de l’hebdomadaire est sans équivoque. Une photo du Chef de Gouvernement habillant toute la page, la bavette qui pend, accrochée à son oreille gauche, et un titre assumé et en gros caractères : «Saâdeddine El Othmani : EST-IL ENCORE UTILE ?». La deuxième de couverture, laisse place à un édito du Directeur de la publication, Ahmed Charaï, qui plante le décor : «Coronavirus : Nécessité d’un commando».

Les Tarawihs s’écourtent, les Whatsapps grésillent et les paris sont lancés sur le successeur d’El Otmani. Pris de panique, ce dernier va se précipiter sur le clone raté de Benkirane, le SG de la jeunesse du parti, Khalid El Bouakri, pour structurer les éléments de langage d’un live Facebook programmé à la dernière minute.

L’entretien va confirmer l’état de fébrilité avancé de Saad Dine El Otmani qui durant 1h17 tentera de rassurer sa base, de recorriger ses énormités de ses précédentes sorties médiatiques et surtout d’envoyer des messages subliminaux à qui de droit, évoquant des paramètres contextuels et des contraintes constitutionnelles qui s’opposeraient à la formation d’un gouvernement d’union nationale ou de technocrates.

Ahmed Charaï ouvre son édito par une citation du philosophe romain Sénèque : «Il n’y a pas de bon vent, pour qui ne connait son cap ». Un avant goût sur le tir de mortiers qui va s’en suivre.

Après avoir dresser le sombre tableau qui attend les marocains en raison de «l’incompétence du gouvernement», le Directeur de publication va lancer une charge létale : «Ce gouvernement en est incapable, parce qu’il est englué dans des calculs politiciens, qu’il n’a pas les profils Idoines, que sa démarche est hasardeuse parce qu’elle ne vise pas uniquement l’efficience et que même elle sacrifie celle-ci pour d’autres objectifs.»

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Que faire alors? remanier et injecter du sang neuf ? déjà fais à 3 reprises. Lancer des élections anticipées ? Impossible avec la pandémie.

M. Charaï, suggère une sortie au pétrin économique et social dans lequel nous a engouffré Saad Dine El Otmani : «La solution c’est un gouvernement de technocrates pour deux ans, avec un seul objectif, sauver ce qui peut l’être, remettre l’économie en état de marche». Et de rajouter que les partis politiques devraient soutenir cette option, aller se préparer pour les élections de 2022.

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Dépassé et épuisé, El Otmani n’est pas le profil idoine pour palier au risque de l’effondrement économique

Malgré toute sa bonne volonté, son optimisme et ses efforts pour suivre ses dossiers, Saad Dine El Otmani a beaucoup de mal à faire face à l’ampleur de la crise.

El Otmani est épuisé, dispersé et complètement dépassé par les évènements. Et quand il veut jouer au pompier, il jette de l’huile sur le feu au lieu de l’éteindre. D’ailleurs, sa sortie de vendredi soir, confirme encore une fois ce malheureux constat :

  1. Sur le déconfinement, il a été incapable de présenter une stratégie ou un plan avec des dates et des mesures concrètes,
  2. Au sujet de la reprise des industries automobiles et aéronautiques, le Chef de Gouvernement a dressé un tableau noir assujetti d’une supposée impuissance totale du pays : «On ne peut rien faire pour le moment, il faut attendre le redémarrage des donneurs d’ordre étrangers» a-t-il dit,
  3. Date d’ouverture des cafés et restaurants : Il sait pas,
  4. Sauvetage de la RAM : pas évoqué,
  5. Reprise du travail : il ne sait pas,
  6. Marocains bloqués à l’étranger : Il n’a pas trouver mieux pour signifier qu’il n’a pas la main sur le dossier que dire : «Moi aussi j’ai des membres de la famille très proches qui sont toujours bloquée et je n’ai rien pu faire», – العذر أكبر من الزلة –
  7. Indemnités d’encouragement au personnel de santé : « C’est leur destin de se retrouver en première ligne »…

Puis la phrase qui va illustrer son épuisement et pire, son impuissance c’est quand il dit : « Au cas où Dieu nous amène la réussite «إلى جاب الله» dans cette deuxième phase (…) ça serait un autre accomplissement (…) pour pouvoir continuer cette bataille».

Deux choses l’une, ou bien El Otmani a encore raté sa sortie, ou bien la situation serait extrêmement inquiétante au point qu’il y perd son arabe.

Conseil de la rédaction : Achetez du mais et apprenez à fabriquer votre popcorn fait maison et lisez Sénèque, le stoïque Précepteur de Néron, car les semaines et les mois qui viennent seront croustillantes et probablement mouvementées.