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Ahmed Charai - Page 3

Après Covid-19 : La presse marocaine print et online s’organise dans une association professionnelle

La pandémie du Covid-19 a engendré un coup d’arrêt brutal aux investissements publicitaires tout en bouleversant la consommation de la presse. Alors que le pays se prépare pour sortir progressivement du confinement, les principaux éditeurs marocains se mobilisent afin de mener une action concertée dans l’objectif de rebondir après la crise. C’est ainsi qu’il a été annoncé vendredi 19 juin la naissance de l’Association Marocaine des Médias et des Éditeurs, AMME, qui rassemble aussi bien les principaux acteurs de la presse papier que ceux de la presse numérique.

L’après Covid-19 commence à prendre forme. Vendredi se sont réunis les acteurs historiques de la presse nationale pour constituer une association professionnelle. Le surprenant de cette initiative n’est pas l’absence de Kamal Lahlou. Le surprenant c’est que pour la première fois depuis la création d’Internet les acteurs du numérique ont été invités à s’asseoir à la même table des nobles du monde du papier.

Aux côtés de Abdelmounaim Dilami, Ahmed Charai, Abdellah Ferdaous ou Rachid Niny on retrouve des pures players du digital comme Aziz Daki de Le360.

Cette réunion constitue une avancée très importante du secteur des médias de par le poids en terme de taille et d’investissement des acteurs présents, mais aussi en raison d’une maturité des acteurs historiques sur le sujet du numérique.

En tout, se sont treize responsables de médias et de supports de presse qui se sont réunis pour examiner la situation que traverse actuellement la profession entre autres en raison de la crise sanitaire liée au Covid-19.

Pour s’assurer d’une écoute des pouvoirs publics et d’une vision commune et d’un plan d’action crédible et réalisable, ils ont décidé d’agir dans un cadre professionnel à savoir une Association qui a été baptisée l’Association Marocaine des Médias et des Éditeurs, l’AMME.

Selon le communiqué diffusé par l’association à l’issue de son Assemblée Générale constitutive, les membres fondateurs ont convenu de «mobiliser et de mutualiser leurs efforts pour défendre les intérêts de la profession et d’accompagner l’évolution de la société marocaine» tout en s’engageant «à œuvrer pour pérenniser le secteur de la presse et des médias en tant que service public».

Maintenant que la déclaration d’intention a été faite, les yeux seront désormais rivés vers ce comité des sages pour porter la voix de l’ensemble des acteurs aux pouvoirs publics et de pousser vers le haut une offre de contenu de plus en plus dévalorisée.

La Couv’ qui a fait trembler Saad Dine El Otmani

C’est le feu à la chefferie du gouvernement et à la maison du PJD depuis la publication du dernier numéro de L’Observateur du Maroc & d’Afrique. La couverture de l’hebdomadaire est sans équivoque. Une photo du Chef de Gouvernement habillant toute la page, la bavette qui pend, accrochée à son oreille gauche, et un titre assumé et en gros caractères : «Saâdeddine El Othmani : EST-IL ENCORE UTILE ?». La deuxième de couverture, laisse place à un édito du Directeur de la publication, Ahmed Charaï, qui plante le décor : «Coronavirus : Nécessité d’un commando».

Les Tarawihs s’écourtent, les Whatsapps grésillent et les paris sont lancés sur le successeur d’El Otmani. Pris de panique, ce dernier va se précipiter sur le clone raté de Benkirane, le SG de la jeunesse du parti, Khalid El Bouakri, pour structurer les éléments de langage d’un live Facebook programmé à la dernière minute.

L’entretien va confirmer l’état de fébrilité avancé de Saad Dine El Otmani qui durant 1h17 tentera de rassurer sa base, de recorriger ses énormités de ses précédentes sorties médiatiques et surtout d’envoyer des messages subliminaux à qui de droit, évoquant des paramètres contextuels et des contraintes constitutionnelles qui s’opposeraient à la formation d’un gouvernement d’union nationale ou de technocrates.

Ahmed Charaï ouvre son édito par une citation du philosophe romain Sénèque : «Il n’y a pas de bon vent, pour qui ne connait son cap ». Un avant goût sur le tir de mortiers qui va s’en suivre.

Après avoir dresser le sombre tableau qui attend les marocains en raison de «l’incompétence du gouvernement», le Directeur de publication va lancer une charge létale : «Ce gouvernement en est incapable, parce qu’il est englué dans des calculs politiciens, qu’il n’a pas les profils Idoines, que sa démarche est hasardeuse parce qu’elle ne vise pas uniquement l’efficience et que même elle sacrifie celle-ci pour d’autres objectifs.»

Lire aussi : Confinement : El Otmani désavoué par son propre gouvernement

Que faire alors? remanier et injecter du sang neuf ? déjà fais à 3 reprises. Lancer des élections anticipées ? Impossible avec la pandémie.

M. Charaï, suggère une sortie au pétrin économique et social dans lequel nous a engouffré Saad Dine El Otmani : «La solution c’est un gouvernement de technocrates pour deux ans, avec un seul objectif, sauver ce qui peut l’être, remettre l’économie en état de marche». Et de rajouter que les partis politiques devraient soutenir cette option, aller se préparer pour les élections de 2022.

Lire aussi : Saad Dine El Otmani, le Placebo

Dépassé et épuisé, El Otmani n’est pas le profil idoine pour palier au risque de l’effondrement économique

Malgré toute sa bonne volonté, son optimisme et ses efforts pour suivre ses dossiers, Saad Dine El Otmani a beaucoup de mal à faire face à l’ampleur de la crise.

El Otmani est épuisé, dispersé et complètement dépassé par les évènements. Et quand il veut jouer au pompier, il jette de l’huile sur le feu au lieu de l’éteindre. D’ailleurs, sa sortie de vendredi soir, confirme encore une fois ce malheureux constat :

  1. Sur le déconfinement, il a été incapable de présenter une stratégie ou un plan avec des dates et des mesures concrètes,
  2. Au sujet de la reprise des industries automobiles et aéronautiques, le Chef de Gouvernement a dressé un tableau noir assujetti d’une supposée impuissance totale du pays : «On ne peut rien faire pour le moment, il faut attendre le redémarrage des donneurs d’ordre étrangers» a-t-il dit,
  3. Date d’ouverture des cafés et restaurants : Il sait pas,
  4. Sauvetage de la RAM : pas évoqué,
  5. Reprise du travail : il ne sait pas,
  6. Marocains bloqués à l’étranger : Il n’a pas trouver mieux pour signifier qu’il n’a pas la main sur le dossier que dire : «Moi aussi j’ai des membres de la famille très proches qui sont toujours bloquée et je n’ai rien pu faire», – العذر أكبر من الزلة –
  7. Indemnités d’encouragement au personnel de santé : « C’est leur destin de se retrouver en première ligne »…

Puis la phrase qui va illustrer son épuisement et pire, son impuissance c’est quand il dit : « Au cas où Dieu nous amène la réussite «إلى جاب الله» dans cette deuxième phase (…) ça serait un autre accomplissement (…) pour pouvoir continuer cette bataille».

Deux choses l’une, ou bien El Otmani a encore raté sa sortie, ou bien la situation serait extrêmement inquiétante au point qu’il y perd son arabe.

Conseil de la rédaction : Achetez du mais et apprenez à fabriquer votre popcorn fait maison et lisez Sénèque, le stoïque Précepteur de Néron, car les semaines et les mois qui viennent seront croustillantes et probablement mouvementées.

Ahmed Charaï : Le prolongement du confinement aura un impact désastreux sur l’économie nationale

Après des semaines de tergiversations, le chef de gouvernement Saad Dine El Otmani a annoncé lundi le prolongement du confinement des marocains jusqu’au 10 juin. Une décision hasardeuse qui n’a pas pris en considération le risque d’un effondrement économique et l’impact psychologique sur les citoyens trop longtemps privés d’une vie sociale.

Ahmed Charaï, fin observateur de la situation économique et sociale du pays, a depuis plusieurs semaines enchainé des éditos alarmants qui pointent du doigt les risques inhérents à une levée du confinement mal pensée, à la désinformation qui influence les décisions politiques et à la propagation d’illusions et de faux espoirs sur une rapide sortie de crise.

Ce mardi, l’éditorialiste s’est exprimé encore une fois sur les colonnes de L’Observateur du Maroc et d’Afrique pour manifester son profond désaccord avec la décision du gouvernement de prolonger le confinement et s’inquiète à juste titre sur l’absence d’un plan de relance économique et sociale.

La doctrine que défend Ahmed Charaï depuis le début de la pandémie est celle d’un leadership fort du politique dans toute prise de décision dans la gestion de la crise sanitaire. Il estime que tant que la communauté scientifique n’a pas assez de données pour modéliser l’épidémie, elle ne peut être unique source de décision d’une problématique multidimensionnelle.

La position de M. Charaï quant au rôle des scientifiques dans cette crise est d’autant pus tranchée qu’il estime que la dite communauté n’a fait que renforcer les incertitudes, créer le désarroi, la panique, car elle s’est limitée à émettre des hypothèses, qu’elle a présenté comme des vérités, mais qui ont été démenties par la suite.

«Sur le plan scientifique, il est clair que le rêve d’une collaboration internationale est une chimère idéaliste » constate M. Charai.

« Cent projets de vaccin sont en cours, les laboratoires, véritables puissances financières, influentes politiquement, se livrent une guerre où la collaboration n’est pas de mise. L’enjeu financier est tellement énorme que celui qui gagnera le jackpot écrasera les autres.» relève-t-il non sans désolation.

M. Charaï alerte également sur la désinformation qui entoure ces projets de vaccins notamment sur la durée de leur élaboration raccourcie pour des raison marketing.

A ce propos, Ahmed Charaî rappelle que le Maroc n’est ni un acteur principal de l’économie mondiale, ni un concurrent pour la création d’un vaccin.

«Nous devons nous extirper des bas-fonds de cette « communication » inféodée à des intérêts qui ne nous concernent pas.» a-t-il recommandé

Un contexte géopolitique déterminant

Sur le plan économique, l’éditorialiste et membre actif de prestigieux think-tanks américains met en exergue l’importance d’une lecture juste de géopolitique post Covid-19 et notamment le contexte américain.

En effet, la guerre froide entre Pékin et Washington, qui cache mal une lutte sans merci pour le leadership économique mondial, et l’enjeu de l’élection présidentielle américaine, sont entre autres des éléments clés à prendre en compte pour pouvoir agir sur une relance économique sur les court et moyen termes. Cette pandémie a mis à nu les fragilités des systèmes sanitaires et économiques des superpuissances, laissant le monde sans leader assumé.

Les Etats-unis, avec ses actions humanitaires timides, prônent désormais le «America First». La Chine est passée d’une campagne de propagande pour son succès supposé de gestion du coronavirus, à une stratégie dite du «loup combattant» montrant une agressivité diplomatique négative dans la peur d’une vague hostile dans le monde après la pandémie. Tandis que l’Europe a raté l’occasion de se distinguer dans cette crise en cédant à la peur et l’égocentrisme de ses membres.

Dans ce contexte inédit, M. Charaï souligne que le Maroc, à l’image de l’ensemble de l’humanité, est confronté à la problématique de gérer le risque sanitaire, tout en évitant l’effondrement économique et en redonnant un tant soit peu une place à la vie sociale.

A ce sujet, il revient sur la décision du gouvernement d’El Othmani qui a choisi de prolonger de trois semaines le confinement. Une décision qu’il juge inadéquate et non pertinente, et ce à cause de son impact désastreux avéré sur l’économie nationale. Un impact évalué par le ministre de l’économie et des finances du même gouvernement à 80 milliards de dirhams.

Il faut préparer le déconfinement

Inquiet de l’absence de visibilité sur un éventuel plan de relance économique, Ahmed Charai appelle à bien préparer le déconfinement et la coexistence avec le virus qui «peut durer très longtemps».
Il recommande à ce sujet d’élaborer un vrai plan de communication et de sensibilisation qui doivent être entièrement dirigées vers la nécessité du respect des règles de distanciation, de la réorganisation des lieux de fréquentation du public.
«La propagande sur le thème de « Restez chez vous » n’aide pas à préparer l’avenir proche. Elle est anxiogène et peut produire l’effet inverse» a-t-il conclu.


M. Ahmed Charai est éditorialiste et éditeur de presse, Administrateur de Plusieurs Think tank à Washington – Membre du Conseil d’Administration du “Center for Strategic and International Studies” à Washington, – – Membre du Directoire de l’ONG “Search for Common Ground” à Washington, – Membre du Conseil du Directoire de ” The Atlantic Council of United States” à Washington – Membre du Conseil Editorial Consultatif de “The National Interest’s Magazine” à Washington. – Membre du Conseil d’Administration du “The Foreign Policy Research Institute” à Philadelphia– Membre du Conseil d’Administration du International Crisis Group. Mr Charai est aussi membre du conseil Consultatif de Gatestone Institute à New York. Mr Charai, s’exprime souvent dans de grands journaux et médias américains dont le Wall Street Journal, New York Times, Le Monde, Fox News, National Interest Magazine, Huffington Post.

Crise sanitaire : Ahmed Charaï appelle les politiques à prendre leur responsabilité face aux scientifiques en mal de data

Dans une tribune parue dans la revue américaine The National Interest et dans un dossier spécial de l’Observateur du Maroc, Ahmed Charaï s’est interrogé sur le rôle des politiques face aux scientifiques dans la gestion de la crise sanitaire du Coronavirus. Et il n’y va pas par quatre chemins : «Sommes-nous otages des scientifiques ? », «Les politiques ont-il abdiqué face à la communauté scientifique, fortement liée, aux intérêts de puissants laboratoires ?» s’est-il indigné.

Ahmed Charaï qui avait fustigé dans un édito paru sur le quotidien espagnol «La Razón», au tout début de la pandémie, la panique et l’égoïsme des pays européens dans leur gestion de la crise, appelle aujourd’hui les politiques à ne plus se cacher derrière les scientifiques et à prendre leur responsabilité dans un contexte économique et social mondial très inquiétant.

L’éditorialiste estime que la communauté scientifique, au lieu de rassurer, «renforce les incertitudes, crée le désarroi, la panique» et qu’elle est encore dans le stade de compilation des flots de données. Il a dans ce sens souligné que le rôle des dirigeants politiques est de rassurer le public en fixant des normes et en arbitrant entre une santé publique efficace et une économie saine et non pas d’annihiler un risque sanitaire qu’ils ne peuvent gérer.

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Covid-19: Med Radio fait un don de 2 millions DH au Fonds Spécial

S’inscrivant dans l’élan de solidarité nationale insufflé par le Roi Mohammed VI, qui vise à faire face aux répercussion de la pandémie de Coronavirus, le Groupe Med Radio annonce une contribution de 2 millions de dirhams au Fonds spécial dédié à la gestion de la pandémie du Covid-19.

Dans un communiqué publié jeudi 19 mars, le Groupe Med Radio, première radio privée du Royaume, annonce sa participation à l’effort national visant à lutter contre les effets négatifs de la pandémie du Coronavirus sur la société marocaine par le biais d’un don de 2 millions de dirhams au Fonds spécial dédié à la gestion de la pandémie du Covid-19.

Le Groupe MedRadio annonce à cet occasion sa mobilisation totale pour participer activement «à tout ce qui peut aider le pays à surmonter cette situation délicate».

«Nous croyons fortement dans la capacité du Maroc et des Marocains, sous la conduite de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, de surmonter cette épreuve» conclut le communiqué de la chaine.

«Tamaghrabit», premier vaccin contre le virus

Par ailleurs, Med Radio a lancé ce jeudi un appel à solidarité : «Tamaghrabit, premier vaccin contre le virus».

Le groupe a mobilisé ses animateurs phares pour sensibiliser les auditeurs et les followers de ses plateformes digitales sur leurs responsabilités individuelles et collectives pour faire face à l’épidémie du coronavirus. Le clip vidéo, fait appel aux valeurs de solidarité et de partage qui caractérisent la société marocaine.

Med Radio: Révélation de la nouvelle identité visuelle

Le 29 janvier dernier, Med Radio, a mis fin au teasing qu’elle entreprenait depuis la mi-janvier sur les réseaux sociaux et a révélé son nouveau logo, fruit d’un appel à contribution des internautes. Le concours auquel ont participé plus de 1500 personnes a été remporté par un jeune designer de la ville d’Essaouira, Youssef Oufeddoul.

Ahmed Charaï patron de la chaine, a expliqué ce changement d’identité visuelle par sa volonté de «projeter Med Radio dans l’avenir en accordant une large place à la jeunesse, pour accompagner cette force vive essentielle au devenir de la nation».

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Ahmed Charai : Pas de retour du printemps arabe ni en Algérie ni au Maroc

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« Le printemps arabe est de retour ». Une affirmation qu’on entend de plus en plus ces dernières semaines. Les destitutions spectaculaires et hypermédiatisées d’Omar el-Béchir au Soudan et de Abdelaziz Bouteflika en Algérie, la recrudescence des mouvements sociaux au Maroc et en Jordanie, l’instabilité politique en Tunisie et la fébrilité des régimes des pétromonarchies, autant d’événements qui dénotent d’une forte agitation des sociétés arabes sous l’effet d’une crise sociale chronique et d’une libération de la parole et de l’action collective héritée des évènements de 2011. Cependant les huit années qui nous séparent de la mort de Bouazizi, ont donné lieu à un monde nouveau, plus instable et plus dangereux. Les populations ne sont plus dupes, les révolutions à l’eau de jasmin cachent souvent des enjeux géopolitiques planétaires. Les guerres civiles qui déchirent encore la Syrie, le Yémen et la Libye, le retour au pouvoir de l’appareil militaire, encore plus brutal, en Egypte et la révélation au grand jour du mauvais rôle de l’Arabie Saoudite et des Emirats arabes unis dans l’escalade des tensions dans la région, sont autant de facteurs qui mettent en doute ce qualificatif du « printemps arabe 2.0».

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Prépotence de la médiocrité, le coup de sang d’Ahmed Charaï

Après son cris d’alarme sur la défiance des jeunes vis-à-vis de la politique, qu’il a qualifiée de bombe à retardement régionale, fragilisant les institutions et jetant son ombre sur l’avenir, Ahmed Charaï, signe cette semaine un éditorial, paru sur l’Observateur du Maroc et d’Afrique, dans lequel il s’affranchit de sa retenue habituelle, pour dénoncer la gestion catastrophique de la crise des enseignants contractuels, par l’exécutif.
Dans son pamphlet, l’éditorialiste tire à boulets rouges sur la majorité gouvernementale qui en plus d’être en miette, a institutionnalisé la médiocrité, perdant systématiquement la bataille de l’opinion publique. Une médiocrité et un marasme qui menacent la marche des affaires, impactant systématiquement investissements et emploi. Ahmed Charai, appelle le gouvernement, qu’il le qualifie d’inaudible et d’aphone de reconnaître son entière responsabilité sur cette défiance croissante de la population et de la morosité ambiante, qui hypothèquent l’avenir du pays.

Vous trouverez ci-après l’intégralité de l’éditorial. Bonne lecture.

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Impasse algérienne : pour Ahmed Charaï la seule sortie de crise est le décloisonnement politique et l’implication des jeunes

L’Algérie a connu aujourd’hui, vendredi 8 mars, une des plus grandes manifestations populaires contre le cinquième mandat du président Abdelaziz Bouteflika. Des marées humaines ont sillonné les rues des principales villes du pays, et ce, malgré les mises en garde sur les risques de « chaos » lancées par pouvoir en place qui semble déterminé à ne pas céder. Cette importante mobilisation des algériens qui coïncide avec la célébration de la Journée internationale des droits des femmes, a mis le pays au centre de l’intérêt des décideurs, observateurs et analystes du monde entier, qui s’activent à évaluer l’étendue de la crise.

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Ahmed Charai : l’Alliance transatlantique inefficace face à l’Empire du Milieu

Soixante-quatorze ans après la conférence de Yalta, ayant réuni les Présidents, américain Roosevelt, britannique Churchill et soviétique Staline pour préparer l’après 2ème guerre mondiale, trois conférences se sont succédées durant ce mois de février 2019 à savoir : le Sommet de Varsovie, le Sommet de Sotchi et le Sommet de Munich sur la Sécurité. Trois rencontres de très haut niveau qui ont dévoilé au monde entier les divergences profondes qui séparent et minent les relations entre les grandes puissances. Devant le flux considérable d’informations contradictoires que continue de diffuser chacune des parties prenantes, un climat d’inquiétude s’est installé depuis, de par le monde, jetant l’ombre grandissante d’un avenir incertain et dangereux, un monde au bord d’un conflit majeur au coeur de l’Europe, au Moyen Orient et en Amérique latine.

Au #MSC2019 de Munich, un marocain a pu observer de près les coulisses de la conférence qui a été le théâtre de confrontation entre l’Europe et l’administration Trump. Il s’agit d’Ahmed Charai, patron de presse et membre de prestigieux think-tanks américains,- le dernier en date qu’il ait rejoint est le prestigieux International Crisis Group (IGG)-. Il livre une analyse qu’il a publiée dans les colonnes de la célèbre revue américaine, The National Interest, où il apporte quelques clés de lectures pour tenter d’y voir un peu plus clair dans la cacophonie ambiante. Et il n’ira pas de main morte. Pour Ahmed Charai, « L’Europe est lilliputienne et, même unie, elle ne peut retenir un Gulliver déterminé comme la Russie ». Elle est, à ses yeux, incapable de rivaliser avec la puissance militaire américaine. Quand à la Russie, malgré sa puissance de feu, elle ne dispose que d’une petite économie et d’une faible influence culturelle. Enfin, Ahmed Charai va relever un fait majeur: ni Varsovie, ni Munich n’ont été capables de mettre sur la table le véritable casse-tête, qui n’est autre que celui de l’Empire du Milieu, la Chine.

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