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Accord de Skhirat

Pour l’amour de Dieu, Ssi Nasser, éclairez-nous. Sommes-nous fâchés, ou pas avec les EAU ?

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Les spéculations sur la dégradation des relations entre Rabat et Abu Dhabi vont bon train. Il y a eu d’abord toute une polémique sur la prise de contrôle par des officiels émiratis de l’un des plus anciens sites web d’information marocains, Hespress. Maghreb Intelligence lancera dans un deuxième temps, le pavé dans la mare, en dévoilant au grand jour des projets médiatiques qui seraient financés par le couple MBS-MBZ de nature à amplifier « la gravité des mouvements sociaux » au royaume. Puis il y a eu ce silence strident de notre diplomatie suite à l’exclusion de l’étape Émirats Arabes unis de la tournée de Nasser Bourita dans le Golfe et à l’hypothétique rappel de l’ambassadeur émirati, Ali Salem Al Kaâbi. Une succession d’évènements qui font les choux gras de la presse nationale et internationale et installent un climat de doute, d’inquiétude et d’appréhensions à la veille d’une visite royale imminente et très attendue à Riyadh et à Amman.

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Libye : Ballet diplomatique pour trouver une issue à la crise

Alors que sur le terrain, le gouvernement autoproclamé de Khalifa Haftar réalise des avancées, le ministre de l’Intérieur du gouvernement de Tripoli, Fathi Bashagha s’est rendu hier à Rabat pour rencontrer des responsables marocains de haut niveau dont Nasser Bourita, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale. Tripoli recherche le soutien du Maroc pour ramener la paix et la stabilité au Maroc. Les entretiens entre les deux hommes ont porté notamment sur la situation sécuritaire en Libye et son impact sur le processus de stabilité de cette dernière et des pays de la région. Le gouvernement libyen cherche l’appui du Maroc pour la mise en place de forces de sécurité légitimes aptes à ramener l’ordre dans le pays.


À Rabat, Fathi Bashagha a affirmé que les Libyens doivent nécessairement se démarquer des agendas politiques extérieurs en s’organisant sans aucune ingérence étrangère et en renforçant le dialogue national pour tenter de remédier à la fracture interne. De son côté, le chef de la diplomatie marocaine a réitéré l’engagement du Maroc à aider la Libye dans le processus de stabilité et de sécurité, y compris par le biais de programmes de soutien communs à la population libyenne. Ces programmes devraient être laissés hors de la portée des intérêts des pays étrangers qui sapent le processus de construction de l’Etat, sachant que la Libye assure depuis le 1er janvier 2019 la présidence de l’initiative 5+5 Défense, forum créé en 2004 et qui favorise la coopération entre les États de la Méditerranée occidentale.

Ghassan Salamé rencontre Khalifa Haftar

Le déplacement du ministre de l’Intérieur libyen a été effectué alors que Ghassan Salamé, le représentant spécial de l’ONU et chef de la Mission de soutien des Nations Unies en Libye (MANUL), visitait Benghazi, où les agences onusiennes s’apprêtent à ouvrir leurs bureaux. La rencontre a eu lieu au siège de l’ANL à Rajmeh. Salamé a eu une longue réunion avec Khalifa Haftar, le chef de l’armée nationale libyenne (ANL) au cours de laquelle ils ont abordé des sujets brûlants comme la situation à Derna, libérée des mains de Daesh et d’Al Qaïda, la situation dans le Sud du pays et les derniers développements sur la scène politique. Les deux hommes ont également abordé la préparation du Forum national qui doit se tenir au début de cette année.


Selon les médias italiens, il semblerait qu’il y ait un accord entre Haftar et le président du conseil présidentiel du gouvernement de Tripoli, Fayez al-Serraj, concernant la libération du sud de la Libye des terroristes et des groupes criminels. Toutefois, le contrôle par l’ANL de plusieurs puits pétroliers a fait naître des doutes à Tripoli notamment en ce qui concerne le pacte conclu, de même que des divergences entre la France et l’Italie.

L’idée d’une nouvelle « guerre » entre l’Italie et la France a été alimentée non seulement par les médias proches du gouvernement de Tripoli, mais également par la récente crise diplomatique entre Rome et l’Elysée, qui a conduit au rappel de l’ambassadeur français à Rome. La Turquie, par la voix de son envoyé en Libye, Emrullah İşler, a estimé que la conquête du pays par les armes par l’ANL est une violation des accords de Skhirat. « Les forces de Haftar ont facilement éliminé leurs adversaires grâce au soutien aérien de l’Égypte et des Émirats arabes unis », a déclaré İşler à l’agence de presse Anadolu, mais a omis de mentionner la France. L’envoyé turc en Libye a estimé que la solution à la crise devait passer par le dialogue, loin des interventions extérieures.

Annoncé pour le début de l’année, le Forum national libyen tarde à prendre forme. Aucune date n’est pour l’heure avancée, bien que plusieurs parties aient manifesté leur volonté d’organiser des élections en 2019. Peut-être une réponse dans les heures qui viennent après la rencontre prévue aujourd’hui entre, d’une part, Ghassan Salamé et le président de la Chambre des représentants, Aguila Saleh Issa et, d’autre part, l’ambassadeur de France en Libye, Béatrice Le Fraper Du Hellen, avec le vice-président du Conseil du gouvernement d’Accord national, Ahmed Maeteeq.

Libye : L’armée de Haftar, qui lorgne Tripoli, est en train de changer la donne sur le terrain

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L’Armée nationale libyenne (ANL) autoproclamée du maréchal Khalifa Haftar, qui contrôle l’est libyen, a lancé depuis quelques semaines une vaste offensive dans le sud. Le 6 février, elle a annoncé la prise sans combats de l’un des plus grands champs pétroliers en Libye, celui d’Al-Charara dans la région d’Oubari, qui produit 315.000 barils par jour. Ce dernier était à l’arrêt depuis près de deux mois. Selon Ahmad Al-Mesmari, porte-parole de l’ANL, celle-ci est entrée dans le complexe pétrolier après des négociations avec les groupes armés qui le contrôlaient.

Les groupes armés, qui bloquaient la production sur le site, protestaient contre la marginalisation de leur région par le gouvernement reconnu par la communauté internationale, celui de Fayez Al Sarraj. Le président libyen avait promis de débloquer d’importants fonds pour la région, mais le Maréchal Khalifa Haftar semble l’avoir devancé. En plus de contrôler la région du croissant pétrolier à l’Est, le Maréchal Haftar a mis la main sur cet important champ. Il renforce ainsi son assise et son autorité dans la région puisque les tribunaux voient en lui un sauveur du chaos et de l’anarchie. Depuis la mi-janvier, l’ANL a lancé une offensive dans le Sud pour « purger (…) des groupes terroristes et criminels ».

Appui de plusieurs pays à l’ANL

L’ANL compte aussi chasser les rebelles tchadiens. Selon certaines sources, l’action de l’ANL est appuyée par plusieurs pays à savoir, la France, les Emirats Arabes Unis et l’Egypte. Il semble même qu’il y a eu une concertation et une coordination entre la France et l’ANL. Du sort de cette vaste campagne va se jouer l’avenir de la Libye. Et si le Maréchal Khalifa Haftar est adopté par les Libyens comme un sauveur ? Et s’il marchait sur Tripoli ? Sur le terrain, ses forces se sont imposées comme les représentants de l’autorité. Dans le sud libyen, toutes les tribus ont appuyé cette offensive ainsi que des représentants au Conseil d’Etat.
Dans une lettre adressée au Secrétaire général de l’ONU, les chefs de tribus qualifient cette opération d’«audacieuse» et l’armée nationale de « corps le plus apte à protéger la paix et la stabilité». Saad Ben Cherada, Membre du Conseil d’Etat estime que « le Sud était, depuis des années, à la recherche d’un sauveteur, qu’il a trouvé, aujourd’hui, en la personne du maréchal Haftar, qui s’est dressé contre les groupes terroristes et les bandes de criminels à l’origine du chaos dans la région».

Le Maréchal Haftar est-il l’unique rempart contre le chaos ?

Le même constat est fait par Achour Chouayel, ex-ministre libyen de l’Intérieur qui a affirmé sur Libya Hadath que « le peuple libyen a besoin d’une autorité pour le gouverner. Laquelle autorité a besoin de force. Laquelle force n’existe, en ce moment, qu’entre les mains de l’armée. Concernant Al-Sarraj, il dispose d’une autorité, sans force sur le terrain.» En quelques années, l’ANL et le Maréchal ont fait ce qu’Al-Sarraj n’a pas pu faire malgré l’adoption de l’accord de Skhirat. A ce propos, beaucoup sont qui reprochent à Al Sarraj de ne pas avoir mis en œuvre les volets sécuritaires de l’accord de Skhirat.

Suite à cette offensive dans le Sud, l’ANL a mis les rebelles tchadiens entre le marteau et l’enclume puisque l’armée française les chasse au Nord du Tchad. Une fois celle-ci terminée, le regard du Maréchal se tournera-t-il vers Tripoli ? Ce dernier avait bien dit que la «la libération de Tripoli est inévitable et suivrait une feuille de route préétablie». La future Libye sera-t-elle dessinée par les armes ou par les urnes comme le veut le Président Al Sarraj ? Il est certain de l’issue de cette campagne lancée par Haftar aura un grand impact sur les évènements à venir. S’il nettoie le Sud, le Maréchal Haftar pourra prendre Tripoli en tenailles.

Rapprochement UMA/UpM, le jeu d’influence entre Macron et Sissi

Affaiblie, inaudible et surtout en panne, l’Union du Maghreb arabe, la région la moins intégrée d’Afrique et du monde, a signé la semaine dernière un partenariat avec l’UpM, dirigée depuis peu par l’égyptien Nasser Kamel. Un partenariat visant selon un communiqué conjoint à “créer des synergies entre les deux parties au bénéfice des populations de la région du Maghreb”. Mais que cache ce rapprochement et cet intérêt subit entre ces deux organisations ? S’agit-il des préparatifs au grand sommet sur la méditerranée de cet été, voulu par Président Emmanuel Macron, afin “retrouver le fil d’une politique méditerranéenne” ? Ou bien une ambition égyptienne d’accroître son influence dans une zone qui connaît de profondes mutations, notamment en ce qui concerne la situation libyenne, face à laquelle l’Egypte, la Tunisie et l’Algérie se sont constitué en un front uni contre l’accord de Skhirat?

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Tournée arabe de Nasser Bourita et concertations avant le sommet arabe

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Le ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale, Nasser Bourita, a reçu, jeudi à Rabat, le Secrétaire d’Etat tunisien aux Affaires étrangères, Sabri Bachtobji, émissaire du président Béji Caïd Essebsi, porteur d’un message au roi Mohammed VI pour assister au Sommet de la Ligue arabe prévu fin mars à Tunis. Quelques jours auparavant le chef de la diplomatie marocaine avait fait le déplacement à Mascate et au Caire. Outre la concertation sur des affaires d’intérêt commun, cette tournée arabe visait à renforcer les relations avec ces deux pays et à apporter à l’Egypte, future présidente de l’Union africaine, l’appui du Maroc.

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La Libye entre Daesh et influences internationales : Des ordres dans le désordre

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A la veille de l’attentat de Daesh contre le ministère des Affaires étrangères libyen à Tripoli, le président du conseil italien a effectué une tournée éclair pour rencontrer les dirigeants des différentes parties. L’Italie, qui cherche à écarter la France dont le président rendait visite à ses troupes dans le Tchad voisin, veut s’imposer comme seul et unique médiateur pour désamorcer les luttes de pouvoir en Libye. Pour une première visite en Libye, l’enjeu était important. Cette visite survient après la conférence de Palerme –et la rencontre cruciale avec Khalifa Haftar, l’homme fort de l’Est de la Libye- et la nomination de l’influent Giuseppe Buccino en tant qu’ambassadeur d’Italie à Tripoli en remplacement de Giuseppe Perrone désigné chef de la mission diplomatique italienne à Téhéran.

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Libye, coup de force de l’Italie

Pays de toutes les convoitises pour ses richesses énergétiques et sa position géographique, la Libye se trouve au cœur des rivalités entre puissances internationales et régionales. Un exemple en dit long en l’occurrence la rivalité entre Rome et Paris pour la tenue de médiations de réconciliation entre les différents acteurs libyens en conflit. C’est dans ce cadre et pour éclipser la conférence de Paris (qui prévoyait la tenue d’élections le 10 décembre prochain) organisée à l’initiative du président français Emmanuel Macron, que se tient la réunion de haut niveau de Palerme.

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La Libye ou l’impossibilité de sortir du chaos

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La situation en Libye n’est pas prête de voir le bout du tunnel. Les initiatives régionales et internationales se multiplient dans tous les sens sur fond d’agendas diamétralement opposés bien que le Conseil de sécurité de l’ONU ait réaffirmé que l’Accord politique libyen signé le 17 décembre 2015 dans la ville marocaine de Skhirat «demeure le seul cadre viable pour mettre fin à la crise politique en Libye», son application reste une clé pour tenir des élections et finaliser une transition politique, en rejetant les fausses échéances qui ne servent qu’à miner le processus politique facilité par l’ONU. Depuis, on fait pratiquement du surplace en raison des désaccords profonds entre, d’une part, les différents acteurs libyens et, d’autre part, l’ingérence étrangère dans cet épineux dossier. On trouve sur scène Français, Italiens, Maltais, Américains, Russes, Britanniques, Égyptiens, Qataris, Emiratis, Turcs et bien d’autres qui essaient d’avancer leurs pions sur l’échiquier libyen les yeux rivés sur les richesses de ce pays. Chacun essaie de tirer la couverture à soi.

Après la France qui a cherché, au détriment de l’Italie, à s’emparer du dossier en organisant à l’initiative de son président Emmanuel Macron le 25 juillet dernier sa conférence soldée par un accord de cessez-le-feu, entre le premier ministre Faez el-Sarraj et le maréchal Haftar, Rome a rétorqué en décidant d’organiser sa propre conférence sur la Libye les 12 et 13 novembre prochain à Palerme, histoire de rendre la politesse à Macron qui ne l’a pas invitée.

Mission impossible

Cette énième conférence de paix n’est pas du goût du patron des services de renseignement italien Alberto Manenti qui a mis en doute dans une déclaration le 5 octobre courant au prestigieux quotidien La Repubblica la capacité de son pays à organiser une conférence internationale sur la Libye mettant en jeu au passage la crédibilité de la politique étrangère de Rome. Cette dernière est obligée selon lui des réunir les parties adverses et les Etats concernés à la même table, ce qui n’est pas du goût du directeur de l’AISE, le puissant service secret italien.

Alberto Manenti a souligné à cet égard que «l’art de l’improvisation n’est pas adapté à la diplomatie.» Surtout face à une mission presque impossible: essayer de mettre de l’ordre dans le chaos libyen. Pour l’Italie, il s’agit du défi le plus important dont dépend la crédibilité sa politique étrangère : réunir tous les candidats et toutes les nations concernées autour d’une même table.

Le gouvernement italien est passé outre les réserves formulées par Alberto Manenti puisque la vice-ministre italienne des Affaires étrangères, Emanuela Claudia Del Re, est arrivée lundi 15 octobre à Tripoli à la tête d’une délégation gouvernementale de haut niveau.

À son arrivée, elle s’est entretenue avec le ministre des Affaires étrangères libyen, Mohammed Sayala, qu’elle a invité officiellement à participer à la Conférence de Palerme, ajoutant que la responsable italienne a eu des entretiens séparés avec le président du Haut Conseil d’État Khaled Al-Mishri et le vice-président du Conseil présidentiel, Ahmed Maiteeq à qui elle a également adressé des invitations officielles à la conférence.

Il convient toutefois de noter que l’ambassadeur italien toujours en poste en Libye, Giuseppe Perrone, n’a pas assisté à la réunion du Haut Conseil d’État.

Pour sa part, l’émissaire de l’Onu pour la Libye, Ghassan Salamé , s’était rendu dimanche au Caire en compagnie de son assistante pour les affaires politiques où il a eu des entretiens avec le Secrétaire général de la Ligue arabe Ahmed Aboul-Gheit sur les derniers développement en Libye. Ghassan Salamé a reconnu la semaine que le problème des milices en Libye est pire que les problèmes des milices au Liban, soulignant que la Libye compte 200 000 membres de milices pour lesquels l’État libyen avait fourni une sorte de couverture juridique et financière au cours des cinq dernières années.

Salamé a ajouté que les Libyens «étaient pris dans un piège plus grand que les Libanais pendant la guerre civile, parce que les milices libanaises combattaient avec leur propre argent (sujet à controverse, ndlr) alors que les milices libyennes étaient principalement financées par de l’argent de l’Etat libyen.

Il a estimé que la Libye se trouve dans une nouvelle phase d’arrangements sécuritaires nécessitant le démantèlement de ces milices afin de voir qui d’entre eux pourrait abandonner son histoire afin de se mettre à travailler dans la police à travers un processus de réhabilitation.

En attendant de voir comment évoluera le bourbier libyen, une véritable guerre de désinformation oppose les occidentaux à la Russie à ce sujet.

C’est ainsi que le tabloïd britannique The Sun a affirmé sur son site le 9 octobre que la Russie envoyait des troupes et des missiles en Libye pour resserrer l’étau sur l’Occident indiquant les chefs des services de renseignement britanniques ont informé Theresa May que Vladimir Poutine voulait faire de ce pays déchiré par la guerre «sa nouvelle Syrie» et cherche à prendre le contrôle de la plus grande route d’immigration clandestine vers l’Europe, considéré comme l’objectif premier de Moscou.

Le Sun ajoute que des « dizaines» d’officiers du service d’espionnage militaire du GRU, ainsi que de son escadre des forces spéciales de Spetsnaz, sont déjà sur le terrain dans l’est de la Libye, remplissant initialement des fonctions de formation et de liaison.
Deux bases militaires russes sont déjà opérationnelles dans les villes côtières de Tobrouk et de Benghazi, sous la couverture de la controversée compagnie militaire privée russe du groupe Wagner, qui y possède déjà des avant-postes.

Information démentie par les Russes

Une chose est sûr , la Libye aura du mal à se relever et à retrouver sa paix, sa stabilité et sa sécurité face à de telles convoitises à moins que l’ONU fasse appliquer le chapitre VII de sa Charte sous lequel la Libye est inféodée en recourant à une occupation du pays sous la bannière onusienne pour sortir cette nation de son bourbier, mais une telle démarche semble impossible et peut toujours tomber à l’eau par un simple véto d’un membre permanent.

Libye : le retour au régime monarchique pour une sortie de crise ?

La Libye vit dans le chaos depuis la chute du régime de Mouammar Kaddafi et sa mort le 20 octobre 2011. Livré aux convoitises régionales et internationales, aux dizaines de milices armées et aux tiraillements entre ses 142 tribus, le pays –qui est devenu pratiquement ingouvernable au grand bonheur des mouvements terroristes qui y trouvent refuge et armements et un havre pour les trafiquants en tout genre et à leur tête le trafic de la migration clandestine-, a du mal à retrouver sa cohésion et sa stabilité. En témoignent aussi ses deux gouvernements et ses deux parlements avec une rivalité entre deux hommes forts, à savoir le «patron du grand est» le maréchal Khalifa Haftar à Benghazi et l’actuel premier ministre Faiez el-Sarraj reconnu par la «communauté internationale.» Tous les efforts déployés par cette dernière pour sortir le pays de l’impasse n’ont abouti à aucune issue. On se souvient de l’Accord de Skhirat signé au Maroc en 2015 qui, malheureusement, est demeuré lettre morte malgré le soutien des Etats-Unis et de l’Europe.

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Crise libyenne ou comment Macron cherche à faire cavalier seul

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Paris a accueilli le mardi 29 mai une réunion des différents protagonistes de la crise libyenne et les représentants de plusieurs pays concernés ou intéressées par ce conflit. Le but de Macron est d’accélérer la mise en place d’une feuille de route et un mode opératoire pour l’organisation d’élections présidentielles qu’il souhaite voir se dérouler d’ici la fin de l’année. Mais ni le leadership contesté que veut imposer unilatéralement le président français au nez et à la barbe de l’Italie et du Maroc sur ce dossier, ni la réalité militaire du terrain en Libye ne permettent un tel optimisme.

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