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Mehdi Alaoui et Amine Zarouk violent leur droit de réserve, s’en prennent à Moulay Hafid Elalamy et Mohamed Benchaâboun et insultent les sages de l’APEBI

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Drôle de stratégie de défense du duo Mehdi Alaoui et Amine Zarouk, empêtrés dans la double polémique de la marque #MoroccoTech et des élections de l’APEBI. Déstabilisés par la Une du quotidien L’Economiste, qui en passant signe leur mort institutionnelle, se sont précipités sur le site d’information LeDesk dans une démarche qui s’apparente à la dernière danse du coq égorgé. Violant leur droit de réserve en tant que Président et Vice-Président de l’APEBI, ils se sont pris, par lâcheté, à des responsables politiques qui ne sont plus aux affaires. En l’occurence, l’un des ministres les plus performants de l’histoire du pays, Moulay Hafid Elalamy et l’homme d’Etat, ancien ministre de l’Economie et des Finances et actuel ambassadeur du Royaume en France, Mohamed Benchaâboun. Mehdi Alaoui et Amine Zarouk accusent les deux anciens ministres d’être derrière le retard et l’échec de la stratégie #MoroccoTech. Ils s’attaqueront également au Conseil des Sages de l’APEBI, le qualifiant «d’arrière-garde en embuscade » et en insultant la mémoire de Feu Kamil Benjelloun, président fondateur de CBI et de l’APEBI.

Amin Rboub, l’un des journalistes économiques les plus respectés de la place, a consacré ce mercredi 26 janvier 2022, la Une du quotidien l’Economiste, au dossier de changement des instances dirigeantes de l’APEBI. Au vu des polémiques qui se sont accentuées, l’article appelle à l’arbitrage du Conseil des Sages. Lequel Conseil est constitué d’anciens présidents de la Fédérations et acteurs reconnus dans les nouvelles technologies.

Illustré par une caricature montrant la locomotive APEBI perdre ses wagons du numérique, l’article est très mal passé auprès de Mehdi Alaoui, candidat à la présidence de la fédération, de son suppléant Amine Zarouk et de leur cour constituée de Zouheir Lakhdissi, Mouhsine Lakhdissi, Oussma Chouabi, et Nasser Kettani, tous membres du Conseil d’administration de l’APEBI. Ils se devaient de réagir au vu de la stature et l’image du quotidien l’Economiste auprès des décideurs économiques marocains.

Le calculateur Mehdi Alaoui envoie au casse-pipe son suppléant Zarouk. Ce dernier réussi à se faire entendre par Ali Amar directeur de publication du site d’information LeDesk. Le résultat est édifiant.

Passant le fait que notre confrère a traité «vulgairement» l’article en Une de L’Economiste, de «version léchée de la mitraille du Le1.ma» et a considéré que les nôtres dévoileraient «ce que d’aucuns définissent comme un putsch en cours», l’article de Ali Amar réussit à révélé au grand jour et pour la première fois l’état d’esprit de la clique au pourvoir à l’APEBI.

https://twitter.com/LeDesk_ma/status/1486340319327277057

La stratégie de défense telle qu’elle nous a été présentée par Ali Amar s’est articulée autours des axes suivants :

  1. MoroccoTech : Moulay Hafid Elalamy et Mohamed Benchaêboun responsables

Amine Zarouk explique au Desk, que tout un travail de fond a été fait par l’APEBI avec l’ADD et la DEN et qu’il ne fallait que la validation du ministre, à l’occasion de l’AG de l’APEBI du 28 juillet 2021. Le narrateur enfonce Moulay Hafid Elalamy en déclarant que sa décision de ne pas «divulguer le contrat-programme» était due du fait qu’il avait «été pris par le temps pour des raisons personnelles» et qu’il «devait syndiquer» le projet avec le ministre de l’Economie et de Finances.

Zarouk avance selon les termes du Desk que le niet de Benchaâboun à son collègue a torpillé le projet.

  1. MoroccoTech : Le lancement de la marque a été fait dans la précipitation, «un réflexe de geek»

Amine Zarouk reconnaît qu’en raison des 100 jours du gouvernement Akhannouch, le lancement de la marque a été fait dans la précipitation.

« La précipitation due à des réflexes de geeks , dit-on, a fait dérailler le train : les telcos ont brillé par leur absence, l’ADD s’est retrouvée absente du maigre manifeste de 6 pages, seul document disponible sur le site web dédié à l’événement » écrit LeDesk.

  1. MoroccoTech : On regrete ne pas avoir été inclusifs

«Avec le recul et par rapport à la vision inclusive de l’initiative Morocco Tech, je regrette sincèrement de ne pas avoir pu suffisamment impliquer d’autres acteurs comme les opérateurs télécom, les communautés de coding comme 1337, Devoxx…  la fédération de l’écosystème des start-ups MSEC, MNC, la CDG-Medz…  », se justifie le président sortant de l’APEBI d’avoir fait la fête sans inviter l’écosystème numérique.

Notons que le terme «vision inclusif» est à mettre à l’actif d’Ahmed Reda Chami. Le Président de la CESE, «un vrai geek», l’avait martelé devant la ministre déléguée Ghita Mezzour, à l’occasion d’une réunion de mise au point au CESE qui a suivi le lancement de la marque #MoroccoTech.

  1. APEBI : Un complot putschiste d’une vielle garde en embuscade

Le texte écrit par Ali Amar est très clair et il n’ y a aucun intérêt à ce qu’il soit reformulé : «Dès leur élection en 2020, les deux têtes de l’Apebi ont cristallisé un conflit intergénérationnel certain, expliquent nos sources au sein de la fédération où l’unanimité en leur faveur a souvent fait défaut. L’arrière-garde est encore en embuscade dans ce combat d’égos, assure-t-on, citant ceux qui font référence à la stature de Feu Kamil Benjelloun (CBI) qui a fondé cette fédération et l’a portée à bouts de bras des années durant jusqu’à sa consécration.»

  1. APEBI : victimisation et lutte des classes

Le storytelling concocté par LeDesk, évoquant un «conflit intergenrationnel» puis un «complot d’une arrière-garde en embuscade», vire vers le mélodramatique quand Amine Zarouk aurait dit, pas selon les mots de l’article, «qu’on le bassine à tout va avec Kamil Benjelloun, l’aristocrate, car on le traitait, lui, de provincial n’ayant jamais quitté Fès ». Pour faire couler la larmichette sur nos joues, Le Desk insiste sur l’origine modeste de son invité, ce «fils d’un guide touristique et d’une institutrice». Un storytelling qui n’aurait, d’ailleurs pas beaucoup fonctionné avec le meneur de toute cette affaire, le candidat à la présidence de l’APEBI, My El Mehdi Aalaoui Hasani.

L’évènement du lancement de #MoroccoTech a coûté 5 millions de dirhams au contribuable marocain

Ali Amar un artiste de la confection haute couture d’articles à 10 bandes, a truffé son papier par quelques informations croustillantes, que le pauvre Zarouk, n’y a vu que du feu.

Si Ali Amar semble être en phase avec l’ancien président de l’APEBI sur la piste MHE/Benchaâboun et voir avec suspicion toute cette sauce soudaine montée autour de la fédération de Mehdi Alaoui, il est toutefois convaincu de l’échec du lancement de la marque #MoroccoTech. Ménageant Aziz Akhannouch et sa ministre de la transition numérique, il a toutefois révélé une information de taille, le coût de cette opération foireuse.

«La bonne nouvelle à retenir est que Aziz Akhannouch, qui ne s’est pourtant pas déplacé à la journée de lancement du 14 janvier, dont le show a coûté pas moins de 5 millions de dirhams, a tenu à inscrire l’initiative Morocco Tech à l’ordre du jour du conseil de gouvernement qui a suivi».

Comment ces 5 millions ont été dépensés et qui en a profité ? Le mystère n’est pas totalement dévoilé.

Nawfal Laarabi

Nawfal Laarabi

Intelligence analyst at UBERAL
Intelligence analyst. Reputation and influence Strategist 20 années d’expérience professionnelle au Maroc / Spécialisé dans l’accompagnement des organisations dans la mise en place de stratégies de communication d’influence.
Nawfal Laarabi

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