Moulay Hafid ELalamy

Exportations Maroc : Automobile, Phosphates et électronique cartonnent

Keys Points

  • L’office de change a annoncé une hausse de 38,9% des exportations du secteur automobile au titre du premier trimestre de 2021,
  • Les exportations de phosphates et dérivés ont progressé de 21,7%,
  • Ceux du secteur électronique et électricité ont augmenté de 21,5%,
  • L’aéronautique et le textile & cuir ont baissé respectivement de 17,3% et de 5,5%,
  • Stagnation du secteur agriculture et agro-alimentaire

Avec MAP

Les exportations du secteur automobile ont atteint plus de 22,6 milliards de dirhams (MMDH) au titre du premier trimestre de 2021, en hausse de 38,9% par rapport à fin mars 2020, selon l’Office des changes.

Cette évolution s’explique, principalement, par la hausse des ventes du segment de la construction (51,9%) et celles du segment du câblage (23,4%), précise l’Office dans son bulletin sur les indicateurs des échanges extérieurs de mars 2021.

Par ailleurs, le bulletin fait ressortir que les exportations de phosphates et dérivés ont progressé de 21,7% à 13,4 MMDH, suite principalement à la hausse des ventes de l’acide phosphorique (+1,5 MMDH) et celles des engrais naturels et chimiques de 879 millions de dirhams (MDH).

Concernent les ventes du secteur électronique et électricité, elles ont affiché une croissance de 21,5%.

Toutefois, la hausse des exportations a été atténuée par la baisse des ventes de l’aéronautique de 17,3% et celles du textile et cuir de 5,5%, en raison du repli des ventes des vêtements confectionnés de 7,1% et des chaussures (19,5%).

D’un autre côté, les exportations du secteur agriculture et agro-alimentaire ont enregistré une quasi stabilité à fin mars dernier (+0,6%). Cette évolution est due à la hausse des ventes de l’agriculture, sylviculture, chasse de 2,6%, atténuée par la baisse des ventes de l’industrie alimentaire (1,9%).

MHE sur Bombardier : «Nous n’avons pas été aidé par le bruitage des médias»

Réagissant sur la présentation des activités de Spirit Aerosystems au Maroc par son Vice-Président, Stephen Orr, Moulay Hafid Elalamy a fustigé les médias qui s’étaient précipités a prédire «la fin de l’histoire de l’aéronautique au Maroc», en amplifiant des rumeurs infondées de fermeture de l’unité industrielle de Bombardier de Casablanca.

«Nous avons triplé notre capacité de production au Maroc depuis la reprise des activités d’aérostructures de Bombardier» s’est félicité, Stephen Orr, Vice-président de l’américain Spirit AeroSystems, leader mondial de la fabrication des aérostructures pour l’aviation civile et militaire, à l’occasion du «rendez-vous de l’industrie aéronautique», une rencontre-débat des acteurs public-privé du secteur organisée ce mardi 16 mars.

Moulay Hafid Elalamy va saisir cette perche tendue, amenée avec habilité par l’animateur de la conférence, le journaliste Ouadih Dada, pour rappeler à tous ses détracteurs qu’ils avaient bien tort de vouloir enterrer trop vite l’industrie aéronautique au Maroc et par la même occasion son plan d’accélération industrielle.

«Je suis ravi d’écouter ça. Les médias avaient considéré que c’était la fin de Bombardier au Maroc et c’était la fin de l’histoire de l’industrie aéronautique au Maroc», a souligné Moulay Hafid Elalamy.

Et de poursuivre: «Dans ce type d’activités, il ne fait pas aller trop vite en besogne. Il faut travailler beaucoup et il faut parler peu».

«Ca été compliqué. Nous n’avons pas été aidé par tous les bruitages qui a eu sur le marché en expliquant que cette compagnie allait disparaitre», s’est désolé le ministre.

«Nous leur avons créé des problèmes de perturbation au sein du personnel, qui ne savaient plus qu’ils allaient continuer ou pas», révèle MHE.

«Aujourd’hui la démonstration est faite, Spirit reprend, continue et triple l’usine, voila ce que je retiens de cette belle expérience». s’est-il enjoué.

Le plat est froid. La petit vengeance en est toute belle.

Live – Suivez en direct le «rendez-vous de l’industrie aéronautique»

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Avec la présence de Moulay Hafid Elalamy, Ministre de l’Industrie, du Commerce, de l’Economie Verte et Numérique et des grands acteurs de l’industrie aéronautique au Maroc et le témoignage des leaders mondiaux du secteur se déroule en ce moment le « rendez-vous de l’industrie aéronautique ». L’occasion de faire le point sur l’importance économique et sociale de l’industrie aéronautique au Maroc, les avancées du Royaume dans ce domaine, ainsi que les perspectives de développement.

INTERVENANTS

MOULAY HAFID ELALAMY – Ministre de l’Industrie, du Commerce, de l’Economie Verte et Numérique

STANDEAL
Vice-président exécutif de Boeing, président et directeur général – Boeing Commercial Airplanes (BCA) 

OLIVIERANDRIES
Directeur Général – SAFRAN 

SCOTTMcLARTY
Vice-Président Sénior – SPIRIT AEROSYSTEMS 

MIKAELHOUARI
Président Airbus Afrique et Moyen orient – AIRBUS/ STELIA 

KARIMCHEIKH
Président – GIMAS 

THIERRYMERLOT
Président Aéronautique Europe, Asie Pacifique, Moyen Orient, Afrique & Industrie – HEXCEL 

THOMASCORBEL
PDG – Le Piston Français «LPF» 

HAMIDBENBRAHIM
Président – MIDPARC / IMA 

ZAHIRABOUAOUDA
Présidente – MATIS 

STEPHENORR
Président de la Chambre de Commerce Britannique au Maroc & Vice-Président Sénior- SPIRIT AEROSYSTEMS 

HICHAMEL HABTI
Président – UM6P 

CHRISTOPEDELQUE
Directeur Général – SPACE AERO 

ADILJALALI
VP Ingénierie et Maintenance – RAM 

HOUDAFARRAHE
Directrice associée – ENGIMA 

RAOUFMOUSTAHSSINE
Gérant EFOA – Groupe WEARE 

BADREJAAFAR
Directeur Général – SERMP – GROUPE LPF 

SAIDBENHAJJOU
Secrétaire Général du GIMAS. Sponsor de l’écosystème Ingénierie, Vice président du cluster AMC en charge de l’innovation et projet collaboratif, Directeur Général -AVIARAIL 

Glen Invest de Hassan Bennis et la Fondation «FRDISI» d’André Azoulay s’engagent pour l’inclusion économique des jeunes

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Hassan Bennis, Président de la société d’investissement Glen Invest et André Azoulay, Président de la Fondation de Recherche, de Développement et d’Innovation en Sciences et Ingénierie (FRDISI), ont ratifié la semaine dernière un partenariat pour l’inclusion économique des jeunes à travers la promotion de l’innovation à l’échelle nationale et internationale. Cet accord s’inscrit dans le cadre de la dynamique insufflée par le Roi Mohammed VI lors du lancement de la phase III de l’INDH en 2018 et qui s’articule autour de quatre principaux programmes, dont notamment l’inclusion économique des jeunes et l’impulsion du capital humain des générations montantes. La cérémonie de signature s’est déroulée en présence de Moulay Hafid Elalamy, Ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Économie Verte et Numérique, Mohammed Fikrat, Président Directeur Général de COSUMAR et de Abderrahim El Hafidi, Directeur Général de l’Office National de l’Electricité et de l’Eau Potable (ONEE).

Le ralentissement économique dû à la crise sanitaire du Covid-19 remet à l’ordre du jour la situation précaire des jeunes de par le monde. En effet, après moins de 12 mois de pandémie, plusieurs organisations mondiales ont tiré la sonnette d’alarme, constatant l’aggravation de l’impact socioéconomique du virus sur les jeunes :

  • difficultés de formation et d’orientation,
  • arrêt des stages et des projets professionnels,
  • chômage,
  • précarité des familles,
  • perte de revenus,
  • détresse psychologique.

«Les personnes âgées ont payé les plus lourdes conséquences du coronavirus en matière de santé, les jeunes vont subir l’essentiel de ses retombées économiques», avait alerté le directeur de l’Observatoire des inégalités français en novembre dernier.

André Azoulay, très réactif

Au Maroc, la question de l’inclusion économique des jeunes a longtemps été au cœur des préoccupations du Roi Mohammed VI et il en avait fait l’essentiel de ses discours. Le souverain avait en effet : exigé des gouvernements qui se sont succédés à prioriser la jeunesse dans leurs stratégies; appelé le secteur privé et bancaire à soutenir la formation professionnelle et l’entreprenariat; tenu à inclure la problématique de l’inclusion financière des jeunes au centre de la phase III de l’Initiative nationale, hautement stratégique, pour le développement humain (INDH).

La Fondation de Recherche, de Développement et d’Innovation en Sciences et Ingénierie (FRDISI), présidée par André Azoulay, a été l’une des premières ONG à s’inscrire dans cette dynamique insufflée par le roi Mohammed VI.

En s’appuyant sur des partenariats publics privés, le Conseiller royal multiplie depuis, les conditions favorables à la jonction entre monde universitaire, les secteur privé et le secteur public.

Face à la pandémie et les alertes sur la précarité des jeunes, M. Azoulay a été particulièrement réactif en lançant une série d’initiatives visant à participer à l’effort national de relance économique sous l’angle de l’inclusion économique de la jeunesse marocaine.

C’est à ce titre que durant ce mois de janvier, M. Azoulay a signé pas moins de trois conventions avec des partenaires publics et privés et a lancé une plateforme pour l’insertion économique des jeunes à Sidi Bennour.

Glen Invest, innovation industrielle et engagement social

Glen Invest, société d‘investissement spécialisée dans la création, l’accélération et le développement d’entreprises industrielles, qui entame un tournant stratégique dans son développement, fait partie de ces acteurs privés qui accompagnent la prestigieuse Fondation «FRDISI», d’André Azoulay dans son engagement pour l’innovation au profit des jeunes.

En effet, le 15 janvier dernier, Hassan Bennis, Président de Glen Invest et M. Azoulay ont paraphé un accord qui vise à mettre en œuvre un plan d’action pour une meilleure inclusion économique et sociale des jeunes marocains à travers la promotion de l’innovation à l’échelle nationale et internationale. Glen Invest mettra à disposition, son conseil, ses ressources humaines et ses diverses études et recherches. Une démarche sociétale qui s’appuiera sur une approche intégrée visant à améliorer l’employabilité des jeunes, à créer de la valeur ajoutée locale, et à assurer la pérennité des projets industriels.

Cette cérémonie s’est déroulée en présence de Moulay Hafid Elalamy, Ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Économie Verte et Numérique, de Mohammed Fikrat, Président Directeur Général de COSUMAR et de Abderrahim El Hafidi, Directeur Général de l’ONEE ainsi que d’autres personnalités et invités.

« Nous sommes heureux de ce partenariat important avec la Fondation FRDISI qui nous permettra de porter notre contribution aux efforts et à l’engagement de M. André Azoulay pour l’inclusion économique des jeunes surtout en cette période complexe de crise sanitaire. Nous allons œuvrer avec les équipes de la Fondation pour apporter des solutions permettant de surmonter les barrières à l’inclusion des Jeunes à travers la promotion de l’innovation, la sensibilisation, l’accompagnement, la formation, l’entreprenariat et la création des start-ups », s’est félicité le PDG de Glen Invest à l’issue de cet événement.

Hassan Bennis, un serial entrepreneur, est tout d’abord un industriel. Il a été à la tête durant plus de 30 ans d’un fleuron de l’industrie du Royaume, les laboratoires pharmaceutiques Laprophan.

Avec ce partenariat avec la Fondation « FRDISI », Hassan Bennis affirme son engagement social et donne un avant goût de son plan développement dans lequel il prend le pari gagnant d’investir dans l’industrie nationale et dans la jeunesse marocaine.

D’après nos informations, Hassan Bennis s’active depuis des mois, en toute discrétion, à déployer une nouvelle stratégie de développement de sa société d’investissement, Glen Invest. Son objectif serait de lancer et d’accélérer des projets industriels marocains inédits créateurs de valeur ajoutée locale.

Khalid Ait Taleb, le Croque-morts

Khalid Ait Taleb, s’est tellement acclimaté avec la mort que les pertes en vies humaines du Covid ne lui suffisent plus. Et c’est dans les gémissements de notre économie agonisante qu’il cherche désormais l’enivrance. Tel le Nahash, il a commencé à suppurer la peur et le désarroi dans l’exécutif, faisant perdre à l’économie nationale 1 milliards de dirhams par jour de confinement. Puis il se mue en un Croque-morts affairiste de la peur et de la mort : des millions de dirhams de masques hors prix importés en devises, des kits de diagnostic du Covid aux prix les plus chers de la planète, des commandes de traitement 20% plus élevées que les prix du marché…etc. Toutefois, le ministre a laissé passer un juteux business qui lui est resté à travers la gorge : le business de la réanimation. Lits et respirateurs ont été très vites investis par l’effort national de nos chercheurs et de nos industriels au moment où notre Croque-morts avait la tête ailleurs, trop occupé par la signature des commandes de grès-à-grès. Le temps d’un confinement nous étions un modèle pour la planète. Le monde entier chantait les louanges de l’ingéniosité de la recherche marocaine à l’Université Mohammed VI Polytechnique et de la réactivité de notre industrie nationale. Mais notre ministre «n’a que foutre» de l’image ni de l’économie du pays tant que lui et son parrain ne se sont pas gavés. Pour assouvir sa vengeance, le Nashash choisi le moment précis de la remontada de la peur, suscitée par la nouvelle vague de la pandémie, pour mettre fin au rêve de l’industrie nationale : «Vous parlez de quels lits, et de quels respirateurs ? » a-t-il osé déclaré non dans un conseil de gouvernement mais à la presse. Le bilan de la gestion de la pandémie se fera tôt ou tard. Les dégâts sont trop importants pour que celui qui a consommé la plus grande part du fonds Covid instauré par le roi Mohammed VI ne soit ni inspecté, ni jugé.

Une vidéo virale circule sur les réseaux sociaux depuis ce lundi met à nu le double language de Khalid Ait Taleb. Vue par plus d’1 million de marocains, elle montre le ministre de la peur félicitant et encourageant un industriel marocain qui s’est hasardé dès le début de la pandémie à s’investir dans la fabrication de respirateurs marocains.

Khalid Ait Taleb, devant les caméras, s’était adressé à notre industriel avec les mots suivants :

«Aujourd’hui nous assistons quand même avec prouesse l’effet de la solidarité marocaine.»

«Le respirateur aujourd’hui a connu des améliorations incroyables en un peu de temps, pour qu’il soit, bien sur, utiliser demain sur le terrain. Là c’est un respirateur qui s’adapte avec le patient.»

«Les réanimateurs sont là aujourd’hui pour certifier, homologuer, valider et tester et demain il sera utiliser. Je demanderai bien sûr à ces potentialités d’encourager la production marocaine. C’est une opportunité pour pouvoir l’utiliser dans le domaine de la réanimation. Je vous dis merci beaucoup, vous êtes la fierté de la national il faudrait que vous soyez quand même un exemple à multiplier et à dupliquer à l’échelle territorial.»

Ah! Quel ministre formidable, patriote et de surcroît doublement pieux si l’on se fie aux deux exemplaires du Saint Coran qui ornent son bureau ministériel.

Mais ce que nous avons appris avec le PJD, c’est que les signes ostentatoires de piété ne garantissent pas systématiquement une parfaite congruence ni avec les actes ni avec le comportement.

Comme par hasard et à une semaine de l’annonce d’un reconfinement en France et dans plusieurs pays européens qui font remonter le baromètre de la peur et de l’angoisse chez les populations, Khalid Ait Taleb trouve le temps de faire le tour de la presse nationale pour dire tout le contraire de ce qu’il a déclaré devant les caméras un 12 mai 2020.

«Il ne suffit pas de sortir un lit et un respirateur. Mais leur utilisation requiert un certain degré de responsabilité important parce qu’il y va de la sécurité du patient » Sic!

« Vous parlez de quel lit de réanimation ? Ni le lit de réanimation ni le respirateur marocains ne sont encore homologués à ce jour. Il faudrait qu’on éclaircisse la situation » Sacrebleu !

Oui, chers lecteurs, vous n’êtes pas atteint de myopie et nous n’avons pas  inventé ces mots, vous pouvez vous en assurer sur le site de nos confrères Maroc Hebdo et Assabah.

Infographie : Le double langage de Khalid Ait Taleb au sujet de la fabrication locale des respirateurs et des lits de réanimation

On aurait pu comprendre ces propos, si les industriels avaient survendu leur capacité au ministre de la santé ou s’ils n’avaient pas fait preuve de sérieux. Mais ce n’est pas le cas. Nous empruntons pour l’occasion l’excellente investigation de notre confrère Le360 sur sujet et qui retrace toutes les tentatives d’homologation avortée par -je cite la même source- «la bureaucratie du ministère de la Santé».

Chronologie de l’industrialisation de la première version du respirateur artificiel 100% marocain

8 avril 2020: lancement de la phase d’industrialisation de la première version du respirateur artificiel 100% marocain. Les approvisionnements ont été réalisés de sorte à honorer la première commande reçue du ministère de la Santé, portant sur un volume initial de 400 respirateurs. Le fabricant en a produit 500.

13 avril 2020: une délégation de médecins militaires fait une visite à la fabrique du respirateur marocain, installée au cœur de l’usine de la SERMP, située dans l’Aéropôle, la zone industrielle de l’aéroport Mohammed V à Casablanca. Selon un témoin présent sur place, la visite a été concluante.

25 avril 2020: la nouvelle version du respirateur a été testée sur une brebis. 

Entre temps, pour valider le respirateur, le ministère de la Santé a installé un Comité scientifique, composé de 10 réanimateurs représentant 10 CHU du Royaume.

12 mai 2020: présentation concluante au siège de la SERMP du respirateur devant le Comité scientifique, en présence du ministre de la Santé, Khalid Aït Taleb et du ministre de l’Industrie, Moulay Hafid Elalamy.

5 juin 2020: le ministère de la Santé annule une cérémonie initialement prévue pour réceptionner les premiers respirateurs. Contre toute attente, le département de Aït Taleb invite le collectif à suivre la procédure d’enregistrement du respirateur en tant que dispositif médical. «Nous aurions pu lancer cette procédure dès fin avril si le ministère nous avait prévenus», déplore un membre du collectif. 

Motivé par l’intérêt manifesté par certains donneurs d’ordre à l’étranger, le collectif a ensuite entamé la procédure de certification «CE médical» pour se tourner vers l’export.  

20 juillet 2020: après un mois et demi de tests auprès des deux centres techniques CETIEV et CERIMME, le respirateur marocain a finalement reçu la certification «CE médical».

28 juillet 2020: le ministère de la Santé trouve encore une fois le moyen d’éterniser la procédure. Cette fois-ci, les équipes de Ait Taleb demandent aux promoteurs du projet d’enregistrer l’entreprise SERMP en tant qu’entreprise médicale avant d’enregistrer le respirateur.

3 août 2020: lancement des démarches pour enregistrer la SERMP auprès des services du ministère.

17 août 2020: le ministère de la Santé impose à la SERMP une nouvelle procédure digitalisée pour obtention d’une autorisation provisoire. L’entreprise a ensuite déposé une nouvelle demande via le canal digital.

A date d’aujourd’hui la SERMP n’est toujours pas enregistrée.  Khalid Ait Taleb a demandé à l’entreprise d’apporter de nouveaux documents avant de vouloir définitivement enterrer le projet en déclarant à la presse : «vous parlez de quel lit de réanimation ? Ni le lit de réanimation ni le respirateur marocains ne sont encore homologués à ce jour». 

Scandaleux!

C’est tellement flagrant qu’on se pose la question fatidique : «qui c’est ce parrain qui guide les pas de Khalid Ait Taleb?»

Réveillez Saad Eddine El Otmani!

Pendant tout ce temps là, le Chef de Gouvernement sensé animer, réguler, suivre et décider les actions du gouvernement est aux abonnés absents. Peut-être est-il entrain de s’émerveiller de la magie du robinet d’eau? Rappelez-vous comment il était excité en expliquant aux marocains comment contrôler le débit de l’eau avec un robinet. Du coup, pour qu’il sache de quoi parle l’industriel des respirateurs il faudrait attendre quelques années.

Nous avons tous constaté que la pandémie a dévoilé les réelles capacités de notre exécutif et du chef de gouvernement. Les cacophonies à répétition ont touché tous les marocains sans exception et ont terni l’image du Royaume à l’international. Mais aujourd’hui ce n’est pas une question d’image, c’est l’avenir de notre pays qui est en jeu. Je vous invite à lire les excellents papiers de Nadia Salah et de Aziz Boucetta, qui ont fustigé chacun de son angle la gravité des actes de Khalid Ait Taleb.

La fondatrice du premier quotidien économique du Royaume, l’Économiste, ne va pas y aller de main morte : «Encore une fois, il (Ait Taleb) a manqué à sa fonction tout en marquant son mépris pour ses collègues. On a en mémoire le pataquès des masques, où son département a fait des pieds et des mains pour empêcher la fabrication puis la distribution locale. Devant ce comportement, des observateurs se sont dits persuadés qu’il y avait d’autres motivations».

Nadia Salah a également résumé le danger que constitue des responsables tels que Khalid Ait Taleb sur les aspirations des marocains et à leur tête le souverain d’un Maroc développé et prospère en donnant l’exemple de l’Inde : «Il y a dix ans le PIB/tête indien était de 998 dollars. Aujourd’hui il est de 2.002 dollars. Dans 7 ans, il dépassera celui du Maroc. Il n’y a pas de miracle».

Aziz Boucetta, pour sa part, a demandé dans son édito des éclaircissements sur qui des Elalamy ou Aït Taleb mentait aux marocains. «Alors, avec plus de 30.000 cas actifs (officiellement recensés) et près de 3.500 morts (qui seront vite dépassés), ne sommes-nous donc pas en droit, voire en devoir, de nous interroger sur qui ment, des deux ministres», s’est-il indigné.

Toutefois, le directeur de publication de Panorapost fait le constat suivant : «Aït Taleb semble avoir oublié ses serments d’Hippocrate ou de technocrate qu’il a prêtés… car, dégât collatéral, par la grâce du ministre de la Santé, voilà une activité à l’export brillamment avortée dans l’œuf.»

Enfin il n’y a pas meilleure conclusion pour que cette chute du même Aziz Boucetta : «Inutile de demander au chef du gouvernement d’intervenir, il est (occupé) ailleurs, mais un jour, une fois que l’on aura arrêté le décompte des morts Covid – et pourquoi pas, avant ? –, le Professeur Khalid Aït Taleb risquera bien de rendre des comptes, et de boire le calice jusqu’à la lie. A notre Santé !»

Mise en garde de Laftit et MHE aux commerçants : déconfinez-vous mais restez prudents et responsables

Les ministères de l’Intérieur et de l’Industrie, du Commerce et de l’Économie verte et numérique appellent les commerçants, les artisans et les professionnels de l’offshoring au respect strict et responsable des mesures préventives et de précaution recommandées par les autorités gouvernementales.

Suite au communiqué conjoint prévoyant les mesures relatives à la mise en oeuvre de la deuxième phase du plan d’allégement du confinement sanitaire, et dans le cadre de l’accompagnement de la reprise de l’ensemble des activités économiques dans le Royaume, les ministères de l’Intérieur et de l’Industrie, du Commerce et de l’Économie verte et numérique appellent les commerçants, les artisans et les professionnels de l’offshoring au respect strict et responsable des mesures préventives et de précaution recommandées par les autorités gouvernementales pour assurer des conditions saines de travail, garantissant la santé et la sécurité des employés et des clients et limitant la propagation du Covid-19, indiquent les deux départements dans un communiqué conjoint publié lundi.

Fermeture de tout établissement contrevenant

Les départements de Laftit et My Hafid Elalamy annoncent avoir constitué des commissions mixtes centrales et locales pour opérer d’intenses opérations de contrôle. Ainsi, sur la base des observations de ces commissions, les autorités compétentes procéderont à la fermeture de tout établissement ou commerce qui n’auront pas respecté les règles de sécurité sanitaire.

Pour ce qui est des opérations de contrôle des entreprises, des unités de production et des centres commerciaux, le communiqué indique qu’elles porteront sur les sept principaux axes prévus par le protocole de gestion du risque de contamination au Covid-19 dans les lieux de travail:

  1. Établissement d’un plan de prévention de la Covid-19,
  2. Organisation du travail,
  3. Formation et à la sensibilisation,
  4. Mesures sanitaires spécifiques,
  5. Restauration,
  6. Transport des salariés,
  7. Prise en charge des personnes symptomatiques.

Ils doivent aussi désigner des responsables parmi leurs employés en tant que principaux interlocuteurs des commissions de contrôle en matière des mesures sanitaires préventives, chargés du suivi strict et régulier du respect de ces mesures.

Le protocole susmentionné, ainsi que les détails des différentes mesures de prévention sanitaire peuvent être consultés sur le site officiel du ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Économie verte et numérique (www.mcinet.gov.ma).

Les deux ministères invitent, à cette occasion, les représentations et associations professionnelles à intensifier les opérations de sensibilisation des opérateurs économiques quant à la nécessité du respect des mesures de prévention sanitaire adoptées pour lutter contre la propagation du virus, conclut le communiqué.

Reprise de l’activité économique au Maroc : Mise en place d’un protocole pour la gestion du risque de contamination dans les lieux de travail

Un protocole a été mis en place pour la gestion du risque de contamination par le Covid-19 dans les lieux de travail, ont indiqué jeudi le ministère de l’Industrie, du commerce et de l’économie verte et numérique et le ministère du Travail et de l’insertion professionnelle.

Les deux ministères ont porté à la connaissance de l’ensemble des employeurs et des partenaires sociaux que le protocole, qui intervient dans le cadre de la reprise des activités économiques, vise à fournir des lignes directrices pour accompagner les entreprises à mettre en place les mesures de précaution émanant des autorités compétentes pour lutter contre la propagation du Covid-19 sur les lieux de travail en vue de protéger la santé des salariés et assurer la continuité des activités et de l’emploi.

Ce protocole a été élaboré conformément aux dispositions du décret-loi 2.20.292 édictant des dispositions particulières relatives à l’état d’urgence sanitaire et aux procédures de sa déclaration, y compris les articles 3 et 5 y afférents, ainsi qu’aux dispositions du décret 2.20.293 relatif à la déclaration de l’état d’urgence sanitaire sur l’ensemble du territoire national pour faire face à la propagation du nouveau Coronavirus.

Les lignes directrices préconisées dans ce protocole, concernent les différentes mesures de santé et sécurité au travail et plus précisément celles relatives à la planification et l’organisation du travail, l’hygiène en milieu de travail, la restauration, le transport, l’accès aux locaux de travail, la prise en charge des personnes symptomatiques, précise le communiqué, notant que des guides sectoriels seront publiés tenant compte des spécificités de chacune des activités économiques.

Après avoir insisté sur l’importance des mesures et des instructions fournies dans le protocole pour la lutte contre la propagation du Coronavirus et ses répercussions, les deux ministères ont appelé tous les employeurs et les salariés à l’impératif de s’y conformer. L’Inspection du travail et les commissions mixtes composées de départements ministériels concernés sont à la disposition des employeurs et des salariés en faveur d’une mise en œuvre optimale du protocole.

Le protocole peut également être télécharger depuis ce lien.

Avec MAP

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