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APEBI

Mehdi Alaoui et Amine Zarouk violent leur droit de réserve, s’en prennent à Moulay Hafid Elalamy et Mohamed Benchaâboun et insultent les sages de l’APEBI

Drôle de stratégie de défense du duo Mehdi Alaoui et Amine Zarouk, empêtrés dans la double polémique de la marque #MoroccoTech et des élections de l’APEBI. Déstabilisés par la Une du quotidien L’Economiste, qui en passant signe leur mort institutionnelle, se sont précipités sur le site d’information LeDesk dans une démarche qui s’apparente à la dernière danse du coq égorgé. Violant leur droit de réserve en tant que Président et Vice-Président de l’APEBI, ils se sont pris, par lâcheté, à des responsables politiques qui ne sont plus aux affaires. En l’occurence, l’un des ministres les plus performants de l’histoire du pays, Moulay Hafid Elalamy et l’homme d’Etat, ancien ministre de l’Economie et des Finances et actuel ambassadeur du Royaume en France, Mohamed Benchaâboun. Mehdi Alaoui et Amine Zarouk accusent les deux anciens ministres d’être derrière le retard et l’échec de la stratégie #MoroccoTech. Ils s’attaqueront également au Conseil des Sages de l’APEBI, le qualifiant «d’arrière-garde en embuscade » et en insultant la mémoire de Feu Kamil Benjelloun, président fondateur de CBI et de l’APEBI.

Amin Rboub, l’un des journalistes économiques les plus respectés de la place, a consacré ce mercredi 26 janvier 2022, la Une du quotidien l’Economiste, au dossier de changement des instances dirigeantes de l’APEBI. Au vu des polémiques qui se sont accentuées, l’article appelle à l’arbitrage du Conseil des Sages. Lequel Conseil est constitué d’anciens présidents de la Fédérations et acteurs reconnus dans les nouvelles technologies.

Illustré par une caricature montrant la locomotive APEBI perdre ses wagons du numérique, l’article est très mal passé auprès de Mehdi Alaoui, candidat à la présidence de la fédération, de son suppléant Amine Zarouk et de leur cour constituée de Zouheir Lakhdissi, Mouhsine Lakhdissi, Oussma Chouabi, et Nasser Kettani, tous membres du Conseil d’administration de l’APEBI. Ils se devaient de réagir au vu de la stature et l’image du quotidien l’Economiste auprès des décideurs économiques marocains.

Le calculateur Mehdi Alaoui envoie au casse-pipe son suppléant Zarouk. Ce dernier réussi à se faire entendre par Ali Amar directeur de publication du site d’information LeDesk. Le résultat est édifiant.

Passant le fait que notre confrère a traité «vulgairement» l’article en Une de L’Economiste, de «version léchée de la mitraille du Le1.ma» et a considéré que les nôtres dévoileraient «ce que d’aucuns définissent comme un putsch en cours», l’article de Ali Amar réussit à révélé au grand jour et pour la première fois l’état d’esprit de la clique au pourvoir à l’APEBI.

https://twitter.com/LeDesk_ma/status/1486340319327277057

La stratégie de défense telle qu’elle nous a été présentée par Ali Amar s’est articulée autours des axes suivants :

  1. MoroccoTech : Moulay Hafid Elalamy et Mohamed Benchaêboun responsables

Amine Zarouk explique au Desk, que tout un travail de fond a été fait par l’APEBI avec l’ADD et la DEN et qu’il ne fallait que la validation du ministre, à l’occasion de l’AG de l’APEBI du 28 juillet 2021. Le narrateur enfonce Moulay Hafid Elalamy en déclarant que sa décision de ne pas «divulguer le contrat-programme» était due du fait qu’il avait «été pris par le temps pour des raisons personnelles» et qu’il «devait syndiquer» le projet avec le ministre de l’Economie et de Finances.

Zarouk avance selon les termes du Desk que le niet de Benchaâboun à son collègue a torpillé le projet.

  1. MoroccoTech : Le lancement de la marque a été fait dans la précipitation, «un réflexe de geek»

Amine Zarouk reconnaît qu’en raison des 100 jours du gouvernement Akhannouch, le lancement de la marque a été fait dans la précipitation.

« La précipitation due à des réflexes de geeks , dit-on, a fait dérailler le train : les telcos ont brillé par leur absence, l’ADD s’est retrouvée absente du maigre manifeste de 6 pages, seul document disponible sur le site web dédié à l’événement » écrit LeDesk.

  1. MoroccoTech : On regrete ne pas avoir été inclusifs

«Avec le recul et par rapport à la vision inclusive de l’initiative Morocco Tech, je regrette sincèrement de ne pas avoir pu suffisamment impliquer d’autres acteurs comme les opérateurs télécom, les communautés de coding comme 1337, Devoxx…  la fédération de l’écosystème des start-ups MSEC, MNC, la CDG-Medz…  », se justifie le président sortant de l’APEBI d’avoir fait la fête sans inviter l’écosystème numérique.

Notons que le terme «vision inclusif» est à mettre à l’actif d’Ahmed Reda Chami. Le Président de la CESE, «un vrai geek», l’avait martelé devant la ministre déléguée Ghita Mezzour, à l’occasion d’une réunion de mise au point au CESE qui a suivi le lancement de la marque #MoroccoTech.

  1. APEBI : Un complot putschiste d’une vielle garde en embuscade

Le texte écrit par Ali Amar est très clair et il n’ y a aucun intérêt à ce qu’il soit reformulé : «Dès leur élection en 2020, les deux têtes de l’Apebi ont cristallisé un conflit intergénérationnel certain, expliquent nos sources au sein de la fédération où l’unanimité en leur faveur a souvent fait défaut. L’arrière-garde est encore en embuscade dans ce combat d’égos, assure-t-on, citant ceux qui font référence à la stature de Feu Kamil Benjelloun (CBI) qui a fondé cette fédération et l’a portée à bouts de bras des années durant jusqu’à sa consécration.»

  1. APEBI : victimisation et lutte des classes

Le storytelling concocté par LeDesk, évoquant un «conflit intergenrationnel» puis un «complot d’une arrière-garde en embuscade», vire vers le mélodramatique quand Amine Zarouk aurait dit, pas selon les mots de l’article, «qu’on le bassine à tout va avec Kamil Benjelloun, l’aristocrate, car on le traitait, lui, de provincial n’ayant jamais quitté Fès ». Pour faire couler la larmichette sur nos joues, Le Desk insiste sur l’origine modeste de son invité, ce «fils d’un guide touristique et d’une institutrice». Un storytelling qui n’aurait, d’ailleurs pas beaucoup fonctionné avec le meneur de toute cette affaire, le candidat à la présidence de l’APEBI, My El Mehdi Aalaoui Hasani.

L’évènement du lancement de #MoroccoTech a coûté 5 millions de dirhams au contribuable marocain

Ali Amar un artiste de la confection haute couture d’articles à 10 bandes, a truffé son papier par quelques informations croustillantes, que le pauvre Zarouk, n’y a vu que du feu.

Si Ali Amar semble être en phase avec l’ancien président de l’APEBI sur la piste MHE/Benchaâboun et voir avec suspicion toute cette sauce soudaine montée autour de la fédération de Mehdi Alaoui, il est toutefois convaincu de l’échec du lancement de la marque #MoroccoTech. Ménageant Aziz Akhannouch et sa ministre de la transition numérique, il a toutefois révélé une information de taille, le coût de cette opération foireuse.

«La bonne nouvelle à retenir est que Aziz Akhannouch, qui ne s’est pourtant pas déplacé à la journée de lancement du 14 janvier, dont le show a coûté pas moins de 5 millions de dirhams, a tenu à inscrire l’initiative Morocco Tech à l’ordre du jour du conseil de gouvernement qui a suivi».

Comment ces 5 millions ont été dépensés et qui en a profité ? Le mystère n’est pas totalement dévoilé.

APEBI : Report des élections, Hassan Bahej favori des «Sages»

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Les «Sages» de l’APEBI ont décidé de reporter le processus de renouvellement des instances dirigeantes de la fédération suite aux divers scandales de son ancien vice-président et candidat à la présidence, Mehdi Alaoui. Cette instance de gouvernance privilégie pour la reprise en main de l’APEBI, l’actuel Président Directeur Général d’IBM Maroc, Hassan Bahej.

Enfin une bonne nouvelle après cette folle semaine polluée par les scandales. Les «Sages» de la Fédération des Technologies de l’information et des Télécommunications, APEBI, ont décidé de reprendre les choses en main.

En plus de la décision du gel du processus de renouvellement des instances dirigeantes de la fédération, que l’ancien Vice-Président, Mehdi Alaoui, a tenté de détourner, le Conseil des Sages veut appuyer la candidature du PDG d’IBM Maroc, Hassan Bahej.

Le candidat des «Sages» est un ancien de la maison puisqu’il a occupé la vice-présidence de la Fédération de 2016 à 2019 en charge de la commission des relations institutionnelles.

Hassan Bahej a «roulé sa bosse» dans plusieurs multinationales technologiques. Il est passé par Alcatel Lucent, Juniper Networks, Satec et Cisco avant de prendre les rennes de IBM Maroc. Il sera l’architecte de Teal Technologies Services, fruit d’une JV entre le Groupe OCP et IBM, destinée à fournir les services numériques et informatiques pour les entreprises africaines de tous les secteurs d’activité, de l’agriculture à l’industrie.

Pour rappel le «Conseil des Sages» de l’APEBI est constitué d’anciens présidents de la Fédération, écoutés et respectés par la profession. Ces membres actuels sont :

Hassan AMOR

MICRODATA

Abdelghani BENDIAR

INDRA SISTEMAS MAGREB

Abdellah DEGUIG

Creativity at Work

Khalid EL HARIRY

LBO

Mohammed HORANI

HPS

Bachir RACHDI

INVOLYS

#MoroccoTechGate, #APEBIGate, #LaFactoryGate : My El Mehdi AALAOUI HASANI, serial usurpateur

Le #MoroccoTechGate, le plus grand scandal de l’histoire de la Fédération Marocaine des Technologies de l’Information APEBI, que nous avons révélé à l’opinion publique cette semaine, nous a réservé encore bien d’autres surprises. Mehdi Alaoui, tête pensante de la manoeuvre de maquignonnage, n’était pas à son premier coup d’usurpation. Nous avons pu retrouver les traces, entre autres, celle d’une tentative d’appropriation de la marque LaFactory, appartenant à une Start-up installée à Marrakech. Une tentative que la vigilance de l’OMPIC rendit inutile. Mais la plus grande arnaque par laquelle, il a réussi à rouler tout le Maroc dans la farine, y compris la Caisse Centrale de Garantie, c’est son statut d’étendard de l’écosystème des Start-ups. Telle une sangsue, pompe, à dose homéopathique, le sang de la fine fleur de notre société, celui de nos jeunes qui ont cru aux messages creux de nos politiques et au mirage du digital marocain.

Comme tous les prédateurs qui savent comment approcher leurs victimes en gagnant leur confiance, Mehdi Alaoui candidat à la présidence de la l’APEBI 2022-2024 a su s’imposer à coups d’arnaques, comme l’interlocuteur principal et privilégié de l’écosystème Start-up marocain auprès de plusieurs institutions du pays.

Durant des années, Mehdi Alaoui a caché son esprit torturé de serial arnaqueur derrière une façade de normalité construite avec soin.

La longue et pompeuse biographie qu’il arbore sur son profil Linkedin de : «Serial Tech Entrepreneur, Startup Evangelist, Investor & Expert on : Mobile App, Advertising, Innovation, Startups», est dans les fait est à résumer en une seule description : «Serial Usurpateur». Vous allez comprendre pourquoi.

#Arnaque N°1 : Media Mobility

En 2007, Mehdi Alaoui, de son vrai nom My El Mehdi Aalaoui Hasani, crée Media Mobility France, une société par action simplifiée, dotée d’un capital de 37000€ . Il l’a domicilie virtuellement chez la société de domiciliation ABCLIV, à une adresse qui ne s’invente pas «23 rue du départ».

Associé unique, il nomme comme président de la société une dame au foyer, Mme Abdelkaoui Latifa. Une expérience que cette dernière a oublié de mentionner sur son profil Linkedin. La période allant du 3 août 2007 au 02 février 2011 date de sa sortie des statuts en tant que mandataire de Media Mobility France, Mme Abdelakaoui, la qualifie de «Je suis dispo»!

Février 2011, Mehdi Alaoui se nomme président de Media Mobility France et change la domiciliation de sa société à la même adresse de son logement parisien. Une année après, 22 février 2012, il met la clé sous la porte est ferme la société.

Et curieusement, à l’image de sa prétendue présidente, il efface lui aussi toute trace de Media Mobility France, de toutes ses bios. Pourtant, c’est cette entreprise qui va lui permettre de percer l’écosystème numérique marocain.

Statuts de Media Mobility France en date du 17/01/2012

Le bilan de Media Mobility France est peu reluisant. En six années d’exercice, deux bilans ont été déposés, celui de 2008 et de 2010. Le dernier chiffre d’affaire déclaré par la société est de 86 187 € avec aucun salarié dans cette structure.

Par ailleurs, My El Mehdi Aalaoui Hasani, de son vrai nom, déclare sur son CV, qu’avant la création de Media Mobility France, il a occupé, du mois d’avril 2003 à Juin 2006, le poste d’ingénieur mobile dans l’une des plus grandes agences web internationales sur Paris, Avance Multimédia. Il affirme que cette agence a été rachetée par le groupe Publicis.

Nous avons cherché et nous n’avons trouvé aucune trace de cette supposée agence internationale. Aucun article, aucune archive de ses réalisations.

Les incohérences de son parcours se multipliaient au fur et à mesure que nous décortiquions le CV.

Dans cette supposée agence internationale, Avance Multimédia, qu’il présente comme étant spécialisée dans les services web et la publicité de luxe, il affirme qu’il avait comme mission de concevoir et développer un prototype réseau social mobile pour les rencontres, nommé «Play&Meet».

Et rajoute curieusement, avoir créé concomitamment, une société de rencontre sur réseaux mobile qui lui aurait donné le même nom du prototype sur lequel il travaillait chez son employeur à savoir «Meet & Play», .

Sachant que durant cette période, Facebook venait de voir le jour, la notion de réseaux sociaux était un concept non encore démocratisé et le plus important de tout cela c’est que le monde était encore connecté en 2G et l’Iphone qui allait révolutionner les smartphones quelques années pus tard, n’était pas encore commercialisé. Comment donc Mehdi Alaoui peut se targuer d’avoir travailler sur un réseaux social de rencontre ?!

Deux choses l’une, soit il a menti sur son CV, soit il dit vrai et dans ce cas, c’est encore plus grave. Travailler sur un prototype d’un client, puis se l’approprier illégalement, ça s’appelle de la malhonnêteté, du vol et de l’usurpation de marque.

Nous n’étions pas au bout de nos surprises ! Car en cherchant vainement ce fameux réseau mobile de rencontre «Meet & Play», nous sommes tombés sur l’unique CV disponible sur Internet de notre homme.

Le candidat à la présidence de l’APEBI, inscrit comme Freelance sur la plateforme ProgOnline, a déclaré des informations bien différentes que celles qu’on trouve dans la biographie destinée à la consommation marocaine.

Sur la page de son profil qu’il vient de consulter le 19/11/2021, on découvre que «Play & Meet» devient «PlayMeet» et que «Avance Multimedia» devient «AV Mobility (5 personnes)» filiale de «Avence».

Que cherche-t-il à dissimuler ?

Au Maroc il créé mi-2006 la société Media Mobility de droit marocain sous le RC 153593, soit une année avant Media Mobility France, le 03 Août 2007.

La dates de la création de cette société collent cette fois-ci avec son CV. Notre ingénieur mobile, ainsi se présentait-il, débarque au Maroc durant l’été 2006, il fait le tour du marché et se rend compte que se déclarer filiale d’une entreprise française allait lui ouvrir plus facilement des portes et surtout de facturer eu euro.

Il lance comme cité ci-dessus sa boite française et il l’a fait référencer sur plusieurs sites notamment dans le répertoire de l’incubateur «Telecom ParisTech».

Le stratagème marche. La présidente au foyer Mme Latifa Abdelkaoui assure la crédibilité de l’arnaque et Media Mobility accède à des clients comme Maroc Telecom, Méditel et Menara. Un coup chacun et puis il disparait.

Mais le marché va subitement se retourner. L’arrivée des smartphones, de l’iOS, de l’Android, de l’AppStore puis du Google Play Store va transformer l’ingénierie mobile. Mehdi Alaoui va tenter de s’y mettre lui aussi mais va très vite déchanter.

L’une des expériences clients qui vont détruire son image sur le marché et le pousser à effacer toute trace de Media Mobility de la mémoire collective est celle avec 2M.

Il s’agit de la toute première application mobile de la chaine de télévision 2M. Le jour de la mise en ligne de l’appli, le management de 2M se tire les cheveux tellement le résultat était médiocre et lui demande de revoir sa copie. Mehdi Alaoui montre à ce moment là son vrai visage et passe en mode menaces.

2M décide de faire appel à un autre prestataire pour corriger le tir.

L’individu se rend compte qu’il ne pourrait jamais assurer le développement mobile sur mesure et multiplateformes et de plus il traine des arriérés d’impôts de 585 211 dhs . Il décide de se lancer dans une nouvelle arnaque à laquelle il donnera le nom de ScreenDy. Un véritable escroc.

Feuille d’impôt de Media Mobility accrochée au Technopark

#Arnaque N°2 : ScreenDy

Du jour au lendemain, Media Mobility disparait du Maroc et de la France. Et comme sa situation fiscale à Paris n’est pas nette, il décide de se concentrer sur le pays où il est trop facile de tourner au bourriquet le premier venu surtout quand on arrive à placer deux phrases de suite en français parisien.

Le serial arnaqueur va flairer un filon qui a fait de lui ce qu’il est aujourd’hui : l’écosystème naissant des start-ups.

Comme le développement sur mesure d’applications mobile était trop compliqué, nécessitant des compétences plus poussées que l’envoi de SMS, il se lance dans un nouveau projet, ScreenDy, une application web qui permet de transformer un site web WordPress on une application mobile.

Pourquoi uniquement WordPress, cet CMS plutôt utilisé par les TPE ? Pourquoi se priver d’autres plateformes ? Tout simplement il n’avait aucune intention de le faire marcher. Démonstration.

Armé d’une présentation powerpoint, il commence à pitcher un peu partout. Il se rend compte que sans aucun effort, ni aucune innovation, ni aucun produit ou service qui fonctionne, il pouvait avoir des prix, du financement à fonds perdus, des voyages et l’accès à tous les médias.

Mehdi Alaoui fera la une des journaux et représentera la Strat-up marocaine à la Silicone Valley avec un produit qui n’a jamais fonctionné. Personne n’a jamais eu l’idée d’essayer de se connecter sur ScreenDay et tester payer le service en dollars. Il a empoché des centaines de milliers de dirhams entre prix et aides avec une page web statique.

ScreenDy n’a pas de statut juridique. Un nom de domaine et une page bidon. La seule société connue de Mehdi Alaoui est Media Mobility qui n’a déposé qu’un seul bilan à ce jour et dont le site pointe depuis 2015 vers celui de ScreenDy.

Après avoir épuisé tout ce qu’il pouvait tirer de ScreenDay en tant que «Startupper», il réalise que l’organisation d’évènements autour du digital commençait à lui rapporter plus. Les hackathons et les digital factories devenant à la mode, il décide de s’y mettre exclusivement. C’est comme ça que lui vint l’idée de «LaFactory».

#Aranque N°3 : La Factory

Passé le printemps arabe et la peur viscérale des décideurs marocains des réseaux sociaux et du numérique, nos valeureux managers quinqua, sexa et septua ne pouvaient espérer mieux que Mehdi Alaoui pour leur vulgariser le digital.

De 2017 à 2020, Mehdi Alaoui est devenu la coqueluche du digital. Tout le Maroc se l’arrachait pour organiser un hackathon ou pour monter une digital factory.

Comme il n’est pas à une arnaque près, son ambition passe subitement de consultant en la mise en place des digital factories à la Factory des factories du Royaume, «LaFactory by ScreenDy».

Le «by ScreenDy» n’est pas anodin. Il applique le même procédé qu’avec Media Mobility. Il garde momentanément l’ancienne marque, le temps que les abrutis des médias et des décideurs marocains assimilent la nouvelle.

Qui retient aujourd’hui ScreenDy et les chimères de l’application à 1 milliards de dollars ? Personne!

L’écosystème n’a d’yeux que pour LaFactory de Moulay El Mehdi.

L’autre intérêt du «by ScreenDy», est d’éviter de créer une nouvelle structure juridique. LaFactory by ScreenDy, elle même by Media Mobility.

Mais il y a «un os dans le fromage». Notre individu se rend compte que la marque Lafactory est déjà prise. Il s’agit d’une société marocaine bien installée à Marrakech depuis 2013, spécialisée dans le conseil pédagogique. Une structure qui a bien pris la peine de réserver le nom de domaine LaFactory.ma et de déposer la marque à l’OMPIC en 2015.

My El Mehdi Aalaoui Hasani, de son vrai nom, estimant que LaFactory.ma de Marrakech était loin des yeux et loin de l’axe Casablanca-Rabat, va tout simplement tenter de mettre la main sur la marque. Et il va réussir à se l’approprier virtuellement, grâce à son tapage médiatique, la saturation des réseaux sociaux, sa présence au coeur du Technopark et la complicité douteuse de la Caisse Centrale de Garantie, la CCG. Aujourd’hui LaFactory c’est Mehdi Alaoui.

Nos amis de Marrakech vont s’énerver et vont le menacer à plusieurs reprises de l’attaquer en justice, surtout après qu’il ait obtenu la labélisation de la CCG.

Cette labélisation, douteuse, va propulser LaFactory en haut de la pyramide de l’écosystème à coups de communications, d’évènement et de budgets. Le succès est tel que Mehdi Alaoui décide encore une fois de réorienter sa trajectoire. Son nouvel filon : «le roi des Startuppers».

Il décide alors de remplacer LaFactory par un nouvelle arnaque «La Startup Factory». Et tenez-vous bien, pour ne plus être menacé par la société de Marrakech, il dépose auprès de l’Ompic, le 8 novembre 2019, une demande «intuitu personae» de propriété industrielle de cette nouvelle appellation. L’Organisme a flairé le pot aux roses et a signifié son opposition à cette demande.

C’est ce refus qui va le pousser deux ans plus tard à passer via l’APEBI pour mettre la main sur le fameux label digital national #MoroccoTech.

Fort de l’argent de la CCG et de ses sujets otages (porteurs de projet qu’il gère pour la CCG), le nouveau roi des Startuppers se met dans la tête d’envahir la citadelle APEBI.

#Arnaque N°4 : APEBI

Avec LaFactory, Mehdi Alaoui est passé en seulement deux ans, du porteur de projet qui mendie les prix et les subventions à la référence nationale de l’écosystème Startup. L’Apebi vieillissante, blasée et en déficit chronique de visibilité laisse entrer le loup dans la bergerie.

Saloua Karkri Belkeziz préparait sa sortie et ne pouvait ignorer ce phénomène du digital. L’Agence de Développement du Digital, ADD était en cours de lancement et elle ne devrait surtout pas se retrouver hors jeu.

Mehdi Alaoui ne lui a pas offert que des occasions de selfies, il lui a donné en offrande la liste des jeunes entrepreneurs qu’il tient en laisse via LaFactory. Il les fait adhérer à l’Apebi puis se met à guetter patiemment son heure.

Un mandat à l’Apebi ça passe très vite. Début janvier 2020, il se présente et gagne les élections du bureau de la fédération en tant que vice-président et place comme président une marionnette, manipulable à souhait, un inconnu du bataillon, Amine Zarouk.

Comme tout arnaqueur et opportuniste, Mehdi Alaoui n’a plus de limite. Il signe une convention de partenariat entre l’APEBI et «sa Factory» tout en sachant que quand on est membre statutaire c’est plutôt interdit par la loi.

Deux ans plus tard, l’Apebi touche le fond. Le poids du Zarouk/AAlaoui et leur gestion calamiteuse profitera au secteur de l’offshoring qui décide de sortir de l’Apebi. Ce secteur pèse 14 milliards de dirhams de chiffre d’affaire et reçoit annuellement 5 millions dhs de subvention de l’Etat.

La pilule ne passe pas. Mehdi Alaoui et son acolyte, seuls maitres à bord, font la sourde oreille et maintiennent le terme Offshoring dans la dénomination de la fédération. Et ce malgré la cooptation annoncée par la CGEM le 22 février 2021 du secteur et le lancement de sa propre fédération : «la Fédération Marocaine de l’Externalisation des Services».

Le mandat du bureau de l’Apebi arrivant à son terme ce janvier 2022, le duo décide de rempiler. Mehdi Alaoui prend le contrôle publiquement cette fois-ci et organise une OPA sur les élections.

Il annonce l’ouverture des candidatures pour le renouvellement du bureau dans un email envoyé exclusivement à ses soutiens. Ne laissant que moins de quatre jours pour les membres intéressés de postuler, résultat des courses, aucune candidature n’a été envoyée. Peu avant le deadline qui s’est lui même fixé, il dépose sa candidature pour le poste de président de l’Apebi.

Mehdi Alaoui, n’aurait jamais oser une telle manoeuvre s’il n’avait pas assurer ses arrières. C’est là où rentre en scène sa nouvelle arnaque, #MoroccoTech.

#Arnaque N°5 : #MoroccoTech

Ce qui est devenu connu sous le nom de #MoroccoTechGate est digne de la très célèbre série à succès « La casa de papel».

L’histoire remonte à 2019. Moulay Hafid Elalamy reçoit un projet de la création d’un label digital national qui porterait toute la stratégie numérique du pays, #MoroccoTech.

Un projet que l’ancien puissant ministre va refuser. Les raisons sont multiples :

  1. Le nouveau modèle de développement était en cours d’élaboration et toute éventuelle stratégie numérique du pays devait tenir compte des recommandations de la Commission Spéciale sur le Modèle de Développement.
  2. La création de l’Agence de Développement du Digital, ADD, a compliqué la gouvernance du numérique. Les appétits se sont singulièrement accrus et les luttes d’influence en sein de son Conseil d’administration ont ralenti tout le processus voulu par le ministre.
  3. MHE a pris probablement en compte l’idée persistance de la mise en place d’un ministère en charge du numérique avec un champ d’action transversal. Une perpective qui selon nos sources hantait quelques responsables du ministère qui tenaient aux 400 millions dh du budget de l’ADD.
  4. Le projet MoroccoTech étant une copie conforme du label français #FrenchTech lancé en 2013, n’apportait aucune réponse au contexte national.

Arrive décembre 2021. La pression sur le Chef du Gouvernement est à son paroxysme. Le bilan de ses 100 jours est très maigre et les critiques et les impatiences se multiplient. Il secoue ses ministres et leur demandent de se bouger le derrière.

Ghita Mezzour, qui ne connait du digital que ce que lui a raconté Mehdi Alaoui, décide de présenter le fameux projet du label #Moroccotech que notre Raspoutine lui a déterré et lui présenté comme étant l’idée du siècle.

Aux abois, Aziz Akhannouch qui ne connait du digital qu’Instagram et Kenz’up, approuve illico presto. Combien ça va couter ? aurait-il demandé, selon la légende urbaine.

L’instinct prédateur de Mehdi Alaoui se réveil. Les meilleurs arnaques se font qu’on a en face, un pigeon qui a le feu aux ailes. Et dans le cas d’espèce il en avait une volée bien cramée.

L’opportunité est belle pour la rater, #MoroccoTech une «Casa de papel» au bout des doigts. Les rôles sont vites distribués : Mehdi Alaoui, le cerveau, s’attribut le rôle du « Professeur», Amine Zarouk celui de « Berlin » et Ghita Mezzour, «Lisbonne» qui comme dans la série passe d’agent de l’autorité à complice.

Chronologie des méfaits :

  1. Mehdi Alaoui se précipite pour acheter le nom de domaine MoroccoTech.org au nom de son entreprise fantôme Media Mobility,
  2. Vu ses antécédents avec l’Ompic, il charge une salarié de l’Apebi pour déposer la marque #MoroccoTech au nom de la fédération,
  3. Il développe un site jetable, une simple template d’évènement, et l’héberge sur un serveur OVH en France,
  4. Il finance par l’argent des cotisations des membre un studio d’enregistrement de l’évènement. Entre AAlaoui et Mezzour c’est du donnant-donnant,
  5. Il devient le partenaire officiel et privilégié du label #MoroccoTech.

Tout cela sans en informer les membres de l’Apebi. Il sont tous découverts de la presse.

Le scandal éclate quand nous même dans cette rédaction avons démontré la supercherie. La crise prend une nouvelle tournure quand nos confrères du LeDesk révèlent a décision de l’Ompic de refuser le dépôt de la marque #MoroccoTech par l’Apebi.

Comment a réagi notre Raspoutine durant les 24 heures qui ont suivi le plus grand scandal de l’histoire de la Fédération Marocaine des Technologies de l’Information ?

  1. Le déni : Il passe le vendredi à répéter à qui veut l’entendre que tout ceci était un coup tordu des losers qui envient son succès.
  2. Effacement des traces :
    • Première action, vendredi : Il conseille à Ghita Mezzour de faire pression sur l’Ompic pour changer le statut du dépôt de la marque. Le demandeur (APEBI ndlr) a été remplacé par le Ministère de la Transition Numérique et de la Réforme de l’Administration
    • Deuxième action, samedi : il change le propriétaire du nom de domaine de Media Mobility à APEBI ( il le fait faire par le développeur de l’APEBI. Il l’a mouillé comme ce qu’il a fait avec la directrice de la fédération.
    • Trosième action, samedi : Bien préciser sur le footer du site web MoroccoTech.org que les droits de marque ont été déposés. Ce qui est une supercherie.

Deux question nous taraudaient l’esprit en faisant nos recherches. De quoi vivait-il avant 2015 sachant que ses affaires tournaient au cauchemar ? Quel est le business modèle de LaFactory qui allait lui donner tout cet aura ?

Deux interrogations, deux arnaques.

#Arnaque N°6 : Pub Online

Pub Online est l’une des premières régies publicitaires web et mobile du pays. Lancée par une passionnée du digital, Sophia Assad en 2007, elle sera rachetée huit années plus tard par Régie3.

Mehdi Alaoui se présentera à Sophi Assad comme un spécialiste des «Ad Severs» (serveur publicitaires) et le recrute en tant que DSI. Pour l’intéresser, elle lui donne des parts de la société sans qu’il ne verse le moindre dirham.

Sophia Assad se rend compte des limites de son DSI qui de plus se montrait très occupé avec ses propres affaires. Le ton monte, les relations se dégradent et sa présence dans le capital devenait un véritable problème pour le développement de l’entreprise.

Le jour où elle va lui signifier qu’il devait quitter Pubonline et céder ses parts, Mehdi Alaoui sort encore une fois son vrai visage. Menaces et extorsions ont été le quotidien de Assad durant des mois.

Elle arrive tant bien que mal de se débarrasser de lui. Grillé sur le marché, il ne peut plus jamais mettre le petit doigt dans secteur de la pub en ligne.

#Arnaque N°7 : La Caisse Centrale de Garantie ( neo Tamwilcom )

En 2017, la Caisse Centrale de Garantie (CCG) et à travers son fonds «Innov Invest» labélise curieusement LaFactory, au même titre que la très sérieuse et respectable association internationale «Réseaux Entreprendre».

Une structure labellisée par la CCG est une structure qui reçoit de l’argent public de la Caisse pour accompagner les porteurs de projets avec un objectif annuel de vingt projets financés.

Sans références, sans expérience aucune, comment une application web «ScreenDy» pouvait être considérée comme incubateur de Start-ups? Mystère !!

Comment la CCG a pu faire confiance à une marque usurpée, LaFactory !!!?

Comme il n’y a pas de crime parfait, un sois-disant lobyyeur va révéler l’existence d’une réserve de la CCG au sujet de la structure LaFactory.

En effet, dans un article paru en octobre 2018 sur Economie & Entreprises on lit le passage suivant : «Quant à LaFactory, fondée par Mehdi Alaoui courant 2017, elle s’est adaptée en moins de 4 mois aux exigences d’Innov Invest. La jeune structure connaît à présent une affluence bien plus importante grâce à la campagne de communication de la CCG. L’avantage que nous avons avec la CCG, c’est que chaque structure labellisée est libre d’implémenter le programme à sa manière, explique Mehdi Alaoui, fondateur et président de LaFactory».

Cet article douteux a été placé par Hatim Benjelloun, à qui Hassan Alaoui directeur de publication de Economie & Entreprises a cédé sa société de relations publiques Pass. Notons que Hatim Benjelloun qui s’est lié d’amitié avec Mehdi Alaoui, l’a accompagné en RP durant les élections APEBI 2020, et sera récompensé après leur victoire en devenant l’agence de relations publique de la fédération.

Au delà des doutes sur les conditions de l’octroi de cette labélisation, Mehdi Alaoui va installer des pratiques qui vont devenir légion dans l’écosystème.

Le mot d’ordre pour pouvoir décrocher un financement CCG auprès certaines structures labélisées serait l’obligation d’accepter de donner en contrepartie une part de son capital. Les plus connus dans secteur pour ces pratiques frauduleuses sont H-Seven et LaFactory : 30% du capital, ou pas de financement .

A l’image des membres de l’Apebi, de la ministre Ghita Mezzour, les dirigeants de la CCG sont responsables de la dégradation exponentielle que connait l’écosystème du numérique. Les meilleurs talents et les meilleurs potentiels, quittent le pays, dégoutés de voir des bandes de malfrat faire barrage à leur évolution.

Comment la CCG a pu faire confiance à une société qui traine 585.211 dhs d’impôts impayés et lui donner de surcroît de l’argent à distribuer aux jeunes entrepreneurs ? A-t-elle des complices au sein de la CCG ?

Sur quelle base le prédécesseur du nouveau Directeur général de la CCG M Hicham Zanati Serghini, a osé mettre sur le même piédestal, une structure fantôme et une marque usurpé, Lafactory, et une organisation internationale «Réseaux Entreprendre» où des Top managers de tout secteurs confondus donnent de leur temps et de leur expérience bénévolement aux jeunes ?

M. Zanati Serghini devrait savoir que cet individu utilise l’argent de la CCG pour tenir en laisse les jeunes entrepreneurs. Une communauté qu’il utilise tantôt pour les élections de l’APEBI tantôt comme menace. Une rame qui va utiliser contre la Directrice Générale du Technopark Lamiae Benmakhlouf. Pour ne pas payer ses arriérés de loyers qui s’accumulait il va «ordonner» oui ordonner à ces jeunes de se constituer en groupement pour arrêter de payer les leurs. Puis il a utilisé sa casquette de VP APEBI pour s’exprimer dans la presse et prendre la défense des pauvres Startuppers, lui inclus.

Nous nous garderons bien de nous prononcer sur le chemin que pourrait emprunter ces révélations. Par contre, nous refusons de participer, par un silence complice ou collaboration active, à la propagation de ce cancer qu’est l’opportunisme, la malhonnêteté et la l’improbité qui rongent notre pays.

Il est grand temps de dissoudre l’APEBI

Après le départ de Saloua Karkri Belkeziz et la sortie de l’Outsourcing, l’APEBI n’est plus que l’ombre d’elle même. L’organisation qui jadis était un partenaire sérieux, respecté et écouté se retrouve otage d’un duo de mercenaires, l’un sans emploi et l’autre organisateur d’évènements. Outre les rumeurs sur des comptes non encore certifiés de la fédération, le président et son adjoint ont entrainé la Ministre de la Transition Numérique et de la Réforme de l’Administration, Ghita Mezzour, dans le plus grand scandale de l’histoire de l’APEBI. Dans leur fuite en avant, le duo s’active pour rempiler pour un second mandat dans une course contre la montre indigne des valeurs la fédération. Il est grand temps que l’ensemble des parties prenantes entament la réflexion sur le devenir de l’APEBI et envisagent toutes les possibilités y compris la dissolution. Le risque du laisse faire est de voir se dilapider les efforts de toute une génération de pionniers de la technologie au Maroc.

Tout est parti de l’organisation de l’évènement de lancement de la marque digital pays #MoroccoTech par la ministre de la Transition Numérique et de la Réforme de l’Administration, Ghita Mezzour.

Dans un précédent article, nous avons mis le doigt sur l’absurdité de cette stratégie et nous avons relevé que le nom de domaine de la marque en question, MoroccoTech.org n’était pas la propriété du Royaume du Maroc mais celle de la société Media Mobility, détenue par le vice-président de l’APEBI, Mehdi Alaoui.

Aujourd’hui, il s’avère que l’APEBI a procédé au dépôt auprès de l’OMPIC, le 04 janvier 2022, en son nom, de la marque #MoroccoTech sensée être la propriété de l’Etat Marocain. Et cela dix jours exactement avant la tenue de l’évènement de lancement de la dite marque.

L’escroquerie n’aurait finalement pas échappé à la vigilance des responsables de l’Office puisqu’ils ont jugé la demande irrecevable. Une fin de non-recevoir qui a fait le tour des médias et des réseaux sociaux révélant au grand jour le plus grand scandale de l’histoire de l’Apebi et engageant la responsabilité directe de la Ministre Ghita Mezzour, désormais complice.

#MoroccoTech, la Casa de Papel

Rappelons le contexte.

Janvier 2020, Saloua Karkri-Belkeziz qui venait de réaliser l’acquisition de Capital consulting, et qui siégeait au Conseil de la concurrence, décide de se retirer de la présidence de l’APEBI après 4 mandats de hautes factures. Son expérience, son sérieux et le respect dont lui vouait la profession et le gouvernement, donnait à l’APEBI un poids important et un rayonnement international.

Soucieuse de donner sa chance aux jeunes surtout avec la place que commençait à prendre le digital dans l’écosystème IT, elle encourage des candidatures d’une nouvelle génération d’acteurs technologiques.

C’est finalement la candidature d’un duo composé de Amine Zarouk, DG d’Alten Delivery Center Maroc et Mehdi Alaoui, fondateur de Media Mobility, Screendy et LaFactory.

Le Covid se déclare et l’année qui durant laquelle le secteur des nouvelles technologies devait être en première ligne, s’est transformée en une année où l’avenir de l’Apebi a été mis en équation.

Mené par Ghita Lahlou, vice-présidente de la CGEM et DG de Phone assistance, un groupement des professionnels de l’outsourcing s’est constitué pour «vider l’Apebi de l’outsourcing» – une expression tirée d’un article du LeDesk paru le 25 septembre 2009-.

Inaudible, insignifiant et dépourvu de tout capital d’influence, e président de l’APEBI Amine Zarouk ne faisait pas le poids face à des opérateurs d’un secteur qui pèse pas moins de 14 milliards de dirhams en chiffre d’affaires. Ghita Lahlou va le terrasser devant les membres du Conseil d’administration de la CGEM tenu le 23 septembre 2020. C’est l’humiliation de toute l’Apebi.

Le 25 janvier 2021, soit quatre mois plus tard, et comme cadeau d’anniversaire pour la première année du duo Zarouk/Alaoui à l’APEBI, la CGEM annonce officiellement la cooptation de la Fédération Marocaine de l’Externalisation des Services (FMES) en tant que Fédération sectorielle statutaire externe.

5 millions de dirhams de subvention pour la promotion de l’outsourcing s’évaporent.

Ghita Lahlou et Youssef Chraibi exultent, Amine Zarouk et Mehdi Alaoui se morfondent.

Et comme un malheur ne vient jamais seul, le même mois, le président de l’Apebi apprend son licenciement. IL tait l’information jusqu’en mars où il va se payer une campagne RP annonçant son départ d’Alten et la création de deux Startups.

Le 10 septembre 2021, Ghita Mezzour est nommée Ministre de la Transition Numérique et de la Réforme de l’Administration. Les deux responsables de l’APEBI prennent attache avec elle. Ils déterrent un dossier que Moulay Hafid Elalamy avait refusé d’administrer, la création d’un label marocain du digital #MoroccoTech.

Alignement d’étoiles, Aziz Akhannouch sous pression et en manque de réalisations concrètes pour le bilan des 100 premiers jours de son gouvernement, donne son accord pour le lancement de #MoroccoTech.

L’idée du jackpot du siècle commence à se dessiner. Le plan du Mehdi Alaoui, alias le Professeur, et Amine Zarouk, alias Berlin, est de faire mainmise sur la stratégie digitale nationale. Ghita Mezour, alias Lisbonne, qui n’a que 15 jours pour lancer l’initiative est prête à tout pour organiser l’évènement dans les délais.

Comme l’appétit vient en mangeant, et comme les deux responsables de l’APEBI se sont rendus compte que la ministre et son patron étaient des pigeons, ils vont décider d’aller plus loin et de s’approprier la marque. Ils commencent par acheter le nom de domaine MoroccoTech.org.

Si le dépôt de la marque à l’Ompic a été fait au nom de l’Apebi, le nom de domaine n’a pas été acheté ni au nom du ministère, ni au nom de la fédération, ni au nom de Lafactory, ni au nom de Screendy mais au nom d’une société en veilleuse de Mehdi Alaoui, Media Mobility. Une société qui avait développé la première application de 2M. Une expérience douloureuse pour la chaine qui a très rapidement changé de prestataire.

D’après nos informations, Ghita Mezzour a demandé à l’Apebi de participer à l’organisation de l’évènement de lancement de #Moroccotech en contrepartie de les impliquer dans la mise en oeuvre de la stratégie. Ils débloquent un budget pour financer le studio d’enregistrement de l’évènement.

Toujours selon nos indiscrétions, Amine Zarouk répétait à tout bout de champs et qui veut entendre qu’il était sur une liste de nomination royale et qu’il avait l’appui de la ministre Ghita Mezzour.

La suite on la connait, ça devient tellement gros et tellement flagrant que la presse en parle, les langues se délient, le CESE invite la ministre et la recadre et l’Ompic fait tomber son couperet et refuse le dépôt de la marque au nom de la fédération.

Faute d’homogénéité des métiers, d’engagement de ses membres fondateurs, Il est grand temps de dissoudre l’APEBI

Le 17 janvier 2020, soit trois jours après le MoroccoTech, Mehdi Alaoui et Amine Zarouk envoient aux membres de l’APEBI, un email annonçant le lancement des candidatures pour le renouvellement du bureau de la fédération.

Comme la situation comptable de leur mandat serait, selon les rumeurs, pas très reluisante, qu’ils viennent de réussir leur coup en co-organisant avec le gouvernement le lancement de MoroccoTech, que Zarouk dit avoir besoin du poste pour pouvoir toujours espérer la nomination royale, ils se devaient de rempiler pour un deuxième mandat.

Pour le faire, ils vont encore une fois faire les malins. Ils fixent pour la réception des candidatures une période de quatre jours seulement, le jour de l’envoi du courriel, le mardi 17 janvier, inclus. Puis ils attendent le dernier jour du délai, soit le jeudi 20 pour déposer leur candidature. Et ils sont seuls en course.

Dans un exercice démocratique qui leur est propre, ils ont faire jouer l’alternance, mais entre eux. Mehdi Alaoui, postule pour président et son ancien président postule pour vice-président.

De l’histoire de l’Apebi jamais le niveau n’a été aussi bas.

Au delà des personnes, de leur inconscience, leur opportunisme et leur ignorance des enjeux et des risques, ce qui ce passe aujourd’hui est le résultat de la fin d’un cycle. Le cycle de femmes et d’hommes, des pionniers qui ont investit un secteur complexe et très technique et qui se sont organisés pour défendre leur métier et porter haut et fort le flambeau du savoir-faire du royaume.

Commençant par feu Kamil Benjelloun fondateur de CBI et de l’Apebi, passant par Doss Bennani d’Attijariwafa bank, Fouad Brini Président de la Fondation Tanger Med, Bachir Rachdi, président de l’Instance nationale de la probité, de la prévention et de la lutte contre la corruption, Mohammed Horani président HPS jusqu’à Saloua Karkri Belkeziz. Tous reconnus et récompensés pour leurs probité, intégrité, sérieux, profesionalisme et patriotisme.

Ce nivellement par le bas que vit l’Apebi est aussi une résultante d’une part du peu d’implication des membres fondateurs et d’autre part d’un changement structurel de l’écosystème technologique.

La révolution numérique a un impact global et systémique sur l’ensemble des chaines de valeurs. La technologie ne peut plus se définir comme un ilot à part. Elle fait désormais partie intégrante de tout les autres secteurs. La santé, devient HealthTech, l’agriculture devient Agritech et la finance devient Fintech.

De plus, l’arrivée progressive aux postes de décision de jeunes managers nés dans le digital âge, la fonction numérique n’est plus l’exclusivité des ingénieurs et des DSI.

Dans le cas de l’Apebi, ce constat est vérifiable auprès de la CGEM. En effet, la voix de la commission Start-ups et Transformation digitale de la confédération a depuis le départ de Mme Belkeziz gagné des galons. Elle est plus écouté et plus influente que toute l’Apebi réunie. Pourtant, la Commission n’a pas de budget et sa présidente, Mme Meriem Zairi, n’est pas une informaticienne, elle est financière.

Le phénomène s’accélère de jour en jour. La sortie de l’offshoring est certes dû entre autres à un lobbying efficace mais répond à une réalité économique certaine et un exécution à des menaces réelles qui planent sur le secteur à cause de politiques européennes de plus en plus protectionnistes. Cet évènement majeur aurait dû alerter les membres de l’Apebi et les pousser à enclencher une réflexion sérieuse sur son avenir.

La transition numérique a besoin de bâtisseurs d’infrastructures, d’innovateurs deeptech, de la souveraineté des données, de la maitrise des flux financiers, de la cyberdéfense et surtout une gouvernance agile.

Ce n’est pas avec les hackathons, les keynotes, l’événementiel qu’on va y arriver.

On en appelle à un sursaut des membres fondateurs et des sages de la fédération, à l’intervention du ministre de tutelle, M. Ryad Mezzour, au Président de MedZ, M. Omar EL Yazghi, au Président de la CGEM, M. Chakib Alj et aux partenaires Inwi et Orange.

Le «CQP» l’initiative ingénieuse de l’APEBI pour surmonter la pénurie des profils IT

Il s’agit d’un concept innovant, audacieux et ambitieux de l’APEBI pour remédier à la rareté des profils qui menace la compétitivité des entreprises. Et c’est grâce au concours de l’ANAPEC et la toute nouvelle #ADD que va naitre le CQP, Certificat de Qualification Professionnelle, un cercle vertueux de formation et d’insertion de jeunes diplômés scientifiques.

Le 4 mars dernier, l’APEBI et l’ANAPEC ont tenu au Technopark de Casablanca une réunion d’information pour débattre des solutions susceptibles de remédier à la rareté des profils IT au Maroc. Les deux institutions ont signé à l’issue de cette rencontre, avec le concours de l’Agence du Digitale, une convention qui va non seulement permettre une formation de pointe aux public concerné mais également un accompagnement spécifique pour une rapide insertion professionnelle.

Il est à rappeler que chaque année, plus de 600 ingénieurs quittent le Maroc pour aller travailler sous d’autres cieux. Un phénomène qui s’est accéléré les derniers mois en raison de la demande mondiale croissante des profils digitaux qualifiés. L’impact sur le marché national commence à se faire sentir et la pénurie des profils IT s’est durablement installée, malgré les 8.000 profils IT formés par an. Pire, la fuite des cerveaux hypothèque les chances de réussite de la transformation digitale, matrice de la révolution industrielle qui s’annonce.

Lors de la rencontre du 4 mars dernier à Casablanca, la Présidente de l’APEBI, Saloua Karkri-Belkeziz, tout en rappelant les chiffres des départs d’ingénieurs marocains à l’étranger, a affirmé que « Les grands opérateurs IT estiment que 3 entreprises étrangères viennent tous les 15 jours pour recruter une dizaine d’ingénieurs marocains. Il y a un grand manque de ressources humaines dans le secteur des nouvelles technologies. La situation est inquiétante. ».

Pour surmonter cette situation que la Fédération marocaine des technologies de l’information de télécommunication et de l’offshoring (APEBI) et l’Agence nationale de promotion de l’emploi et des compétences (ANAPEC) ont accéléré la naissance d’un dispositif qui vise, d’une part, à former plus de compétences marocaines et d’autres part de recruter des profils étrangers. 

A la demande de l’APEBI, l’ANAPEC a décidé d’ouvrir le marché de l’emploi IT à des compétences étrangères de niveau bac+5 en informatique, lorsqu’il y a un manque de compétences marocaines. Un ressortissant étranger pour être recruté devra suivre un processus en ligne sur le site Taechir.travail.gov.ma pour l’obtention de l’attestation d’activité de l’ANAPEC et le visa du ministère du Travail. La durée et les frais de visa ont été revus également à la baisse. Le second volet de la convention concerne le renforcement des capacités d’emploi du marché marocain avec le lancement du certificat de qualification professionnelle (CQP) de développeur en nouvelles technologies.

Piocher dans la réserve existante des BAC+3 

Cette certification s’adresse aux jeunes issus du système scolaire universitaire Bac+3 diplômés des filières scientifiques et les demandeurs d’emploi inscrits à l’ANAPEC. Cette dernière se chargera de la sélection, du financement des actions de formes et de l’insertion professionnelle. D’après Abdelmounaim El Madani, Directeur Général de l’ANAPEC, « les ressources humaines dans le secteur des technologies de l’information se font rares. C’est une situation aberrante pour un secteur stratégique et producteur. Pour combler ce déficit, nous avons décidé en concertation avec l’APEBI de lancer le certificat CQP qui permettra aux professionnels de répondre immédiatement à leurs besoins ». Selon l’ANAPEC, 2.000 diplômés BAC+3 scientifiques sont disponibles immédiatement. Grâce à ce certificat, les métiers sous tension pourront disposer de profils adaptés à leurs besoins. D’une durée de 9 mois, la formation sera en alternance (3 mois en entreprise) et comprendra cinq unités. Dans une première phase, elle sera lancée à titre pilote dans cinq régions prioritaires : Casablanca-Settat, Rabat-Salé-Kénitra, Souss-Massa, Fès-Meknès et le Nord, avant d’être étendue aux 12 régions. Le Maroc arrivera-t-il ainsi à combler son déficit ou bien devra-t-il mettre en place d’autres mécanismes ?

Deal GFI-Capital Consulting, le coup de maître de Saloua Karkri-Belkeziz

C’est officiel, GFI Maroc dirigé par Saloua Karkri-Belkeziz, acteur incontournable en matière d’intégration et de mise en œuvre de progiciels de gestion, s’est porté acquéreur de 70% du cabinet de conseil, Capital Consulting, un des leaders nationaux dans le conseil en stratégie. Ses deux fondateurs, Hicham Chebihi Hassani et Abdelmounaim Faouzi, avaient engagé, depuis plusieurs mois, l’ouverture du capital de leur cabinet à de grands groupes internationaux. Ce rachat, qui attend la validation finale du tout nouveau Conseil de la Concurrence présidé par Driss Guerraoui, permettra à GFI Maroc et sa maison mère française GFI informatique qui est elle même détenue par la société qatarie, Mannai Corporation, de mettre la main sur un prescripteur de premier plan agissant au Maroc et en Afrique. Un gisement d’affaires important qui offrirait des perspectives de développement prometteuses.

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L’ANAPEC «passeur Go Fast» des cerveaux marocains vers l’étranger

«Le retour au Maroc est une question de foi», a scandé fièrement le secrétaire d’Etat marocain chargé de l’investissement, Othman El Ferdaous, devant un auditoire de jeunes étudiants à l’occasion du 23ème édition du Forum Horizons Maroc, qui s’est tenu le 3 février à Paris, dans un élan oratoire qui s’avère être bien loin de la réalité de la politique de son gouvernement. Car au même moment, l’Agence nationale de promotion des emplois et des compétences (Anapec), a dédié son service public ces dernières semaines, tels les «passeurs Go fast», à faire émigrer les jeunes étudiants marocains vers la France, le Qatar, l’Allemagne et le Canada. Un scandale qui en cache un autre : le gouvernement a déclenché une opération de «transfert» à grande échelle afin de camoufler sa faillite et sa déliquescence, et son incapacité de créer de l’emploi.

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Les professionnels du secteur des nouvelles technologies s’insurgent contre leur exclusion de l’Agence du Digital

En marge de l’Assemblée Générale élective du nouveau bureau de la Fédération des Nouvelles technologies de l’Information, des Télécommunications et de l’Off-shoring, l’APEBI, s’est tenue mardi 23 janvier, la présentation de la feuille de route de l’Agence du Digital. Moulay Hafid Elalamy, retenu en raison de la cérémonie d’installation des nouveaux ministres, c’est le secrétaire d’Etat chargé de l’Investissement, Othman El Ferdaous, qui l’a représenté. Un exercice périlleux, pour le jeune ministre devant une assistance constituée de vieux routiers du secteur qui ont vu succédé sur une vingtaine d’année, plusieurs gouvernements avec leurs lots de projets de modernisation des services publics, d’informatisations, qui n’ont pas été de tout succès.

Les revendications populaires, trame de fond de la stratégie digitale

Othman El Ferdaous a planté le décor dès l’ouverture de cette réunion en projetant la photo d’une manifestation montrant des jeunes portant des pancartes revendiquant le droit à une vie meilleure et digne. Sur ces pancartes, le ministre va superposer ses solutions, une sorte de modélisation à la problématique sociale et économique : pour assurer une vie meilleure aux jeunes et aux marocains cela passe par la création d’emplois donc de la productivité, et pour assurer une vie digne, cela passe par un Etat intelligent, interprété par ce modèle par de la confiance. Othman El Ferdaous conclut que la productivité et la confiance sont les éléments qui peuvent être atteints rapidement par la digitalisation.

Cette mise en scène constituera le fil conducteur de la présentation de OEF, pseudo que le ministre chérit particulièrement. Durant son intervention, il n’a cessé de marteler : je ne veux pas de modèle californien, ni d’indicateurs étrangers ; la technologie doit répondre aux revendications des marocains.

Par ailleurs, Othman El Ferdaous a prouvé être décomplexé par rapport aux nouvelles tendances numériques mondiales : Intelligence Artificielle, Blockchain, Réalité Virtuelle, tout en livrant des illustrations concrètes de leur utilisation dans la vie courante du marocain normal, de l’autoentrepreneur et de la PME.

Concernant l’Agence du Développement du Digital, dont la Directrice générale par intérim était présente à l’évènement, Othman El Ferdaous a partagé l’objectif premier de son département quant à la réussite de la mission de l’Agence, à savoir ne pas faillir dans l’opération de recrutement des ressources humaines dont une partie sera constituée probablement des cadres de la direction du numérique qui ont postulé pour rejoindre l’ADD. OEF a également précisé à l’assistance que le recrutement de son Directeur général était en cours.

Absence de l’APEBI dans le Conseil d’administration de l’ADD, les professionnels s’insurgent

Les professionnels du secteur des Nouvelles technologies de l’Information et membres de l’APEBI, ont exprimé leur étonnement et leur déception quant à l’absence de l’APEBI aussi bien du Conseil d’Administration de la nouvelle Agence du Développement du Digital que du board des experts.

Ces acteurs du secteur du numérique, qui ont fait valoir leur longue expérience aussi bien au niveau domestique qu’à l’export, se sont interrogé sur la raison qui a poussé le département de Moulay Hafid Elalamy de ne pas les consulter pour établir la feuille de route du numérique. Alors qu’ils étaient systématiquement sollicités pour toutes les stratégies durant plus de 17 années, et ce depuis le premier projet eGov.

El Ferdaous s’est défendu en expliquant que sa présence à cet évènement s’inscrivait justement dans le sens du partage et de l’écoute des professionnels. Cependant, ces derniers persistent et signent, et semblent exiger un siège en bonne et due forme à l’ADD et n’ont pas hésité à qualifier l’absence de l’APEBI du Conseil d’administration de l’Agence d’erreur.

#digitalfikra a frustré les professionnels

L’initiative #digitalfikra lancée par Othman El Ferdaous, et qui a connu un franc succès, surtout auprès des cadres, des jeunes entrepreneurs et autres startupers, semble avoir frustré les professionnels. Une frustration somme toute légitime car les pouvoirs publics et ce nouveau gouvernement ont tout à gagner en écoutant les diverses expériences, positives ou négatives, et entretenir un partenariat basé sur le dialogue et la confiance.

D’ailleurs, Mohamed Horani, président de HPS, a été le premier à s’exprimer en mettant au centre du débat la question de la confiance. Pour l’ancien patron des patrons, on ne peut pas disposer d’une confiance virtuelle entre le secteur privé et le secteur public si on n’établit pas au préalable une confiance physique.

La glace semble avoir été brisée

Cette rencontre semble avoir brisé la glace qui s’est formée entre l’APEBI et le département de Moulay Hafid Elalamy et de Othman El Ferdaous. D’un côté, les professionnels de la NTIC ont pu transmettre leurs interrogations ainsi que leur détermination à jouer un rôle central dans le dispositif et, d’autre part, le ministère informé, semble mieux outillé pour réussir l’installation de l’Agence du Développement du Digital et surtout d’accélérer sa transformation numérique qui tarde à se mettre en place en faisant perdre au Maroc beaucoup d’argent et beaucoup d’emplois.

Saloua Karkri-Belekziz reconduite pour un 2ème mandat

La dame de fer de l’Offshoring, Saloua Karkri-Belekziz a été largement plébiscitée par les membres de la fédération pour briguer un deuxième mandat. Un mandat qu’elle veut axer sur la création de l’emploi et l’innovation. Pour l’accompagner dans ce challenge, l’APEBI a élu un nouveau Vice-président, Youssef El Alaoui, co-fondateur du leader national de la mobilité, Mobiblanc. Youssef El Alaoui a d’ailleurs présenté le plan d’action 2018-2020 de l’APEBI, où la transformation numérique, la stratup et l’innovation constituent des paris stratégiques dans le but de créer une rupture nette, tout en consolidant les réalisations et les acquis accumulés.

Dans le détail, l’ambition du binôme Belekziz/ElAloaui et de son Conseil d’Administration, constitué de 20 membres est de « Réussir le choix stratégique de la transformation digitale du Maroc, et placer la Fédération au cœur de cet enjeu ». 5 axes stratégiques sont proposés pour atteindre cet objectif :

  • Partenariat avec l’Agence de Développement du Digital dans le cadre de la stratégie Digitale Nationale :
    • Former, encadrer et outiller l’administration et la PME afin de réussir la transition numérique
    • Booster la Start-up
  • Création d’une cellule de veille Digitale
  • Implication dans la résolution de la problématique des ressources humaines dans le secteur IT: de la formation à l’employabilité ;
  • Opérationnalisation de la structure d’animation de l’Offshoring et régionalisation ;
  • Accompagnement de l’ambition d’investissement et d’export de nos membres.

Agence de développement du digital – ADD

L’Agence du développement digital a pour mission d’accélérer la transformation numérique de l’économie nationale. Elle se chargera de mettre en place des approches intégrées dans le domaine du développement numérique au Maroc, de mettre en œuvre les stratégies de l’Etat en la matière et de promouvoir la diffusion d’outils numériques. Son Conseil d’administration est composé des représentants du secteur public (ANRT, ANPME, AMDIE) et du secteur privé (président des chambres de commerce, d’industrie et des services, représentants de la CGEM et du secteur des assurances). L’ADD est actuellement dirigée par Khouloud Abejja, directrice générale par intérim et conseillère du ministre de l’Industrie, accompagnée par 4 experts: Nadia Filali, Laila Bennis, Ali El Amrani et Tarik Fadli.(Source tic-maroc.com)

Moulay Hafid Elalamy trace la feuille de route du digital

Quelques semaines après l’installation de la nouvelle Agence du développement digital, acteur nodal de la promotion du Maroc en tant qu’acteur de référence dans le secteur IT à l’échelle régionale, continentale et dans le monde Arabe, le ministre Moulay Hafid Elalamy se produira mardi prochain en guest-star des professionnels de l’APEBI en vue de dérouler la feuille de route qu’il a prévue pour le secteur du numérique. La Fédération marocaine des Technologies de l’Information, des Télécommunications et de l’Offshoring qui est co-acteur avec le gouvernement dans la vision nationale 2020, tente de créer une réelle mobilisation pour sa mise en œuvre. D’où l’invitation de MHE himself en marge du démarrage de l’Assemblée générale ordinaire élective de l’association afin qu’il rappelle le cadre institutionnel général dans lequel s’est inscrit le Maroc pour permettre la mise en place des écosystèmes performants dans le secteur.

Moulay Hafid Elalamy n’a eu de cesse de le répéter, en terme d’Économie numérique, le Maroc n’a pas encore suffisamment exploité son potentiel en matière du digital. Il est donc venu le moment de prendre le train du numérique.

Devant ses différents interlocuteurs, MHE est catégorique : le Maroc dispose de capacités largement au-dessus de ce que le pays a été capable de réaliser jusqu’à présent. Pour le ministre, le royaume est désormais tenu de prendre résolument le train du numérique.

L’Apebi accompagnera ce chantier titanesque à travers le renouvellement de ses instances le 23 janvier. La présidente sortante, Saloua Karkri-Belkeziz, est candidate à sa propre réélection. Pour faire face aux défis liés à l’ère de la Big data, du blockchain et des objets connectés, elle aura comme co-listier un spécialiste du secteur, Youssef El Alaoui. Cet ingénieur informaticien de 39 ans, directeur associé de Mobiblanc, soumettra une réflexion qui va dans le sens de la rupture avec la préservation des acquis.

La devise du duo Karkri/El Alaoui : soit être des acteurs à part entière de cette révolution numérique, soit de simples consommateurs. La liste unique Karkri/El Alaoui voit grand et ambitionne de faire de la vision 2020 une réelle politique globale de collaboration Sud-Sud.

Dans un esprit de partage d’expériences et de compétences, la future/nouvelle direction de l’Apebi, en partenariat avec l’Agence du développement du digital, auront à faire face à l’accélération des progrès technologiques et les innovations numériques qui transforment radicalement la vie des citoyens et des entreprises.