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Frappes israéliennes sur Gaza : Bourita réagit

Nasser Bourita a publié ce dimanche matin un communiqué exprimant la vive inquiétude du Royaume du Maroc suite aux frappes israéliennes sur la bande de Gaza qui ont fait 31 morts dont six enfants et quatre femmes et plus de 253 blessés.

«Le Royaume du Maroc suit avec une vive inquiétude la grave détérioration de la situation dans la bande de Gaza, à cause du retour des actes de violences et des combats, qui ont causé des pertes humaines et des dégâts matériels», indique Nasser Bourita dans un communiqué publié ce dimanche matin sur son site web et diffusé par l’agence presse nationale MAP.

Le ministre souligne que le Maroc, dont le Souverain, le Roi Mohammed VI, préside le Comité Al-Qods, «appelle à éviter davantage d’escalade et à rétablir le calme pour que la situation ne dégénère pas, épargnant ainsi à la région d’autres tensions qui compromettent les chances de paix».

Tout en réitérant ses positions constantes soutenant les droits du peuple palestinien, le Maroc affirme que la solution durable au conflit entre les deux parties, palestinienne et israélienne réside dans l’établissement d’un État palestinien indépendant vivant côte-à-côte avec l’État d’Israël dans la sécurité et la paix, conclut le communiqué.

Urgent : Israël croit avoir tué tous les hauts responsables de la sécurité du Jihad islamique à Gaza

Le chef de la direction des opérations militaires israélienne, le général de division Oded Basiuk, a annoncé ce samedi soir que selon «toutes les informations disponibles», Israël a tué les hauts gradés du Jihad islamique palestinien.

«Cette organisation a tenté de mener une attaque meurtrière contre des citoyens israéliens et des soldats de Tsahal en lançant un missile guidé antichar, pour tuer des civils et des soldats», déclare Basiuk lors d’une conférence de presse.

«Nous avons frappé et déjoué la chaîne [qui cherchait à] exécuter cette attaque», dit-il, faisant référence à l’assassinat de Tayseer Jabari, le commandant du groupe terroriste dans le nord de Gaza, et de Khaled Mansour, l’équivalent dans le sud de Gaza.

Jabari a été tué par une frappe aérienne israélienne vendredi après-midi, et Mansour il y a quelques heures.

«D’après toutes les informations dont nous disposons, [Mansour] a été [frappé] avec d’autres», dit-il.

«Tous les hauts responsables de l’aile militaire du PIJ à Gaza ont été [frappés]», ajoute Basiuk.

24 morts dont six enfants palestiniens

Vingt-quatre personnes dont six enfants sont mortes dans la bande de Gaza depuis le début de la flambée de violences entre Israël et le groupe Jihad islamique, a annoncé samedi le ministère de la Santé dans l’enclave palestinienne.

Israël bombarde Gaza, tue une fillette de 5 ans et un commandant du Jihad Islamique

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Les frappes aériennes israéliennes menées vendredi à Gaza ont tué au moins 15 personnes, dont une fillette de 5 ans, ainsi qu’un commandant du groupe Jihad islamique.

L’armée israélienne a confirmé le bombardement de la bande de Gaza ce vendredi après-midi en publiant une vidéo d’une frappe aérienne sur un appartement qui a tué un chef du groupe armée le Jihad islamique.

Début d’après-midi, l’armée a publié un message sur Twitter annonçant le bombardement de la bande de Gaza : «Suite aux menaces directes posées par le Jihad islamique palestinien à Gaza, Tsahal frappe actuellement dans la bande de Gaza. Une situation spéciale a été déclarée sur le front intérieur israélien. Détails à suivre».

Dans un communiqué, Tsahal révèle l’identité de la personne tuée suite à cette frappe, il s’agit du commandant principal du Jihad dans le nord de Gaza, Tayseer Jabari.

«Il faisait avancer les plans d’attaques aux missiles guidés antichars contre des citoyens israéliens et des soldats de Tsahal ces derniers jours le long de la frontière de Gaza» affirme le communiqué.

«Nous venons de cibler un commandant de haut rang du groupe terroriste palestinien Jihad islamique à Gaza. Tayseer Jabari était responsable de multiples attaques terroristes contre des civils israéliens.» a publié l’armée israélienne sur Twitter.

L’armée israélienne ajoute que 15 membres du Jihad islamique palestinien en route pour commettre une attaque de missiles antichars ou de snipers à la frontière ont été ciblés par cette attaque.

Plusieurs sites et bâtiments militaires du Jihad islamique ont été frappés, a précisé l’armée. Et souligne que les raids sur Gaza ne sont pas terminés.

« Tsahal continue de frapper des cibles terroristes dans la bande de Gaza, dont 6 postes militaires du Jihad islamique. Un certain nombre d’agents du Jihad islamique ont été neutralisés pendant les frappes» a annoncé l’armée sur son compte twitter.

«Le lieutenant général Aviv Kohavi a ordonné à l’armée de passer en mode d’urgence, en ouvrant le poste de commandement supérieur» précise la publication.

Des témoins et des sources de sécurité palestiniennes ont indiqué avoir assisté à plusieurs frappes, notamment une dans le centre de la ville de Gaza. Des journalistes de l’AFP ont vu des blessés être évacués par les services de secours et des pompiers s’activer pour éteindre des incendies.

Le ministère de la Santé à Gaza a de son coté fait état de huit morts, dont une fillette de cinq ans ainsi que 40 blessés.

«Les frappes de vendredi vont probablement conduire à une escalade plus large après une année de calme relatif à Gaza», écrit Barak Ravid sur Axios.

Le journaliste israélien précise que l’attaque est intervenue dans un contexte de tensions accrues à la frontière entre Israël et Gaza, après l’arrestation d’un membre haut placé du Jihad islamique en Cisjordanie occupée en début de semaine.

L’armée israélienne a ordonné l’état d’urgence dans toutes les villes israéliennes situées à moins de 80 km de la frontière avec Gaza. Son porte-parole des FDI a déclaré qu’il était probable que des roquettes soient tirées de Gaza vers le centre d’Israël, y compris Tel Aviv.

Déclaration du gouvernement israélien

Le Premier ministre israélien Yair Lapid et le ministre de la Défense Benny Gantz ont publié une déclaration commune et ont souligné que les frappes aériennes étaient destinées à «éliminer une menace concrète contre les civils israéliens.»

Lapid a déclaré qu’Israël «ne permettra pas aux organisations terroristes de fixer l’ordre du jour dans le sud d’Israël.»

Menace de riposte du Jihad Islamique

Le chef du Jihad islamique, Zyad Nekhale, a déclaré suite à l’attaque israélienne que l’organisation riposterait et que Tel Aviv serait l’une des cibles.

«Nous n’avons pas de ligne rouge, (…), Tel Aviv sera sous le coup des frappes de missiles de la résistance», a déclaré Nekhale dans une interview depuis l’Iran sur la chaîne al-Mayadeen.

Le Hamas a publié quant à lui une déclaration soulignant qu’Israël «sera tenu pour responsable et paiera le prix de son nouveau crime. Les groupes militaires de la résistance sont unies et elles répondront avec force».

L’arrestation d’un des leaders du Jihad Islamique mardi a mis le feu aux poudre

L’armée israélienne a arrêté mardi Bassam al-Saadi, un haut responsable du Jihad islamique, dans la ville de Jénine, dans le nord de la Cisjordanie occupée.

Le Jihad islamique, qui bénéficie du soutien de l’Iran, avait publiquement menacé de riposter à cette arrestation. Les responsables israéliens ont déclaré disposer de renseignements selon lesquels le groupe prévoyait d’attaquer des véhicules militaires et civils circulant près de la frontière avec des missiles antichars.

Tous les villages israéliens proches de la frontière avec Gaza sont verrouillés depuis mardi par crainte d’une attaque.

Ces derniers jours, les services de renseignement égyptiens, des responsables qataris et des diplomates des Nations unies ont mené des négociations intenses avec le Hamas, le Jihad islamique et Israël pour tenter d’éviter une escalade.

Selon les responsables israéliens, les efforts de médiation n’ont pas porté leurs fruits et le Jihad islamique a continué à préparer les attaques.

Gideon Sa’ar : Israël et le Maroc sont déterminés à lutter contre quiconque qui tente de miner leur souveraineté ou leur sécurité

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Au fur et à mesure des visites des hauts responsables israéliens, se dessinent clairement les contours d’une véritable coopération de sécurité et de défense entre le Maroc et Israël, d’un degré de maturité étonnant. Après Benny Gantz qui a balisé le terrain. Aviv Kohavi qui a brisé le plafond de verre psychologique. Le dernier hôte du Royaume, Gideon Sa’ar, Vice-Premier ministre et ministre israélien de la Justice, dévoile sans détour l’intensité et la force des liens entre les deux États.

Gideon Sa’ar, nouvel allié de Benny Gantz et nouvelle pièce maîtresse du jeu politique israélien est arrivé lundi 25 juillet à Casablanca pour une visite officielle de quatre jours. La présence de son épouse, la présentatrice vedette de la télévision israélienne Geula Even Saar, profère à cette visite un fort échos médiatique en Israël.

En effet, Geula Even Saar, du fait de la participation de son conjoint aux élections du 1er novembre, s’est vue signifier par son employeur, la chaîne de télévision publique Kan 11, sa suspension durant la période électorale. Une affaire largement médiatisée suite au refus de la présentatrice vedette d’accepter la décision de lui interdire les plateaux télés.

Gideon Sa’ar signe un article exclusif à L’Observateur et Al Ahdath Al Maghribia

Gideon Sa’ar, «جدعون ساعر» en arabe, est la deuxième personnalité politique israélienne après Benny Gantz à signer un article sur les colonnes du très influent groupe média marocain, Global Media Holding.

L’article du Vice-Premier ministre est paru dans les éditions du mardi 26 juillet d’Al Ahdath Al Maghribia sous le titre «Gideon Sa’ar : Merci Majesté le Roi» et de L’Observateur sous le titre : «Gideon Sa’ar : Les juifs auront toujours une place dans leur cœur pour le Maroc »

Le ministre israélien a articulé son article autour de trois axes :

  1. La sécurité du Maroc et d’Israël : un défi historique commun

L’histoire de la coopération en matière de sécurité, de défense et de renseignement entre le Maroc et Israël n’est plus un tabou dans le storytelling des responsables israéliens et dans les médias marocains. Ce qui était jadis, un secret d’Etats, est aujourd’hui un «game changer», un avantage et une supériorité géostratégiques indéniables.

Le vis-premier ministre israélien, Gideon Sa’ar, moins tenu à la réserve militaire que Benny Gantz et Aviv Kohavi a été très direct et très explicite dans sa description de cette coopération sécuritaire.

Israël et le Maroc sont déterminés à lutter contre quiconque tente de miner leur souveraineté ou leur sécurité.

Gideon Sa’ar sur L’Observateur du Maroc et d’Afrique

«Avec la fondation de l’État d’Israël, la coopération entre les deux pays était naturelle. Nous avons maintenu des relations de sécurité étroites qui se sont poursuivies et renforcées sous le règne de Sa Majesté le Roi Mohammed VI (même sans maintenir de relations publiques)», a-t-il affirmé.

Et d’ajouter : «En 1977, le Roi Hassan II a amené le ministre israélien de la Défense, Moshe Dayan, à rencontrer l’émissaire et conseiller personnel du président égyptien el-Sadate. Cela a permis une percée diplomatique, conduisant finalement à un contact direct entre Israël et l’Égypte, culminant avec la visite historique du président Sadate en Israël».

Le plaidoyer de Gideon Sa’ar le conduit à révélé l’intensité et le degré de maturité de la coopération sécuritaire entre les deux pays. Ainsi, il affirme sana ambiguïté qu’Israël et le Maroc sont dévoués à la relation qui s’est développée entre leurs établissements de sécurité respectifs et «sont déterminés à lutter contre quiconque tente de miner leur souveraineté ou leur sécurité».

  1. Coopération judiciaire : Signature d’une déclaration conjointe

«La justice est une pierre angulaire de toute foi et de toute société» écrit le ministre de la justice israélien.

Gideon Sa’ar annonce sur les colonnes de L’Observateur qu’au cours de sa visite, il allait procéder avec son homologue, Abdellatif Ouahbi, une déclaration conjointe concernant la coopération entre les systèmes juridiques israélien et marocain.

Parmi les domaines qui seront discuter :

  • La promotion de la Défense Publique,
  • Une plus grande accessibilité des citoyens au système judiciaire,
  • Les alternatives à la justice punitive.
  1. La place du judaïsme et de la communauté juive au Maroc

«La place que le judaïsme et la communauté juive ont au Maroc, pendant aussi longtemps, facilite les bonnes relations avec Israël, et rend les liens entre les peuples eux-mêmes si chaleureux, et pas seulement entre les dirigeants et les gouvernements», écrit le ministre israélien.

Gideon Sa’ar a tenu à remercier le Roi Mohammed VI et lui exprimer sa gratitude pour son engagement constant en faveur de la sauvegarde du patrimoine juif marocain et son support aux communautés juives au Maroc.

«Je tiens à remercier Sa Majesté le Roi Mohammed VI pour avoir bien voulu parrainer le processus de réorganisation des communautés juives au Maroc et pour l’inclusion des études juives dans le cursus national» a-t-il écrit.

«Je remercie également Sa Majesté le Roi Mohammed VI pour avoir récemment approuvé trois nouvelles institutions visant à protéger les traditions juives marocaines, tant dans le Royaume qu’à travers le monde», poursuit-il

«J’exprime également ma gratitude au Souverain pour avoir lancé un projet de réhabilitation pour des centaines de sites juifs à travers le Royaume – une action sans précédent dans la région» s’est félicité l’hôte du Royaume.

Gantz et Sa’ar fusionnent leurs partis politiques et se positionnent en favoris pour les élections de novembre

Le parti Bleu et Blanc du ministre de la Défense Benny Gantz et le parti Nouvel espoir du ministre de la Justice Gideon Sa’ar fusionnent, en perspective des élections législatives israéliennes du mois de novembre prochain. Les cinquième du genre en 3 ans et demi. L’annonce a été faire le 10 juillet dernier lors d’une conférence de presse conjointe.

«Aujourd’hui, nous posons la première pierre du prochain gouvernement», a déclaré Gantz.

«Les extrêmes ont donné le ton pendant trop longtemps, et le centre israélien est resté sans voix».
s’est-il indigné.

Benny Gantz a décrit l’année qu’il a passée sous la direction de l’ancien Premier ministre Benjamin Netanyahou, comme «une main sur le volant», qui a réussi à «arrêter au moment critique le coup qu’il allait être porté à la démocratie et à sauvegarder le système juridique.»

«Les citoyens d’Israël ont besoin d’un gouvernement qui fonctionne et qui s’occupe de sa sécurité nationale», a-t-il martelé avant de faire l’éloge de son nouvel allié, Gideon Sa’ar, le qualifiant de «leader courageux et honnête».

Gantz a appelé à l’unité tous ceux qui reconnaissent Israël comme un «État fort, confiant, juif et démocratique mais qui n’ont pas d’opinions racistes».

Projet électoral de la fusion : Droite patriotique et sécurité nationale centriste

Gideon Sa’ar a ensuite pris la parole et a souligné que la fusion serait celle de la «droite patriotique» mais avec des politiques de «sécurité nationale centriste».

«Benny Gantz s’est montré fort face à la machine à poison», a-t-il déclaré. Les décisions prises par Gantz ont été pour le bien du pays. Il a fait preuve de résistance face aux attaques.

Cela a prouvé que Gantz était « le leader approprié pour se tenir à la tête de ce gouvernement d’union », a-t-il dit.

Les négociations entre les deux leaders donnent au parti de Gideon Sa’ar, «New Hope», un tiers des sièges du parti commun, contre deux tiers pour les Bleu et Blanc, de Benny Gantz.

Le ministère de l’intérieur s’insurge contre les allégations malveillantes de Abdelilah Benkirane

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Les marocains ne pardonnent pas le mensonge, l’hypocrisie et la manipulation. Ils ont, encore une fois, fait mordre la poussière à Abdelilah Benkirane et son parti le PJD. Cette fois-ci à l’occasion des élections partielles à  Al Hoceima, Meknès et Mediouna. Le pestiféré des islamistes, l’homme politique le plus détesté par les marocains après Aziz Akhannouch, n’a pas eu le courage d’assumer sa défaite personnelle. Donnant libre cours à sa réthorique habituelle : «les agents de l’Intérieurs seraient responsables de sa déconfiture».

Le ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit, n’a pas voulu laissé passer cette énième attaque de l’individu, au risque de porter atteinte à la crédibilité de l’opération électorale. Un communiqué de presse cinglant du Ministère, publié ce lundi, a étrillé le Secrétaire Général du PJD sans le citer nommément, l’accusant de véhiculer des allégations infondées en place et lieu de recourir aux institutions constitutionnelles compétentes pour contester les résultats électoraux.

La malédiction Benkirane commence à peser lourd sur le PJD. Son double langage et ses plans machiavéliques ne passent plus ni auprès de sa base partisane ni auprès des marocains. Celui qui rêve d’une V2.0 du printemps arabe pour espérer refaire le coup du sauveur, n’hésite pas à ménager Aziz Akhannouch, l’ennemie numéro 1 des marocains, pour rester rester dans ses bonnes grâces, et de s’en prendre frontalement à la technostructure de l’intérieur. Laquelle administration qui absorbe les contrecoups de l’incompétence de la galaxie Akhannouch et les manoeuvres et guet-apents de tout genre.

A l’approche des élections partielles du jeudi 21 juillet 2022, Abdelilah Benkirane jouait sur les deux tableaux : celui des hashtags contre la cherté de la vie, tout en épargnant Aziz Akhannouch, son complice dans la dégradation du pouvoir d’achat des marocains. De plus, paraît-il, Mustapha El Khalfi, l’un de ses fidèles lieutenants espère toujours être nommé ambassadeur.

Mais les résultats du scrutin ont confirmé la déconfiture historique du PJD le 8 septembre 2021. Le parti de Abdelilah Benkirane ne fait plus le poids face à ses anciens concurrents, le PAM, l’USFP, le PI et le RNI.

Le ministère de l’Intérieur nie catégoriquement les allégations malveillantes de la direction d’un parti prétendant que le vote était orienté par des agents d’autorité

Dans un communiqué, le ministère a souligné que «la direction d’un parti politique ayant participé aux élections législatives partielles du 21 juillet 2022 a tenté, de manière délibérée, de porter atteinte à la crédibilité de cette opération électorale, en faisant la propagande d’informations erronées prétendant que le vote aurait été orienté par certains agents d’autorité, en proférant à leur encontre des propos diffamatoires qui ne sont pas à la hauteur du discours politique sérieux dont doit faire preuve le secrétaire général d’un parti politique».

Le ministère d’Abdelouafi Laftit a également relevé que ces «allégations malveillantes et inacceptables ont pour objet de porter atteinte à cette étape électorale et semer le doute sur son déroulement d’une manière méthodique et délibérée, à l’instar de la ligne politique adoptée par le parti lors des échéances électorales du 8 septembre 2021».

Tout en se disant étonné par la justification de cet échec pour le mettre sur le dos des agents d’autorité qui ont contribué d’une manière patriotique au succès de ces élections partielles, le ministère de l’Intérieur note que ces accusations qui se répètent à l’occasion de chaque échéance électorale sont «une forme de dénigrement des acquis démocratiques réalisés par notre pays et de tous les efforts déployés par tous, gouvernement, institutions constitutionnelles, partis politiques responsables et médias professionnels.» Pire, il s’agit ni plus, ni moins que d’un mépris et d’un refus de la volonté des électeurs qui ont choisi en toute liberté et responsabilité leurs représentants dans la gestion de la chose publique nationale, déplore-t-on de même source.

D’où, le nécessaire rappel qu’il s’agit de faire en soulignant que le pays a veillé à réunir toutes les garanties juridiques, judiciaires et politiques assurant un déroulement transparent des échéances électorales, relève la même source, ajoutant que tous ceux qui ne sont pas de cet avis ont la possibilité de recourir aux institutions constitutionnelles compétentes pour contester les résultats électoraux, laquelle démarche est une pratique démocratique bien ancrée dans l’expérience électorale marocaine, au lieu de véhiculer des accusations infondées.

Le chef de l’armée israélienne Aviv Kohavi, se recueille à la grande synagogue Slat al-Azama de Marrakech

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Le Chef d’État-major de l’armée israélienne, Aviv Kohavi, s’est rendu ce mercredi à Marrakech, après une première journée de travail à l’État-major des Forces Armées Royales à Rabat. À son arrivée à la ville ocre, le Chef de Tsahal, a accompli une prière commune à la grande synagogue Slat al-Azama, en compagnie de la communauté juive du marocaine. Il s’est rendu plus tard à la base aérienne de Ben Guerir, où il a été reçu par le Colonel Major Hassan Mahwar.

Le Chef de l’armée israélienne a consacré une communication spéciale à la rencontre avec la communauté juive marocaine, ce mercredi à Marrakech. La protection, l’attention, le soutien et la bénédiction du Roi Mohammed VI et de ses ancêtres, dont jouissent ces marocains séfarades, leurs offrent un statut et une considération spéciaux au Maroc et à partout dans le monde.

De par sa formation, Maîtrise en Philosophie, et ses convictions personnelles, l’hôte spécial du Maroc, Aviv Kohavi, a montré une forte sensibilité à cette relation très particulière entre les juifs marocains, la monarchie et leur patrie, le Maroc. Consacrant une bonne matinée à une communauté extrêmement motivée et impliquée dans le processus de paix avec Israël.

Le Chef de Tsahal s’est tout d’abord recueilli au cimetière juif avant de se rendre à la grande synagogue Slat al-Azama dan l’ancienne médina de Marrakech. Aviv Kahovi et sa délégation ont été accueillis par des membres de la communauté juive marocaine et se sont échangés des présents-souvenirs. Le chef d’état-major général a ensuite assisté à un service de prière commune.

« Des milliers de Juifs israéliens ont des liens profonds avec le Royaume du Maroc. Beaucoup n’ont jamais pensé qu’ils verraient un chef d’état-major de Tsahal visiter le pays et sa communauté juive. Le partenariat 🇮🇱🇲🇦 marque un nouveau chapitre spécial dans la longue histoire du Moyen-Orient » a publié l’armée israélienne sur son compte Twitter .

https://twitter.com/idf/status/1549817578893238273?s=21&t=_qV11uilxDZINx96xj0Bpg

Selon les médias israéliens certains membres présents à cette rencontre auraient immigré en Israël avec l’organisation «Youth Aliyah», ont combattu aux côtés de Tsahal pendant la guerre du Kippour puis ils sont retournés après dans leur pays natal.

Au terme de sa visite, Aviv Kohavi a félicité la communauté juive marocaine et l’a remerciée pour sa «contribution au peuple juif en Israël et dans la diaspora».

«Je suis fier et enthousiaste de vous rencontrer… votre rôle dans la lutte pour l’État d’Israël, et aujourd’hui vous travaillez ici pour la communauté juive et pour approfondir les liens avec Israël», a-t-il déclaré.

Aviv Kohavi a marqué son passage à la tête de l’armée par une révolution culturelle au sein de l’État-major de Tsahal. En février 2021, il effectué un large et important remaniement qui avait pour grande particularité et objectif de gommer le paramètre sectaire des critères d’admission à l’état-major. En effet, sur les cinq généraux nommés, quatre était séfarades et un seul d’origine ashkénaze.

« Le simple fait que personne n’ait mentionné les origines de ces généraux est en soi une excellente nouvelle dans un État d’Israël qui, trop souvent, développe une fâcheuse tendance communautariste » avait écrit i24News. 

Kohavi à la base aérienne de Ben Guérir : Drones et F-16

Aviv Kohavi s’est ensuite déplacé à la base aérienne de Ben Guérir, située à 75 Km de Marrakech pour une réunion de travail avec le Colonel Major Hassan Mahwar. Les deux responsables militaires ont passé en revue les sujets importants et discuté de la coopération entre les forces aériennes des deux armées.

Le chef d’état-major de Tsahal Aviv Kohavi reçu par le Colonel-Major Hassan Mahwar à la base aérienne marocaine de  »Ben Guérir ». (crédit : IDF)

Kohavi était accompagné par le chef de la division de la recherche et du renseignement, Brigadier Général Amit Saar. Ils ont été informé par la partie marocaine sur la menace locale des drones et ont reçu une présentation concernant l’escadron de chasseurs F-16 de la base.

En outre, la délégation israélienne a visité, la veille la brigade des parachutistes des Forces Armées Royales et s’est entretenue avec les commandants de l’unité.

Qui est Aviv Kohavi ?

Aviv Kohavi est le deuxième des trois enfants nés de Shaul et Riva Kohavi. Son père était propriétaire d’un magasin et sa mère était professeur d’éducation physique. Il a grandi à Kiryat Bialik dans le district de Haïfa, a étudié à l’école Habonim de Kiryat Bialik et à l’école professionnelle Ort Kiryat Bialik et a été membre du mouvement de jeunesse «HaMahanot HaOlim».

Kohavi s’est engagé dans l’armée en août 1982, s’est porté volontaire pour les parachutistes et a été affecté au 890e bataillon. Au cours des années suivantes, il a pris le commandement d’un peloton et a servi en tant qu’officier des opérations du bataillon.

Il obtient une licence en philosophie à l’Université hébraïque et est ensuite nommé commandant de la branche des opérations de la brigade des parachutistes. En 1993, Kohavi est promu lieutenant-colonel et occupe ce poste jusqu’en 1994. En 1995, il est nommé commandant de la brigade de parachutistes et occupe ce poste jusqu’en 1997. Il occupe le poste de commandant adjoint de la brigade des parachutistes entre 1997 et 1998. En 1998, après avoir obtenu sa maîtrise à Harvard, il est nommé commandant de la division orientale de l’unité de liaison pour le Liban.

En 2001, il est nommé commandant de la brigade des parachutistes, où il sert jusqu’en 2003. Au cours de l’opération «Bouclier défensif» de cette année-là, Kohavi a mené sa brigade de parachutistes à la capture du camp de réfugiés de Balata à Naplouse. Il a mis au point une nouvelle tactique consistant à percer les murs des résidences plutôt que d’entrer par la façade des bâtiments où les soldats pourraient être pris pour cible par des tireurs d’élite. Cette tactique a ensuite été adoptée par l’armée américaine en Irak et en Afghanistan.

Le chef d’état-major Aviv Kohavi s’entretient avec des soldats participant à un exercice sur la base de Tzeelim, dans le sud d’Israël, simulant un futur conflit militaire dans la bande de Gaza, le 26 février 2019.

En 2003, Kohavi a été promu au rang de général de brigade et a été nommé commandant de la brigade des pompiers. Il occupe ce poste jusqu’en novembre 2004. Le 30 novembre 2004, il a été nommé commandant de la division de Gaza. Pendant son service en tant que commandant de division, deux événements majeurs ont eu lieu : le désengagement en septembre 2005 et l’enlèvement de Gilad Shalit en juin 2006.

Après avoir passé du temps aux États-Unis et obtenu un second master en relations internationales à Johns Hopkins, il est rentré en Israël et a été nommé chef de la direction des opérations où il a servi de 2007 à 2010.

Gantz et Kohavi rendent visite aux forces de Tsahal qui simulent une guerre avec le Hezbollah à Chypre -31 Mai 2022

En 2010, il est promu au rang de général de division et nommé chef du renseignement militaire. En 2017, il a été nommé chef d’état-major adjoint et a servi jusqu’au 13 décembre 2018. Le 15 janvier 2019, il a été promu et a commencé son service en tant que 22e chef d’état-major d’Israël.

Aviv Kohavi vit dans le village communautaire d’Adi au nord d’Israël. Il est marié à Yael, avocate de profession, est procureur adjoint et père de trois filles. Végétarien depuis le lycée et peintre amateur.

Aviv Kochavi recevant ses épaulettes par son épouse Yael et l’ancien Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu lors d’une cérémonie de remise, le 15 janvier 2019, au ministère de la Défense à Tel Aviv.

Drones, missiles, cyberguerre, forces spéciales, détails de la coopération militaire entre le Maroc et Israël

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La visite officielle au Maroc du lieutenant-général Aviv Kohavi, Chef de l’armée israélienne, a été abondamment relayée par la presse mondiale et commentée par les observateurs de la scène internationale. Force est de constater, que le timing de ce déplacement est crucial et que la qualité de l’hôte du Royaume est exceptionnelle. Le chef de l’armée israélienne Aviv Kohavi étant le premier chef d’état-major de l’État hébreu à effectuer une visite officielle au Maroc. Tandis que la visite coïncidait avec le premier déplacement du Joe Biden au Moyen-Orient, la rencontre Poutine, Erdogan à Téhéran et le premier voyage officiel du Président émirati MBZ consacrée à Macron.

La visite du général israélien consolide le bouclier sécuritaire instauré par Abdellatif Hammouchi, vexe au plus haut point l’Elysée et fait trembler la mafia des généraux algériens.

L’importance de la symbolique militaire en Israël fait que l’ensemble de la presse du pays ont donné beaucoup d’importance au déplacement du Chef de Tsahal au Maroc. Qu’elle soit de gauche à l’image de Haaretz, journal dédié à la consommation internationale qui promeut le droit-de-l’hommisme et souvent aligné aux thèses des démocrates américains, The Jerusalem Post,  qui revendique une ligne indépendante des courants politiques, passant par les autres supports de tout bord.

https://twitter.com/shurathadin/status/1549741554809638914?s=21&t=wf2Xzh5h3H2jgKtBvZM-gA

Programme de la visite du Chef de l’armée israélienne, Aviv Kohavi

> Lundi 18 Juillet à 17h00 :

– Atterrissage à Rabat de l’avion du lieutenant-général Aviv Kohavi.

https://twitter.com/IDF/status/1549047381349453826

> Mardi 19 Juillet :

– Visite au mausolée du roi Mohammed V, où il a déposé une gerbe au nom de Tsahal et d’Israël et signé le livre d’or du site.

– Accueil par une garde d’honneur et rencontre avec le ministre de la Défense Abdellatif Loudiyi.

– Rencontre avec le chef des forces armées royales, le lieutenant-général El Farouk Belkhir.

– Rencontre avec le chef de la direction des renseignements du Maroc, Brahim Hassani.

– Animation d’un panel stratégique en présence des chefs de division de l’armée marocaine et du chef de la division de la coopération internationale de Tsahal, Brigadier Général Efi Defrin, et le chef de la division de recherche du renseignement militaire, Brigadier Général Amit Saar.

https://twitter.com/IDF/status/1549367903073538048

> Mercredi 20 Juillet :

– Déplacement Marrakech

– Visite d’une base aérienne

– Visite à la synagogue de la ville

– Rencontre des membres de la communauté juive, notamment des vétérans des guerres israéliennes.

Renseignement, Collaboration industrielle & Formation militaire

Depuis le début des rencontres entre officiels marocains et israéliens, c’est la toute première fois que les deux partie assument officiellement et clairement leur collaboration en matière de renseignement. «Les réunions ont permis de discuter des possibilités de coopération militaire, tant au niveau des exercices et de l’entraînement que dans les domaines opérationnels et du renseignement», a déclaré Tsahal dans un communiqué après la rencontre Kohavi et Belkhir.

Une clarification qui cloue le bec à toutes les forces hostiles qui redoutaient l’émancipation militaire et sécuritaire du Royaume, y compris les pays européens que notre voisin de l’Est.

Quand Haaretz fait de Pegasus, sujet polémique, l’illustration ultime de la coopération maroco-israélienne dans le renseignement, c’est juste une déformation de la réalité pour un agenda politique et un alignement à une thèse d’une partie de l’opinion internationale. La coopération entre Rabat et Tel-Aviv est beaucoup plus ambitieuse qu’un logiciel de listening réformé il y a quelques années déjà.

Oute le renseignement, l’autre fait nouveau du rapprochement militaire entre les deux pays et la formation militaire et les manoeuvres communes.

En effet, deux officiers de l’armée israélienne ont participé pour la première fois aux manoeuvres militaires «African Lion 2022» qui ont pris par ce mois de juin. Il s’agit du plus grand exercice militaire du continent aux côtés des États-Unis, du Maroc et de plusieurs nations africaines. D’ailleurs, il a été convenu d’envoyer une plus grande délégation de troupes aux futurs édition de ces manoeuvres.

De plus, Tsahal a accueilli, l’été dernier, une unité de commando des Forces Armées Royales pour un exercice multinational des forces d’opérations spéciales appelé « HD ANNUAL-21 », qui s’est déroulé sur la base militaire israélienne d’Eliakim du 5 au 8 juillet 2021.

Aussi, au courant du mois de juin 2022, une délégation militaire marocaine a effectué une visite officielle en Israël. Elle était conduite par le Chef du corps des blindés et comprenait des officiers de l’armée de l’air, de la marine et des forces terrestres. Au cours de cette visite de cinq jours, les deux parties ont signé un accord portant sur un futur travail commun pour les 18 mois à venir.

L’armée marocaine, fait face à des menaces multiples: régime algérien au bord de l’implosion exportateur de terroristes du Polisario, groupes terroristes du Sahel, mouvements migratoires. Elle considère Tsahal comme une puissance régionale qui dispose de plateformes testées et éprouvées au combat. Tandis que l’armée israélienne loue la puissance, la modernité et la qualité des Forces Armées Royales.

Israël a vendu au Maroc divers systèmes d’armes dans le passé, y compris des drones, des programmes cybernétiques et des systèmes de défense antimissile. On parle d’un volume d’échange d’1 milliard de dollars en 2021.

Aujourd’hui, Rabat serait intéressé par l’achat du système de missiles sol-air de moyenne portée Barak-MX, rapporte The Jerusalem Post.

Heron

En 2014, le Maroc a acheté trois drones Heron fabriqués par Israel Aerospace Industries pour 50 millions de dollars. Le Heron, qui est apparu sur le marché en 2000, peut rester en l’air pendant 45 heures et atteindre une altitude de 35 000 pieds. Selon les informations publiques disponibles, l’accord ne portait pas sur des drones armés, mais sur le Heron 1, équipé de capteurs qui, selon le site web de l’Israel Aerospace Industries, permettent «la collecte de renseignements complexes, la surveillance, la patrouille et l’identification de cibles et la conduite de missions sur des terrains différents.»

Le Heron comprend, entre autres, des systèmes photographiques qui lui permettent de fonctionner de nuit, en capturant des images par la chaleur qu’ils dégagent, par exemple des véhicules ; un radar qui crée des images en trois dimensions du terrain et des objets au sol ; ainsi que des équipements pour la collecte de renseignements électroniques et l’interception de transmissions.

Ces drones, entrés en service dans l’armée marocaine il y a trois ans, ont été extrêmement efficace pour dissuader les intrusions terroristes notamment ces des séparatistes du Polisario.

Harop, les drones Kamikaze

En novembre 2021, les médias israéliens ont révélé que le Maroc a acquis pour 22 millions de dollars, des drones Harop, fabriqués par Israel Aerospace Industries.

Contrairement aux drones développés pour la surveillance ou les attaques, qui sont conçus pour rentrer chez eux une fois leur mission terminée, le Harop d’IAI est un drone «munitionneur», plus connu sous le nom de «drone Kamikaze». En d’autres termes, il s’autodétruit comme un missile lorsqu’il attaque une cible.

Si le Harop ne trouve pas sa cible, il peut être ramené à sa base d’origine.

Le Harop a une longueur de 2,5 mètres (environ 8 pieds) et une envergure de 3 mètres. Il transporte une ogive de 15 kilogrammes et peut rester en l’air pendant six heures, et dans certains cas jusqu’à neuf heures, selon le site Web de l’IAI. Il est équipé d’un système photographique avancé qui lui permet d’identifier ses cibles sur la base de critères établis avant son envoi. Il attaque sa cible en s’écrasant sur elle et en explosant, mais seulement après que son opérateur (qui peut se trouver jusqu’à 200 kilomètres de distance) lui en ait donné l’autorisation.

Système de défense antimissile Barak MX

En février dernier, des informations révélaient qu’IAI fournissait au Maroc le Barak MX, un système intégré permettant de contrer un large éventail de menaces aériennes allant des hélicoptères et des avions aux drones et aux missiles de croisière. Les pays du Golfe sont également intéressés par l’acquisition du système dans le cadre du système de défense régional émergeant avec Israël.

Barak MX a été développé à l’origine pour être déployé sur des navires et a récemment été utilisé pour abattre des drones du Hezbollah qui menaçaient la plate-forme de gaz naturel de Karish en mer Méditerranée. Le système a été adapté pour une utilisation terrestre. Il est construit autour de l’intégration des différents types de missiles qui lui permettent de faire face à des menaces pouvant aller jusqu’à 150 kilomètres.

Le contrat de vente du Barak MX au Maroc, dont la valeur est estimée à plusieurs centaines de millions de dollars, a été conclu lors de la visite officiel du mois de novembre 2021, du ministre israélien de la défense, Benny Gantz. L’accord comprend la vente de systèmes radar fabriqués par la filiale IAI Elta Systems et d’un système anti-drone fabriqué par Skylock.

En outre, un projet de modernisation des avions de combat F-5 de l’armée de l’air marocaine est en cours. Ces avions, qui ont été mis en service par l’armée de l’air américaine pendant la guerre du Vietnam, sont arrivés au Maroc dans les années 1970. Ces jets vieillissants ont été utilisés depuis lors et doivent être modernisés.

Exclusif : Entretien avec Ronen Tzur, le faiseur des rois en Israël

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Retenez bien son nom! Ronen Tzur, car vous risquez d’entendre parler de lui dans un futur très proche. De par le monde, nombreux sont ceux qui, dans les arts, les affaires ou la politique, cherchent le soutien de cet expert international en gestion de crise. Il est israélien, de mère marocaine. Il était en visite privée au Maroc et s’est livré dans un entretien exceptionnel à le1.ma.

Ronen Tzur est l’«Olivia Pope» israélien. L’homme que tout Israël courtise pour bénéficier de ces talents et de son expertise de «réparateur» d’image et de faiseur de rois des affaires et de la politique.

À 52 ans, Ronen Tzur est à la tête de la plus importante agence de Relations Publiques de l’Etat hébreu. Il réunit actuellement près de 300 clients dans son portefeuille. Parmi eux, on retrouve à la fois des entreprises publiques, semi-publiques et privées israéliennes et américaines, des hommes politiques de tout bord ainsi que des hommes d’affaires et décideurs du monde entier.

Parmi eux, on retrouve la Fondation Rothschild, Bombardier, Oracle Israel, ainsi que le célèbre producteur hollywoodien, Arnon Milchan, qu’on lui doit des films cultes, tels que «Pretty Woman», «Fight Club» ou «Bohemian Rhapsody».

Ronen Tzur est connu pour être un excellent conseil aux politiques. Plusieurs responsables du paysage politique israélien lui doivent leur succès, notamment l’ancien président Moshe Katsav et l’actuel ministre de Défense israélien, Benny Gantz. Ce dernier, lui a confié la gestion de son lancement dans la politique avec la création de son parti Bleu et blanc et la direction de ses trois dernières campagnes électorales face à Netanyahu.

Puissant et redoutablement efficace, Ronen Tzur est une personnalité qui a forgé sa carrière politique dans la discrétion. Une stratégie qui s’est avérée payante quand il a pris en charge des missions complexes et sensibles qui avaient largement occupé l’opinion publique israélienne. Des crises hautement médiatisées qui lui ont valu le surnom de «l’homme des situations impossibles».

Engagement politique de centre-gauche

Ronen Tzur avait 21 ans quand il rejoint le Parti travailliste, une formation politique de centre-gauche couramment appelé HaAvoda. Il a été coordinateur de la faction travailliste de la Knesset durant le mandat de Premier ministre d’Yitzhak Rabin.

Tzur a également été Directeur général du «Mouvement pour l’insertion des soldats démobilisés», Conseiller de Raanan Cohen, membre de la Knesset et ancien secrétaire général du Parti travailliste, Président de la jeune équipe du Parti travailliste et Conseiller du ministre de la Défense Benjamin Ben-Eliezer et Yuli Tamir, ministre de l’Intégration.

Un homme déterminé et intransigeant

Tous ceux qui l’ont côtoyé, proches, responsables politiques et journalistes le décrivent comme «très déterminé» et «un stratège de la communication de crise».

Ils le dépeignent aussi comme très exigent et particulièrement intransigeant.

«Les gens nous qualifient d’agressifs et de cyniques. C’est bien. C’est notre statut sur le marché. Nous n’embrassons pas ce statut tous les jours, mais c’est la réalité», avait déclaré Ronen Tzur au Jerusalem Post en 2007, défendant son client, l’ancien président israélien Moshe Katsav.

Quelques mois plus tard, il rompt son contrat avec ce dernier, pour «non-respect de la feuille de route proposée par son agence». Katsav avait tenu à organiser une conférence de presse malgré les objections de son conseiller. Depuis, la réputation de Tzur n’a cessé de grandir, franchissant les frontières de son pays.

Toujours sur les colonnes du Jerusalem Post, un de ses anciens collaborateurs témoigne d’une autre facette de sa personnalité : créativité et «Sky is not the limit».

« Ronen Tzur était mon mentor. Il m’a chargé de gérer la crise des importateurs de voitures au sujet de la taxe verte, puis plus tard la crise des ingénieurs, que d’aucun n’en voulait. Avec lui j’ai appris que la créativité et l’esprit d’analyse sont les maîtres mots du jeu et que le ciel n’est pas la limite », s’est-il confié.

Ashkénaze de naissance, Marocain de coeur

Ronen Tzur est né en Israël le 27 juillet 1969 de père polonais, un juif Ashkénaze, et d’une mère marocaine séfarade. Ses origines maternelles vont influencer sa vie personnelle, puisqu’il choisit pour son premier et son second mariage, des épouses marocaines.

«Il est ashkénaze mais son coeur est Marocain», explique un de ses proches amis qu’il l’accompagnait durant sa dernière visite à Marrakech et à Rabat.

Tzur est père d’une fille. Il vit à actuellement à Ramat Hasharon, une ville de la banlieue nord de Tel Aviv, située entre Tel Aviv et Herzliya, Fondée en 1923 par des immigrants venus de Pologne.

Entretien exclusif avec Ronen Tzur

Nous avons rencontré, Ronen Tzur à Rabat autour d’un dîner organisé par une personnalité marocaine de confession juive, de renommée internationale.

L’humeur était celle d’un calme stoïque, en grande partie influencée par l’aura très particulière que dégage notre hôte ainsi que la posture de son invité israélien.

Il faut dire que Ronen Tzur a un physique qui ne laisse pas indifférent : taille haute, silhouette athlétique et longiligne, visage tranchant, illuminé d’un regard d’acier.

Une allure qui contraste avec la simplicité et la disponibilité dont il a fait preuve suite à notre sollicitation d’interview.

> Le1.ma : Bonsoir M. Tzur. Merci d’avoir accepté de répondre à nos questions.

Alors, on va commencer tout de suite si vous le voulez bien. Est-ce la première fois que vous voyagez au Maroc ?

Ronen Tzur : En effet, c’est ma première visite au Maroc pour quelques jours et pour des réunions importantes. C’est une visite passionnante en raison du contexte familial et personnel et du fait que ma mère est née au Maroc, à Casablanca. J’ai découvert un pays et des gens chaleureux et intelligents et avec une forte force intérieure. J’en garde une grande impression. C’est sur, je reviendrai pour de nombreuses autres visites au Maroc.

> Le1.ma : Quel est l’objet de votre visite ? Êtes-vous venus en vacance ou en Affaires ?

Ronen Tzur : Je suis venu au Maroc à l’invitation de mes bien-aimés et chers frères, Rabbi Josiah Pinto et Rabbi Menachem Pinto qui sont comme une famille pour moi et ma famille. J’ai rencontré ici des personnes chères et impliquées dans la vie communautaire et le monde des affaires, afin d’explorer comment renforcer la coopération économique entre les entreprises leaders en Israël et les entreprises leaders du Maroc. J’ai constaté qu’il y a un très grand intérêt pour les partenariats, mais aussi un énorme manque de connaissances et de contacts personnels, et j’ai l’intention de me consacrer à ces aspects.

> Le1.ma : L’énergie, le dessalement d’eau, l’agriculture et les nouvelles technologies sont autant de secteurs qui attirent les investisseurs étrangers au Maroc. Pourtant, les échanges économiques avec Israël n’ont pas dépassé les 130 millions de dollars. A votre avis quels sont les freins aux échanges commerciaux entre les deux pays ?

Ronen Tzur : Il est incroyable que le volume des échanges entre les deux pays soit si faible. Il y a des entrepreneurs talentueux et intelligents des deux pays qui ne se sont pas encore rencontrés, qui n’ont pas été exposés aux différentes options et c’est pourquoi les collaborations sont si peu développées. Je suis sûr qu’ensemble, guidés par la vision éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI et avec la bénédiction du Rabbin Pinto et son fort désir de voir le Maroc réussir et se développer, nous pouvons changer cette réalité.

> Le1.ma : Le Royaume du Maroc sous l’impulsion du Roi Mohammed VI et son engagement personnel s’est imposé comme un hub économique entre l’Afrique et le monde. Pourquoi le tissus économique israélien ne s’y est pas encore investi ?

Ronen Tzur : En vérité, je n’ai pas de réponse précise à cette question. Il arrive que le potentiel soit découvert tardivement et j’ai le sentiment que nous sommes à la veille d’une percée significative. Dans les conversations que j’ai eues récemment, il m’est apparu clairement que les dirigeants des principales entreprises d’Israël sont très intéressés à venir au Maroc et à ouvrir des centres d’affaires communs. Il ne fait aucun doute que Sa Majesté le Roi Mohammed VI a fait du Maroc un pays très influent et important sur la scène internationale et les entrepreneurs israéliens ont un grand intérêt pour le Maroc.

> Le1.ma : Quelles est votre évaluation de la reprise des relations diplomatiques enter Rabat et Tel-Aviv dans le cadre de l’accord tripartite Maroc-USA-Israël ?

Ronen Tzur : D’après ce que je sais des dirigeants israéliens, ils ont un grand intérêt à améliorer les relations avec le Maroc et je n’ai aucun doute sur le fait que les choses progressent de manière responsable et graduelle, en tenant compte des différentes sensibilités.

> Le1.ma : Le paysage politique israélien est très instable depuis 2019. La pays va vivre son 5e scrutin législatif en trois ans et demi. Pensez-vous que Netanyahu a des chances de revenir au pouvoir ?

Ronen Tzur : La structure politique en Israël souffre d’une grande instabilité en raison de la multiplicité des partis et des désaccords entre les différents acteurs qui composent le parlement. Nous sommes très proches d’une décision finale. Si Netanyahou forme un gouvernement, il aura encore quelques années au pouvoir, après quoi, il devra se retirer. S’il ne parvient pas à former à nouveau un gouvernement, il n’aura d’autre choix que de démissionner et la stabilité politique reviendra alors. Personnellement, je ne vois pas la possibilité qu’il obtienne une majorité pour former un gouvernement.

> Le1.ma : Ayelet Shaked et Benny Gantz ont été chaleureusement accueillis au Maroc. Pensez-vous que le Maroc est devenu un pays qui compte dans le jeu politique israélien ? A votre avis, lesquels des deux candidats a plus de chance de diriger le prochain gouvernement ?

Ronen Tzur : Il ne fait aucun doute que les principaux dirigeants politiques d’Israël considèrent le Maroc comme un axe central dans la région et, en l’honneur du Roi, comme le dirigeant qui peut servir de médiateur et aider à résoudre les conflits régionaux. Pour le moment, la candidature de Bnei Gantz semble plus forte mais il est encore loin de former un gouvernement. La situation de Shaked est plus problématique et pour le moment, il n’est pas certain qu’elle soit élue au Parlement.

> Le1.ma : Dernière question, les femmes qui comptent dans votre vie sont toutes marocaines. Est-ce l’expression de votre côté marocain ?

Ronen Tzur, esquissant un large sourire : Il est vrai que ma mère est née à Casablanca, et la mère de ma fille est d’origine marocaine et ma fille est en fait d’origine marocaine presque complète. Et j’ai un secret pour vous : mon père est né en Pologne, mais sa personnalité est complètement marocaine, donc nous soupçonnons qu’il ne nous dit pas toute la vérité.

Entretien réalisé par Nawfal Laarabi à Rabat – Juin 2022

Tebboune limoge son ambassadeur en France après ses déclarations sur le rapprochement entre Paris et Alger

Les déclarations de l’ambassadeur d’Algérie en France, Mohamed-Antar Daoud, à l’occasion d’une cérémonie tardive à l’occasion de la fête de l’indépendance de son pays, n’ont absolument pas plu à la dictature militaire algérienne. Son appel à la consolidation des relations algéro-françaises a été supprimé du fil d’actualité de l’agence de presse officielle APS, suivi immédiatement par son limogeage. Tebboune l’a remplacé avec un autre bras cassé, Saïd Moussi, l’ambassadeur fantôme d’Alger à Madrid qui chôme depuis des mois après l’alignement de l’Espagne sur la position du Royaume du Maroc aux sujet du Sahara.

Quand vous taper Mohamed-Antar Daoud sur Google vous tombez sur deux informations capitales. La première et celle de la suppression d’une dépêche de l’agence de presse officielle APS publiée ce samedi intitulée : «Algérie-France: volonté des deux pays de consolider les relations algéro-françaises». La seconde est un article incendié d’Algérie Part au titre sans équivoque : «Révélations Exclusives – Le Sacrilège de Trop de l’Ambassadeur Mohamed Antar Daoud !».

Mohamed-Antar Daoud connu pour ses couillonnades transcendantes a vraisemblablement franchi le rubicon en mouillant Abdelmadjid Tebboune dans une fourberie macronnienne à la Uber Files que seul le président français en détient le secret.

Alors que les généraux du régime se payaient une petite sieste le samedi, l’ambassadeur algérien en France fait glisser une dépêche sur l’APS où il annonce le renouveau d’une idylle diplomatique entre Paris et Alger.

« L’ambassadeur d’Algérie en France, Mohamed-Antar Daoud, a relevé la volonté politique du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, et de son homologue français, Emmanuel Macron, d’œuvrer à la consolidation des relations algéro-françaises, lors d’une cérémonie organisée, vendredi à Paris, à l’occasion de la célébration du 60e anniversaire de l’indépendance de l’Algérie » pouvait-on lire sur le communiqué supprimé depuis du site et des réseaux sociaux de l’APS.

La colère du régime algérien s’est exprimée le jour même par la publication d’un article sur Algérie Part qui va clouer au pilori le maladroit ambassadeur.

Le journal en ligne, déterrera à l’occasion un échange qu’a eu Mohamed Antar Daoud avec quelques représentants de la communauté Algérienne en France, lors de sa première sortie publique, à peine arrivée à Paris en qualité d’Ambassadeur. Il s’agit d’une blague de mauvais goût, qualifiant la fierté des algériens dans leur capacité à voler.

« Au Danemark, le Premier Ministre a demandé à quelques personnes qu’est-ce qui faisait la fierté de leur Pays. L’Américain a dit la CIA, car elle sait tout sur tout le monde. Le Français a dit Marianne, car nous sommes la patrie des droits de l’homme. L’Allemand a dit Mercedes-Benz et l’Iranien le Tapis persan, car cela représentait le raffinement. L’Algérien a répondu : le voleur, c’est notre fierté car il vole la Mercedes dans laquelle il kidnappe Marianne et lui offre un tapis Persan qu’il a volé sans que la CIA le sache… » a raconté l’ambassadeur.

« Comment ce diplomate, haut représentant de l’Algérie en France, peut-il se permettre de déclarer, toute honte bue, que la fierté de l’Algérie se situe au niveau de l’algérien voleur ? » souligne Algérie Part.

Et d’ajouter : « Nous avions alors pensé que c’était une simple maladresse, un navrant malentendu, mais nous nous sommes trompés. Car depuis, Mohamed Antar Daoud n’a cessé de cumuler les bourdes et les offenses, tout comme il n’a jamais pu réellement se hisser à la hauteur de la mission dont il a eu la charge. ».

Cette charge d’Algérie Part n’a pas été une prémonition mais bel et bien un coup de grâce à la carrière de l’ambassadeur.

Puisque 48 heures plus tard, la décision tombera, mettant fin à son mandat et le remplaçant par autre bras cassé, un pion de Ramtane Lamamra, l’ambassadeur chômeur en Espagne, Saïd Moussi.

Africa Intelligence fuite l’info

Le site panafricain d’information Africa Intelligence, réputée proche des centres de décisions français, a été le premier a faire fuiter l’information de la nomination de Saïd Moussi.

«Le président algérien Abdelmadjid Tebboune vient de désigner un diplomate expérimenté à la tête de l’ambassade d’Algérie en France» écrit le journal ce mardi matin.

https://twitter.com/africa_in_fr/status/1546795298105790465?s=21&t=9xKh-p6BGzj5hkrt-ggrXw

L’éloge consacré à Saïd Moussi par Africa Intelligence, contraste avec la ligne éditoriale du site d’intelligence qui a fait de la publication des leaks qui dérangent, son fonds de commerce.

Africa Intelligence n’y est pas allé de main morte avec les qualificatifs et les superlatifs à l’endroit de Saïd Moussi : «Ce diplomate éprouvé et apprécié» …«Fin connaisseur de la diplomatie africaine et des relations franco-algériennes»…

Le traitement de ce scoop pourrait suggérer que l’Elysée souhaite engager sa relation avec Alger sur le terrain de l’Afrique, en opposition totale à l’axe Rabat-Madrid-Washington. Exit donc l’écran de fumée de la mémoire algérienne et place à un regroupement d’intérêts de nations dépassées par les événements de la reconstitution du nouvel ordre mondial.

Saïd Moussi, en poste dès cet été

Saïd Moussi n’a passé que 5 mois comme ambassadeur à Madrid. Agréé le 3 novembre 2021 puis rappelé, le 19 mars 2022, en protestation contre la décision du gouvernement espagnol de commencer à considérer l’initiative marocaine pour la négociation d’un statut d’autonomie au Sahara «comme la base la plus sérieuse, réaliste et crédible pour la résolution du différend» autour de la région.

Cette mise en chômage technique ne semble pas poser problème au Quai d’Orsay ni à Africa Intelligence. Ce dernier à d’ailleurs insister à combler ce trou dans le CV de Moussi en expliquant que «Depuis son rappel à Alger, il a servi au siège du ministère des affaires étrangères et a accompagné le chef de la diplomatie algérienne Lamamra à Malabo pour le dernier sommet de l’Union africaine qui s’est tenu en mai 2022 en Guinée équatoriale».

«Saïd Moussi devrait poser ses valises dans la capitale française au cours de l’été», croit savoir Africa Intelligence.

Israël : Bennett ouvre une autoroute électorale à Benny Gantz, l’ex-général que «personne ne déteste vraiment»

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Alors que le couple Bennett-Lapid annonçait l’effondrement de leur coalition et la dissolution du Knesset, le ministre israélien de la Défense, Benny Gantz, était l’invité, ce lundi 20 juin, du Conseil d’Administration du «The Jerusalem Strategic Tribune», le média américain inédit fondé et présidé par le marocain Moulay Ahmed Charaï.

Ce n’est pas un hasard que Gantz a tenu à médiatiser «ce briefing» sur son compte Twitter. Cet ex-général que «personne ne déteste vraiment», s’érige désormais comme l’homme politique israélien suffisamment armé pour faire barrage à Netanyahu.

Et, ce qui devait arriver finalement arriva, le destin inéluctable, le couperet de la crise politique ouverte, l’effondrement de la coalition gouvernementale Bennett-Lapid et la dissolution du parlement, la Knesset.

Ce fut d’ailleurs la coalition la plus improbable de toute l’Histoire d’Israël réunie autour de même objectif: «le tout sauf Bibi» (Bibi, surnom de Benjamin Netanyahu). Elle (la coalition) a tenté, selon Bennett, «d’instaurer une gouvernance éclairée et de rétablir le sentiment de dignité nationale avec les huit partis qui la formaient», jusqu’à ce qu’il décide de la sacrifier sur l’autel de la vengeance.

La nuit des longs couteaux pour Bennett

La Société de radiodiffusion publique israélienne KAN a commenté la décision surprise de la dissolution de la Knesset dans un article au titre lapidaire : «La nuit des longs couteaux pour Bennett, l’opportunité inespérée pour Lapid».

«Bennett a sorti de longs couteaux aujourd’hui, tout a été arraché», écrit le journaliste de KAN, Michael Shemesh. «Tous les rebelles et tous ceux qui ont cligné un instant des yeux sur la possibilité de quitter le gouvernement, y sont passés».

Selon la même source, Naftali Bennett a visé en premier lieu celle qui avait donné le premier coup de semonce pour la coalition gouvernementale, la ministre de l’Intérieur et la numéro 2 de son parti, Ayelet Shaked.

«Le premier ministre a choisi le jour où cette dernière s’envolait pour le Maroc pour faire son annonce de dissolution du parlement» a-t-il affirmé.

«Elle ne savait pas quel accueil allait-on lui réserver dans ce pays chaud (Maroc, ndlr). Une telle cruauté n’existe qu’en politique» souligne le journaliste.

Et de poursuivre : «Bennett est furieux de la conduite de ses partenaires. Aujourd’hui, l’annonce de la dissolution du parlement a pris des tournures de vengeance froide et douce contre Ayelet Shaked, Abir Kara et Nir Orbach», écrit Shemesh.

Bennett a menée une bataille sanglante jusqu’à la dernière minute, révèle la même source. Il en est sorti meurtri et blessé. Bennett s’est senti trahi et humilié, et aucun des membres de son parti – à l’exception de Matan Kahana – n’a été mis au courant des manœuvres, révèle l’article de KAN. Bennett est furieux de la conduite de ses partenaires, de leurs négociations avec le Likoud, de leur discours sur la dissolution du gouvernement et surtout du fait qu’ils n’ont pas accepté un seul instant le fait qu’il soit Premier ministre.

«Un seul coup de fil, puis plus de gouvernement, plus d’élections, plus de parti, plus de contacts, plus de promesses, plus de premier ministre, tout le monde s’est retrouvé sans rien» dramatise le journaliste.

Opportunité inespérée pour Lapid

«Jamais Yair Lapid n’aurait été élu Premier ministre d’Israël», assure Michael Shemesh. Plus de dix ans et d’innombrables tours d’élections l’ont prouvé : l’électeur israélien ne s’intéresse pas à lui comme premier ministre.

Lapid ne s’est pas «porté candidat au poste de Premier ministre», c’est juste un concours de circonstance. Bennett qui s’est interdit toute entourloupe ou coup bas contre son partenaire, lui offre ainsi l’opportunité de sa vie on lui permettant d’assurer le poste de premier ministre.

En effet, selon l’accord de rotation entre Bennett et Lapid, dès que la Knesset sera dissoute et que des élections seront organisées, Lapid deviendra le Premier ministre par intérim.

Lapid continuera également à être ministre des affaires étrangères, tandis que Bennett deviendra le premier ministre suppléant et occupera le dossier de l’Iran dans le gouvernement intérimaire. Bien que des sources proches du Premier ministre affirment qu’il envisage de se retirer complètement de la politique.

Gantz invité spécial du Conseil d’administration du «The Jerusalem Strategic Tribune»

Le ministre de la Défense, Benny Gantz, était l’invité d’un «briefing» organisé avec le conseil d’administration de «The Jerusalem Strategic Tribune» à la Knesset, ce lundi 20 juin. Gantz était accompagné de la ministre de l’Innovation, des Sciences et de la Technologie, Orit Farkash-Hacohen, de son chef de cabinet et de plusieurs députés du parti Bleu et Blanc.

La séance était organisée pour marquer la sortie du quatrième numéro du «The Jerusalem Strategic Tribune», une publication indépendante fondée et publiée par Ahmed Charai, président et PDG de Global Media Holding, un groupe d’édition et de radiodiffusion, et conseiller pour le Moyen-Orient à Washington.

Immédiatement après la rencontre, Benny Gantz publie sur son compte twitter sa photo avec M. Charai et les membres du Conseil de JST.

«C’était un plaisir de rencontrer le conseil d’administration du The Jerusalem Strategic Tribune pour une discussion sur les défis stratégiques, avec en tête l’agression régionale de l’Iran, ainsi que sur les possibilités de renforcer les alliances régionales avant la visite prévue du président américain Biden au Moyen-Orient». s’est-il félicité.

Pour sa part, Ahmed Charaï, cité par The Jerusalem Post, a déclaré lors de ce briefing que « la prochaine visite du président Biden en Israël et en Arabie saoudite constituera un jalon dans la diplomatie américaine pour les années à venir. Une visite qui représente peut-être la plus grande opportunité de sa présidence de réaliser un accomplissement positif et historique ».

M. Charai a ajouté que les accords d’Abraham ont un grand potentiel pour faire évoluer le Moyen-Orient pour le mieux et a déclaré que «la dynamique de normalisation induite par les accords d’Abraham pourrait enfin conduire l’État juif à coexister pleinement avec les Arabes dans toutes les dimensions : culture, science, santé, sport, affaires, armée, religion et diplomatie. Il est dans l’intérêt d’Israël et des États-Unis de réaliser cette intégration

Malgré le soutien de longue date des partis ultra-orthodoxes au leader de l’opposition Benjamin Netanyahou, la faction du Judaïsme unifié de la Torah pourrait se retrouver à soutenir un accord avec le leader du Kahol Lavan et actuel ministre de la défense Benny Gantz.

Dans une interview accordée à la radio de l’armée mardi, Uri Maklev, un député du parti ultra-orthodoxe Yahadout HaTorah et législateur de la coalition anti-Netanyahu, a mis en doute la capacité de Netanyahu à former un gouvernement alors qu’Israël se dirige vers sa cinquième élection en trois ans.

«Je ne pense pas que Netanyahu réussira à établir un gouvernement. J’espère que ce ne sera pas le cas, je ne veux pas ouvrir la bouche. Ce n’est pas une bonne chose. Mais si c’est le cas, nous parlons dans quatre ou cinq mois encore, et qu’il ne réussit pas et que Gantz est capable de le mettre en place… Je pense qu’il peut aussi s’adapter aux partis de droite», a déclaré Maklev.

Par ailleurs, Benny Gantz compte maintenir son influence sur l’armée. En effet, il a annoncé qu’il ne laisserait pas la crise politique actuelle empêcher la nomination d’un chef militaire permanent.

Le ministre de la Défense Benny Gantz, rapporte i24News, a expliqué sa décision d’accélérer le processus de nomination du prochain commandant des Forces de défense israéliennes comme une tentative d’éviter que l’armée ne soit entraînée dans la tourmente politique du pays.

«Je ne permettrai pas que les forces de Tsahal deviennent prisonnières du système politique», a déclaré Benny Gantz lors d’une récente conversation privée, selon la chaine de télévision Channel 12.

Cette determination de Gantz de nommer le commandant de l’armée est de l’avis d’observateurs une manière de couper l’herbe sous les pieds de Netanyahu qui avait façonner les hauts responsables de la sécurité israélienne.

Enfin, dans le cadre de la visite de Joe Biden au Moyen Orient, qui donnerait le feu vert à l’intronisation de Mohammed ben Salmane et la création d’une nouvelle alliance régionale, Benny Gantz se positionne comme la personne clé à même d’accompagner l’inexorable bouleversement de la géostratégie mondiale.

Gantz prend de la hauteur et le fait savoir : « L’année dernière, avec mes collègues du Pentagone et de l’administration, nous avons promu un vaste programme visant à renforcer la coopération entre Israël et les pays de la région sous les auspices américains. Ce plan est déjà opérationnel et a contrecarré les tentatives iraniennes de défier Israël et d’autres pays du Moyen-Orient» s’est-il félicité sur Twitter.

Puis, il ne cache plus ses ambitions politiques en annonçant, ce mardi, dans une allocution devant les partisans de son parti «Bleu et blanc» sa volonté de gagner les élections.

«Nous irons aux urnes la tête haute. Nous maintiendrons la sécurité, nous préserverons la société israélienne et nous continuerons à gérer le pays pour tous ses citoyens – ceux qui voteront pour nous et ceux qui ne voteront jamais pour nous. Telle est notre voie» s’est-il exclamé.

«J’entends des voix de désespoir, et je cherche à faire entendre des voix d’espoir – on peut gagner et rester ensemble, et on doit gagner et rester ensemble», a scandé Benny Gantz.

Ayelet Shaked au Maroc, un évènement en Israël

Ayelet Shaked n’est pas uniquement la ministre de l’Intérieur d’Israël et figure de l’ultranationalisme israélien. Elle est celle par qui le processus de la dissolution du parlement de son pays s’est enclenché.

La femme de fer israélienne a fini par céder aux avances de Bibi et plaide désormais pour la constitution d’un gouvernement de droite alternatif dirigé par le Likoud de Netanyahu.

Ce contexte a fait de la visite de Shaked à Rabat, un évènement de taille à Tel-Aviv. Tous les yeux étaient rivés sur celle qui a fait sauter la coalition de son compagnon d’arme Naftali Bennett.

Interrogée sur les rebondissements de la décision du premier ministre de la dissolution de la Knesset, Ayelet Shaked a répondu dans un ton ironique depuis Rabat : «J’ai entendu dire que certaines choses se passent en Israël. Je continue cette visite comme si de rien n’était. J’ai une mission, celle de faire venir des travailleurs étrangers en Israël pour les domaines des soins infirmiers et de la construction

Shaked est arrivée lundi au Maroc, où elle a rencontré son homologue, ministre de l’Intérieur Abdelouafi Laftit et le Chef de la diplomatie, Nasser Bourita.