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Abraham Accords : Cela ne s’est pas passé comme vous le croyez – (Partie 1)

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Vous a-t-il traversé l’esprit, un instant, que les Accords d’Abraham avaient été décidés presque par accident ? Et que Netanyahu n’en voulait pas du tout ? Que Trump considère Mahmoud Abbas comme son père et en veut à mort à l’ancien premier ministre israélien ? Que Jared Kushner a jeté l’ambassadeur israélien à Washington, Ronald Dermer, hors de son bureau ? Que le Royaume-Uni a menacé Trump de reconnaitre la Palestine ? Probablement non! Sauf si vous aviez lu le livre explosif du journaliste israélien, Barak Ravid, intitulé « La paix de Trump : les Accords d’Abraham et la refonte du Moyen-Orient » sorti le 8 décembre 2021.

Le livre de Barak Ravid est le récit inédit des coulisses souvent incroyables des négociations qu’ont mené l’ancien président américain, son gendre Jared Kushner et le jeune Avi Berkowitz, donnant lieu aux accords de normalisation entre Israël et quatre pays arabes. Sa sortie a été accompagnée par la diffusion de quelques enregistrements audio de Donald Trump interviewé par l’auteur. Lesquels enregistrements ont suscité de vives réactions, notamment celles de la communauté juive-américaine que l’ancien président accuse de détester Israël. Ce présent livre est un document pour l’histoire qui impactera sans aucun doute la suite des négociations de paix entre palestiniens et israéliens mais également le retour aux affaires de Trump et de Netanyahu. Le récit captivant de Barak Ravid perce le voile doré et scintillant qui magnifiait les relations israélo-américaines pour laisser apparaitre une réalité moins idyllique, présageant une ère d’incertitudes.

Dans cet article, nous avons essayé de synthétiser les révélations clés et inédites dont regorge le livre de Barak Ravid. Dans l’absence d’une version anglaise ou française, car le livre est paru en hébreu, nous avons épluché toutes les interventions de l’auteur, les articles parus sur les principaux journaux israéliens et britanniques, la synthèse disponible sur Amazon éditée par Washington press et surtout trois podcasts essentiels auxquels a participé le journaliste.

Ce que vous devez retenir

  1. Les accords d’Abraham signés en grandes pompes sur le perron de la Maison Blanche sont nés des cendres du deal du siècle avorté par Netanyahu lorsqu’il a annoncé son attention d’annexer la Cisjordanie.
  2. C’est Mohammed Ben Zayed qui a sauvé la mise, à un moment où la relation entre Tel-Aviv et Washington était au plus bas de l’histoire au point de menacer leur alliance historique.
  3. Le deal du siècle de Donald Trump prévoyait d’octroyer à Israël le tiers de la Cisjordanie. Une offre jamais proposée aux israéliens que Netanyahu a tout simplement ignoré.
  4. Donald Trump s’est rendu compte à l’image de Barak Obama et de Bill Clinton que Netanyahu ne voulait pas d’accord de paix avec les palestiniens.
  5. Netanyahu en complicité avec l’ambassadeur américain en Israël, David Friedman, et celui d’Israël à Washington Ronald Dremer, ont essayé de forcer la main à Trump, en annonçant l’annexion de colonies israéliennes de la Cisjordanie.
  6. L’annonce de Netanyahu a suscité la colère de Trump mais aussi du Royaume-uni. L’envoyé britannique aux États-Unis a menacé ses homologues américains de reconnaitre la Palestine ainsi que d’autres pays si Trump autorise le plan d’annexion de l’ancien premier ministre israélien.
  7. Pour dissuader Netanyahu, empêtré dans ses affaires judiciaires et ses échecs électoraux, de mettre à exécution sa menace d’annexion de la Cisjordanie à la date butoir du 1er juillet 2020 que lui même à fixer, Trump a du le menacer de lui retirer tout le soutien international.
  8. Mohammed Ben Zayed, ne faisant pas confiance en Netanyahu, a exigé qu’Israël s’engage envers les américains et non Anvers son pays pour sceller la normalisation.
  9. Le 12 août 2020, à j-1 de l’annonce publique de l’accord de normalisation entre les E.A.U et Israël, Netanyahu a tenté de le faire capoter. Il a exigé des américains la présence d’au moins deux autres pays arabes aux côtés des Émirats.
  10. Toujours à j-1 de l’annonce, les accords n’avaient pas encore de nom. C’est le général Miguel Correa, directeur principal au Conseil national de sécurité, qui a proposé l’appelation «Accords d’Abraham».
  11. Après l’annonce par Trump des Accords d’Abraham, le Bahrein prend attache avec la Maison Blanche par le bias de son ministre des Finances et annonce son souhait de faire partie des signataires. Le ministre Bahreïni s’est confié à Jared Kushner : «La décision des E.A.U est la couverture dont on avait besoin pour révéler publiquement les relations de notre pays entretenait secrètement avec Israël».
  12. Donald Trump savait qu’on reconnaissant Jerusalem comme capitale d’Israël allait fâcher les palestiniens. Il pensait convaincre de prime abord les deux partis en mettant la main dans la poche et miroiter les dollars. Il voulait appâter les israéliens avec des annonces fortes, puis consacrer son deuxième mandat à faire revenir les palestiniens sur la table des négociations.
  13. Trump s’est investi autant dans le dossier israélo-palestinien pour deux raisons. La première est électorale. Trump voulait absolument séduire les électeurs évangéliques. La seconde est la grande influence qu’exerçait son principal soutien financier, Sheldon Adelson. Ce multimilliardaire, magnat de l’immobilier et des casinos, était le véritable architecte de la reconnaissance de Jérusalem capitale d’Israël.
  14. Les relations entre Netanyahu et Trump se sont beaucoup détériorées quand ce dernier s’est rendu compte que l’ancien premier ministre israélien l’utilisait et ne se souciait nullement de son ambition de briquer un deuxième mandat. Dans son interview à Barak Ravid, Trump n’a pas hésité à lancer un «qu’il aille se faire foutre» à l’encontre de Netanyahu.
  15. L’assassinat du général iranien, Qassem Soleimani, en janvier 2020, présentée au monde entier comme le point culminant de la coopération et l’alliance israélo-américaine, s’est transformée rapidement en un point de tension majeur entre les deux pays.
  16. Selon Trump, d’aucuns de son entourage ne croit à un possible accord de paix entre palestiniens et israéliens. Les deux parties cultivent trop de haine de part et d’autre. Cette conviction est également partagé par l’auteur du livre Barak Ravid, qui estime à son tour qu’il n’y aurait pas de son vivant un accord de paix entre israéliens et palestiniens.

Le pitch

Le 15 septembre 2020, les pelouses de la Maison Blanche ont vu la signature des «Accords d’Abraham» qui ont changé la configuration géopolitique du Moyen-Orient. Négociés par Donald Trump, ces traités inédits visent à instaurer de relations officielles entre Israël et un certain nombre d’États arabes. A ce jour, quatre pays au total ont ratifié ces accords avec l’Etat hébreu sous l’égide de l’administration américaine : les Emirats arabes unis, le Bahreïn, le Maroc et le Soudan.

Un an après, alors que les pays signataires fêtent le 1er anniversaire de ces traités, le plus connecté et l’un des plus respectés journalistes du Moyen-Orient, Barak Ravid, créé l’évènement avec la publication de son livre « La paix de Trump : les Accords d’Abraham et la refonte du Moyen-Orient ».

Le journaliste israélien retrace la naissance de ces accords en apportant ses propres témoignages ainsi que ceux de dizaines de hauts responsables de tout bord, impliqués dans le processus de négociations, y compris Donald Tump lui-même. L’entretien avec l’ancien Président américain a suscité un fort engouement des médias et des réseaux sociaux et ce dès la sortie du livre. Des passages sonores de l’interview de Trump ont fait le tour du monde donnant un coup du publicité inattendu à cet ouvrage.

« Au cours des quatre années de sa présidence, Trump a changé la face du Moyen-Orient : il s’est retiré de l’accord nucléaire avec l’Iran, a déplacé l’ambassade des États-Unis à Jérusalem, a reconnu le plateau du Golan comme faisant partie d’Israël, a présenté un plan pour résoudre le conflit israélien. -Le conflit palestinien et le point culminant – les accords de paix et la normalisation.» peut-on lire sur la quatrième de couverture du livre.

« Les accords d’Abraham ont été la plus grande avancée du processus de paix au Moyen-Orient au cours des 25 dernières années. Ils ont totalement reconfiguré les relations au sein de la région et un groupe de personnes vraiment improbables les ont rendus possibles. Malgré les échecs de Trump dans les affaires internationales et toutes les décisions controversées comme le retrait de l’accord de Paris sur le climat et l’accord sur le nucléaire iranien, dans ce domaine, de nombreux républicains et démocrates pensent qu’il a eu raison.» a affirmé Barak Ravid dans un podcast du site d’information américain Axios.

Jared Kushner, un problème à Washington, un atout au Moyen-Orient

Jared Kushner, le gendre devenu redoutable conseiller de Trump à la Maison Blanche, a été la cible de critiques acerbes et d’attaques multiples de la sphère politique de Washington dès les premiers jours de sa nomination.

Promoteur immobilier et fils de promoteur immobilier comme son beau-père, Kushner est arrivé à la Maison Blanche avec un mépris assez profond pour le style, la politique et la diplomatie de Washington.

Selon Barak Ravid, il était plein de confiance, venant tout juste de la campagne Trump. A cause de sa mine de papier glacé, il paraissait aux yeux de ses collègues être habité par une arrogance inébranlable.

«Les gens avec qui il discutait, pensaient qu’ils avait affaire à quelqu’un qui venait d’ingurgiter un tas de livres de management et de commerce de la Silicone Valley. Il évoquait souvent sa volonté de rendre la Maison Blanche complètement différente en apportant davantage l’esprit du secteur privé à Washington et la culture start-up» écrit le journaliste. «Ces stéréotypes et ces reprsentations que Kushner avait de la chose politique, ont très probablement influencé la façon dont les choses se sont déroulées durant le mandat de son beau-père» poursuit-il.

Ce que les gens ne savaient pas, c’est que Kushner a appris de la presse la nature de la mission que le nouveau président comptait lui confier.

En effet, avant-même son investiture, Donald Trump dans un brief au New York Times et lors d’une séance d’enregistrement, a annoncé que Jared Kushner, son gendre, allait «diriger les efforts diplomatiques de la Maison Blanche pour parvenir à la paix au Moyen-Orient».

Barak Ravid qui s’est entretenu aussi bien avec Donald Trump que son gendre, affirme que ce dernier n’en savait absolument rien. Kushner avoue même qu’il «n’y connaissait rien du dossier israélo-palestinien, qu’il n’avait aucune expérience sur cette question et qu’il ne pensait même pas qu’il allait s’en occuper». «Je suis un gars de l’immobilier, pas un diplomate» a-t-il insisté.

Quand Kushner arrive à la Maison Blanche, poursuit Barak Ravid, il lance une plaisanterie à son équipe : « Je pense que le président ma confié cette mission parce qu’il ne m’aime pas vraiment».

L’auteur du livre explique dans le podcast d’Axios ( voir ci-dessus) que Jared Kushner a géré le conflit israélo-palestinien comme une affaire immobilière. La nomination de Kushner a été très critiquée à Washington, poursuit-il. Toutefois au Moyen-Orient, sa nomination a été perçue différemment.

Pour de nombreux pays de la région, y compris Israël, parler à quelqu’un qui faisait partie de la famille du président américain avait du sens et du poids.

«Kushner voulait éviter de «re-continguer l’histoire», mais lorsque l’on traite du conflit israélo-palestinien ce n’est pas une option possible . L’histoire est partout et est vite devenue l’obstacle ultime à ce qu’ils essayaient de faire», reconnait Barak Ravid.

Après sa nomination au poste de Conseiller Spécial du président élu, Jared Kushner et Donald Trump ont commencé par mettre en place une équipe en charge du processus de paix. Ils vont ainsi constitué un cercle de conseillers qui allaient de «très pro Israël» à «très très très très pro Israël», souligne le journaliste.

L’une des personnalités clés qui vont peser sur le cours des choses était David Friedman, l’avocat de Trump spécialisé dans les faillites, que le nouveau président a nommé ambassadeur en Israël.

Trump, le plus pro-palestinien de son administration

Le plus drôle, révèle Barak Ravid, commentant l’équipe en charge du «deal du siècle» ainsi constituée, c’est que déjà au tout début de leurs échanges, la personne qui semblait se soucier le plus du côté palestinien était Trump lui-même !

Et ce que beaucoup de gens ne savent pas, signale l’auteur, c’est qu’en réalité, dans la première année de sa présidence, et Trump me l’a dit, sa relation avec le président palestinien Mahmoud Abbas était très très bonne.

Trump a été surpris par les sentiments positifs qu’il éprouvait à son égard, rapporte-t-il.

« Avant de les rencontrer tous les deux (Mahmoud Abbas et Netanyahu, ndlr). Je pensais que les Palestiniens étaient impossibles, et les Israéliens feraient n’importe quoi pour faire la paix et aboutir à un accord. J’ai trouvé que ce n’était pas vrai. C’était exactement le contraire. », s’est confié Donald Trump à Barak Ravid.

Toujours sur sa relation avec le Chef de l’Autorité Palestinienne, Trump confit : «C’était presque comme un père. Il était si gentil. Il n’aurait pas pu être plus gentil.»

Mais cette relation chaleureuse ne va pas durer très longtemps.

En effet, explique M. Ravid, face au manque de sérieux de Netanyahu, et pour faire aboutir son deal du siècle Donald Trump va prendre de court tout le monde en annonçant le transfert de l’ambassade américaine à Jérusalem. Trump pensait, poursuit l’auteur du livre, que ce coup politique pousserait Israël à accepter un plan de paix avec les palestiniens en leur cédant le tiers des territoires occupés.

Finalement sa prise de risque n’a pas servi son dessein de paix, les palestiniens quittèrent la table des négociations et Netanyahu poussera le bouchon encore plus loin.

Dans son podcast Axios, Barak Ravid est interpellé par son co-animateur Jonaythan Swan : « Il est surprenant que, comme Obama et Bill Clinton, Trump soit également arrivé à la conclusion que Bibi (surnom de Netanyahu) n’était pas sincère dans sa volonté de paix avec les Palestiniens ».

En réponse, Barak Ravid cite une déclaration de Donald Trump qu’il lui a fait sur le sujet :

«Je pense qu’il nous a juste fait la pression, beaucoup de pression. Je ne pense pas que Bibi ait jamais voulu faire la paix», a affirmé l’ancien président.

Malgré l’attitude de Trump envers Abbas et Netanyahu à l’époque, la décision de Trump de déplacer l’ambassade américaine à Jérusalem et de reconnaitre Jérusalem comme la capitale d’Israël était inattendue. C’est un tournant important dans l’histoire et c’est aussi un énorme doigt d’honneur aux Palestiniens.

Israël et les Palestiniens considèrent tous deux que Jérusalem est leur capitale. Reconnaître Jérusalem revient donc à prendre parti sur une question qui a fait l’objet de plusieurs cycles de négociations de paix au cours des 25 dernières années.

Pour Trump, cette décision était politique, explique M. Ravid. Il l’a fait pour sa base électorale. Trump et ses conseillers savaient que le transfert de l’ambassade nuirait à leur effort de paix, mais ils pensaient que Jérusalem ne serait qu’une «bombe sur la route». Cela s’est avéré être une énorme erreur de calcul.

Les Palestiniens ont pris connaissance de la décision du président américain lorsqu’une délégation de l’autorité palestinienne s’est déplacée à la Maison Blanche vers la fin de 2017. Jared Kushner a informé le négociateur en chef, feu Saeb Erekat, que l’ambassade allait déménager à Jérusalem. Rabougri, Erekat a dit à Kushner que «si vous faites cela, vous vous seriez disqualifié de tout rôle dans ce processus de paix». Kushner a rétorqué en criant: «Ne me menacez pas ! C’est notre affaire, c’est notre politique». Eurekat a répondu, «si vous faites cela, vous amènerez les Israéliens et les Palestiniens au point de désastre».

Les Palestiniens avaient perdu l’une des choses qui comptait le plus pour eux, écrit Barak Ravid. Ils étaient tellement en colère qu’ils sont sortis de la Maison Blanche et ne sont jamais revenus.

Un peu plus tard, Trump a appelé Mahmoud Abbas, nous informe le journaliste. Il lui a dit de ne pas s’inquiéter, qu’il obtiendrait quelque chose de grand par la suite. Mais Abbas était très en colère. Trump a fait un long monologue pour essayer de le calmer. A un moment donné, il s’est rendu compte que la ligne était coupée et qu’il parlait tout seul depuis plusieurs minutes. L’opérateur a demandé au président s’il voulait reprendre l’appel, Trump a répondu qu’il l’appellerait un autre jour.

Ce fut la dernière fois qu’ils se sont parlés. C’était le mardi 5 décembre 2017.

Le lendemain, Trump fait la grande annonce de sa décision de déplacer l’ambassade américaine à Jerusalem.

«Israël se réjouissait et les Palestiniens étaient furieux», explique le M. Ravid.

Mais survient un autre incident qui va envenimer davantage les relations entre Trump et Abbas.

En janvier 2018, ce dernier présidait une réunion avec les dirigeants palestiniens à Ramallah. Durant son discours, Abbas surpris l’auditoire et maudit le président américain en déclarant en arabe : «que sa maison soit détruite.»

La phrase arrive aux oreilles de Donald Trump, et on lui explique qu’il s’agit de la pire chose qu’on puisse souhaiter à son ennemie «Yekhreb bitak».

Trump ripostera. Dans les mois qui suivent cet incident, il coupe presque toutes les aides aux palestiniens. Il ferme le bureau de l’OLP à Washington ainsi que le consulat américain à Jérusalem qui accueillait la mission diplomatique américaine auprès de l’autorité palestinienne.

Les ponts ont été coupés pour de bon et les Palestiniens ne reviendront plus jamais à la table des négociations.

«Trump a sapé ses propres efforts en vue d’un accord de paix lorsqu’il a reconnu, en décembre 2017, Jérusalem comme capitale d’Israël et a déclaré que l’ambassade des États-Unis y déménagerait», affirme Barak Ravid.

L’auteur rapporte par ailleurs que l’équipe de Kushner s’inquiétait des retombées de la décision de Trump sur l’éventualité d’un accord avec les Palestiniens. «Cela s’est avéré être beaucoup plus grave, devenant la pire crise entre les États-Unis et les Palestiniens depuis au moins 15 ans», écrit-il.

Lorsqu’on lui a demandé s’il pouvait comprendre la colère des Palestiniens, Trump a répondu : «Nous allions faire quelque chose pour eux dans une autre partie de Jérusalem. J’ai dit : Écoutez, Israël vient de gagner un point. Le prochain point sera le leur. Ils vont obtenir quelque chose de très grand qu’ils veulent’. Je le leur ai fait savoir.».

Trump a également concédé que la réduction de l’aide aux Palestiniens n’avait pas été efficace pour les ramener à la table des négociations. «Ce sont des gens endurcis», a-t-il déclaré.

L’ancien président américain voulait à tout prix être celui qui a réussi à signer un accord de paix entre palestiniens et israéliens malgré la réticence de tout son entourage. A ce sujet, Trump va se confier au journaliste en ces termes :

« Tout le monde m’a dit que ce n’était pas possible. Sheldon Adelson a dit que ce n’était pas faisable. La haine est si grande entre les Palestiniens et les Israéliens. Ils apprennent dès qu’ils sont en capacité d’ouvrir des livres à se détester les uns les autres, surtout les Palestiniens envers Israël. Sheldon m’a raconté les choses horribles sur le peuple juif qu’ils enseignent aux enfants dès leur jeune âge».

Et poursuit : «Sheldon Adelson qui était un de mes amis et sa femme Myriam est une femme fantastique, et qui était reconnu pour être un grand négociateur, il dit aussi que c’est impossible. Mais moi j’y suis allé. Ne connaissez-vous pas l’adage : Qu’est-ce que vous avez à perdre ? Essayez !»

Trump : Netanyahu est déloyal et ne veux pas la paix, «qu’il aille se faire foutre»!

Barak Ravid s’est entretenu avec Donald Trump à deux reprises en 2021, dans le cadre de ses recherches pour son livre sur les accords d’Abraham. Décrivant l’une de ces rencontres : « Nous nous sommes juste assis là seuls. C’était même un peu touchant ».

M. Ravid ne savait pas encore que les enregistrements sonores de l’interview de l’ancien président américain allaient faire autant de bruit. Deux passages créeront l’évènement, celui sur les relations avec Netanyahu d’une part et sa théorie sur les juifs américains et Israël d’autre part.

Au sujet de l’ancien premier ministre israélien, le journaliste affirme que Trump a critiqué Netanyahu à plusieurs reprises lors des deux interviews.

«Bibi ne voulait pas faire d’accord», a déclaré Trump à Barak Ravid.

«Même plus récemment, lorsque nous sommes arrivés avec les cartes et tout, il a dit : C’est bien, c’est bien. Tout était toujours génial, mais il ne voulait pas faire d’accord. Je pensais que les [Palestiniens] étaient impossibles et que les Israéliens feraient tout pour faire la paix et conclure un accord. J’ai découvert que ce n’était pas vrai….. Je ne pense pas que Bibi ait jamais voulu faire la paix, je pense qu’il nous a mis la pression, juste mis la pression, mis la pression, mis la pression…. Bibi ne voulait pas faire la paix, il ne l’a jamais fait.»

Trump a également eu le sentiment d’avoir contribué à assurer la survie politique de Netanyahu, mais n’a pas obtenu la même chose en retour, assure Barak Ravid. Il ne sera d’ailleurs pas au bout des surprises quand Trump lâche à l’encontre de Netanyahu un «Fuck him».

En effet, la goutte d’eau qui a fait déborder le vase pour Trump a été lorsque Netanyahu a félicité le président élu Biden pour sa victoire électorale alors que Trump contestait encore le résultat.

«J’aimais bien Bibi. J’aime toujours Bibi. Mais j’aime aussi la loyauté. La première personne à féliciter Biden a été Bibi. Et non seulement il l’a félicité, mais il l’a fait sur une vidéo».

«Je ne lui ai pas parlé depuis», a ajouté Trump, «qu’il aille se faire foutre».

Frappe contre le Général Soleimani, Trump estime qu’il a été utilisé et qu’Israël «n’avait pas fait ce qu’il fallait»

L’assassinat du commandant iranien Qasem Soleimani en janvier 2020 semblait être l’apogée de la coopération sécuritaire et diplomatique entre les États-Unis et Israël. La vérité est que cet assassinat est devenu un point de tension majeur entre les alliés, écrit Barak Ravid.

Donald Trump s’attendait, selon ses déclarations, à ce qu’Israël joue un rôle plus actif dans l’attaque. «Mais Israël n’a pas fait ce qu’il fallait» s’est-il plaint.

Et de menacer : «Je ne peux pas parler de cette histoire. Mais j’ai été très déçu par Israël ayant à voir avec cet événement. … Les gens entendront parler de cela au bon moment».

Même si la partie israélienne (Un haut responsable de Tsahal) assure qu’elle avait proposé un rôle plus actif pour les forces israéliennes, et que les États-Unis avaient insisté pour que ce soit eux qui exécutent la frappe, M. Ravid justifie l’exaspération de Trump par son sentiment ainsi que celui de son administration d’être constamment utilisé par Netanyahu.

L’ancien président américain a d’ailleurs illustré la situation par une phrase d’un haut responsable de la Maison Blanche : «Benjamin Netanyahu, était prêt à combattre l’Iran jusqu’au dernier soldat américain».

Trump était foncièrement convaincu qu’aussi bien l’Otan ou Israël, les alliés voulaient systématiquement que les États-Unis combattent à leur place.

«Aux avant-postes»…Dans la ligne de Défense, le docu-évènement de 2M

2M nous a gratifié jeudi soir d’un excellent documentaire retraçant le quotidien des militaires des Forces Armées Royales stationnés tout le long de la ligne de la défense au Sahara marocain. Touchant et authentique, le reportage est disponible en Replay sur 2m.ma.

La chaine de télévision nationale 2M a frappé un grand coup en réalisant le premier reportage dans la très sensible zone de la «la ligne de défense», dans les provinces du Sud. Outre la primeur du documentaire, les équipes de Grand Angle ont réussi à proposer des moments d’une rare émotion, inédite pour le genre.

Il faut dire que notre armée, cette grande muette, est plutôt connue pour son devoir de réserve particulièrement accru et pour distiller sa communication au bon moment mais aux bons endroits.

Toutefois, ce que nous avons pu constater à la diffusion du reportage en termes d’ouverture, d’assurance et de spontanéité le niveau de professionnalisation élevé de nos Forces Armées Royales.

Sincérité touchante

Le reportage tourné par l’équipe de Grand Angle de 2M montre au plus près la vie des soldats marocains stationnés tout le long des 2500 kilomètres de la ligne de défense fortifiée qui sécurise les frontières Sud du Royaume.

Dans le documentaire de vingt cinq minutes, intitulé «Aux avant-postes…Dans la ligne de Défense», on voit et on écoute le caporal Mohamed Belhaj et son coéquipier le Caporal Mbarek Ennaghach, le Capitaine Aziz Zaki et leurs compagnons d’armes décrire leurs missions, préparer leur tagine, montrer leurs logis ou discuter avec leur famille après le service.

Ces séquences sont entrecoupées par des vues aériennes du mur de défense, des plans sur les armes lourdes dont disposent les soldats et des déclarations très sérieuses des officiers supérieures.

Par ailleurs, durant tout le tournage, la lutte contre la pandémie semble être prise très au sérieux par notre armée. Les images attestent de l’obligation de port de masques, de la présence de gel hydroalcoolique et de la vaccination anti-Covid.

Le reportage se termine sur des images conviviales d’un match de foot et sur une chute de circonstance la célèbre devise des Forces Armées Royales: «Dieu, la Patrie, le Roi».

Israël annule un avertissement aux voyageurs pour le Maroc vieux de 10 ans

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Réunis ce lundi 25 Octobre au siège du Conseil de la sécurité nationale à Tel-Aviv, les responsables sécuritaires de l’Etat hébreu ont décidé d’annuler l’avertissement émis il y a dix ans jugeant la destination Maroc dangereuse pour les voyageurs israéliens. Cette décision a été prise à la lumière de l’évaluation de la situation selon laquelle le niveau de menace estimé au Royaume a diminué.

«Israël n’a plus d’avertissement officiel contre les voyages au Maroc» écrit The Jerusalem Post suite à la décision du Conseil national de sécurité portée aux média ce lundi.

https://twitter.com/Jerusalem_Post/status/1452609721953882114

En effet, dans son communiqué, le NSC israélien a déclaré que la décision avait été prise à la suite d’une évaluation de haut niveau selon laquelle le niveau de menace estimé pour les Israéliens au Maroc a diminué après l’accord de normalisation de l’année dernière entre les pays.

« Simultanément, il est conseillé de continuer à être en état d’alerte élevé tout en restant dans le pays », indique le communiqué.

https://twitter.com/simonarann/status/1452611590826729478

L’avertissement de voyage pour le Maroc a été émis il ya plus d’une décennie par Israël.

Les deux pays ont annoncé la normalisation de leurs relations l’année dernière, après l’adhésion des Émirats arabes unis, du Bahreïn et du Soudan aux accords d’Abraham. Rabat et Jérusalem avaient auparavant des liens de faible intensité, avec des bureaux de liaison économique, qui ont été suspendus pendant la deuxième Intifada. Ces bureaux ont été rouverts cette année et pourraient se transformer en ambassades.

Israël élève le statut de sa représentation diplomatique au Maroc

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Israël a renforcé aujourd’hui sa représentation diplomatique au Maroc en élevant son bureau de liaison à Rabat au rang d’ambassade et son Chef, David Govrin, en rang d’ambassadeur.

La commission des nominations du ministère des Affaires étrangères israélien a nommé dimanche le Chef de son bureau de liaison d’Israël au Maroc ambassadeur permanent du pays auprès de Rabat, rapporte The Jerusalem post ce dimanche soir.

David Gorvin, le Chef du bureau de liaison de tel-Aviv à Rabat lui-même annoncé sur son compte Twitter sa nomination : « J’ai l’honneur de partager avec mes followers et amis du monde entier la nouvelle de ma nomination en tant qu’ambassadeur officiel de l’État d’Israël au Maroc », a annoncé David Govrin.

Dans son message, Govrin a remercié le Maroc pour ses efforts «pour établir la paix et la sécurité» et a ajouté qu’Israël poursuivra son travail «pour développer des relations conjointes au profit des deux pays frères».

L’agence de presse espagnole EFE, a été la première agence internationale à reprendre le tweet de David Gorvin. Dans sa dépêche, EFE révèle avoir contacté le ministère des Affaires étrangères israélien qui ne s’est pas encore prononcé sure cette nomination.

David Govrin, qui a dirigé la mission diplomatique à Rabat au cours des deux derniers mois, dirigera désormais l’ambassade entièrement rénovée, rapporte The Time Of Israel. M. Govrin, 58 ans, est diplomate israélien depuis 1989. Il parle couramment l’arabe, il a été ambassadeur en Égypte de 2016 à août 2020.

En août, le ministre des Affaires étrangères israéliens, Yair Lapid, a inauguré le bureau de liaison d’Israël dans la capitale marocaine. Il avait annoncé que le ministre marocain des Affaires étrangères Nasser Bourita devait arriver en Israël en octobre ou début novembre pour inaugurer l’ambassade du Maroc à Tel-Aviv.

Gouvernement Akhannouch : Découvrez la liste des nouveaux ministres nommés par le Roi Mohammed VI

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C’est un gouvernement resserré composé de 25 ministres dont 7 femmes que le Roi Mohammed VI a nommé ce jeudi 07 octobre 2021. Finalement, Abdelouafi Laftit et Nasser Bourita gardent leur portefeuille tandis que Moulay Hafid Elalamy et Mohamed Benchaâboun perdent les leurs. Les fidèles de Aziz Akhannouch ont été récompensés, à l’image de Mohamed Sadiki, Nabila Rmili, Mustapha Baitas, Fatim-Zahra Ammor et Mohcine Jazouli. Le PAM récompense également ses jeunes les qui ont accompagné la naissance du parti à savoir Fatima Ezzahra El Mansouri, Younes Sekkouri et Mehdi Bensaid. Par ailleurs, l’architecte du nouveau modèle de développement, l’ambassadeur du Royaume à Paris, Chakib Benmoussa, fait son grand retour au gouvernement en prenant en charge le très sensible portefeuille de l’Education auquel il lui a été rattaché le Sport. L’autre particularité du gouvernement Akhannouch est la rebaptisation de deux ministères. Ainsi, le «Ministère de l’Energie et des Mines» devient celui de la «Transition énergétique et du Développement durable » et le «Ministère du Travail et de l’Insertion professionnelle» devient celui de «l’Inclusion économique, de la Petite entreprise, de l’Emploi et des Compétences». Enfin, la transformation digitale a été rattachée au Chef du Gouvernement au même titre que la réforme administrative.

Le Roi Mohammed VI accompagné du Prince Héritier Moulay El Hassan et du Prince Moulay Rachid, a présidé, jeudi 07 octobre 2021 au Palais Royal à Fès, la cérémonie de nomination des membres du nouveau gouvernement.

Voici la composition du nouveau gouvernement:

Chef du gouvernement :

  1. Aziz Akhannouch:

Ministres femmes :

  1. Nadia Fettah Alaoui, ministre de l’Economie et des Finances
  2. Nabila Rmili : ministre de la Santé et de la Protection sociale.
  3. Fatima Ezzahra El Mansouri : ministre de l’Aménagement du territoire national, de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Politique de la ville.
  4. Fatim-Zahra Ammor : ministre du Tourisme, de l’Artisanat et de l’Economie sociale et solidaire.
  5. Leila Benali : ministre de la Transition énergétique et du Développement durable.
  6. Aouatif Hayar : ministre de la Solidarité, de l’Insertion sociale et de la Famille.
  7. Ghita Mezzour : ministre délégué auprès du chef du gouvernement chargé de la Transition numérique et de la Réforme administrative.

Ministres jeunes :

  1. Ryad Mezzour : ministre de l’Industrie et du Commerce.
  2. Younes Sekkouri : ministre de l’Inclusion économique, de la Petite entreprise, de l’Emploi et des Compétences.
  3. Mohamed Mehdi Bensaid : ministre de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication.
  4. Mohamed Abdeljalil : ministre du Transport et de la Logistique.

Ministres régaliens :

  1. Abdelouafi Laftit : Ministre de l’Intérieur.
  2. Nasser Bourita: Ministre des Affaires étrangères, de la coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger.
  3. Ahmed Toufiq: Ministre des Habous et des Affaires islamiques.
  4. Abdellatif Loudiyi : ministre délégué auprès du Chef du gouvernement chargé de l’administration de la Défense nationale.

Ministres fidèles d’Akhannouch :

  1. Mohamed Sadiki : ministre de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts.
  2. Mustapha Baitas : ministre délégué auprès du chef du gouvernement chargé des Relations avec le parlement, Porte-parole du gouvernement
  3. Mohcine Jazouli : ministre délégué auprès du chef du gouvernement chargé de l’Investissement, de la Convergence et de l’évaluation des Politiques publiques.

Ministres techniques :

  1. Abdellatif Ouahbi : Ministre de la Justice.
  2. Nizar Baraka, ministre de l’Equipement et de l’Eau.
  3. Chakib Benmoussa : ministre de l’Education nationale, du Préscolaire et des Sports.
  4. Faouzi Lekjaa, ministre délégué auprès du ministre de l’Economie et des Finances, chargé du Budget.
  5. Mohamed Hajoui : Secrétaire général de gouvernement.
  6. Abdellatif Miraoui : ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation.

Selon le communiqué du Cabinet Royal, il sera procédé ultérieurement à la nomination de secrétaires d’Etat dans certains départements ministériels.

Cette cérémonie s’est déroulée en présence également du chambellan du Roi, Sidi Mohammed El Alaoui.

Abdelouafi Laftit : L’élection des membres de la Chambre des conseillers s’est déroulée dans des conditions normales avec une participation encourageante

L’élection des membres de la Chambre des conseillers s’est déroulée dans des conditions normales avec une participation encourageante, a indiqué le ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit dans un communiqué.

Le taux de participation à ce scrutin, tenu mardi, s’est élevé à 94,86 % pour les représentants des conseils des collectivités territoriales, des chambres professionnelles et des organisations professionnelles des employeurs les plus représentatives, alors que celui des représentants des salariés a atteint 40,49 %.

Les opérations de vote, de dépouillement et de recensement des voix au niveau des bureaux de vote et des bureaux centralisateurs ont eu lieu en présence des représentants des listes ou des candidats conformément aux dispositions juridiques en vigueur, ajoute le communiqué.

La même source souligne que le nombre des candidatures présentées au titre de ce scrutin a atteint 691, pour pourvoir les 120 sièges de la Chambre des conseillers, soit une moyenne de 6 candidatures par siège, dont 471 candidatures pour les 100 sièges réservés aux représentants des conseils communaux, préfectoraux, provinciaux et régionaux, des chambres professionnelles et des organisations professionnelles des employeurs les plus représentatives.

Il s’agit également de 220 candidatures réparties sur 11 listes pour les 20 sièges à pourvoir pour les représentants des salariés, conclut le communiqué.

Staffan de Mistura, l’italo-suédois qui succède à l’allemand Horst Köhler comme envoyé personnel de Guterres pour le Sahara marocain

Il s’agit d’une nomination qui a reçu le soutien du Maroc et qui a été entérinée ce mercredi par le Secrétaire général des Nations Unies. L’Italo-suédois Staffan de Mistura est désormais le nouvel Envoyé personnel d’Antonio Guterres pour le Sahara marocain. Il succède à l’ancien président allemand, Horst Köhler, qui avait jeté l’éponge mai 2019 pour «raison de santé».

Avec MAP

Le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, a nommé l’Italo-suédois Staffan de Mistura en tant que son nouvel Envoyé personnel pour le Sahara marocain, a annoncé mercredi le porte-parole de l’ONU.

Cette nomination intervient après l’aval du Conseil de Sécurité, qui a été officiellement saisi par Guterres.

Pour sa part, le Maroc avait exprimé son soutien à cette nomination après sa consultation par le Secrétaire général de l’ONU, il y a plusieurs semaines, ce que les autres parties ont également fait.

Mistura, qui succède à ce poste à l’ancien président allemand, Horst Köhler, a pour mandat de faciliter le processus exclusivement onusien visant à parvenir à une solution politique, réaliste, pragmatique, durable et de compromis au différend régional sur le Sahara marocain. Cette solution doit être conforme aux résolutions du Conseil de sécurité depuis 2018, comme l’a réaffirmé le Secrétaire général de l’ONU dans son récent rapport au Conseil de Sécurité sur le Sahara marocain.

Dans la lettre de nomination adressée au Conseil de Sécurité, le Secrétaire général des Nations Unies a indiqué queMistura travaillera avec le Maroc, l’Algérie, la Mauritanie et le « polisario » sur la base de la résolution 2548 du 30 octobre 2021 et d’autres résolutions du Conseil, ainsi qu’en tenant pleinement compte des progrès réalisés à ce jour, afin de parvenir à la solution politique de la question du Sahara marocain.

Ces résolutions du Conseil de sécurité, mentionnées dans le rapport du Secrétaire général, en l’occurrence la 2440, 2468, 2494 et 2548 ont réaffirmé que la solution politique, réaliste, pragmatique et de compromis est la seule issue à la question du Sahara marocain. Comme toutes celles qui les ont précédées, depuis plus de deux décennies, elles ont définitivement enterré le référendum et ne s’y réfèrent plus. Parallèlement, la prééminence de l’Initiative d’autonomie, dans le cadre de la souveraineté et l’intégrité territoriale du Royaume, a été réaffirmée dans les 17 résolutions adoptées par le Conseil de Sécurité depuis sa présentation en 2007.

En outre, ces résolutions ont établi les tables rondes, avec la participation du Maroc, l’Algérie, la Mauritanie et le « polisario », comme unique cadre pour mener le processus politique exclusivement onusien. Elles citent l’Algérie à cinq reprises, soit autant de fois que le Maroc, consacrant le rôle de l’Algérie en tant que partie principale au différend régional sur le Sahara marocain, et l’interpellant à faire preuve de réalisme et de compromis afin de parvenir à la solution politique de ce différend.

A cet égard, Mistura devra commencer sa facilitation dans les prochaines semaines. Conformément à sa lettre de nomination et à la résolution 2548 du Conseil de Sécurité, il entamera cette facilitation là où son prédécesseur s’est arrêté, à savoir le processus de tables rondes, avec ses quatre participants et selon les mêmes modalités.

Sur son compte Twitter la représentation permanente à l’ONU de l’Allemagne, pays identifié comme relais des séparatistes du polisario et d’Algérie, se félicite de cette nomination : «C’est une bonne nouvelle que la vacance d’un poste de deux années ait pris fin : Staffan de Mistura est un diplomate à l’expérience et aux compétences éprouvées et qui a tout notre soutien».

Élections 2021 : le RNI donné gagnant avec au moins 75 sièges au parlement, le PJD à la ramasse

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Moins de 24 heures du jour du scrutin, c’est bien le scénario d’un gouvernement piloté par le RNI qui se dessine. Une révélation faite par le très bien informé media outlet,Maghreb Intelligence qui a eu accès aux résultats de sondages informels. Aziz Akhannouch qui à la grande surprise de ses adversaires a réussi à ne pas commettre d’erreurs, est en passe, contre toute attente, de créer un courant de sympathie qui pourrait se transformer en voix lors du scrutin. Certes les moyens financiers utilisés par le grand magnat du fuel et de l’oxygène ont atteint des niveaux stratosphériques, mais l’organisation minutieuse de la campagne qui a démarré il y a 4 ans et le niveau très poussé de maitrise du digital devraient être décisifs. Si les pronostiques du sondage se vérifient, Akhannouch aurait réussi, là ou a échoué Ilyas El Omari : tourner la page au mythe qui a prévalu durant une décennie et selon lequel le parti islamiste du PJD serait la clé de la stabilité du Royaume.

Les résultats de sondages informels donneraient la configuration suivante :

  1. RNI
  2. PAM
  3. PI
  4. PJD

Finalement, la grande surprise de ces élections serait la débâcle annoncée des islamistes du PJD, écrit Maghreb Intelligence. Le parti de Saad Eddine El Othmani pourrait voir ses sièges au parlement fondre de 50%. Au mieux il garderait 70 siège. L’idée de leur défaite cuisante commence à s’installer chez une partie des dirigeants islamistes qui évoquent désormais les biens faits d’une « cure d’opposition », croit savoir la même source.

Le RNI doublerait ses sièges au parlement

D’après les mêmes sondages, le RNI devrait doubler ses effectifs, loin devant le PAM et l’Istiqlal. Ce dernier a adopté depuis le démarrage de la campagne une posture neutre face à Aziz Akhannouch et son parti, violemment décriés par Abdellatif Ouahbi, qui a eu la maladresse de s’adresser à l’Agence France Presse, historiquement hostile au Maroc, accusant Akhannouch de corrompre les élections et Abdelilah Benkirane ancien SG du PJD qui a tenté de jouer encore une fois la carte de la stabilité politique du pays.

Yair Lapid, vice-premier ministre d’Israël, est arrivé à Rabat

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L’avion transportant le vice-premier ministre d’Israël et ministre des Affaires étrangères Yair Lapid a atterrit à l’aéroport international de Rabat à 10h45 heure marocaine. Le haut responsable israélien entame ce mercredi une visite de deux jours au Maroc, le premier déplacement officiel d’un haut responsable gouvernemental israélien depuis 2003.

C’est sur Twitter que les membres de la délégation israélienne ont annoncé l’atterrissage de l’avion de la compagnie EL AL à l’aéroport international de Rabat-Salé. Des images qui montrent Mohcine Jazouli, ministre délégué chargé de la Coopération africaine et David Govrin chef de la mission diplomatique de l’Etat hébreux au Maroc accueillant à sa descente d’avion Yair Lapid.

Selon la presse israélienne, lM. Lapid ouvrira officiellement le bureau de liaison israélien à Rabat dans l’après-midi, et rencontrera son homologue marocain, Nasser Bourita.

Il se dirigera jeudi vers Casablanca pour retrouver des responsables de la communauté juive, et se rendra au Temple Beth-El, la célèbre synagogue de la ville portuaire.

Dans le cadre de ce déplacement, Yaïr Lapid sera notamment accompagné du ministre des Affaires sociales Meir Cohen, né à Essaouira, au Maroc, du directeur général du ministère des Affaires étrangères, Alon Ushpiz, et du président de la commission des Affaires étrangères et de la Défense, Ram Ben Barak, rapporte la même source.

Premier vol direct Israël-Maroc vu par les réseaux sociaux

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Un premier groupe de 90 touristes israéliens à bord d’un avion de la compagnie aérienne israélienne Israir est arrivé à Marrakech cet après-midi inaugurant le premier vol commercial direct vers le Maroc. Pour l’occasion les membres de l’équipage d’Israir ont été vêtus de djellabas. La compagnie nationale El-Al a elle aussi lancé une ligne directe vers Marrakech, lors d’une cérémonie à l’aéroport international Ben Gourion, près de Tel-Aviv, en présence notamment du ministre du Tourisme Yoel Razvozov.

Ces vols d’Israël vers le Maroc ont été trés suivis sur les réseaux sociaux, ci-après un tour d’horizon des publications les plus partagées.

Diplomatie américaine

Diplomatie israélienne

https://twitter.com/Israel/status/1419191249890856965
https://twitter.com/IsraelinSpanish/status/1419235979152429061
https://twitter.com/IsraelArabic/status/1419245295091785731
https://twitter.com/StandWithUs/status/1419203547552436224
https://twitter.com/IsraelArabic/status/1419301976861446149
https://twitter.com/kh_lorena/status/1419221191521353730
https://twitter.com/LeviMiz/status/1419204106003042311
https://twitter.com/StandWithUs/status/1419203547552436224
https://twitter.com/IsraelenFrance/status/1419227858317283329
https://twitter.com/IsraelArabic/status/1419201886478114817
https://twitter.com/IsraelArabic/status/1419192796314054658
https://twitter.com/IsraelArabic/status/1419175417915772928

https://twitter.com/simonarann/status/1419296864973828098
https://twitter.com/kh_lorena/status/1419292806548533251
https://twitter.com/kh_lorena/status/1419221191521353730
https://twitter.com/AviKaner/status/1419284709889220615
https://twitter.com/StandWithUs/status/1419303337091112969
https://twitter.com/a_ichil/status/1419289114130763782

Compagnie aérien EL AL

https://twitter.com/EL_AL_ISRAEL/status/1419313376791080965
https://twitter.com/EL_AL_ISRAEL/status/1419313536682053644

Médias israéliens

https://twitter.com/ItayBlumental/status/1419175565005926405
https://twitter.com/marcospeckel/status/1419306032183103492

Israélo-marocains

https://twitter.com/moroccanjewish/status/1419295729466609668
https://twitter.com/moroccanjewish/status/1419201848175734787
https://twitter.com/moroccanjewish/status/1419152777096441858
https://twitter.com/sussman_mike/status/1419238212015431682

Autres

https://twitter.com/morocco_israel/status/1419223998626422788
https://twitter.com/numanmazlan/status/1419199298844041225
https://twitter.com/DDMexico/status/1419306117709053957