La crise israélo-palestinienne a permis de crever l’abcès avec Biden

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Key Points :

  • Suite à la réunion du cabinet de sécurité israélien de ce jeudi 20 mai au soir, le gouvernement israélien a approuvé l’idée d’un cessez-le-feu avec le Hamas, après presque deux semaines de conflit à Gaza.
  • Le Hamas et le Jihad Islamique ont confirmé par la suite le cessez-le-feu, qui devrait débuter vendredi matin.
  • Netanyahu et Biden choisissent Al-Sissi au lieu de Tamim ou du roi Abdallah II pour jouer les intermédiaires avec le Hamas.
  • Paris et Berlin se sont particulièrement investies dans la crise israélo-palestinienne dans l’objectif de regagner de l’influence géopolitique perdue avec Trump.
  • La crise a permis à l’ensemble des parties prenantes de «crever l’abcès» avec Joe Biden et de briser la «glace sibérienne» installée par son administration.

Que se passe-t-il :

Le bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu a confirmé dans un communiqué, publié jeudi soir, que le cabinet de sécurité israélien a approuvé à l’unanimité un cessez-le-feu à Gaza.

Le communiqué indique que les ministres ont convenu «d’accepter l’initiative égyptienne pour un cessez-le-feu mutuel sans aucune condition, qui entrera en vigueur à une heure qui sera déterminée plus tard».

Avant le vote, les responsables de la défense ( de l’Etat hébreux) ont présenté aux ministres les réalisations militaires d’Israël au cours de la campagne, dont certaines «sans précédent», indique le communiqué.

«Le cabinet (de sécurité) a accepté à l’unanimité la recommandation de l’ensemble des responsables sécuritaires (…) d’accepter l’initiative égyptienne de cessez-le-feu bilatéral sans conditions. (…) le principe de base sera «calme pour tranquillité», ont indiqué les autorités israéliennes.

Dans la bande de Gaza, le Hamas, mais aussi le Jihad Islamique, deuxième groupe armé de l’enclave, ont confirmé à Reuters l’entrée en vigueur de cette trêve dès 2 h locales vendredi (23 h GMT jeudi).

Ce qu’il faut savoir :

Les tractations diplomatiques se sont intensifiées ces dernières 48 heures, alors que l’administration Biden commençait à manifester une impatience visible malgré un soutien constent et public au droit d’Israël à se défendre.

Après trois vétos de Washington, bloquant des motions proposés par trois membres du Conseil de sécurité de l’ONU à savoir : la Norvège, la Tunisie et la Chine, qui contraignaient Israël, la France a déposé mardi soir une résolution devant ledit Conseil, en coordination avec l’Égypte et la Jordanie pour réclamer un cessez-le-feu.

En raison de la confiance dont jouit le président égyptien Abdelfattah Al-Sissi auprès de Netanyahu, ce dernier a tourné le dos à toutes les autres parties-prenantes habituées au dossier palestinien, notamment la Jordanie et le Qatar. Bibi entretient une relation exécrable avec le Roi Abdallah II et se méfie de la proximité du leader du Hamas, Ismaël Haniyeh avec l’émir Tamim ben Hamad al-Thani.

Avec cette médiation et en acceptant de rejouer le rôle de Hosni Moubarak en renouant des relations d’intelligence et de renseignement avec le mouvement Hamas, Al Sissi avale une belle couleuvre. Il a fait de l’anti-Hamas sa raison d’ascension au trône. Le régime militaire a effet mis beaucoup d’énergie à positionner le mouvement palestinien comme le mal absolu auprès de l’opinion publique égyptienne. Cette médiation couterait également à l’Egypte et ses sponsors 500 millions de dollars pour la reconstruction de Gaza.

« Deux délégations égyptiennes seront envoyées à Tel-Aviv et dans les Territoires palestiniens pour surveiller la mise en œuvre (du cessez-le-feu) et le processus pour maintenir des conditions stables de manière permanente » , ont par ailleurs indiqué à l’AFP des sources diplomatiques égyptiennes, soulignant que cette trêve « simultanée et mutuelle » avait été « négociée par l’Egypte ».

Côté européen, les médias du vieux continent se sont transformés en machines de propagande de l’ambition franco-allemande de transformer cette crise israélo-palestinienne en une opportunité de se replacer sur l’échiquier géopolitique après avoir été chassés par Trump.

Ce qu’on ne lit pas dans les dépêches de l’AFP c’est comment la machine diplomatique et médiatique israélienne s’est mobilisée durant les dernières 48h contre les tentatives de la France de faire passer une résolution plus en faveur de son influence qu’en faveur de la crise.

Dans le même registre, les dépêches de l’AFP laissent penser que l’Allemagne aurait joué un rôle décisif dans le cessez-le-feu approuvé ce jeudi, en évoquant la visite du ministres des affaires étrangères, Heiko Maas et l’appel concomitant à ce déplacement de la Chancelière Angela Merkel avec le président palestinien Mahmoud Abbas.

D’un côté, l’Allemagne ne veut absolument déroger de la ligne diplomatique occidentale, indéniablement 100% pro-Israël, soutenant les bombardements israéliens sur Gaza et de l’autre côté Angela Merkel, la sainte des saintes n’oublie pas de récupérer la très larges solidarité médiatique avec la cause palestinienne.

Ce qu’il faut suivre :

Benjamin Netanyahu a démontré sa grande capacité de résilience face à une nouvelle administration américaine qui lui est totalement hostile. Une inimitié qui s’est concrétisée par la ligne éditoriale inhabituellement critique de la chaine CNN envers les bombardements israélien de Gaza. d’ailleurs Tsahal a montré à plusieurs reprises une nervosité envers les journalistes de la célèbre chaine, qui pour rappel avait osé l’impensable, couper le micro d’un président américain en exercice, en l’occurrence Trump.

Les analystes et les médias arabes en particulier ont analyser le présent cessez-le-feu, sans aucune condition, comme un échec cuisant de Netanyahu et surtout celui d’une armée et d’un arsenal israéliens invincibles dans l’inconscient collectif des populations arabes. Croire cela, c’est ne pas voir pas plus loin que le bout de son nez.

Et pour cause, cette crise a réussi à se hisser à rang numéro 1 des évènements géopolitique, médiatique et humanitaire de la planète, surpassant la crise du Covid. Une pôle position qui a été gagnée grâce 1) aux images diffusées en directes sur tous les écrans, de la mort des femmes, enfants et combattants palestiniens; 2) des nuits illuminés par une guerre des étoiles entre le dôme de fer israélien et les barrages de roquettes iraniens; 3) de la peur et des cris des israéliens dans les rues, cherchant refuges; 4) La cerise sur le gâteau, les scènes de destruction des bureaux des médias internationaux à Gaza.

Avec un peu de recul surtout après l’annonce du cessez-le-feu, cette guerre hypermédiatisée et hyper «trending» sur l’ensemble des réseaux sociaux de la planète, a constitué l’abcès qu’il fallait crever depuis l’installation du glacial Joe Biden :

  1. C’est «grâce» à la médiatisation de ce conflit que Joe Biden et son administration a daigné se tourner vers cette région du monde bousculée par son prédécesseur. En effet, ce sont les roquettes du Hamas, les missiles et les drones israéliens qui ont finalement permis à Biden de composer le numéro de Mahmoud Abbas, d’Al-Sissi ( le dictateur préféré de Trump) et à deux reprises Netanyahu.
  2. Biden a profité de cette crise pour tenter de se libérer des contraintes que lui a laissé Trump tout en montrant au monde entier très impatient de le voir à l’œuvre, sa manière de faire les relations internationales.
  3. L’affrontement armé a dévoilé au monde entier l’arsenal très important dont dispose désormais le Hamas. Israël a profité de cet étalage de force,- considéré par les proxys iraniens comme une nouvelle capacité de dissuasion-, pour 1) «éliminer» en toute quiétude des chefs militaires de la résistance; 2) détruire des infrastructures stratégiques du mouvement Hamas; 3) Rappeler et installer durablement la peur au sein de la population israélienne contre le danger islamiste, coupant l’herbe sous la gauche chargée de constituer un gouvernement toute en renforçant les positions de ses alliés d’extrême droite. Une peur transmise également aux voisins arabes et à l’Europe, qui ne peuvent imaginer le même scénario de rafales de missiles sur leur territoires.
  4. Cette crise a été l’occasion pour l’Iran et la Russie de déplacer le terrain d’adversité contre Joe Biden sur un champ inflammable. La technologie russe et la logistique iranienne ont montré leur efficacité contre un matériel américano-britannique.
  5. Le Maroc qui a su garder une équidistance avec l’ensemble des parties prenantes du conflit, a été naturellement invité dans le dispositif géopolitique américain pour l’installation d’une stabilité durable dans la région.

La conférence de presse tenue par Benjamin Netanyahu ce mercredi 19 mai permet de déceler des clés de lectures de la situation. Particulièrement fébrile, le premier ministre israélien a réussi lors de cet exercice à transmettre un mix d’émotions négative sur l’avenir de la région sans lui et avec le Hamas.

Montrer le Hamas plus dangereux que jamais, aussi bien pour la politique palestinienne en Cisjordanie que pour la sécurité d’Israël pourrait s’avérer être plus productif pour sa carrière mais aussi pour son camp politique que les images catastrophiques des bombes au phosphore blanc utilisées en 2009 contre la même Gaza, l’année même de sa montée au pouvoir.

LIVE UPDATES : Biden estime qu’Israël a le droit de se défendre

– Israël a le droit de se défendre, quand des centaines de roquettes atterrissent sur son territoire, a déclaré Joe Biden.

– L’armée israélienne a publié mercredi soir les noms et les photos de six commandants du Hamas tués dans des frappes aériennes aujourd’hui mercredi.

Hamas a affirmé mardi soir avoir lancé 130 roquettes en direction de la métropole israélienne Tel-Aviv où des sirènes d’alarme retentissent.

Le trafic aérien a été suspendu et a repris une heure après à l’aéroport Ben Gourion.

Depuis lundi soir, et avant la salve sur Tel-Aviv, 800 roquettes ont été lancées par différents groupes palestiniens depuis la bande de Gaza vers Israël, selon l’armée israélienne. 

Les tensions sont vives depuis plusieurs semaines à Jérusalem et en Cisjordanie, autre territoire palestinien occupé par Israël. Les Palestiniens manifestent contre les restrictions d’accès imposées par Israël à certains secteurs durant le ramadan et la possible éviction de Palestiniens d’un des quartiers de Jérusalem-Est Cheikh Jarrah.

Cette menace d’expulsion planant sur les habitants au profit de colons israéliens a catalysé la colère des Palestiniens et les tensions, qui ont déjà fait plusieurs centaines de blessés dans la Ville sainte d’Al-Qods.

La situation s’est aggravée ce lundi après que des salves de roquettes ont été tirées lundi depuis la bande de Gaza vers Israël. Tsahal a riposté en visant plusieurs positions faisant au moins vingt personnes, dont neuf enfants et un commandant du Hamas.

Les roquettes ont frappé Tel-Aviv et les villes du centre du pays blessant au moins huit personnes, dont certaines gravement, selon la police israélienne.

Plusieurs alertes à la roquette ont retenti mardi soir dans plusieurs villes du centre d’Israël et plusieurs explosions ont été entendues.

Dans une déclaration commune, les mouvements terroriste Hamas et Jihad islamique à Gaza affirment qu’ils viseront les villes de Haïfa et d’Eilat à 18h.

Urgent – Amnistie générale en faveur des cultivateurs du Kif au Maroc

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Key Points

  • Les cultivateurs de cannabis dans le nord du Maroc vont bénéficier d’une amnistie générale rapporte en exclusivité Maghreb Intelligence.
  • En dehors du PJD, les partis politiques marocains se sont exprimés en faveur du texte de loi relatif à l’usage légal du cannabis tout en appelant à une amnistie au profit des cultivateurs.
  • 400.000 personnes bénéficieront de l’entrée en vigueur de la loi relative à l’usage légal du cannabis.
  • L’amnistie constituerait un pas important dans la réconciliation avec la région du Rif.

Que se passe-t-il :

Le coup d’accélération donné par l’Etat marocain représenté par le Ministère de l’Intérieur au projet de loi 13-21, relatif à l’usage légal du cannabis, se manifeste ce mercredi par l’annonce d’une amnistie générale au profit des cultivateurs en faveur des cultivateurs de cannabis.

«Des dizaines de milliers de cultivateurs de cannabis dans le nord du Maroc vont bénéficier d’une amnistie générale et ne feront plus l’objet de poursuites», révèle Maghreb Intelligence citant des sources sûres.

«Des promesses ont été données dans ce sens aux parlementaires et aux cultivateurs de cannabis dont plusieurs ont été reçus au Parlement en début de cette semaine», précise la même source.

Il est à noter que les groupes parlementaires du parti de l’Istiqlal et du Parti authenticité et modernité (PAM) au sein de la Chambre des représentants militaient depuis une dizaine d’année et faisaient pression sur la Commission de la Justice et de la législation pour adopter un projet de loi visant à amnistier les cultivateurs de cannabis dans le nord du royaume.

The Big Picture :

Face à un marché mondial du cannabis en surchauffe et extrêmement compétitif, en raison des ruptures politiques et sociologiques observées dans l’hémisphère nord du globe, un nombre croissant de pays s’orientent vers la légalisation de l’usage du cannabis, la mise en place de politiques de discrimination positive, de stratégies commerciales et de mesures législatives adaptées.

Cette tendance a donné lieu à une concurrence acharnée que se livrent les nombreuses entreprises des pays du Nord, qui commercialisent le cannabis, pour s’accaparer ces nouvelles parts de marché qui ne cessent de s’ouvrir dans un marché mondial représentant déjà plusieurs milliards de dollars. Rien qu’en Europe, ce marché est évalué à 10,8 milliards d’euros, selon une étude commandée par le ministère de l’Intérieur marocain.

Cette dynamique mondiale constitue une réelle menace pour les petits cultivateurs traditionnels des pays du Sud. Ils font désormais face à d’énormes problèmes en raison de l’héritage de la criminalisation et des barrières juridiques et administratives qui empêchent d’entrer sur ce nouveau marché.

Le Maroc, réputé pour être le premier producteur mondial de résine de cannabis, fait partie de ces pays émergents du Sud qui sont directement concernés par ce mouvement mondial.

L’approbation e 2 décembre dernier, par la Commission des stupéfiants des Nations unies (CND), l’organe qui décide quelles substances sont considérées comme des drogues au vu du droit international, de la « reclassification » du cannabis et de sa résine dans les conventions internationales, reconnaissant de fait son utilité médicale, a libéré l’action gouvernementale du royaume chérifien sur le sujet.

Le ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit a mis les bouchés doubles pour faire passer la loi 13-21 relative à l’usage légal du cannabis dans un délai record. Grace à cette nouvelle réglementation, le Maroc est en passe de suivre les pas de l’Australie, Royaume-Unis et de la Corée du Sud, de même 28 Etats américains dans la course mondiale de la fin de la prohibition du cannabis instaurée en 1912.

Source LeMonde

Selon des études de faisabilité relatives au développement du cannabis, élaborées par le ministère de l’Intérieur et dont la synthèse a été présentée mardi devant la Commission de l’Intérieur, à la Chambre des représentants, le nombre d’habitants concernés par la culture illégale du cannabis au Maroc est estimé à 400.000 personnes, soit près de 60.000 familles. Par ailleurs, le revenu net annuel du cannabis à usage médical pourrait avoisiner les 110.000 dirhams par hectare.

A ce titre, cette amnistie générale en faveur des agriculteurs s’inscrit dans une politique volontariste du Maroc pour la mise en œuvre d’un chantier d’importance économique et géopolitique de premier ordre et de sensibilité sociale et religieuse non moins importante.

Nbre habitants concernés400.000
Revenus agricoles totaux annuels325 millions Euros
CA consolidé Europe10,8 milliards d’euros
Impact environnementalexploitation excessive des terres agricoles
épuisement des eaux souterraines
usage excessif d’engrais qui pollue les eaux souterraines
déforestation 1000 hectares / an
Taux de croissance prévisionnelmarché médical mondial est de 30%
marché médical européen est de 60%
Revenu net annuel du cannabis à usage médical110.000 dirhams par hectare
Exportation à horizon 2028Hypothèse 1 : 10 % du marché du cannabis médical
4,2 milliards dollars
Hypothèse 2 : 15% du marché du cannabis médical ciblé, soit 6,3 milliards de dollars
Marchés prioritaires pour le cannabis médical marocainEspagne,
Pays-Bas,
Royaume-Uni
Allemagne
25 milliards de dollars/an à l’horizon 2028.

De la prohibition à la légalisation, quelques dates-clés

1912Le cannabis est inclus dans la convention de l’opium de la Société des nations (SDN), premier traité international sur le contrôle des drogues (1912).
1961Convention unique de l’ONU sur les stupéfiants : le cannabis, le pavot à opium et le cocaïer sont déclarés illégaux.
1970France
Loi punissant l’usage du cannabis d’un an d’emprisonnement et de 3 750 euros d’amende.
1976Pays-Bas
Dépénalisation, consommation et vente au détail de petites quantités (coffee shops).
1996Californie (Etats-Unis)
1998 Etat de Washington (Etats-Unis)
1999 Israël
2001Canada
2008Suisse
2008Lesotho
2012Suisse
2012Colorado, Washington (Etats-Unis)
2013Italie
2013Uruguay
2016Californie (Etats-Unis)
2017 Catalogne (Espagne)
Production et consommation tolérées au sein d’associations (Cannabis social club).
2017Allemagne
2017Pologne
2018Proposition de l’OMS de rétirer le cannabis de la catégorie des substances aux « propriétés particulièrement dangereuses ».
2018 Canada
2018Afrique du Sud
2018Thaïlande
2019 Italie
Autorisation de la vente de cannabis « light » (moins de 0,5 % de THC).
2019Corée du Sud
2019France
Amende forfaitaire de 200 euros en alternative aux poursuites judiciaires en cas d’usage simple de stupéfiants.
2020 France
En janvier, vote de l’Assemblée nationale en faveur de l’expérimentation du cannabis thérapeutique.
2020L’ONU reconnaît officiellement l’utilité médicale du cannabis

Cannabis médical marocain: Un CA prévisionnel à l’export de 630 millions de dollars

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Ci-après les principaux points des études de faisabilité relatives au développement du cannabis, élaborées par le ministère de l’Intérieur et dont la synthèse a été présentée mardi devant la Commission de l’Intérieur, des collectivités territoriales et de la politique de la ville à la Chambre des représentants:

Nbre habitants concernés400.000
Revenus agricoles totaux annuels325 millions Euros
CA consolidé Europe10,8 milliards d’euros
Impact environnementalexploitation excessive des terres agricoles
épuisement des eaux souterraines
usage excessif d’engrais qui pollue les eaux souterraines
déforestation 1000 hectares / an
Taux de croissance prévisionnelmarché médical mondial est de 30%
marché médical européen est de 60%
Revenu net annuel du cannabis à usage médical110.000 dirhams par hectare
Exportation à horizon 2028Hypothèse 1 : 10 % du marché du cannabis médical
4,2 milliards dollars
Hypothèse 2 : 15% du marché du cannabis médical ciblé, soit 6,3 milliards de dollars
Marchés prioritaires pour le cannabis médical marocain Espagne,
Pays-Bas,
Royaume-Uni
Allemagne
25 milliards de dollars/an à l’horizon 2028.
  • Le nombre d’habitants concernés par la culture illégale du cannabis au Maroc est estimé à 400.000 personnes, soit près de 60.000 familles.
  • Les revenus agricoles totaux annuels sont passés d’environ 500 millions d’euros au début des années 2000 à près de 325 millions d’euros aujourd’hui, contre un chiffre d’affaires consolidé en Europe, qui est passé d’environ 12 milliards à près de 10,8 milliards d’euros.
  • Activité destructrice de l’environnement: l’exploitation excessive des terres agricoles, due à l’abandon de la rotation culturale, l’épuisement des eaux souterraines -sachant que cette région connaît la plus grande quantité de pluies au niveau national- et l’usage excessif d’engrais qui pollue les eaux souterraines ainsi que la déforestation (le couvert forestier détruit est estimé à 1000 hectares par an).
  • Les prévisions 2028 du marché du cannabis légalisé: le taux de croissance annuel du marché médical mondial est de 30% et le taux de croissance annuel du marché médical européen est de 60%. Le marché médical européen représentera environ 60% du marché médical mondial.
  • Le revenu net annuel du cannabis à usage médical pourrait avoisiner les 110.000 dirhams par hectare, soit une amélioration d’environ 40% par rapport aux recettes actuelles, le tout dans le cadre de pratiques respectant les normes de l’agriculture durable.
  • Concernant les marchés d’exportation, le document met l’accent sur les perspectives en direction de l’Europe à l’horizon de 2028, selon deux hypothèses. La première cible 10 % du marché du cannabis médical (4,2 milliards dollars sur un total de 42 et représente un revenu agricole annuel d’environ 420 millions de dollars).
  • La seconde hypothèse concerne 15% du marché du cannabis médical ciblé, soit 6,3 milliards de dollars et des revenus agricoles de 630 millions de dollars, ce qui permettra de dépasser le volume des revenus agricoles totaux actuels (environ 400 millions de dollars par an), d’autant plus que ces revenus prévus ne tiennent pas compte des revenus de la culture et de la transformation du cannabis à des fins industrielles.
  • Côté législation, les marchés prioritaires pour le cannabis médical marocain sont l’Espagne, les Pays-Bas, le Royaume-Uni et l’Allemagne, avec des prévisions de 25 milliards de dollars/an à l’horizon 2028.
  • La prise en compte du potentiel des marchés français et italien renforcera le volume du marché potentiel de 17 milliards de dollars, pour atteindre 42 milliards.

Agence de presse espagnole EFE : La Cour Nationale de Justice convoque le Chef du Polisario pour témoigner

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Keys Points

  • Le gouvernement espagnol a autorisé l’entrée en Espagne du chef des séparatistes du polisario Brahim Ghali fin avril pour y bénéficier de soins de santé sous la fausse identité d’un algérien répondant au nom de Mohamed Ben Batouche.
  • Poursuivi par la justice espagnole, le fugitif a bénéficié de la connivence de la geinte militaire algérienne et du premier ministre espagnol Pedro Sanchez.
  • Suite à une offensive diplomatique et populaire sans précédant du Maroc, le fugitif Ghali/Ben Battouch a été convoqué pour témoigner en tant que prévenu dans un crime de «génocide et torture» contre la population sahraouie.

Que s’est-il passé ?

L’agence de presse officielle espagnole EFE a annoncé ce lundi 3 mai la convocation par la Cour Nationale de Justice espagnole du chef et président du Polisario, le fugitif Brahim Ghali, pour témoigner mercredi 5 mai.

Le fugitif, 73 ans, est convoqué pour témoigner en tant que prévenu dans un crime de «génocide et torture» contre la population dissidente de réfugiés sahraouis aux camps de la honte de Tindouf.

Souffrant de problèmes respiratoires et d’un cancer digestif depuis plusieurs années, Ghali a été autorisé par le gouvernement espagnol à entrer en catimini en Espagne fin avril pour «des raisons humanitaires», pour y recevoir des soins de santé.

Grâce à la connivence de l’Algérie et du premier ministre Pedro Sanchez, le fugitif s’est inscrit à à l’hôpital San Pedro, à Logroño près de Saragosse en Espagne sous le faux nom de Mohamed Benbatouch et d’une identité algérienne pour éviter des problèmes avec la justice espagnole, qui l’accuse de violations des droits de l’homme.

The Big Picture

Brahim Ghali a été mis en examen en 2016 par le juge de la Cour nationale, José de la Mata, qui l’a accusé d’avoir commis des crimes de génocide, meurtres, tortures et disparitions commis contre la population des camps de Tindouf. Le juge a jugé recevable une plainte en date de novembre 2012, déposée par l’Association Sahraouie pour la Défense des Droits de l’Homme (ASADEDH), basée en Espagne et trois victimes contre 28 membres du Front Polisario et de hauts responsables du gouvernement algérien.

L’accueil par l’Espagne du chef des séparatistes sous une fausse identité et avec des papiers falsifiés en coordination avec l’État algérien a suscité de vives réactions de réprobation et de condamnation à travers le monde, a noté L’Observateur du Maroc et de l’Afrique.

Selon la même source, L’eurodéputé Tomáš Zdechovský s’est insurgé, samedi 1er mai, contre l’accueil par l’Espagne de Brahim Ghali de connivence avec l’Algérie. Pour écrivain et homme politique tchèque, qui est aussi vice-président de l’Union chrétienne démocrate – Parti populaire tchécoslovaque, cette décision va à l’encontre des valeurs et principes de l’Europe.

«Je me demande comment est-il possible que les autorités espagnoles autorisent l’entrée illégale avec une fausse identité d’une personne comme Brahim Ghali, accusé d’avoir commis des actes de viol ?», s’est interrogé l’eurodéputé tchèque. «Celà va à l’encontre de nos valeurs et de nos principes», a-t-il ajouté.

Cette levée de bouclier a été accompagnée par une offensive diplomatique et une indignation populaire sans précédent du Maroc.

Alors que les réseaux sociaux son inondés de hashtags condamnant le pays ibérique l’accusant d’aider un criminel de guerre à s’extirper de la justice et de cautionner ses actes, le ministre des affaires étrangères Nasser Bourita n’a pas baissé de pression pour exiger des explications du voisin du nord et du premier partenaire commerciale du royaume.

La dernière sortie médiatique du chef de la diplomatie marocain a marqué un tournant dans les relations entre les deux pays. En effet Nasser Bourita a dénoncé le double jeu de l’Espagne dans son action diplomatique envers le Maroc et la disposition de Madrid de mettre en équation ses relations avec Rabat pour protéger Brahim Ghali.

«Pourquoi les autorités espagnoles ont-elles considéré que le Maroc ne devait pas être informé de l’arrivée de Ghali en Espagne, pourquoi ont-elles préféré se coordonner avec les adversaires du Maroc (allusion à l’Algérie), est-il normal que nous l’ayons appris par la presse ?», s’est indigné Bourita.

«Certes, le Maroc et l’Espagne entretiennent un partenariat global : politique, économique, commercial, humain et sécuritaire , et c’est là qu’intervient la question migratoire. Il ne faut pas penser qu’il s’agit d’une relation à la carte : quand il s’agit de comploter avec l’Algérie et le polisario, le Maroc sort du radar de l’Espagne, mais quand on parle de migration ou de terrorisme, on redevient important », a-t-il insisté.

«Lorsque l’Espagne était confrontée au séparatisme catalan, le Maroc a été très clair, et au plus haut niveau : rejeter tout contact et toute interaction avec eux et en informer nos partenaires espagnols. Lorsque les Catalans nous ont demandé de les recevoir au ministère, nous avons exigé qu’un membre de l’ambassade d’Espagne soit présent», a rappelé Nasser Bourita.

«Avec nos partenaires, nous ne manœuvrons pas dans notre dos sur une question (le Sahara) qui est fondamentale pour le Maroc», a-t-il souligné.

La position marocaine sur le dossier du Sahara a connu une avancée majeure après la reconnaissance américaine de la souveraineté du Royaume sur ses provinces du Sud. Une reconnaissance que la nouvelle administration Biden ne devrait pas remettre en cause.

«Ben Batouche, le fugitif» – Dossier Evènement de l’Observateur du Maroc

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L’hebdomadaire L’Observateur du Maroc et d’Afrique a consacré la Une de son dernier numéro au secrétaire général du Front Polisario, le fugitif Brahim Ghali. Hospitalisé dans un hôpital de Logrones, près de
Saragosse en Espagne sous la fausse identité d’un algérien répondant au nom de Mohamed Ben Batouche, pour échapper à la justice. Le chef des séparatistes a eu droit à tout un dossier taillé sur mesure et orné d’un festival de qualificatifs qui lui vont si bien : Violeur, tortionnaire, indésirable, trafiquant, dictateur et criminel de guerre.

«Brahim Ben Batouche, LE FUGITIF» est le titre choisi par la rédaction de l’hebdomadaire l’Observateur du Maroc pour la première de couverture de son dernier numéro paru ce mercredi. Une «Couv» qui annonce la couleur du dossier détonant sur le scandale de l’hospitalisation clandestine du chef des séparatistes en Espagne où il faisait l’objet d’un mandat d’arrêt pour des crimes commis avec le polisario.

Scandale d’État

Perpétrée par des passeurs présidentiels algériens, l’opération clandestine du transfert de Brahim Ghali vers l’Espagne a-t-elle été menée avec la complicité des autorités espagnoles ? s’interroge la rédaction de l’Observateur.

«Les appels se multiplient pour la comparution de celui qu’on surnomme désormais le fugitif Brahim Ben Batouche devant la justice en Espagne où de nombreuses plaintes sont déposées contre lui pour viol, torture et d’autres crimes. Tandis que des parlementaires et des militants associatifs espagnols dénoncent le «scandale d’État» provoqué par Ben Batouche et réclament des explications à leur gouvernement» peut-on lire sur la page 3 de l’hebdomadaire.

Le plat de résistance du spécial «Ben Batouche LE FUGITIF» se dévore ensuite en 11 bouchées :

  1. Justice espagnole Curva peligrosa*!

Mohamed Ben Batouche est devenu une personnalité célèbre sans rien faire et sans même bouger de sa bourgade à Batna en Algérie. C’est juste son passeport qui a pris l’avion pour se rendre en Espagne.

  1. Brahim Ben Batouche violeur

La jeune Khadijatou Mahmoud, qui a déjà déposé plainte en Espagne contre le chef du polisario pour viol, demande à la justice de ce pays d’interpeller Brahim Ghali puisqu’il se trouve sur le sol espagnol.

  1. Brahim Ben Batouch tortionaire

La justice espagnole doit montrer son indépendance et ouvrir une enquête sur les nombreux crimes génocidaires commis par le chef du Polisario Brahim Ghali, comme le réclament les organisations et les associations sahraouies des victimes des violations des droits de l’homme à Tindouf.

  1. Ben Batouche l’indésirable

Des représentants d’associations marocaines de la région andalouse ont appelé, lundi 26 avril, la justice espagnole à procéder à l’arrestation du « criminel Brahim Ghali ».

  1. Brahim Ben Batouche trafiquant

Il y a déjà près d’un an, le Forum de soutien aux autonomistes de Tindouf (Forsatin) avait mis à nu le chef du Polisario. Les preuves fournies suffisent pour envoyer Brahim Ben Batouche non seulement devant l’Audience nationale espagnole, mais même devant le Tribunal pénal international

  1. Brahim Ben Batouche dictateur

Le Mouvement Sahraoui pour la Paix (MSP) a vu le jour, il y a un an pour dénoncer les crimes du Polisario et de son chef autoproclamé. Plaidant en faveur de la paix, aujourd’hui encore, son fondateur, Hach Ahmed Bericalla revient à la charge.

  1. La Chambre des conseillers interpelle la Justice espagnole sur le cas Brahim Ghali

Les membres de la commission des affaires étrangères, de la défense nationale et des Marocains résidant à l’étranger à la Chambre des conseillers ont appelé hier, mardi, les autorités judiciaires espagnoles à interagir positivement avec les plaintes déposées par de nombreuses victimes contre le chef des séparatistes du “polisario”, le dénommé Brahim Ghali et d’engager la procédure d’arrestation à son encontre

  1. Pedro Sanchez, la déception

Le quotidien espagnol La Razón a publié, mardi 27 avril, une analyse d’Ahmed Charaï sur l’immobilisme du chef du gouvernement espagnol qui nuit dangereusement aux relations maroco-espagnoles. L’analyste rappelle, au passage, certains crimes commis par le chef du polisario que le voisin ibérique accueille sur son sol et tente de le protéger.

  1. Appels au jugement de Brahim Ghali en Espagne pour viol et autres crimes

Des défenseurs des droits de l’Homme multiplient les appels pour que le chef du Polisario, se trouvant actuellement Espagne, soit interpellé et jugé dans ce pays pour les nombreux crimes qu’il avait commis.

  1. Le gouvernement espagnol n’a pas mesuré les conséquences de son attitude

Le gouvernement espagnol n’a pas bien mesuré l’ampleur des conséquences de sa décision d’accueillir le chef des séparatistes du polisario, le dénommé Brahim Ghali, poursuivi en Espagne pour des crimes de génocide, meurtre,
torture et disparitions forcées, souligne le magazine espagnol “Atalayar”.

  1. Le Syndicat national de la presse marocaine accuse

Pour le Syndicat national de la presse marocaine (SNPM), l’affaire Brahim Ghali est révélatrice de la partialité dont font preuve des médias espagnols et français.

«Jood move» d’Akhannouch

Pour la première fois depuis son élection à la présidence du RNI, Aziz Akhannouch est pris au sérieux par ses rivaux dans la course à la chefferie du gouvernement. Si Abdelillah Benkirane avait décelé le potentiel du milliardaire en menant contre lui une guerre sans relâche, le reste de la bande vient à peine d’en prendre conscience. Il leur a fallu un chiffre, un seul : 250 millions de dirhams. C’est celui du budget qui serait alloué à la fondation Jood, bras caritatif du RNI. Un budget qui a fait pâlir Nizar Baraka, redresser les poiles d’Abdellatif Ouahbi et donner le tournis à Nabil Benabdellah. Finis le temps des moqueries sur WhatsApp et des réjouissances à chaque maladresse d’Akhannouch, place à la croisade. Le PAM, le PI et le PPS trouvent enfin un sujet d’entente, enterrent la hache de guerre et synchronisent leur mortiers pour tirer à boulets rouges contre cette machine électorale en marche. Et pour en assurer le total succès, ce trio en escadron fait appel aux armes lourdes, les leaders d’opinion du digital et pas les moindres : Mayssa Salama Ennaji, Hamid Elmahdaouy, Mourad Borja et Abderrahmane Adraoui. Le problème c’est que cette stratégie n’est pas dutout viable. Pour la simple raison, que le nerf de la guerre, à savoir l’argent, est le Tallon d’Achille de tout ce beau monde. Ils ont tous intérêt à faire tomber le plus rapidement Akhannouch, de préférence à la manière de Bakkoury pour que les Ouled Errachid puissent déterrer leurs milliards enfouis dans les coffres sablés et que Mohamed Hammouti et Larbi Lamharchi dépoussièrent leur liasses récréatives. Dans cette tempête de sable, il est nul question de probité, d’éthique ou de respect de la loi mais d’une réaction reptilienne d’une meute qui ne veut pas se faire prendre son gibier électoral.

Contrairement à cette ambiance dramatique qu’a installé le PAM et ses suiveurs, le PI et le PPS, il faudrait se réjouir de la décision d’Akhannouch d’injecter 250 millions de dirhams dans les territoires les plus défavorisés du pays. Enfin, cette fortune tant décriée, tant convoitée va servir le petit peuple. L’Etat devrait applaudir cette bouffée d’oxygène délivrée directement aux plus nécessiteux après plus d’une année de crise économique et sanitaire sans précédent.

L’intérêt du modèle Jood réside dans la séparation des missions au sein d’une campagne électorale. Certes, recevoir une aide est motivé par une recrutement d’un votant ou d’un partisan mais elle échappe aux détournements qu’opèrent systématiquement les candidats et leur équipes de campagne. Avec Jood au centre du dispositif, il y a de fortes chances que les aides atterrissent entre les mains des populations mais pas entre celles des intermédiaires et des «semsaras» des élections.

L’autre intérêt du véhicule électoral et caritatif Jood, c’est qu’il renforce davantage le parti et pas les individus. Une image de marque et un brand content qui va profiter à tous les candidats du parti, des plus pauvres aux plus riches.

Le PAM digère mal la colère royale contre Mustapha Bakkoury

Il est rageant d’entendre parler Abdellatif Ouahbi d’éthique en dénonçant l’utilisation de l’argent dans les élections, quand on connait l’origine des fortunes des financiers du parti et qu’on a vu s’évaporer les moyens infinis utilisés par Ilyas El Omari cinq ans plus tôt pour faire tomber en vain le PJD.

Ce terrain est également fortement glissant pour Nizar Baraka. La famille sahraoui qui porte le parti depuis le départ de Chabat, n’est pas des plus exemplaires en ce qui s’agit de mariage de politique et de business.

Finalement, tous ces joueurs partagent le même plateau de jeu et sont tous issus du même terreau. Si le PJD nous a fait longtemps croire, grâce à sa virginité, que la probité faisant partie de son ADN, avant d’exploser au vol, le PAM ne peut s’en refaire une et jouer la même partition. Surtout que l’un des fondateur et ancien secrétaire général du parti est accusé de haute trahison et de dilapidation de plus de 16 milliards de dirhams. En plus de mettre en danger l’un des projet phares voulus par le roi Mohammed VI.

Oui, il faut se réjouir de cette manne financière qui devrait tomber dans les poches des marocains malmenés par la crise sanitaire. Et Abdellatif Ouhabi, homme de droit, qui porte des accusations aussi grave contre Aziz Akhannouch devrait déposé un recours devant la justice au lieu de jouer une surenchère politique stérile.