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Vive tension en Tunisie à la veille de la grève générale

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Le bras de fer entre le gouvernement de Youssef Chahed et Noureddine Taboubi, patron de la puissante centrale syndicale UGTT, a débouché sur l’appel à une grève générale décrétée pour ce jeudi 17 janvier. Grève tant redoutée et qui paralysera pratiquement tout le pays. Elle intervient au lendemain de l’échec des négociations entre les deux parties sur des augmentations salariales dans la fonction publique.

Chahed a pris à témoin le peuple tunisien ce mercredi soir dans une allocution télévisée, en soulignant que son gouvernement a fait des propositions pour améliorer le pouvoir d’achat des fonctionnaires tout en tenant compte des possibilités financières de l’Etat. ” Nous ne voulons pas prendre des décisions qui auront des conséquences néfastes sur la Tunisie… Et nous poursuivrons les négociations avec l’UGTT qui est notre partenaire ” a affirmé Chahed.

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Pour désamorcer la crise annoncée depuis le 24 novembre dernier, le premier ministre tunisien avait proposé une augmentation de 180 dinars (environ580 dirhams) répartis sur deux tranches dont la première (70 dinars) aurait dû être versée à partir de décembre 2018 alors que la seconde (110 dinars) à partir de janvier 2020. Une proposition rejetée, catégoriquement, par l’UGTT, tout en qualifiant la grève de celle de la « souveraineté ». Ce sont quelques 750 000 fonctionnaires dans la fonction publique qui sont concernés par ce mouvement syndical.

Cette grève générale sur tout le territoire tunisien a semé la panique aussi bien au sein de la population tunisienne qu’auprès de la classe politique et les composantes de la société civile en raison des répercussions qu’elle pourrait engendrer et de la facture que le pays devrait payer, sur les plans économique et financier.

La grève intervient dans un climat politique, économique et social des plus tendus surtout face à la détérioration de la situation sur tous les plans, huit ans après la chute du président Ben Ali et l’arrivée au pouvoir du parti Ennahdha dans le sillage de ce qu’on a appelé le « printemps arabe ».

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