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Salmane Ben Abdelaziz - Page 3

Riyadh reconnaît la mort de Khashoggi

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Plus de deux semaines après la disparition de Jamal Khashoggi dans l’enceinte du consulat de son pays à Istanbul, le procureur général d’Arabie saoudite a reconnu tard dans la soirée de vendredi que le journaliste saoudien a été tué suite à une «altercation» qui aurait mal tourné. Le parquet général saoudien a expliqué dans ce sens que des investigations approfondies sont menées avec 18 personnes inculpées dans l’affaire.

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Arabie Saoudite : Une campagne digitale nationale pour soutenir le roi Salmane et MBS

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Les mises en garde du président américain contre le régime saoudien le menaçant de sanctions sans précédent au cas où il venait à être prouvé son implication dans la disparition du journaliste Jamal Khashoggi, ont sonné le glas dans la maison des Al-Saoud qui vit avec cette affaire sa plus grave crise depuis les événements du 11-septembre 2001. Riyadh, qui n’avait pas l’habitude d’un tel ton à son égard, et sans avoir eu le temps de rétorquer officiellement à Washington, s’est fait remonter dimanche les bretelles par les européens qui ont demandé l’ouverture d’une enquête officielle pour mettre toute la lumière sur cette affaire qui fragilise d’heure en heure l’Arabie saoudite et notamment l’homme fort du régime, le prince héritier Mohamed Ben Salmane. Pour sauver le soldat MBS, les communicants du régime, incapables de convaincre leurs interlocuteurs par les voies diplomatiques classiques, ont fait appel au digital pour sauver ce qui peut encore l’être.

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Mohammed VI reçoit le ministre saoudien de l’Intérieur

Le roi Mohammed VI a reçu, mercredi au palais royal de Rabat, le ministre de l’Intérieur de l’Arabie saoudite, le prince Abdelaziz Ben Saoud Ben Nayef Ben Abdelaziz. Au début de cette audience, le prince Abdelaziz Ben Saoud Ben Nayef Ben Abdelaziz a transmis au souverain les salutations et l’estime du roi Salmane Ben Abdelaziz Al-Saud et du prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed Ben Salmane.

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The Times : «Les jours de MBS au titre d’héritier du trône saoudien sont comptés»

L’éminent écrivain et historien britannique Michael Burleigh s’est fendu, dans The Times, d’un éditorial au vitriol sur la situation politique et institutionnelle en Arabie saoudite. D’emblée et sans ambages, l’auteur décrète que les espoirs que le prince héritier Mohammed Ben Salmane soit un réel réformateur capable de prémunir la région des maux qui la rongent n’ont rien donné. Michael Burleigh croit savoir que le roi Salmane Ben Abdelaziz émet désormais de très forts doutes sur les capacités intrinsèques de son héritier.

Tout d’abord, la fragile décision d’imposer un blocus sur le Qatar imputée par l’auteur à MBS, a échoué faisant voler en éclats tout le Conseil de coopération du Golfe. Sans oublier l’arrestation de centaines de princes et autres hommes d’affaires au Ritz-Carlton qui a fait fuir les capitaux étrangers devenus réticents à investir dans le royaume.

Dans son argumentaire, Michael Burleigh explique que les initiatives politiques et militaires de Mohammed Ben Salmane ont réduit à néant la renommée de l’Arabie saoudite tout en détruisant l’aura médiatique dont se targuait MBS.

D’ailleurs, le roi Salmane a vite fait d’annuler la mise en vente du géant saoudien des hydrocarbures, Aramco, opération considérée pourtant comme la pierre angulaire de la Vision 2030 du jeune prince héritier.

L’enlisement de Ryadh dans la guerre du Yémen qui coûterait quelques 6 milliards de dollars par mois aux saoudiens, l’économie du Qatar qui a absorbé le choc du blocus qui lui a été imposé, et ce grâce à ses relations internationales privilégiée, l’administration américaine qui s’est éloignée de son soutien inconditionnel à MBS, sont les facteurs saillants de l’échec du prince héritier dans sa politique.

La minorité chiite à l’est du royaume étant toujours sujette à la répression, à laquelle les dignitaires religieux sunnites n’ont pas échappé, parmi lesquels l’éminent Cheikh Salman al-Awda, fait dire à Michael Burleigh que le roi est plus réformateur que son fils. L’écrivain britannique prévoit que Salmane Ben Abdelaziz peut changer son prince héritier à n’importe quel moment et lui retirer ses prérogatives, notamment en raison du mécontentement croissant parmi les membres de la famille régnante.

Ni l’autorisation offerte aux femmes d’accéder au permis de conduire, ni les monts et merveilles qu’on a fait miroiter aux saoudiens n’ont permis d’atténuer la fronde au sein de la famille royale et dans la rue qui, à bout de souffle, se retrouve au bord de l’explosion.

Le Washington Post publie un éditorial en arabe et tacle l’Arabie saoudite, une première !

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C’est une première dans les annales de la presse américaine. Le comité de rédaction du Washington Post a signé un éditorial en langue arabe pour réagir à la crise diplomatique qui secoue le Canada et l’Arabie Saoudite. L’influent et célèbre journal de la capitale fédérale américaine a vivement critiqué la position laxiste de Washington vis-à-vis de son partenaire et allié Moyen-oriental.

L’éditorial au vitriol du Washington Post, tout en rappelant le contexte de la crise diplomatique entre Ryadh et Ottawa, fustige l’attitude de l’Arabie Saoudite qui voudrait que le reste du monde détourne les yeux sur ce qui se passe chez elle intra-muros faute de quoi on devrait faire face à des sanctions économiques.

Le comité de rédaction du Washington Post, qui s’exprimait en chœur via cet éditorial historique, a pointé du doigt le prince héritier saoudien et homme fort du pays, Mohammed Ben Salmane, qui ne tolère aucune dissidence, emprisonnant en masse ses opposants et autres détracteurs, dont la plupart sont des intellectuels, des journalistes et des défenseurs des droits de l’homme, jetés en prison avec des parodies de procès.

Et c’est cette situation que la ministre canadienne des Affaires étrangères a dénoncé dans un tweet se retrouvant sous les feux de la critique saoudienne dont la «diplomatie» a choisi la manière forte en rompant brutalement les relations diplomatiques avec le Canada pour stopper nette toute velléité étrangère à s’ingère dans les affaires intérieures de l’Arabie saoudite.

L’éditorial du Washington Post croit comprendre que l’opinion de la ministre canadienne des Affaires étrangères a touché un point sensible des saoudiens, à savoir celui des libertés publiques, et que la réaction saoudienne est disproportionnée, dénonçant le black-out de l’administration américaine à ce sujet.

Pour le Washington Post, la patronne de la diplomatie canadienne a défendu un des droits fondamentaux relevant des libertés universelles et il ne s’agit nullement d’une immixtion dans les affaires intérieures d’un pays tiers.

Si la réaction de MBS n’est pas une surprise, le Washington Post est déçu en revanche de la démission de l’administration Trump du rôle historique des États-Unis d’Amérique comme défenseurs des droits de l’homme dans le monde.

L’éditorial du Washington Post s’alarme aussi de la réaction du Département d’Etat américain qui n’a pas pu faire mieux que de jouer le rôle de la neutralité alors que rôle traditionnel des États-Unis est de défendre les valeurs universelles partout où elles sont bafouées et de montrer aux autocrates que Washington est implacable sur ces questions les menaçant même «qu’ils ne peuvent pas s’en tirer en cachant leur sale travail derrière des portes closes.»

Maroc-Arabie saoudite : Des relations au plus bas

Un porte-parole du ministère marocain des Affaires étrangères a révélé la raison qui a empêché le roi Salmane Ben Abdelaziz d’Arabie saoudite de se rendre en villégiature au Maroc pour y passer ses vacances dans la ville de Tanger, comme il a toujours eu l’habitude de le faire durant les années précédentes.

Cité par le très influent journal espagnol La Vanguardia, le responsable marocain, dont on ne connaît ni l’identité ni le statut réel, a déclaré que les relations entre le Maroc et l’Arabie saoudite sont «à leur niveau le plus bas» tout en ajoutant que «les vraies raisons de l’abstention du roi Salmane de passer ses vacances à Tanger, relèvent principalement des problèmes internes que confrontent l’Arabie Saoudite et non pas à cause de ses relations avec le Maroc.»

C’est la première fois qu’un responsable diplomatique marocain commente les relations entre Rabat et Ryadh de la sorte.

Même si nous ignorons l’identité de ce porte-parole, c’est la première fois qu’un responsable diplomatique marocain commente les relations entre Rabat et Ryadh de la sorte. Est-ce réellement la position officielle du Maroc ou juste une initiative personnelle de ce porte-parole ? Car, habituellement, les autorités marocaines n’interfèrent pas dans les affaires intérieures des autres pays, notamment ceux qui sont considérés comme «frères» et «amis».

Le journal espagnol évaluent le manque à gagner à quelque de 100 millions de dollars

En outre, la Vanguardia a affirmé dans ce sens que «le roi Salmane a préféré demeurer dans son pays cet été en raison des tensions internes résultant des décisions prises par le prince héritier, Mohammed Ben Salmane qui ont affecté le potentiel de la cohésion au sein de la famille royale.»

Pour le journal espagnol, connu pour être proche d’institutions régaliennes à Madrid, « l’absence du roi Salmane est un coup sévère pour l’économie de la ville de Tanger». La Vanguardia estime les pertes directes à 12 millions d’euros, alors que d’autres sources occidentales citées par le journal espagnol évaluent le manque à gagner à quelque de 100 millions de dollars, montant qu’aurait dépensé le roi saoudien et sa suite à Tanger en 2017.

Notons qu’après avoir renoncé à se rendre à Tanger, et selon un communiqué du Cabinet royal saoudien publié le 31 juillet, le roi Salmane Ben Abdelaziz Salmane passe ses vacances à Neom, un projet de ville futuriste située au nord-ouest de l’Arabie Saoudite.

Sommet de La Mecque : La Jordanie désamorce la crise in extremis

La Jordanie qui a été secouée ces derniers jours par une vague de protestation et de tension sociale sans précédent a réussi à désamorcer la bombe. Ceux qui y voyaient déjà des prémisses d’un «remake d’un certain printemps arabe» ont botté en touche et sont restés sur leur faim. Le Roi Abdallah II a reconnu devant les responsables des médias nationaux « que son pays traverse un contexte régional et économique inattendu et que la Jordanie se trouve à la croisée des chemins, soit une sortie de crise en assurant une vie digne au peuple soit un saut vers l’inconnu mais il faut qu’on sache où l’on va». Les amis de la Jordanie ont bien décrypté le message de la colère de la rue et ont manifesté leur volonté de venir à son chevet et ne pas le laisser tomber dans la déstabilisation.

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Mohammed VI s’entretient au téléphone avec le roi Salmane Ben Abdelaziz

Le roi d’Arabie saoudite, Salmane Ben Abdelaziz, a réaffirmé la position de l’Arabie saoudite vis-à-vis du Maroc contre toutes les menaces à sa sécurité, sa stabilité et son intégrité territoriale, a rapporté ce soir l’agence officielle saoudienne.

Au cours de l’entretien téléphonique, les deux souverains ont souligné la nécessité d’unifier les positions et de coordonner les efforts pour faire face aux actes d’agression du régime iranien, à ses immixtions dans les affaires intérieures des pays arabes et aux politiques visant à déstabiliser la sécurité et la stabilité du monde arabe.

Ce jeudi, la Ligue arabe, l’Organisation de la Coopération islamique et le Conseil de la Coopération du Golfe ont tous dénoncé l’interventionnisme de l’Iran dans les affaires des pays arabes tout en exprimant leur solidarité avec le Maroc suite à la décision du royaume de rompre ses relations diplomatiques avec Téhéran.