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Salmane Ben Abdelaziz - Page 7

Mohammed VI et Abdallah II sur la même longueur d’onde

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Les sommets arabes ont toujours «fait face à de nombreux défis et se sont rarement soldés par des résultats fructueux.» C’est par ces propos, sur les colonnes du Huffington Post, que Ahmed Charai entame son analyse sur les tenants et aboutissants du 28ème sommet de la Ligue arabe qui se tient en Jordanie.

En réunissant autour de la même table les principaux dirigeants arabes pour débattre et tenter de trouver des pistes de détentes des multiples tensions qui empoisonnent le climat géopolitique de la région suite aux événements du dit printemps arabe et de la politique du chaos orchestrée par l’administration Obama, le roi Abdallah II de Jordanie doit faire face à de nombreux défis majeurs et faire preuve de beaucoup de tact et de diplomatie pour rapprocher les points de vue parfois diamétralement opposés entre protagonistes et acteurs régionaux.

Le premier défi de ce sommet est la gestion de la présence de plus en plus «accrue de la Russie au Moyen-Orient [notamment] après l’action militaire russe en Syrie, qui a permis à l’armée de Assad de reconquérir Alep et d’autres parties du pays déchirées par la guerre.»

D’autre part, Moscou soutient le général Khalifa Haftar et ses forces à l’est de la Libye, qui sont «fidèles au gouvernement basé à Tobrouk» ce qui fragilise le gouvernement central à Tripoli et accroît le rôle russe dans cette partie méridionale de la Méditerranée.

Le second défi demeure la forte «tension entre les deux grandes puissances du monde arabe sunnite – l’Arabie saoudite et l’Egypte» – que tentera d’apaiser le roi Abdallah II lors de ces réunions, voire les améliorer. Aux dernières nouvelles en provenance de Jordanie, il y aurait quelques avancées majeures sur ce dossier : Ryadh et Le Caire sont en voie de réconciliation, le Roi Salmane Ben Abdelaziz ayant solennellement invité le Maréchal Abdelfattah al-Sissi de se rendre en visite officielle en Arabie saoudite.

Le troisième défi selon Ahmed Charai, est de savoir comment gérer «les conséquences des combats» de Daech à Mossoul et Raqqa sur la sécurité nationale jordanienne sachant que le royaume hachémite est le pays sur lequel comptent les pays arabes du Golfe en tant que tampon face aux raids terroristes de Daech et Al-Qaida.

Les relations Irak-CCG sont le quatrième défi recensé surtout celui de «réconcilier les liens entre les monarchies arabes du Golfe et Bagdad, en particulier avec la forte présence en Irak des milices chiites (soutenues par l’Iran). L’Irak, depuis l’éviction de Saddam Hussein à la suite de l’invasion armée menée par les États-Unis en 2003, est sous l’influence géopolitique de l’Iran.»

Pour le monarque jordanien il existe également, pour son pays, «un lourd fardeau économique (…) en raison de l’afflux des réfugiés fuyant les conflits régionaux qu’il évalue à plus de 1 300 000 syriens stationnés en territoire jordanien.» En tant que cinquième défi, la Jordanie, qui accueille déjà des centaines de milliers de réfugiés irakiens et palestiniens, se joint au Liban, à l’Irak et à l’Egypte qui font également face à des défis similaires à la suite de la guerre en Syrie.

Le sixième défi, et «peut-être le plus redoutable (…) est de travailler avec la nouvelle administration du président américain Donald Trump sur le processus de paix israélo-palestinien. Les dirigeants jordaniens accordent une grande attention à la position de la Maison Blanche sur les colonies juives, à la question du transfert de l’ambassade des États-Unis deTel-Aviv à Al-Qods, et à la pression israélienne pour mettre fin au soutien des Etats-Unis à une solution à deux États. Les capitales arabes voient dans cette décision de déplacer l’ambassade américaine à Al-Qods d’une «ligne rouge» qui risque d’enflammer les rues islamiques et arabes et servirait de cadeau aux extrémistes.» Le Roi Abdallah II, en sa nouvelle qualité de président du Sommet arabe, compte se rendre incessamment à Washington pour y rencontrer Donald Trump et étaler avec lui ces différents dossiers.

Face à tous ces défis, Ahmed Charai conclut son analyse en faisant le parallèle entre le travail de deux souverains, jordanien et marocain, qui partagent parfaitement et clairement l’espoir et les attentes de leurs peuples, et en rappelant que «le roi Mohammed VI avait alerté les chefs d’Etat arabes et avait fait tirer la sonnette d’alarme dans un message (…) au Sommet arabe de l’an dernier en Mauritanie » dans lequel le souverain avait affirmé que l’Unité arabe et la Paix régionale ne peuvent être obtenues par voie militaire ou armée comme ce fut le cas au XXème siècle, mais via le compromis et l’empathie. A défaut, il existe un risque majeur pour la région de s’enliser davantage dans les « déchirures et le chaos ». «Il y a certes un «faux jihad» autoproclamé et porté par des groupuscules comme Daech, mais il y a aussi et surtout un authentique «jihad constructif» qui s’efforce de mettre de l’ordre dans la famille arabe et de résoudre les différends d’une manière pacifique.»

 

LE1

« Villes Nouvelles » ou la problématique sémantique

«Cette future mégapole marocaine apparaît comme l’un des plus grands projets africains de la décennie». Ainsi a qualifié LeFigaro, le projet de construction de la cité industrielle “Mohammed VI Tanger Tech”. Devant l’importance économique, sociale et géopolitique de cet évènement, il a fallu de peu pour en réduire l’importance, lorsque la télévision officielle et quelques médias répétaient à tue tête le qualificatif de “ville nouvelle” “Almadina Aljadida” à ce grand et exceptionnel projet. Et pour cause, les marocains ont une expérience récente douloureuse avec les projets des villes nouvelles dont la réalisation a fait déchanter aussi bien les responsables que les citoyens lorsqu’elles se sont  transformées en villes fantômes ou, au mieux, dortoirs. Un véritable fiasco financier, immobilier et médiatique pointé du doigt par les médias et la Cour des comptes.

Écocité, Cité industrielle, Mégapole, Zone, Ville intelligente mais surtout pas “ville nouvelle”

La dégradation de l’image des projets des “villes nouvelles”, a poussé les autres projets en cours de réalisation à revoir leur stratégie de communication, la société d’aménagement de Zenata en est un exemple. En effet, bousculée par l’installation du magasin Ikea, l’aménageur de la “nouvelle ville” de Zenata,  -qui après 11 ans d’existence, peine encore à sortir de terre- a lancé une énième campagne de communication où ont été banni les mots clés “ville nouvelle” et  “CDG” tout en se concentrant sur sa vocation principale : une cité écologique intelligente trait-d’union entre Casablanca et Mohammedia, dans l’espoir d’éviter à ses futurs clients les déboires de Tamansourt, Tamesna et Badis.

«Le déficit d’image des villes nouvelles implique un déficit réel», avait rapporté Huffington post le lendemain de la publication de la cour des comptes d’un rapport très critique envers la stratégie et la gestion de Tamesna , , «La presse n’est pourtant pas convaincue de cette volonté d’aller de l’avant et dresse toujours un état des lieux sombre de la situation. » Les villes nouvelles, une expérience ratée?« , s’interrogeait L’Economiste. « Ville nouvelle d’Errahma, massacre urbanistique à grande échelle« , dénonce le quotidien Les inspirations éco. « Tamesna, un idéal devenu calvaire« , titre pour sa part TelQuel.”

Ce déficit d’image relayé par la presse provient malheureusement de problèmes réels et sérieux de gestion de projet, de choix urbanistiques, de dynamiques économiques et de qualité contestée de construction .

Nous sommes attendus au tournant

Le 13 juin 2016 quand la presse officielle chinoise avait annoncé le déplacement d’une délégation du Groupe HAITE, rapportant l’information du site d’information marocain Médias24, qui avait révélé les détails du projet de la ville industrielle, la nouvelle avait fait le tour des rédactions de la planète. Et parmi les articles qui nous avait interpellés celui publié par célèbre site d’information Quartz, où le journaliste a fait glisser entre les lignes un commentaire «envenimé» de Deborah Brautigam, directrice du “ The China Africa Research Initiative” affilié à l’université John Hopkins.

La Cassandre américaine prédisait la non réalisation du projet et, au mieux, une lenteur de réalisation: «Si les entreprises chinoises construisent et financent cette infrastructure, tout est bon pour le Maroc. Mais il y a des chances que ça ne se produise pas. Quand des accords provisoires comme celui-ci vont de l’avant, ils ont tendance à progresser très lentement.»

Pour dire l’importance géostratégique d’un tel projet d’envergure, pour l’Afrique, l’Europe et même les Etats-Unis.

Cité Mohammed VI Tanger Tech, un projet réfléchi et mature

Tout porte à croire que le Royaume a bien appris des expériences passées dans la constructions des villes nouvelles, rien à qu’à jeter un coup d’oeil sur le projet de la cité industrielle Mohammed VI Tanger Tech pour s’en assurer :

  1. Une nouvelle cité a besoin de temps
    • Le projet a pris le temps de mûrir, entre la visite royale en Chine en mai 2016 et la signature du protocole de création de la cité Mohammed VI Tanger-Tech le lundi 20 mars 2017 : temps nécessaire aux équipes de Moulay Hafid Elalamy -réputé pour être diligent et rapidement opérationnel- et ceux du Groupe HAITE de ficeler les détails du projet et de son financement.
  2. Une nouvelle cité a besoin d’une vocation
    • La vocation de la Cité Mohammed VI Tanger-Tech est toute faite, une cité industrielle qui densifiera le tissu industriel d’une région qui accueille déjà le groupe Renault, et la chaîne de sous-traitance de Boeing.
  3. Une nouvelle cité a besoin d’un investissement important dans les infrastructures et les équipements
    • 1 milliard de dollars par le Groupe HAITE et 10 milliards par les 200 entreprises chinoises qui s’installeront dans  Cité Mohammed VI Tanger-Tech sont les budgets annoncés, représentant le plus grand investissement de la Chine jamais réalisé en Afrique.

L’expérience chinoise dans le développement des infrastructures prisée par Israël et le CCG

Comme l’avait rapporté le1.ma, les visites historiques “synchronisées” en Chine du Roi Salmane d’Arabie Saoudite et de Benjamin Nettanyahu, qui ont été conclues par la signature d’un partenariat stratégique Sino-saoudien, avec à la clé des contrats de plus de 65 Milliards de dollars, et des pluies d’accords entre la plus grande délégation d’homme d’affaires qui ait accompagné un premier ministre israélien et les grands groupes chinois.

Le point nodal de ces visites est la forte demande des pays du CCG ainsi que d’Israël de partager le savoir-faire chinois dans le développement des infrastructures afin de promouvoir le développement économique et la paix au Moyen-Orient.

 

Nawfal LAARABI

Sur les traces du Roi Salmane, Netanyahu en visite officielle en Chine

Quelques jours après la fin de la tournée officielle du Roi Salmane d’Arabie Saoudite dans plusieurs pays Asie, dont une visite importante à Pékin, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, s’est envolé dimanche pour la république populaire de Chine. Au menu de cette visite, la négociation d’un de libre-échange entre Tel Aviv et Pékin, la participation à un forum sur l’innovation Forum ainsi que la signature de contrats conséquents de coopération dans les domaines de l’aviation, de l’éducation, des sciences, de la santé et de l’environnement.

Annoncée par les médias israéliens samedi dernier, Benyamin Netanyahu a atterri dimanche après-midi à l’aéroport international de Pékin-Capitale. Il était accompagné d’une importante délégation composée de plusieurs ministres- Zeev Elkin, ministre de l’environnement,  Eli Cohen,  ministre de l’économie et de l’Industrie, Ofir Akunis, ministre des Sciences, des Technologies et de l’Espace, Yaakov Litzman, ministre de la Santé et Uri Yehuda Ariel Ministre de l’Agriculture – ainsi que plus de 90 acteurs économiques, ce qui en fait le groupe d’affaires le plus important jamais se joignant à un premier ministre israélien lors d’un voyage à l’étranger.

« Nous sommes venus en Chine pour une visite officielle marquant 25 années de relations sino-israéliennes, ainsi que pour renforcer la coopération entre les deux pays », « Accueil chaleureux en Chine » telles sont les deux phrases publiées le premier ministre israélien sur son compte twitter dès son arrivée à l’aéroport de Pékin, commentant par-là les photos de sa descente d’avion accompagné de son épouse Sara Ben-Artzi.

La première activité du Premier ministre israélien en Chine était l’organisation d’un petit déjeuner avec les dirigeants des 11 plus grandes entreprises chinoises dont chacune ayant un chiffre d’affaires de plusieurs dizaines de milliards de dollars. Parmi les conviés, se trouvaient les présidents des géants chinois Wanda, Alibaba, Wahaha, Lenovo et Baidu.

Une rencontre immortalisée par un selfie de Netanyahu pris avec Jack Ma le fondateur de Alibaba.

La délégation officielle israélienne s’est rendue par la suite à l’Israeli Prime Minister’s Business and innovation Summit, un forum des affaires et de l’innovation qui a vu la participation de plus de 600 hommes d’affaires israéliens et chinois. Organisée sous l’égide de l’Institut des Exportations de l’Etat hébreux, la délégation israélienne était composée de dizaines d’hommes d’affaires issus de divers secteurs d’activités (IDE, Bank Leumi, Bank Hapoalim, Tnuva, NaanDanJain et autres) lorgnant le marché chinois. Benjamin Netanyahu a profité de l’occasion pour appeler les entrepreneurs chinois à adopter la technologie israélienne « afin de continuer à élever le niveau de vie des chinois ».

Puis de rajouter : «Je viens de rencontrer 11 dirigeants des plus grandes entreprises en Chine, dont une grande partie investit en Israël et une grande partie d’entre elles investira en Israël, ce qui signifie [la création] d’emplois, le développement des entreprises et un lien avec les principaux marchés chinois. Ceci est bon pour les citoyens d’Israël et pour l’économie israélienne (…) Je leur ai dit que dans le monde d’aujourd’hui les principales concentrations de la technologie sont aux Etats unis et en Israël, et qu’Israël est ouverte pour développer des affaires avec la Chine.»

Reçu à la Grande Salle du Peuple, Benjamin Netanyahu s’est entretenu avec le Premier ministre chinois Li Keqiang promettant de faire progresser la coopération en matière d’innovation et dans les domaines de la science de base, l’agriculture moderne, l’énergie propre et la biomédecine, et d’accélérer la mise en place d’une zone bilatérale de libre-échange.

La Chine est le plus grand partenaire commercial d’Israël en Asie et son troisième plus important partenaire au monde, avec un volume d’échanges commerciaux dépassant 11 milliards de dollars par an, plus de 200 fois supérieur à celui de 1992 l’année à laquelle ont été établies des relations diplomatiques entre les deux pays.

A l’issue de cette rencontre, Netanyahu a déclaré qu’Israël est disposé à renforcer la coopération en matière d’innovation avec la Chine dans des domaines tels que les véhicules intelligents, les soins de santé modernes, l’énergie propre, les télécommunications, la pêche maritime, l’agriculture et la conservation de l’eau.

«La coopération économique et commerciale n’a pas atteint ses limites et il y a encore un grand potentiel de croissance », a déclaré Wan Gan le ministre chinois des sciences et des technologies, ajoutant que l’initiative « One Belt et One Road » est une extension des liens économiques et commerciaux bilatéraux.

«Israël est un membre fondateur de la Banque asiatique d’investissement dans les infrastructures (Asian Infrastructure Investment Bank, ou AIIB), ce qui montre l’importance avec laquelle Israël considère l’initiative « One Belt et One Road », toujours d’après Wan Gan.

Israël aimerait participer à des projets dans le cadre de cette initiative et espère que la «Chine contribuera avec son expérience dans le développement des infrastructures comme les ports et les projets ferroviaires légers pour aider à promouvoir la stabilité et le développement économique au Moyen-Orient» a déclaré Alexander B. Pevzner, directeur fondateur du Centre des médias chinois de l’université de Management en Israël.

Coopération au Moyen-Orient, le Roi Salmane est passé par là

La rencontre des premiers ministres israélien et chinois est intervenue juste après la visite récente du roi Salmane d’Arabie Saoudite. Une visite qui a été couronnée par un partenariat stratégique entre la Chine et l’Arabie saoudite, ainsi que la signature de contrats dont la valeur dépasse les 65 milliards de dollars.

«Les visites du Premier ministre israélien et du roi saoudien montrent que les deux pays espèrent lier leur développement avec l’initiative One Belt, One Road », a déclaré le premier ministre chinois. Il a par la suite informé Netanyahu que des négociations de libre-échange de son pays s’accéléreraient avec le Conseil de coopération du Golfe, composé de l’Arabie Saoudite, du Koweït, des Emirats Arabes Unis, du Qatar, du Bahreïn et d’Oman.

Israël ne veut pas du qualificatif « stratégique » dans son partenariat avec la Chine

Les deux pays ont clairement convenu d’éviter d’appeler le partenariat « stratégique », car Israël souhaite rester prudente eu égard aux relations particulière entre les États-Unis et la Chine d’une part et les États-Unis et les autres pays du Moyen-Orient d’autre part.

En tant qu’ami mutuel d’Israël et de Palestine, la Chine n’a aucun intérêt particulier à froisser cet équilibre, et espère voir se dessiner une réelle coexistence entre palestiniens et israéliens, a déclaré le premier ministre chinois, tout en incitant les deux parties à adhérer à la feuille de route de la solution de deux Etats, les encourageant à reprendre les pourparlers de paix dès que possible.

La position de la Chine envers les crises du Moyen-Orient est de rechercher une pleine stabilité ainsi que des avantages mutuels et des bénéfices partagés, au lieu de prendre position avec telle ou telle autre partie : « La Chine fait pression pour l’instauration d’une paix au Moyen-Orient en stimulant le développement de la région en manque de développement» a conclu le premier ministre chinois.

Cette rencontre s’est soldée par la signature de quatre accords de partenariats entre Israël et la Chine dans les domaines de l’économie, la science, le commerce et l’aviation civile.

 

Nawfal LAARABI

 

Le Roi Salmane cible d’un attentat en Malaisie ?

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Les autorités malaisiennes ont annoncé ce mardi avoir déjoué une tentative d’attentat visant le Roi Salmane d’Arabie Saoudite.
L’attentat qui devait se produire dans une des tours phares de la capitale Kuala Lampur, a été évité de justesse après le démantèlement dune cellule terroriste composée de sept personnes dont quatre yéménites.


Le Roi Salmane Ben Abdelaziz qui se trouve actuellement en visite officielle en Malaisie à la tête d’une forte délégation princière, ministérielle et d’hommes d’affaires a annulé à la dernière minute une visite qui devait également le conduire au Liban.

Pour rappel, l’Arabie saoudite dirige la Coalition arabe contre la rébellion houthie au Yémen réputée proche de l’Iran.

Abdellah El HATTACH

INEDIT : Les Emirats Arabes Unis et l’Arabie Saoudite en «conclave» #خلوة_العزم

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Hier mardi, a débuté à Abu Dhabi, un Conclave (retraite conjointe) inédit entre les Emirats Arabes Unis et l’Arabie Saoudite sous le nom de «Conclave de la détermination» , avec la participation de plus de 150 représentants des deux gouvernements et un certain nombre d’experts dans divers secteurs public et privé des deux pays.

Le «Conclave de la détermination» est la première activité du Conseil de coordination saoudo-émirati institué en mai 2016 à Djeddah, en présence du Roi Salmane Ben Abdelaziz d’Arabie Saoudite, et de Cheikh Mohammed Ben Zayed Al-Nahyan, Prince héritier d’Abou Dhabi et Vice-Commandant suprême des forces armées des E.A.U.

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Le but annoncé de ce « Conclave de la détermination » est « la mise en œuvre des termes de l’accord signé entre les deux pays pour la création d’un Conseil de coordination entre les deux pays, ainsi qu’une feuille de route, à long terme, qui s’érigera en modèle idoine pour la coopération et l’intégration des deux pays, et pour refléter l’engagement des  deux gouvernements à consolider leurs relations fraternelles et le désir d’intensifier la coopération bilatérale par le biais de consultation continue et la coordination dans les domaines prioritaires et pour consolider les efforts des deux pays pour renforcer le dispositif du Conseil de coopération des Etats arabes du Golfe« , indique-t-on du côté saoudien.

De leur part, les autorités émiraties avancent que « le conclave de la détermination se fera en deux temps, le premier aux Emirats Arabes Unis et le second en Arabie Saoudite, et que  trois axes stratégiques sont à l’ordre du jour de cette première retraite : l’Economie, le savoir humain et politique, la Défense et la Sécurité ».

20 réunions sont programmées pour ce premier Conclave et traiteront de la situation actuelle dans la région ainsi que des opportunités et des défis à venir. Ces rencontres chercheront à développer des idées et des initiatives nouvelles et se poursuivront au cours des prochains mois pour «parachever la planification et la mise en œuvre» de la vision  et de la stratégie qui seront présentées aux dirigeants des deux pays lors de la prochaine réunion du Conseil de la coordination EAU-Arabie Saoudite sous la direction des Chefs d’Etat des deux pays.

LE1.

Pronunciamiento aux Emirats arabes unis, l’intox virale qui allait déstabiliser les pays du Golfe

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«Les preuves disponibles avancent l’imminence d’un coup d’Etat aux Emirats Arabes Unis contre Mohammed ben Zayed », aurait déclaré le Chef des Renseignements généraux saoudien, le général Khalid ben Ali ben Abdallah al-Humaidan, dans un entretien avec la BBC-ARABIC.

Le général Khalid ben Ali ben Abdallah al-Humaidan, qui est également membre du Conseil des affaires politiques et de sécurité de l’Arabie Saoudite, présidé par le Prince héritier Mohamed ben Nayf ben Abdelaziz, aurait aussi affirmé, dans le même entretien, détenir «la preuve formelle qu’un pronunciamiento est fomenté contre Mohammed ben Zayed » (ndlr : prince héritier d’Abou Dhabi et adjoint au Chef des Forces armées). Avant d’ajouter que «tous les experts politiques prédisaient que le prince Sultan ben Zayed était derrière ledit complot qui vise à destituer son propre frère, Cheikh Mohammed ben Zayed Al Nahyan.»

Sauf, qu’après recoupement et identification des différentes sources de l’information, il s’est avéré qu’elle est non seulement dénuée de tout mais qu’il s’agissait d’une opération d’intox très bien étudiée et hautement professionnelle. D’où sa gravité.

Il ne s’agit bien sûr pas du site de la BBC-ARABIC, auquel le général saoudien n’a bien sûr jamais donné d’entretien, mais d’un site pirate similaire qui prend la même dénomination, ce qui a induit en erreur des dizaines de milliers de lecteurs, et qui a failli réellement créer une grave crise diplomatique entre l’Arabie Saoudite et les Emirats Arabes Unis, les deux plus grands alliés des Etats du Golfe.

Pire, cette grave intox fabriquée et créée de toute pièce, met en cause une des personnalités saoudiennes les plus importantes, aux commandes d’un département des plus sensibles, à savoir les Renseignements généraux de l’Etat : les responsables de l’intox ont ainsi ‘fait parler’ le général Khalid ben Ali ben Abdullah al-Humaidan, membre du puissant Conseil saoudien des affaires politiques et de sécurité, à travers une réplique exacte du site de BBC-ARABIC tant au niveau de sa charte graphique que concernant son architecture, au point de tromper les meilleurs professionnels des médias digitaux, à leur tête le très influent «Russia Today» qui est tombé dans le panneau durant des heures avant de s’en rendre compte tardivement et le supprimer.

BBC nie ses relations avec l’affaire

A son tour, la «BBC» est sortie de son mutisme et a catégoriquement nié tout lien avec l’affaire mettant en garde ses lecteurs de faire attention aux sites pirates qui se propagent sauvagement, répandant à leur passage des allégations qui peuvent être lourdes de conséquences, et s’est réservée «le droit de prendre toutes les mesures légales, contre toute partie ou personne, dont l’implication dans cet acte contraire à la loi est avérée.»

 

Russia Today supprime l’article de son site

Supprimée de BCC et de RT, l’information demeure disponible sur le site officiel de l’Etat iranien, ‘Al-Alam’, ce qui a fait dire à plusieurs observauteurs que Téhéran pourrait être derrière cette opération qui vise à destabiliser les pays du Golfe et, surtout de brouiller les relations entre l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis.

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Les EAU pointent du doigt l’Iran et les « Frères musulmans »

De l’avis de tous, le faux site a été conçu par des professionnels de très haut niveau, et l’affaire a été prise très au sérieux par les autorités des Emirats arabes unis. En effet, le ministre d’Etat émirati aux Affaires étrangères, Anwar Gargash, a réagi à cette affaire via son compte Twitter, dénonçant ces «tentatives fielleuses de la part de certains médias (…) pour cibler les relations entre l’Arabie Saoudite et les Emirats Arabes Unis» soulignant que cette «confection» était calculée par l’Iran et le groupe des ‘Frères musulmans’ en vue de déstabiliser toute la région.

 

Abdellah El Hattach

Le Secrétaire général de la Ligue des Etats arabes reçu par le Roi Salmane

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Le Roi Salmane Ben Abdelaziz Al Saoud s’est entretenu avec le Secrétaire général de la Ligue des Etats arabes, Ahmed Aboul Gheit et la délégation l’accompagnant. Le Secrétaire général de la Ligue des Etats arabes a présenté ses condoléances au Roi Salmane suite au décès de Son Altesse Royale le Prince Turki bin Abdulaziz Al Saoud. Le Roi Salmane a mis l’accent, lors de l’audience, sur l’importance du rôle que joue la Ligue arabe et ses efforts pour la défense des questions du monde arabe. 

L’audience s’est déroulée en présence, notamment, de Mohammed Ben Nayef Ben Abdelaziz, Prince héritier, ministre de l’Intérieur.