OCP Policy Center

Le match des think tanks à l’international : le Maroc se maintien dans le top 10 MENA, grâce au Policy Center for the News South affilié à l’OCP

Le «2020 Global Go-To Think Tanks Index» publié ce weekend est particulièrement intéressant. Il consacre le sérieux du think tank lancé par Mostafa Terrab en 2014, Policy center for The New South, qui se maintient dans la septième place du classement Mena. Lequel classement a connu un chamboulement important avec la montée en puissance des Emirat Arabes Unis et de l’Egypte aux dépends du Qatar.

Le premier think tank marocain, Policy center for The New South qui fête ses 6 ans, se maintient, pour la deuxième année successive, au septième rang sur la région Mena selon le classement de l’Université de Pennsylvanie, derrière la qatarie Brookings Institution.

Ce sont cinq centres de recherches marocains qui figurent toujours dans les cinquante meilleurs think tanks de la région.

Think Tank marocains20192020
Policy Center for the New South- Ex- OCP Policy Center77
Centre d’Etudes et de Recherches en Sciences Sociales1212
Royal Institute for Strategic Studies (IRES)2221
Moroccan Institute for International Relations3332
Amadeus Institute4443
Classement des think tanks marocain selon le 2020 Global Go-To Think Tanks Index

Le Maroc est également présent dans le classement mondial des meilleures conférences :

2020
Policy Center for the New South- Ex- OCP Policy Center16
Amadeus Institute68
Royal Institute for Strategic Studies (IRES)78
Casablanca Institute (Morocco and United Kingdom)94

Emirates Policy Center se hisse de la 6ème à la 2ème place, Al Jazeera Centre for Studies (AJCS) dégringole à la 11ème place

Alors que l’israélien INSS confirme son leadership régional, la libanaise Carnergie Endowment Middle East perd sa deuxième place au profit de l’Emirates Policy Center qui gagne 4 places.

En revanche, Al Jazeera Centre for Studies, think tank de la chaine d’information du même nom s’est fait sortir du top 10 par l’Egyptian Center for Economic Studies.

Think TankPays20192020
Institute for National Security Studies (INSS) Israel11
Emirates Policy Center E.A.U62
Carnegie Endowment for International Peace Middle East CenterLiban23
Al-Ahram Center for Political and Strategic Studies (ACPSS)Egypte34
Egyptian Center for Economic Studies (ECES)Egypte115
Brookings InstitutionQatar56
Policy Center for the New South – EX OCP Policy CenterMaroc77
Rasanah: International Institute for Iranian StudiesArabie
Saoudite
88
Israel Democracy Institute (IDI)Israêl99
Turkish Economic and Social Studies Foundation (TESEV)Turquie1010

Les AD Talks 2020 du Policy Center de l’OCP, un carton

Au total, 17 sessions impliquant 80 intervenants issus de 37 pays sur quatre continents (Afrique, Amériques, Europe, Asie), ont traité de l’impact de la pandémie sur la géopolitique, l’économie et la démocratie, lors de la dernière édition des AD Talks du Policy Center for the New South (PCNS).

Ces débat ont été l’occasion d’effectuer un passage en revue de la Covid-19 au Nord et au Sud, qui a permis de rappeler l’actualité du principe de non alignement en Afrique, un continent qui ne veut pas choisir entre la Chine et l’Occident, dans un monde où les notions d’Ouest, de Nord et de Sud semblent de plus en plus dépassées.

«La crise Covid vue de l’Atlantique Sud», thématique des AD Talks 2020 du Policy Center de l’OCP suivie par 25.000 personnes à travers 170 pays

Les «AD Talks», édition spéciale en ligne de la conférence annuelle de haut niveau Atlantic Dialogues tenue du 3 novembre au 23 décembre autour du thème de «La crise Covid vue de l’Atlantique Sud», ont été suivis par plus de 25.000 personnes à travers 170 pays.

Avec MAP

Au total, 17 sessions impliquant 80 intervenants issus de 37 pays sur quatre continents (Afrique, Amériques, Europe, Asie), ont traité de l’impact de la pandémie sur la géopolitique, l’économie et la démocratie, indique un communiqué du Policy Center for the New South (PCNS), notant que parmi les intervenants ont figuré nombre d’anciens Atlantic Dialogues Emerging Leaders, de jeunes professionnels issus de tout le bassin Atlantique.

«Cette édition, nourrie par l’actualité des élections américaines et de la distribution de vaccins contre la Covid-19, a donné lieu à un dialogue qui incarne un bien commun que nous apportons, avec des valeurs de tolérance, de respect des faits, de la science, et de curiosité pour les autres cultures», relève Karim El Aynaoui, président du Think tank PCNS.

El Aynaoui : nous sommes à un carrefour, où la gouvernance et la solidarité son essentielles

«La demande de protection est forte, de même que la capacité à mettre en place des filets de sécurité, à apporter les traitements nécessaires et les vaccins. En clair, l’État est de retour» déclare M. El Aynaoui résumant les échanges et les interventions des prestigieux intervenants des AD talks.

«Nous sommes à un carrefour, et nos choix vont affecter les générations futures, notamment en matière de changement climatique. La gouvernance est essentielle, de même que la solidarité. Le Maroc l’a montré, en levant l’équivalent de 3 % de son PIB pour faire face à la pandémie» assure le président du Think Tank.

Ces débat ont été l’occasion d’effectuer un passage en revue de la Covid-19 au Nord et au Sud, qui a permis de rappeler l’actualité du principe de non alignement en Afrique, un continent qui ne veut pas choisir entre la Chine et l’Occident, dans un monde où les notions d’Ouest, de Nord et de Sud semblent de plus en plus dépassées.

Panels et sessions

Panel «Essor de l’Asie : leçons apprises»

Le panel sur «L’essor de l’Asie : leçons apprises», s’est principalement focalisé sur la gestion chinoise de la crise Covid avec un niveau de suppression des libertés individuelles qui n’aurait pas été possible dans des sociétés ouvertes, en plus de dresser le bilan d’une performance mitigée dans certains pays démocratiques dans la gestion de la crise Covid-19 tel que le Royaume-Uni, le Brésil ou encore la France.

Panel «Capacités de santé comme nouvel instrument de pouvoir»

Au sujet des «Capacités de santé comme nouvel instrument de pouvoir», le repli des pays sur eux-mêmes durant la pandémie a mis en évidence le défaut d’une négociation globale, dans laquelle l’Europe et l’Afrique auraient pu s’allier, rappelle le communiqué, notant qu’une stratégie mondiale de vaccination s’avère nécessaire – prélude à l’attitude que devra avoir le monde face au climat.

Panel «Coopération globale pour résoudre des crises globales»

En matière de “Coopération globale pour résoudre des crises globales”, le retour des Etats-Unis sur la scène internationale avec l’administration Biden ne sera peut-être pas si fort, en raison de l’énergie à déployer en interne pour lutter contre la pandémie, et d’un moindre intérêt à jouer le rôle de gendarme du monde, ajoute la même source.

Panel : «La géographie des mécontentements dans le Sud global»

Les attentes frustrées que génèrent les démocraties et le système capitaliste ont été soulignées dans «La géographie des mécontentements dans le Sud global». Alors qu’avec «Les Etats et l’avenir de la démocratie», l’accent a été mis sur la résilience des valeurs démocratiques, malgré la perte d’influence de l’Occident. Et ce, même si le terrorisme entrave les démocraties en Afrique, de même que le populisme et l’islamophobie en Inde.

Panel : «Pandémies: sauver des vies humaines ou l’économie»

La session «Pandémies: sauver des vies humaines ou l’économie», est revenue sur une reprise américaine et asiatique plus dynamique qu’en Europe, de même que sur les effets du populisme, qui ont vu plusieurs chefs d’Etat refuser de porter le masque, comme aux Etats-Unis, au Brésil ou au Mexique.

Panel : «Covid-19 et le commerce international»

Sur la «Covid-19 et le commerce international», on note que l’Amérique latine a été la région la plus touchée du monde, avec une baisse des exportations de 16 % au premier semestre 2020. Afin de préparer la prochaine pandémie, le besoin se fait ressentir d’un cadre international sur le commerce et la santé, afin de ne pas voir rompues les chaînes d’approvisionnement en produits médicaux.

Panel : « Impact de la crise sur les marchés et la transition énergétiques »

Le panel sur «L’impact de la crise sur les marchés et la transition énergétiques» a relevé que les énergies vertes progressent partout. Cependant, la crise économique risque de retarder les mesures à prendre pour la transition, même si cette dernière paraît plus que jamais nécessaire, en raison du changement climatique.

Cession de clôture : «Impact économique de la crise Covid en Amérique latine»

Enfin, la session de clôture en présence de trois anciens présidents du Costa Rica, de l’Equateur et de l’Argentine, est revenue sur l’impact économique de la crise Covid en Amérique latine.

Lancé en 2014 à Rabat avec plus de 40 chercheurs associés du Sud comme du Nord, le Policy Center for the New South offre une perspective du Sud sur les enjeux des pays en développement. Il vise à faciliter les décisions stratégiques et les politiques publiques relevant de ses principaux programmes : Afrique, géopolitique et relations internationales, économie et développement social, agriculture, environnement et sécurité alimentaire, et matières premières et finance.

Le FMI et le Policy Center for the New South se penchent sur les défis de l’emploi en Afrique du Nord en temps de Covid-19

Le think tank marocain Policy Center for the New South et le Fonds Monétaire International (FMI), organisent conjointement un webinaire autour de l’impact du Coronavirus sur l’employabilité de la jeunesse en Afrique du Nord. Le débat sera diffusé sur les pages Facebook, Twitter et YouTube du Policy Center le jeudi 4 juin 2020 à partir de 13 :00 GMT+1.

Si la pandémie actuelle a un impact sans précédent sur les sociétés mais encore difficile à évaluer parfaitement, il est clair que les jeunes, comme le prédit l’Organisation International du Travail (OIT), seront parmi les plus touchés sur les plans économique et social, affirme le Policy Center for the New South et le Fonds Monétaire International, co-organisateur du Webinaire.

Manque de stages et d’opportunités d’emploi pour les diplômés et incapacité de travailler pour ceux qui opèrent dans l’informel, le coronavirus réécrit déjà l’avenir d’une génération de jeunes en redessinant la vie en société et l’accès à des secteurs tel que la santé, l’éducation et l’emploi, souligne le think tank marocain.

Ce webinaire qui sera diffusé entre autre sur la chaine Youtube du Policy Center, sera l’occasion de débattre avec des invités de renom :

  • Jihad Azour, Directeur du département Moyen-Orient, Afrique du Nord et Asie centrale du FMI),
  • Karim El Aynaoui, Président, Policy Center for the New South,
  • Nour Kaabi, Directrice exécutive, Jamaity Tunisie,
  • Modératrice : Touria Benlafkih, Fondatrice et PDG de EMPEOPLE

Les discussions seront structurées selon deux angles d’analyse :

  1. Recenser les impacts sociaux économiques du Covid-19 sur la jeunesse en Afrique du Nord;
  2. Identifier les réformes à entreprendre, notamment dans les secteurs de l’emploi et de l’éducation.

Arcadia, l’astrolabe des décideurs pour un âge d’or des matières premières en Afrique

Les richesses naturelles exceptionnelles de l’Afrique, sources de convoitises diverses, ont longtemps constitué une malédiction politique, économique et sociale pour les populations du continent. Dans un de ses rapports publié en 2013, le Banque Africaine de Développement affirme que les gouvernements africains pourraient transformer les échecs relatifs à l’exploitation des ressources naturelles, en opportunités extraordinaires de développement, s’ils étaient mieux informés de leurs vraies valeurs et s’ils bénéficiaient d’une aide pour faire face à la complexité de la négociation des contrats entre autres avec les entreprises privées.

C’est dans ce sens que le think tank, Policy Center for The South, a fait appel à des experts internationaux pour produire, en 2016, ARCADIA, le premier rapport sur les matières premières dédié au continent africain. Depuis, Policy Center, sous la direction de Karim El Aynaoui, édite annuellement des mises à jour de ce rapport qui s’est imposé comme un outil scientifique stratégique pour mieux appréhender les défis du développement économique et sociale dans le continent qui passera indéniablement par une bonne gestion de ses ressources et richesses naturelles.

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#MaMoForum – Comment le Maroc est devenu l’oasis agricole de l’Afrique

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En marge de la 3ème édition du Panel Malabo Montpellier tenue dans les nouveaux locaux du Policy Center For the New South, ex-OCP Policy Center, Karim El Aynaoui, directeur général du centre de réflexion et membre du Panel Malabo, a défendu dans un article publié sur CNBC Africa, la stratégie marocaine en matière de contrôle et de gestion de l’eau qui fait du Maroc une oasis d’agriculture africaine.

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Policy Center For The New South : OCP Policy Center change de braquet

Laboratoire de réflexion de référence, classé parmi les cinq think tank les plus importants d’Afrique, pour ne pas dire un des plus influents du continent, OCP Policy Center a pris une envergure telle qu’il se devait de se draper d’une nouvelle dimension, d’un nouveau cap, d’une nouvelle orientation. C’est chose faite aujourd’hui. En effet, OCP Policy Center a décidé de changer son appellation pour devenir Policy Center For The New South. Il ne s’agit pas seulement de changer de dénomination mais, après une mûre introspective, et des concertations approfondies avec le groupe de référence, d’endosser de nouvelles responsabilités en vue d’une nouvelle mission, d’un nouveau rôle, d’une nouvelle perspective, le tout fait «par le sud et pour le sud», d’où le choix du renvoi linguistique anglo-saxon New South, le nouveau sud.

OCP Policy Center a historiquement fait partie de l’architecture de l’OCP et relevait directement de son organigramme. Cette nouvelle reconfiguration permet aux deux parties de fluidifier leur relation et d’alléger la mécanique qui a toujours lié les deux entités d’une manière organique.

La décision du top management d’OCP de prendre, de manière décomplexée, des distances avec OCP Policy Center sans pour autant couper le cordon ombilical, permettra d’offrir à Policy Center For The New South une parfaite marge de manœuvre, dans le cadre d’une autonomie juridique et managériale. Cette nouvelle configuration offre au think tank plusieurs avantages, notamment : 1) Se soustraire de la grille de lecture exclusive du «nord», dans son acception politique et culturelle ; 2) Accélérer le processus de maturation résultant d’une prise notoire de dimension ; 3) Fluidifier le processus de décision qui pouvait être éventuellement ralenti par le rythme spécifique d’un mastodonte qui dispose de sa propre vitesse de croisière et, surtout, qui est concentré sur son cœur de métier, le phosphate.

En effet, Policy Center for the New South jouit aujourd’hui d’un format juridique iconoclaste sous forme d’association à but non lucratif, détenue (en nombre de voix) à hauteur de 50% par l’Université Mohammed VI Polytechnique de Benguérir, 25% par la Fondation OCP et 25% par le groupe OCP. Policy Center for the New South gagne ainsi en indépendance et devient un “bien public” ouvert à tout le monde.

Grâce à ce nouveau cadre, on évitera désormais de créer l’amalgame entre OCP Policy Center le producteur de notes de recherches, d’études et de réflexion, et OCP Group le leader mondial de la production et de la commercialisation de phosphates.

Policy Center for the New South, qui ne se considère guère comme un think tank d’advocacy mais plutôt un laboratoire de réflexion et de soft power, et qui produit sa propre littérature, aura dorénavant toute la latitude pour traiter les commandes externes ( études, analyses, événements, etc.) sans devoir obligatoirement passer par l’actionnaire de référence.

D’ailleurs, en terme de vote au conseil d’administration, l’Université Mohammed VI Polytechnique de Benguérir dispose de 50% des voix dans l’administration du think tank, ce qui privilégie et donne une marge nette au volet académique et de recherche dans la stratégie et l’orientation de Policy Center for the New South.

D’ailleurs, en disposant d’un réseau mondial comprenant des think tank et des personnalités du Brésil, d’Espagne, de France, du Portugal, d’Italie, d‘Ethiopie et d’Afrique du sud, ses 50 fellows, ses 120 pièces produites par an, ses rapports et notes en 3 langues, fait Policy Center for the New South un véritable laboratoire de recherche et de diffusion de savoir.

Avec un siège flambant neuf qui sera inauguré le 17 décembre courant, comme un signal d’un nouvel envol, c’est ce bâtiment qui va abriter The Malabo Montpellier (MaMo), le Forum Initiative pour l’agriculture, en guise de clap de lancement d’un nouveau départ.