Moulay El Hassan

Saad Eddine El Otmani signe la déclaration conjointe sur l’ouverture d’une ère nouvelle dans les relations entre le Royaume du Maroc et l’Etat d’Israël

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Devant le roi Mohammed VI qui était accompagné du Prince héritier Moulay El Hassan, Saad Eddine El Otmani, Chef de gouvernement et secrétaire général du parti islamiste, Parti Justice et Développement, a apposé, pour l’histoire, sa signature sur la Déclaration Conjointe qui a mis l’accent sur l’ouverture d’une ère nouvelle dans les relations entre le Royaume du Maroc et l’Etat d’Israël. Laquelle déclaration a été également paraphée par le candidat à la direction du Service de sécurité intérieure israélien, le Shin Bet, Meir Ben-Shabbat. La signature de Saad Eddine El Otmani, chef de gouvernement démocratiquement élu et de surcroit porte parole du mouvement anti-normalisation du pays n’est qu’un autre miracle de la baraka et de la grâce divine qui sanctifie et protège la marche du Royaume chérifien.

Hier, fervent activiste contre la reconnaissance de l’Etat d’Israël, aujourd’hui, signataire de la déclaration de normalisation avec ce même pays, Saad Eddine El Otmani est la preuve qu’une page de l’Histoire est entrain de se tourner et que «les opportunités de stabilité et de prospérité qui ne viennent que de la paix, ne fait qu’accélérer l’effondrement des vieux préjugés», comme l’a affirmé si bien Jared Kushner dans les colonnes de L’observateur du Maroc.

Sur quoi s’est engagé Saad Eddine El Otmani ?

Aujourd’hui, une délégation américano-israélienne de haut niveau, présidé par le conseiller Spécial de Donald Trump, s’est déplacée depuis Tel-Aviv en grandes pompes, déployant un dispositif de communication huilée alliant bonne attention, nostalgie et marketing politique. Le côté israélien savait pertinemment que le Maroc était un cas spécial et avait un statut particulier dans le cœur du millions d’israélien d’origine marocaine.

La délégation «de paix» a eu droit à une audience royale, confirmant les déclarations de Jared Kushner dans lesquelles il exprimait sa fierté de son amitié avec le roi Mohammed VI et le contact permanent qu’il avait avec son équipe depuis le Iftar de mai 2019. Une audience qui a été sanctionnée par la signature d’une déclaration conjointe entre le Royaume du Maroc, l’Etat d’Israël et Les États-Unis d’Amérique.

Cette déclaration conjointe, signée devant le Roi par le Chef du Gouvernement, Saad Eddine El Otmani, le Conseiller principal du Président des États-Unis d’Amérique Jared Kushner et Meir Ben-Shabbat, Conseiller à la Sécurité, s’articule autour des axes suivants :

Engagement tripartite

Les trois pays formalisent dans cette déclaration conjointe les accords annoncés précédemment suite à l’entretien téléphonique entre Mohammed VI et Donald Trump.

C’est écrit noir sur blanc sur ce document : Ladite déclaration tripartie se réfère à «l’entretien téléphonique qui a eu lieu entre le Roi Mohammed VI et le Président Donald Trump, le 10 décembre 2020, ainsi qu’à leurs déclarations historiques respectives publiées le même jour, ainsi que par le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu».

La déclaration Conjointe signée et paraphée par les trois partenaires met aussi en exergue la Proclamation des Etats-Unis portant sur la reconnaissance de la souveraineté du Royaume du Maroc sur le Sahara, tout en stipulant que les « Etats-Unis reconnaissent la souveraineté marocaine sur l’ensemble du territoire du Sahara occidental et réaffirment leur soutien à la proposition d’autonomie sérieuse, crédible et réaliste du Maroc comme seule base pour une solution juste et durable du différend sur le territoire du Sahara occidental ».

Dans ce document, le Royaume du Maroc, les États-Unis d’Amérique et l’État d’Israël conviennent de s’engager à respecter pleinement les dispositions de la présente Déclaration, à les promouvoir et à les défendre et de convenir que chaque partie aura pleinement honoré ses engagements avant fin janvier, et qu’elle aura identifié des actions nouvelles.

Ils conviennent aussi d’œuvrer en conséquence aux niveaux bilatéral, régional et multilatéral.

Washington et Rabat s’impliquent dans le développement économique et social du territoire du Sahara

Les États-Unis s’engage par la présente déclaration d’encourager le développement économique et social avec le Maroc, y compris sur le territoire du Sahara occidental, et, à cette fin, ouvriront un consulat sur le territoire du Sahara occidental, à Dakhla, pour promouvoir les opportunités économiques et commerciales en faveur de la région.

Préservation du statut spécial de la ville sacrée de Jérusalem

Dans la même Déclaration, les trois pays rappellent l’échange de vues qui a eu lieu durant ledit entretien entre le Roi Mohammed VI et le Président Trump à propos de la situation actuelle au Moyen-Orient, au cours duquel «le Roi a réitéré la position cohérente, constante et inchangée du Royaume du Maroc sur la question palestinienne, ainsi que la position exprimée sur l’importance de préserver le statut spécial de la ville sacrée de Jérusalem pour les trois religions monothéistes, pour le Roi, en sa qualité de Président du Comité Al-Qods».

Les trois pays reconnaissent, dans le même document, le rôle historique dont le Maroc s’est toujours acquitté pour le rapprochement des peuples et la promotion de la paix et de la stabilité au Moyen-Orient, et tenant compte des liens particuliers que le Roi entretient avec la communauté juive marocaine vivant au Maroc et partout dans le monde, y compris en Israël.

Relations diplomatiques complètes

Saad Eddine El Otmani, Chef de Gouvernement du Maroc, a approuvé la déclaration qui stipule que les trois parties se disent conscientes que «l’établissement de relations diplomatiques complètes, pacifiques et amicales entre le Maroc et Israël est dans l’intérêt commun des deux pays», et qu’il contribuera à faire avancer la Cause de la paix dans la région, à renforcer la sécurité régionale, à ouvrir de nouvelles opportunités pour l’ensemble de la région.

Le roi Mohammed VI a confirmé l’intention du Royaume du Maroc et de l’Etat d’Israël d’accorder les autorisations de vols directs entre le Maroc et Israël, y compris via les compagnies aériennes israélienne et marocaine , et d’octroyer des droits de survol.

Le souverain a aussi ratifié sa décision «de reprendre sans délai les contacts officiels pleins et entiers entre homologues marocains et israéliens et d’établir des relations diplomatiques complètes, pacifiques et amicales».

Ainsi il sera procédé à la réouverture des bureaux de liaison à Rabat et à Tel-Aviv dans les prochaines deux semaines;

Coopération économique entre le Maroc et Israël

Enfin, la Déclaration Conjointe stipule l’engagement du Maroc et d’Israël de promouvoir une coopération économique bilatérale dynamique et innovante et de poursuivre la coopération dans les domaines :

  • du commerce;
  • de la finance et de l’investissement,
  • en matière d’innovation et de technologie;
  • d’aviation civile;
  • de visas et de services consulaires;
  • de tourisme;
  • d’eau,
  • d’agriculture et de sécurité alimentaire;
  • de développement;
  • d’énergie et de télécommunications;
  • et dans d’autres secteurs qui pourraient être définis d’un commun accord

Moulay El Hassan poursuivra des études de Gouvernance, de Sciences Politiques et Sociales à l’Université Mohammed VI polytechnique – UM6P

«Le Prince héritier Moulay El Hassan a jeté son dévolu sur l’Université Mohammed VI polytechnique (UM6P) de Benguerir, près de Marrakech, après avoir eu l’accord du roi Mohammed VI qui a tenu à ce que son fils et héritier accomplisse son cursus au sein du pays où il est appelé à régner» nous informe Maghreb Intelligence ce jeudi 15 Octobre.

Après avoir décroché cet été son baccalauréat en Sciences Economiques et Sociales avec la mention «Très Bien», le Prince Héritier, Moulay El Hassan a finalement choisi de poursuivre ses études universitaires au Maroc et plus précisément, à l’Université Mohammed VI polytechnique (UM6P) de Benguerir, croit savoir Maghreb Intelligence.

Contrairement aux spéculations qui donnaient le Prince Héritier futur élève de l’école de l’armée de l’air de Marrakech, Moulay El Hassan a opté pour la faculté de Gouvernance, des Sciences Economiques et Sociales de l’UM6P.

Composante de l’Université Mohammed VI Polytechnique, la Faculté de Gouvernance, Sciences Économiques et Sociales (FGSES-UM6P) est un établissement d’enseignement supérieur et de recherche qui propose des formations initiales et exécutives en sciences humaines et sociales axées sur les politiques publiques et sur les questions spécifiques qu’elles soulèvent au Maroc et à l’échelle du Continent africain.

Orientée vers l’Afrique et la coopération Sud-Sud, la FGSES-UM6P forme des décideurs visionnaires capables de :

  • Réformer les politiques publiques
  • Comprendre et anticiper les enjeux géopolitiques de l’Afrique
  • Développer des modèles de développement économique et social pour l’Afrique
  • Comprendre les évolutions de la société et participer au décloisonnement des savoirs

Il est à rappeler que l’Université Mohammed VI polytechnique a été créée par Mostafa Tarrab sous l’impulsion du roi Mohammed VI dans le cadre des grands projets de développement du Groupe OCP.

L’UM6P a ouvert ses portes en 2013, quatre années avant son inauguration par le roi Mohammed VI le 12 janvier 2017. Mostafa Terrab a fait de cette université un laboratoire grandeur nature de modèle d’enseignement universitaire au Maroc et en Afrique. UM6P est un mix entre le modèle anglosaxon type MIT et le modèle français type Ecole Polytechnique Paris qui se veut proche du monde économique tout en ayant un cachet d’université de recherche.

L’inscription du prince héritier à l’UM6P confirme la réussite du pari de Mostafa Terrab et donnera à cette université la possibilité de connaitre une renommée qui dépasserait les frontières du Royaume.


Le Prince Moulay El Hassan décroche le bac option internationale avec la mention «Très Bien»

Le Prince Héritier Moulay El Hassan a décroché le baccalauréat «option internationale» session-2020, filière «Sciences économiques et sociales» avec la mention «Très Bien», a annoncé mardi le ministère de l’éducation nationale, de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique.

Moulay El Hassan, qui vient de souffler ses 17 ans le 8 mai dernier a décroché son baccalauréat option international alors qu’il a du se plier aux activités officielles et protocolaires qui ont été particulièrement intenses ces deux dernières années. Rien qu’en 2019, le Prince héritier a représenté le roi Mohammed VI aux obsèques de Jacques Chirac à l’église Saint-Sulpice. Puis, il a pris part, au Palais de l’Elysée, au déjeuner qui suivait, offert par Emmanuel Macron en l’honneur des chefs d’Etat et de Gouvernement étrangers venus pour les funérailles de l’ancien président de la République française.

Le 28 juin 2019, Moulay El Hassan a présidé la cérémonie de lancement des opérations portuaires du nouveau port Tanger Med II, une plateforme qui permettra d’ériger le complexe portuaire de Tanger-Med en port leader et première capacité en Méditerranée.

Le 22 août 2019 et sur ordre du roi Mohammed VI, il a reçu au Palais des hôtes à Rabat, les enfants d’Al Qods participant à la 12è édition des colonies de vacances, organisée par l’Agence Bayt Mal Al-Qods Acharif, sous le Haut patronage de SM le Roi, Président du Comité Al-Qods.

Le Prince Héritier Moulay El Hassan avait présidé, également au Collège Royal de l’Enseignement militaire supérieur à Kénitra, la cérémonie de sortie de la 19è promotion du Cours Supérieur de Défense et de la 53è promotion du Cours État-Major.

A une année de sa majorité, le Prince héritier se voit de plus en plus responsabilisé pour assumer sa destinée royale.

Le Prince Moulay El Hassan assiste au Conseil des ministres présidé par le roi Mohammed VI

C’est un fait rare. Le Prince Héritier a assisté, lundi au Palais Royal à Rabat, à un Conseil des ministres présidé par le Roi Mohammed VI. Moulay El Hassan, qui vient de souffler ses 17 ans le 8 mai dernier, se voit de plus en plus responsabilisé pour assumer sa destinée royale. Sa participation à ce Conseil ministériel, particulièrement attendu en raison d’une conjoncture complexe due à la crise sanitaire, est forte en symboles. L’ordre du jour chargé, comportait l’examen des orientations générales du projet de loi de finances rectificative pour l’année 2020, l’approbation de plusieurs projets de loi, d’un projet de décret relatifs au domaine militaire, d’accords internationaux et la nomination de diplomates.

Le prince héritier qui connaît déjà toutes les missions d’un souverain, s’attaque désormais à la politique générale de l’État et aux délibérations avec le pouvoir exécutif.

Moulay El Hassan grandit et son apprentissage du métier de roi s’intensifie. En effet, l’année 2019 a été une année où les activités officielles du Prince héritier se sont enchaînées à un rythme soutenu: représenter le roi Mohammed VI à l’étranger, présider une prière rogatoire, assister à la nomination d’un gouvernement, passr des troupes en revue, remettre des trophées sportifs ou rencontrer des personnes de la société civile.

Deux mois après avoir soufflé ses 17 printemps, et à un an de sa majorité, la présence de Moulay El Hassan au Conseil des Ministres est un signal fort du roi Mohammed VI qui amorce ainsi une nouvelle phase dans l’apprentissage du prince héritier à savoir la politique économique et sociale du Royaume et le fonctionnement du pourvoir exécutif.

Mardi, Moulay El Hassan a du noter la classification protocolaire qui régule la disposition de chaque membre du gouvernement autour de la table de réunion, la présentation de l’ordre du jour et certainement comment le roi Mohammed VI a interpellé d’emblée le ministre de la Santé sur l’évolution de la situation épidémiologique dans le pays. Il a dû esquisser un sourire à la décision entérinée par le Conseil qui consiste à la «régularisation rapide de la situation des employés non déclarés à la CNSS» tout en observant du coin de l’oeil les réactions des ministres El Mostafa Ramid et Mohamed Amekraz.

Le Prince héritier ne pouvait avoir comme meilleur terrain d’apprentissage et d’observation que le Conseil de ce mardi où l’ordre du jour couverait un large éventail de sujets structurants pour le Royaume dans un contexte politique, économique et social des plus complexes.

Outre le contenu des orientations stratégiques du projet de loi de finances rectificative 2020, qui ont été présentées de manière pédagogique en les articulants autour de trois piliers : 1) Accompagnement de la reprise progressive de l’activité économique; 2) Préservation de l’emploi; 3) Accélération de la mise en œuvre des réformes de l’administration , Moulay El Hassan a suivi l’approbation de trois projets de loi et un projet de décret relatifs au domaine militaire. Il a du être particulièrement intéressé par le projet de décret sur la réorganisation de l’École Royale de l’Air en raison de son intérêt pour l’aviation.

Après l’économie et la défense, le Prince héritier a eu droit à une immersion dans l’univers de la diplomatie du Royaume : accords bilatéraux avec les deux partenaires stratégiques du pays, le Royaume-Uni et la France, accords multilatéraux portant sur le traité de création de l’Agence africaine du médicament et surtout l’approbation de nominations au Ministère des Affaires Étrangères.

Ce Conseil des Ministres a été une parfaite entrée en matière pour le Prince héritier et une étape supplémentaire dans sa formation de futur monarque.

Tanger Med 2 : Le maroc au coeur de l’équation géopolitique mondiale

Fin juin, le Moyen Orient vivait une tension telle que le monde entier retenait son souffle, de crainte qu’un conflit militaire éclate dans la région, et la nouvelle guerre froide engagée entre la Chine et les Etats-Unis avait atteint son paroxysme. Pourtant, le Maroc choisit ce timing précis pour annoncer la mise en service du nouveau port Tanger Med 2. Une infrastructure maritime qui place désormais ce complexe portuaire comme le plus grand port d’Afrique, en terme de volume de conteneurs, et le premier port de Méditerranée. Le Roi Mohammed VI a dû mettre une grande pression sur un management «dilettante» de TMSA, pour sortir de sous terre ce projet pharaonique. Et en plaçant, la cérémonie d’inauguration sous la présidence effective du prince héritier Moulay El Hassan, le souverain a tenu à exprimer le caractère hautement stratégique de cette réalisation qui érige le Maroc au coeur l’équation géopolitique mondiale et de la rivalité maritime entre les puissances du Golfe de l’océan Indien occidental jusqu’à la Méditerranée.

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