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Cherté du gasoil : Akhannouch «incriminé», Khalil Hachimi Idrissi «complice»

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Nous avons toujours eu l’illusion que l’obédience de cet haut fonctionnaire, en charge de l’une des vitrines et porte-drapeaux du Royaume, la MAP, était exclusive à Dieu, à la Patrie et au Roi. Quel a été notre choc, quand nous nous sommes rendu compte, preuve à l’appui, qu’il y a tromperie sur la marchandise. L’obédience «première» de Khalil Hachimi Idrissi, Directeur Général de l’agence nationale marocaine de presse, va d’abord à son ancien employeur, Aziz Akhannouch.

L’encens royal, payé par le contribuable, qui sature 24h/24 l’étage du spacieux bureau du «roi» de la MAP, n’est finalement, qu’enfumage et mystification. KHI, comme il se plait de se designer, suit la mode des Azaitar, à savoir s’approprier les codes de la Maison Royale pour se donner l’illusion du pouvoir.

Khalil Hachimi Idrissi nous a gratifié ce jeudi après-midi d’une drôle de dépêche. Ce n’est ni un communiqué, ni un éditorial signé, ni un reportage, ni une interview, ni une analyse. Juste un texte menaçant et condescendant. Typiquement, le genre de livrable que produisent les agences de communication pour briefer les rédactions au profit de leur clients en situation de crise.

Ladite dépêche reprend fidèlement les éléments de langage élaborés par l’agence de RP de Aziz Akhannouch, PR Média, avec qui la MAP est également sous contrat commercial. Un choix de réponse institutionnelle assumé et porté par Khalil Hachimi Idrissi en réponse à la campagne populaire contre la cherté du gasoil.

Le souci avec cette dépêche, non signée ni par les journalistes de la MAP, ni par un membre du gouvernement, prend subitement le statut de décret, de circulaire, de missive venant tout juste du «Bureau16». Alors que dans les faits, ce n’est que l’instrumentalisation d’un organe de presse officiel de l’État par le cartel des hydrocarbures qui a pris en otage tout un pays. Les marocains sont entrain de payer très cher la stratégie de dégradation du statut de la MAP.

En agissant de la sorte, Khalil Hachimi Idrissi n’a pas uniquement commis une faute professionnelle. Il s’est mis dans une position de complicité avec le cartel des hydrocarbures qui a siphonné durant des années les ressources de l’Etat et aujourd’hui les poches des marocains.

Oui, le DG de la MAP est complice, car il savait pertinemment que le commanditaire, aka Aziz Akhannouch, est officiellement et populairement incriminé pour entente sur les prix du carburant et fausses déclarations à la Caisse de compensation. Le rapport du Conseil de la Concurrence élaboré par Driss Guerraoui l’accuse sans équivoque possible. Les mises en garde de son successeur, Ahmed Rahhou vont également dans le même sens. De plus, les aveux de l’ancien Chef de Gouvernement Abdelilah Benkirane incriminent Aziz Akhannouch et Afriquia Gaz et Afriquia SMDC de falsification de factures de compensation.

En instrumentalisant le statut officiel de la MAP pour essayer de sauver son ancien employeur, Khalil Hachimi Idrissi s’est glissé dans un marécage nauséabond de mensonges et de tentatives de manipulation de l’opinion publique.

Dix points clés pour comprendre la communication de crise de Aziz Akhannouch et l’instrumentalisation de la MAP

Le milliardaire et Chef du cartel des hydrocarbures et accessoirement Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, poursuit depuis son ascension au pouvoir, une politique visant à détruire le pouvoir d’achat des Marocains et les appauvrir davantage. La montée en puissance de la grogne populaire a été confrontée par une communication de crise fétide en complicité avec le DG de la MAP.

Ci-après, dix points clés pour comprendre cette communication trompeuse et déloyale :

Point 1 : Khalil Hachimi Idrissi, la chute

L’actuel Directeur Général de la MAP, Khalil Hachimi Idrissi, est complètement dépassé par les événements. L’impasse dans laquelle se trouve le gouvernement face aux défis économiques et sociaux induits par le contexte international est aggravée par l’incapacité totale du Chef du Gouvernement à s’adresser aux Marocains.

L’ascendant psychologique de Aziz Akhannouch sur le DG de la MAP est double. Le premier est de par sa qualité d’ancien salarié du milliardaire du temps où il officiait comme journaliste à Aujourd’hui le Maroc. Le second est la tutelle de la chefferie de gouvernement sur la MAP. De plus, KHI s’est assuré des ennemis puissants au sein de la profession dans une course au pouvoir et à l’influence.

Point 2 : La MAP, décrédibilisée

En acceptant de parler en lieu et place du gouvernement, la MAP a perdu toute sa crédibilité. Khalil Hachimi Idrissi a bien oublié que Aziz Akhannouch n’est pas l’État. Et que l’agence de presse, dont il a la charge, est l’un des mécanismes de communication de l’Etat. Surtout pas celui d’un Chef de gouvernement incriminé par d’autres organes publiques de contrôle, à savoir le Conseil de la Concurrence et le Parlement, de pratiques anticoncurrentielles et de conflit d’intérêt manifeste.

Point 4 : Akhannouch, l’argent pour seul maître

«La collusion de la presse, de la finance et de la politique a créé une grouillante faune où l’on trafique et agiote en Bourse comme on trafique et agiote en politique», avait écrit Jean-Louis Bory dans sa préface de Bel-Ami de Maupassant. Ainsi, sans mécanismes de contrôle, l’argent, et non la gouvernance élective, détermine les choix des politiques publiques à mettre en place. Aziz Akhannouch s’est payé la chefferie de gouvernement en déboursant quelques millions de dirhams pour venir amasser des milliards en contrôlant les politiques publiques, les prix des hydrocarbures et bien évidemment la concurrence.

Point 5 : Entente sur les prix, la MAP ramène sans le savoir la preuve du délit

«Biden exhorte les compagnies pétrolières à accroître l’offre et juge les marges bénéficiaires élevées « inacceptables ».» a titré CNN, suite à une lettre adressée par le président américain aux compagnies pétrolières de son pays. Une décision politique inédite pour une nation qui prône un libéralisme absolu. Un contraste sidérant avec la posture du gouvernement marocain face à la crise.

Aziz Akhannouch ne parle pas aux Marocains et ne prend aucune décision pour contenir l’inflation, en dépit de la souffrance et de la grogne populaire. Laquelle colère s’amplifie crescendo surtout à chaque publication de Forbes qui nous rappelle combien ce milliardaire devient chaque jour scandaleusement plus riche. Une fortune ammassée sur le dos du peuple marocain impuissant qui subit immédiatement la hausse des cours internationaux des hydrocarbures. Sans pour autant bénéficier de l’impact à la baisse sur les prix.

A ce propos, cette phrase publiée sur la MAP « Il faut que le stock acheté à un prix supérieur soit écoulé» incrimine davantage Aziz Akhannouch et confirme les accusations du Conseil de la Concurrence sur le délit de l’entente d’Afriquia sur les prix. Une conversation WhatsApp d’un groupe de gérants de stations de service, toutes sociétés confondues, fuitée sur les réseaux sociaux, reprenait les mêmes éléments de langage que la dépêche en question.

Aziz Akhannouch est resté impuni à cause de l’embargo et médiatique la politique de désinformation à laquelle s’est jointe aujourd’hui la MAP.

Point 6 : Akhannouch détient plus que 30% de part de marché en carburant liquide

En rapportant mensonge, contrevérités et désinformation dans sa dépêche calomnieuse, Khalil Hachimi Idrissi s’est rendu complice d’un Chef de Gouvernement incriminé «d’abus de fonction», de «conflit d’intérêts» et «d’abus de confiance».

Mensonge 1 : La MAP a écrit «Soixante pour cent du prix de l’essence à la pompe est constitué de fiscalité (TVA+TIC)». C’est complètement faux. On vous renvoie au rapport de la mission d’information parlementaire sur la distribution des carburants au Maroc.

Ce rapport nous apprend que la pression fiscale appliquée par l’administration marocaine entre TIC et TVA, et qui entre dans la composition des prix, est de 42 % pour l’essence et 34,5 % pour le gasoil. Et non 60% comme l’a rapporté la MAP.

En plus de ces taxes, les distributeurs ajoutent les frais du fret, les coûts liés au stockage, au port en plus des assurances et le prix du litre raffiné importé, les marges des distributeurs grimpent à 20%.

« Ce n’est pas le consommateur final qui profite de cette pression fiscale jugée basse au Maroc. Les distributeurs cherchent continuellement à gagner davantage », a déclaré un membre de la commission parlementaire.

Mensonge 2 : La MAP a écrit « Toute modification de cette fiscalité impactera à la hausse le prix du Gaz butane, du sucre et des céréales et aura un impact direct sur le pouvoir d’achat des Marocains».

–> Gaz butane : La MAP a omis délibérément de mentionner que Aziz Akhannouch détient plus de 46% de part de marché dans le GPL à travers son Groupe Afriquia Gaz. Il dispose de la plus importante infrastructure gazière au Maroc. Cette infrastructure couvre l’ensemble des maillons de la chaîne de valeur du GPL : importation, stockage, emplissage et distribution.

Une omission délibérée car le sujet du GPL, déconstruit tout l’argumentaire du Cartel des hydrocarbures. Le niet catégorique de Aziz Akhannouch de baisser les taxes (TIC+TVA) n’a pas d’impact direct sur le pouvoir d’achat.

D’une part, du fait de l’augmentation vertigineuse du prix du carburant, l’impôt engrangé par l’Etat durant les six premiers mois de 2022, correspond en volume à toute la recette TIC+TVA de 2021.

D’autre part, le pouvoir d’achat des marocains s’est déjà nettement détérioré à cause de la cherté du gasoil et par ricochet du transport. Aziz Akhannouch maintient le taux de l’impôt élevé pour pouvoir se sucrer et financer confortablement son activité GPL. Comme il détient presque la moitié de part de marché, et que la bouteille du Butane étant toujours subventionnée, il a tout intérêt à ce que la compensation soit toujours fournie en cash.

–> Carburants liquide : La MAP a écrit : « Sur le marché des hydrocarbures, la compagnie Afriquia, qui est directement assimilée au Chef de gouvernement, pèse à peine 20% du marché ». Ceci est un mensonge. Une volonté délibérée de manipuler l’opinion publique en présentant des données erronées.

En effet, avant la campagne de boycott qui a secoué l’empire d’Akhannouch, Akwa arborait fièrement deux indicateurs : la part de marché et le pourcentage des volumes écoulés. La part de marché n’est que le nombre de stations de service que détient Akhannouch divisé par le nombre totale des stations du pays. Alors que le véritable indicateur est combien importe et combien vend de carburant aux marocains.

Ainsi, quand la MAP laisse passer la formulation «pèse à peine 20% du marché » elle est totalement dans la désinformation.

Tout d’abord, selon les données fournies par le Conseil de la concurrence, «trois grands majors se partagent plus de 56% du marché: Afriquia détient à 25%, Vivo Energy, distributeur de la marque Shell, avec 17% et Total Maroc avec 14%». Plus important encore, le volume écoulé par Afriquia SMDC représente 30% du volume global rien qu’en Gasoil, soit le volume de Total et Vivo Energy réunis.

Sachant que Aziz Akhannouch n’a jamais communiqué sur ses ventes en kérosène et en fuel industriel!

La véritable part de marché d’Afriquia dépasse les 30%

Par ailleurs, au vu des antécédents de pratiques malveillantes du cartel d’hydrocarbures, les données fournies par le conglomérat pourraient éventuellement être «retravaillées».

Des passages du rapport de Driss Guerraoui accusant le Cartel des hydrocarbures de pratiques menaçant le pouvoir d’achat des marocains

Point 7 : 4,6 millions de marocains scandent #Dégage_Akhannouch

Une massive campagne digitale a éclaté jeudi 14 juillet exigeant la baisse des prix du carburant et le départ du Chef de Gouvernement. Trois hashtags ont émergé de cette mobilisation : #7dh_Gazoil , #8dh_Essence, #Dégage_Akhannouch.

Aziz Akhannouch ne s’est rendu compte de la grogne populaire, exprimée sur les réseaux sociaux, que lorsque il a été hué et chassé de son propre festival, sur son propre territoire, Agadir.

Ses équipes de bras cassés et d’incompétents qui lui servent de conseillers, n’ayant pas pu faire quoique ce soit, Akhannouch tétanisé de revivre le cauchemar du boycott, fait appel à l’aide étrangère, plus précisément le Qatar.

Ayant accès à Hamad ben Khalifa Al Thani, depuis que ce dernier vient passer ses vacances au Maroc avec son épouse cheikha Mozah, et avec qui il aurait des intérêts financiers, Akhannouch reçoit un coup de pousse du l’homme des renseignement Marc Owen Jones. Ce dernier, publie des tweets illustrés par des graphes illisibles, appuyant la réthorique de la théorie de complot.

Les équipes d’Akhannouch ont enfin de quoi se mettre sous la dent pour tenter de briser l’élan de la mobilisation. La vague est trop importante, le Chef du gouvernement sort sa dernière carte Khalil Hachimi Idrissi.

La MAP accepte de participer à la diabolisation de cette mobilisation. Pour cela, elle reprend le chiffre du «500» sorti de nul part par le chargé de la propagande digitale du Qatar et d’Al Jazeera, durant le printemps arabe, Marc Owen Jones.

«La campagne numérique n’est pas le fait d’un mouvement populaire, elle est alimentée notamment par plus de 500 faux comptes créés instantanément par des milieux malveillants inconnus pour l’heure pour mener campagne contre le Chef du gouvernement» écrit la MAP.

Sauf que, les 500 faux comptes viennent d’une supposée analyse réalisée uniquement sur Twitter, occultant les autres plateformes notamment Facebook. Les vrais chiffres de la campagne dépassent les 4,6 millions de personnes mobilisés et frôlent les 100 millions de personnes touchés.

Chiffre au vendre 22 juillet du nombre de publications du hashtag #7dh_gazoil sur Facebook

Point 8 : Un précédent gravissime

«L’injonction» publiée par la MAP constitue un acte sans précédant qui ne peut être ignoré ni toléré. En plus du format et du style de la dépêche qui ne correspond à aucune catégorie journalistique, l’agence de presse nationale a participé à une manœuvre de désinformation à grande échelle du cartel des hydrocarbures.

Khalil Hachimi Idrissi est complice de la diffusion de fake-news et d’informations éronnées visant à manipuler l’opinion publique, au profit d’un Chef de Gouvernement mouillé jusqu’au cou.

Point 9 : Faiblesse de la majorité gouvernementale

Ce n’est pas à Khalil Hachimi Idrissi de se substituer à la majorité gouvernementale pour contenir le ras-le-bol des marocains. Et ce n’est pas à PR Média de réfléchir sur la ligne de défense et les éléments de langages dudit gouvernement.

Face à une crise sociale, la réponse doit être politique. Cela veut dire courage, communication, empathie et stratégie. Le comble, est que Aziz Akhannouch ne dispose d’aucune de ces qualités. De plus, il ne peut compter ni sur les membres de son parti, complètement cramés, ni sur sa majorité gouvernementale. Laquelle majorité ne s’est même pas donnée la peine de faire semblant de se réunir pour traiter les urgences du pays.

Point 10 : L’exécutif et le législatif, à la botte des intérêts du Cartel

Aziz Akhannouch a suspendu, gelé, retardé ou annulé toutes les réformes qui ont été initiées et qui constataient une menace pour ses intérêts commerciaux et de son Cartel.

Les 10 réactions les plus pertinentes à l’article de la MAP

1. «La stabilité du pays repose sur des symboles, sur ses institutions, sur une armée et sur des services de sécurité constamment en éveil» – Mustafa Elfanne, Journaliste

2. «Ils nous prennent pour des ânes» – Abdelaziz El Abdi, Essayiste.

3. «Ce discours ( celui de la MAP ) contient des mensonges et appel à la violence et la haine» – Younes Masskine, Journaliste

4. «L’article de la MAP est la preuve ultime que la campagne #Dégage_Akhannouch fait très très mal» – Omar El Hyani, élu FDG

https://twitter.com/Omar_H_/status/1550136790740353024

5. «Les gens ont le droit de s’offusquer» – Citoyenne

6. «La MAP compromet davantage Akhannouch et redonne de l’élan à la campagne du hashtag» – Achkayen, Site d’information

7. «Article stupide et une équipe de communication stupide» – Khalid Elbekkari, activiste politique

8. «La MAP jette de l’huile sur le feu. Y a-t-il quelqu’un de raisonnable pour mettre fin à cette farce?» – Oussama Chehbi

9. «La MAP, agence au service d’Akhannouch, qualifie les Marocains de haineux», page FB Maroc Flash

10 . «Grâce à la MAP porte-parole officiel de la MAP, la mobilisation #Dégage_Akhannouch repartira de plus belle» – Adil Semmar, critique cinéma

Coronavirus : Les dispositifs de désinfection des personnes de type tunnel désormais interdits au Maroc

Dans un communiqué conjoint, le ministère de l’Intérieur et de la Santé annoncent l’interdiction totale de commercialisation et d’utilisation des dispositifs de désinfection des personnes par passage, en raison des risques que peuvent engendrés les matériaux utilisés sur la santé et la sécurité des citoyens.

Le comité de normalisation pour préparer les spécifications techniques d’une norme marocaine pour les dispositifs de désinfection pour les personnes et les matériaux a constaté qu’il ne disposait pas actuellement de tous les éléments scientifiques nécessaires pour mettre en place cette norme, souligne le communiqué.

C’est sur la base de l’avis scientifique de ce comité que la décision a été prise pour interdire la commercialisation et l’utilisation de tout dispositif de ce type pour désinfecter les personnes. Toutefois, l’interdiction ne concerne pas la désinfection des machines, du matériel de stockage, d’emballage, de manutention et de transport des marchandises.

En conséquence, tous les passages de désinfection de personnes installés dans les entrées des établissements, des espaces publics, des magasins ou de tout autre endroit, doivent être retirés.

Tout contrevenant à cette disposition s’expose à des poursuites juridiques, met en garde le communiqué.

Coronavirus : La MAP décide d’adopter le télétravail dès ce lundi

L’Agence Marocaine de Presse (MAP) annonce sa décision d’adopter, dès ce lundi, le mode télétravail pour l’ensemble de son personnel journaliste et non journaliste et ce, dans le cadre des efforts visant à lutter contre la propagation du nouveau coronavirus.

L’Agence assure, dans un communiqué, disposer de systèmes, d’équipements et de la logistique nécessaires pour appliquer le mode de télétravail, qui vise, en premier lieu, à éviter la propagation du virus parmi les employés de l’Agence et à épargner, surtout, les membres de leurs familles de tout risque de propagation de ce virus à l’origine d’une pandémie mondiale.

Cette mesure, qui intervient après consultation du médecin de travail de l’Agence, fait suite aux décisions et aux recommandations annoncées cette semaine par le gouvernement marocain et les autorités compétentes dans le but de contrecarrer la propagation du nouveau coronavirus, précise le communiqué de l’agence.

Ainsi, sont mises en mode télétravail, jusqu’à nouvel ordre, les personnes ayant des besoins spécifiques de santé, les femmes enceintes ou allaitantes, soit 41 personnes ainsi que les personnes dont les conjoints travaillent en milieu hospitalier.

A cela s’ajoute, une mise en télétravail avec rotation des équipes selon des plannings préétablis, les personnes dont les enfants sont âgés de moins de 16 ans. Cette mesure concerne 253 personnes. Le personnel des pôles régionaux et internationaux sont également mis en mode de télétravail pour réduire l’exposition du personnel.

Pour le bien de tous, la Direction Générale de la MAP appelle l’ensemble du personnel à respecter les mesures préconisées par les autorités publiques et faire preuve de vigilance face à cette pandémie.

La MAP lance trois nouveaux portails régionaux

L’Agence Marocaine de Presse vient de lancer les portails de ses pôles régionaux de Guelmim-Oued Noun «www.mapguelmim.ma», Dakhla-Oued Ed-Dahab «www.mapdakhla.ma» et Drâa-Tafilalet «www.maperrachidia.ma», accomplissant ainsi son objectif de 12 sites web d’information régionaux.

Dédiés aux informations régionales à caractère politique, social, économique, sportif, environnemental, culturel …, ces nouveaux portails digitaux donnent accès à un contenu diversifié et exhaustif en langues arabe et française, sous forme de dépêches, capsules vidéos, photographies et infographies.

Le contenu des sites est rehaussé par les divers réseaux sociaux (Facebook, Twitter et Instagram).

À l’image des portails régionaux précédemment lancés, ces sites web disposent d’une rubrique “Agenda”, listant les événements prévus au niveau des régions respectives, une rubrique “MAPBusiness”, qui est le prolongement du service disponible sur le site “www.mapbusiness.ma”, offrant un accès privilégié aux entreprises locales, leur permettant de promouvoir leurs projets en termes de communication et d’apporter de la visibilité à leur image et à leurs produits.

Accessibles, ergonomiques et modernes, les portails digitaux régionaux de la MAP permettent une consultation confortable sur différents supports (smartphones, tablettes, ordinateurs…) et un rubriquage donnant accès aux informations des différentes villes de la région de manière ciblée.

En lançant ces trois nouveaux sites, la MAP a réussi son projet visant à accompagner le chantier structurant de la régionalisation avancée et à couvrir l’ensemble des régions du Royaume.

Ils viennent ainsi s’ajouter aux sites régionaux déjà mis en oeuvre. Il s’agit de “www.maptanger.ma” pour Tanger-Tétouan-Al Hoceïma, “www.mapoujda.ma” pour l’Oriental, “www.mapfes.ma” pour Fès-Meknès, “www.maprabat.ma” pour Rabat-Salé-Kénitra, “www.mapbenimellal.ma” pour Béni Mellal-Khénifra, “www.mapcasablanca.ma” pour Casablanca-Settat, “www.mapmarrakech.ma” pour Marrakech-Safi, “www.mapagadir.ma” pour Souss-Massa et “www.maplaayoune.ma” pour Laâyoune-Sakia El Hamra.

Enseignement : Les contractuels durcissent le ton

Après l’échec de la rencontre du 9 mars dernier entre Saïd Amzazi et les syndicats les plus représentatifs qui n’a abouti à aucun accord, mais à une série de propositions. Chose qui a irrité les enseignants contractuels. La Coordination nationale des enseignants des AREF a décidé de prolonger le mouvement de grève d’une semaine.

Les propositions soumises par Saïd Amzazi aux syndicats devraient entrer rapidement en vigueur et de manière irréversible. Le ministre de tutelle a indiqué que chaque académie régionale recrutera et gèrera ses effectifs selon ses besoins et ses moyens. Les enseignants contractuels ne seront plus sous contrats. « Ils seront intégrés aux académies régionales, au même titre et dans les mêmes conditions que les effectifs de n’importe quel établissement public avec les mêmes avantages. Ils ne seront donc pas fonctionnaires. », indique un communiqué du département de l’Education nationale. Cette offre du gouvernement n’a pas plu aux syndicats présents lors de la réunion. Dans la nuit du samedi au dimanche, ils ont publié un communiqué annonçant leur désaccord avec le gouvernement et s’accrochent à leur devise « l’intégration à la fonction publique ou le blocage ».

Des concessions gouvernementales jugées insuffisantes

Près de 55.000 enseignants contractuels et des 15.000 autres en cours de formation sont concernés. Le ministre de l’Éducation nationale, de la Formation professionnelle, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Said Amzazi a souligné que les propositions du gouvernement concernant le statut des AREF visent à rehausser la qualité du recrutement par contrat. Il a ajouté que ces propositions visent à améliorer le statut actuel basé sur le recrutement par contrat, en migrant vers une situation réglementaire similaire à celle des fonctionnaires soumis au statut particulier du personnel de l’Education nationale et ce, dans le cadre du recrutement par les AREF. M. Amzazi a affirmé que les propositions du gouvernement portent sur les axes de l’amendement des dispositions du statut des cadres des AREF et les droits qui y seront incorporés, ainsi que sur l’adoption de ces amendements. Il a précisé que l’axe d’amendement du statut concerne, notamment, l’abandon du système contractuel et la résiliation du contrat, qui n’est plus en vigueur. Plusieurs avantages dédiés aux fonctionnaires seront accordés au personnel des AREF y compris le droit à l’avancement de grade et d’échelle tout au long de leur carrière. Quelque temps avant la dite réunion, le Chef de gouvernement, Saâd Eddine El Othmani avait affirmé à la MAP, que l’Exécutif est soucieux de « fournir les conditions de stabilité et de sécurité professionnelles à ces enseignants », à l’instar de leurs collègues régis par le statut du ministère de l’Education nationale. Il a émis l’espoir de voir ce dialogue déboucher sur des résultats « positifs ».

Au terme de la rencontre, tenue avec les représentants du Syndicat national de l’enseignement, de la Fédération nationale des fonctionnaires de l’enseignement, de la Fédération autonome de l’enseignement et de la Fédération nationale de l’enseignement, M. Amzazi a assuré que les amendements nécessaires seront adoptés lors d’une session extraordinaire des conseils d’administration des AREF, prévue incessamment. Le gouvernement voit dans le recrutement régional un choix stratégique, inscrit dans le cadre de l’implémentation de la régionalisation avancée. Dans un communiqué, le ministère a affirmé veiller « à assurer aux cadres des AREF les conditions adéquates de stabilité et de motivation, au service de l’intérêt supérieur des élèves », tout en se déclarant disposé à poursuivre le dialogue avec les syndicats. Selon toute vraisemblance, ces bonnes intentions ne semblent pas contenter les contractuels ? Le bras de fer promet de continuer entre le ministère et les grévistes.

L’agence russe TASS invite la MAP au Forum économique de Saint-Pétersbourg en 2019

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L’agence de presse officielle russe TASS a invité les hauts responsables de la MAP à participer au Forum économique international de Saint-Pétersbourg début juin 2019. L’invitation a été transmise par Mikhail Gusman, premier vice-président de l’Organisation des agences de presse de l’Asie-Pacifique (OANA), qui a rencontré la semaine écoulée le président de la Fédération atlantique des agences de presse (FAAPA) et directeur général de l’agence de marocaine MAP, Khalil Hachimi Idrissi. La réunion s’est tenue en marge de la 4ème assemblée générale de la FAAPA. Il s’agit là de la seconde rencontre de cette nature entre russes et marocains en moins de deux semaines, ce qui dénote non seulement d’un grand pas vers une coopération raffermie entre Rabat et Moscou dans le domaine sensible de l’information, mais d’une nouvelle ère de la coopération entre deux pays liés, depuis la visite de Mohammed VI à Moscou en 2016, par un Partenariat stratégique approfondi.

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Le Maroc se dotera d’une media City avec l’aide des Emirats arabes unis

La visite au Maroc du ministre d’Etat et président du Conseil national supérieur de l’audiovisuel émirati, Soltane Ben Ahmed Al-Jaber a été l’occasion pour les deux parties de prospecter de nouvelles pistes de coopération et de raffermir celle qui existe déjà entre eux. Et c’est dans le but de renforcer la coopération entre Rabat et Abu Dhabi dans les domaines de la presse écrite, de l’audiovisuel, de la formation et des droits d’auteurs qu’un protocole de coopération a été paraphé le 25 décembre par Mohamed El Aaraj, ministre de la Culture et de la Communication et Soltane Ben Ahmed Al-Jaber, ministre d’Etat et président du Conseil national des médias aux Emirats. Marocains et émiratis ont été unanimes à dire que le texte, en tant que produit phare des médias, a beaucoup reculé et que le journalisme sera dans le futur essentiellement digital et multimédia.

Lors de cette rencontre, le ministre de la Culture et de la Communication, tout en louant l’excellence des relations bilatérales, a révélé qu’il « existe une forte volonté de soutenir la coopération en matière de développement des offres des médias audiovisuels destinés à réaliser le pluralisme, tout en prenant en considération les défis associés aux technologies numériques ».

De son côté, Soltane Ben Ahmed Al-Jaber a mis en relief la qualité des relations « stratégiques » bilatérales. Il a ajouté que le secteur des médias est un secteur vital et que les deux pays sont animés par la volonté de structurer leur coopération institutionnelle en instituant un échange régulier entre les administrations d’une part et entre les professionnels du secteur audiovisuel d’autre part via les instituts de formation. « Nous voulons bénéficier de l’expérience marocaine dans ce domaine et à ce que le Maroc puisse bénéficier de notre expérience, d’autant plus que le Royaume dispose de médias de qualité », a assuré le ministre d’Etat émirati.

Le même jour, le siège de l’agence officielle MAP a abrité une rencontre entre Khalil Hachimi Idrissi, directeur général de la MAP et Mohamed Gualal Al-Rayssi, directeur exécutif de l’agence de presse émiratie, WAM. La partie émiratie a manifesté sa disposition à aider la MAP dans la réalisation d’une Media City au Maroc. Les Emirats ont acquis au fil des ans une solide expérience dans le domaine et comptent actuellement six Media City.

Les discussions entre les deux responsables ont également porté sur la coopération dans le domaine du développement de produits multimédias. Les deux responsables ont été unanimes à dire que le texte, en tant que produit phare des agences, a beaucoup reculé et que le journalisme d’agence sera dans le futur essentiellement digital et multimédia (TV, audio, photo, infographie). Pour en prendre acte, les deux agences ont décidé d’élargir le périmètre de leur coopération (accord de 2011) à toute la panoplie de produits digitaux mis à la disposition de leurs clients. La MAP et la WAM ont convenu d’échanger leurs expertises dans le domaine des médias digitaux, de la formation et de couverture des grands évènements qui ont lieu soit au Maroc, soit aux Emirats. Les Emirats qui ont célébré au début de ce mois, le 47ème anniversaire de leur Journée nationale entretiennent des relations distinguées avec le Maroc. Hissées ces dernières années au niveau de partenariat stratégique, ces liens sont en constante amélioration.

Khalil Hachimi Idrissi veut former ses équipes en Russie

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Le directeur général de l’agence de presse marocaine MAP, Khalil Hachimi Idrissi, et le chef du Centre des projets internationaux à l’agence russe SPUTNIK, Vasily Vladimirovich Pushkov, ont signé, lundi, un accord qui vise à établir un partenariat bilatéral et une coopération fructueuse entre les deux agences sur le territoire russe et marocain. SPUTNIK avait l’habitude de relayer les informations et les positions officielles de l’Algérie et du polisario, en particulier celles attentant aux intérêts du Maroc, mais depuis quelques semaines, les observateurs avertis ont constaté un changement de ton, une plus grande objectivité de l’agence russe dans le traitement des informations concernant cette région du monde.

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Une première, un marocain siège au board du prestigieux National Press Club de Washington

Alison Fitzgerald Kodjak, correspondante pour les politiques de santé chez NPR, la célèbre radio publique américaine, a été élue, le vendredi 7 décembre 2018, 112ème président du National Press Club, la plus grande organisation professionnelle de journalistes au monde. Récipiendaire à trois reprises du prix George Polk au cours de sa longue carrière dans la presse écrite et audiovisuelle, Alison Fitzgerald Kodjak, qui succède à Andrea Edney, entamera officiellement son mandat à compter du 11 janvier 2019. Parmi les membres du Conseil d’administration du National Press Club de Washington élus également hier, on citera Michael Freedman, en tant que vice-président, Peter Urban, trésorier, Lisa Matthews de Associated Press, Ferdous Al-Faruque de MedTech Insight, Emily Wilkins de Bloomberg BNA, Del Quentin Wilber de Los Angeles Times, Antonella Ciancio, Danny Selnick de Business Wire et, grande fierté, le marocain Fouad Arif de l’agence de presse marocaine MAP, qui intègre le board en qualité de secrétaire, l’équivalent américain de rapporteur. Une première !

Réservé presqu’exclusivement aux américains, avec des quotas pour les occidentaux ou les originaires d’anciennes colonies anglo-saxonnes, l’accès au board du National Press Club est une réelle prouesse marocaine en termes de diplomatie parallèle. En effet, Fouad Arif, directeur du pôle Amérique du nord à la MAP, et ancien chef d’antenne de l’agence de presse gouvernementale marocaine dans la capitale fédérale américaine, ne rejoint pas une simple corporation professionnelle, mais siégera aux côtés des plus éminents journalistes de tous les grands médias US qui se réunissent, à travers ce Club, dans une communauté médiatique internationale par excellence avec un pouvoir d’influence conséquent aux Etats Unis.

Et, d’emblée, la nouvelle présidente de NPC, Alison Fitzgerald Kodjak, qui a passé deux ans au Center for Public Integrity, en provenance de Bloomberg News, où elle a travaillé dix ans, a expliqué que son objectif est de voir le club devenir un acteur central dans la protection et la défense des journalistes aux États-Unis et la liberté de ceux qui sont à l’étranger. Donc, en tant que rapporteur d’une organisation aussi influente, Fouad Arif, qui travaille rappelons-le pour un organisme public marocain, sera au cœur du réacteur mondial de la liberté d’expression et d’opinion.

Il faut ici savoir que le National Press Club de Washington, qui compte plus de 3 500 membres, est constitué de journalistes, anciens ou en exercice, d’officiers de renseignement gouvernementaux, américains ou alliés, ainsi que de l’ensemble des personnes considérées comme des sources d’informations régulières. D’où la sensibilité et l’importance cruciale de cette élection qui place le marocain Fouad Arif au centre d’un puissant lobby, une galaxie à l’impact conséquent en termes d’influence et d’intelligence.

Premier journaliste du monde arabe et du continent africain et l’un des rares non-américains à se faire élire au conseil d’administration de cette vénérable institution, Fouad Arif, qui a eu le privilège d’interviewer, en 2009, l’ancienne Secrétaire d’Etat américaine et ex-première Dame des Etats-Unis, Hillary Clinton, pénètre aujourd’hui dans l’antre d’une maison créée il y a 112 ans, en 1908 plus exactement, et dont le but principal, outre la production de l’information, est de défendre l’éthique et l’excellence de la pratique journalistique dans le monde entier.