Ilyas El Omari

Méconnaissable, Ilyas El Omari retrouve sa jeunesse et ses cheveux

Infatigable VRP du projet de la Cité Mohammed VI Tanger Tech, Ilyas El Omari nous fait une drôle d’éruption médiatique. Le sulfureux politicien s’est montré à la télé chinoise, New China TV, avec un look, pour le moins qu’n puisse dire, inattendu. Exit sa calvitie légendaire, l’ancien SG du PAM a succombé à la mode de la greffe de cheveux. Une barbe bien taillée lui orne désormais le visage, créant un équilibre capillaire du haut et du bas de sa tête. Méconnaissable, seule son ton et son débit et la légende de la vidéo l’ont trahi. S’agit-il d’un come-back politique tonitruant, ou bien serait-ce juste les signes du bonheur de la douce vie en Andalousie, qu’il mène depuis qu’il s’est débrasée du fardeau de la politique ?

Pluie de louange au régime chinois, exercice inédit dans l’histoire de la diplomatie parallèle marocaine

Le sulfureux homme politique et homme d’affaires installée en Espagne, Ilyas El Oma,ri peut désormais se targuer d’être le premier ancien haut responsable à faire une déclaration aussi élogieuse à l’encontre du régime communiste de Pékin, et ce dans toute l’histoire de la diplomatie parallèle du Royaume.

Les relations sino-marocaines ont toujours été des relations respectueuses mais prudente de part et d’autre. Le communisme maoiste plus pragmatique certes que le marxiste, a toujours eu plus de facilité à s’ouvrir sur des pays qui partagent des valeurs similaires.

Si Othman Benjelloun faisait des affaires avec Mao, il ne suivait les pas de la stratégie de containement, de Kissinger. Benjelloun, libéral endurci se verrait mal de louer le régime du parti communiste chinois.

En 2021, quand l’idéologie qui conditionne les relations internationales n’est autre que les intérêts économiques et la puissance technologique et militaire, Ilyas El Omari, ne trouve autre qualité au partenaire avec qui il rêve de bâtir une ville futuriste à Tanger, que son idéologie communiste.

Ci-après la retranscription des déclarations de l’ancien président de la région de Tanger-Tetouan-Al Hoceima, à la chaine publique chinoise, New China TV.


« Le parti communiste chinois a réussi à se créer de par la passé sa méthode propre pour construire ses relations politiques avec l’ensemble du peuple chinois :

  1. Il a réussi à «chinoisiser» la marxisme et le socialisme
  2. il ya eu une concentration sur les campagne et les agriculteurs deminus pour résister contre le colonialisme et libérer la Grande Chine du colonialisme
  3. il s’est orienté après vers l’industrie sans laisser tomber l’agriculture

Cette stratégie a été accompagné par une relation renouvelée entre les leaders politiques et le peuple chinois.

Aujourd’hui, le Secrétaire général du parti et le président Xi Jinping a réussi à ajouter une signification pratique du fait que le peuple est la source des pouvoirs.

Je visite la Chine au moins une fois par an, depuis 2006. Et à chaque fois je note un développement notable sur tous les plans : agriculture industrie, commerce, urbanisme, culture et politique. Un développement sous la supervision du leadership politique du parti communiste.

Si la Chine s’est engagée à mettre fin de l’extrême pauvreté, cela veut dire que les leaders du parti communiste ont réussi à traduire leur engagement envers le peuple chinois et envers le monde.

Au sujet de la pandémie du Covid-19, j’estime que la Chine a géré la crise de manière intelligente et réussie. A date d’aujourd’hui, il n’y a aucun modèle de gestion de crise autre que le modèle chinois.» – Propos d’Ilyas El Omari

Ilyas El Omari démissionne. Le grand changement c’est maintenant

Donné partant plusieurs fois depuis les élections législatives de 2016, Ilyas El Omari a démissionné ce matin de son poste de Président de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima. La promesse du roi Mohammed VI d’engager le pays dans une nouvelle étape et d’injecter du sang neuf et de nouvelles compétences, prend forme de la manière la plus significative.

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Fatima Zahra El Mansouri porte-voix de la jeunesse du PAM

Fatima-Zahra Mansouri a toujours été le catalyseur des changements majeurs dans la gouvernance de son parti. Elle a été de tous les podiums qui ont consacré les différents dirigeants qui se sont succédés à la tête du PAM. Aujourd’hui, l’ancienne mairesse de Marrakech ne cache plus «sa détermination» à vouloir ouvrir le parti politique sur une nouvelle génération dirigeante à même de résister au choc de la bataille électorale prévue, au plus tard, en 2021.

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PAM : Benchamach se fait hara-kiri

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Alors que l’ancien secrétaire général, Ilyas El Omari, et quels que soient les griefs dont il peut être comptable, a permis au PAM, en un laps de temps très court, de s’imposer comme un parti de premier rang dans l’arène politique nationale en tant que deuxième force politique du pays, Hakim Benchamach, lui, et à contrario de ses prédécesseurs, est en train d’emprunter le chemin inverse des pères fondateurs du PAM en démantelant méthodiquement ce qui reste de cette machine politique. D’aucuns sont abasourdis par cette facilité avec laquelle le secrétaire général du parti authenticité et modernité, et non moins président de la Chambre des Conseillers, est en train d’accélérer à la dislocation des structures du PAM dont il représente pourtant une des vieilles gardes. Depuis son élection à la tête de ce parti iconoclaste, Hakim Benchamach n’a eu de cesse de provoquer remous, tiraillements et mécontentements dans les rangs de la formation politique pensée, voulue et fondée par Fouad Ali El Himma.

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Enquête de NPR : le projet de Tanger Tech City ne verra pas le jour avec Haite

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La radio publique américaine NPR a publié ce mercredi sur son site une grande enquête signée Ruth Sherlock sur Tanger Tech City sous le titre : «la ville technologique marocaine financée par les chinois verra-t-elle le jour ? » Une telle sortie d’un tel organe de presse américain n’est pas anodine. NPR est un influent support financé par le gouvernement fédéral. Et en tant que radio non commerciale, elle est assujettie aux politiques et orientations publiques élaborées au cœur du pouvoir américain à Washington DC. Quant à la journaliste Ruth Sherlock qui a mené l’enquête, c’est une ancienne correspondante du Daily Telegraph pour les affaires internationales. Elle est surtout connue pour avoir couvert, sur le terrain, les événements qui ont accompagné le «Printemps arabe» en Égypte, en Libye et en Syrie.

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Le géant chinois BYD au Maroc : un prolongement de la route de la soie vers l’Afrique et l’Europe

Rendue possible grâce à l’implication personnelle du Roi Mohammed VI, l’implantation au Maroc du géant chinois BYD donnera inéluctablement un coup de fouet au développement des relations sino-africaines et encouragera, aujourd’hui plus qu’hier, aux investisseurs chinois d’envisager sereinement leur implantation au Maroc.


Le Maroc et le constructeur automobile chinois BYD ont signé samedi un protocole d’accord pour l’implantation d’une usine de voitures électriques près de Tanger.

Il s’agit de la première opération du genre au Maroc pour le géant chinois, précédé dans cette entreprise par les groupes français Renault et Peugeot.

Le protocole d’accord, signé au palais royal de Casablanca en présence du roi Mohammed VI et du PDG de BYD, le milliardaire chinois Wang Chuanfu, et paraphé par les ministres Mohamed Boussaid et Moulay Hafid Elalamy, en l’absence remarquée du président de la région du Nord, Ilyas El Omari, prévoit aussi la construction à terme d’un écosystème de transport électrique comprenant trois usines : l’une de batteries électriques, l’autre de bus et camions électriques et la dernière pour fabriquer des trains électriques.

A travers ce partenariat stratégique, le Maroc s’associe à un acteur pionnier dans le secteur des énergies renouvelables et de la mobilité électrique et intègre, pour la première fois en Afrique, la filière du transport électrique, dont la production sera destinée tant à l’export qu’au marché local.

En plus de faire du Maroc un pays attractif en termes d’investissements, cette implantation du chinois BYD reflète aussi la détermination du Maroc d’encourager et de diversifier les partenariats économiques et commerciaux du pays.

Le lancement de ce projet d’envergure avec “BYD Auto Industry” participe à réaliser les engagements internationaux pris par le Maroc et affirme le positionnement du pays comme une plateforme compétitive de production automobile et l’implantation d’opérateurs leaders dans des secteurs de pointe, tels que les matériaux composites, l’éclairage ou encore la connectique.

Le nouveau projet du groupe chinois BYD Auto Industry, qui générera 2500 emplois directs, est non seulement l’un des grands projets structurants lancés par le Maroc mais inscrit aussi le Maroc sur le sentier de l’émergence économique et du modernisme.

Leader mondial du transport électrique, BYD Auto Industry réalise un chiffre d’affaires de 17 milliards de dollars et représente 13% des véhicules électriques vendus dans le Monde.

Après celle de la région, les instances du PAM réclament une démission écrite de Ilyas El Omari

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Si la démission de Ilyas El Omari de ses fonctions de Secrétaire général du Parti authenticité et modernité n’a pas eu de réel retentissement sur la classe politique nationale vu le timing dans lequel elle s’est produite, à cause de la situation tendue dans le Rif et les vacances d’été, le microcosme du PAM, quant à lui, est totalement bouleversé, comme si un cataclysme l’avait touché. Et même si les cadres du parti tentent d’en atténuer l’impact arguant que la démission de leur secrétaire général est un acte de courage et de bravoure politique, et un précédent dans l’histoire du royaume (alors que ce n’en est pas un), l’événement se veut être le nouveau maillon d’une recomposition en profondeur de la classe politique marocaine après l’arrivée de Aziz Akhannouch à la tête du RNI et de, bientôt, Mohamed Hassad à la tête du Mouvement Populaire. Il était donc nécessaire, voire urgent, de chercher un autre profil pour gérer les affaires du PAM.

Peu habitués à des rebondissements de la sorte, les militants du PAM se retrouvent orphelins du jour au lendemain. Et pour parer à toute éventualité et lever tout équivoque, les instances du parti ont demandé à Ilyas El Omari de soumettre sa démission par écrit et ne pas se limiter à ses déclarations orales lors de la tenue du bureau politique le lundi 7 août et de la conférence de presse organisée le lendemain matin. Car tant que la démission n’est pas notifiée par écrit selon les règlements en vigueur, elle demeure nulle et non avenue.

C’est la présidente du Conseil national du PAM, Fatima-Zahra Mansouri, qui est chargée d’accuser réception de ce document pour le soumettre aux membres du conseil dont elle préside aux destinées.

D’autre part, l’on apprend de sources concordantes que Ilays El Omari a également remis sa démission de la présidence de la région du Nord et qu’elle ne sera pas rendue publique tant que la ville de Tanger, qui rentre dans son périmètre de commandement, accueille des invités de marque de Mohammed VI, comme le Roi d’Arabie saoudite Salmane Ben Abdelaziz et les multiples convives qui se relaient pour rendre visite au souverain saoudien.

Démissionnaire ou démis ?

Le débat qui secoue aujourd’hui le landerneau politique est de savoir si Ilyas El Omari a démissionné de son propre chef ou a-t-il été débarqué ? Des éléments d’agenda et d’activités protocolaires de l’intéressé nous permettent d’affirmer que Ilyas El Omari a maintenu ses rendez-vous jusqu’au bout sans en annuler aucun. Quelques heures seulement avant son “départ” du navire PAM, il recevait le nouvel ambassadeur de Chine à Rabat qui lui rendait une visite de courtoisie. Ni Ilyas El Omari allait s’engager et recevoir l’ambassadeur d’une superpuissance mondiale membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU s’il se savait partant dans la soirée même, ni le chef de mission diplomatique chinois allait rendre visite au premier cité s’il était informé par ses services d’un départ imminent. C’est que le départ, à juste titre, s’est décidé, en toute vraisemblance, juste après la rencontre avec l’ambassadeur de Chine.

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Abdellah El Hattach