Ghana

La Fondation OCP lance la carte de fertilité des sols cultivés au Ghana

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En partenariat avec la Fondation OCP, le Ministère de l’Alimentation et de l’Agriculture (MoFA) du Ghana lance un projet d’élaboration de la carte de fertilité des sols en vue de répondre aux défis de la sécurité alimentaire et de la préservation des sols cultivés. Plus de 100.000 hectares de sols ont été analysés et cartographiés sur une zone pilote située dans la région d’Ashanti.

La cérémonie de lancement officiel du projet d’élaboration de la carte de fertilité des sols s’est déroulée, mercredi 11 décembre, dans la capitale ghanéenne sous la présence effective du Ministre de l’Alimentation et de l’Agriculture du Ghana, Dr. Owusu Afriyie Akoto, de l’ambassadeur du Maroc au Ghana, Imane Ouaadil, de hauts responsables ghanéens, de représentants du secteur privé national, de l’industrie des engrais, et des fédérations d’agriculteurs ghanéens.

Lancé par le Ministère ghanéen de l’Alimentation et de l’Agriculture (MoFA) et avec l’appui de la Fondation OCP, le projet s’articule autour de trois axes principaux : le renforcement des capacités des cadres du MoFA, l’équipement des laboratoires et l’élaboration de la carte de fertilité du sol.

A travers ce projet qui a pour but d’apporter aux agriculteurs ghanéens des outils d’analyses de leurs sols, la Fondation OCP participe à l’amélioration des rendements pour les cultures locales et au renforcement des capacités scientifiques et techniques des bénéficiaires.

Ainsi, plus de 100.000 hectares de sols seront analysés et cartographiés dans la zone pilote, à Ashanti, grâce au dispositif déployé par les deux partenaires.

Aussi, toujours dans le cadre de ce projet, la Fondation OCP mettra à la disposition du MoFA les équipements nécessaires à ses deux laboratoires spécialisés dans l’analyse des sols et des fertilisants. La Fondation OCP fournira également au MoFA une unité mobile d’analyse des sols et du matériel roulant adapté (pick-ups et motos) afin de couvrir les zones les moins accessibles pour le prélèvement des échantillons des sols.

L’élaboration de la carte de fertilité comprend un volet important dédié à la formation. Au total, plus de 130 agronomes, ingénieurs, laborantins et cadres du MoFA seron formés par des experts de l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P). Les modules traités s’articuleront autour de la nutrition des plantes et la fertilisation des cultures, les Systèmes d’informations Géographiques (SIG) appliqués à la cartographie
des sols et le contrôle de la qualité des engrais.

A travers cette initiative, la Fondation OCP poursuit son engagement en faveur de l’émergence d’une agriculture durable et résiliente en Afrique. Grâce à ses différentes actions sur le continent africain, la Fondation promeut la création d’outils stratégiques d’aide à la décision en termes de politiques agricoles. Au niveau continental, la Fondation OCP produit des cartes de fertilité en collaboration avec d’autres partenaires africains. A ce jour, plus d’un million d’hectares de sols ont été cartographiés, plus de 240 cadres formés et 14 laboratoires ont été équipés.

Note souveraine du Maroc : Standard & Poor’s projette une perspective «négative» pour le royaume

L’agence de notation Standard & Poor’s a révisé à la baisse la note de crédit du Maroc à «A-3» pour sa dette à court terme, tout en maintenant à «BBB-» la dette à long terme avec une perspective négative de la notation souveraine du royaume. Cette projection alarmiste pour l’économie marocaine déclinée par la filiale de McGraw-Hill s’explique par le fait que le gouvernement marocain s’est éloigné de manière significative de son objectif de déficit budgétaire de 3% du PIB en 2018, en raison d’une croissance moins élevée que prévue et de tensions budgétaires plus fortes. En poste depuis seulement 10 semaines, le ministre de l’Economie et des Finances, Mohamed Benchaâboun, hérite là d’un lourd passif de son prédécesseur, Mohamed Boussaid, dont la gouvernance, tout au long de son ministère, a été un fiasco sur toute la ligne.

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Malte ou comment devenir très grand quand on est tout petit

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On dit souvent que les voyages forment la jeunesse, mais moi, après un séjour de quelques jours à Malte, je puis vous dire que les voyages ça secoue parfois des gens qui ne sont plus très jeunes comme moi. En vérité, Malte m’a donné une vraie gifle qui m’a non seulement réveillé mais m’a poussé aussi à avoir un autre regard pas très bienveillant envers mon pays et envers des pays comme le mien. Vous vous doutez bien que ce n’est pas la première fois que je voyage, ni que je vais dans un pays développé en Europe ou ailleurs, mais c’est la première fois où j’ai mis les pieds dans un État minuscule géographiquement mais bien grand historiquement, économiquement et socialement.

Quand vous êtes à Malte,vous êtes à la fois à Rome, à Londres, à Bordeaux, à Madrid, à Vienne, à Tunis ou à Tanger. Il y a même un grand quartier qui porte le nom de… Rabat et un autre qui s’appelle, à juste titre « Mdina », exactement comme nos vieilles villes antiques

Ce voyage était à caractère professionnel puisque j’ai participé au 5ème Forum Méditerranéen du Tourisme qui se tient à Malte tous les ans.

Votre humble serviteur a été invité en tant que tout nouveau Secrétaire Général de l’AMJET, la section locale de Fijet (Fédération Internationale des Journalistes et Écrivains du Tourisme), en compagnie de mon vieil ami et cher Président, Najib Senhadji, par mon nouvel ami M. Tijani Haddad, ancien ministre du tourisme de Tunisie et actuel Président de Fijet Monde. D’ailleurs, même Najib, dont c’était la 3ème participation à ce forum, a été secoué autant que moi sinon plus par ce périple court mais tellement envoûtant.

Comme je ne pourrais pas tout vous raconter, je vais me limiter aux éléments qui m’ont le plus interpellé et le plus touché.
Tout d’abord, la rigueur et la précision dans l’organisation. Il faut d’abord que je vous donne deux chiffres-clés de ce forum : 1200 participants de 39 pays. Essayez d’imaginer la logistique nécessaire à une rencontre d’une telle envergure dont la réussite a été totale.

Les responsables du tourisme du Maroc ont brillé par leur absence

Je passe rapidement sur l’accueil à l’aéroport et sur le transport aux hôtels, et je passe directement au pot de bienvenue très cool et très convivial organisé le soir même de notre arrivée, pour permettre aux participants de se retrouver ou de faire connaissance. A cette occasion, Tony Zahra, le grand et puissant patron de la MHRA – l’Association des hôteliers et restaurateurs de Malte – a organisé une cérémonie solennelle pour remercier d’une manière très chaleureuse, très expressive et très amicale Andrew Agius Muscat, membre du bureau de MHRA et, surtout, Président de Fijet Malte, qui a été la cheville ouvrière de l’organisation de ce forum et de ceux qui l’ont précédé.

Si je vous en parle, c’est pour vous dire qu’on reconnaît un grand peuple également par sa culture de reconnaissance et de gratitude, des denrées bien rares dans nos contrées. C’est le lendemain que devaient démarrer les travaux du forum à l’Hôtel Hilton Malta, un vrai joyau tant au niveau architectural qu’au niveau des équipements et infrastructures.

Le démarrage du forum était prévu sur le programme à 9h15. Et bien, je vous assure qu’à 9H15 tapantes, Andrew était au micro pour souhaiter la bienvenue aux participants et annoncer l’ouverture officielle des travaux. Son speech n’a pas duré plus de 5 mn pour laisser place aux premières Master Classes , 12 au total, qui allaient se dérouler tout au long de la journée dans plusieurs salles de l’hôtel sur des thèmes divers et instructifs comme, par exemple, « l’efficacité énergétique des hôtels en méditerranée », « l‘état de l’hospitalité et de l’investissement dans la région méditerranéenne », « Les femmes et le leadership touristique », « L’héritage culinaire méditerranéen », « La technologie ou comment redéfinir l’avenir de l’hospitalité » et bien d’autres sujets, dont même un sur le film touristique qui, je viens de l’apprendre, dispose de son propre festival international.

Bref, nous n’avions que l’embarras du choix et notre seul problème était de savoir comment être dans une Master Class tout en étant dans une autre.

Concernant ces Master Classes, il n’y avait pas d’interruption pour déjeuner ou autre car les organisateurs avaient installé dans toutes les salles et durant toute la journée, des buffets avec de l’eau, du café, du thé et même des sandwichs et des gâteaux. On se levait en silence, on se servait tout en continuant d’écouter les interventions. Parce que les participants sont venus à ce forum pour échanger et pour apprendre et ils n’ont donc pas de temps à perdre.

Au même moment se tenait une exposition permanente avec divers stands de diverses sociétés et de nombreux pays qui exposaient ce qu’ils ont de plus nouveau ou de plus performant.

L’authenticité et la modernité ont un pays, et ce n’est forcément celui auquel vous pensez.

Et à propos de pays, les responsables du tourisme du Maroc ont brillé par leur absence. Normalement l’ONMT, notre office du tourisme devrait être là car sa principale mission est, théoriquement, de promouvoir notre pays sur le volet touristique. Et ce forum était justement une occasion unique et économique de rencontrer des professionnels et des journalistes de tous les continents de la planète et qui leur étaient offerts, comme ça, sur un plateau d’argent. 1200 participants de 39 pays, vous dis-je !

Ils auraient dû être là aussi pour s’instruire et se former, ou juste pour apprendre à copier sur de plus forts qu’eux pour faire, ou juste essayer de faire comme eux. Comble de l’ironie, il y avait un pays qu’on ne pouvait pas penser qu’il serait là et qui avait son stand avec brochures, dépliants et… dattes. Oui, vous l’avez deviné, c’est notre cher voisin et néanmoins meilleur ennemi officiel : l’Algérie. Et oui !

D’ailleurs, l’Algérie n’était pas le seul pays arabe, car il y avait aussi la Tunisie avec une délégation d’au moins 5 participants dont 3 anciens ministres et un ancien préfet. Même la Palestine avait une délégation dont un des membres a animé avec brio la Master Class sur le tourisme religieux. Et oui, ça aussi ça existe.

Le soir, nous avons été invités à un dîner offert dans un magnifique palais par Mme Marie-Louise Coleiro Preca, la Présidente de la République de Malte et qui, soit dit en passant, est devenue presque une amie. En effet, quand elle est arrivée à l’entrée de la grande salle des fêtes, elle m’a spontanément tendu la main et je lui ai tendu la mienne tout en me présentant. Dès qu’elle a appris que j’étais Marocain, elle m’a fait un grand sourire, et nous avons échangé quelques mots très agréables que je ne pourrais pas vous révéler.

Après cela, elle a tenu à me présenter une grande personnalité qui, m’a-t-elle précisé, vient aussi du Maroc. En fait, c’était Dr Abdelaziz Ben Othman Altwaijri qui n’est autre que le Directeur Général de l’Organisation Islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture (ISESCO). En vérité, il n’est pas Marocain (Saoudien, ndlr), mais il vit au Maroc puisque le siège de l’ISESCO se trouve à Rabat.

Andrew Muscat, le maître de cérémonie, a appelé Najib Senhadji à monter sur scène pour recevoir un trophée à la mémoire de Mustafa Trai, le défunt et regretté ex-président de Fijet Maroc

Le lendemain, la séance a été ouverte par ma (presque) nouvelle amie, la Présidente de Malte. Elle est arrivée pile à l’heure prévue, devancée quelques minutes plutôt par le Roi de Ghana, celui qu’on appelle « Le roi des Ashanti » qui est venu avec toute sa très sympathique et très colorée smala.

Au-delà de son aspect quelque peu folklorique, cette présence avait un objectif que nous avons vite compris, notamment à travers le long mais important discours du roi, lu avec un excellent anglais et dans lequel il a défendu ardemment l’appartenance de son petit royaume la République Ghanéenne, et nous a montré clairement qu’il n’était pas là juste pour amuser la galerie, mais aussi pour faire la promotion du tourisme et de l’investissement dans son pays.

Après ce spectacle exotique et quelques autres numéros artistiques locaux, nous sommes de nouveau passés aux choses sérieuses avec des débats professionnels qui ont vu la participation d’éminentes personnalités et des spécialistes de plusieurs domaines, venus de plusieurs pays. Chaque débat était animé par un animateur ou une animatrice, et le temps imparti était strictement respecté par tous et par toutes. C’était vraiment digne des grandes émissions de télévision. Les discussions étaient d’un niveau très élevé mais sans arrogance ni préciosité. Nous avons même assisté à un moment à un échange vif mais civilisé entre un des débatteurs du panel, je crois, anthropologue, et le Dr Taleb Rifai, l’ex DG de l’OMT, l’Organisation Mondiale du Tourisme.

Un ancien hôpital qui a été transformé en lieu de fêtes et de spectacles, et où se déroulent des concerts presque tous les jours

Avant de finir sur ce volet je voudrais dire un petit mot sur la décoration de la scène. En guise de plateau, les organisateurs ont choisi de reproduire à l’identique un des balcons -très beau et très caractéristique en bois coloré- qu’on trouve un peu partout dans les immeubles Maltais. C’était là où les personnalités étaient invitées à prendre la parole, et toutes se sont prêtées à ce jeu avec plaisir et avec le sourire.

J’en arrive maintenant à la soirée de clôture et de gala qui a eu lieu dans un vieil espace plein d’histoire, mais dont la beauté et le confort feraient rougir d’envie et de jalousie les plus grands théâtres du monde. En fait, c’est un ancien hôpital qui a été transformé en lieu de fêtes et de spectacles, et où se déroulent des concerts presque tous les jours.

J’ai vérifié cela sur place grâce aux nombreuses affiches placardées à l’intérieur. Ce soir-là, nous avons assisté à un concert donné par l’Orchestre Philharmonique de Malte renforcé par plusieurs groupes de plusieurs styles de musique. Pas moins de 15 morceaux et non des moindres ont été joués. Ça allait de Puccini et Verdi jusqu’à Edith Piaf et bien d’autres.

De grands moments de bonheur, mais aussi d’émotions

Le moment le plus émouvant pour nous, les deux seuls marocains venus du Maroc, c’est lorsque, au milieu du programme, Andrew Muscat, le maître de cérémonie, a appelé Najib Senhadji à monter sur scène pour recevoir un trophée à la mémoire de Mustafa Trai, le défunt et regretté ex-président de Fijet Maroc. Le trophée a été remis à Najib, sous les applaudissements de tout le public présent, par la Présidente de Malte en personne qui était, visiblement elle aussi, très émue.

Après cet intermède triste mais solennel, le programme musical a repris de plus belle et a fini par une chanson chantée en choeur par tout le public.

Ce tout petit État de seulement 430 000 habitants, a réussi à attirer l’année passée plus de 2 millions de touristes, soit 5 fois sa population.

Le 3ème jour, les responsables du Forum ont eu la gentillesse d’organiser spécialement pour les membres de Fijet Monde une excursion inoubliable dans plusieurs lieux historiques et célèbres de Malte. Grâce à cette sortie, nous avons fait la connaissance de plusieurs lieux historiques qui font partie du patrimoine très riche et très diversifié de Malte, tels que le Palais Grand Master avec ses beaux tableaux de maîtres et ses magnifiques tapisseries ou bien la célèbre Cathédrale St Johns avec ses murs recouverts d’or pur 24 carats.

Mais nous avons découvert également combien ce pays est ouvert sur l’art moderne dont nous avons pu admirer un échantillon étonnant dans la rue même où se trouve la cathédrale : des dizaines de mini frigos de la marque Red Bull peints en direct et exposés dans la rue.

L’authenticité et la modernité ont un pays, et ce n’est forcément celui auquel vous pensez.

En conclusion, ce que j’ai retenu de ce trop court voyage, c’est que ce petit pays qui ressemble à un jeu de cartes postales, n’en est pas moins un grand pays ambitieux et performant.

Un de ses points forts, c’est sa diversité culturelle et sa richesse sociale.

Plusieurs peuples ont vécu dans ces Îles, à travers les siècles.

Ils se sont parfois disputés, se sont souvent réconciliés, et ils ont toujours fini par se mélanger.

Et le résultat de ce mixage est juste fabuleux : un peuple divers mais uni par le désir ardent d’être chaque jour plus beau et la volonté inébranlable d’aller toujours plus haut.

C’est un peuple fier et ouvert, ambitieux et attachant, performant et modeste, travailleur et jouisseur.

Quand vous êtes à Malte,vous êtes à la fois à Rome, à Londres, à Bordeaux, à Madrid, à Vienne, à Tunis ou à Tanger. Il y a même un grand quartier qui porte le nom de… Rabat et un autre qui s’appelle, à juste titre « Mdina », exactement comme nos vieilles villes antiques.

Maintenant, pour finir, j’aimerais vous donner quelques chiffres pour vous faire réfléchir. Malte est un tout petit Etat dont les 3 îles qui la composent ne dépassent pas en totalité une superficie de 316 km2. Et bien, ce tout petit État de seulement 430 000 habitants, a réussi à attirer l’année passée plus de 2 millions de touristes, soit 5 fois sa population.

Si, pour nous amuser un peu, on appliquait ce rapport à notre pays, le Maroc devrait normalement drainer… 180 millions de touristes !
Enfin, et alors que le taux de croissance du tourisme dans le monde est de 3,6 % et en Europe de 3,9 %, il atteint 24 % à Malte !

Que nos responsables, ceux qui étaient absents de ce forum mais aussi les autres, en prennent de la graine.

Quant à moi, je projette déjà de retourner de nouveau à Malte, mais cette fois-ci pour faire du tourisme, pas pour en parler.

Non Monsieur Boussaid, les 500 millions $ ne sont pas destinés à honorer les eurobonds 2017

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Le1.ma était le premier média de la place à avoir rapporté l’information de l’emprunt d’un montant de 500 millions de dollars contracté “en catimini” par le gouvernement auprès du Fonds saoudien de développement. Comme une traînée de poudre, l’information a fait le tour des rédactions nationales lesquelles, sans exception et avec professionnalisme, ont pris le soin de citer la source, et c’est de bon augure. Mais au lieu de réagir via un communiqué officiel en bonne et due forme ou, au moins, envoyer un droit de réponse au support qui a rapporté l’information, le ministre Boussaid a préféré distiller sa “contre-offensive” via des confrères. Mais contre-offensive pour dire quoi au juste ? Pour tenter de convaincre, avec moult contorsions, que l’emprunt de 500 millions de dollars auprès du Fonds saoudien de développement avait pour objectif «d’honorer une partie d’une échéance» d’un ancien emprunt contracté en 2007. Ce qui est loin d’être la vérité.

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En l’absence de communication de la part du gouvernement, Le1.ma a pris la peine d’expliquer aux marocains, avec des mots simples et directs l’objectif du prêt du Fonds saoudien, loin de la terminologie ampoulée de Boussaid qui, cherchant à noyer le poisson, utilise sciemment des termes et expressions compliquées pour que l’opinion publique non initiée n’y voit que du feu.

Pourquoi les 500 millions $ ne sont pas en réalité destinés à honorer les eurobonds 2017 comme l’affirme Boussaid ?
Les eurobonds émis par le Maroc le 27 juin 2007 sur une période de 10 ans sont arrivés à terme le 27 juin 2017 ; et l’emprunt contracté auprès du Fonds saoudien de développement n’a été signé que le 17 Août 2017, soit près de deux mois plus tard. De plus, selon les propres dires du ministre Boussaid, les 500 millions $ n’ont pas encore été encaissés. Nous sommes donc devant deux cas de figure :

  1. Trois mois après l’échéance, le gouvernement n’a pas encore réglé cette dette : cette option est risquée car le défaut de paiement et très chèrement payé sur le marché international, aussi bien auprès de l’Europe qui nous a octroyé le prêt, qu’auprès des agences de rating qui peuvent dégrader sévèrement le Maroc. Le cas du Congo est criard : Brazzaville avait échoué le 30 juin 2016 à effectuer le paiement de l’échéance de son eurobond -et ce malgré une période de grâce de 30 jours-, les trois grandes agences de notation internationales ont systématiquement dégradé la note souveraine du pays, Moody’s (« B3 »), Fitch Ratings (« RD » – « défaut partiel ») et Standard & Poor’s (« SD / »D » – « défaut partiel »). Ce qui a entraîné un net recul du cours des obligations de cet eurobond sur les marchés internationaux. Le ministre Boussaid doit donc nous dire très vite si le chèque du Fonds saoudien a été encaissé ou pas et comment gère-t-il ce défaut de paiement avec les bailleurs de fonds internationaux. Les marocains doivent savoir ;
  2. Les 500 millions d’euro relatifs au remboursement des eurobonds ont bien été réglés, donc puisés du budget général de l’Etat (car Boussaid a bien dit que le montant n’a pas encore été viré) ce qui déséquilibrera gravement les comptes nationaux et grèvera les réserves de changes déjà en souffrance suite à l’affaire des 44 milliards de dirhams qu’a fait éclater au grand jour le Gouverneur de la Banque centrale, Abdellatif Jouahri, en concomitance avec l’arrivée à échéance de l’eurobond. La fin de l’année risque donc d’être extrêmement difficile. Prions Dieu que les saoudiens accélèrent le versement des 500 millions dans les caisses de l’Etat pour éviter au pays de faire face à une crise budgétaire et de liquidité très sévères.

La situation de blocage gouvernemental, le retard de l’approbation de la loi de Finances 2017 et la léthargie de l’actuel exécutif qui n’a pas encore réellement pris ses marques de gouvernement fort, homogène et responsables, constituent les facteurs expliquant la confusion de l’équipe d’El Otmani, encore incapable de donner des réponses claires, transparentes et convaincantes au citoyen marocain. Et le ministre de l’Economie et des Finances est un homme-clé de ce dispositif mis en place par le chef du gouvernement.

Rien qu’en eurobonds, trois échéances majeures attendent le gouvernement dans les six prochaines années : un milliard de dollars en 2020 (prêt contracté en septembre 2010), un milliard de dollars en 2022 (prêt contracté en décembre 2012) et un milliard de dollars en 2024 (prêt contracté en juin 2014).

Source : Ministère de l’Economie et des Finances

Les marocains ont besoin et, surtout le droit, de savoir comment le gouvernement compte rembourser toutes ces dettes et est-ce qu’il va de nouveau recourir à l’endettement pour rembourser ces emprunts colossaux, l’éternel cercle vicieux. De plus, l’emprunt de 500 millions de dollars contracté auprès du Fonds saoudien, n’aurait jamais dû avoir lieu si le pays créait assez de richesses pour payer ses dettes. Mais avec un taux de croissance situé entre 1,3% et 1,7% au mieux disant, le Maroc n’est pas encore sorti de l’auberge de l’assainissement de ses comptes publics.

Les péchés capitaux de Boussaid et du gouvernement

  1. Léthargie : Prenons le cas du Ghana : le pays devait faire face en 2017 à un remboursement de 1 milliard d’euro relatif à l’échéance d’un eurobond contracté également en 2007. Prévoyant, le Ghana a pris ses dispositions et a inclus cette tombée dans le budget 2016 en vue de maîtriser ses coûts financiers et sa réputation sur les marché internationaux. Boussaid et le gouvernement, en hibernation, ne se sont réveillés qu’à quelques semaines avant l’échéance. Ce qui explique la colère et la sortie surprenante du Gouverneur Jouahri s’insurgeant contre la gestion désastreuse du gouvernement en ce qui concerne les équilibres budgétaires et de change ;
  2. Dilettante : Les 500 millions d’euros ont été contracté en 2007 pour éviter justement les coûts de rééchelonnement des dettes contractées auprès du Club de Londres, profitant du rating exceptionnel du royaume pour décrocher un spread favorable. Aujourd’hui, avec cet emprunt de 500 millions d’euros, ne s’agit-il pas d’une forme de rééchelonnement interdit par le Fonds saoudien de développement. Du moment qu’on emprunte pour payer un emprunt, c’est un manque flagrant de rigueur budgétaire qui risque d’écorcher notre rating ;
  3. Opacité : Pourquoi cet embargo médiatique sur l’opération ? Sachant que les ministres de Saad dine El Otmani, ne bougent d’un point à un autre que les voilà suivis par des hordes de photographes, journalistes et community managers. Il s’agit d’un montant important contracté par un pays ami et c’est, en principe, plutôt une bonne nouvelle qui devrait rassurer les citoyens et les partenaires du Royaume si l’on suit la logique du ministre Boussaid. Mes les contorsions dans ses réponses prouvent qu’il ne dit pas toute la vérité sur le sujet ;

Quand le ministre Boussaid dit, par voix interposée, que les salaires de la fonction publique s’élèvent à 8 milliards de DH par mois soit bien plus que le montant emprunté, c’est une fuite en avant caractérisée du ministre, car payer une partie des salaires ou rembourser une dette par un énième emprunt c’est du pareil au même : le Maroc n’avait pas les moyens de combler un trou béant et s’est de nouveau endetté, loin des caméras, pour boucler une fin de mois difficile. D’ailleurs, le texte du Décret publié dans le Bulletin Officiel est clair : l’emprunt contracté auprès des saoudiens vient en «appui au budget» de l’année en cours, 2017.

LE1

Donald Trump vise la Chine en honorant l’Afrique

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Le président américain, Donald Trump, a offert mercredi 20 septembre 2017, à New York, un déjeuner de travail en l’honneur de plusieurs dirigeants Africains. Étaient conviés à ce repas aux relents très économiques, les présidents de la Côte d’Ivoire, d’Ethiopie, du Ghana, de la Guinée, de la Namibie, du Nigeria, du Sénégal, de l’Afrique du Sud et de l’Ouganda. Les neuf chefs d’Etat Africains ont discuté avec leur homologue américain des moyens de promouvoir la paix et la prospérité dans le continent. Pour Washington, il est question de mettre en place avec l’Afrique une stratégie pragmatique axée sur la sécurité, l’infrastructure et l’économie et d’autres intérêts communs. Mais en filigrane il faut comprendre que les Etats-Unis essaient de s’attaquer à un marché conquis par la Chine ce qui donne beaucoup de fil à retordre à Washington.

En l’absence des présidents du Gabon, Ali Bongo, et du Rwanda, Paul Kagame, pourtant présents à New York, les Alassane Ouattara, Mulatu Teshome, Nana Akufo-Addo, Alpha Condé, Hage Geingob, Muhammadu Buhari, Macky Sall, Jacob Zuma et Yoweri Museveni ont, d’une seule voix, portée par le président de Guinée, exprimé leur enthousiasme pour l’approche américaine qui tend à booster la croissance en Afrique, de donner un coup de fouet à l’emploi et combattre le terrorisme. Pour concurrencer Pékin, la politique étrangère américaine en Afrique, dominée traditionnellement par la diplomatie et le militaire, est tenue, en vue de mieux apprivoiser les marchés africains, d’adopter une approche disciplinée priorisant une politique commerciale agressive.

Le président Donald Trump salue le président nigérian Muhammadu Buhari lors d’un déjeuner de travail avec des dirigeants africains à l’Hôtel Palace à New York, le 20 septembre 2017

Le président Donald Trump a exprimé le souhait des Etats-Unis d’élargir la coopération et le commerce avec l’Afrique tant sur le plan bilatéral que global et fait état de l’intérêt de Washington à identifier de nouvelles opportunités mutuellement bénéfiques pour le commerce entre les deux parties. Sauf que la suprématie commerciale de la Chine en Afrique est une réalité. Durant sa campagne électorale et au tout début de son mandat, Donald Trump ignorait l’Afrique, réduisant d’une manière significative les aides financières de son pays à plusieurs capitales africaines.

Donald Trump a cependant surpris son assistance en invitant les dirigeants Africains qui ont partagé son repas à s’inspirer de l’exemple Sud-Africain, dont l’une des grandes société spécialisées en industrie pétrochimique envisage de procéder à des investissements de masse aux États-Unis. En effet, le géant SASOL va construire une usine en Louisiane pour 9 milliards, ce qui créera des centaines d’emplois pour la main d’œuvre américaine. Les chefs d’Etat Africains s’attendaient à entendre parler d’investissements américains dans le continent, pour créer des emplois chez les jeunes en Afrique, et non l’inverse. D’où l’annonce par le président Trump de l’intention du Secrétaire d’Etat Rex Tillerson d’ordonner au Millennium Challenge Corporation de procéder à un investissement de plusieurs centaines de millions de dollars en Côte d’Ivoire pour encourager et soutenir les réformes dans ce pays.

Parce que Washington sait pertinemment qu’elle ne peut pas concurrencer Pékin sur son théâtre de prédilection où elle dispose d’une présence ancienne avec une expérience terrain inégalable.

Il est donc improductif pour l’administration américaine de demeurer en compétition directe avec la Chine dans le continent africain, notamment dans des secteurs d’activité où le géant asiatique est confortablement installé depuis des décennies.

Washington est consciente que la domination chinoise en Afrique, notamment dans l’industrie et les BTP est un cas d’école. Les Etats-Unis sont donc tenus de s’orienter vers des secteurs où ils disposent d’un avantage concurrentiel éprouvé : les services, l’éducation, la finance, les médias, l’agrobusiness et l’ingénierie dans les énergies renouvelables.

Dans ce contexte précis, le président Trump a demandé au Département américain du Commerce de jouer un rôle central dans cette nouvelle vision des marchés africains. A l’instar de la Chine, ce département est appelé à mettre en place des programmes de formation et d’accompagnement des PME américaines en Afrique, principaux relais de croissance après l’épuisement de l’intervention des multinationales et des grands groupes.

En effet, et à la demande expresse des leaders africains conviés au déjeuner, la formation et l’enseignement demeurent les nerfs de la guerre et constituent des leviers fondamentaux à chaque niveau de la stratégie de pénétration du continent africain.

Abdellah EL HATTACH

L’ambassade du Maroc au Ghana refuse de renouveler son visa au vice-président du patronat togolais

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L’ambassade du Royaume à Accra a refusé de renouveler le visa d’entrée au Maroc au vice-président du Conseil national du patronat au Togo chargé du Commerce et du secteur informel, Yiva Badohu. Pour d’obscures considérations «administratives», il s’est vu notifier une fin de non recevoir et un délai de sept jours pour récupérer le fameux sésame.

L’homme d’affaires togolais, patron, entre autres, du géant de l’agroalimentaire TOGO-FOOD, a présenté sa demande le 24 août dernier auprès des services consulaires relevant de l’ambassade du Maroc à Accra, au Ghana, dont dépend également le Togo. Yiva Badohu devait se rendre au Maroc pour une mission d’affaires.

Paradoxe de ce refus, c’est que Yiva Badohu, qui se trouve également être le vice-président de la Chambre de commerce et d’industrie du Togo, n’est pas à sa première visite au Maroc. En juin 2015, ce proche du président de la République, Faure Gnassingbe, faisait partie de la délégation ministérielle togolaise conduite par le ministre des affaires étrangères de son pays qui s’est rendue en visite officielle au Maroc pour développer les relations économiques entre les deux pays.

Pis, au mois d’avril 2017, Yiva Badohu, Franc-maçon et responsable des relations extérieures au sein de Grande Loge nationale togolaise, a bénéficié d’un visa marocain de trois mois à entrées multiples.

Il y a moins d’un mois, le ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale, Nasser Bourita, réunissait les consuls généraux du Maroc à travers le monde auxquels il a rappelé les directives royales énoncées dans le discours du Trône qui a mis le doigt sur les carences de l’administration laquelle «souffre d’une faible gouvernance et d’une productivité insuffisante». Lors de cette réunion, Nasser Bourita a appelé les services consulaires à fournir des réponses rapides aux requêtes des citoyens et, surtout, à mettre fin aux dysfonctionnements qu’ils connaissent.

D’autre part, un projet de décret est actuellement à l’étude au Secrétariat général du gouvernement visant à réduire la durée des congés annuels dont bénéficie le personnel des affaires étrangères pour le ramener de 45 à 22 jours ouvrables et ce dans le but de mieux rationaliser le rapport entre le temps réel travaillé par l’agent consulaire et sa productivité tangible au service du citoyen.

LE1

L’Algérie et l’Afrique du Sud ne veulent pas d’Israël au sein de l’Union Africaine

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En juin dernier, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, participait au sommet de la CEDEAO aux côtés des quinze chefs d’Etat membres de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest. L’objectif annoncé de cette participation est de lobbyer en vue d’obtenir un statut de pays observateur au sein de la sous-organisation panafricaine. La requête, qui n’a pas été déclinée, est en cours d’étude par les structures de cette instance régionale de l’ouest africain, à laquelle Benyamin Netanyahu a promis une aide de un milliard de dollars. L’Etat hébreux annonce un retour en grande pompe dans le continent, sachant qu’au mois d’octobre prochain se tiendra le premier sommet Israël-Afrique qui se réunira dans la capitale togolaise, Lomé. Mais comme l’appétit vient en mangeant, Tel-Aviv veut faire de ce sommet au Togo un tremplin vers l’Union africaine en y briguant un poste d’observateur. L’Algérie et l’Afrique du Sud s’y opposent fermement.

Le premier signal fort d’un retour en grâce de l’Etat hébreux dans le continent africain est le rétablissement des relations diplomatiques entre Israël et le Sénégal. L’annonce a été précédée par un roadshow africain de dix jours du ministre israélien des Affaires étrangères. Avigdor Liberman a visité le Rwanda, l’Ethiopie, le Kenya, le Ghana et la Côte d’Ivoire pour, justement, promouvoir l’intégration d’Israël comme membre observateur au sein de l’Union africaine. D’ailleurs, les présidents rwandais Paul Kagamé et togolais Faure Gnassingbé, qualifient Israël d’«excellent ami» et, aujourd’hui, quelque 39 pays africains sur 57 entretiennent des relations diplomatiques avec les autorités d’occupation israéliennes.

Et si le Kenya, le Rwanda, l’Ethiopie, le Soudan, la Zambie, le Malawi et le Ghana se sont déjà engagés à accueillir Israël en tant que pays observateur auprès de l’Union africaine, l’Algérie et l’Afrique du sud exercent une forte pression pour empêcher ce ralliement. Les deux pays refusent catégoriquement toute normalisation avec Tel-Aviv : l’Algérie pour des raisons idéologiques et historiques remontant à l’ère de Houari Boumedienne et l’Afrique du Sud qui, sous le régime d’apartheid soutenait Israël mais qui entretient aujourd’hui des relations difficiles Tel-Aviv, même depuis la mort de Nelson Mandela.

Et malgré tout le réseau mobilisé par Simon Solomon, président du lobby africain à la Knesset et de ses très influents acolytes Merav Michaeli et Pnina Tamano-Shata, aucune rencontre n’a été possible entre Benjamin Netanyahu et l’ex-présidente de la Commission de l’Union africaine, la Sud-africaine Nkosazana Dlamini-Zuma.

Fin de non recevoir d’Alger et Pretoria

Le veto algérien et sud-africain est dénoncé par Tel-Aviv. « Israël essaie de retrouver son statut d’observateur à l’Union africaine, mais il y a des pays africains qui sont influencés par des pays arabes ou par d’autres nations qui ne sont pas favorables à Israël» proteste Aliza Bin-Noun, l’ambassadeur d’Israël en France. Pour elle, «l’Algérie (…) joue un rôle négatif. L’Afrique du Sud, même si nous avons des relations diplomatiques, poursuit une politique très critique à l’égard d’Israël. L’Iran, qui joue un rôle en Afrique, promeut elle aussi une politique anti-israélienne sur le continent» fustige-t-elle.

L’Afrique, priorité absolue pour Israël

Israël, très active dans le continent, considère l’Afrique comme un espace vital à sa sécurité nationale. Entouré de pays arabes qui «menaceraient son existence» pour ainsi parodier la littérature diplomatique israélienne, l’Etat hébreux voit dans le continent noir un défi diplomatique, notamment aux Nations unies où le vote africain n’a pas toujours été garanti, sachant que le vote africain a toujours menacé les motions pro-israéliennes proposées en Assemblée générale par Washington ou Tel-Aviv. En plus de cet aspect politique, Israël voit dans le continent des perspectives de développement et d’innovation dans divers secteurs, parmi eux l’agriculture, l’eau, l’énergie verte et les nouvelles technologies.

Mais malgré l’opposition d’Alger et de Pretoria, le retour israélien dans le giron institutionnel et économique africain bénéficie d’appuis de taille : 1) Le Rwanda, par son président interposé qui, reçu dernièrement en fanfare par le puissant lobby israélien à Washington AIPAC,  s’est déclaré le véritable grand avocat des intérêts géopolitiques, sécuritaires et économiques de l’Etat hébreux; 2) Le Libéria, plateforme historique du sionisme international, et dont la capitale Monrovia où s’est tenu le dernier sommet de la CEDEAO en présence de Benjamin Netanyahu, accueillait, depuis les années 1950, nombre de rencontres secrètes entre israéliens et dignitaires de l’ex-URSS; 3) L’Ethiopie, désormais membre non-permanent du Conseil de sécurité de l’ONU; 4) Un dense et performant réseau diplomatique en Afrique dont l’objectif premier est de normaliser la relation des pays africains avec Israël et de garantir, sinon un ralliement, au moins une neutralité des pays membres de l’organisation panafricaine.

Benjamin Netanyahu réunit les ambassadeurs d’Israël en Afrique

Abdellah EL Hattach