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G5-Sahel - Page 2

Offensive israélienne en Afrique : Netanyahu attendu au Tchad

Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu a annoncé qu’il se rendrait bientôt au Tchad. Mais aucune date précise de cette visite n’a encore été précisée. Le déplacement du chef du gouvernement israélien à N’Djamena aboutira au rétablissement des relations diplomatiques entre les deux pays rompues depuis la guerre israélo-arabe en 1973.

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Retrait des troupes d’élite américaines d’Afrique : Rabat dans l’expectative et Paris dans l’embarras

Décidément, Emmanuel Macron entame une rentrée internationale de tous les dangers. Lui, le chef de guerre qui a fait de la lutte anti-terroriste son cheval de bataille géopolitique au Sahel et au Moyen-Orient, se retrouvera désormais seul embourbé dans les sables mouvants du désert africain. Si l’information câblée ce lundi par The New York Times venait à se confirmer, tout retrait d’Afrique des troupes d’élite américaines, notamment celles œuvrant dans la lutte anti-terroriste, constituerait un signal négatif à l’adresse de Paris et à l’ensemble des pays de la région du Sahel et d’Afrique du nord, du Sénégal jusqu’à la Libye, en passant par la Mauritanie et le Niger. Avec les prémisses d’une proche fin de guerre en Syrie et la bataille décisive en cours dans le dernier bastion de résistance de Daech à Idlib, le Sahel risque de se transformer en un nouveau terrain de jeu de l’Etat islamique.

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Sécurité et lutte antiterroriste au menu de la seconde journée du sommet africain

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Les travaux du 31e Sommet de l’Union africaine qui se tient dans la capitale mauritanienne Nouakchott les 1 et 2 juillet courant, ont repris ce matin au centre international des conférences Al Mourabitoune. La séance a été consacrée à la situation de la paix et de la sécurité dans le continent et a été ouverte par le président de la république de la Sierra Leone, Julius Maada Bio.

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Le Maroc baisse son niveau de représentation au Sommet africain de Nouakchott

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Les travaux du 31e Sommet de l’Union africaine se sont ouverts dimanche à Nouakchott sous la présidence de Mohamed Ould Abdelaziz qui a repris le flambeau de son homologue rwandais Paul Kagamé. C’est la première fois dans l’histoire de l’organisation panafricaine que la Mauritanie en organise le sommet. Axée sur le renforcement de l’intégration continentale, la réunion rassemble une quarantaine de chefs d’Etat africains. Le Maroc a décidé de revoir à la baisse son niveau de représentation et c’est le ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale, Nasser Bourita, qui conduit la délégation marocaine.

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L’Arabie saoudite, machine à cash de la France en Afrique

Durant l’été 2017, le ministre saoudien des Affaires étrangères, Adel al-Jubeir effectuait un roadshow en Afrique pour y rencontrer les principaux leaders du continent afin de leur vendre la nouvelle feuille de route de développement et d’ouverture que le royaume a choisi de suivre. Le chef de la diplomatie saoudienne avait opté pour Addis-Abeba, la capitale éthiopienne, où se réunissaient les dirigeants africains pour leur sommet. En plus de les informer sur la situation au Proche-Orient et dans le Golfe, Adel al-Jubeir a tâté le pouls du terrain africain où pourraient, dans le futur proche, couler à flot les investissements saoudiens. Sentant l’intérêt pressant de l’Arabie saoudite pour le continent africain, le président français, Emmanuel Macron, s’est vite envolé pour Riyadh pour y voir de plus près et profiter de la manne saoudienne dont il risque de perdre le contrôle.

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Rome compte allouer 100 millions d’euros pour sa mission au Niger

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La ministre italienne de la Défense, Roberta Pinotti, a déclaré que son pays comptait accorder un budget de 100 millions d’euros à son opération en cours au Niger en vue de gérer le flux des migrants et d’accompagner Niamey dans la lutte anti-terroriste. L’Italie, qui compte ainsi redéployer ses forces en Irak et en Afghanistan vers une plus grande présence au sud de la Méditerranée, maintient toujours des unités au Kosovo, au Liban et en Syrie.

Dans une communication conjointe au Sénat et la Chambre des représentants, la ministre Roberta Pinotti a précisé que le contingent italien au Niger, qui comptera à terme, quelque 470 éléments de l’Esercito italiano, devra porter assistance à ce pays fragile du Sahel qui accueille 150 000 réfugiés.

Roberta Pinotti, qui s’exprimait devant les Commissions des affaires étrangères et de la défense du Sénat et de la Chambre réunies conjointement, a exposé le rapport du gouvernement italien sur les progrès des différentes missions italiennes à l’international et exprimé le besoin d’une enveloppe de 100 millions d’euros pour mener à bien l’opération de stabilisation au Niger.

C’est en novembre dernier que Rome et Niamey s’étaient mis d’accord pour l’envoi de cette mission militaire.
Pour rappel, le président du Conseil italien, Paolo Gentiloni avait, lors de sa conférence de presse de fin d’année, fait part de l’intention de son pays d’envoyer une mission militaire au Niger en vue de contribuer à la formation des forces de sécurité de ce pays dans la lutte anti-terroriste et contre l’immigration illégale pour parer à la situation très précaire en Libye. Surtout que les combats qui ont éclaté lundi dans le secteur de l’aéroport de Mitiga près de Tripoli, à la suite de l’attaque d’un groupe armé, ont entraîné la suspension sine die de tous les vols dans le pays.

Paris en concurrence avec Rome

De son côté, la France a convoqué pour aujourd’hui une réunion des ministres de la Défense et des chefs d’état-major des armées des cinq pays de la région du G5 Sahel en vue de la construction d’une force conjointe, et ce en présence de huit pays contributeurs, de l’ONU, de l’Union africaine, et de l’Union européenne, et ce en préparation de la Conférence des donateurs qui aura lieu à Bruxelles le 23 février prochain.

En décembre dernier, le président français, Emmanuel Macron, avait réussi à obtenir de l’Arabie saoudite une contribution de 100 millions d’euros et 30 millions d’euros des Emirats arabes unis en faveur de la future force conjointe antiterroriste du G5 Sahel.

Macron le nostalgique de la colonisation à la reconquête de l’Afrique

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Devant un parterre d’étudiants burkinabés survoltés et très critiques à son vis-à-vis alors qu’il tenait ce mardi une conférence à l’Université de Ouagadougou, Emmanuel Macron a considéré que «l’Afrique [était] le continent central, global et incontournable» dans la globosphère. C’est pour cette raison que personne dans la salle n’a semblé donner du crédit à ses propos quand il a déclaré qu’«il n’y a plus de politique africaine de la France.» Car tout son discours n’était QUE politique africaine de la France.


Immédiatement après avoir pris ses quartiers à l’Elysée, Emmanuel Macron a décidé d’installer auprès de lui un «Conseil présidentiel pour l’Afrique» en vue de «renouveler le partenariat entre la France et l’Afrique et permettre une nouvelle approche des enjeux de société.»

D’ailleurs, les premiers pas du président français en tant que chef des Armées de son pays étaient de rendre visite aux troupes françaises en position au Mali dans le cadre de l’opération Barkhane. Visite renouvelée en juillet à l’occasion de la réunion du G5-Sahel.

Macron, qui considère l’Afrique comme un continent «ni perdu, ni sauvé» rappelle que «les crimes de la colonisation européenne sont incontestables» sans pour autant les qualifier de crimes contre l’humanité. Par contre, concernant la situation en Libye, il dédouane la responsabilité de son pays d’un revers de la main. «Qui sont les trafiquants d’esclaves en Libye? Ce sont des Africains, pas des Français, c’est ça la réalité» a-t-il martelé devant des étudiants ébahis avant d’ajouter que «les crimes qui se déroulent sous nos yeux en Libye sont un crime contre l’Humanité.»

Alors que c’est la France, comme l’ont fait les Etats-Unis en Irak avec les résultats que l’on connaît, qui ont complètement démantelé la structure étatique en Libye et permis ce chaos dans cette région d’Afrique du nord qui menace désormais la sécurité et la stabilité de tout le bassin méditerranéen. On s’attendait à ce que le président français reconnaisse la responsabilité de son pays dans le désordre que la France a créé et proposer un plan de sortie que Paris aurait à financer et enclencher un processus de reddition de compte et de dédommagement des populations tuées, blessées, transférées, Macron a préféré botter en touche et expliquer que lui président de la République française, il n’aurait pas soutenu l’intervention militaire en Libye, comme si la notion de continuité de l’Etat ne signifiait rien pour lui.

Si la vision Macronienne pour l’Afrique se résume selon lui aux “trois D” : Défense, Développement et Diplomatie, un étudiant burkinabé a interpellé le président français sur le déficit d’infrastructures dans son pays et dans le continent en général notamment en ce qui concerne les installations électriques, Macron, et sans état d’âme, l’a renvoyé vers Roch Marc Christian Kaboré, le président du Burkina Faso, comme si la France n’avait aucune responsabilité sur l’état de l’Afrique qu’elle a dépouillée de ses richesses durant des décennies. La situation dramatique de l’Afrique aujourd’hui est justement le résultat de la politique catastrophique menée par Paris envers les anciennes colonies : 1) Exploitation des richesses naturelles ; 2) Appui inconditionnel des dictatures.

Même sur la question du Franc CFA qui est le symbole colonial par excellence, Macron rétorque par un raccourci et une réponse simpliste : «personne n’oblige un État à en être membre» ! Oui, mais aucun Etat ne peut en sortir. Le Franc CFA est régulé par la Banque de France et sa valeur garantie par le Trésor public français.

Au lieu de rassurer et de tempérer son discours, le président français a choisi le déni et la provocation. Si, globalement, Macron agit en terrain «conquis» dans le «pays des hommes intègres», sa venue en cette fois-ci en terre burkinabée a été un peu «bousculée» : aujourd’hui, un des minibus de son convoi, celui qui embarquait la délégation Conseil présidentiel pour l’Afrique rattaché à l’Elysée, a été attaqué par des jets de pierre et caillassé alors que la veille au soir, peu avant l’arrivée d’Emmanuel Macron au Burkina Faso, des individus encagoulés avaient lancé une grenade contre un véhicule de l’armée française dans un quartier nord de Ouagadougou, faisant plusieurs blessés.

La «Cellule Afrique» de l’Elysée est de retour : une exhumation du «Foccarisme» ?

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Voulue par le général De Gaulle et maintenue par Pompidou, Giscard d’Estaing, Mitterrand et Chirac, la cellule Afrique, dans son format ancien, est démantelée sous Nicolas Sarkozy – mais qui charge son homme lige, Claude Guéant, de ces fonctions. Cette unité, qui n’est pas sous l’autorité du Quai d’Orsay, relève directement du pouvoir discrétionnaire du président de la République française. Elle est connue pour disposer de réseaux extra-diplomatiques directement liés aux services de renseignement. Elle refait aujourd’hui surface. En effet, Emmanuel Macron a décidé d’installer auprès de lui un «Conseil présidentiel pour l’Afrique» en vue de «renouveler le partenariat entre la France et l’Afrique et permettre une nouvelle approche des enjeux de société». D’ailleurs, les premiers pas du président français en tant que chef des Armées étaient de rendre visite aux troupes françaises en position au Mali dans le cadre de l’opération Barkane. Visite renouvelée en juillet à l’occasion de la réunion du G5-Sahel. La vision Macronienne pour l’Afrique se résume selon lui aux « trois D » : Défense, Développement, Diplomatie.


Si la cellule Afrique sous tous les présidents de la Ve République avait pour rôle principal de mettre en place des liens financiers occultes entre le régime du pays africain concerné et le pouvoir central à Paris, elle s’appuyait essentiellement sur une horde d’attachés techniques français auprès des présidences africaines ou via les grandes entreprises françaises. Ce qui donnait lieu à une ingérence directe des autorités françaises dans les affaires intérieures des anciennes colonies.

C’est le schéma dessiné et laissé par Jacques Foccart, fondateur de cette cellule et son patron durant quatorze ans. Foccart, qui faisait le bon et mauvais temps en Afrique, occupait les fonctions officieuses de «Conseiller aux affaires africaines et malgaches» avec rang de Secrétaire général de 1960 à 1974. D’ailleurs, l’ancien président Jacques Chirac, alors jeune haut fonctionnaire, travaillait sous ses ordres.

Homme de l’ombre du gaullisme, Jacques Foccart est le fondateur et patron de la « Cellule Afrique » de l’Elysée entre 1960 et 1974, dépositaire de la « FrançAfrique » et fondateur du SAC, police parallèle de sinistre mémoire

La nouvelle structure créée et voulue par Emmanuel Macron s’appelle «Conseil présidentiel pour l’Afrique.» Comme son ancêtre la Cellule Afrique de Jacques Foccart, elle échappe totalement à l’autorité ministère des Affaires étrangères.

Annoncé, certainement par pure coïncidence, le jour même de la parution du dernier numéro du magazine panafricain Jeune Afrique dont la une a provoqué l’ire des marocains, le Conseil présidentiel pour l’Afrique est sorti de sous terre lors de la Conférence annuelle des ambassadeurs de France, et la veille de la visite à Rabat du président de la Commission de la Cedeao pour préparer l’intégration du Maroc à cet important espace régional africain.

Composée de personnalités françaises d’origine africaine, le Conseil appuiera le président dans ses prises de position et de décision concernant le continent africain et l’aidera à dessiner les grandes lignes de la politique africaine de la France. D’ailleurs, les nouveaux membres désignés intuitu personae à ce Conseil planchent déjà sur la rédaction du discours d’Emmanuel Macron qui sera adressé à l’attention de l’Afrique en novembre prochain.

Franck Paris, camarade de promotion d’Emmanuel Macron à l’ENA, et son conseiller aujourd’hui pour l’Afrique à l’Elysée, chapeautera cette nouvelle entité en coordination avec Bernard Emié, patron de la DGSE et ancien ambassadeur de France en Alger. Si le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères Julien Dray n’a pas été associé à la composition et à la nomination de ce Conseil, le directeur Afrique au Quai d’Orsay a, quant à lui, appris la nouvelle à travers les médias. Façon claire de dire que l’Afrique demeure la «chasse gardée» du président de la République.

Bernard Emié patron de la DGSE, le service de renseignement extérieur de la France, et ancien Haut représentant de la République française en Algérie, reçu par Abdelaziz Bouteflika

Cela ressemble aussi à une réponse au tac-au-tac au président guinéen, Alpha Condé, qui a estimé dernièrement qu’il “urgeait que l’Afrique se prenne en main et qu’elle définisse son propre plan de développement économique et sa propre méthode d’appliquer les principes démocratiques et ce par un affranchissement total du Franc CFA” hérité de l’ancienne colonie et la prise d’une posture indépendante en vue d’une “Afrique autonome et panafricaniste”. Propos qui ne résonnent pas bien du côté de Paris.

Officiellement, le Conseil présidentiel pour l’Afrique aura pour objectif premier de «faire respirer les flux » entre Paris et l’Afrique. La France s’estimant la mieux à même de répondre aux aspirations des Africains, tente de réactiver des canaux de discussion avec un continent qui a ses spécificités et désormais ses attentes particulières et urgentes. Un continent qui a aussi diversifié ses partenaires économiques, politiques et militaires : Chine, Inde, Japon, Turquie etc.

Les maghrébins sont en ordre minoritaire dans ce nouveau Conseil de onze membres dont deux français qui ne sont pas originaires d’Afrique. Sous-représentée, l’Afrique du Nord compte un seul «représentant», la Franco-tunisienne Sarah Toumi, une jeune entrepreneuse de 30 ans. Algériens, marocains, égyptiens et libyens sont absents du bataillon.

Abdellah EL HATTACH


Liste des membres du CPA et pays d’origine

  • Jean-Marc Adjovi-Boco, Franco-Béninois, 54 ans, ancien sportif et entrepreneur
  • Jules-Armand Aniambossou, Franco-Béninois, 55 ans, directeur général Afrique et Outre-Mer du groupe Duval
  • Diane Binder, Française, 37 ans, directrice adjointe du développement international du groupe Suez ;
  • Yves-Justice Djimi, Français, 36 ans, avocat
  • Liz Gomis, Française, 36 ans, journaliste et réalisatrice
  • Jeremy Hadjenberg, Français, 43 ans, directeur général adjoint chez I & P
  • Yvonne Mburu, Kényane, chercheuse et consultante en santé
  • Vanessa Moungar, Franco-Tchadienne, 33 ans, directrice genre, femmes et société civile à la Banque africaine de développement
  • Nomaza Nongqunga Coupez, Sud-Africaine, 36 ans, entrepreneuse dans la culture
  • Karim Sy, Franco-Libano-Malien, 49 ans, entrepreneur dans le numérique
  • Sarah Toumi, Franco-Tunisienne, 30 ans, entrepreneuse