Offensive israélienne en Afrique : Netanyahu attendu au Tchad

Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu a annoncé qu’il se rendrait bientôt au Tchad. Mais aucune date précise de cette visite n’a encore été précisée. Le déplacement du chef du gouvernement israélien à N’Djamena aboutira au rétablissement des relations diplomatiques entre les deux pays rompues depuis la guerre israélo-arabe en 1973.

Après sa tournée africaine historique en juillet 2016 qui l’a conduit en Ouganda, au Kenya, au Rwanda et en Ethiopie, sa visite au Liberia en 2017, et l’annonce d’une probable double visite au Soudan et au Soudan du Sud, Benjamin Netanyahu, et c’est lui-même qui l’a annoncé, se rendra prochainement au Tchad. Visite qui intervient suite à celle du président tchadien, Idriss Déby en Israël, achevée cette semaine.

Membre de l’Organisation de la Coopération Islamique, avec une population à majorité musulmane, le Tchad est un maillon fondamental du dispositif G5 Sahel qui compte dans ses rangs également le Nigeria, le Niger, le Burkina-Faso et la Mauritanie. De plus, le Tchad est un membre important de la force mixte composée des forces du Nigéria, du Niger et du Cameroun, ce qui est en fait un acteur central dans la lutte antiterroriste notamment en front face à Boko-Haram.

Sauf que le Tchad n’a pas les moyens financiers suffisants, en dépit de ses ressources naturelles considérables, pour mener à bien ces missions militaires tout en garantissant un développement correct à ses populations. Et il est intéressant de savoir qu’Israël, malgré la rupture des relations diplomatiques avec N’Djamena, a continué à équiper l’armée tchadienne en matériel militaire et à la formation de ses unités d’élite qui contribuent sur le plan sécuritaire à former un réel bloc contre le terrorisme dans la région du Sahel. Tel Aviv a aussi, sur le plan économique, continue d’accompagner le Tchad dans son développement socio-économique, principalement dans le secteur agricole, et notamment dans la gestion des eaux où excellent les experts israéliens.

En contrepartie, et par un travail de lobbying qui a déjà commencé, N’Djamena aidera à «faciliter l’accès» à quelques capitales africaines -toujours réticentes- à l’influence israélienne de plus en plus grandissante.

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