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Benyamin Netanyahu

Exclusif : Entretien avec Ronen Tzur, le faiseur des rois en Israël

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Retenez bien son nom! Ronen Tzur, car vous risquez d’entendre parler de lui dans un futur très proche. De par le monde, nombreux sont ceux qui, dans les arts, les affaires ou la politique, cherchent le soutien de cet expert international en gestion de crise. Il est israélien, de mère marocaine. Il était en visite privée au Maroc et s’est livré dans un entretien exceptionnel à le1.ma.

Ronen Tzur est l’«Olivia Pope» israélien. L’homme que tout Israël courtise pour bénéficier de ces talents et de son expertise de «réparateur» d’image et de faiseur de rois des affaires et de la politique.

À 52 ans, Ronen Tzur est à la tête de la plus importante agence de Relations Publiques de l’Etat hébreu. Il réunit actuellement près de 300 clients dans son portefeuille. Parmi eux, on retrouve à la fois des entreprises publiques, semi-publiques et privées israéliennes et américaines, des hommes politiques de tout bord ainsi que des hommes d’affaires et décideurs du monde entier.

Parmi eux, on retrouve la Fondation Rothschild, Bombardier, Oracle Israel, ainsi que le célèbre producteur hollywoodien, Arnon Milchan, qu’on lui doit des films cultes, tels que «Pretty Woman», «Fight Club» ou «Bohemian Rhapsody».

Ronen Tzur est connu pour être un excellent conseil aux politiques. Plusieurs responsables du paysage politique israélien lui doivent leur succès, notamment l’ancien président Moshe Katsav et l’actuel ministre de Défense israélien, Benny Gantz. Ce dernier, lui a confié la gestion de son lancement dans la politique avec la création de son parti Bleu et blanc et la direction de ses trois dernières campagnes électorales face à Netanyahu.

Puissant et redoutablement efficace, Ronen Tzur est une personnalité qui a forgé sa carrière politique dans la discrétion. Une stratégie qui s’est avérée payante quand il a pris en charge des missions complexes et sensibles qui avaient largement occupé l’opinion publique israélienne. Des crises hautement médiatisées qui lui ont valu le surnom de «l’homme des situations impossibles».

Engagement politique de centre-gauche

Ronen Tzur avait 21 ans quand il rejoint le Parti travailliste, une formation politique de centre-gauche couramment appelé HaAvoda. Il a été coordinateur de la faction travailliste de la Knesset durant le mandat de Premier ministre d’Yitzhak Rabin.

Tzur a également été Directeur général du «Mouvement pour l’insertion des soldats démobilisés», Conseiller de Raanan Cohen, membre de la Knesset et ancien secrétaire général du Parti travailliste, Président de la jeune équipe du Parti travailliste et Conseiller du ministre de la Défense Benjamin Ben-Eliezer et Yuli Tamir, ministre de l’Intégration.

Un homme déterminé et intransigeant

Tous ceux qui l’ont côtoyé, proches, responsables politiques et journalistes le décrivent comme «très déterminé» et «un stratège de la communication de crise».

Ils le dépeignent aussi comme très exigent et particulièrement intransigeant.

«Les gens nous qualifient d’agressifs et de cyniques. C’est bien. C’est notre statut sur le marché. Nous n’embrassons pas ce statut tous les jours, mais c’est la réalité», avait déclaré Ronen Tzur au Jerusalem Post en 2007, défendant son client, l’ancien président israélien Moshe Katsav.

Quelques mois plus tard, il rompt son contrat avec ce dernier, pour «non-respect de la feuille de route proposée par son agence». Katsav avait tenu à organiser une conférence de presse malgré les objections de son conseiller. Depuis, la réputation de Tzur n’a cessé de grandir, franchissant les frontières de son pays.

Toujours sur les colonnes du Jerusalem Post, un de ses anciens collaborateurs témoigne d’une autre facette de sa personnalité : créativité et «Sky is not the limit».

« Ronen Tzur était mon mentor. Il m’a chargé de gérer la crise des importateurs de voitures au sujet de la taxe verte, puis plus tard la crise des ingénieurs, que d’aucun n’en voulait. Avec lui j’ai appris que la créativité et l’esprit d’analyse sont les maîtres mots du jeu et que le ciel n’est pas la limite », s’est-il confié.

Ashkénaze de naissance, Marocain de coeur

Ronen Tzur est né en Israël le 27 juillet 1969 de père polonais, un juif Ashkénaze, et d’une mère marocaine séfarade. Ses origines maternelles vont influencer sa vie personnelle, puisqu’il choisit pour son premier et son second mariage, des épouses marocaines.

«Il est ashkénaze mais son coeur est Marocain», explique un de ses proches amis qu’il l’accompagnait durant sa dernière visite à Marrakech et à Rabat.

Tzur est père d’une fille. Il vit à actuellement à Ramat Hasharon, une ville de la banlieue nord de Tel Aviv, située entre Tel Aviv et Herzliya, Fondée en 1923 par des immigrants venus de Pologne.

Entretien exclusif avec Ronen Tzur

Nous avons rencontré, Ronen Tzur à Rabat autour d’un dîner organisé par une personnalité marocaine de confession juive, de renommée internationale.

L’humeur était celle d’un calme stoïque, en grande partie influencée par l’aura très particulière que dégage notre hôte ainsi que la posture de son invité israélien.

Il faut dire que Ronen Tzur a un physique qui ne laisse pas indifférent : taille haute, silhouette athlétique et longiligne, visage tranchant, illuminé d’un regard d’acier.

Une allure qui contraste avec la simplicité et la disponibilité dont il a fait preuve suite à notre sollicitation d’interview.

> Le1.ma : Bonsoir M. Tzur. Merci d’avoir accepté de répondre à nos questions.

Alors, on va commencer tout de suite si vous le voulez bien. Est-ce la première fois que vous voyagez au Maroc ?

Ronen Tzur : En effet, c’est ma première visite au Maroc pour quelques jours et pour des réunions importantes. C’est une visite passionnante en raison du contexte familial et personnel et du fait que ma mère est née au Maroc, à Casablanca. J’ai découvert un pays et des gens chaleureux et intelligents et avec une forte force intérieure. J’en garde une grande impression. C’est sur, je reviendrai pour de nombreuses autres visites au Maroc.

> Le1.ma : Quel est l’objet de votre visite ? Êtes-vous venus en vacance ou en Affaires ?

Ronen Tzur : Je suis venu au Maroc à l’invitation de mes bien-aimés et chers frères, Rabbi Josiah Pinto et Rabbi Menachem Pinto qui sont comme une famille pour moi et ma famille. J’ai rencontré ici des personnes chères et impliquées dans la vie communautaire et le monde des affaires, afin d’explorer comment renforcer la coopération économique entre les entreprises leaders en Israël et les entreprises leaders du Maroc. J’ai constaté qu’il y a un très grand intérêt pour les partenariats, mais aussi un énorme manque de connaissances et de contacts personnels, et j’ai l’intention de me consacrer à ces aspects.

> Le1.ma : L’énergie, le dessalement d’eau, l’agriculture et les nouvelles technologies sont autant de secteurs qui attirent les investisseurs étrangers au Maroc. Pourtant, les échanges économiques avec Israël n’ont pas dépassé les 130 millions de dollars. A votre avis quels sont les freins aux échanges commerciaux entre les deux pays ?

Ronen Tzur : Il est incroyable que le volume des échanges entre les deux pays soit si faible. Il y a des entrepreneurs talentueux et intelligents des deux pays qui ne se sont pas encore rencontrés, qui n’ont pas été exposés aux différentes options et c’est pourquoi les collaborations sont si peu développées. Je suis sûr qu’ensemble, guidés par la vision éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI et avec la bénédiction du Rabbin Pinto et son fort désir de voir le Maroc réussir et se développer, nous pouvons changer cette réalité.

> Le1.ma : Le Royaume du Maroc sous l’impulsion du Roi Mohammed VI et son engagement personnel s’est imposé comme un hub économique entre l’Afrique et le monde. Pourquoi le tissus économique israélien ne s’y est pas encore investi ?

Ronen Tzur : En vérité, je n’ai pas de réponse précise à cette question. Il arrive que le potentiel soit découvert tardivement et j’ai le sentiment que nous sommes à la veille d’une percée significative. Dans les conversations que j’ai eues récemment, il m’est apparu clairement que les dirigeants des principales entreprises d’Israël sont très intéressés à venir au Maroc et à ouvrir des centres d’affaires communs. Il ne fait aucun doute que Sa Majesté le Roi Mohammed VI a fait du Maroc un pays très influent et important sur la scène internationale et les entrepreneurs israéliens ont un grand intérêt pour le Maroc.

> Le1.ma : Quelles est votre évaluation de la reprise des relations diplomatiques enter Rabat et Tel-Aviv dans le cadre de l’accord tripartite Maroc-USA-Israël ?

Ronen Tzur : D’après ce que je sais des dirigeants israéliens, ils ont un grand intérêt à améliorer les relations avec le Maroc et je n’ai aucun doute sur le fait que les choses progressent de manière responsable et graduelle, en tenant compte des différentes sensibilités.

> Le1.ma : Le paysage politique israélien est très instable depuis 2019. La pays va vivre son 5e scrutin législatif en trois ans et demi. Pensez-vous que Netanyahu a des chances de revenir au pouvoir ?

Ronen Tzur : La structure politique en Israël souffre d’une grande instabilité en raison de la multiplicité des partis et des désaccords entre les différents acteurs qui composent le parlement. Nous sommes très proches d’une décision finale. Si Netanyahou forme un gouvernement, il aura encore quelques années au pouvoir, après quoi, il devra se retirer. S’il ne parvient pas à former à nouveau un gouvernement, il n’aura d’autre choix que de démissionner et la stabilité politique reviendra alors. Personnellement, je ne vois pas la possibilité qu’il obtienne une majorité pour former un gouvernement.

> Le1.ma : Ayelet Shaked et Benny Gantz ont été chaleureusement accueillis au Maroc. Pensez-vous que le Maroc est devenu un pays qui compte dans le jeu politique israélien ? A votre avis, lesquels des deux candidats a plus de chance de diriger le prochain gouvernement ?

Ronen Tzur : Il ne fait aucun doute que les principaux dirigeants politiques d’Israël considèrent le Maroc comme un axe central dans la région et, en l’honneur du Roi, comme le dirigeant qui peut servir de médiateur et aider à résoudre les conflits régionaux. Pour le moment, la candidature de Bnei Gantz semble plus forte mais il est encore loin de former un gouvernement. La situation de Shaked est plus problématique et pour le moment, il n’est pas certain qu’elle soit élue au Parlement.

> Le1.ma : Dernière question, les femmes qui comptent dans votre vie sont toutes marocaines. Est-ce l’expression de votre côté marocain ?

Ronen Tzur, esquissant un large sourire : Il est vrai que ma mère est née à Casablanca, et la mère de ma fille est d’origine marocaine et ma fille est en fait d’origine marocaine presque complète. Et j’ai un secret pour vous : mon père est né en Pologne, mais sa personnalité est complètement marocaine, donc nous soupçonnons qu’il ne nous dit pas toute la vérité.

Entretien réalisé par Nawfal Laarabi à Rabat – Juin 2022

Michelle Divon, une journaliste israélienne, couvre les élections américaines pour une chaine émiratie

Abraham Accords c’est aussi ça. Une journaliste et animatrice de télévision israélienne basée à New-York, couvre pour le compte de la chaine émiratie Khaleej Times, les élections américaines.

Michal Michelle Divon, une journaliste et animatrice de télévision israélo-américaine vivant à New York et travaillant comme présentatrice et reporter pour News12 et i24NEWS couvre depuis le lundi 2 novembre, les élections américaines pour Khaleej Times un média basé aux Emirats Arabes Unis.

Michal Michelle Divon, fervente partisane du dialogue entre arabes et israéliens

A peine son baccalauréat en poche, décroché au lycée Ashbury à Ottawa au Canada en 2004, Michal Michelle Divon va fonder Peace Camp Canada une initiative qui réuni des jeunes Israéliens et Palestiniens. Ainsi durant plus de 3 ans elle va codiriger avec un palestinien un programme axé sur le dialogue, les arts créatifs et le renforcement du leadership et tout cela en plein deuxième Intifada.

En 2010, elle ira s’installer à Herzliya en Israël pour suivre ses études universitaires tout en dirigeant un site web d’information dédié à l’innovation israélienne, NoCamels.com.

En été 2013, titulaire d’une Licence ès lettres Administration, Diplomatie et Stratégie en poche, Michal Michelle Divon fera partie de la première équipe de rédaction de la toute nouvelle chaine israélienne i24NEWS. Depuis Jaffa elle va animer une émission documentaire quotidienne appelée High Definition.

Dès son arrivée dans la ville, Michelle Divon a été sollicitée pour animer divers événements, y compris le défilé annuel d’Israël co-ancré avec Fox5. Elle a également assuré l’animation d’événements pour diverses organisations, notamment le WJC, JNF, FIDF, UJA, Soroka Medical Center, Batsheva Women, JCRC, AICF et le ministère du Tourisme du Portugal.

En 2018, elle décide de s’installer à New York et deviendra correspondante de la chaîne de télévision News 12, disponible sur le câble dans l’Etat de New York et qui appartient au même groupe qui détient i24NEWS, l’empire des médias et télécoms Altice, propriété du magnat franco-maroco-portugo-israelien Patrick Drahi, .

Michal Michelle Divon est restée particulièrement attaché à la région où ont vécu ses parents , le Néguev. Un désert au sud de la Palestine, limité à l’ouest par le désert de la péninsule du Sinaï et la bande de Gaza et, à l’est, par la vallée de l’Arabah qui constitue la frontière internationale entre Israël et la Jordanie.

C’est d’ailleurs non sans émotion qu’elle va évoquer en public l’histoire de son grand-père médecin qui va construire en 1948, le premier centre hospitaliser au Néguev qui sauvera la vie de son fils 21 années plus tard, blessé dans la guerre d’usure qui a opposé officiellement Israël à l’Égypte de mars 1969 à août 1970.

Coopération Michelle Divon / Khaleej Times, fruit des «Abraham Accords»

Michal Michelle Divon a été particulièrement active et impliquée dans la couverture médiatique du processus de normalisation diplomatique entre Abou Dhabi et Tel-Aviv.

La journaliste israélienne a été présente à la Maison Blanche le 15 septembre, date de signature des Abraham Accords entre les Etats-unis, les EAU et Israël en présence de Trump, le frère de MBZ et Netanyahu.

https://twitter.com/michelledivontv/status/1305926355373240320
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En véritable ambassadrice des Abram Accords signés avec les Emirats Arabes Unis, Michal Michelle Divon inondera les réseaux sociaux de messages de paix et d’amitiés entre Israël et les EAU.

https://twitter.com/michelledivontv/status/1306398375143772161
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Dans sa lancée elle va avoir l’interview exclusif du rabbin new-yorkais Elie Abadie, deuxième religieux à s’installer à Dubaï. Depuis le 1er novembre 2020, il y exerce en effet les fonctions de rabbin principal de la communauté juive de Dubaï, petite mais en pleine croissance.

La journaliste israélienne se déplacera à Dubaï où elle va se lier d’amitié avec des locaux impliqués dans la diplomatie culturelle et les médias. Ses publications sur les réseaux sociaux mettront en valeur la destination touristique de Dubaï.

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Michal Michelle Divon donnera l’exemple de la normalisation des relations avec les EAU en signant sa première coopération professionnelle officielle avec un média local qui a pignon sur rue, Khaleej Time, à l’occasion de l’élection présidentielle américaine.

Le Khaleej Times est un journal quotidien en langue anglaise publié à Dubaï, aux Émirats arabes unis. Propriété du groupe Galadari Printing and Publishing, il était le premier quotidien en langue anglaise aux Émirats arabes unis lors de son lancement en 1978.

https://twitter.com/Ostrov_A/status/1323164098536873985

Saëb Erakat accuse la police israélienne d’avoir exécuté son neveu

Saëb Erakat, secrétaire général de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), a indiqué à l’AFP que son neveu Ahmad Erakat avait été «exécuté» par la police israélienne le jour du mariage de sa soeur, tenant le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pour «responsable de ce crime».

La police israélienne a affirmé mardi avoir abattu un Palestinien qui a mené selon elle une attaque contre ses forces près de Jérusalem, une version démentie par son oncle, Saëb Erakat, ancien le chef des négociateurs palestiniens du temps du président Yasser Arafat.

Selon Erakat, son neveu se rendait à Bethléem pour aller chercher sa soeur, dont c’était le jour de mariage, à un rendez-vous chez le coiffeur lorsqu’il a été tué à un point de contrôle de la police des frontières israéliennes, à la sortie de Jérusalem en Cisjordanie occupée.

Le jeune homme devait lui-même se marier plus tard dans la semaine, a précisé à l’AFP Saëb Erakat, jugeant «impossible» que son neveu veuille commettre une telle attaque à quelques jours de ses noces.

Version israëlienne

Le porte-parole de la police israélienne Micky Rosenfeld avait affirmé qu’un «terroriste a conduit rapidement son véhicule en direction d’une policière qui a été légèrement blessée».

«Les officiers sur place ont riposté et le terroriste a été tué», a précisé Micky Rosenfeld, sans communiquer l’identité de l’assaillant et indiquant seulement qu’il était âgé de 27 ans.

En soirée, des heurts ont éclaté à Abou Dis, près du lieu où le Palestinien a été tué. L’armée israélienne a tiré des grenades de gaz lacrymogène et des balles en caoutchouc.

Dans un communiqué, une autre responsable palestiniennne, Hanane Achraoui, a appelé la communauté internationale à prendre des «mesures concrètes» contre Israël après la mort du Palestinien. «Il est temps pour le monde de demander des comptes à Israël et de s’assurer que justice soit faite pour les victimes palestiniennes», a-t-elle dit.

La mort d’Ahmad Erakat intervient une semaine avant une échéance clé pour le projet israélien controversé d’annexion de pans de la Cisjordanie, un territoire palestinien occupé depuis 1967 par l’Etat hébreu.

Le gouvernement israélien doit en effet présenter à partir du 1er juillet sa stratégie pour traduire dans les faits le plan de l’administration Trump pour le Proche-Orient, qui prévoit l’annexion des colonies israéliennes et de la vallée du Jourdain en Cisjordanie.

Si l’Etat hébreu va de l’avant avec son projet, qui constitue une «violation du droit international», cela mènera à de grandes tensions régionales et Israël en «subira les conséquences», avait affirmé lundi Saëb Erakat à l’AFP.

Avec AFP

Conférence de Varsovie : Entre influence iranienne et Occident en rang dispersé

Alors que s’ouvrait aujourd’hui à Varsovie la Conférence ministérielle pour promouvoir la paix et la sécurité au Moyen-Orient, un attentat suicide à la voiture piégée a ciblé un bus transportant des Gardiens de la révolution entre les localités de Khash et Zahedan dans la province du Sistan-Balouchistan, en Iran. Depuis deux ans, l’Iran est le théâtre d’attaques terroristes. Le bilan provisoire fait état de 20 morts et de plusieurs blessés. Le groupe djihadiste Jaich Al-Adl (Armée de la justice), créé en 2012, a revendiqué cet attentat. Réagissant à cet attaque, le ministre des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif a estimé sur Twitter que « ce n’est pas une coïncidence que l’Iran ait été frappé par la terreur le jour même » du démarrage de la conférence de Varsovie, qualifiée de « cirque ».

La capitale polonaise accueille depuis ce mercredi une conférence organisée par les Etats-Unis pour mettre la pression sur le régime iranien accusé « d’influence déstabilisatrice » au Moyen-Orient. « Les Etats-Unis semblent faire toujours les mêmes mauvais choix, tout en attendant des résultats différents », a renchéri le chef de la diplomatie iranienne. Téhéran a accusé maintes fois les Etats-Unis, l’Arabie Saoudite et Israël de soutenir des groupes séparatistes et djihadistes. De son côté, ces pays-là voient d’un mauvais œil le développement des capacités balistiques et nucléaires de l’Iran, allié des régimes irakien et syrien. Organisé par les Etats-Unis et la Pologne, cette conférence veut « promouvoir un avenir de paix et de sécurité au Moyen-Orient ». Seulement, tous les alliés de l’Amérique ne l’entendent pas de la même façon.

Désaccords entre les Européens et les Américains

La volonté américaine d’exercer une pression maximale sur l’Iran ne convient pas aux Européens qui sont irrités par l’unilatéralisme des Etats-Unis, leur allié de toujours. Jusqu’au jeudi 14 février, les pays présents à Varsovie devraient discuter de la question en déplorant des absences de taille : la France et l’Allemagne qui se sont fait représenter par des délégations de second ordre et la haute représentante de l’UE pour les Affaires étrangères, Federica Mogherini, ne sera pas là non plus pour des raisons d’emploi du temps.

Cela n’a pas empêché Mike Pompeo, Secrétaire d’Etat aux affaires étrangères de se montrer optimiste : « Nous ferons de réels progrès. Il y aura des dizaines de pays disposés à œuvrer à un Moyen-Orient plus stable, et j’espère qu’au moment de nous quitter jeudi nous aurons atteint ce but». Un haut représentant de l’administration américaine a déclaré à l’AFP que cette conférence abordera « l’influence de l’Iran au Moyen-Orient, les moyens de contribuer à mettre l’Iran sur de meilleurs rails et repousser collectivement certaines de ses activités déstabilisatrices dans la région ».

Netanyahu rencontre le ministre omanais des Affaires étrangères


Quelque 60 pays participent à cette conférence qui devrait aboutir à la création d’un front anti-iranien ou d’une coalition. Israël, ennemi juré de Téhéran, est représentée par son Premier ministre, Benyamin Netanyahu. Ce dernier, à deux mois des élections en Israël, a profité de son passage à Varsovie pour rencontrer Youssef Ben Alaoui, ministre omanais des Affaires étrangères. Au début de cette rencontre, Netanyahu a félicité le Sultan Qabouss pour son invitation à visiter le sultanat d’Oman qui ouvre la voie à d’autres parties à faire de même, à savoir oublier le passé et aller de l’avant vers le futur.

Le Premier ministre israélien a indiqué que plusieurs pays suivent la même voie dont certains assistent à la conférence. « Je vous remercie pour cette politique positive qui s’oriente vers le futur et qui pourrait conduire à réaliser la paix et la stabilité pour tous. », a déclaré Netanyahu lors de cette rencontre.

De son côté, le ministre omanais a estimé que c’est une vision nouvelle et importante sur le futur. Les peuples de la région ont souffert car ils sont restés prisonniers du passé, a-t-il ajouté. La poignée de mains cordiale entre les deux hommes devrait être suivie par d’autres, croit savoir Netanyahu.

En effet, le fait que des pays arabes entretiennent des relations discrètes n’est pas un secret. Jared Kushner, conseiller spécial de Donald Trump pour le processus de paix, pourrait faire quelques révélations ce jeudi sur le fameux «deal du siècle» passé entre Israël et certains pays de la région. Ce qui est sûr, c’est que les Palestiniens voient d’un mauvais œil un quelconque compromis qui se ferait à leurs dépens.

Les Palestiniens dénoncent un « complot américain »


De son côté, la Jordanie a affirmé, par la voix de son chef de la diplomatie, Ayman Assafdi sur Twitter, qu’il ne peut y avoir de paix globale que dans le cadre de deux Etats sur la base des frontières de 1967. Qualifiée de « complot américain » par les palestiniens, la conférence de Varsovie ne devrait pas donner les grandes lignes de l’accord passé entre Israël et certains pays arabes qui ne seront révélés qu’après les élections.

Taxé de « mort-né » par Javad Zarif, cette conférence n’a pas empêché le Président iranien de réaffirmer que son pays continuera à développer son programme balistique. L’Iran a d’ailleurs choisi de rouler des mécaniques en organisant une exposition des missiles iraniens à Téhéran. Une réponse du berger à la bergère qui en dit long sur les pensées des dignitaires aux commandes en Iran.

Offensive israélienne en Afrique : Netanyahu attendu au Tchad

Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu a annoncé qu’il se rendrait bientôt au Tchad. Mais aucune date précise de cette visite n’a encore été précisée. Le déplacement du chef du gouvernement israélien à N’Djamena aboutira au rétablissement des relations diplomatiques entre les deux pays rompues depuis la guerre israélo-arabe en 1973.

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Le général Qasem Soleimani s’envole pour Baghdad pour tenter de sauver la coalition pro-Téhéran

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La victoire aux législatives irakiennes de la liste proche du dignitaire chiite Moqtada al-Sadr a secoué les arcanes du pouvoir en Iran. Car contrairement à la plupart des autres courants chiites en Irak, Moqtada al-Sadr est loin d’être considéré comme un allié de l’Iran. Bien au contraire, ce trublion de la vie politique de l’Irak a toujours vivement critiqué l’ingérence des Perses dans la chose intérieure de son pays, lui le fervent partisan d’un réel non-alignement. Le silence iranien après la communication des résultats préliminaires, notamment après le sévère revers subi par leur principal allié Nouri al-Maliki, n’a pas duré trop longtemps. Téhéran a dépêché sur place le commandant-en-chef de ses troupes en Syrie, le général général Qasem Soleimani, en vue de tenter de sauver ce qui peut encore l’être et chercher à négocier la constitution d’une nouvelle coalition qui permette de sauvegarder les intérêts de l’Iran en Irak.

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Sans surprise, un marocain prend la tête du Parti travailliste israélien. Avi Gabbay a battu finalement Amir Peretz

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Alors que les pronostics et les intentions de vote le donnaient perdant face à l’ancien ministre de la Défense Amir Peretz, et au terme d’une élection serrée, Avi Gabbay a été élu lundi chef du parti travailliste israélien.  Avec 52% des voix -contre 47% en faveur de son concurrent, Avi Gabbay, 50 ans, est désormais le nouveau chef de file de l’opposition israélienne qui devra faire face à l’omnipotence de l’actuel premier ministre, Benyamin Netanyahu. Avi Gabbay a quitté le monde des affaires après avoir intégré celui de la politique.

Avi Gabbay dit vouloir doubler le nombre d’adhérents du parti travailliste

Les origines marocaines des deux candidats avaient été mises en avant par leurs partisans. Ils espéraient que, dans un pays où l’establishment politique est encore dominé par les ashkénazes, cette élection permettrait d’élargir l’influence des sépharades dans la base électorale du parti. Les deux candidats sont favorables à une solution à deux Etats au conflit israélo-palestinien. Mais en dehors de ce point de convergence, ils ont peu en commun.


Qui est Avi Gabbay ?

  • Fils de Muiz et de Sara Gabbay, couple marocain transféré en Israël il y a 60 ans. Né à Baka quartier pauvre de la banlieue d’Al-Qods occupée.
  • Ancien officier du renseignement des Forces de défense israéliennes
  • Président de Bezeq le plus grand opérateur Telecom depuis 2013
  • Un des membres fondateurs du parti centriste Kulanu qui a remporté 10 sièges lors de l’élection 2015
  • Démissionne en 2016 pour protester contre la nomination de Avigdor Lieberman en tant que ministre de la Défense

Avi Gabbay se défend d’avoir créé des millions d’emplois dans les télécoms


Avec un taux de participation de 36% lors du premier tour, les deux candidats avaient atteint le second tour en battant cinq autres prétendants à la direction du parti la semaine dernière, Amir Peretz obtenant 32,7% des voix et Avi Gabbay 27,1%. Le président sortant du parti travailliste Isaac Herzog était arrivé en troisième position avec 16,7% des suffrages.

Avi Gabbay a promis lundi sur sa page Facebook d’incarner «l’espoir et le changement» et de faire en sorte que le parti travailliste redevienne «plein de vie».

LE1

Israël : Deux marocains aux prises du second tour des élections du Parti Travailliste

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Dans quelques jours, le 10 juillet exactement, s’affronteront deux ténors marocains au deuxième tour des élections du Parti Travailliste israélien pour désigner qui dirigera la formation politique de Yitzhak Rabin et Shimon Peres. Deux hommes politiques d’origine marocaine, Amir Peretz et Avi Gabbay, briguent ce poste tant convoité. Le vainqueur conduira l’opposition israélienne jusqu’aux élections législatives et confrontera l’actuel premier ministre Benyamin Netanyahu dans un duel qui s’annonce acharné.

Amir Peretz reçu par le Roi Mohammed VI le 27 février 2006 au Palais royal de Fès

Amir Peretz, 65 ans, part favori dans cette course. Ancien ministre de la Défense dans le gouvernement d’Ehud Olmert, il dirige déjà le parti travailliste israélien en 2005 à la suite de sa victoire face au monument Shimon Peres. Evénement qui avait constitué à l’époque un véritable séisme en Israël. En effet, pour la première fois dans l’histoire de l’Etat hébreux, un «non-Européen» et «non-aristocrate» dirigeait le parti. Aujourd’hui, plus aucun suspense : pas d’Européen au second tour des élections du parti travailliste israélien, un autre précédent historique.
Amir Peretz affrontera lundi un autre « marocain », Avi Gabbay, ancien ministre de la protection de l’Environnement dans le gouvernement de Netanyahu duquel il a démissionné en 2016 suite à la nomination de l’extrémiste Avigdor Liebermann en qualité de ministre de la Défense.

Netanyahu devrait commencer à s’inquiéter

Amir Peretz, ancien parachutiste de Tsahal lors de la guerre de 1973, se voit déjà patron du parti travailliste en lançant à l’actuel premier ministre : «Netanyahou devrait commencer à s’inquiéter» ! Ce natif du Maroc a en effet de fortes chances de l’emporter, jouissant d’une grande popularité et sympathie auprès de la communauté sépharade et des juifs d’Orient.

Amir Peretz et Avi Gabbay en tête du premier tour des primaires du Parti Travailliste

Mais c’est sans compter sur l’étoile montante du parti, Avi Gabbay, qui a eu le courage, l’année dernière, de claquer la porte du gouvernement Netanyahu et qui jure par tous les Dieux qu’il a la capacité de faire tomber ce dernier de son piédestal.

Avi Gabbay, dont les parents, marocains, ont quitté tôt le Maroc pour Israël, est ancien agent du renseignement dans l’armée israélienne. Titulaire d’un MBA de l’Université hébraïque de Jérusalem occupée, il a occupé les fonctions de P.-D.G. de Bezeq International, le premier fournisseur de télécommunications et d’Internet en Israël, considéré comme le leader sur le marché des solutions de communication complètes impliquant Internet, téléphonie, services de cloud computing et les solutions de sécurité. Parmi ses clients de premier ordre, l’armée israélienne et les services de renseignement extérieur et intérieur, Mossad et Shin Bet.

Abdellah El Hattach

Le Niger rappelle son ambassadeur à Doha

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Emboîtant le pas au Sénégal et à la Mauritanie, et par solidarité avec l’Arabie Saoudite, les Emirats arabes unis, et le Bahreïn, le Niger a décidé, ce samedi, de rappeler son ambassadeur à Doha. Ces pays accusent le Qatar de soutenir le terrorisme.

On sait que le Niger a réduit sa présence à Monrovia, la semaine écoulée, lors du sommet de la CEDEAO, en signe de protestation contre la présence du premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu.

Pour sa part, le Gabon a lui aussi condamné le Qatar sans pour autant rompre ses relations diplomatiques avec ce dernier.

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Maroc/CEDEAO : Netanyahu le trouble-fête

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Réuni presqu’au grand complet à Monrovia pour sa 51ème édition, le sommet de la CEDEAO s’est tenu dans un contexte tendu. Si le Maroc a revu à la baisse son niveau de représentation, le Nigeria dont le président Muhammadu Buhari est souffrant, ne s’est pas fait représenter et le Niger a pour sa part réduit sa présence en signe de protestation contre la présence du premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu. Ce dernier, dont la présence n’est pas si controversée que l’on voudrait la présenter, s’est imposé en vrai guest-star dans une réunion qui devait accueillir le Maroc à bras ouverts et en grande pompe. La candidature du royaume à intégrer la CEDEAO, qui figurait à l’ordre du jour du sommet, a obtenu l’accord de principe et devrait être officiellement entérinée en décembre 2017 lors de la tenue du 52ème sommet au Togo. Israël a, pour sa part, soumis son intention d’obtenir le statut de membre observateur qui lui ouvrira la voie, à terme, à une adhésion pleine et entière.

 

A Monrovia, tous les projecteurs devaient être braqués sur le Maroc pour fêter l’intégration du royaume à la CEDEAO, mais l’invitation surprise de Benyamin Netanyahu est venue un peu gâcher cette consécration. Netanyahu ne le cache pas et le dit clairement : Israël est de retour en Afrique pour «affaiblir» cette majorité de pays africains qui vote «contre Israël» au sein des institutions internationales. En abaissant son niveau de représentation lors de ce sommet, le Maroc a-t-il fait un choix stratégique ou tactique ? Mohammed VI, qui était personnellement attendu à Monrovia, a préféré annuler sa participation pour éviter, selon le communiqué du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, tout «amalgame» ou «confusion» liés à la participation au sommet du Premier ministre israélien.

Benyamin Netanyahu, premier haut responsable non-Africain à prendre la parole devant cette organisation depuis sa création, n’est pas venu les mains vides. En effet, pendant que le Maroc offre au continent tout un éventail de projets d’infrastructures, d’approvisionnement en énergies fossile et renouvelable, d’aides au développement, d’engrais à prix abordable, de programmes de financement et de formation, le premier ministre israélien tente d’emboîter le pas à Rabat en offrant un plan d’investissement de 1 milliard de dollars sur 4 ans dans les énergies renouvelables, l’agriculture et l’irrigation. En d’autres termes, le Maroc apporte la matière première et les ressources humaines, Israël la technologie et le savoir-faire. Le détail de cette coopération devrait être dévoilé lors du sommet Israël/Afrique prévu en octobre prochain à Lomé, au Togo. On ne sait pas pour l’instant si le Maroc participera à cette rencontre mais ce qui est certain c’est qu’Israël suit exactement le chemin tracé par le Maroc en Afrique.

Il serait exagéré de dire que le Maroc et l’Etat hébreux sont en compétition dans la région, car les enjeux et approches de l’un et de l’autre ne sont pas les mêmes, mais sur beaucoup de dossiers les interconnexions sont claires et une coopération entre les deux pays n’est pas à écarter, pour éviter les conflits d’intérêt et, le cas échéant, une éventuelle tension entre les deux pays. Il ne s’agit pas là d’un appel à la normalisation mais le Maroc est tenu de faire preuve de pragmatisme face à ces nouvelles données : Israël, membre observateur de la CEDEAO, constituera le vis-à-vis de l’Afrique lors du sommet qui réunira les deux parties en octobre prochain. Car Netanyahu l’a dit solennellement : l’Afrique est une priorité nationale pour Israël. De son côté, le Maroc doit faire des choix, douloureux certes, sensibles, mais il doit les faire. Dans ce sens, Rabat est appelée à faire preuve d’un certain doigté diplomatique pour pouvoir, d’une part, consacrer l’appartenance et l’enracinement organique du pays à son continent et, d’autre part, gérer le statut du Maroc en tant que pays arabo-musulman et président du Comité Al-Qods.

Israël, qui se réunira en sommet avec toute l’Afrique au mois d’octobre à Lomé, s’intéresse ainsi à l’ensemble du continent, et comme nous le disions plus haut, conduit le chemin frayé par le Maroc depuis quelques années. En effet, en préparation du sommet de Lomé, et avant sa participation au sommet de la CEDEAO, Netanyahu avait fait en 2016 une tournée en Afrique de l’Est qui l’a conduit en Ouganda, au Kenya, au Rwanda et en Ethiopie, la première du genre pour un chef du gouvernement israélien en exercice depuis Yitzhak Rabin. Et en marge du sommet de Monrovia, Netanyahu a eu plusieurs entretiens en tête-à-tête avec des chefs d’Etat africains, parmi lesquels le président Sénégalais Macky Sall dont le pays a rétabli les relations diplomatiques avec Israël. Le Sénégal, nouveau maillon clé de la sécurité dans l’Afrique de l’Ouest, joue un rôle géostratégique majeur dans tout le continent : 1) Le pays a été choisi par Washington pour abriter le futur siège de AFRICOM ; 2) Le réseau dense de l’islam soufi dans le pays lui donne une position avant-gardiste dans la lutte contre l’extrémisme ; 3) Il est un des rares pays africains à bénéficier de relations équidistantes, et sur un pied d’égalité, avec les Etats-Unis, la France en tant qu’ancienne puissance coloniale, les pays Arabes et à leur tête l’Arabie saoudite, et désormais Israël.

A l’aune de l’émancipation du Sénégal de ses tutelles historiques, de l’affranchissement de la Mauritanie de ces mêmes « protections », des problèmes politiques et économiques de la Côte d’Ivoire, du manque de visibilité institutionnelle au Nigeria, la fragilité du régime gabonais, l’éventuel départ de Paul Kagamé, le séisme qui a secoué les composantes du Conseil de coopération du Golfe, tous ces facteurs réunis imposent une vigilance accrue de la part de l’Etat marocain en vue de faire face aux ennemis et adversaires du pays, et ce en dotant l’administration et les pouvoirs publics des moyens humains, diplomatiques et technologiques nécessaires, et d’une certaine marge de manœuvre politique à même de relever ces défis dans un contexte géopolitique international turbulent.

Abdellah EL HATTACH