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«Akhannouch préféré des marocains», «Incendie Afriquia Gaz», «Attaque à Paris» : Un brutal retour à la réalité

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La trêve fut courte. Les Marocains étaient encore sur les nuages quand la triste réalité les a très vite rattrapé. Une réalité qui porte le nom de Aziz « Scoumoune » Akhannouch. Au lendemain de la réception royale historique et émouvante réservée aux Lions de l’Atlas et à leurs mamans, la gueule de bois fut sévère. Les images terribles de l’explosion spectaculaire de l’un des plus grands dépôts des GPL privés, propriété du milliardaire suscité, ont fait le tour du monde. Vingt quatre heures plus tard, Akhannouch reconnu pour être l’homme politique le plus impopulaire de l’histoire du Maroc moderne, se voit désigner personnalité préférée des marocains selon un curieux, pour ne pas dire honteux sondage du magazine TelQuel. L’attaque mortelle à Paris tuant trois étrangers assombrit davantage le tableau.

Le retour à la réalité est brutal. L’année 2023 s’annonce rude, très rude. Que Dieu nous couvre de sa Miséricorde.

Qu’est ce qui est le plus choquant ?

  1. L’explosion d’un important dépôt de la ressource la plus prisée au monde ces derniers mois, le gaz ?
  2. La conflagration de la réputation et l’honneur de l’un des supports de presse les plus respectés du Royaume ?

La réponse a cette interrogation est laissée à la discrétion de nos lecteurs. Toutefois, nous vous prions de noter que les murs ça se reconstruit, le gaz ça s’achète tandis que la crédibilité n’a pas de prix.

C’est officiel, le dernier magazine francophone papier indépendant, hérité des temps heureux, est officiellement tombé dans l’escarcelle du milliardaire Aziz Akhannouch.

Nous aurions dû nous méfier de cet interview exclusif donné, ce 16 décembre, par le Directeur de publication de TelQuel, depuis Washington D.C., s’il vous plait, au Chef du gouvernement qui participait au Sommet des dirigeants États-Unis–Afrique.

La proximité physique des deux hommes nous aurait dû nous mettre la puce à l’oreille. Mais nous avions tous les yeux, les oreilles, le coeur rivés au Qatar. Nous n’avons lu ni l’interview, ni même remarqué le voyage d’Akhannouch. Pire, le tweet «historique» de Biden citant le Chef du gouvernement est passé complètement inaperçu chez-nous au Maroc.

Le 22 juillet dernier, M. Reda Dalil nous avait pourtant gratifié d’un édito tonitruant réagissant à la campagne digitale contre le Chef du Gouvernement, sous le titre : Akhannouch doit-il dégager ?

Le Directeur de publication avait entamé son édito par une affirmation à l’extrême opposé du sondage qui va publier 5 mois plus trad.

«Comment passe-t-on du statut de ministre le plus apprécié du pays à celui d’un chef du gouvernement aussi impopulaire ? Le cas Akhannouch est une énigme» a-t-il écrit.

TelQuel a longtemps résisté aux chants des sirènes du milliardaire et de ses rabatteurs. Le magazine de Khalid El Hariri, nous gratifié des plus belles «Unes» sur l’amère réalité du gouvernement Akhannouch, aka son incompétence. Les dossiers étaient équilibrés, objectifs et sans agressivité aucune.

L’impopularité de Aziz Akhannouch a atteint des niveaux rares de l’histoire politique du Royaume. Au point que des chantes populaires le maudissant sont répétés dans les mariages dans le Maroc profond.

La chute de TelQuel est vertigineuse. Le retournement de veste est assumé. Le pseudo-sondage est une faute.

Comment TelQuel a pu écrire un énormité pareille : «Aziz Akhannouch l’âge d’or du RNI» ?

M. Reda Dalil devrait relire l’histoire politique du pays avant de publier de bêtises sponsorisées. Quid du RNI présidé par Ahmed Osman, gendre de feu Mohammed V et époux de leur SAR Lalla Nezha ?

De plus, placer dans sa Cour’ Akhannouch avec Regragui et Bourita, n’est-ce pas de la mauvaise fois ? TelQuel falsifie-t-elle la réalité et l’histoire en incrustant l’image de son sponsor au dépend de personnalités qui ont bien mérité le coeur des marocains?

Aziz Akhannouch se prépare pour le choc de 2023

Pour comprendre cette «OPA» de Aziz Akhannouch sur la dernière citadelle de la presse francophone indépendante, nous vous invitons à lire la monographie publiée par Africa Intelligence sur le milliardaire. Un papier publié le 16 décembre. Le jour même de l’inattendu entretien exclusif à Washington de TelQuel, et au lendemain de la visite de la cheffe de la Diplomatie française en visite au Maroc, Catherine Colonna.

Africa Intelligence, reconnu pour sa proximité avec la communauté des renseignements français, a effectué un «profiling» du «carré des fidèles» d’Akhannouch. Un cercle sur lequel ce dernier s’appuierait, selon le site d’information, pour remonter la pente après une première année désastreuse.

https://twitter.com/Africa_In_FR/status/1603652441035182085

La monographie d’Africa Intelligence nous n’apprend rien de nouveau, malgré son titre racoleur : «Le commando d’Aziz Akhannouch pour transformer la primature en véritable centre de pouvoir». Toutefois, le travail a le mérite de documenter l’entourage de la première fortune du pays et de commenter chaque membre de l’équipe Akhannouch avec une lecture bien française.

A commencer par cette étrange flatterie à l’endroit de l’ancien pigiste de Le Monde, Youssef Aït Akdim. Africa Intelligence lui donne le titre fallacieux de tête pensante de la campagne électorale d’Akhannouch. Oubliant de mentionner que le journaliste était responsable des plus grands scandales qui ont entaché cette campagne ainsi que d’évoquer le fait décisif de la victoire d’Akhannouch, qui sont les fonds illimités qui ont inondé la presse, Facebook puis les circonscriptions.

Selon Africa Intelligence, le carré des fidèles du Chef du Gouvernement est constitué de :

  1. Youssef Aït Akdim, conseiller en communication.
  2. Ichrak Moubsit, DG de la société de presse Caractères.
  3. Lamia Bouzbouz, nouvelle conseillère en communication.
  4. Wafae Jamali, Secrétaire générale du chef du gouvernement ( fidèle des fidèles ).
  5. Jalila Nasraoui, Directrice de cabinet.
  6.  Mustapha Baïtas, porte-parole du gouvernement et protégé d’Aziz Akhannouch.
  7. Younes Abchir, Chargé des affaires politiques.
  8.  Chafik el-Oudghiri, Directeur des relations avec le Parlement.
  9. Ghali Fassi-Fihri, Conseiller chargé du pôle Relance économique.
  10. Ghassane Benchekroun, Directeur financier Akwa.
  11. Brahim el-Mazned, Directeur artistique du Festival Timitar d’Agadir, Conseiller Culture.
  12. Abderrahman el-Andaloussi : ex Valyans, Chef du pôle Veille stratégique.
  13. Mohammed Elmeski, Conseiller Éducation.
  14. Othmane el-Harmouchi, Conseiller Santé.
  15. Jihane Markouch, Chef pôle Affaires juridiques.
  16. Boutaïna Falsy, en charge du dossier la protection sociale.
  17. Marwane Mansouri, en charge du dossier de l’eau.
  18. Mohammed Sadiki, Ministre de l’Agriculture.
  19. Fatim Zahra-Ammor, Ministre du Tourisme.
  20. Chakib Benmoussa, le ministre de l’éducation 
  21. Amina Benkhadra, DG de l’ONHYM.
  22. Jaouad Bahaji, directeur général de l’Office national du conseil agricole (ONCA) et maire RNI de Meknès.
  23. Karim Achengli, le président de la région du Souss Massa.

Curieusement Africa Intelligence n’a pas intégré Mohcine Jazouli dans le carré des fidèles, alors qu’il le qualifie d’ami d’Akhannouch et dans un autre papier daté de 2021 l’avait désigné «premier ministre bis». Le site proche des renseignements français estimerait-il que le ministre délégué chargé des investissements, ne survivrait-il pas à la guerre déclarée contre le Ministère de l’Intérieur ?

«Aziz Akhannouch est parvenu en novembre à arracher à Abdelouafi Laftit le contrôle des CRI, désormais sous la tutelle de son ami Mohcine Jazouli. Peu d’observateurs donnaient pourtant gagnant le ministre délégué chargé des investissements» nuance Africa Intelligence.

Récapitulons la situation Akhannouch :

  1. Contexte international économique et sécuritaire explosif.
  2. Contexte économique et social national très difficiles.
  3. Chantiers de reformes compliqués.
  4. Carré de fidèles constitués de cadres d’Akwa, de jeunes technocrate et de novices en politique.
  5. Incapacité avérée d’Akhannouch de communiquer ou de débattre.
  6. Impopularité record.
  7. Conflit d’intérêt dans la hausse spectaculaire des prix de l’énergie.
  8. Guerre déclarée contre L’intérieur.
  9. Guerre déclarée contre le PAM, premier parti de son alliance gouvernementale, au sujet du portefeuille de communication, la stratégie énergétique et le programme Forsa, entre autres.
  10. Refus de nomination de ministres délégués.
  11. Adversaires locaux et ennemies étrangers en embuscade.

Que fait Akhannouch pour affronter cette année charnière et toutes ces difficultés ?

Il tente tout simplement et uniquement de se protéger et redorer son image en réorganisant sa communication et en resserrant ses hommes de confiance.

Les réunions mensuelles de Ichrak Moubsit dans le fameux restaurant casablancais avec les journalistes n’ayant pas porté leurs fruits sur le long terme, Akhannouch ressort LaVie Economique et se paye TelQuel.

Incendie STOGAZ : Akhannouch responsable

Que l’origine de l’incendie qui a détruit le dépôt gazier de Mohammedia de Aziz Akhannouch soit accidentelle ou malveillante, l’alerte est à prendre au sérieux.

D’une part nous devons en ce temps de guerre mondiale protéger nos intérêts vitaux et nos installation sensibles. D’autre part, nous devons mettre fin à ce conflit d’intérêt du Chef du Gouvernement.

Peut-être si ce dernier n’avait pas abandonné à sa fille Soukayna Akhannouch la gestion exécutive de son empire Akwa, le dépôt de Mohammedia n’aurait pas brulé.

Quand les directeurs d’Akwa sont impliqués dans la gestion du parti de leur président et de la chefferie du gouvernement, qui veille au respect des mesures de sécurités des installations stratégiques du premier fournisseurs des hydrocarbures du Royaume ?

Nous avons besoin d’un Chef du Gouvernement qui a la tête claire et l’attention exclusive à la gestion de l’exécutif. Il est humainement impossible d’être à l’écoute du peuple quand on est phagocyté par les affaires.

Aziz Akhannouch est au centre de plusieurs incendies déclarés. Entre Bruxelles, Akwa, Laftit, Ouahbi, les affaires des marocains sont bâclés.

La France n’est plus un partenaire fiable

L’attaque raciste contre des Kurdes à Paris est la confirmation que ce pays est plus une source de déstabilisation de notre région qu’un pays partenaire cherchant paix et codéveloppement. Les attaques systématiques et injustifiées contre les minorités arabes et musulmanes sont devenus une politique d’Etat.

Preuve que l’administration Macron ne veut pas de relation saines avec le Royaume, c’est ce chantage médiatique ignoble de L’Elysée instrumentalisant la radio publique France Inter contre le Chef du Gouvernement, alors que la ministre des Affaires Etrangères françaises était en visite officielle à Rabat. D’une main, Macron nous lance l’os des visas, d’une autre main il lâches les chiens.

Nos lecteurs doivent être certains que le Maroc est en meilleure position que la France.

Afriquia Gaz, celle-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom

Stogaz, société de stockage des GPL, essentiellement du propane, filiale à 50% d’Afriquia Gaz de Aziz Akhannouch, a explosé ce jeudi 22 décembre… Oups, on a dit «Afriquia Gaz» — Mince ! Cet article est blasphématoire et illégal !

Une autocensure aussi prégnante, du jamais vu ! Alors que les habitants de la ville de Mohammedia commentaient les difficiles images de l’incendie du dépôt gazier par : «Explosion de l’usine Afriquia Gaz», aucun média ni influenceur reconnu n’a osé prononcer le nom d’Afriquia Gaz. Même Le360 qui a rapporté un tweet faisant allusion à l’identité de la société, qui en passant a écorché le nom : «STORGAZ» au lieu de STOGAZ, ne l’a pas repris dans son article.

Mais pourquoi cette auto-censure ? Est-ce peut-être comme dans l’oeuvre de J.K. Rowling, le vilain, le Seigneur des ténèbres, est toujours Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom ?

Vidéo prise par les pompiers qui combattaient l’incendie de Stogaz. Les images montrent des conteneurs estampillés par le logo d’Afriquia Gaz

Aziz « Scoumoune » Akhannouch

«Les emmerdes, ça vole toujours en escadrille pour Akhannouch», pourrait dire le défunt ami du Maroc Jacques Chirac.

Jamais un responsable politique n’a porté aussi malchance et un une guigne aussi persistante au Maroc que Aziz Akhannouch. C’est, le seul Chef de Gouvernement dans le monde qui a dans son palmarès, la décimation de centaines de milliers d’hectares de figues de barbaries et de plus 50% des populations d’abeilles du pays ainsi que l’assèchement des barrages si chers à Hassan II.

Il porte tellement la poisse qu’il a été sommé de ne pas se montrer à Doha. Malgré cela, deux des parlementaires de son parti le RNI ont empoisonné le climat autour des Lions de l’Atlas à la veille du match contre les Bleus après avoir été pris en flagrant délit de distribution illégale de billets de match au Qatar.

Ce jeudi, la malédiction et la calamité Akhannouch ont encore frappé. Le milliardaire propriétaire de la société Afriquia Gaz a réussi l’exploit de gâcher la fête des marocains toujours ivres de joie et de bonheur suite à l’exploit historique de leur équipe de football au Qatar. Les images terribles de l’incendie qui a ravagé ses dépôts de propane ont fait le tour du monde.

La fin de La Samir a commencé par un incendie. L’incendie de Stogaz/Afriquia Gaz a-t-elle sonné le glas de l’empire Aziz Akhannouch ?

Incendie Mohammedia maîtrisé. Pas de pertes humaines. Afriquia Gaz touchée

Un incendie dans un dépôt gazier près du port de la ville de Mohammedia a entraîné une énorme explosion, ce soir, jeudi 22 décembre. Selon le premier bilan officiel, Aucune perte humaine n’est à déplorer pour l’instant. Toutefois, 5 citernes sur 7 ont pris feu. Une vidéo filmée par les pompiers confirme les rumeurs sur l’identité de la société victime de l’incendie. Il s’agit de STOGAZ une filiale détenu à 50% par Akwa Group de Aziz Akhannouch.

Une épaisse fumée, d’imposantes flammes se dégageant d’une montagne de conteneurs et des habitants de la ville de Mohammedia effarés filmant le terrible accident. Jeudi soir, vers 18h00, un incendie s’est déclaré dans un dépôt gazier e la société STOGAZ abritant quelque sept (7) citernes d’une capacité unitaire de 8 tonnes.

Alors que les premiers pompiers s’étaient précipités sur place pour éteindre le feu, plusieurs conteneurs ont explosé. L’incendie a heureusement été rapidement circonscrit.

Les autorités locales ont en effet annoncé avoir maitrisé l’incendie et n’avoir enregistré aucune perte humaine. Une vidéo circulant les réseaux sociaux, filmée par les pompiers de l’intérieur du dépôt confirme l’affirmation des autorités. Le feu continue de s’échapper des citernes sans constituer un grand danger.

La même vidéo confirme aussi les rumeurs sur l’identité de la société victime de l’explosion. On y distingue clairement des conteneurs avec le logo d’Afriquia Gaz. Il s’agit bel et bien de la société STOGAZ une filiale d’Akwa Group du Chef de Gouvernement Aziz Akhannouch.

Dans le cadre des mesures de précaution, les équipes d’intervention ont travaillé à sécuriser la zone adjacente à l’entrepôt et à évacuer les habitants.

Par ailleurs, une enquête a été ouverte par les autorités concernées, sous la supervision du ministère public compétent, afin de déterminer les circonstances et les tenants et aboutissants de cet incident.

Massive et soudaine «contestation digitale» contre la cherté de l’essence

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En quelques heures, alors que le feu ravageait plusieurs hectares de forêts au nord du pays, les réseaux sociaux se sont embrasés, jeudi soir, par un mouvement de contestation aussi soudain qu’inédit par son ampleur. Le buzz s’est manifesté par trois hashtags : #7dh_Gazoil, #8dh_Essence et … #Dégage_Akhannouch. C’est la deuxième fois en cette année, que le Chef du Gouvernement et propriétaire de la plus grande société d’hydrocarbures du Maroc est cible d’une campagne exigeant son départ. La particularité de ce dernier mouvement est l’utilisation exclusive de la langue française et la raison du #Dégage_Akhannouch est plus explicite: la baisse du prix à la pompe.

Les cours du pétrole ont conclu en forte baisse jeudi 14 juillet 2022, lestés par les craintes de récession alimentée par les récentes données et prévisions sur les taux d’inflation dans les pays occidentaux, toujours à des niveaux historiques. Une tendance baissière des hydrocarbure entamée depuis le mois de juin et qui ne cesse de se confirmer.

Dans la matinée, le baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en septembre, perdait 2,21% à 97,37 dollars. Le baril de West Texas Intermediate (WTI) américain, pour livraison en août, glissait quant à lui de 2,76% à 93,64 dollars.

La Commission européenne a abaissé jeudi ses prévisions de croissance dans la zone euro pour 2022 et 2023, à respectivement 2,6% et 1,4%, contre 2,7% et 2,3% anticipés jusqu’ici. L’inflation a atteint des plus hauts historiques. La hausse des prix à la consommation étant estimée à 7,6% en 2022 et 4% en 2023, contre 6,1% et 2,7% précédemment, selon les prévisions de l’UE.

Mercredi 13 juillet, la publication de l’indice des prix à la consommation (CPI) aux États-Unis en juin a renforcé la perspective d’une hausse agressive des taux d’intérêt par la banques centrale américaine pour ralentir l’économie américaine, affirment des analystes.

Cette baisse significative des cours du pétrole se fait ressentir dans tous les pays du monde sauf au Maroc. Et pour cause, le gouvernement du pays est dirigé par le magnat des hydrocarbures local, Aziz Akhannouch. Ce dernier, est sous le coup d’un rapport alarmant du Conseil de la concurrence accusant son conglomérat Afriquia SMDC et le français TotalEnergies, entre autres, d’avoir participé à une entente portant sur la fixation des prix et le partage de marché dans le secteur.

Le Chef du gouvernement est également accusé par son prédécesseur, Abdelilah Benkirane, de faute morale. Akhannouch aurait profité de la réforme de la Caisse de compensation pour quadrupler ses marges dans les hydrocarbures, en puisant directement des poches des citoyens.

Empêtré jusqu’au coup, Akhannouch ne trouve rien d’autre à faire que de s’en prendre au Ministère de l’intérieur

Depuis son installation à l’automne 2021, Aziz Akhannouch et son gouvernement est empêtré dans un immobilisme ridicule, qui commence à nuire à l’image du pays et à sa stabilité.

Akhannouch et beaucoup de ses ministres transparents ont créé de l’incertitude, du flottement et un attentisme fatal. Car l’incertitude devant nombre de défis nationaux et internationaux génère tergiversations, scepticisme et précarité.

Sans l’exceptionnelle vision stratégique du Souverain et les actions diplomatiques déployés, depuis 2013, par Nasser Bourita sous l’oeil vigilant de Fouad Ali El Himma, propulsant le Maroc au centre de la géostratégie mondiale, sans l’exceptionnel bouclier sécuritaire établit par Abdellatif Hammouchi, qui a mis fin à toute les convoitises des prédateurs européens et algériens, sans l’exceptionnelle réussite sportive de Fouzi Lekjaa et de la mécanique puissante de l’Etat, canalisant l’énergie des jeunes et moins jeunes et enfin sans les exceptionnelles rigueur, solidité, sérieux, discipline et compétence des équipes du ministère de l’Intérieur et à leur tête Abdelouafi Laftit, Aziz Akhannouch n’aurait pas tenu une semaine à la tête du gouvernement.

Malgré cet état de fait, Aziz Akhannouch, un milliardaire aux pieds d’argile, n’a pas trouvé mieux que de focaliser toute sa frustration de ses échecs à répétions et de son impopularité sur le Ministère de l’Intérieur.

Selon les indiscrétions qui filtrent depuis des mois, Abdelouafi Laftit et l’ensemble de ses équipes se sont vite rendus compte de l’incompétence de certains ministres et l’avidité et l’inutilité des élus du parti du Chef du Gouvernement.

Paraît-il, devant l’incompétence ahurissante d’une ministre du gouvernement Akhannouch, M. Laftit excédé, n’aurait pas mâché ses mots. En pleur, elle se serait plainte au Chef du Gouvernement. Ce dernier, n’a pas hésité un moment pour appeler le ministre de l’intérieur pour le «sommer» sèchement de ne plus s’adresser à ses ministres.

Quand aux élus du RNI, le plus grand scandal de gestion communal est à chercher du côté de Casablanca. Mohamed Boussaïd, ex-wali de la même ville et ex-ministre des Finances limogé par le Roi Mohammed VI, s’est érigé, sans aucune attribution officielle comme le véritable patron de la capitale économique. Nabila Rmili, la mairesse ne fait que de la figuration. Quant à son mari, promoteur immobilier, faisait la pluie et le beau temps dans le Conseil de la ville, jusqu’au moment où un ancien élu de l’ancienne garde du parti du Chef du Gouvernement, s’insurge contre la «mafia de ses néo-collègues du RNI». Dans une vidéo postée sur Facebook, Mohammed Hadadi a appelé les élus de son parti de «dégager leurs entreprises de la ville de Casablanca».

Massive et soudaine «contestation digitale» contre la cherté de l’essence et Aziz Akhannouch

Trois hashtags, #7dh_Gazoil, #8dh_Essence et #Dégage_Akhannouch, ont soudainement et massivement envahit ce jeudi, les murs Facebook et les timelines Twitter des marocains.

Les internautes ne comprenant toujours pas pourquoi le gouvernement n’impactait pas les baisses successives des cours du pétrole sur les prix à la pompe, se sont insurgés en grand nombre. La «demande populaire digitale» a été plus explicite que celle du mouvement de février dernier : rétablissement du prix de sept dirham le litre pour le gasoil et de huit dirham le litre pour l’essence.

Les statistiques de la campagne font état de plus de 220.000 publications sur Facebook et de 11.000 publications sur Twitter. Le reach, le nombre de personnes ayant reçu des impressions d’une publication, se compte en plusieurs millions.

Analytics Facebook : 220.000 publications au vendredi 15 juillet au matin

Analytics Twitter : 50% des tweets ne mentionnent pas #Dégage_Akhannouch

Analytics Twitter : 88% des tweets proviennent de jeunes de moins de 34 ans

Analytics Twitter : Un wording très virulent

Les leaders d’opinion poussés à se joindre au mouvement

Tard dans la soirée du jeudi, les leaders d’opinion sur les réseaux sociaux n’ont pas le choix que se joindre au mouvement. Les plus visibles ont été Mayssa Salama Naji, Hamid El Mahdaouy et Khalid El Bekkari, en plus de quelques formations politique comme le PSU. Il faut dire que la vague était massive.

Fact-checking : le PJD a-t-il caché la rupture du contrat du Gazoduc Medgaz, comme l’affirme Aziz Akhannouch ?

Alors qu’il fait face depuis des mois à une impopularité record, le Chef de Gouvernement Aziz Akhannouch semble prêt à tout pour sauver sa peau, jusqu’à accuser son adversaire le PJD d’avoir délibérément caché aux marocains la rupture du contrat du Gazoduc Maghreb-Europe. Pour y voir plus clair nous avons fact-checké les propos du Chef du Gouvernement. Résultat : Il n’en est rien, Aziz Akhannouch était bel et bien au courant de la menace, au moins depuis 2014.

Les faits :

Ce lundi 18 avril, le Chef du Gouvernement était devant le Parlement, lors d’une séance plénière et s’est s’exprimé pour la première fois sur la hausse des prix des denrées alimentaires et des carburants. Refusant de reconnaitre toute responsabilité dans cette situation, Aziz Akhannouch a accusé le PJD d’être à l’origine de la cherté de la vie, pointant du doigt la réforme qui faisait la fierté du parti islamiste : la libéralisation du secteur des hydrocarbures.

Dans sa lancée, Akhannouch a poussé le bouchon encore plus loin, en accusant ses prédécesseurs, Abdelilah Benkirane et Saad Dine El Otmani, d’avoir volontairement caché aux marocains l’information de la rupture du contrat du Gazoduc Maghreb-Europe.

«Marocains, je vous vous dire la vérité. C’est ce parti (PJD, ndlr) qui a augmenté tous les prix. C’est lui qui a libéralisé les hydrocarbures. Durant 10 ans, ils gouvernaient et ils étaient incapables de doter le Maroc d’un stock stratégique des hydrocarbures. Ce parti qui parle de la souveraineté énergétique, c’est lui-même qui nous a laissé jusqu’au dernier moment pour annoncer que le contrat de Gaz avec l’Algérie a été rompu.» a-t-il déclaré.

Qu’en est-il vraiment de ces très graves accusations du Chef du Gouvernement ?

Fack-cheking : Akhannouch était au courant de la menace algérienne depuis 2014

Le 16 décembre 2014, le Roi Mohammed VI approuve la feuille de route du Plan national de développement du gaz naturel liquéfié, présentée par le ministre PJDiste de l’Energie, des Mines, de l’Eau et de l’Environnement, Abdelkader Amara.

Dans la communication du lancement de ce plan, le ministre a bien pris soin de mentionner la date d’expiration du contrat du Gazoduc Maghreb-Europe à savoir novembre 2021.

En effet, dans une dépêche publiée sur l’agence de presse officielle MAP, le ministre PJDiste a déclaré : «Il a également pour objectif de satisfaire la demande électrique nationale, réduire notre dépendance énergétique vis-à-vis de l’extérieur et des combustibles fossiles, à travers la montée en puissance des énergies renouvelables et la valorisation de nos ressources énergétiques locales, et sécuriser l’approvisionnement de nos centrales électriques à cycle combiné gaz-turbine (CCGT) fonctionnant au gaz naturel, notamment après expiration en novembre 2021 de la validité de la convention de transit du gaz algérien par le gazoduc Maghreb-Europe (GME) et du contrat de fourniture de gaz naturel par la Sonatrach» peu-on lire dans une dépêche de la MAP en date du 16 décembre 2014.

Capture d’écran de la dépêche de la MAP

Réagissant à cette annonce, LaVieEco, hebdomadaire propriété de Aziz Akhannouch, publie un long article sur le sujet en prenant soin de consacrer un paragraphe au titre sans ambiguïté : «Vers une indépendance vis-vis du gaz algérien».

«Actuellement, le contrat signé par l’ONEE et la Sonatrach et les redevances en nature de l’Etat sur le gazoduc transportant le gaz algérien vers l’Europe sont les principales sources d’approvisionnement du Maroc en GNL. Or, ces deux contrats arrivent à expiration en novembre 2021. Pour anticiper cela, le ministère compte consacrer les premiers mois de 2015 à l’exploration de nouvelles pistes d’approvisionnement chez les pays producteurs autres que l’Algérie.» a écrit le journaliste salarié de Aziz Akhannouch le 23 décembre 2014.

LaVieEco – 23/12/2014

Le 08 décembre 2017, Aziz Rabbah, alors ministre de l’Energie et des Mines, présente le projet de loi n° 94.17 sensé régulé et organisé le secteur aval du gaz naturel. Dans la note d’information de ladite loi, le ministre rappelle le contexte de son élaboration et ses objectifs.

«(..) afin d’assurer les besoins croissants en énergie le Maroc s’est fixé comme objectif, en plus du développement des énergies renouvelables, la diversification des combustibles, en augmentant la part du gaz naturel dans le mix énergétique» poursuit le document. Et ce, pour les principales raisons suivantes :

  • Disposer de sources alternatives d l’importation du gaz en provenance d’Algérie a travers Ie Gazoduc Maghreb Europe. Les contrats et accords qui encadrent cette importation arriveront à échéances en 2021 ;
  • (…)

Rappelons, qu’Akhannouch a été membre de toutes délégations officielles qui ont accompagné le Souverain en Russie, au Nigéria et au Qatar. Des pays avec lesquels le Royaume a signé des accords sur les hydrocarbures dans un seul et unique but : «diversifier les partenaires internationaux en vue de se libérer de la dépendance du gaz algérien».

Outre le fait qu’il a été l’indéboulonnable ministre de l’agriculture de tous les gouvernements depuis 2007, Aziz Akhannouch agit comme s’il n’était pas à la tête de la première société pétrolière opérant dans les hydrocarbures du Royaume.

Conclusions :

1. Le PJD n’a pas caché l’éventualité du non renouvellement du contrat signé par l’ONEE et la Sonatrach et les redevances en nature de l’Etat marocain sur le gazoduc transportant le gaz algérien vers l’Europe.

2. Aziz Akhannouch n’était pas seulement au courant de la menace de l’arrêt du gazoduc Maghreb-Europe mais il avait accès à de l’information privilégiée sur le secteur des hydrocarbures du pays. Du fait d’être à la tête du premier groupe pétrolier du pays, d’avoir comme membre du bureau politique de son parti la DG de l’ONHYM Amina Benkhadra et d’être le deuxième actionnaire de la junior britannique Sound Energy, qui prospecte les concessions gazières de Tendrara et Meridja.

3. Décrié par tous les marocains en raison de sa gestion de la crise, Aziz Akhannouch n’a pas voulu porté seul le chapeau. Il a voulu trainer dans sa chute le PJD en attaquant la réforme de la caisse de compensation, principale réalisation du parti islamiste durant les deux mandats à la tête du gouvernement.

Stratégie de communication suicidaire

Les déclarations de Aziz Akhannouch au parlement ont été bel et bien préméditées. Ses conseillers lui ont transcrit en arabe dialectale tout le paragraphe contre le PJD sur une fiche que le Chef du gouvernement a lu sans lever les yeux.

Cette stratégie de communication a eu certes un effet immédiat en détournant temporairement l’opinion publique du sujet des flambées de prix et en arrachant 24h de répit mais lourdes seront les conséquences sur le moyen et long terme :

a- Atteinte à l’image du pays

Aziz Akhannouch a clairement affirmé que le pays a été surpris par la rupture du contrat du Gazoduc Maghreb-Europe et qu’il ne s’y était pas préparé. C’est d’autant plus inexcusable, que cette affirmation très grave sortie de la bouche d’un Chef de Gouvernement est complètement fausse.

Le Maroc, Sous l’impulsion du Roi Mohammed VI, mène depuis 2013 une diplomatie disruptive au service de sa souveraineté et de ses intérêts économiques. A ce titre, le Royaume ne tolère plus aucune attaque ou concession y compris de ses partenaires historiques avant même le voisin qui ne nous veut pas de bien. L’Etat marocain, sous la conduite du Roi Mohammed VI n’a jamais surpris par la décision du régime algérien. Au contraire, il l’a transformé en sa faveur. La nouvelle position historique de l’Espagne envers le Maroc en est la preuve irréfutable.

Enfin, les propos irresponsables d’Akhannouch décrédibilisent toutes les déclarations minimisant l’impact de l’arrêt de Medgaz sur le Maroc. Cela confirme le manque de lucidité du Chef du gouvernement et son état avancé de désespoir et d’incapacité à mener à bien son mandat.

b- Réveiller l’animosité du PJD

Aziz Akhannouch qui a réussi à configurer un parlement complètement soumis, n’a plus aucune tolérance à l’opposition structurée. Il se devait de faire taire le seul député qui s’est permis de critiquer le gouvernement.

En s’attaquant frontalement à Abdelilah Benkirane, Aziz Akhannouch s’est tiré une balle dans le pied car le Chef du PJD fait tout pour retenir sa base, qui n’arrive pas encore à digérer la déconfiture de septembre 2021.

c- Exposer davantage Afriquia Gaz

Abdelilah Benkirane et le PJD, dans un souci de gagner la confiance de l’Etat, des opérateurs économiques et des organisations internationales ont usé du discours religieux pour faire passer «crème» les réformes les plus impopulaires et les plus difficiles. Benkirane s’en est sorti avec une très confortable et inespérée retraite mais au prix de la destruction de son parti.

Si l’Etat marocain a réussi à soulager significativement ses finances grâce aux réformes assumées par le PJD, Aziz Akhannouch a vu sa fortune doublée depuis la libéralisation des hydrocarbures.

Le milliardaire marocain a dit vrai quand il a pointé du doigt Benkirane comme étant celui qui a permis une telle flambée des prix du gasoil, mais il a omis de dire que c’est lui qui prenait l’argent des poches des marocains pour s’enrichir davantage.

En 2015, l’année de l’entrée en vigueur de la réforme de la Caisse de compensation et la libéralisation du secteur des hydrocarbure, Afriquia Gaz a levé un emprunt obligataire de 600 millions de dirhams. Dans la note d’information relative à cette émission, la société pétrolière de Aziz Akhannouch rassure les souscripteurs sur l’impact des fluctuations des cours de pétrole et du gaz naturel sur ses résultat en écrivant noir sur blanc que «ces fluctuations sont répercutées sur les clients».

Dans le paragraphe VI de la partie «Facteurs de risques» de ladite note d’information, il est écrit :

«Les cours de GPL sur les marchés internationaux subissent des fluctuations importantes liées aux cours du pétrole brute et du gaz naturel. Les prix du propane étant libéralisés, AFRIQUIA GAZ est exposée, à l’instar des autres acteurs de GPL, dans le cadre de ses importations, aux fluctuations des cours de GPL à l’international. Ces fluctuations sont généralement répercutées sur les clients mais peuvent, rarement, avoir une incidence sur les résultats de la société liée à l’impact de ces variations sur le chiffre d’affaires « Propane » ».

Capture d’écran de la Note d’information d’une émission obligataire d’Afriquia Gaz

Stock stratégique : Akhannouch est-il à l’origine du retard de la construction d’un terminal méthanier et du statu quo de l’affaire La Samir ?

Lors de son intervention au parlement, Aziz Akhannouch a accusé le PJD d’avoir été incapable de doter le Maroc d’un stock stratégiques d’hydrocarbures, tout en évoquant l’affaire La Samir.

«Durant 10 ans, ils gouvernaient et ils étaient incapables de doter le Maroc d’un stock stratégique des hydrocarbures (…) Si seulement on pouvait trouver quelqu’un pour reprendre La Samir. L’Etat n’a pas arrêté La Samir. L’Etat a un problème juridique avec un monsieur qui s’appelle ( ne le nomme pas ) dans tribunaux internationaux», a-t-il déclaré.

Encore une fois, le Chef du Gouvernement et le patron d’Afriquia Gaz n’a pas dit toute la vérité. Car Aziz Akhannouch a été le premier à s’intéresser à la raffinerie. Selon nos sources, il aurait fait plusieurs tentatives, la dernière en date est une offre qui l’aurait faite via un proxy irakien. Les enjeux géopolitiques ont fini par le dissuader, pour le moment.

Idem, pour le stock stratégique des hydrocarbures. Si Amara et Rebbah ont effectivement n’ont pas réalisé la pléthore d’annonces de constructions de structures de stockages, tantôt à Jorf, tantôt à Safi, tantôt sur la Méditerranée, c’est qu’ils devaient faire face à un lobbying intense de Aziz Akhannouch lui même via la Fédération de l’Energie et de l’ONHYM mais également des américains et des russes.

En effet, Abdelkader Amara, ministre de l’énergie PJDiste et son successeur du même parti Aziz Rebbah ont fait beaucoup d’annonces au sujet du stockage et du GNL, sans aucun résultat concret.

Le premier, a lancé le Plan national de développement du gaz naturel liquéfié puis à coordonné avec l’ONEE le lancement d’un appel à manifestation d’intérêt concernant la phase «Gas to power» pour la réalisation des infrastructures gazières et électriques. Aucun port gazier n’a vu le jour et les appels d’offre n’ont pas été exécutés.

Aziz Rebbah ne fera pas mieux. Il dévoile en décembre 2017, le projet de loi 94.17 relative au secteur aval du Gaz Naturel, qui restera dans les tiroirs. Et à deux semaines des élections de 2021 il publie en catimini une nouvelle feuille de route nationale pour le développement du gaz naturel 2021-2030.

Il faut attendre janvier 2022, pour que le Conseil de la concurrence s’exprime sur le projet de loi 94.17 de Rebbah. Ahmed Rahhou envoie aux calendes grecques ce texte en recommandant la reprise de sa rédaction en vue de l’harmoniser avec les règles relatives au libre jeu de la concurrence.

Rahhou estime qu’il «est impératif de profiter des bienfaits de la concurrence sur ce marché et d’éviter, dès la mise en place initiale de ce secteur, de figer des positions, d’établir des monopoles et d’octroyer des exclusivités qui auront un impact négatif sur le développement du secteur».

Aziz Akhannouch accuse le PJD du retard pris pour le développement d’infrastructures de stockage d’hydrocarbures mais omet de dire que ce sont les deux présidents du Conseil de la Concurrence qui ont mis fin à ses stratégie hégémoniques.

Aziz Akhannouch est en partie en cause du retard pris pour le développement du secteur gazier dans le pays, puisqu’il est principal accusé dans l’affaire de l’entente sur les prix du carburant, portant atteinte à la concurrence sur un marché. D’autant plus, qu’il s’est investit avec un autre opérateur, Sound Energy en l’occurence, pour se positionner sur la prospection et le stockage du gaz dans le pays.

Sound Energy est détenue à hauteur de 26,1% par des capitaux marocains, 16,3% par Oil & Gas Investment Fund S.A. (OGIF), le fonds repreneur de Maghreb Petroleum Exploration et 9,8% par Afriquia Gaz SA. Sound Energy, est une société qui vit uniquement sur les effets d’annonces et de la patiente des institutionnels qui siègent au Conseil de son actionnaire marocain OGIF.

Prétextant, un redressement fiscal pour justifier les retards de ses projets notamment celui du GNL, Sound Energy a trouvé dans notre Chef du Gouvernement le prêteur idéal puisqu’il lui a renfloué ses caisses de 18 millions de dollars. Étalé sur 12 ans, le généreux prêt d’Afrique Gaz, au taux fixe de 6%, servirait au développement de la concession de production de Tendrara.

Secteur de l’Energie : en manque de Gouvernance

La gouvernance du secteur de l’énergie au Maroc n’a jamais été aussi fragile en raison de :

  • la surexposition politique de Aziz Akhannouch,
  • la disgrâce de Mustapha Bakkoury et son impact sur les activités de MASEN,
  • la guerre des tranchées entre la nouvelle ministre de la transition énergétique Laila Benali et le DG de l’ONEE Abderrahim El Hafidi,
  • le naufrage annoncé de l’ONEE,
  • le conflit d’intérêt de la position d’Amina Benkhadra au parti du Chef du Gouvernement et patron d’Afrique Gaz et actionnaire de Sound Energy par rapport à ses responsabilités à l’ONHYM.

Nous devons repenser notre modèle, définir une nouvelle vision énergétique et renforcer notre gouvernance pour faire face à la crise mondiale et garantir un accès à des énergies bon marché pour contenir l’inflation et soutenir nos exportations.

Références

Ahmed Rahhou bloque la loi Rabbah sur le Gaz Naturel

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C’est un niet officiel du successeur de Driss Guerraoui à la tête du Conseil de la Concurrence au sujet du projet de loi n° 94.17 relatif au secteur aval du gaz naturel. Lequel projet de loi avait été initié par Aziz Rabbah, il y a exactement cinq ans. L’ancien ministre PJDiste voulait donner à une seul et unique société privée le monopole du transport gazier et de limiter le droit d’importation de cet hydrocarbure à l’ONEE et aux distributeurs (Afriquia, Vivo Energy et Total entre autres).

Neuf mois après sa nomination, Ahmed Rahhou s’attaque à l’un des dossiers brulants que lui a laissé son prédécesseur, débarqué manu militari pour «très mauvaise gestion» de l’affaire de l’entente sur les prix des hydrocarbures. Le dossier en question est le projet de loi n° 94.17 relatif à la régulation du secteur aval du gaz naturel.

Il faut revenir au contexte de l’élaboration de ce texte de loi fin 2017. Le Maroc venait d’organiser la COP22, un évènement qui représentait le fruit d’une décennie d’investissement et d’engagement en matière de transition énergétique et d’énergie propre. De plus, le marché des hydrocarbures constatait une offre abondante du GNL (Gaz Naturel Liquéfié), favorisée, entre autres, par la rentrée en opération de nouvelles capacités de liquéfaction et d’exportation, principalement en Australie, aux Etats Unis et en Russie. Une situation que le Roi Mohammed VI avait anticipé en mettant la pression sur le gouvernement Benkirane II pour élaborer un plan national pour le développement du gaz naturel. Et last but not least, le Royaume voulait disposer de sources alternatives d’importation du gaz en provenance d’Algérie dont les contrats expiraient en 2021.

Aziz Rabbah, alors ministre de l’Energie et des Mines, présente le 08 décembre 2017, le projet de loi n° 94.17 sensé régulé et organisé ce nouveau secteur juteux. Dans la note d’information de ladite loi, le ministre rappelle le contexte de son élaboration et ses objectifs.

«En raison des grands changements qui se produisent au niveau international en matiere d’approvisionnement énergétique et de protection de l’environnement, notre pays a adopté une stratégie visant la sécurisation de son approvisionnement en énergie au moindre cout, tout en assurant sa transition énergétique avec prévoyance et pragmatisme», ainsi a été exprimée l’introduction de la note d’information.

«A cet égard, et afin d’assurer les besoins croissants en énergie le Maroc s’est fixé comme objectif, en plus du développement des energies renouvelables, la diversification des combustibles, en augmentant la part du gaz naturel dans le mix énergétique» poursuit le document. Et ce, pour les principales raisons suivantes :

  • Disposer de sources alternatives d l’importation du gaz en provenance d’Algérie a travers Ie Gazoduc Maghreb Europe. Les contrats et accords qui encadrent cette importation arriveront à échéances en 2021 ;
  • Répondre aux besoins croissants du pays en électricité a moyen et long termes, et qui évoluent avec un taux de croissance annuel de près de 6%;
  • Diversifier ie mix électrique, ou sa production est actuellement dominée par l’utilisation du charbon;
  • Répondre aux contraintes techniques resultant de la montée en puissance des energies renouvelables dans la production d’électricité étant donné Ie manque de régularité naturelle de ces energies ;
  • Assurer la stabilité du système électrique national en utilisant les technologies de cycle combiné consommant Ie gaz naturel, ce qui permet une plus grande souplesse ;

La note d’information rappelle «l’approbation par le Souverain de la feuille de route du plan national pour le développement du gaz naturel lancée le 16 Décembre 2014. Lequel plan visait, entre autres, la réalisation d’un projet intégré appelé « Gas To Power » comprenant un terminal à Jorf Lasfar pour l’importation de gaz naturel liquéfié (GNL) pour alimenter les centrales électriques et fournir certaines industrie».

Rabbah voulait verrouiller le marché du gaz naturel au profit de quelques «happy few»

Dans sa conception de la régulation du secteur aval du gaz naturel, Aziz Rabbah prévoyait de donner sa gestion à une seule et unique société privée qui porterait le nom de la Société de Transport du Gaz Naturel (STGN) et à limiter l’importation du gaz et sa vente à à l’ONEE aux distributeurs gaziers dont les leaders Afriquia, Vivo Energy et Total, qui concentrent à eux trois près de 60 % de parts de marché avaient «plaidé coupable» dans le scandale de entente sur les prix des carburants.

En effet, dans les articles 8, 10, 11, 12 et 13 du projet de loi n° 94.17, Aziz Rabbah instaurait le monopole de la STGN sur le transport du gaz naturel. La SGTN qui, en vertu d’une concession attribuée par l’Etat, d’une durée de 25 ans renouvelable une seule fois, devait assurer le développement, le financement, la construction, l’exploitation et la maintenance de tout ouvrage de transport de gaz naturel sur l’ensemble du territoire. Le texte prévoyait aussi, une possible participation étatique au capital de la SGTN en apportant ses actifs constitués par les gazoducs existants appartenant à l’État.

Tandis que l’article 9 stipulait que « l’exercice des activités d’importation du gaz naturel ou du gaz naturel liquéfié et d’achat du gaz naturel auprès des producteurs locaux sont réservés exclusivement aux distributeurs et à l’Office National de l’Electricité et de I’Eau Potable ».

Ahmed Rahhou : «Établir des monopoles et octroyer des exclusivités auront un impact négatif sur le développement du secteur», REFAITES VOTRE COPIE !

Le nouveau président du Conseil de la Concurrence, Ahmed Rahhou, six jours après s’être exprimé, avec des pincettes certes, sur un autre sujet délicat, les huiles de tables, un secteur qui connait fort bien, vient de publier ce jeudi son avis sur la loi° 94-17. Et il est défavorable.

Politiquement, M. Rahhou sait qu’il est sur un terrain glissant, en raison de la grosse polémique qui a concerné, aussi, les hydrocarbures et qui a couté la place à son prédécesseur. Une affaire qui s’est transformée en une épée de Damoclès suspendue au-dessus de la tête de l’actuel Chef de Gouvernement, avec tout son lot de mauvaise presse, entachant l’image de l’institution dont Rahhou tient aujourd’hui les rênes.

Le communiqué de Rahhou, repris dans une dépêche de la MAP, a été clair et sans ambiguïté : «le Conseil de la concurrence recommande la reprise de la rédaction du projet de loi en vue de l’harmoniser avec les règles relatives au libre jeu de la concurrence, telles qu’édictées par la loi n° 104.12 relative à la liberté des prix et de la concurrence». Et bien sur dans la ligne de mire du Conseil figurent les articles sus-cités, stipulant le monopole de la distribution et l’exclusivité à l’approvisionnement et à la vente.

«Étant donné que le secteur du gaz naturel n’est pas encore établi, il est impératif de profiter des bienfaits de la concurrence sur ce marché et d’éviter, dès la mise en place initiale de ce secteur, de figer des positions, d’établir des monopoles et d’octroyer des exclusivités qui auront un impact négatif sur le développement du secteur», souligne le Conseil.

Ahmed Rahhou a également pointé du doigt le manque de visibilité et la prévisibilité du projet de loi° 94-17. Il a recommandé à ce titre de clarifier et de préciser certaines dispositions « en vue de disposer d’un cadre juridique stable, équitable et attractif et de renforcer sa prévisibilité afin d’adresser des signaux rassurants aux investisseurs nationaux et étrangers dans le secteur du gaz naturel ».

Le Conseil a tenu à souligner l’importance de «garantir le libre jeu de la concurrence sur le segment transport et stockage», estimant «qu’il ne serait pas indiqué d’hypothéquer le développement du marché du gaz naturel par la seule technologie de transport via les gazoducs».

En conséquence, le Conseil de Rahhou «recommande de ne pas octroyer le monopole sur la totalité des prestations et des moyens de transport car il portera atteinte à la concurrence sur un marché embryonnaire et empêchera le développement rapide du secteur du gaz naturel au Maroc».

«Il est question, en outre, de garantir le libre jeu de la concurrence sur le segment distribution, en évitant d’octroyer des exclusivités de distribution régionales et en encourageant les opérateurs à réaliser les ouvrages de distribution» martèle l’avis du Conseil de la Concurrence.

Par ailleurs, les équipes de Rahhou ont émis d’autres recommandations d’ordre technique, juridique et organisationnel, notamment le risque de chevauchement des prérogatives entre le Conseil de la Concurrence et l’ANRE :

  • Remplacer le système d’autorisation par un système de déclaration,
  • Permettre au producteur local d’être exempté de l’autorisation d’importation,
  • Veiller au respect du principe de séparation des activités,
  • Garantir l’indépendance du ou des gestionnaires de Réseau de Transport (GRT) et des infrastructures lourdes (le stockage) vis-à-vis des structures de fourniture et de production,
  • Harmoniser de la loi n° 21.90 portant code des hydrocarbures avec le projet de loi relatif au gaz naturel,
  • Mettre en place une régulation ex-ante forte et éviter les chevauchements de compétences entre l’Agence Nationale de Régulation de l’Électricité (ANRE) et le Conseil de la concurrence,
  • Revoir en profondeur la rédaction du projet de loi concernant les compétences de l’ANRE,
  • Consacrer la protection des droits des consommateurs,
  • Concilier entre les impératifs liés aux contrats à long terme des concessions conclus en vertu de la loi n° 21.90 portant code des hydrocarbures et le respect de l’ordre public concurrentiel et garantir à tous les utilisateurs l’accès non-discriminatoire et transparent au réseau de transport.

La balle est maintenant dans le camp de l’exécutif et du législatif pour sortir enfin cette loi qui aurait dû voir le jour il y a des années. Entre la vision du Roi Mohammed VI exprimée publiquement en 2014 et aujourd’hui, sept années se sont écoulées. Le marché du GNL sature et depuis moins de deux années, une nouvelle compétition énergétique globale s’intensifie : la course à l’hydrogène décarboné.

L’hydrogène décarboné est aujourd’hui au cœur des initiatives de recherche publiques et privées des grandes puissances. Car il répond à l’ensemble des enjeux environnementaux, technologiques et économiques du moment.

Nous constatons avec regret, l’inertie de notre machine à légiférer qui fait perdre au pays des années de croissance et de développement. Nous ne pouvons qu’espérer que notre nouveau Chef de Gouvernement, Aziz Akhannouch, soit plus alerte et plus performant que ses prédécesseurs sur le sujet crucial de la souveraineté énergétique du Royaume.

Aziz Akhannouch vire ESL et choisit Cambre Associates, le défenseur des pollueurs

Après les multiples déboires de la diplomatie marocaine sur plusieurs dossiers, notamment ceux liés au secteur de la Pêche ainsi que les péripéties inhérentes aux décisions et contre-décisions de la Cour européenne de Justice et leurs répercussions sur les orientations souveraines du Maroc, Aziz Akhannouch et Nasser Bourita avaient formellement exprimé à leurs interlocuteurs européens la nécessité de réfléchir à une nouvelle approche, une nouvelle plateforme à même de gérer les relations bilatérales entre les deux parties pour éviter, à l’avenir, que les rapports politiques et économiques entre Rabat et Bruxelles ne soient menacés par une quelconque velléité judiciaire. Mais le manque de cohésion et d’homogénéité dans les relations entre nos ministres et les différentes parties intervenant dans ce dossier sensible, ainsi que l’excès de précipitation dans la prise de certaines décisions et le manque de constance avec nos partenaires internationaux, risquent de faire capoter tous les acquis du Maroc. Pour preuve, en moins de deux ans, le Maroc a changé à trois reprises le cabinet de lobbying en charge d’accompagner la diplomatie marocaine dans le sérail européen. Le dernier chamboulement en date, le débarquement de ESL & Network European Affairs au profit du très controversé Cambre Associates nous apprend Maghreb Confidentiel dans le dernier numéro de sa lettre hebdomadaire. Cette inconstance, si elle est révélatrice d’une fébrilité de notre exécutif, elle est surtout annonciatrice d’un conflit au sein de ce dernier.

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