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Rencontre confirmée entre Biden et MBS en juillet en Arabie saoudite

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Le président américain Joe Biden rencontrera le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et des dirigeants de près d’une douzaine de pays lors d’un voyage au Moyen-Orient le mois prochain. L’information a été confirmée ce mardi par des sources officielles saoudiennes et américaines.

Le président américain Joe Biden se rendra en Arabie saoudite le mois prochain pour des entretiens bilatéraux et rencontrera le dirigeant de facto du pays, le prince héritier Mohammed ben Salmane, dans le cadre d’un itinéraire qui comprendra Israël et la Cisjordanie, a déclaré de hauts responsables de l’administration américaine.

«À l’invitation du Gardien des deux saintes mosquées… Le président des États-Unis d’Amérique se rendra au Royaume d’Arabie saoudite les 15 et 16 juillet 2022, au cours de laquelle il rencontrera le Gardien des deux saintes mosquées et SAR le prince héritier», a déclaré l’agence de presse officielle saoudienne.

«Au programme de la visite, le président Biden participera à un sommet conjoint, convoqué par le gardien des deux saintes mosquées, avec les dirigeants du Conseil de coopération du Golfe, le roi de Jordanie, le président égyptien et le premier ministre irakien», poursuit la même source.

Rétropédalage de Joe Biden

Cette annonce de la rencontre entre Biden et MBS officialise la volte-face de président américain vis-à-vis de l’Arabie saoudite, qu’il considérait comme «un État paria» alors qu’il faisait campagne pour la présidence, après le meurtre en 2018 du journaliste Jamal Khashoggi.

Biden va enfoncer le clou en déclarant après son entrée à la Maison-Blanche, «qu’il s’engagerait auprès du roi Salman, et non du prince Mohammed, contrairement à l’ancien président Donald Trump».

Cependant, la hausse des prix du pétrole, l’inflation élevée et le désir de Washington de voir l’Arabie saoudite s’aligner sur sa position envers la Russie et la Chine ont contribué à alimenter des mois d’efforts diplomatiques visant à recadrer les liens.

«Alors que nous recalibrons les relations, nous ne cherchons pas à les rompre, car l’Arabie saoudite est un partenaire stratégique des États-Unis depuis huit décennies», a déclaré un haut responsable de l’administration Biden. «Nous partageons une multitude d’intérêts avec l’Arabie saoudite, qu’il s’agisse de contenir l’Iran, de lutter contre le terrorisme ou d’aider à protéger son territoire.» souligne la même source.

Neuf chefs d’États arabes à Djeddah

À Djeddah, Joe Biden rencontrera les chefs d’État des six membres du Conseil de coopération du Golfe – Arabie saoudite, Émirats arabes unis, Oman, Koweït, Qatar et Bahreïn – ainsi que les dirigeants de l’Égypte, de l’Irak et de la Jordanie.

Avant la visite, les pays de l’OPEP+ ont accepté d’accélérer la production de pétrole et l’Arabie saoudite a contribué à prolonger la trêve au Yémen. Ils ont promis davantage de développements dans les semaines à venir.

Israël-E.A.U-Inde : nouveau groupement diplomatique

Biden s’arrêtera en Israël, en Cisjordanie occupée et en Arabie saoudite au cours de sa visite du 13 au 16 juillet, où il se concentrera notamment sur la sécurité régionale et énergétique et sur le développement de l’intégration d’Israël dans la région, a déclaré Karine Jean-Pierre, porte-parole de la Maison Blanche.

Le président rencontrera des dirigeants israéliens et palestiniens et réitérera son soutien à une solution à deux États au conflit israélo-palestinien.

Biden tiendra également un sommet virtuel en Israël avec les dirigeants d’Israël, de l’Inde et des Émirats arabes unis dans ce que le haut fonctionnaire de l’administration a décrit comme un nouveau groupement diplomatique. Les Émirats arabes unis sont devenus le premier pays du Golfe à officialiser ses relations avec Israël lorsqu’ils ont accepté d’établir des liens diplomatiques complets avec l’État juif en 2020.

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