fbpx

Joe Biden

Israël : Bennett ouvre une autoroute électorale à Benny Gantz, l’ex-général que «personne ne déteste vraiment»

/

Alors que le couple Bennett-Lapid annonçait l’effondrement de leur coalition et la dissolution du Knesset, le ministre israélien de la Défense, Benny Gantz, était l’invité, ce lundi 20 juin, du Conseil d’Administration du «The Jerusalem Strategic Tribune», le média américain inédit fondé et présidé par le marocain Moulay Ahmed Charaï.

Ce n’est pas un hasard que Gantz a tenu à médiatiser «ce briefing» sur son compte Twitter. Cet ex-général que «personne ne déteste vraiment», s’érige désormais comme l’homme politique israélien suffisamment armé pour faire barrage à Netanyahu.

Et, ce qui devait arriver finalement arriva, le destin inéluctable, le couperet de la crise politique ouverte, l’effondrement de la coalition gouvernementale Bennett-Lapid et la dissolution du parlement, la Knesset.

Ce fut d’ailleurs la coalition la plus improbable de toute l’Histoire d’Israël réunie autour de même objectif: «le tout sauf Bibi» (Bibi, surnom de Benjamin Netanyahu). Elle (la coalition) a tenté, selon Bennett, «d’instaurer une gouvernance éclairée et de rétablir le sentiment de dignité nationale avec les huit partis qui la formaient», jusqu’à ce qu’il décide de la sacrifier sur l’autel de la vengeance.

La nuit des longs couteaux pour Bennett

La Société de radiodiffusion publique israélienne KAN a commenté la décision surprise de la dissolution de la Knesset dans un article au titre lapidaire : «La nuit des longs couteaux pour Bennett, l’opportunité inespérée pour Lapid».

«Bennett a sorti de longs couteaux aujourd’hui, tout a été arraché», écrit le journaliste de KAN, Michael Shemesh. «Tous les rebelles et tous ceux qui ont cligné un instant des yeux sur la possibilité de quitter le gouvernement, y sont passés».

Selon la même source, Naftali Bennett a visé en premier lieu celle qui avait donné le premier coup de semonce pour la coalition gouvernementale, la ministre de l’Intérieur et la numéro 2 de son parti, Ayelet Shaked.

«Le premier ministre a choisi le jour où cette dernière s’envolait pour le Maroc pour faire son annonce de dissolution du parlement» a-t-il affirmé.

«Elle ne savait pas quel accueil allait-on lui réserver dans ce pays chaud (Maroc, ndlr). Une telle cruauté n’existe qu’en politique» souligne le journaliste.

Et de poursuivre : «Bennett est furieux de la conduite de ses partenaires. Aujourd’hui, l’annonce de la dissolution du parlement a pris des tournures de vengeance froide et douce contre Ayelet Shaked, Abir Kara et Nir Orbach», écrit Shemesh.

Bennett a menée une bataille sanglante jusqu’à la dernière minute, révèle la même source. Il en est sorti meurtri et blessé. Bennett s’est senti trahi et humilié, et aucun des membres de son parti – à l’exception de Matan Kahana – n’a été mis au courant des manœuvres, révèle l’article de KAN. Bennett est furieux de la conduite de ses partenaires, de leurs négociations avec le Likoud, de leur discours sur la dissolution du gouvernement et surtout du fait qu’ils n’ont pas accepté un seul instant le fait qu’il soit Premier ministre.

«Un seul coup de fil, puis plus de gouvernement, plus d’élections, plus de parti, plus de contacts, plus de promesses, plus de premier ministre, tout le monde s’est retrouvé sans rien» dramatise le journaliste.

Opportunité inespérée pour Lapid

«Jamais Yair Lapid n’aurait été élu Premier ministre d’Israël», assure Michael Shemesh. Plus de dix ans et d’innombrables tours d’élections l’ont prouvé : l’électeur israélien ne s’intéresse pas à lui comme premier ministre.

Lapid ne s’est pas «porté candidat au poste de Premier ministre», c’est juste un concours de circonstance. Bennett qui s’est interdit toute entourloupe ou coup bas contre son partenaire, lui offre ainsi l’opportunité de sa vie on lui permettant d’assurer le poste de premier ministre.

En effet, selon l’accord de rotation entre Bennett et Lapid, dès que la Knesset sera dissoute et que des élections seront organisées, Lapid deviendra le Premier ministre par intérim.

Lapid continuera également à être ministre des affaires étrangères, tandis que Bennett deviendra le premier ministre suppléant et occupera le dossier de l’Iran dans le gouvernement intérimaire. Bien que des sources proches du Premier ministre affirment qu’il envisage de se retirer complètement de la politique.

Gantz invité spécial du Conseil d’administration du «The Jerusalem Strategic Tribune»

Le ministre de la Défense, Benny Gantz, était l’invité d’un «briefing» organisé avec le conseil d’administration de «The Jerusalem Strategic Tribune» à la Knesset, ce lundi 20 juin. Gantz était accompagné de la ministre de l’Innovation, des Sciences et de la Technologie, Orit Farkash-Hacohen, de son chef de cabinet et de plusieurs députés du parti Bleu et Blanc.

La séance était organisée pour marquer la sortie du quatrième numéro du «The Jerusalem Strategic Tribune», une publication indépendante fondée et publiée par Ahmed Charai, président et PDG de Global Media Holding, un groupe d’édition et de radiodiffusion, et conseiller pour le Moyen-Orient à Washington.

Immédiatement après la rencontre, Benny Gantz publie sur son compte twitter sa photo avec M. Charai et les membres du Conseil de JST.

«C’était un plaisir de rencontrer le conseil d’administration du The Jerusalem Strategic Tribune pour une discussion sur les défis stratégiques, avec en tête l’agression régionale de l’Iran, ainsi que sur les possibilités de renforcer les alliances régionales avant la visite prévue du président américain Biden au Moyen-Orient». s’est-il félicité.

Pour sa part, Ahmed Charaï, cité par The Jerusalem Post, a déclaré lors de ce briefing que « la prochaine visite du président Biden en Israël et en Arabie saoudite constituera un jalon dans la diplomatie américaine pour les années à venir. Une visite qui représente peut-être la plus grande opportunité de sa présidence de réaliser un accomplissement positif et historique ».

M. Charai a ajouté que les accords d’Abraham ont un grand potentiel pour faire évoluer le Moyen-Orient pour le mieux et a déclaré que «la dynamique de normalisation induite par les accords d’Abraham pourrait enfin conduire l’État juif à coexister pleinement avec les Arabes dans toutes les dimensions : culture, science, santé, sport, affaires, armée, religion et diplomatie. Il est dans l’intérêt d’Israël et des États-Unis de réaliser cette intégration

Malgré le soutien de longue date des partis ultra-orthodoxes au leader de l’opposition Benjamin Netanyahou, la faction du Judaïsme unifié de la Torah pourrait se retrouver à soutenir un accord avec le leader du Kahol Lavan et actuel ministre de la défense Benny Gantz.

Dans une interview accordée à la radio de l’armée mardi, Uri Maklev, un député du parti ultra-orthodoxe Yahadout HaTorah et législateur de la coalition anti-Netanyahu, a mis en doute la capacité de Netanyahu à former un gouvernement alors qu’Israël se dirige vers sa cinquième élection en trois ans.

«Je ne pense pas que Netanyahu réussira à établir un gouvernement. J’espère que ce ne sera pas le cas, je ne veux pas ouvrir la bouche. Ce n’est pas une bonne chose. Mais si c’est le cas, nous parlons dans quatre ou cinq mois encore, et qu’il ne réussit pas et que Gantz est capable de le mettre en place… Je pense qu’il peut aussi s’adapter aux partis de droite», a déclaré Maklev.

Par ailleurs, Benny Gantz compte maintenir son influence sur l’armée. En effet, il a annoncé qu’il ne laisserait pas la crise politique actuelle empêcher la nomination d’un chef militaire permanent.

Le ministre de la Défense Benny Gantz, rapporte i24News, a expliqué sa décision d’accélérer le processus de nomination du prochain commandant des Forces de défense israéliennes comme une tentative d’éviter que l’armée ne soit entraînée dans la tourmente politique du pays.

«Je ne permettrai pas que les forces de Tsahal deviennent prisonnières du système politique», a déclaré Benny Gantz lors d’une récente conversation privée, selon la chaine de télévision Channel 12.

Cette determination de Gantz de nommer le commandant de l’armée est de l’avis d’observateurs une manière de couper l’herbe sous les pieds de Netanyahu qui avait façonner les hauts responsables de la sécurité israélienne.

Enfin, dans le cadre de la visite de Joe Biden au Moyen Orient, qui donnerait le feu vert à l’intronisation de Mohammed ben Salmane et la création d’une nouvelle alliance régionale, Benny Gantz se positionne comme la personne clé à même d’accompagner l’inexorable bouleversement de la géostratégie mondiale.

Gantz prend de la hauteur et le fait savoir : « L’année dernière, avec mes collègues du Pentagone et de l’administration, nous avons promu un vaste programme visant à renforcer la coopération entre Israël et les pays de la région sous les auspices américains. Ce plan est déjà opérationnel et a contrecarré les tentatives iraniennes de défier Israël et d’autres pays du Moyen-Orient» s’est-il félicité sur Twitter.

Puis, il ne cache plus ses ambitions politiques en annonçant, ce mardi, dans une allocution devant les partisans de son parti «Bleu et blanc» sa volonté de gagner les élections.

«Nous irons aux urnes la tête haute. Nous maintiendrons la sécurité, nous préserverons la société israélienne et nous continuerons à gérer le pays pour tous ses citoyens – ceux qui voteront pour nous et ceux qui ne voteront jamais pour nous. Telle est notre voie» s’est-il exclamé.

«J’entends des voix de désespoir, et je cherche à faire entendre des voix d’espoir – on peut gagner et rester ensemble, et on doit gagner et rester ensemble», a scandé Benny Gantz.

Ayelet Shaked au Maroc, un évènement en Israël

Ayelet Shaked n’est pas uniquement la ministre de l’Intérieur d’Israël et figure de l’ultranationalisme israélien. Elle est celle par qui le processus de la dissolution du parlement de son pays s’est enclenché.

La femme de fer israélienne a fini par céder aux avances de Bibi et plaide désormais pour la constitution d’un gouvernement de droite alternatif dirigé par le Likoud de Netanyahu.

Ce contexte a fait de la visite de Shaked à Rabat, un évènement de taille à Tel-Aviv. Tous les yeux étaient rivés sur celle qui a fait sauter la coalition de son compagnon d’arme Naftali Bennett.

Interrogée sur les rebondissements de la décision du premier ministre de la dissolution de la Knesset, Ayelet Shaked a répondu dans un ton ironique depuis Rabat : «J’ai entendu dire que certaines choses se passent en Israël. Je continue cette visite comme si de rien n’était. J’ai une mission, celle de faire venir des travailleurs étrangers en Israël pour les domaines des soins infirmiers et de la construction

Shaked est arrivée lundi au Maroc, où elle a rencontré son homologue, ministre de l’Intérieur Abdelouafi Laftit et le Chef de la diplomatie, Nasser Bourita.

Rencontre confirmée entre Biden et MBS en juillet en Arabie saoudite

//

Le président américain Joe Biden rencontrera le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et des dirigeants de près d’une douzaine de pays lors d’un voyage au Moyen-Orient le mois prochain. L’information a été confirmée ce mardi par des sources officielles saoudiennes et américaines.

Le président américain Joe Biden se rendra en Arabie saoudite le mois prochain pour des entretiens bilatéraux et rencontrera le dirigeant de facto du pays, le prince héritier Mohammed ben Salmane, dans le cadre d’un itinéraire qui comprendra Israël et la Cisjordanie, a déclaré de hauts responsables de l’administration américaine.

«À l’invitation du Gardien des deux saintes mosquées… Le président des États-Unis d’Amérique se rendra au Royaume d’Arabie saoudite les 15 et 16 juillet 2022, au cours de laquelle il rencontrera le Gardien des deux saintes mosquées et SAR le prince héritier», a déclaré l’agence de presse officielle saoudienne.

«Au programme de la visite, le président Biden participera à un sommet conjoint, convoqué par le gardien des deux saintes mosquées, avec les dirigeants du Conseil de coopération du Golfe, le roi de Jordanie, le président égyptien et le premier ministre irakien», poursuit la même source.

Rétropédalage de Joe Biden

Cette annonce de la rencontre entre Biden et MBS officialise la volte-face de président américain vis-à-vis de l’Arabie saoudite, qu’il considérait comme «un État paria» alors qu’il faisait campagne pour la présidence, après le meurtre en 2018 du journaliste Jamal Khashoggi.

Biden va enfoncer le clou en déclarant après son entrée à la Maison-Blanche, «qu’il s’engagerait auprès du roi Salman, et non du prince Mohammed, contrairement à l’ancien président Donald Trump».

Cependant, la hausse des prix du pétrole, l’inflation élevée et le désir de Washington de voir l’Arabie saoudite s’aligner sur sa position envers la Russie et la Chine ont contribué à alimenter des mois d’efforts diplomatiques visant à recadrer les liens.

«Alors que nous recalibrons les relations, nous ne cherchons pas à les rompre, car l’Arabie saoudite est un partenaire stratégique des États-Unis depuis huit décennies», a déclaré un haut responsable de l’administration Biden. «Nous partageons une multitude d’intérêts avec l’Arabie saoudite, qu’il s’agisse de contenir l’Iran, de lutter contre le terrorisme ou d’aider à protéger son territoire.» souligne la même source.

Neuf chefs d’États arabes à Djeddah

À Djeddah, Joe Biden rencontrera les chefs d’État des six membres du Conseil de coopération du Golfe – Arabie saoudite, Émirats arabes unis, Oman, Koweït, Qatar et Bahreïn – ainsi que les dirigeants de l’Égypte, de l’Irak et de la Jordanie.

Avant la visite, les pays de l’OPEP+ ont accepté d’accélérer la production de pétrole et l’Arabie saoudite a contribué à prolonger la trêve au Yémen. Ils ont promis davantage de développements dans les semaines à venir.

Israël-E.A.U-Inde : nouveau groupement diplomatique

Biden s’arrêtera en Israël, en Cisjordanie occupée et en Arabie saoudite au cours de sa visite du 13 au 16 juillet, où il se concentrera notamment sur la sécurité régionale et énergétique et sur le développement de l’intégration d’Israël dans la région, a déclaré Karine Jean-Pierre, porte-parole de la Maison Blanche.

Le président rencontrera des dirigeants israéliens et palestiniens et réitérera son soutien à une solution à deux États au conflit israélo-palestinien.

Biden tiendra également un sommet virtuel en Israël avec les dirigeants d’Israël, de l’Inde et des Émirats arabes unis dans ce que le haut fonctionnaire de l’administration a décrit comme un nouveau groupement diplomatique. Les Émirats arabes unis sont devenus le premier pays du Golfe à officialiser ses relations avec Israël lorsqu’ils ont accepté d’établir des liens diplomatiques complets avec l’État juif en 2020.

New York : État d’urgence en raison de la pénurie nationale de lait infantile

/

Le maire de la ville de New York, Eric Adams, a signé aujourd’hui un décret déclarant l’état d’urgence lié à la pénurie d’approvisionnement en lait infantile. Ce décret habilite le département de la protection des consommateurs et des travailleurs de la ville de New York à empêcher les pratiques frauduleuses en matière de prix des préparations pour nourrissons.

Cette initiative intervient alors que les États-Unis sont aux prises avec une pénurie nationale de lait en poudre pour nourrissons, qui résulte du rappel volontaire et de la fermeture temporaire d’une usine d’Abbott Nutrition, l’un des plus grands fournisseurs de lait en poudre du pays.

«La pénurie de lait maternisé à l’échelle nationale a causé une douleur et une anxiété inimaginables aux familles de New York – et nous devons agir de toute urgence», a déclaré le maire Adams.

«Ce décret d’urgence nous aidera à sévir contre tout détaillant cherchant à tirer profit de cette crise en augmentant les prix de ce produit essentiel. Notre message aux mères et aux familles en difficulté est simple : Notre ville fera tout ce qui est en son pouvoir pour vous aider pendant cette période difficile.»

«La pénurie nationale de lait infantile fait du mal aux parents et aux familles de notre ville à un moment où nous sommes tous encore sous le choc de la crise de ces deux dernières années», a déclaré Anne Williams-Isom, maire adjointe chargée de la santé et des services sociaux.

«Ce décret permettra à toutes nos agences d’utiliser tous les outils dont elles disposent pour fournir des préparations pour nourrissons à ceux qui en ont besoin et veiller à ce que nos plus jeunes New-Yorkais restent dans la ville.»

«Alors que la pénurie nationale de lait infantile se joue au niveau local, nous utilisons les outils à notre disposition pour protéger les consommateurs et les familles qui travaillent», a déclaré l’adjointe au maire chargée du développement économique et de la main-d’œuvre, Maria Torres-Springer.

«Les mesures que nous prenons avec cette déclaration d’urgence et cet ordre exécutif envoient un message clair à tous les acteurs sans scrupules qui pourraient essayer de profiter de cette situation : pas dans la ville de New York.»

40% des détaillants en rupture de stock

À l’échelle nationale, plus de 40 % des grands détaillants sont en rupture de stock de lait pour nourrissons, dont 43 % des détaillants de la région des trois États, selon les estimations les plus récentes.

Au début de la semaine, le président américain Joe Biden a invoqué la loi sur la production de défense pour demander aux fournisseurs d’ingrédients de lait infantile de donner la priorité aux livraisons aux fabricants de lait infantile.

Le président Biden a également annoncé la création de l’opération Fly Formula, qui ordonne au ministère américain de la Santé et des Services sociaux et au ministère américain de l’Agriculture d’importer des préparations pour nourrissons de l’étranger, à condition qu’elles répondent aux normes de santé et de sécurité américaines.

La Russie va payer sa dette extérieure en roubles

//

La Russie envisage de rembourser sa dette extérieure en roubles après que les États-Unis ont bloqué les dernières tentatives de Moscou de régler en dollars.

Avec Agences

Au lendemain de la décision de Washington de mettre fin à une exemption permettant à Moscou de payer ses dettes en dollars, le président de la Douma annonce ce mercredi que la Russie effectuera les paiements aux détenteurs d’obligations du pays en roubles.

«Les États-Unis veulent créer des problèmes pour Moscou en interdisant artificiellement les paiements en dollars pour le service de la dette extérieure de la Russie, mais le pays effectuera des paiements en roubles», a déclaré mercredi le président de la Douma d’État Viatcheslav Volodine, ajoutant que la Russie dispose de tous les fonds nécessaires.

«Premièrement, il y a tous les fonds nécessaires pour les paiements. Deuxièmement, les paiements seront effectués en roubles. Il s’agit d’un choix calculé par les États-Unis, qui ont eux-mêmes interdit les paiements en dollars. Le rouble s’est notablement renforcé aujourd’hui, et en ce sens, l’environnement de marché est bon pour nous», a-t-il écrit sur sa chaîne Telegram.

«Nous avons l’expérience des règlements mutuels en roubles. Les contrats gaziers l’ont montré, alors que les États-Unis et leurs satellites soutenant de telles décisions devraient s’habituer au rouble», a souligné M. Volodin.

Pousser la Russie au défaut de payement

La licence générale du département du Trésor américain autorisant la Russie à effectuer des paiements sur le service de sa dette souveraine a expiré mercredi. L’agence fédérale a déclaré mardi qu’elle ne prolongerait pas la dérogation accordée en mars, qui avait permis à Moscou de continuer à payer les intérêts et le principal et d’éviter un défaut sur sa dette publique.

En place depuis le début des sanctions occidentales contre la Russie, en représailles à la guerre en Ukraine, cette exemption avait permis à Moscou d’échapper au défaut de paiement.

Elle avait été décidée par Washington pour « permettre une transition ordonnée et aux investisseurs de vendre leurs titres », avait expliqué la secrétaire américaine au Trésor Janet Yellen la semaine dernière. La ministre de Joe Biden avait alors indiqué que cette exemption prendrait « probablement » fin.

La Russie ne pouvait déjà plus plus rembourser sa dette avec des dollars détenus dans des banques américaines, dans le cadre des sanctions renforcées prises par les Etats-Unis le 5 avril.

La gouverneure de la banque centrale russe, Elvira Nabioullina, avait reconnu le 29 avril que Moscou était confrontée à des « difficultés de paiements » mais elle s’était refusée à parler de défaut de paiement potentiel.

La dette extérieure de la Russie représente, selon son ministère des Finances, environ 4 500 à 4 700 milliards de roubles (quelque 78 à 81 milliards de dollars au taux actuel), soit 20 % de la dette publique totale.

Ahmed Charaï : Les États-unis doivent chercher à comprendre pourquoi 100 nations n’ont pas soutenu l’Ukraine à l’ONU

//

L’Assemblée générale des Nations unies s’est réunie le 7 avril dernier, pour la troisième fois depuis le début de la guerre en Ukraine, pour adopter une nouvelle résolution qui suspend la Russie du Conseil des droits de l’homme de l’ONU. Si le monde occidental a largement condamné l’invasion russe, voire a pris de sévères sanctions contre Moscou, Vladimir Poutine n’est pas pour autant totalement isolé dans le conflit. En effet, 100 États sur 193 ont préféré ne pas soutenir le dernier vote onusien. Un phénomène peu commenté par la communauté internationale, probablement du fait que les pays concernés sont africains, arabes et asiatiques.

Dans le vacarme des bruits de bottes qui sature l’atmosphère fébrile de la guerre, une voix marocaine s’est levée pour attirer l’attention sur le déni occidental face à cette unité de l’ONU qui se fissure. Dans une tribune publiée sur la plateforme de réflexion et d’analyse américaine «The Jerusalem Strategic Tribune», Ahmed Charaï estime que la stratégie adoptée par les dirigeants occidentaux dans le conflit ukrainien favorise davantage l’émergence d’un désordre mondial. L’éditorialiste fustige le réflexe de vouloir condamner systématiquement les nations qui se sont abstenues de voter contre la Russie. «Les États-unis doivent chercher à comprendre pourquoi ces nations ont pensé que s’abstenir de voter était leur meilleure option» a-t-il souligné.

«Dans le siège emblématique de l’ONU à New York, le monde a voté au sujet de la plus grande invasion de la Russie depuis la Seconde Guerre mondiale – révélant les fractures et les fissures du soutien mondial à la démocratie», ainsi qa entamé Ahmed Charaï sa tribune publiée sur le journal américain «The Jerusalem Strategic Tribune», pour laquelle il a choisi le titre : «Nouveau désordre mondial : Ce que le vote de l’ONU sur la Russie révèle réellement sur la politique mondiale».

La suspension de la Russie du Conseil des droits de l’homme des Nations unies était techniquement la question soumise aux délégués. Mais chaque diplomate savait qu’il s’agissait en réalité d’un vote contre l’agression russe en Ukraine, nuance l’éditorialiste.

M. Charaï affirme que le résultat du vote a révélé la fragilité du consensus en faveur de la démocratie et de l’autodétermination. Car seuls 93 États (sur 193) ont voté en faveur du retrait de la Russie du comité des droits de l’homme, et donc de la condamnation de ses actions contre son voisin plus petit et plus faible

«Vingt-quatre autres pays (dont la Chine) ont voté en faveur de la Russie», précise-il. Et d’ajouter : «Plus inquiétant encore, 58 pays se sont abstenus, refusant de prendre parti dans ce que beaucoup considèrent comme un duel entre les grandes puissances».

M. Charaï souligne que le reste des pays craignent que les prix de l’énergie, des denrées alimentaires et des engrais ne continuent à grimper si le conflit s’intensifie. La Russie et l’Ukraine étant d’importants producteurs de pétrole, de gaz, de blé et de fertilisants, des produits vitaux pour les pays en développement.

«C’est une question de vie ou de mort. La peur et la nourriture sont plus importantes pour de nombreux pays en développement que les idéaux démocratiques», insiste l’éditorialiste, avant de faire le constat suivant : «Les décideurs américains et européens devront faire face à une dure vérité : si la Russie est isolée sur le plan diplomatique, elle n’est pas totalement seule, et de nombreux pays ne sont pas du côté de l’Ukraine et de ses espoirs démocratiques».

M. Charaï, souligne le fait que ce n’est pas par ignorance que les délégués de l’ONU se sont abstenus, mais que les grands idéaux et le désespoir des ukrainiens n’ont rien pu faire face la dure réalité économique et politique de ces pays.

«La vue depuis les décombres de la banlieue de Kiev n’est pas pleine d’espoir. Les dirigeants démocratiquement élus de l’Ukraine savent qu’ils peuvent être capturés, blessés ou tués. Et ils savent aussi que l’histoire des sanctions, l’arme de prédilection de la coalition occidentale, montre qu’elles échouent presque toujours à dompter les envahisseurs. Tous ces faits étaient connus des délégués de l’ONU. En effet, ils les auraient entendus directement de la bouche des diplomates ukrainiens. Mais les grands idéaux et le désespoir réel ne les ont pas fait bouger», constate-t-il.

Les raisons pour lesquelles 100 nations ont décidé de ne pas soutenir l’Ukraine lors du vote des Nations unies

Ahmed Charaï a regroupé les 100 nations qui ont décidé de ne pas soutenir l’Ukraine lors du vote des Nations unies en cinq groupes : 1) Afrique; 2) Amérique latine; 3) Chine; 4) Inde; 5) Pays arabes et Israël.

Pour chaque groupe, l’éditorialiste a apporté avec précision les considérations endogènes et exogènes qui ont poussé à cette prise de distance vis-à-vis le conflit ukrainien.

1. Afrique

En Afrique, la Russie a noué des relations de longue date avec la Libye, la République démocratique du Congo et le Mali, et déploie souvent un schéma postcolonial, qui suggère que la Russie soutient les nations indépendantes et émergentes par rapport à leurs anciens colonisateurs. Cette ligne rhétorique est une continuation du thème promu à l’époque de l’Union soviétique, en particulier à partir des années 1950.

2. Amérique latine

En Amérique latine, une forme d’antiaméricanisme parmi les classes instruites s’est traduite par une réticence à critiquer ouvertement Poutine. Ce phénomène est amplifié par les messages propagés ouvertement par Cuba et le Venezuela.

3. Chine

L’abstention initiale de la Chine est davantage perçue comme un signe d’embarras face aux visées belliqueuses de son partenaire russe, que comme une preuve de son intérêt pour un rapprochement avec l’Occident.

Dans les capitales occidentales, beaucoup veulent croire que Pékin a tout intérêt à ce que le cessez-le-feu intervienne rapidement, afin de ne pas entraver sa croissance économique. En réalité, la Chine ne voit aucune raison de mettre en colère la Russie, un important fournisseur de pétrole, de gaz et de charbon, d’autant plus que les nations occidentales découragent la production des combustibles fossiles dont la Chine a précisément besoin. Les cercles d’élaboration des politiques à Pékin ne sont pas peuplés d’idéalistes, et ses décisions sont invariablement intéressées et pragmatiques.

4. Inde

L’Inde, pour sa part, est un allié de longue date de la Russie, l’un de ses principaux fournisseurs d’armes. New Delhi estime qu’elle aura besoin de ces armes face au renforcement militaire chinois dans la région, ainsi que face aux problèmes non résolus avec le Pakistan.

5. Pays arabes & Israël

Les nations arabes n’ont pas l’intention d’abandonner leurs relations avec la Russie, qui s’est imposée comme une force avec laquelle il faut compter lorsqu’elle a sauvé le président syrien Bachar el-Assad par son intervention militaire, ni avec la Chine, le plus gros acheteur de pétrole et de gaz de l’Arabie saoudite et des Émirats arabes unis.

En effet, les dirigeants arabes sont mécontents de l’administration Biden pour son retrait précipité d’Afghanistan l’année dernière, ses négociations en cours avec le régime menaçant de l’Iran, et son laxisme face aux attaques terroristes et aux tirs de roquettes des Houthis au Yémen. Pour la première fois, les dirigeants arabes s’interrogent, publiquement, sur la viabilité du système politique américain et sur la cohérence de la politique étrangère américaine.

Sur le dossier nucléaire iranien, Israël, l’un des plus fermes alliés des Etats-Unis dans la région, craint que l’administration Biden ne veuille à tout prix conclure un accord avec le régime iranien sans tenir compte de l’impact possible sur l’agression régionale de Téhéran. Le ministre israélien de la défense a même appelé à la mise en place d’un «plan B solide» pour faire face au programme nucléaire iranien.

En conséquence, ni les Arabes ni les Israéliens n’étaient enthousiastes à l’idée de soutenir les États-Unis à l’ONU – même s’ils ont fini par s’aligner.

Pour la première fois, les dirigeants arabes s’interrogent, publiquement, sur la viabilité du système politique américain et sur la cohérence de la politique étrangère américaine.

Ahmed Charaï , The Jerusalem Strategic Tribune

Érosion de la défense de l’ordre mondial

Faute de pouvoir s’en prendre à l’un des cinq membres permanents du Conseil de sécurité, les pays occidentaux ont déportés les votes en Assemblée générale. Deux scrutins sans conséquence pratique sur la Russie ont pourtant révélé la fragilité de l’unité de l’ONU. Une fragilité à laquelle s’ajoute un autre constat qu’Ahmed Charaï a pointé du doigt : l’érosion de l’engagement des États-unis à défendre, maintenir et faire progresser l’ordre international .

«Ce qui s’érode depuis quelques années, c’est l’engagement des dirigeants américains à défendre, maintenir et faire progresser un ordre international dans lequel les États observent des règles et des normes communes, adoptent des systèmes économiques libéraux, renoncent aux conquêtes territoriales, respectent la souveraineté des gouvernements nationaux et adoptent des réformes démocratiques» a-t-il souligné.

Dans l’environnement mondial de plus en plus complexe d’aujourd’hui, poursuit le Directeur de publication, les États-Unis ne peuvent atteindre leurs objectifs qu’en «tirant parti de leur force grâce à une politique étrangère cohérente qui répond aux défis posés par la Russie et la Chine». Pour ce faire, les États-Unis doivent délibérément renforcer et cultiver des relations productives avec leurs alliés, partenaires et autres nations ayant des intérêts communs.

Dans son analyse M. Charaï, s’attarde sur le cas de la Chine, que Biden a érigé en priorité de son administration et que tous les observateurs s’accordent à dire qu’il s’agit du plus grand défi du siècle pour les américains. L’éditorialiste appelle à un dialogue stratégique constructif et à l’étude d’alternatives à l’influence de la Chine dans l’indo-pacifique.

«Les États-Unis doivent proposer des alternatives politiques, économiques et sécuritaires attrayantes à l’influence de la Chine dans la région indo-pacifique, en Afrique et au-delà. Parallèlement, Washington doit maintenir un dialogue stratégique productif avec Pékin, en communiquant clairement les préoccupations américaines et en s’efforçant de comprendre les intérêts et les objectifs chinois.» recommande-t-il.

Les États-unis doivent revoir leur copie

Les principes universels doivent être combinés à la réalité des perspectives des autres régions. Les dirigeants occidentaux doivent reconnaître que les dirigeants non occidentaux ne vivent pas seulement dans un autre endroit, mais qu’ils viennent d’un autre endroit intellectuellement, affirme M. Charaï.

Pour conforter ses propos, l’éditorialiste cite une déclaration de l’ancien ministre des Affaires étrangères américain Henry Kissinger qui s’était exprimé avec franchise à l’intention de Barack Obama, dans un billet publié sur les colonnes du Wall Street Journal en 2014, la veille d’un voyage de l’ancien président américain pour l’Europe.

Kissinger a écrit : « De vastes régions du monde n’ont jamais partagé la conception occidentale de cet ordre ( ordre mondial, ndlr) et n’y ont seulement consenti. Ces réserves deviennent à présent explicites, par exemple, dans la crise en Ukraine et le sud de la Mer de Chine. L’ordre établi et proclamé par l’Ouest [après la Seconde Guerre mondiale] se trouve à un tournant [.] La célébration des principes universels ont besoin d’aller de paire avec la reconnaissance de la réalité des histoires et des cultures des autres régions, ainsi que leurs points de vue en matière de sécurité».

Le vote de l’ONU a montré que les principes universels ne sont pas encore tout à fait universels. Plutôt que de condamner les nations qui se sont abstenues de voter contre la Russie, l’Amérique doit chercher à comprendre pourquoi elles ont pensé que s’abstenir de voter était leur meilleure option. Ensuite, l’Amérique doit indiquer clairement qu’elle soutient toujours l’État de droit et l’idéal de la démocratie et de blinder ses idéaux, conclut Ahmed Charaï sa tribune.


M. Ahmed Charai est le président-directeur général d’un groupe de médias et conseiller pour le Moyen-Orient aux États-Unis et à l’étranger. Il siège au conseil d’administration de nombreux groupes de réflexion et ONG, dont Atlantic Council, the International Center for Journalists, International Crisis Group, et le Jerusalem Institute for Strategy and Security. Ses articles sont parus dans des publications américaines et israéliennes de premier plan.

The Jerusalem Strategic Tribune (JST) est une plateforme de réflexion et d’analyse américaine co-fondée par Ahmed Charai en Aout 2021. Une plateforme qui se veut cosmopolite et et inclusive. Son conseil d’administration réuni républicains et démocrates américains, gauche et droite israélienne se côtoient aussi bien dans le conseil d’administration.

JST se veut une plateforme médiatique ouverte au grand public pouvant permettant la compréhension des relations américano-israéliennes.

JST parvient à attirer des contributeurs prestigieux à l’image de l’ancien Conseiller à la sécurité nationale d’Israël, Yaakov Amidror ; les anciens Sous-Secrétaires d’Etat américains à la Défense, Dov Zakheim et John Hamre ; l’ancien conseiller d’Obama sur les questions chinoises, Ryan Hass ; l’ancien directeur général du ministère singapourien des Affaires étrangères, Bilahari Kausikan…

L’inflation américaine atteint 8,5 % son plus haut niveau depuis plus de 40 ans.

//

L’inflation aux États-Unis a atteint un niveau jamais vu depuis plus de 40 ans, à savoir 8,5 % en mars par rapport au même mois de l’année précédente, en raison de la montée en flèche des coûts de l’énergie et des denrées alimentaires, des contraintes d’approvisionnement et de la forte demande des consommateurs.

Le département du travail américain a indiqué mardi que l’indice des prix à la consommation aux États-unis – qui mesure ce que les consommateurs paient pour les biens et les services – a augmenté le mois dernier à son rythme annuel le plus rapide depuis décembre 1981, contre un taux annuel de 7,9 % en février. La hausse des prix a été implacable, avec six mois consécutifs d’inflation supérieure à 6 %, ce qui dépasse largement l’objectif de 2 % de la Réserve fédérale.

L’invasion de l’Ukraine par la Russie a entraîné une flambée des prix du pétrole et de l’essence en mars. Les prix de l’énergie ont augmenté de 11 % en mars par rapport au mois précédent, selon le ministère. Les prix des produits alimentaires se sont accélérés en mars, augmentant de 1,5 % par rapport au mois précédent, tandis que la hausse des coûts des repas au restaurant s’est modérée.

Approvisionnement, Ukraine et Covid en Chine

«Nous observons une forte dynamique d’inflation dans tous les domaines, tant pour les biens que pour les services», a déclaré au Wall Street Journal Blerina Uruci, économiste américaine chez T. Rowe Price Group Inc. Uruci a souligné que les contraintes de la chaîne d’approvisionnement continuent de pousser les prix à la hausse, à l’exception d’un allègement des coûts pour les voitures d’occasion.

«Pour moi, c’est un voyant rouge», affirme l’économiste. «L’autre voyant rouge est l’invasion de l’Ukraine par la Russie et la montée du Covid en Chine. Ceux-ci posent des risques que la soi-disant normalisation des chaînes d’approvisionnement prenne plus de temps à se concrétiser.»

Le voyage et l’automobile en constante hausse

Les tarifs des compagnies aériennes ont bondi de 10,7 % en mars par rapport à février, s’accélérant au fur et à mesure que la demande de voyages se rétablissait après la dernière vague de Covid-19. Les prix des voyages aériens étaient 23,6 % plus élevés qu’il y a un an.

Le rebond de la demande de voyages, de restaurants et d’autres services à la suite de la diminution des cas de Covid-19 est également à l’origine de la hausse des prix, et pourrait s’amplifier à mesure que les vacances d’été stimulent les dépenses de loisirs. Une hausse constante des coûts du logement, qui représentent près d’un tiers de l’IPC, ajoute également à la pression inflationniste.

Les prix de l’automobile, qui ont alimenté une grande partie de la poussée inflationniste, ont diminué en mars. Les prix des véhicules d’occasion ont baissé de 3,8 % le mois dernier par rapport à février, mais ils étaient encore en hausse de 35,3 % par rapport à l’année précédente. Les prix des véhicules neufs ont ralenti sur une base mensuelle, augmentant de 0,2 % en mars par rapport au mois précédent. Toutefois, l’augmentation de 12,5 % sur 12 mois a été la plus forte depuis 1975.

Tensions sur le marché du travail

La persistance de la hausse des prix intervient alors que l’économie américaine est forte et que le marché du travail reste tendu. Les employeurs américains ont créé 431 000 emplois en mars, soit le 11e mois consécutif où les gains sont supérieurs à 400 000, ce qui constitue la plus longue période depuis le début des statistiques en 1939.

Les taux d’inflation élevés et en hausse ont accru la pression sur la Fed pour qu’elle continue à relever les taux d’intérêt cette année afin de réduire les pressions sur les prix. La banque centrale a relevé son taux de référence en mars pour la première fois depuis 2018.

Avec une forte croissance de l’emploi et une inflation bien supérieure à l’objectif de la Fed, de nombreux responsables de la Fed ont indiqué qu’ils pourraient soutenir une hausse des taux d’un demi-point de pourcentage – au lieu du traditionnel quart de point – lors de leur prochaine réunion début mai.

Énergie et denrées alimentaires

Les prix de l’énergie ont grimpé en flèche début mars, l’invasion de l’Ukraine par la Russie ayant fait grimper les prix du pétrole brut. Bien que les prix de l’essence aient légèrement baissé ces dernières semaines, ils restent proches des records.

L’inflation des denrées alimentaires fait également grimper la facture d’épicerie des consommateurs. En mars, les prix de la viande aux États-unis ont augmenté de 14,8 % par rapport à l’année précédente, les hot-dogs et les viandes à déjeuner ayant connu la hausse la plus rapide depuis 1979. Les prix des céréales pour petit-déjeuner ont augmenté de 9,2 % l’année dernière, soit la plus forte hausse depuis 1989. La crise ukrainienne risque d’accentuer la pression au cours des prochains mois en raison des perturbations de la production mondiale de blé et d’engrais.

Le poids de la hausse des prix pourrait déclencher un repli de la consommation, a déclaré Richard F. Moody, économiste en chef de Regions Financial Corp. Les dépenses de consommation ont ralenti en février, augmentant de 0,2 % par rapport à janvier, mais elles restent fortes, avec une hausse de 13,7 % par rapport au même mois en 2021.

«Il y a un élément de choc des prix lorsque les gens font le plein ou vont à l’épicerie. Les ménages à revenus faibles et moyens doivent déjà faire des choix sur ce qu’ils achètent parce qu’ils doivent payer beaucoup plus pour la nourriture et l’énergie», a déclaré Richard Moody.

Source WJS

Exclusif : Gaia Energy blacklistée par l’Algérie suite à son rapprochement avec l’israélien Gandyr

Le président Abdelmadjid Tebboune a saisi son ministre de l’Energie et des Mines et les responsables de la Sonatrach pour «proscrire» toute collaboration avec la filiale algérienne de la société marocaine GAIA Energy qui opère dans les énergies renouvelables. Le motif de cette missive du palais d’El Mouradia est l’entrée de la filiale du groupe israélien Gandyr dans le capital de Gaia Energy Maroc. L’information émane d’une source interne de la Sonatrach qui a fait fuiter la correspondance électronique.

Le va-t-en guerre américain en Ukraine est entrain de bouleverser toute la géostratégie au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. Dans sa guerre d’usure contre le camp de l’Est, la Maison Blanche sacrifie ses alliances classiques et cherche à en créer de nouvelles dans le seul but d’isoler l’adversaire sino-russe.

En effet, depuis le mauvais signal de la réhabilitation des Talibans et la sortie chaotique des soldats américains d’Afghanistan, nous assistons à un regroupement hétéroclite de nations autour d’intérêts sécuritaires et économiques et contre les menaces de la nouvelle politique étrangère de l’hyperpuissance américaine qui occulte la géographie et l’histoire.

L’Algérie, la Tunisie, la Libye et l’Egypte constituent pour les stratèges de Joe Biden, à savoir Jake Sullivan, William Burns et Antony Blinken, le nouveau bloc d’Afrique du Nord dont la fonction stratégique est le contrôle du marché gazier mondial. Un bloc satellite à celui du Moyen-Orient composé quand à lui du Qatar, de l’Iran et de l’Irak que Washington espère stabiliser grâce à la signature d’un accord sur le nucléaire iranien.

Ce front que façonne l’administration Biden depuis son installation a suscité la formation d’une nouvelle alliance cimentée par les accords d’Abraham et les menaces de la politique américaine. Laquelle alliance réuni le Maroc, Israël, les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite.

Algérie, pression intenable

Contrairement à l’Egypte, l’Algérie a du mal à gérer la pression internationale et les enjeux géostratégiques lourds objets de la guerre froide entre les camps de l’Est et de l’Ouest. Et pour cause, historiquement et depuis son indépendance, la coopération militaire est au cœur des relations entre Moscou et Alger. Tandis, que le secteur énergétique a toujours été contrôlé par Washington.

En effet, l’armée algérienne continue à être sous influence russe, à l’image de son chef d’état-major, Saïd Chengriha, formé à l’académie russe de Vorochilov, au moment où tous les dirigeants de la Sonatrach sont des ingénieurs formés aux États-Unis.

La guerre en Ukraine est un véritable cauchemar pour le régime militaire totalitaire algérien éreinté par les fronts internes et externes, de la déconfiture de l’économie du pays, au Hirak de 2019, passant par les succès diplomatiques éclatants du Royaume du Maroc.

D’autant plus que le régime se sent de plus en plus menacé par : 1) les énormes gisements gaziers découverts dans la Méditerranée de l’Est et dans le delta du Nil en Égypte, non encore exploitées; 2) les ambitions sérieuses du Maroc dans le secteur des hydrocarbures notamment avec le gazoduc Afrique atlantique; 3) la crise alimentaire mondiale; 4) la nouvelle alliance géopolitique entre Rabat et Madrid.

Dans ce contexte très complexe, l’Algérie manoeuvre dans la douleur, en usant tantôt du dossier du Sahara marocain, tantôt de la cause palestinienne et surtout de l’approvisionnement en gaz pour l’Europe. Si le pays réussi à arracher quelques victoires, il s’est trouvé par contre dos au mur face à l’Arabie saoudite, véritable centre d’influence arabo-musulman et «Market Maker» mondial des hydrocarbures fossiles.

Dans le deal proposé par l’administration Biden, Alger trouve son compte dans la reconnaissance d’un rôle par défaut dans la guerre du gaz russe, dans le rapprochement avec l’Iran, allié historique de Poutine et surtout dans l’alliance avec l’Egypte, un pays qui constitue une véritable menace sur le moyen et long terme pour son régime.

En effet, l’Egypte d’Al-Sissi est d’abord un futur géant du gaz qui de plus, à des intérêts stratégiques et de sécurité nationale en Libye. Le pays est autant important pour l’Arabie saoudite, que pour le États-unis et encore plus pour Israël.

Le dossier égyptien semble avoir été au menu des entretiens entre les responsables algériens et le secrétaire d’État américain Antony Blinken, à l’occasion de sa dernière visite le 30 Mars.

Pour preuve, au lendemain de la rencontre Tebboune-Blinken, le vice-Président Business Development & Marketing de la Sonatrach Fethi Arabi, considéré comme la boîte noire de son président Taoufik Hakkar, a demandé expressément aux membres du Comex, le Vice-Président Liquéfaction et Séparation, Nasreddine Fatouhi, le Vice-Président Transport Par Canalisation, Melaika Amine, le Vice-Président Raffinage et Pétrochimie, Batouche Boutouba, le Vice-Président Exploration – Production, Mohamed Slimani et à la Vice-Président Commercialisation Fatiha Neffah, de préparer avant le 05 avril 2022, un dossier détaillé sur les axes de coopérations avec LeCaire.

Dans le courrier électronique fuité par une source interne de la Sonatrach, Fethi Arabi évoque une importante «échéance bilatérale» dans les hydrocarbures entre l’Algérie et l’Egypte.

Gaia Energy blacklistée

Le revirement historique de l’Espagne en faveur du Maroc sur le dossier du Sahara a finit par détruire toute la doctrine du régime algérien qui en a fait son fonds de commerce de politique interne et étrangère depuis plus de quarante ans.

La neutralité négative de l’Espagne, ancien colonisateur, sur le dossier du Sahara n’était plus tenable surtout après la fermeture du gazoduc Maghreb Europe (GME). Une erreur de calcul d’Alger, car elle a poussé Madrid a diversifié son approvisionnement en hydrocarbures et se libérer de facto du chantage algérien.

En signe de représailles, Alger s’est attaqué à une entreprise marocaine, GAIA Energy opérant dans les énergies propres, depuis 2015 sur le sol algérien à travers une filiale détenue à 51% par un ressortissant local.

Dans un email envoyé le dimanche 27 mars 2022, dont nous détenons une copie, l’avocat du groupe Sonatrach, Bourbia Noureddine, a appelé l’ensemble des directeurs de la société pétrolière à arrêter toute relation avec la filiale algérienne de la société marocaine GAIA Energy.

«Nous vous informons que les services de la présidence de la République, ont saisi Monsieur le Ministre de l’Energie et des Mines au sujet de la société GAIA Energy, leader dans les énergies nouvelles et renouvelables (ENR), représentée en Algérie par son bureau de liaison créée en novembre 2015 et ayant siège sociale à Hydra» a-t-il écrit.

Et de poursuivre : «Le 24 février 2022, la société « israélienne » Marom Energy relevant du Groupe « israélien » Gandyr Energy a opéré une acquisition de (30%) du capital de la société GAIA Energy dont le président ZENIBER Mounir, actionnaire de GAIA Energy – Bureau de liaison -Algérie.»

«A cet effet, nous vous demandons de bien vouloir nous faire part, dans les plus brefs délais possibles, de tout contact où échange effectué par vos structures respectives avec la société Gaia Energy et/ou ses représentants et de proscrire à l’avenir toute relation de quelque nature qu’elle soit avec celle-ci»

«Il importe de vous informer que le délai de réponse qui nous est accordé, est fixé au plus tard le 29/03/2022» a-t-il conclu.

Ces directives ont été adressées aux responsables suivants :

  • Directeur de la Division Production, Taleb Saadi Messaoud,
  • Directeur de l’exploitation, Mourad Beldjehem,
  • Directeur de la division exploration, Badji Rabie,
  • Directeur de Division Promotion et Valorisation du Domaine Minier Hydrocarbures, Djidjeli Mahmoud,
  • Directeur des Opérations d’Exploration, Farid Belhamèche,
  • Directeur de la Division laboratoires/Activité Exploration et Production, Djamel Zeriri,
  • Directeur Finances, Mohamed Terra,
  • Chef Département Sécurité Industrielle, Ghrenoug Faouzi.

Il faut dire que l’annonce en grande pompe de l’opération de rapprochement entre les deux sociétés a eu un échos mondial. Il s’agit du plus gros investissement privé israélien au Maroc depuis la signature de l’accord tripartite entre les deux pays et les États-unis. Pas moins de 13 milliards de dirhams sont ainsi injectés dans GAIA Energy pour financer quatre projets liés aux énergies renouvelables notamment en matière d’autoproduction, d’agrivoltaïsme, d’hydrogène vert et d’export d’électricité verte en Afrique.

https://twitter.com/EyalDavid_mfa/status/1496912778552090624

La réaction du régime algérien quand à la nationalité du nouvel associé de GAIA Energy n’a absolument rien avoir avec la cause palestinienne. Ce sont les appétits énergétiques d’Israël qui l’inquiètent sérieusement.

En 2018, Tel-Aviv a signé deux accords stratégiques et historiques autour du gaz de la Méditerranée orientale. Le premier avec Le Caire pour l’exportation du gaz israélien vers l’Égypte pendant plus de dix ans. Le deuxième avec Chypre, pour l’installation d’un câble sous-marin, permettant l’acheminement de gaz depuis Aphrodite jusqu’aux usines égyptiennes, avant d’être réexpédié vers l’Europe.

Ce qui fait d’Israël la première puissance régionale contrôlant le gaz de la Méditerranée orientale à destination de l’Europe, l’Égypte un véritable hub énergétique et le Maroc leader africain des énergies renouvelables.

Déclaration de Moundir Zniber Président de GAIA Energy sur son activité en Algérie – COP22 Marrakech 2016

Les employés de la Sonatrach endoctrinés par la propagande anti-Maroc du régime algérien

Les leaks de la messagerie électronique de la société pétrolière algérienne la Sonatrach, dont la source serait d’origine interne, révèlent également la culture de la haine installée par le régime militaire de Saïd Chengriha même au sein des entreprises publiques.

Dans un email envoyé par le Chef du Département Informatique et Telecom de TouatGaz, un groupement réunissant la Sonatrach et le britannique Neptune Energy exploitant l’usine de traitement de gaz naturel de Touat, nous avons découverts avec stupéfactions l’utilisation du mot Makhzen pour qualifier le Maroc dans un échange à caractère professionnel.

La fuite révèle en plus que la Sonatrach bloque tout accès à ses systèmes depuis les adresse IP marocaines.

«M’hamed (..) n’arrive pas à se connecter à Direct Access. Il se trouve en ce moment au Maroc. Les restrictions des adresses IP du Makhzen sont toujours en place ?(…)», peut-on lire dans cet échange entre responsables des Systèmes d’information d’un acteur économique affilié à une multinationale britannique.

Vacciné et boosté, le directeur de la CIA testé positif au Covid-19

/

Le directeur de la CIA, William Burns, 65 ans, a été testé positif au COVID-19 lors d’un test PCR de routine, a annoncé l’agence de renseignement américaine ce jeudi dans un communiqué. Burns a vu pour la dernière fois le président Joe Biden mercredi matin «lors d’une réunion où l’on a respecté la distanciation sociale, et il portait un masque N-95. Leur interaction n’est pas considérée comme un contact étroit tel que défini par les directives du CDC» rassure la CIA.

Le directeur de la CIA, William Burns, rejoint un nombre croissant de personnes dans les hautes sphères du gouvernement américain à avoir été testées positives récemment, écrit Axios. L’attachée de presse de la Maison Blanche, Jen Psaki, a été testée positive la semaine dernière, et sa principale adjointe, Karine Jean-Pierre, l’a été dimanche.

Dans son communiqué l’agence de renseignement indique que Burns, qui est «entièrement vacciné et ayant reçu les boosts complémentaires» contre le virus, a présenté des «symptômes légers». Il «continuera à exercer ses fonctions» depuis son domicile et «prévoit de retourner au bureau après avoir été isolé pendant cinq jours et avoir été testé négatif».

Burns a tout récemment vu le président Joe Biden lors d’une réunion socialement distante mercredi matin, au cours de laquelle Burns portait un masque N-95, selon la CIA.

«Leur interaction n’est pas considérée comme un contact étroit tel que défini par les directives du CDC, et le directeur Burns partage la nouvelle de son test positif par souci de transparence», a déclaré la CIA.

«J’ai hâte de retourner au bureau dès que possible», a déclaré M. Burns dans ce communiqué.

William Burns, âgé de 65 ans, est un diplomate chevronné qui a fait carrière pendant plus de trois décennies dans la politique étrangère des États-Unis. Il a occupé divers postes de haut niveau au département d’État sous plusieurs administrations, le plus récent étant celui de secrétaire d’État adjoint de l’ancien président Barack Obama.

Burns est le dernier haut fonctionnaire de l’administration à avoir été testé positif au Covid-19 ces derniers jours.

Puneet Talwar, diplomate de guerre d’Obama, candidat au poste d’ambassadeur de Washington à Rabat

/

La Maison Blanche s’est enfin décidée de nommer un ambassadeur au Maroc, depuis le départ de Dwight L. Bush la veille de l’investiture de Donald Trump. En effet, le Président Joe Biden a annoncé ce vendredi son intention de nommer Puneet Talwar au poste d’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire des Etats-Unis auprès du Royaume du Maroc. Un diplomate chevronné connu pour être le diplomate de guerre de Barack Obama et qui avait collaboré avec Biden alors qu’il était vice-président des États-unis. Dans la foulée le président américain a choisi un ancien des «Marines», spécialiste de l’Irak et de lutte contre le terrorisme.

Le Président américain Joseph R. Biden Jr. a annoncé vendredi son intention de nommer Puneet Talwar au poste d’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire des Etats-Unis auprès du Royaume du Maroc.

Dans un communiqué, la Maison Blanche a déclaré que Puneet Talwar a occupé des postes de haut niveau en matière de sécurité nationale et de politique étrangère au Département d’Etat, à la Maison Blanche et au Sénat des Etats-Unis.

Puneet Talwar est actuellement conseiller principal au département d’État. Auparavant, il a occupé les fonctions de secrétaire d’État adjoint aux affaires politico-militaires, d’assistant spécial du président et de directeur principal au Conseil national de sécurité, ainsi que de membre du personnel professionnel principal de la commission des relations extérieures du Sénat des États-Unis.

Talwar a également occupé des postes clés à la Chambre des représentants des États-Unis et au Policy Planning Staff du département d’État.

Le diplomate de guerre d’Obama

Puneet Talwar a été nommé secrétaire d’État adjoint pour le Bureau des affaires politico-militaires le 9 avril 2014, sous le président Barak Obama. Sa nomination est survenue deux mois avant l’annonce de Daech du « rétablissement du califat » dans les territoires sous le contrôle en Irak et en Syrie, de l’adoption de nom d’« État islamique » et de la proclamation de son chef, Abou Bakr al-Baghdadi, « calife et successeur du prophète de l’Islam.

Durant le mandat Obama, le secrétaire adjoint Talwar a géré plusieurs composantes essentielles de la politique étrangère des États-Unis, notamment le maintien des relations du département d’État en matière de sécurité mondiale, la fourniture d’une assistance internationale en matière de sécurité, la négociation d’accords internationaux en matière de sécurité et la mise en œuvre de l’initiative d’Obama de réforme du contrôle des exportations.

Le future ambassadeur de Washington à Rabat a été également le principal agent de liaison du département d’État avec le département de la défense. De 2009 à 2014, Talwar a occupé le poste d’assistant spécial du président et de directeur principal pour l’Irak, l’Iran et les États du Golfe au Conseil national de sécurité de la Maison Blanche.

De 1995 à 1999 et de 2001 à 2008, Talwar a été le conseiller principal pour le Moyen-Orient du vice-président Biden au sein de la commission des affaires étrangères du Sénat. Il a également fait partie du personnel de planification politique du département d’État de 1999 à 2001 et a été conseiller en politique étrangère à la Chambre des représentants.

En dehors du gouvernement, il a été Senior Fellow à l’Asia Society Policy Institute, chercheur invité au Penn Biden Center de l’Université de Pennsylvanie, conseiller de l’ONG de résolution des conflits Inter Mediate et chercheur non résident au Center for Security Studies de l’Université de Georgetown.

Talwar a obtenu un B.S. en ingénierie de l’université Cornell et un M.A. en affaires internationales de l’université Columbia. Il est membre du Council on Foreign Relations et est originaire de Washington, DC.

Dans la foulée, Biden propose Timmy Davis au poste d’ambassadeur auprès du Qatar

Joe Biden a également annoncé son intention de nommer Timmy Davis, au poste d’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire auprès de l’État du Qatar.

Timmy T. Davis, membre de carrière du Senior Foreign Service avec le grade de conseiller, a récemment occupé le poste d’assistant exécutif du secrétaire d’État. Avant cela, Davis a été consul général des États-Unis à Basrah et dans le sud de l’Irak. Ses missions à l’étranger incluent Guatemala City au Guatemala ; Najaf en Irak ; Canberra en Australie ; et Bogota en Colombie.

Ses affectations nationales comprennent un poste d’officier de surveillance principal au centre d’opérations du département d’État, un poste d’assistant spécial du secrétaire d’État, un poste de directeur pour l’Irak au Conseil national de sécurité, un poste de chef de cabinet adjoint de l’envoyé présidentiel spécial pour la lutte contre le terrorisme, un poste de conseiller principal du conseiller du département, un poste de chef de cabinet du sous-secrétaire aux affaires politiques et un poste de chef de cabinet par intérim du département d’État.

Timmy T. Davis, est titulaire d’un Distinguished Honor Award et de plusieurs Superior and Meritorious Honor Awards, a également reçu le Ryan C. Crocker Award for Outstanding Leadership in Expeditionary Diplomacy du département d’État, ainsi que le William R. Rivkin Award for Constructive Dissent de l’American Foreign Service Association.

Originaire de Virginie, Davis est lauréat de l’université de l’Alabama. Il a servi dans le corps des Marines des États-Unis pendant près de dix ans, notamment lors d’opérations dans la Corne de l’Afrique et en Irak, avant de rejoindre le service extérieur. Il parle espagnol et arabe.

Dubaï nouvelle destination privilégiée aux oligarques russes

//

Les oligarques russes, chassés des capitales occidentales après l’invasion de l’Ukraine par Vladimir Poutine, reçoivent un accueil chaleureux à Dubaï, ce qui met à mal la stratégie des sanctions voulue par les États-unis et ses alliés.

«La vigueur des sanctions imposées sur la Russie constitue en même temps le maillon le plus faible de la stratégie occidentale contre Poutine», a déclaré au New York Times Adam Smith, avocat et ancien conseiller du bureau du département du Trésor américain. «Tout centre financier qui est prêt à faire des affaires quand d’autres ne le sont pas peut être la source d’une brèche dans la digue et compromettre les mesures globales.» a-t-il souligné.

Posant peu de questions sur les sources de l’argent de ses invités, Dubaï est devenu ces dernières années un terrain de jeu très prisé par les fortunes russes. Au moins 38 hommes d’affaires ou responsables liés au président russe Vladimir Poutine possèdent des dizaines de propriétés à Dubaï, évaluées à plus de 314 millions de dollars, selon des données inédites compilées par le Center for Advanced Defense Studies, un organisme à but non lucratif de Washington, indique le Times.

Les oligarques de Poutine posséderaient au moins 76 propriétés à Dubaï, soit directement, soit sous le nom d’un proche parent, et probablement beaucoup plus, selon ledit centre.Parmi les propriétaires figurent un ancien gouverneur de province et directeur de centrale nucléaire, un magnat de la construction et ancien sénateur et un magnat du tabac biélorusse. Six d’entre eux ont fait l’objet de sanctions de la part des États-Unis ou de l’Union européenne, et un autre oligarque visé par de telles mesures y a un yacht amarré

Hospitalité incroyable des Émiratis

Les gouvernements des pays occidentaux imposent depuis les a première semaine de l’invasion russe en Ukraine, des sanctions radicales aux institutions financières russes et au riche cercle restreint de Poutine. Des sanctions qui ont frappé même les centres bancaires notoirement secrets comme la Suisse, Monaco et les Îles Caïmans, qui ont commencé à geler des comptes, à saisir des manoirs et à confisquer des yachts.

Parallèlement, les Émirats arabes unis, l’Arabie saoudite et l’Égypte ont ouvertement affirmé leur réticence à s’opposer à l’invasion. Appelés à la solidarité dans un moment de crise, chaque nation a plutôt donné la priorité aux relations avec Moscou. Les Émirats et l’Arabie saoudite ont balayé d’un revers de main les appels des Américains à augmenter les approvisionnements en pétrole pour apaiser les marchés de l’énergie. L’Égypte a accepté un prêt de 25 milliards de dollars de la Russie pour financer une centrale nucléaire.

Les Émirats arabes unis sont peut-être ceux dont la position est la plus manifeste, ne serait-ce que parce qu’ils occupent actuellement un siège tournant au Conseil de sécurité des Nations unies. Les Émirats se sont abstenus de voter une résolution dénonçant l’invasion, soutenue par les États-Unis, et ont refusé de critiquer la Russie. Et les responsables émiratis ont rassuré les Russes en leur disant que leurs autorités n’appliqueront pas de sanctions, sauf si elles sont mandatées par les Nations unies – où le veto de Moscou s’y oppose.

«Si nous ne violons aucune loi internationale, alors personne ne devrait blâmer Dubaï, ou les Émirats arabes unis, ou tout autre pays, d’essayer d’accueillir quiconque vient de manière légitime», a déclaré Abdulkhaleq Abdulla, un analyste politique proche des dirigeants des Émirats arabes unis. «Alors quel est le problème ? Je ne vois pas pourquoi l’Occident s’en plaindrait».

Un homme d’affaires arabe qui loue des appartements meublés haut de gamme à Dubaï a décrit une «demande incroyable» de la part des Russes depuis l’invasion. Un bail à durée indéterminée sur un appartement de trois chambres en bord de mer coûte 15 000 dollars par mois.

«Avoir un passeport russe ou de l’argent russe maintenant est très toxique – personne ne veut vous accepter, sauf dans des endroits comme Dubaï», a déclaré au New York Times un homme d’affaires russe qui s’y est réfugié, s’exprimant sous couvert d’anonymat. «Il n’y a aucun problème à être un Russe à Dubaï». Puis, il a partagé avec le journal une invitation électronique qui circule parmi les Russes de Dubaï : «un cocktail sur le toit pour les capital-risqueurs et les start-ups de crypto-monnaies».

Les registres maritimes émiratis montrent que, ces derniers jours, le yacht appartenant à l’oligarque Andrei Skoch, magnat de l’acier et membre de la Douma, a été amarré au large de Dubaï.

Par ailleurs, un avion d’affaires Bombardier appartenant à Arkady Rotenberg, un autre milliardaire russe visé par les sanctions occidentales, a atterri vendredi à Dubaï. Tandis que les avions et bateaux d’autres oligarques considérés comme des cibles potentielles du trésor américain ont également fait des allers-retours aux E.A.U.

New York Times donne le détail des mouvements des russes dans ce pays du Golfe : «Les yachts d’au moins trois autres oligarques sont actuellement amarrés à Dubaï. Un navire de 220 pieds d’un magnat russe de la métallurgie semble être en route depuis les Seychelles. Le Boeing 787 Dreamliner de Roman Abramovich, propriétaire d’origine russe de l’équipe de football britannique de Chelsea, a décollé de l’aéroport vendredi. Un superyacht de 460 pieds appartenant à un autre oligarque a pris la mer le même jour après avoir été ajouté à la liste des russes visés par les sanctions européennes mercredi».

1 2 3 10